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Redimensionnement d'un système d'exhaure, cas de la mine souterraine de Kamoto


par Clovis MUSANS MUSWALISA
UNILI - Ingénieur Civil 2024
  

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CHAP IV : REDIMENSIONNEMENT D'UN SYSTEME D'EXHAURE

IV.1 INTRODUCTION

Le circuit d'exhaure n'est rien d'autre que le réseau des tuyauteries à travers lesquelles les eaux pompées quittent un puisard ou un puits filtrant vers un point de refoulement situé en dehors du champ minier. Un circuit d'exhaure est caractérisé par la hauteur géométrique, le débit du fluide, la tuyauterie d'aspiration et de refoulement, les pertes des charges. La caractéristique de l'installation permet de faire le choix de la pompe qui donnerait les résultats escomptés (hauteur manométrique, débit, ...) dans les meilleures conditions de son fonctionnement. Nous illustrerons dans ce chapitre les calculs de dimensionnement des circuits de l'exhaure secondaire et primaire.

IV.2 Moyens et accessoires du réseau d'évacuation des eaux

Signalons que tout circuit d'exhaure dépend souvent du système d'évacuation des eaux dans une exploitation souterraine qui peut se faire soit par galeries d'évacuation des eaux ou par un circuit mécanique comprenant des pompes, conduites et autres accessoires.

IV.2.1 Le système d'évacuation des eaux par galeries

Ce système est utilisé si le gisement est ouvert par une galerie à flanc de coteau et l'exploitation se fait au-dessus du toit de la galerie, il n'est pas nécessaire d'avoir une installation mécanique des eaux, car ces dernières peuvent être dirigées vers la galerie à flanc de coteau (par gravité) qui, en plus des autres buts (transport, aérage,...) servira pour l'évacuation des eaux.

La galerie doit être prévue avec une rigole bien déterminée et peut servir pour l'évacuation des eaux même lorsque l'exploitation du gisement descend en profondeur sous le niveau de la galerie. Dans ce dernier cas, le fond d'exploitation doit être équipé d'une installation pour élever l'eau jusqu'au niveau de la galerie à flanc de coteau.

IV.2.2 Le système d'évacuation des eaux par circuit mécanique

Ce système d'évacuation comprend plusieurs éléments dont nous pouvons citer : la pompe, la conduite d'aspiration, de refoulement, ...

IV.2.2.1. Les pompes

Comme on le sait, on appelle « pompe » un appareil permettant un transfert d'énergie entre le fluide et un dispositif mécanique convenable. Au point de vue physique, le fonctionnement d'une pompe consiste en ce qu'elle transforme l'énergie mécanique de son moteur d'entrainement en énergie hydraulique c'est-à-dire qu'elle transmet au courant liquide qui la traverse une certaine puissance. Les pompes véhiculant des liquides se divisent en deux catégories principales:

· Les pompes centrifuges : le mouvement du liquide résulte de l'accroissement d'énergie qui lui est communiqué par la force centrifuge ;

· Les pompes volumétriques : l'écoulement résulte de la variation d'une capacité occupée par le liquide.

A. Les pompes centrifuges

A.1. Principe de fonctionnement

Une pompe centrifuge est constituée par :

· une roue à aubes tournant autour de son axe ;

· un distributeur dans l'axe de la roue ;

· un collecteur de section croissante, en forme de spirale appelée volute.

Le liquide arrive dans l'axe de l'appareil par le distributeur et la force centrifuge le projette vers l'extérieur de la turbine. Il acquiert une grande énergie cinétique qui se transforme en énergie de pression dans le collecteur où la section est croissante. L'utilisation d'un diffuseur (roue à aubes fixe) à la périphérie de la roue mobile permet une diminution de la perte d'énergie.

Les pompes centrifuges ne peuvent s'amorcer seules. L'air contenu nécessite d'être préalablement chassé. On peut utiliser un réservoir annexe placé en charge sur la pompe pour réaliser cet amorçage par gravité. Pour éviter de désamorcer la pompe à chaque redémarrage il peut être intéressant d'utiliser un clapet anti-retour au pied de la canalisation d'aspiration.

