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Le terrorisme,les causes et les remèdes

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par Mahmoud EL KHADIR
Université Mohammed I - Faculté de Droit - Licence 2005
Dans la categorie: Droit et Sciences Politiques > Relations Internationales
  

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UNIVERSITÉ MOHAMED I

Faculté des Sciences Juridiques

Économiques et Sociales

Oujda

LE TERRORISME :

LES CAUSES ET LES REMÈDES

Mémoire pour l'obtention du licence

Section : Droit public // Option : Relations Internationales

Présenté par : Sous la direction de :

EL KHADIR Mahmoud Dr. BENALI Sadequi

N° d'inscription :

3556

C.N.E :

2097865054

2004-2005

A mes parents, soeurs et frère.

A mes ami(e)s.

A la mémoire des victimes de cette guerre présumée contre le terrorisme en Afghanistan, en Irak et en tout autre pays.

Introduction

Introduction

Au lendemain des événements du Mardi « noir » (le 11 septembre2001) on a beaucoup parlé du phénomène du terrorisme qui menace la paix et la sécurité internationales. En effet, si on compare la fréquence du mot « terrorisme » dans les moyens d'information durant les cinq années qui précèdent le 11 septembre 2001 et le flux du terme jusqu'à nos jours on sera non seulement surpris mais stupéfait ! C'est comme si toute l'histoire de l'humanité a changé, et comme si ce phénomène n'a touché que les Etats-Unis d'Amérique !

Pour éradiquer le terrorisme, l'administration américaine déclara plutôt qu'il fallait bombarder l'Afghanistan. Une décision prise d'une façon aléatoire, et suivant l'humeur selon laquelle « soit vous êtes avec nous, soit vous êtes avec le terrorisme ». La « guerre au terrorisme » s'est élargie pour englober un autre pays arabo-musulman, l'Iraq, tout en engendrant les dizaines de milliers de morts, l'exode de la population, la destruction d'infrastructure...et son occupation, sous prétexte, toujours, de lutter contre le terrorisme !

« La guerre au terrorisme » s'est poursuite, ainsi, avec l'élaboration de nombreuses conventions régionales et lois nationaux, qui ont pour but la prévention, la suppression et la répression du terrorisme. Le quel reste flou ! (puis qu'il n'existe pas de définition unanimement ou généralement acceptée du terrorisme), c'est voulu et, même prémédité (...).

Alors, quel est le bilan de cette guerre ? Un homme de terrain comme Hans Blix, l'ex-chef des inspecteurs de l'ONU en Iraq, note que la guerre américaine a « donné une impulsion au terrorisme au lieu de l'arrêter ». Le diplomate suédois a pleinement raison. Surtout quand il ajoute « il est clair, désormais, que le terrorisme ne doit pas être affronté uniquement avec des mesures répressives mais aussi avec la compréhension de ses causes plus profondes((*)).

Mais, la question générale et importante de la nature et des causes du terrorisme ne pouvait être posée et, à notre avis, ne le sera pas, car, toute analyse sérieuse voire logique conduit à constater que cette guerre contre le terrorisme est menée par une coalition qui compte en son sein bon nombre d'Etats terroristes (...), qu'elle est au mieux, une guerre contre une certaine classes d'actes terroristes soigneusement choisis par eux et en ignorant scrupuleusement leurs propres actes terroristes.

Le but de cette étude est, donc, une tentative de répondre à trois questions :

- qu'est ce qu'un « terrorisme » ? (chapitre I)

- quelles sont ses causes ? (chapitre II)

- quelles sont les moyens adéquats pour le combattre ? (chapitre III)

chapitre I : La notion du terrorisme.

Chapitre I :

La notion du terrorisme

Section 1 : définition du terrorisme.

Le terrorisme se défini comme étant le recours à la violence réelle ou symbolique dans un but politique. Il consiste plutôt dans l'usage de la peur, par des minorités ou des individus en vue de déstabiliser puis détruire un ordre existant imposé par la majorité ou par un despote(1(*)).

Le terrorisme n'est pas synonyme de "guérilla" même s'il y a des regroupement dans les objectifs et dans les méthodes. La guérilla est une stratégie militaire qui se rapproche des principes de la guerre régulière. Au contraire, les terroristes toujours clandestins maintiennent leur caractère de petit groupe secret. La guérilla vise à occuper les esprits le terrorisme est souvent un point de sortie pour une guérilla qui a échoué(2(*)).

Le débat sur la définition du terrorisme s'accompagne d'un affrontement idéologique entre l'occident et le monde arabo-musulman. Ce dernier veut, d'abord, une définition internationalement admise du mot « terrorisme » qui distingue ce phénomène des activités de "Résistance"(3(*)). Car, « il serait malhonnête de mettre dans le même sac des résistants et des terroristes qui frappent sans justification, loin de chez eux » (4(*)).

Après les attentats du 11 septembre 2001 contre les Etats-Unis, le mot « terroriste » a été abondamment utilisé pour qualifier différents mouvements. Plusieurs pays ont trop tendance, donc, à appeler « terroristes » leurs adversaires ou opposants(5(*)). Les puissants désignent souvent ainsi les partis de leur population en rébellion larvée ou ouverte contre le pouvoir central(6(*)).

Ce pendant, l'adoption, à l'unanimité, de la résolution 1373(7(*)) par le conseil de sécurité de l'ONU, a multiplié les divergences sur la définition exacte du mot « terrorisme ». Plusieurs pays se posent des questions il y a en effet un problème d'ordre conceptuel. Pourquoi cette résolution n'a-t-elle pas spécifié, défini ce mot avec tous les sous-entendus possibles ? Il est clair que tout le monde n'a pas, exactement, la même compréhension du terme. Tout le monde admet que le terrorisme existe,et tout le monde admet qu'il y a un certain nombre d'actes peuvent être assimilés au terrorisme.

Mais, est ce que le terrorisme est un phénomène nouveau ?

Section 2 : l'histoire du terrorisme.

Le terrorisme est un phénomène historiquement récurent, commun à toutes les sociétés et à toutes les cultures. Il existe depuis que l'homme a décidé de tuer son frère l'homme, en le poignardant dans le dos, dans le but de changer les données d'une situation ou pour des raisons de vengeance(8(*)).

La terreur était pratiquée dans certaines cultures tribales par des sociétés secrètes qui ne parvenaient à se maintenir que de cette manière.

Ainsi, au XIIe siècle, les assassins organisaient des compagnes terroristes contre les musulmans sunnites. Au lendemain de la Réforme, au XVIe siècle, les groupes protestants et catholiques en Irlande ont également pratiqué la terreur. Le mot « terrorisme » est d'ailleurs lié à la période de la révolution française connu sous le non de « terreur » (1793-1794)

Paragraphe 1) le terrorisme sous sa forme moderne.

A) le terrorisme jusqu'au début du XXe siècle :

C'est avec la propagation des idéologies séculières et du nationalisme, après la Révolution française, que le terrorisme dans sa forme moderne, s'est considérablement développé. Partisans et adversaires des valeurs révolutionnaires s'engagent, en effet, dans le terrorisme au lendemain des guerres napoléoniennes.

Au Japon, le nationalisme pro-impérial qui conduit à la restauration de Meiji en 1868, s'accompagne de nombreuses attaques terroristes contre le Shogunat Tokugawa.

Dans le sud des Etats-Unis, le Ku Klux klan se constitue après la défaite des Etats confédérés pendant la guerre de sécession (1861-1865), dans le but de terroriser les anciens esclaves, ainsi que les représentants des administrations responsables de la reconstruction imposée par le gouvernement fédéral.

En Europe, à la fin du XIXe siècle, les partisans de l'anarchisme lancent des attaques terroristes contre de hauts fonctionnaires ou contre de simple citoyens, (dont la victime la plus célèbre reste l'impératrice : Elisabeth, épouse de François-Joseph 1er en 1998). Avant la première guerre mondiale, le mouvement révolutionnaire russe a aussi une forte connotation terroriste.

B) le terrorisme jusqu'à la seconde guerre mondiale

Au XXe siècle, des groupes tels que l'organisation révolutionnaire macédonienne, les oustachis croates, et l'Armée républicaine (Irish Republican Army, IRA) ont, souvent, exporté leurs activités terroristes en dehors des frontières nationales(9(*)).

Par ailleurs, fascisme et communisme ont l'un et l'autre fait du terrorisme le principal instrument de leur politique.

Dans les années vingt et trente, l'instabilité politique fait une large place à l'activité terroriste. Mais dans l'ensemble, ce phénomène a fini par disparaître dans le conflit de plus grande ampleur qu'a été la seconde guerre mondiale.

Paragraphe 2) le terrorisme d'après-guerre.

Au milieu des années soixante se développe la plus spectaculaire manifestation du terrorisme. Elle est portée par les progrès de la technologie, la diffusion d'armes légères et efficaces, ainsi que par la publicité qui vient désormais accompagner tout acte terroriste.

Par ailleurs, plusieurs zones ont été frappé par le terrorisme : le Proche-Orient, l'Allemagne, l'Italie, le japon, l'Irlande, l'Espagne, la France.. et bien sûr les Etats-Unis d'Amérique, dont l'épisode terroriste le plus célèbre et le plus meurtrier est la série d'attentas du 11 septembre 2001. dès lors, la lutte contre le terrorisme est devenue un principe majeur du droit international !! (10(*))

Section 3 : les courants majeurs du terrorisme.

D'une façon générale, il existe six courants :

Paragraphe 1) le terrorisme de minorités éthniques.

C'est ce lui qui est lié avec les visées autonomistes ou séparatistes, communautés culturelles avec langues, traditions, parfois religion distinctes de celles de l'état national c'est notamment le cas de l'IRA en Irlande qui combatte l'autorité britannique en Irlande dans le but de réaliser l'union et l'indépendance de cette dernière, de l'ETA qui lutte contre l'Espagne à fin d'obtenir l'indépendance du pays basque.

