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Redimensionnement d'un système d'exhaure, cas de la mine souterraine de Kamoto


par Clovis MUSANS MUSWALISA
UNILI - Ingénieur Civil 2024
  

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III.4.3.4. La transmissivité « T »

C'est la capacité d'un aquifère à donner de l'eau. Elle est également fonction de son épaisseur «   » (nappe libre) ou « e » (nappe captive). Elle est déterminée par le produit :

 ; Ou encore [ ]

Avec

·  : coefficient de perméabilité [ ] ;

·  : Épaisseur de la nappe libre [ ] ;

· : Épaisseur de la nappe captive [ ].

III.4.4. Hydrodynamique souterraine

Dans ce paragraphe nous mettrons en évidence les équations qui relient le débit de pompage, le rabattement et les paramètres hydrogéologique des aquifères. Nous nous intéresserons plus particulièrement aux puits qui nous serviront pour l'exhaure de la mine de KAMOTO, vu la profondeur à laquelle se trouve les aquifères et la profondeur du projet KCC.

III.4.4.1. Écoulement des eaux souterraines vers les ouvrages de captage

L'écoulement des eaux souterraines est régi par la loi de Darcy. Le débit «   » qui s'écoule dans l'unité de temps, à travers une section totale de terrain «   », est fonction de la perméabilité «   » et du gradient hydraulique«   ».

La surface piézométrique est représentée par des courbes d'égale altitude de niveau d'eau, soit d'égal niveau piézométrique, dites courbes hydro isohypses ou iso pièzes.

Figure III.8. Exemple de carte hydrogéologique

La surface piézométriques renseignent sur les directions d'écoulements, le volume en réserve des aquifères et elles permettent de caractériser les aquifères.

La vitesse de filtration et le débit d'écoulement se déduisent de la loi de Darcy, illustré dans sa relation, qui intègre la perméabilité et le gradient hydraulique. En y ajoutant la notion de perméabilité efficace «  » nous aurons :

Avec

· : vitesse effective.

L'eau est extraite du terrain aquifère, sous l'effet de la chute de pression engendrée par la pompe ; à moins qu'elle ne jaillisse directement au niveau du sol (cas des forages artésiens). L'eau est donc mis en mouvement de tous les points influencés par l'ouvrage et se dirigent vers la crépine. Ainsi dans toute la zone où s'opère ce mouvement le niveau est y est rabattu.

Des hypothèses simplificatrices ont été émises par DUPUIT- FORCHHEIMER et THEIS-JACOB, ce qui a permis de mettre au point des équations simples fréquemment utilisées pour le traitement mathématique du débit «   » de pompage et du rabattement «  ». Ils posent que :

· L'aquifère a une épaisseur constante ;

· Le substratum est supposé horizontal ;

· Le puits est équipé d'une crépine sur la totalité de l'aquifère ;

· Le débit de pompage est constant ;

· Le milieu est infini, homogène, isotrope et indéformable ;

· La composante verticale des vitesses est négligeable.

Le pompage dans un puits, exploitant l'épaisseur «   » de l'aquifère, abaisse le niveau d'eau dans l'ouvrage et dans le terrain, créant « un cône de dépression » de rayon « R ». La différence entre le niveau piézométrique et le  niveau dynamique «  » obtenu en cours de pompage est la dépression ou rabattement « s ». La hauteur d'eau dans l'ouvrage, mesurée à partir du substratum, étant « h », on a :

Le rabattement est plus important à l'intérieur du forage qu'en n'importe quel autre point.

Ecoulements permanents vers un puits de captage (Approche simplifiée de DUPUIT).

A.1. Rabattement par puits en nappe libre

Figure III.9. Modèle de rabattement d'une nappe libre de DUPUIT

J. DUPUIT a admis en 1863 que, pour un pompage à débit constant «   », les dimensions du cône de dépression (rabattement « s » et rayon « R ») sont constantes. C'est le régime d'équilibre ou d'écoulement permanent.

L'objectif est de calculer le débit «   » d'un puits de rayon «  » de sorte à maintenir une hauteur d'eau «   » constante dans le puits, lorsque le régime permanent est atteint.

Le débit à extraire à travers une surface cylindrique de rayon «  » et de hauteur « z » concentrique au puits vaut :

Avec

En intégrant :

Soit ;

D'où

Ou encore

A.2. Rabattement par puits en nappe captive

Figure III.10. Modèle de rabattement d'une nappe captive

En posant que l'eau est incompressible, le débit «  » à travers une surface cylindrique concentrique au puits de rayon «  » et de hauteur «  » se calcul par :

Sachant que

Soit :

Il est à signaler qu'on ne peut pomper autant qu'on le souhaite dans un puits. A partir d'une vitesse limite d'eau de DARCY «   » les petits grains sont entrainés et bouchent les pores ; il se produit alors un colmatage irréversible des pores et le puits devient inutilisable. SICHARDT a aussi donné une relation empirique donnant une estimation de la vitesse critique :

[ ]. De cette vitesse il y correspond un débit critique donné par la relation :

A.3. Rabattement en nappe libre réalimenté par infiltration efficace

Figure III.11. Modèle de rabattement de TODD d'une nappe alimentée par infiltration

Pour les aquifères à nappes libres ou captives alimentés par infiltration efficace «   ». TODD, 1990 a donné les relations permettant de déduire la charge hydraulique «  » à la distance «   » du puits par les relations suivantes :

· Pour les nappes libres :

· Pour les nappes captives

B. Détermination du rayon d'action ou influence « R »

En connaissant la perméabilité «   », le rayon du puits filtrant «   », et le débit «   », il est possible de déterminer le rayon d'influence «   » du puits filtrant après les mesures de «   » et «  », soit ;

· Par observation du rabattement au moyen de piézomètres ;

· A partir des relations de DUPUIT;

· A partir de la formule d'approximation logarithmique :

· A partir des formules empiriques de SICHARDT :

Pour un projet, on ignore d'abord le rayon d'influence «   », on lève très souvent cette indétermination par la formule empirique de SICHARDT.

A la Gécamines, les expériences ont prouvés que lorsque ce rayon dépasse 195m, l'usage d'un système de puits filtrant s'impose.

C. Système des puits filtrants

Figure III 12. Pompage à l'aide d'un système de puits filtrant

Soit «   » le nombre de puits filtrants identiques situés sur une circonférence de rayon «   ». Soit «  » le débit total des n puits. Soit «  » le niveau de la nappe au centre de la circonférence. Soit «  » le rayon d'action d'un puits fictif unique abaissant la nappe à la cote avec un débit «   » ; tout se passe comme si la nappe était rabattue par un seul puits unique de rayon «   » de la cote «   » à «   ». Nous aurons dès lors par les relations suivantes :

Nous pouvons aussi déterminer le débit pour un système de puits filtrants disposés sur une circonférence de rayon «   » par la relation ci- dessous.

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