A.2. Utilisation des pompes

Les pompes centrifuges sont les pompes les plus utilisées dans le domaine industriel à cause de la large gamme d'utilisation qu'elles peuvent couvrir, de leur simplicité et de leur faible coût. Néanmoins, il existe des applications pour lesquelles elles ne conviennent pas par exemple :

· utilisation de liquides visqueux: la pompe centrifuge nécessaire serait énorme par rapport aux débits possibles ;

· utilisation de liquides "susceptibles" c'est-à-dire ne supportant pas la très forte agitation dans la pompe (liquides alimentaires tels que le vin, le lait et la bière) ;

· utilisation comme pompe doseuse: la nécessité de réaliser des dosages précis instantanés risque d'entraîner la pompe en dehors de ses caractéristiques optimales.

Ces types d'application nécessitent l'utilisation de pompes volumétriques. Par contre contrairement à la plupart des pompes volumétriques, les pompes centrifuges admettent les suspensions chargées de solides.

B.Les pompes volumétriques

B.1. Principe de fonctionnement et généralités

Une pompe volumétrique se compose d'un corps de pompe parfaitement clos à l'intérieur duquel se déplace un élément mobile rigoureusement ajusté. Leur fonctionnement repose sur le principe suivant :

· Exécution d'un mouvement cyclique ;

· Pendant un cycle, un volume déterminé de liquide pénètre dans un compartiment avant d'être refoulé à la fin.

Ce mouvement permet le déplacement du liquide entre l'orifice d'aspiration et l'orifice de refoulement.

Parmi les pompes volumétriques, nous distinguons généralement :

· les pompes volumétriques rotatives ;

· les pompes volumétriques alternatives.

a) Les pompes volumétriques rotatives

Ces pompes sont constituées par une pièce mobile animée d'un mouvement de rotation autour d'un axe, qui tourne dans le corps de pompe et crée le mouvement du liquide pompé par déplacement d'un volume depuis l'aspiration jusqu'au refoulement.

b) Les pompes volumétriques alternatives

Dans ce type des pompes, la pièce mobile est animée d'un mouvement alternatif. Son principe est d'utiliser les variations de volume occasionnées par le déplacement d'un piston dans un cylindre. Ces déplacements alternativement dans un sens ou dans l'autre produisent des phases d'aspiration et de refoulement.

Les pompes volumétriques sont généralement auto-amorçantes. Dès leur mise en route elles provoquent une diminution de pression en amont qui permet l'aspiration du liquide. Il est nécessaire néanmoins d'examiner la notice du fabricant.

c) Catégories des pompes utilisées dans les mines

Actuellement dans les mines, les pompes à pistons sont rarement utilisées et les pompes souvent utilisées sont surtout du type centrifuge.

Cet ainsi que nous distinguons des pompes centrifuges horizontales, verticales et suspendues.

Comme nous l'avons signalé ci haut, l'exhaure des mines souterraine se fait en deux étapes ; d'abord la collection des eaux (exhaures dans différents chantiers ou secondaire) et évacuation des eaux collectionnées dans la mine (exhaures principales).

1) Pompage principal

Les pompes utilisées dans ce pompage sont plus souvent centrifuges avec un moteur électrique. La tension de 600 Volts est généralement adaptée. Avec une seule roue mobile, on obtient des pressions variant de 70 à 150 mètres d'eau avec un débit d'environ 30 l/sec. Les pompes ont généralement plusieurs étages de pression, c.à.d. plusieurs roues mobiles.

La pompe centrifuge employée dans la salle des pompes se caractérise souvent par le fait que :

· dans un corps sont placés en série plusieurs roues mobiles qui, constituant des pompes séparées mais se partageant le travail ;

· chaque roue mobile possède une roue directrice stable au corps de la machine, qui a pour rôle de ramener les eaux de la périphérie de chaque roue mobile au centre de la roue suivante.