Paragraphe 2) le terrorisme religieux.

C'est le terrorisme à motivation religieuse, ou motivé par des convictions religieuses.

Anciennement , il s'est exercé par des groupes radicaux juifs comme le groupe Stern ou l'organisation Irgoun Zwai Leoumi contre les communautés arabes et contre les britanniques, durant la lutte pour l'indépendance d'Israél ! (11(*))

Ainsi, les musulmans de l'Inde font l'objet de plusieurs attentas terroristes menés par les bouddhistes.

Par ailleurs, on a souvent parlé du terrorisme « islamique » après les événements du 11 septembre 2001, qui ont été l'occasion pour les Etats-Unis et certains Etats occidentaux d'assimiler l'islam à la violence et au terrorisme. (12(*))

Mais, pouvons- nous imaginer un article ou une conférence sur le terrorisme et le catholicisme ? ou encore, le terrorisme israélien et le judaïsme ? Nous voyons bien ce qui arrive au pays basque, en Irlande, en Serbie... mais, personne n'a osé lier le terrorisme au christianisme et encore moins au judaïsme ! (13(*))

Paragraphe 3) le terrorisme d'extrême gauche.

Il est lié à des mouvements révolutionnaires qui ne visent pas seulement à renverser le gouvernement, mais aussi l'ordre juridique et social du pays.

On cite à titre d'exemple :

- la fraction Armée Rouge et le Mouvement du 2 juin en Allemagne fédérale.les Brigades Rouges en Italie.

- l'action Directe en France.

- les Cellules communistes combattantes en Belgique.

- le 17-novembre et ELA à la grèce.

- le Dev Sol à la Turquie.

- Le sentier lumineux au Pérou.

- Les khmers rouges au Cambodge.

Paragraphe 4) le terrorisme d'extrême droite.

La menace de violence de l'extrême-droite existe dans de nombreux pays depuis plusieurs décennies. Des groupes néo-fachistes et néo-nazis sont actifs aux Etats-Unis, au Canada, en Afrique du sud, en Amérique du sud ainsi qu'en Europe et dans l'ancienne Union soviétique. (14(*))

En Allemagne, par exemple, le désenchantement général à l'égard des principaux partis politiques, les pressions exercées sur l'économie par la réunification, des taux de chômage élevés et l'arrivée de certaines de milliers d'immigrants ont crée un climat dans lequel l'extrémisme violent d'extrême-droite est florissant.

Paragraphe 5) le terrorisme d'une question particulière.

Les extrémistes faisant partie de groupes voués à une question particulière constituent une autre source croissante de violence terroriste. L'escalade récente des attentats dirigés contre du personnel médical, des cliniques et des hôpitaux par des militants anti-avortement aux Etats-Unis et contre des chercheurs scientifiques, des laboratoires et d'établissements commerciaux par les défenseurs des droits des animaux en Grande-Bretagne, donne une idée de la nature des motivations en cause. Même si ce groupe d'extrémistes visent à modifier des politiques ou des pratiques précises, plutôt que l'ensemble du régime socio-politique, on ne devrait pas sous-estimer leur capacité de mettre en danger la vie et le bien être social et économique. (15(*))

Paragraphe 6) le terrorisme d'Etat.

Le terrorisme d'Etat demeure le plus grave. Il a pourtant ses origines en occident.(16(*)) En règle générale, il est lié aux dictatures, aux régimes à parti unique et aux régimes totalitaires, précisément ceux qui utilisent la terre contre leur propre population. Les cas de la Gestapo dans l'Allemagne hitlérienne ou des polices politiques, (Tchéka, Guépéou, NKVD).

Le Vietnam (c'est à dire la guerre de Vietnam), comme toutes les guerres contre les mouvements de libération, sont des exemples patents du terrorisme d'Etats. Les agressions contre l'Irak, la Bosnie ou l'Afghanistan... et ce que fait Israél tous les jours contre les palestiniens - pour ne citer que quelques cas - sont de la même nature. (17(*))

Chapitre II : Les causes du terrorisme

Chapitre II :

Les causes du terrorisme

De prime abord, il faut faire une distinction entre comprendre les causes du terrorisme et l'approuver. Ce qui est, pourtant, élémentaire et essentiel.

Donc, on va s'interroger sur les causes du terrorisme, notamment, de l'après guerre froide, qui se sont fortement multipliées : la pauvreté, le chômage l'analphabétisme, l'injustice, l'humiliation...en un mot cette mondialisation (section 1) qui a, aussi, fourni au terrorisme tous les moyens technologiques dont il a besoin, pour se concrétiser et s'étendre.

Parallèlement, la politique étrangère des Etats-Unis d'Amérique qui nous paraît injuste, arrogante et guerrière, est accusée d'être la deuxième cause du terrorisme (section 2)

Section 1 : la mondialisation.

La mondialisation, telle qu'elle est définie, est un mouvement d'internationalisation des économies et des sociétés induit par le développement des échanges dans le monde. Elle ne concerne plus seulement les marchandises, mais englobe les capitaux, la main-d'oeuvre, les services, la propriété intellectuelle, les oeuvres d'arts...(18(*)) ce qui la rend un processus de changement global, profond, inexorable, irrésistible et durable qui transforme le paysage politique, économique et social international. (19(*))

La genèse le la mondialisation est quelque peu controversée en doctrine.(20(*)) Mais la majorité des spécialistes font coïncider son avènement avec la fin du 20ème siècle, qui a connu des brusques transformations à l'échelle mondiale, notamment : la chute du mer de Berlin, la dislocation de l'Union soviétique et la première guerre irakienne de 1991. (21(*))

Mais, comment ce phénomène peut-il conduire au terrorisme ?

La doctrine de la mondialisation repose sur les quatre points suivants : 1) ouverture des frontières afin de libéraliser le commerceet la finance. 2) déréglementation et privatisation. 3) recul des dépenses publiques et des impôts au profit des activités privées. 4) primauté des investissements internationaux et des marchés financiers. En somme le déclin du politique et de l'Etat au profit des intérêts privés !(22(*)) En libérant les mouvements des capitaux de tout contrôle étatique, cette politique, déplace le pouvoir économique de la sphère publique, des Etats à la sphère privée de la finance internationale. Les fonds de pension, fonds de spéculation, banque, assurances contrôlent une masse de liquidités de l'ordre de 30000 milliards de dollars, supérieur au produit mondial d'une année.(23(*)) Il n'y a, donc, pas de nations qui peuvent résister à leurs pressions. Ainsi, leur capacité de nuisance est très forte comme en témoigne les différentes crises qui ont frappé l'économie d'un nombre très grand de pays émergeants. (24(*))

C'est, donc, une logique de fructification rapide des patrimoines financiers qui caractérise, désormais, le système. Cette course sans limite au profit à court terme épuise la nature, multiplie les déchets, détruit les régulations de la biosphère et menace le destin des générations futures.

La mondialisation est devenue insensée au sens propre, puisque l'instrument économique se substitue à la finalité au lieu de la servir, les frontières entre le moral et l'immoral, le légitime et l'illégitime disparaissent !

Ce pendant, toutes les conditions étaient requises pour provoquer le désespoir, puis l'action et la réaction des peuples, qui peut être pacifique à travers les grandes mobilisations du mouvement anti-mondialisation (constitué principalement par les ONG, les syndicats des travailleurs, les intellectuels...), mais aussi sanglante qui culmine avec des attentats terroristes, puisque « quand on sème le désespoir, on récolte fatalement la violence ». (25(*))

Le terrorisme, donc ne surgit pas du néant, il s'est trouvé un terreau (paragraphe 1), celui de la misère, de l'humiliation et du délitement des valeurs.

Ce terreau s'est trouvé enrichi par un engrais (paragraphe 2), ce lui de la technologie de pointe et de l'argent de l'illégalité.

Paragraphe 1) le terreau

A) la misère :

Nous venons, donc, de démontre l'autre revers de la mondialisation qui réside, essentiellement, dans : la pauvreté (a), le chômage (b), la famine (c), la situation tragique de l'enfance (d), la propagation des maladies graves (e), et l'injustice résultant des disparités de développement entre les pays (f).

a- la pauvreté :

Certes, la pauvreté est un phénomène historique, mais, à l'ère de la mondialisation elle n'a pas cessé d'augmenter. Les chiffres parlent d'un milliard et demi de personnes dans le monde qui ont moins d'un dollar par jour pour vivre, et ceux qui vivent par mois de deux dollars par jour, sont de trois milliards dans le monde, c'est à dire la moitié de la population mondiale. (26(*))

Ainsi, la pauvreté varie en fonction des aires géographiques, les pauvres représentent 10% des habitants de l'Asie de l'est, 52% de l'Asie du sud, 25% de l'Amérique latine et 47% de l'Afrique subsaharienne. (27(*))

« Nous portons, donc, entre nos mains, la bombe de la pauvreté, qui est une bombe prête à exploser dans n'importe quel moment... » (28(*)).

b- le chômage :

Sur une population active mondiale de 3 milliards de personnes, on trouve 140 millions qui sont en chômage complet et presque un milliard qui sont sous-employés.

