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Une expérience d'art-thérapie à  dominante expression corporelle auprès d'adolescents souffrant de troubles du comportement


par Valérie CROS
Faculte de medecine de Tours - Diplôme universitaire d'Art-Thérapie 2004
  

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B/ Mise en place de l'atelier d'art-thérapie à dominante expression corporelle

1) L'organisation et la mise en place de l'atelier d'art-thérapie

En accord avec le médecin psychiatre, chef du service, je suis passée par une phase d'observation d'un mois, durant laquelle je me suis rendue chaque jour à la clinique, assistant chaque matin à la réunion de transmission des informations des patients, d'une équipe d'infirmiers à l'autre. Cette réunion à laquelle assistent le médecin psychiatre, la psychologue, l'assistant social, le cadre infirmier, l'ergo-thérapeute et les infirmiers a pour but de transmettre les informations de l'équipe de nuit à l'équipe de jour, ainsi que la présentation des nouveaux patients.

C'est au cours de ces réunions que je pouvais m'informer sur l'anamnèse des patients et prendre connaissance de leur situation psychique et de leur évolution.

J'assistais également à la réunion "soignant-soigné" hebdomadaire du vendredi, moment thérapeutique obligatoire pour tous les patients hospitalisés à l'UPA.

Son but est de discuter en groupe des difficultés éventuelles auxquelles les patients sont confrontés aussi bien à l'exterieur que dans l'unité. C'est un moment d'expression ainsi qu'un temps de réflexion

.

J'assistais aussi à l'atelier éveil corporel-relaxation, ainsi qu'à l'atelier d'eutonie au sein de l'unité, ce qui m'a permis d'avoir une première approche sur les capacités corporelles des patients participant.

Ces ateliers ont lieu au sein même de l'unité dans la salle T.V, réaménagée avec des tapis de sol et des couvertures pour lesdites activités.

Il ne me paraissait pas opportun d'installer l'atelier d'art-thérapie dans cette salle que je trouvais trop étroite pour des déplacements.

Je me suis donc mise en quête d'un lieu plus approprié en dehors de l'unité, et j'ai obtenu d'avoir à disposition la salle d'eutonie, au-dessus du gymnase de la clinique, bâtiment situé en face de l'unité.

En fonction du planning de la salle, j'ai pu fixer deux ateliers par semaine, un le lundi de

10 h 00 à 11 h 00 et un deuxième le vendredi de 14 h 00 à 15 h 00. Ceci me permettait de proposer l'atelier à tous les patients sous forme de deux groupes de 5 personnes, l'UPA ayant en moyenne 10 patients (capacité de 12 lits).

L'atelier était donc proposé sous la forme d'une prise en charge collective.

Je devais également tenir compte de la briéveté du séjour des patients : le groupe allait se modifier et se renouveller regulièrement.

2) L'intégration de l'atelier d'art-thérapie à l'UPA

Une fois la période d'observation finie, je me suis servie du tableau d'affichage dans le couloir du service pour intégrer l'atelier d'art-thérapie dans le planning de la semaine proposé aux patients.

En accord avec le cadre infirmier, maître de mon stage, l'atelier fut présenté aux patients lors d'une réunion "soignants-soignés", tout en précisant bien-sûr ma qualité de stagiaire. Activité thérapeutique à part entière, l'atelier revêtit la forme d'une participation obligatoire (sauf contre-indication médicale), se distinguant ainsi d'une animation.

3) D'une prise en charge en groupe à une prise en charge individuelle

Les ateliers en groupe se sont donc déroulés sur trois mois, à cadence de deux par semaine. La majeure partie des patients ont participé, soit une quinzaine.

A un mois de la fin du stage, lors d'une synthèse avec le médecin psychiatre, chef du service de l'UPA, je lui fis part de mon travail et lui signalai le fait qu'une patiente souffrant d'anorexie mentale sévère, n'avait jamais pu participer à l'atelier.

En effet, son état physique ne lui permettait pas de se rendre à la salle qui se trouvait, je le rappelle, à l'exterieur de l'unité.

Ayant suivi son évolution lors des différentes réunions et ayant pris connaissance de l'anamnèse dans le dossier médical, je proposai donc au médecin, une prise en charge

individuelle, dans la chambre de la patiente en lui indiquant des sites d'actions sur lesquels je souhaitais travailler.

Cette prise en charge individuelle fut acceptée.

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"Il existe une chose plus puissante que toutes les armées du monde, c'est une idée dont l'heure est venue"   Victor Hugo