La salle des pompes est placée plus haut en dehors du niveau d'inondation mais ici, l'emploi des pompes verticales auxiliaires est nécessaire pour alimenter les pompes principales qui sont surtout horizontales.

Les pompes horizontales ne sont pas auto amorçantes (aspiration de l'eau elle-même), tandis que les pompes verticales nourricières à l'écoulement axial, au contraire permettent un amorçage automatique parce que la première roue mobile (turbine) à l'aspiration est noyée.

2) Pompage secondaire

Dans l'exhaure des chantiers, les pompes utilisées sont généralement les pompes à piston, les pompes verticales, les pompes noyées, les pompes mammouth, les élévateurs hydrauliques, ...

3) Pompe mammouth ou à air comprimé élévateurs hydrauliques

Les pompes mammouths sont des pompes simples. Elles ont l'avantage de pouvoir pomper d'eau chargée. C'est ainsi qu'on peut les utiliser pour le nettoyage de bassin de décantation (albraque).

Une pompe mammouth est constituée par une canalisation montante et une arrivée à air comprimé, l'air comprimé débouche dans la canalisation au-dessus de l'orifice d'aspiration où il se détend de sorte qu'il monte dans la canalisation sous forme des bulles. Ces bulles ont pour effet d'abaisser le poids spécifique de la colonne d'eau par rapport au poids spécifique de l'eau environnante. Il en résulte en effet des cheminées qui font monter l'eau dans la canalisation, ces pompes peuvent avoir un débit de 400 l/min sur 100 à150 mètres de hauteur. Et sa consommation d'air comprimé est considérable (environ 50 m3/min) ; ce qui correspond à un rendement de 10 à 15%.

Les élévateurs hydrauliques utilisent l'eau sous pression au lieu de l'air comprimé. Ils ont également un rendement réduit et sont utilisés dans des inclinés, pour le nettoyage des galeries d'accumulation d'eau, le transport d'émulsion dans les travaux...

4) Pompes verticales

On utilise quelques fois des pompes verticales pour le fonçage des puits lorsque les venues d'eau sont plus importantes.

Cet ensemble très lourd est suspendu à un câble et est remonté avant chaque tir sur une hauteur de 20 à 30 mètres. Un brin de câble est fixé solidement dans le puits à une poulie, passe par une poulie montée sur la pompe et revient à la surface pour être enroulé par un treuil.

L'ensemble ``pompes et tuyauteries'' est guidé par le câble.

5) Pompes noyées

Ce sont les pompes verticales avec moteur électrique. La pompe ainsi que le moteur est logés dans un tube long et étanche suspendu à la tuyauterie de refoulement.

Le moteur et la pompe sont montés sur le même arbre. Le roulement du moteur ainsi que les paliers de guidage sont dans l'eau qui les refroidit. Les petites pompes ont un débit de 0,2 m3/sec tandis que les grosses pompes souvent utilisées sur l'exhaure principale peuvent avoir de débit très grand.

Critères de choix d'une pompe

Les différents critères permettant de choisir la pompe la mieux adaptée à la fonction envisagée sont :

a) La vitesse de rotation

Le cout d'une pompe centrifuge dépend directement de sa vitesse de rotation. Plus celle-ci est lente, plus le cout devient élevé ; la diminution de la vitesse de rotation a pour avantage :

· La réduction du bruit ;

· L'amélioration de la capacité d'aspiration ;

· La diminution de l'usure ;

· Le choix de la vitesse de la pompe se fera donc après avoir effectué une étude technico - économique.

b) Le moteur

La pompe à fort besoin d'une énergie mécanique en l'entrée et cette énergie est dans la plupart des cas par un moteur. Les types de moteur sont les moteurs asynchrones et les moteurs à courant continu.

Leur rendement est élevé, il va jusqu'à 90% et il dépend du type de pompe et du point de fonctionnement.

c) Le NPSH (Net Positive Suction Head) ou hauteur positive d'aspiration

NPSH est simplement une mesure permettant de quantifier la hauteur manométrique d'aspiration disponible pour éviter la vaporisation au niveau le plus bas de la pression dans la pompe.

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