Les sociétés transnationales (STN), les grandes gagnantes de la mondialisation, participent, directement et indirectement, dans ce phénomène. C'est ainsi qu'au cours des années 90, les bénéfices des deux cents premières STN ont augmenté de 75% entre 1990 et 1995 sans création d'emplois. Au contraire, sur la même période, ces 200 STN ont réduit globalement leurs effectifs de 4%.(29(*))

c- la famine :

Dans le monde entier, il y a environ 815 millions de personnes, touchées par la famine. 777 d'entre eux se trouvent dans les pays sous développés et 11 millions dans les pays industriels. (30(*))

d- la situation tragique de l'enfance :

Selon l'UNICEF, il y a plus de 130 millions d'enfants d'âge scolarisable, ne sont plus scolarisés, presque de 30000 enfants dans le monde qui sont armés dans les guerres civiles et 250 millions d'enfants de moins de 14 ans (scolarisés et non scolarisés) travaillent, souvent, dans des conditions dangereuses ou malsaines, pour permettre à leurs familles de survire. (31(*))

e- la propagation des maladies graves :

C'est notamment le cas du SIDA qui se propage à un rythme sans précédent. De nos jours, il y a environ 50 millions de personnes qui sont infectées par le VIH, dont 16 millions sont mortes du SIDA. Sur les 36 millions de personnes qui vivent actuellement avec le VIH dans le monde, plus de 23 millions se trouvent en Afrique subsaharienne. (32(*))

f- les disparités de développement :

La mondialisation a enrichi les riches et appauvri les pauvres. Le fossé entre les gagnants et les perdants de cette mondialisation a tendance à se creuser.

En effet, le chiffre de 1% de la population des Etats-Unis qui concentre 38% de la richesse mondiale est plus connu. Ainsi, les 225 plus grosses fortunes du monde représentent l'équivalent du revenu annuel de 47% du plus pauvres, soit 2.5 milliards de personnes, et de simples individus sont, désormais, plus riches que les Etats !

Les Etats-Unis, eux-mêmes, qui symbolisent le mieux la mondialisation, sont confrontés à un processus d'accentualisation exceptionnelle des inégalités qui sont fortement accrues de puis la fin des années 80. Alors qu'en 1982, la fortune des 400 américains les plus riches atteignait les 230 millions de dollars, ce chiffre passait à 2.6 milliards de dollars en 1999. De fait, 10% des américains détiennent 50% des revenus américains. (33(*))

Il faut signaler que le creusement des inégalités se transmet, maintenant, d'une génération à la suivante en fonction du milieu social, ce qui est source de stress, d'humiliation et d'agressivité permanente ; qui entraînent, enfin du compte, la désespérance et une perte des raisons de vivre.

B) l'humiliation.

Le capitalisme néo-libéral se présente comme l'horizon indépassable de l'humanité (d'où « la fin de l'histoire » chère à Francis FUKUYAMA) et prétend, donc, s'imposer à tous.(34(*)) Mais, derrière sa prétendue diffusion des droits de l'homme et de la démocratie, la société occidentale s'emplois moins d'universaliser ses valeurs que son propre nihilisme qui se traduit par le cynisme du plus fort, l'avidité du profit, l'émiettement individualiste.

Les Etats-Unis se comportent de plus en plus comme une puissance impériale imposant unilatéralement sa volonté à des Etats vassaux.

Un exemple, particulièrement flagrant, nous est donné par l'organisation interne du FMI (fonds Monétaire international). Cet organisme, particulièrement puissant, puisqu'il dicte aux pays pauvres les politiques à suivre à travers les plans d'Ajustements structurels, n'a d'international que le nom !voilà pour quoi?

Il a été crée selon les règles établies par le trésor américain, et l'on serait étonné de le voir prendre des décisions qui contreviendraient aux intérêts des Etats-Unis : avec 17.5% des droits de vote, ce pays y dispose d'une minorité de blocage sur toute les décisions importantes qui ne peuvent être prises qu'à une majorité de 85% des voix. (35(*))

Ce comportement impérial s'est fortement accentué depuis les attentats du 11 septembre 2001.

Hier, on évoquait le couple démocratie-marché. Le premier élément exprimait le libre exercice, par le bulletin de vote des volontés citoyennes sur le terrain politique. Le second était le lieu ou s'affirmait la liberté des choix des mêmes citoyens, par le billet de banque, au plan économique.

Aujourd'hui on assiste à un changement de paradigme : au couple démocratie-marché se substitue le couple sécurité-marché. Cette dévire est extrêmement inquiétante car, appliqué à l'encontre du « mouvement social », elle peut permettre de réprimer toutes les velléités de contestation du système capitaliste néo-libéral. (36(*))

Un monde se dessine, donc, ou la démocratie et ses valeurs tendent à devenir de simples outils verbaux au service d'un régime hégémonique qui érige en fin ultime la sécurité du système en place !

Ainsi, on constate une absence totale de projet culturel et civilisationnel hors de la « marchandisation » progressive de toutes les activités humaines. Ce que les sociologues appellent, parfois, par dérision, la « macdonalisation du monde (du nom des restaurants rapides MC Donald, qui se sont implantés dans pratiquement tous les pays du monde), ou « l'américanisation » des sociétés contemporaines, caractérisée, par exemple, par la consommation de films d'Hollywood, l'adoption d'une sous-culture anglo-saxonne et une pratique instrumentale de la langue anglaise.

Sur ce plan (culturel), la mondialisation se présente, donc, comme étant une nouvelle forme de colonisation,(37(*)) qui vise à imposer la culture occidentale (notamment judéo-chrétienne) et à marginaliser les autres cultures traditionnelles,ce qui engendre un désarroi et une perte de repères favorisant les poussées de violence intégriste.

La mondialisation s'est accompagnée, nom seulement d'une paupérisation, mais aussi du viol des cultures, et même parfois la destruction de « l'histoire des peuples » poussant ceux-ci à la révolte.

Par ailleurs, l'ère de la mondialisation n'est pour le monde arabo-musulman (soit 1600 millions de personnes) qu'une interminable série d'humiliations, externes et internes, qui ont coûté la vie à plus de dix millions de personnes au cours, seulement, de la dernière décennie du 20ème siècle !(38(*)) A ce titre, les images en provenance de Palestine et de l'IRAK, sont symboliques, mais, non exceptionnelles (...)

En plus, au début des années 90 (l'aube de la mondialisation), les Etats-Unis et un nombre d'Etats occidentaux, mènent une compagne, sur le plan médiatique et politique, pour assimiler l'islam à la violence et au terrorisme. (39(*))

On rappelle, à ce sujet, la thèse de Samuel Hintington, « le choc des civilisations » qui identifiait les « islamo-confusionnistes » comme les principaux dangers pour l'avenir de l'occident. Le nombre d'adeptes de cette thèse « agressive » en occident ne fait, malheureusement, que croître. L'islam est plus particulièrement visé, même si l'on se cache derrière des subterfuges sémantiques en utilisant les termes tels que « intégrisme » et « islamisme ». Deux ans après Hintington , cela sera le tour au secrétaire de l'Etat à la défonce des Etats-Unis, William Perry et à William Claes, alors secrétaire général de l'OTAN, william Claes de poursuivre cette compagne. Ce dernier affirmait « le danger que représentent les intégristes musulmans est l'un des plus importants défis au quels fait face l'occident après l'éclatement de l'union soviétique et du bloc socialiste et la fin de la guerre froide » (40(*))

Tout récemment, le jour des événements du 11 septembre 2001, George W-Bush avait parlé de « croisades » et depuis deux jours encore dans le quotidien français, « le monde » un éditorial parlait de la dixième croisade ! (41(*))

La cause de cette phobie est due à l'ignorance et à l'absence de communication culturelle. A cela, s'ajoute cette humiliation qui est la source d'une haine destructrice désespérée et fanatique des plus jeunes, les plus démunis qui ne trouvent aucun moyen pour contester que la violence et le terrorisme.

C) le délitement des valeurs :

Dans notre monde déréglementé, livré à la seule logique financière des multinationales qui conduit à l'effondrement des pays ou de continents entiers, (voir ci-dessus) guerres,terreur et terrorisme ne sont-ils pas déjà omniprésents?

Dans ces pays, ou la mort par la misère et la violence fait partie du quotidien, les couches populaires ne sont pas foncements disposés à s'indiquer outre mesure de la mort de quelque part en occident. La mort se trouve, donc, banalisée et la vie humaine en vient à compter pour peu de chose.

On peut constater plus largement au plan spirituel que la « promotion » affichée des moyens (argents, pouvoir...) au rang de fins a entraîné la dégradation des « causes » politiques, autrefois rassembleuses, et des valeurs d'hier. (42(*))

Même, dans les pays riches l'exclusion et le chômage engendrent un délitement des valeurs et des raisons de vivre, qui se traduit, notamment, par la banalisation et la corruption et la montée de la délinquance de la violence et de la répression. (43(*))

Les valeurs de civilisation sont, donc, entrain de se dévoyer dans des pathologies collectives telles que : drogue, sectes ou fondamentalisme divers, lesquels constituent des viviers tout trouvés pour le terrorisme « derrière l'arsenal religieux qui légitime le djihado-martyrisme, il y'a d'abord des individus déracinés, pour lesquels l'impossibilité de bâtir un projet de vie conduit à une fascination de la mort ». (44(*))

Le terrorisme s'est enrichi, aussi, par les technologies de pointe et l'argent de l'illégalité quelle lui offre cette mondialisation.

Paragraphe 2) l'engrais

Les groupes terroristes multinationaux ont généralement plusieurs sources de financement et de soutien logistique et s'autofinancent, souvent, par des activités criminelles. Dans leurs réseaux de soutien figurent aussi des entreprises commerciales, des associations et des organisations non gouvernementales à caractère légitime (B : l'argent sale). Ordinateurs, téléphones par satellite et d'autres produits de la technologie moderne sont pour eux des outils d'organisation et de communication particulièrement efficaces. Ils s'en servent pour coordonner et appuyer leurs actions, récolter de l'argent, diffuser l'information et la propagande (A : la technologie de pointe)

A) la technologie de pointe :

L'ère de la mondialisation est caractérisée souvent par une formidable mutation technologique qui vient bouleverser la planète toute entière. Il s'agit, essentiellement, de nouvelles technologies de l'information et de la communication (NTIC) : Internet, téléphone GSM, téléphone par satellite...mais, aussi, les moyens les plus modernes de contrefaçon et de piratage.

L'ensemble de ces technologies est régulièrement utilisé par les terroristes pour faciliter une activité subversive de type traditionnel. En d'autres termes, ils exploitent des outils modernes pour réaliser des actions terroristes courantes telles que : la communication et la coordination interne, la propagande et la désinformation, le recrutement et le financement, la collecte d'information et de renseignements. L'utilisation de l'Internet, par exemple, qui supprime les distances et dépasse les frontières nationales, à des fins de propagande est très populaire.

Le terrorisme a, donc, les moyens d'opérer à l'abri des mesures anti-terroristes traditionnelles et de se développer sans être détecté, ce qui le rend plus dangereux et plus difficile à combattre. Un récent rapport présenté au congrès des Etats -unis affirme ça, lorsqu'il constate que « dans les années 90 (l'aube de la mondialisation) , la possibilité qu'un acte terroriste cause des victimes a augmenté de 35% par rapport aux 70 ». (45(*))

Pire, cette technologie n'a non seulement facilité les activités terroristes, mais elle a crée de nouvelles formes, plus dangereuses, de terrorisme. Celles par exemple, du cyber terrorisme et du terrorisme qui utilise les Armes de destruction Massive (ADM)

a- le cyber-terrorisme

il se défini comme étant tout acte de terrorisme utilisant des système informatiques ou la technologie des ordinateurs comme une arme ou comme une cible. Il faut signaler la distinction entre cyber terrorisme et cyber crime comparables dans l'utilisation qu'ils font des technologies de l'informatique, mais se distinguent par leurs motivations et leurs objectifs.

Le cyber terrorisme a des motivations politiques, sociale ou religieuses. Il vise à semer la peur ou la panique dans la population civile ou à distabiliser l'appareil militaire et civil. (46(*))

Des groupes terroristes se sont servis de la technologie informatique pour menacer ou attaquer des infrastructures de sécurité nationales notamment, et des firmes commerciales. (47(*))

Ces agressions sont, donc, de lourdes de conséquences et entraînent des partes économiques et des dégâts considérables. Elles sont facilitées parce que leurs auteurs ont à leur disposition des logiciels conviviaux et de plus en plus performants qu'ils peuvent souvent se procurer gratuitement sur des milliers de sites Internet.

De plus, les systèmes informatiques, ainsi que tout l'appareillage électronique peuvent être gravement endommagés par des armes à impulsions électromagnétiques (EMP), les armes à hyperfréquence à haute puissance (HPM) de les canons à fréquence radio à haute énergie (FRHE)(48(*)) qui peuvent émettre des pulsations internes d'énergie électromagnétique capables d'endommager gravement des ordinateurs, radars et autres instruments électroniques. Ils peuvent même détruire les circuits des microprocessus et d'autres composants.(49(*)) La construction des ces armes est apparemment à la portée de tout un chacun et, pourtant, l'importation et l'exportation des technologies associées ne sont soumises à aucune mesure internationale de contrôle. Les techniques défensives, bien que parfois onéreuses, ont été en prise déployées dans le secteur public (en particulier pour protéger des installations militaires) mais, elles restent extrêmement rares dans le secteur privé.

b- Le terrorisme utilisant les Armes de Destruction Massive (ADM)

C'est une nouvelle génération de terroristes, moins soumis à une éthique traditionnelle ou des pressions politiques, à la quelle s'ajoute la diffusion des connaissances techniques relatives à l'armement nucléaire, biologique et chimique.

A ce titre, on rappelle, par exemple la fameuse attaque au gaze sarin lancée dans le métro de Tokyo par le secte Aum Shinrikyo en 1995, mais aussi les divers attaques par l'Anthrax aux Etats-Unis juste trois semaines après les attentats du 11 septembre 2001. Ces attaques ont cristallisé les craintes latentes face à un terrorisme qui aurait recours aux armes dites non conventionnelles (chimiques, bactériologiques ou nucléaires).

De plus, cette mondialisation a grandement facilité la criminalisation accélérée de l'économie mondiale en permettant de transférer instantanément des capitaux douteux en n'importe quel point de la planète.

B) l'argent sale :

Le besoin de l'argent par le terrorisme s'exprime par plusieurs raisons, à titre d'exemple, il faut payer les agents, acheter les armes, financer les opérations. La mondialisation joue un rôle primordial dans la satisfaction de ce besoin.

Ce pendant, la criminalisation des moyens de financement des organisations mafieuses et terroristes de toute confession est une actualité permanente. Ces groupes atomisés s'appuient sur le banditisme, les revens de la drogues l'impôt révolutionnaire, mais aussi les fraudes au budget communautaire pour mener à bien trafics et actions armés, via paradix fiscaux (ou s'effectue le blanchiment d'argent à grande «échelle) et corruption. Un marché prospère.

D'après le programmes des Nations Unis pour le développement (PNUD), le chiffre d'affaires mondial de l'ensemble des activités illicites provenant des organisations criminelles, rassemblées dans un nouvel instrument statistique baptisé : Produit Criminel Brut (PCB), représentait quelque 800 à 900 milliards de dollars à la fin des années 90, soit l'équivalent du Produit Intérieur Brut (PIB) de la Chine à l'époque ! Aujourd'hui il atteint au minimum 1200 milliards de dollars. Plus généralement le PNUD estime que le PCB annuel s'élevait au moins 15% du commerce mondial.(50(*)) On en arrive, donc, à un point où l'économie légale et l'économie criminelle sont de fait indissolublement liées, chacune ayant besoin de l'autre pour se développer.

Cet argent sale n'a pas d'odeur, c'est bien connu, mais pas davantage de pavillon. Il est Chinois, Colombien, Proche-Orient, tchétchène...En revanche, il dispose d'un savoir faire et d'une technicité cosmopolites que les années de libération des places financières et des mouvements de capitaux liées à la mondialisation de la planète ont grandement facilité. (51(*))

Dans un tel système mafieux le terrorisme est particulièrement à l'aise pour prospérer, il peut, comme on a dit, tout à son aise trouver des moyens de financement (drogue, spéculations boursières douteuses...) blanchir les capitaux dans Les paradix fiscaux, et les transférer ou bon lui semble.

* * *

Toute fois, la mondialisation, elle-même, n'est pas la seule cause...elle a été et demeure avant tout le résultat d'une politique étrangère américaine,(52(*)) ainsi que de changements socio-économiques et culturels produits par les Etats-Unis d'Amérique, notamment : la dislocation de l'Union soviétique et la première guerre irakienne de 1991.

Section 2 : la politique étrangère des Etats-Unis

Au lendemain des événements du 11 septembre 2001, la Maison Blanche a choisi « la lutte contre le terrorisme » comme étant le principe majeur de sa politique étrangère... tout en oubliant que cette politique est accusée d'être la cause principale du terrorisme.

Un simple regard - depuis la fin de la deuxième guerre jusqu'à nos jours - conduit à constater la réalité de cette politique totalement agressive.

Les Etats-Unis, pour ceux qui ne l'auraient pas encore compris, sont les leaders par excellence du monde dit « libre ». Ce sont eux qui accordent la confiance ou la retirent, donnent leur aval ou le refusent à telle ou telle alliance, telle organisation internationale, quelques que soient les parties contractantes. Leurs services de renseignements ont participé, toujours au non du sacro saint principe de la « sécurité nationale américaine », au renversement de régimes réformateurs et démocratiques issus du suffrage universel au Guatemala, en République dominicaine, au Brésil, au Chili, en Grèce, en Indonésie, en Bolivie, en Haïti. Ces mêmes services américains ont contribué à des actions de déstabilisation, contre des gouvernements légitimes à Cuba, en Angola, au Mozambique , en Ethiopie , au Cambodge, au Timor Oriental , au Liban , au Pérou , Congo démocratique (ex- Zaïre) , au Yémen du sud , aux Iles Fidji...Parallèlement, les Etats-Unis ont, depuis la fin de la seconde guerre mondiale, mené des interventions militaires directes, terrestres ou aériennes, contre le Viêt-nam, le Laos, le Cambodge, le Liban, Grenade, Panama, la Libye, la Somalie, l'Irak. La liste est appelée, aujourd'hui encore, à s'allonger.

Ainsi, depuis la fin de la seconde guerre mondiale et jusqu'à la veille de la deuxième guerre du golfe, les Etats-Unis ont dépensé 2000 milliards de dollars pour entraîner, former et équiper des armées étrangères dans 80 pays avec comme conséquences, directes ou indirectes, l'organisation de soixante-quinze coups d'Etats et des dizaines de guerres civiles provoquant la mort de certaines de milliers de personnes ! En parallèle à ces investissements dans les industries de mort et de déstabilisation, les Etats-Unis se créent sans relâche des « ennemis », qu'ils diabolisent à l'extrême pour justifier leurs ingérences militaires, leurs invasions, les coups d'Etat qu'ils fomentent, les guerres civiles qu'ils déchaînent. Les exemples illustrant cette stratégie sont nombre et divers. Peu n'importe que le pays proclamé ennemi soit réformiste, démocrate, socialiste, communiste ou islamiste... il faut l'abattre ! (53(*))

Il n'est pas sans intérêt de rappeler ce sinistre bilan américain chaque fois que Washington adopte une attitude menaçante ou passe à l'action contre ses ennemis désignés sans se soucier de la légalité internationale. Au coeur de ce bilan, la relation américain - israélienne occupe une place de choix. Elle est fondée sur une alliance stratégique en vertu de la quelle les deux parties se montrent solidaire pour le meilleur, et surtout le pire. On ne saurait en dire autant des amis arabes se Washington qui son loin, très loin, d'être traités sur le même pied d'égalité. Plutôt que d'alliance, il conviendrait de parler, en la matière, de relations de vassalité, de protectorat.

Grosso modo, quelle que soit l'administration en place, démocrate ou républicaine, le locataire de la maison blanche poursuit la même politique étrangère :

* politique de « deux poids deux mesures » (parag.1)

* politique de guerre et d'arrogance (parag.2)

Paragraphe 1) : la politique de « deux poids, deux mesures »

Cette politique est, entièrement, illustrée dans le conflit historique du Proche-Orient (A) mais, aussi en ce qui concerne la possession la technologie nucléaire (B)

A) le conflit arabo-israélien :

Les américains sont - depuis cinquante sept ans ! - l'allié fidèle d'Israél...sans eux ce pays ne serait pas ce qu'il est et ne pourrait pas faire ce qu'il fait.

Ainsi, le monde entier est venu à accepter l'idée que les américaines sont « l'arbitre » tout désigné, presque naturel, du conflit entre Israél et les palestiniens. Au lieu d'assumer cet arbitrage avec équité et justice « l'arbitre » américain manifeste son soutien au premier ministre d'Israél qu'il soit de droite ou de gauche, et quelle que soit sa politique. Celui en exercice a beau se rendre coupable des exactions les plus horribles, et qui hérissent tous les défenseurs des droits de l'Homme, Bush et ses conseillés n'ont pou lui que mots aimables et sourires complices. Eux -mêmes, refusent de serrer la main de la figure emblématique des palestiniens tant qu'il n'ont pas empêché -au besoin par la force- leur peuple de se révolter contre ceux qui le colonisent et le piétinent... ! (54(*))

Par ailleurs, les Etats-Unis fournissent aux israéliens - qui pratiquent un terrorisme d'Etat contre le peuple palestinien - plusieurs formes d'aides !

a- l'aide américain à Israél :

L'aide américain accordé à Israél se porte avant tout sur le domaine militaire, qui représente la plus grande part-en général les deux tiers du soutien total. Si on pris l'année fiscale (américaine) 2003 comme référence cet aide a été de 2.1 milliards de dollars sur une aide totale de 2,8 milliards de dollars. (55(*))

Selon la loi d'attribution des aides (votée le 21 octobre 1998), les aides militaires devaient augmenter de 60 millions de dollars chaque année, pour augmente la sécurité d'Israél et de maintenir la qualité de sa défense quelque soit l'adversaire ! (56(*))

Outre l'aide militaire, l'aide économique directe a été de 600 millions de dollars (toujours en 2003) et de 60 millions de dollars pour l'aide à l'installation des immigrés ! (57(*))

Alors, comment ces aides sont utilisés dans les territoires occupés ?

Des rapports furent établis, faisant mention d'une enquête des Etats-Unis sur d'éventuels détournements de matériels militaires américains à des fins offensives dans les territoires palestiniens occupés, au cours de la deuxième Intifada, tout particulièrement d'hélicoptères Apache et cabra, ainsi que de chasseurs-bombardiers F-16 pour des opérations allant de l'exécution sommaire de dirigeants palestiniens à la destruction de locaux administratifs de l'autorité palestinienne. Ainsi, l'aide américain est servi, bel et bien, à créer des colonies juives dans ces territoires...les implantations dans les territoires occupés.

A tout cela, s'ajoute le veto américain au conseil, dit « de sécurité » pour sauver l'allié israélien de toute condamnation internationale, et l'encourager, par conséquent, de suivre ses agressions contre le peuple palestinien.

b- le veto américain contre la paix :

Sur un autre plan, diplomatique celui là, les Etats-Unis abusent de leur droit de veto au conseil de sécurité de l'ONU, pour protéger Israél de toute résolution un tant soit peu contraignante. Tout se passe comme si ce petit pays était, de fait, le sixième membre permanent du Conseil de Sécurité.

On peut citer à titre d'exemple :

- le veto américain contre la création d'une force internationale chargée d'assurer la protection des palestiniens dans leurs territoires (en 2001).

- le veto américain contre un projet de résolution invitant les israéliens à cesser toutes les constructions illégales de colonies dans les territoires palestiniens occupés (en 1997).

- le veto américain contre un projet de résolution « exigeait qu'Israél, la puissance occupante, s'abstienne de procéder à le déportation et cesse toute menace à la sécurité du président élu de l'autorité palestinienne » (le 20 décembre 2002).

A cette dernier date, les Etats-Unis ont fait usage de leur droit de veto 77 fois depuis la création des Nations Unies ; la plupart d'entre eux ont été mis à des projets de résolutions sur la Proche-Orient et condamnant Israél. (58(*))

En somme, les Etats-Unis fournissent une protection à un Etat terroriste et fait preuve de tolérance vis-à-vis de lui, en le traitant comme un Etat au dessus des lois. Dans le même temps, ils interdisent aux palestiniens, qui luttent pour leur indépendance et leur dignité, de s'armer en leur disant : « il faut que vous arrêtiez la violence ». On appelle la résistance palestinienne du terrorisme, alors que le terrorisme d'Etat israélien, on ne l'appelle pas, on l'observe, ou on l'appelle de l'auto défense !!

B) la possession de la technologie nucléaire :

L'allignement systématique des américains sur les positions israéliennes ne concerne pas seulement la question palestinienne, il s'élargit en réalité à toutes les questions, notamment, liées au monde arabo-musulman. Parmi ces questions, le dossier de l'armement nucléaire.

A ce titre, Eyad Essarraj écrit dans le courrier international,(59(*)) « pourquoi les Etats-Unis pressent-ils tous les pays, notamment arabo-musulmans, à adhérer au TNP (traité de non prolifération nucléaire), sans faire pression sur Israél aussi ? ! ». Nous posons la question autrement :

Pourquoi cette tolérance vis-à-vis Israél, qui possède, selon les experts, 200 bombes nucléaires, et la Corée du nord, qui a déclaré officiellement sa détention d'armes nucléaires,(60(*)) alors qu'une guerre a été mené contre l'Iraq, en 2003, en se fondant sur des renseignements totalement falsifiés, et les pressions américaines, à grande échelle, sur l'Iran se persistent jusqu'à nos jours, pour que Tahran fait geler ses activités nucléaires, purement pacifiques...?

La politique scélérate du « deux poids, deux mesures » est totalement claire, et n'est plus à démontrer. Il n'y a aucun changement à attendre sur ce plan : hier ressemble à aujourd'hui et demain y ressemblera, désespérément.

Ces inégalités créent, donc, une déformation qui encourage à son tour et favorise l'extrémisme et le fanatisme, et par vois de conséquence le terrorisme.

Paragraphe 2) la politique d'arrogance et de guerre.

A) la politique d'arrogance :

«We are the indispensable nation... We stand tall and hence see further than other nations ». Ce discours qui est attribué à Madeleine Albright, l'ex-secrétaire d'Etat à l'extérieur, veut dire «Nous sommes la nation indispensable...nous sommes haut et voyons donc plus loin que les autres»(61(*))

La politique étrangère suivie par la Maison Blanche, depuis plusieurs années, donne l'image d'une nation arrogante :

- Qui intervient dans l'ensemble du monde pour préserver son intérêt national. Ce dernier suppose même le soutien aux pires dictatures : Allende, le shah d'Iran, Saddam Husein, les Talibans...

- Qui ne respecte pas ses engagements internationaux. Notant ici projet NMD (National Missile Defence) qui va en contradiction totale avec le traité américano-soviétique ABM de 1972.

- Qui impose ses politiques et ses visions au monde entier. On peut citer, à ce titre, son opposition aux questions débattues à la Conférence mondiale contre le racisme à Durban 2001, son rejet total du protocole de Kyoto de décembre 1997 (qui vise à contraindre légalement la plus part des pays riches à limiter leur émissions de gaz à effet de serre) et la compagne menée par elle contre la Cour Pénale Internationale mais aussi contre la Cour de Justice Internationale.

- Qui ignore les instances internationales et vide les règles plus élémentaires de droit international. Entre dans ce cadre, sa guerre « unilatérale » et « illégitime » contre L'Iraq en printemps 2003.

Dick Cheney et Nicolas Lehman, les principaux faucons de l'administration américaine actuelle, avaient, dès 1990, écrit un document dans lequel ils exposaient leur vision agressive du rôle global des Etats-Unis. L'élément central en était une vision de l'Amérique comme puissance hégémonique mondiale, qui devait façonner (c'est à dire initier), les événements plutôt qu'y réagir après coup et empêcher tout autre pays de défier leur domination.(62(*)) Même par la force (guerre) si nécessaire.

B) la politique de guerre :

« De la guerre, comme politique étrangère des Etats-Unis » est un recueil d'articles écrits par le linguiste américain Noam Chomsky(63(*)) dans le quels, il explique le rôle, directe et indirecte, de cette politique dans le déclenchement de plusieurs guerres qu'a connu le monde depuis 1985 jusqu'à nos jours. Parmi les champs de combat, il cite : Nicaragua, Liban, Afghanistan, Bosnie, Yémen, Soudan, Somalie, Iran, Iraq...

Néanmoins, le 11 septembre 2001 allait en quelque sorte permettre à l'administration américain de mettre de l'avant sa politique guerrière. Faisant tout d'abord de ménage en Afghanistan, elle parlait déjà de l'Axe du Mal (antérieurement les Etats Voyoux), qui comprenait : l'Iraq, l'Iran et la Corée du Nord, comme étant les ennemies du peuple américain, qu'il fallait les abattre. A cet effet, le concept d'« une guerre préventive » est introduit, pour mener la guerre contre l'Iraq en 2003.

Il y a, donc, une tendance à substituer le militaire par le diplomatique qui est tout de même de 291 milliards de dollars, ainsi que le nombre des militaires n'ont cessé de décroître.(64(*)) A cela s'ajoute les investissements américains dans les industries de mort et de déstabilisation. (65(*))

Une telle politique provoque, donc, la haine et le ressentiment au sein des peuples pauvres contre les Etats-Unis qui pousse, en fin du compte, au terrorisme.

Avant de conclure cette paragraphe, il faut signaler que Oussama Ben Laden, le terroriste le plus recherché dans le monde, était l'ami voire l'allié fidèle des Etats-Unis pendant sa guerre sainte d'Afghanistan contre l'armée soviétique. Avec l'aide américain, il a acheté de l'armes et il a recruté les volontaires qui constituent, aujourd'hui les Kataèb (Brigades) les groupes armés de son organisation Alqaida. Ainsi, les Etats-Unis abrite depuis longtemps le terroriste notoire Emmanuel constant, que Haïti demande toujours son extradition... mais sans succès !

C'est du monsange et d'hypocrise, donc, lorsque les Etats-Unis parlent du terrorisme et de la lutte contre lui car, tout simplement, c'est eux les terroristes et eux qui produisent le terrorisme.

Chapitre III : Les moyens efficaces pour éradiquer le terrorisme.

Chapitre III :

Les moyens efficaces pour éradiquer le terrorisme.

La lutte contre le terrorisme exige nécessairement la compréhension de ses causes profondes d'abord, ensuite trouver les remèdes obligatoires à ces « maladies », car « prévenir vaut mieux que guerrir ». Autrement, la lutte contre le terrorisme doit, pour être efficace, se placer sur le terrain de la lute contre les causes du terrorisme. A cet égard, il faut comprendre les souffrances et le désespoir des pauvres, respecter la dignité humaine, la tolérance et mettre en pratiques les principes des conventions des droits de l'homme, notamment la démocratie et le partage des richesses. Une politique responsable doit faire en sorte que les richesses produites profitent à tout le monde. Cela n'a rien à voir avec l'idiologie, c'est une simple question de justice.(66(*)) Si on l'applique pas ces principes, les choses ne s'améliorent plus et on n'aboutira pas à une paix durable.

On ne saurait mieux poser le problème que ne le fait Mary Robinson, ancienne haut commissaire des Nations Unies aux droits de l'Homme ; « la sécurité de l'être humain, rappelle-t-elle, n'est pas une question d'armes, c'est une question de vie et de dignité » qui passe obligatoirement « par l'économie, la nourriture, la santé, l'environnement, la sécurité politique... » « ...le combat contre le terrorisme doit être aussi une guerre menée contre le dénuement la discrimination et le désespoir ».(67(*))

Alors, après avoir donner notre avis sur l'utilisation de la force militaire comme étant la seule réponse au terrorisme (section 1), nous discutons sur l'arsenal juridique antiterroriste (section 2), pour arriver, enfin, a proposer quelques solutions importantes, telles que : le développement durable (section 3), les luttes pour la démocratie (section4) et le règlement total du conflit israélo-palestinien (section5)

Section 1 : le recours à la force militaire,est-il une solution ?

Au lendemain du 11 septembre 2001, les Etats-Unis ont déclaré une guerre sans limite contre le terrorisme qui à commencé par le bombardement de l'Afghanistan, tout en provoquant les milliers de morts civils innocents. On invoque le fait que l'Afghanistan abrite des terroristes. Sans doute. Mais, en vertu de ce principe quel pays ne devrait-on bombarder ? Puisque, depuis longtemps, Haïti demande, sans succès, l'extradition d'Emmanuel Constant, terroriste notoire réfugié aux Etats-Unis, doit-on conclure que Haïti serait en droit d'attaquer ce pays ?

La riposte américaine a, certes, permis la victoire militaire de l'Alliance du Nord et la chute du régime de Taliban, mais, est ce pour autant que l'objectif initial d'atteindre Oussama Ben Laden et d'éradiquer le terrorisme sera atteint ? Le doute demeure et pour longtemps encore peut-être. Car même si Oussama Ben Laden est atteint physiquement, directement ou indirectement, le terrorisme ne risque pas de disparaître, parce que, d'une part, les tentatives de vengeance de ses fidèles ne manqueront pas, et d'autre part, parce que « les Oussama Ben Laden » pullulent et n'attendent que le moment où ils pourront frapper. Ainsi qu'a pu le dire M. Nelson Mandela, « toute action (militaire) serait aussi impopulaire que celle que des terroristes ».(68(*))

La guerre au terrorisme s'est poursuit, ainsi, par la guerre, dite « préventive » contre l'Iraq (printemps 2003)qui avait des objectifs où, au-delà des hypothétiques armes de destruction massive, le renversement de Saddam Hussein et l'avènement de la démocratie dans la région, figuraient également les liens supposés entre ce dernier et Alqaïda.

Pourtant, le terrorisme n'a pas cessé pour autant,comme le montrent entre autre les attentats contre les bureaux de l'ONU à Baghdad (19 août 2003) ou ceux de Madrid (11 mars 2004), par exemple. Au lieu d'arrêter ce phénomène, comme c'est prétendu, cette guerre va lui donner une impulsion.

C'est pourquoi la réponse juste au terrorisme n'est pas, et ne peut pas être, dans les représailles. Aucune frappe militaire, quelle qu'en soit la taille, l'intensité ou la cible, ne pourra atteindre les deux objectifs que devrait poursuivre toute décision politique ou militaire : être efficace quant aux objectifs poursuivis, et contribuer à améliorer la situation plutôt qu'à la détériorer.(69(*))

D'ailleurs, la force et la violence n'ont jamais corrigé durablement les problèmes et n'ont toujours, aux mieux, procuré que des victoires apparentes et temporaires, quand elles ne sont pas révélées un remède pire que le mal.

Faire, donc, pleuvoir les missiles sur l'Afghanistan, sur l'Iraq ou sur tout autre pays du monde ne fait qu'ajouter les morts aux morts et nourrir davantage la haine, sans prouver, ni régler quoi que ce soit. En effet, Tony Blair, le premier ministre britannique et l'allié fidèle de la Maison Blanche constate que « l'action militaire restera futile, à moins que nous nous consacrions à la question des conditions dans lesquelles le terrorisme se nourrit et aux causes pour lesquelles il prolifère ». (70(*))

Alors, l'« arme » de droit suffira-t-elle à éliminer ce fléau ou pas ?

Section 2 : l'arme de droit :

Il s'agit des conventions, des traités et des lois qui visent la prévention, la répression, la suppression et la lutte contre le terrorisme au plan universel, (paragraphe 1) régional (paragraphe 2) et national (paragraphe 3)

Paragraphe 1) les conventions à vocation universelle.

En tant qu'organisation à vocation universelle, l'ONU s'emploie à fournir le cadre juridique adéquat à la compagne internationale de lutte contre le terrorisme. Douze traités internationaux(71(*)) ont déjà été adoptés et deux autres traités sont en cours de négociation :(72(*))

* Convention relative aux infractions et à certains autres actes survenant à bord des aéronefs (adopté à Tokyo en 1963) ;

* Convention pour la répression de la capture illicite d'aéronefs (adoptée à la Haye en 1970 ;

* Convention pour la répression des actes illicites contre la sécurité de l'Aviation civile (adoptée à Montréal en 1971)

* Protocole pour la répression des actes illicites dans les aéroports servant l'aviation civile internationale (adopté à Montréal en 1988) ;

* Convention sur la prévention et la répression des infractions contre les personnes jouissant d'une protection internationale, y compris les agents diplomatiques (adoptée par l'Assemblée générale en 1973) ;

* Convention internationale contre la prise d'otages (adoptée par l'Assemblée générale en 1979) ;

* Convention sur la protection des matières nucléaires (adoptée à Vienne en 1980) ;

* Convention pour la répression des actes illicites contre la sécurité de la navigation maritime (adoptée à Rome en 1988) ;

* Protocole pour la répression des actes illicites contre la sécurité des plates-formes fixés situées sur le plateau continental (adopté à Rome en 1988) ;

* Convention sur le marquage des explosifs plastiques aux fins de détection (adoptée à Montréal en 1991)

* Convention internationale pour la répression des attentats terroristes à l'explosif (adoptée par l'assemblée générale en 1997)

* Convention internationale pour la répression du financement du terrorisme (adoptée par l'Assemblée générale en 1999).

En particulier, le conseil de sécurité, qui assume la responsabilité principale en matière de la paix et de la sécurité internationales, considère que tout acte de terrorisme constitue une menace à la paix et la sécurité internationales. Du coup, il a adopté une série de résolutions, en particulier la résolution 1373 (2001) et a mis sur pied certains organes subsidiaires pour prévenir et combattre le terrorisme, en l'occurrence le comité contre le terrorisme (CTC).

Paragraphe 2) les conventions à vocation régionale.

Aux instruments universels s'ajoutent divers traités régionaux et notamment :

* Convention arabe sur la suppression du terrorisme (signée au Caire le 22 avril 1998) ;

* Convention de l'organisation de la conférence Islamique sur la lutte contre le terrorisme international (adoptée à Ouagadougou le 1er juillet 1999) ;

* Convention de l'organisation des Etats Américains pour la prévention ou la répression des actes de terrorisme qui prennent la forme de délits contre les personnes, ainsi que de l'extorsion connexe à ces délits lorsque de tels actes ont des répercussions internationales (conclue à Washington le 2 février 1971) ;

* Convention de l'organisation de l'Union Arabe, sur la prévention et la lutte contre le terrorisme (adoptée à Alger le 14 juillet 1999) ;

* Convention de l'Association Sud Asiatique de Coopération Régionale sur la répression du terrorisme (signée à Katmandou le 4 novembre 1987) ;

* Traité sur la coopération à la lutte contre le terrorisme de la communauté des Etats Indépendants (conclu à Minsk le 4 juin 1999) ;

* Convention européenne pour la répression du terrorisme (adoptée par le conseil de l'Europe le 27 janvier 1977) et le protocole portant amendement de cette convention (ouvert à la signature le 15 mai 2003).

Paragraphe 3) les lois nationales.

Au lendemain du 11 septembre 2001, la plupart des pays du monde se sont dotés d'une loi antiterroriste comme arsenal juridique pour lutter contre ce fléau.

Le Maroc a contribué dans cette compagne, et a adopté une loi antiterroriste, juste deux semaines après les attentats terroristes du 16 mai 2003. Cette loi a renforcé les lois existantes déjà et a, aussi, élargi le pouvoir de la police afin de faciliter son travail d'investigation.

Néanmoins, ces lois ont été fortement critiquées par les organisations qui s'intéressent au domaine des droits de l'homme puis qu'elles imposent des mesures répressives dites anti-terroristes, mais en réalité liberticides ! (73(*))

C'est ainsi qu'on peut lire dans le récent rapport d'Amnesty internationale : « [...] depuis le 11 septembre 2001, dans le monde entier, des Etats ont ouvertement mis en place des programmes répressifs, jouant souvent sur la peur et parfois sur les préjugés des citoyens. Certains ont instauré des mesures qui vont directement à l'encontre de leurs meilleures traditions juridiques, tandis que d'autres ont simplement rebaptisé « contre-terrorisme » des pratiques répressives existantes des régimes qui, naguère, s'étaient montrés disposés à plaider la cause des droits humains dans l'arène internationale ont rechigné à intervenir dans ce domaine. Le « contre-terrorisme » a entraîné des vagues d'homicides illégaux. En Colombie, le conflit s'est aggravé, les forces gouvernementales, leurs alliés paramilitaires et les groupes d'opposition armés se sont tous rendus coupables de massacres de civils. En Tchétchénie et aux philippines, les homicides illégaux se sont également au non de la lutte contre le terrorisme.[...] un très grand nombre de pays ont durci leur législation à la suite du 11 septembre 2001. Certains ont adopté en quelques semaines de véritables trains d'amendement tandis que d'autres continuaient en 2003 de débattre sur les lois « antiterroristes ». ces lois présentent pour la plupart des caractéristiques communes : définition vague des nouvelles infractions visées ; possibilité d'emprisonner les personnes sans inculpation ni jugement ; bien souvent en raison d'éléments de preuve « secrets » ; dispositions autorisant la détention au secret ; qui favorise notoirement la torture, mesures interdisant ou restreignant de facto la possibilité de bénéficier de l'asile, tout en facilitant les expulsions.[...] depuis l'année 2001, des pays aussi différents que l'Allemagne, Maurice, Cuba ou le Maroc ont tout adopté des lois qui suscitent des préoccupations en matière de droits humains. En Inde l'ordonnance relative à la prévention du terrorisme de 2002 accorde l'immunité à tout agent l'Etat ayant opéré « de bonne foi » contre les terroristes. On retrouve des dispositions similaires dans la fédération de Russie. Fin 2003, la Corée du sud préparait une loi de prévention de terrorisme qui élargirait les pouvoirs des services de renseignement nationaux, déjà responsables de graves violations de droits humains. Amnesty International a exprimé son inquiétude quant au projet de législation « antiterroriste » en Tunisie qui, s'il était adopté, accentuerait la dégradation de la situation des droits fondamentaux dans ce pays, notamment en matière de liberté d'expression. [...] depuis 2001, un certain nombre de pays ont fait apparaître dans leur législation de nouveaux crimes liés au « terrorisme » et passibles de la peine de mort. Il s'agissait des Etats-Unis, du Guyana de l'Inde, de la Jordanie, du Maroc et de Zimbabwe. Des exécutions a apparemment liées au « terrorisme » ont également été signalées en Chine. A la fin de l'année2003, trois hommes condamnés pour l'attenta de Bali, en Indonésie, étaient sous le coup d'une sentence capitale ». (74(*))

Enfin, il est inéluctable que cet arme, lui - seul, ne peut jamais résoudre ce fléau - sans un développement durable et la lutte contre les manifestations de la misère... il n'y a que le terrorisme, rien que le terrorisme ; car il y a un lien évident entre la paix mondiale et le développement et les deux concepts se déterminent mutuellement.

Section 3 : le développement durable

Un développement durable et équitable suppose la lutte pour éradiquer les maux les plus dramatiques et les plus urgents pour l'humanité (contre la famine, contre la misère, le sida et les autres pandémies...) contre les inégalités nord-sud qui découlent d'un système de domination, contre les discriminations et les inégalités sociales pour le respect des droits des générations futures et contre les inégalités écologiques, pour la mise en oeuvre d'une véritable stratégie de co-développement ; pour la prise en compte de la perspective de genre dans tous les domaines économiques, sociaux et culturels.

En effet, le développement durable ne prend complètement son sens qui si on l'envisage au niveau planétaire. Il est clair que des objectifs vitaux, tels que : l'équilibre climatique, la protection de l'air et des eaux, le maintien de la bio-diversité, la question à long terme des ressources non- renouvelables en encore les sécurités sanitaires, maritimes, énergétiques ou industrielles ne peuvent être atteint que s'ils sont d'abord étudiés au niveau planétaire, et que si les décisions sont prises également à ce niveau avec tous les pays du monde. (75(*))

Certes, il revient aux pays sous-développés eux-mêmes d'assumer leur développement et de compter sur leurs propres forces et ressources. Mais, il est impossible de considérer le développement en dehors du contexte international compte tenu des interdépendances des économies contemporaines. Les efforts entrepris sur le plan interne risquent d'être vains, si l'environnement international reste hostile et si les déséquilibres et les injustices caractérisant le système international persistent. La coopération internationale pour le développement est nécessaire, voire obligatoire. Il faut apporter de l'oxygène aux pays pauvres, pour cela l'aide international doit être renfoncé, au lieu de diminuer. C'est le cas, particulièrement, de l'Aide publique au Développement (APD), qui a enregistré, ces dernières années, une tendance baissière.

Ainsi, une solution du problème de la dette extérieure des pays pauvres, doit être trouvée. Cette dette, bien que remboursée au moins quatre fois par rapport à son montant de 1982, a été multipliée par quatre et elle s'élève aujourd'hui à plus de 2400 milliards de dollars.(76(*)) Le flux annuel des intérêts et remboursement allant des pays pauvres aux pays riches s'élève a 350 milliards de dollars(77(*)) alors, que l'aide international des seconds aux premiers ne représente que 50 milliards de dollars ! Paradoxe de notre temps, ce sont les pauvres qui financent le développement des riches.

La dette et le service de la dette entravent, sérieusement le développement des pays sur-endettés. Ils absorbent une part importante des recettes d'exportation et poussent certains pays en voie de développement au seuil de l'insolvabilité. Toutefois, les solutions bricolées jusqu'à présent (rééchelonnement, réduction, conversion en investissement...) par les pays créanciers et les institutions financières internationales ne sont pas avérées efficaces. L'annulation ou l'abrogation qui représente la solution radicale et idéale, se fait au cas par ces, de manière rigoureusement sélective.

Une autre tâche majeure consiste à s'attaquer à la criminalisation de l'économie en agissant tout d'abord sur les mécanismes du blanchiment d'argent sale. Ceci dit, il faut s'attaquer résolument aux paradis fiscaux.(78(*)) Car, il est inacceptable que certaines régions du monde se targuent d'être un lieu à partir du quel il est possible d'avoir des activités ailleurs sans se conformer aux règles.(79(*))

Ces mesures sont faciles à prendre, ce n'est qu'une question de volonté politique, mais les intrications étroites entre les économies dites, propres et sales, expliquent sans aucun doute les réticences des gouvernements.

Grosso modo, le développement durable définit un projet de « mondialisation » fondé sur la personne humaine dans toutes ses dimensions, et qui en tant qu'actrice de son destin, doit être considérée comme : citoyenne. Cette ambition l'oppose terme à terme, au sinistre réalité de la soi-disant mondialisation libérale productrice d'injustice et d'inégalités, et partant du désordre voire du terrorisme.

Section 4 : les luttes pour la démocratie.

Sur le plan international (paragraphe 1), on parle d'une démocratie mondiale, qui est une exigence morale et politique, et qui se traduit d'abord par la démocratisation du système des Nations Unis. Alors qu'an niveau national (paragraphe 2), on ne peut, jamais, parler de la démocratie si les droits et les libertés fondamentales reconnus aux citoyens font l'objet d'une violation.

Paragraphe 1) au niveau international :

A ce niveau, se pose la question de la démocratisation du système des Nations Unis, en particulier au niveau du fonctionnement du Conseil de Sécurité, le seul organe dont les décisions sont obligatoires (de par la charte des Nations Unies). Or, le statut aujourd'hui réservé aux cinq membres fondateurs (France, Etats-Unis, Russie, Chine, Grande Bretagne) est non seulement un archaïsme, mais, aussi, un déni de démocratie, instituant un directoire mondial illégitime. Sa démocratisation implique, donc, la suppression du droit de veto accordé à ces cinq Etats.

Par ailleurs, il faut renforcer l'autorité de la Cour Internationale de Justice et la Cour Pénale Internationale et mettre les grandes institutions financières internationales (FMI, Banque Mondiale, OMC) sous le contrôle total de l'ONU.

Une réflexion doit être prise sur la question de favoriser la plus grande participation des mouvements à ce processus de démocratisation mondiale : la question est d'autant plus complexe que le système actuel des Nations Unies est «évidemment très centralisé et les différentes modalités envisageables de sa décentralisation, qu'elle soit continentale ou sectorielle, devront s'inscrire dans un cadre de démocratie.

Paragraphe 2) au niveau national :

Les luttes pour la démocratie, à ce niveau, devront être menées, au premier rang, par l'Etat qui doit veiller pour l'instauration et le respect absolu des droits politiques et civils de ses citoyens, (tels que : droit à la vie, et à l'intégrité physique, liberté de pensée et de conscience, d'expression, d'association, de réunion, de circulation...principes d'égalité entre les homme indépendamment de leur race, de leur religion, de leur appartenance sociale et nationale, et entre les hommes et les femmes, droit à un procès public et équitable, droit de prendre part à la direction des affaires publiques y compris le droit de voter et d'être élu...) et les droits sociaux, économiques et culturels (tels que : droit au travail, à la protection sociale, à la grève, au logement, droit à un niveau de vie décent...)

Ainsi, les luttes pour la démocratie impliquent une conception du développement fondée sur les droits et les libertés qui laisse toute sa place à la justice sociale. Le rapport entre démocratie et développement n'est pas linéaire c'est un choix politique et volontaire, un choix de société. Il implique que la régulation de l'économie ne soit pas livrée aux seuls mécanismes de marché et qu'ils soient fondés sur le respect des droits.

De plus, il existe une forte corrélation entre la démocratie et la paix, d'où la nomination : la paix démocratique ou le démocratie pacifique. Les zones démocratiques sont, donc, des espaces de paix. Pour y maintenir la paix, il faut y préserver la démocratie et vice-versa.

Les luttes pour la démocratie, devront, aussi, impliquer, notamment au niveau international, les luttes pour une solution juste et finale du conflit historique entre Israél et les palestiniens.

Section 5 : le règlement total du conflit israélo-palestinien :

Les dirigeants arabes et musulmans sont presque unanimes à le dire et à répéter depuis les attents du 11 septembre 2001 : il n'y aura pas de solution au terrorisme sans une solution juste et équitable à la question palestinienne. Au centre de ce raisonnement figurent les Etats-Unis, accusés pour son « appui sans faille » à Israél. L'Arabie saoudite, par exemple, avait qualifié d'« inéquitable » la position des Etats-Unis sur la question palestinienne et les a pressés de la réviser s'ils veulent, vraiment, mettre fin au terrorisme « s'ils ne révisent pas leur position, les problèmes se poursuivront et ceci n'est pas dans leur intérêt » a déclaré, le ministre saoudien de l'intérieur Nayef Ben Abdel Aziz « il faut que la question palestinienne soit réglé sérieusement si on veut mettre fin aux causes du terrorisme dans le monde arabo-musulman »(80(*)) a-t-il ajouté.

Le règlement de cette question est une responsabilité de la communauté internationale puisque les résolutions concernent la Palestine, ont été toutes votées par elle, mais non appliquées. C'est le cas, particulièrement, des résolutions N° 242 et 338, qui constituent pourtant, depuis 1967 et 1973 la référence pour toute solution négociée du dit conflit. Ces deux résolutions sont régulièrement bafouées, vidées de leur contenu et condamnées par ceux là même qui laborieusement et minutieusement pesé et analysé chacun de leurs mots ; elles sont curieusement devenues « innapplicables » ! (81(*))

A ce niveau d'échec, qu'elle solution est-elle, donc, possible à ce problème ?

On peut reprendre ici quelques suggestions qui ont été un peu oubliées durant le long cheminement de la question palestinienne, telle l'option d'un Etat binational, ou encore une grande Palestine dans la quelle pourrait vivre différentes communautés religieuses, qui permettrait aux juifs de vivre en Cisjordanie et Ghazza, et qui autoriserait les palestiniens qui le désireraient, à revenir vivre au sein des frontières de la ligne verte (l'actuel Israél).(82(*))

Cette suggestion semble être la seule solution juste et équitable à ce conflit qui est le plus mondialement connu et le plus débattu au sein de l'ONU.

Conclusion

Conclusion

Oui, il faut lutter sans merci contre le terrorisme. Contre tous les terrorisme, celui des pauvres, souvent spectaculaire et aveugle, comme ce lui des puissants, plus sophistiqué ou ciblé, celui des organisations apatrides, comme celui des Etats, ennemis ou alliés. Il faut lutter tous les terrorismes, car la terreur est toujours injustifiable, tout comme la vengeance. C'est pourquoi la réponse juste à ce phénomène doit être mise dans un cadre de légalité voire de légitimité et ne consiste plus, donc, à s'engager dans une guerre sans limite de longue durée.

A ce jour, aucune des causes qui ont favorisé l'apparition et l'expansion du terrorisme international n'a été remise en question. Ces causes ne disparaîtront qu'avec le mode de production actuel, qui repose sur le développement de la croissance pour les uns et la misère pour les autres. Si rien ne change, les même causes produisent les mêmes effets, on peut craindre que, on ne sait quand, on ne sait ou, on ne sait sous quelle forme, surviennent bientôt de nouveaux drames.

Le monde entier se passionne actuellement pour la sauvegarde d `espèces animales menacées, comme les koalas ou les pandas...on surveille leur alimentation et leurs amours. Tout cela est magnifique, gentil et touchant, mais n'en sommes pas là en ce qui concerne les hommes. Nous acceptons leur disparition, d'une manière ou d'une autre.

Enfin, nous laissons à chacun le soin de conclure en toute conscience sur ce que cette supposée guerre contre le terrorisme nous enseigne sur nous, sur nos élites, sur notre intégrité intellectuelle et morale et sur notre souci de la justice et du bien-être des êtres humains, ici comme ailleurs.

Marges

Bibliographie sélective :

Bibliographie sélective :

1) le droit international, à l'aube du terrorisme millénaire. Janati Idrissi et Zerouali. 1ère édition. 2004. oujda.

2) la guerre américaine contre le monde islamique. Youssef al Quaradawi- édition Alwan Maghribia 2002. (EN ARABE)

3) l'humiliation à l'ère du méga impérialisme. Mahdi El Mandjra 6ème édition : Najah Eljadida.2004.

4) les relations internationales, Abdelhaq Janati Idrissi. 2ème édition librairie Almishkat. Oujda.2002.

5) la piège de la mondialisation : agressions sur la démocratie et la prospérité. Hanz Peter Martin et Harald Shumann. Traduit de l'allemagne par Adnan Abass Ali. Edition : conseil national des cultures en kuwait. 2002. (EN ARABE)

6) le monde n'est pas une marchandise : critique de la mondialisation Abdelhadi Boutaleb. Edition Ezzamane. 2001. (EN ARABE)

7) la décolonisation culturelle, défi majeur du 21ème siècle. Mahdi Elmandjra. Edition Ennajah. 3ème édition 2001.

8) le monde Islamique, à l'ère du nouvel ordre international. Ahmed Manssour. Edition Dar Ibn Hazm. 1994 (EN ARAB)

9) Reglobalisation du globalisation. Mahdi El Mandjra. Edition Ezzamane. 1999. (EN ARAB)

10) Palestine : la falsification historique. Bebali Sadequi - Mouassassat Annakhla Lilkitab.2004.

Presse / Revues :

1) la quinzaine européenne, n°12. 04 mars 2002.

2) Prologues n°18, automne 99 / hiver 2000.

3) J. A / l'intelligent - n° 2150. 25 mars 2002.

17 juin 2004.

4) Achark Al Awsat. N° 8408. 05 décembre 2001 (EN ARAB)

5) le monde. 21 novembre 1999

04 avril 1996

28 septembre 2001.

6) Al-Ayyam. N° 87.22 mai 2003. (EN ARAB)

7) problèmes économiques. n° 2632. septembre 1999.

n°2397. octobre 1994.

8) libération. 04 octobre 2001.

9) le monde diplomatique. Aout2001.

10) Afrique - Asie. N° 140.mai 2001.

11) le courrier international. n° 572.18 octobre 2001.

n°540.18 mars 2001.

12) la revue internationale et stratégique. Printemps 2002.

13) horizons et débats. n°27. septembre2004.

14) le débat stratégique. n° 77. novembre 2004.

15) revue marocaine de paix et sécurité internationales. N°02.décembre 2003.

16) le matin du sahara. 23 janvier 1999.

Rapports :

1) rapport n° 53 -du service canadien du Renseignement et de sécurité.

2) rapport BIT (Bureau international du travail) sur l'emploi dans le monde. 98-1999.

3) rapport du millénaire du Secrétaire Général des Nations Unis à l'Assemblée Général. 2000.

4) rapport intérimaire « technologie et terrorisme ». Micheal Mates.

5) rapport d'Amnesty international « les lois anti-terroristes ».2004.

Informatiques / Internet :

1) encyclopédie Microsoft Encarta.2003.

2) www.diploweb.com.

3) www.lemonde.fr.

4) www.ridi.fr.

5) www.nato-int/archivedpub/

6) www.leterrorisme.net

7) www.liberation.fr

8) www.miftah.org

9) www.saphienet.net

10) www.un.org

11) www.amnesty.org

12) www.aljazeera.net.

Table des matières

Table des matières

Introduction 1 chapitre ILa notion du terrorisme 3 Section 1 : définition du terrorisme. 4 Section 2 : l'histoire du terrorisme. 5 Paragraphe 1) le terrorisme sous sa forme moderne. 5 A)le terrorisme jusqu'au début duXXesiècle 5 B) le terrorisme jusqu'à la seconde guerre mondiale 6 Paragraphe 2) le terrorisme d'après-guerre. 7 Section 3 : les courants majeurs du terrorisme. 7 Paragraphe 1) le terrorisme de minorités ethniques. 7 Paragraphe 2) le terrorisme religieux. 8 Paragraphe 3) le terrorisme d'extrême gauche. 8 Paragraphe 4) le terrorisme d'extrême droite. 9 Paragraphe 5) le terrorisme d'une question particulière. 9 Paragraphe 6) le terrorisme d'Etat. 10 Chapitre IILes causes du terrorisme 11 Section 1 : la mondialisation. 12 Paragraphe 1) le terreau 14 A) la misère 14 a- la pauvreté 14 b- le chômage 15 c- la famine 15 d- la situation tragique delenfance 15 e- la propagation des maladies graves 15 f- lesdisparités de développement : 16 B)l'humiliation. 16 C) le délitement des valeurs : 19 Paragraphe 2) l'engrais 20 A) la technologie de pointe : 21 a- le cyber-terrorisme 22 b- Le terrorisme utilisant les Armes de Destruction Massive (ADM) 23 B) l'argent sale : 24 Section 2 : la politique étrangère des Etats-Unis 25 Paragraphe 1) la politique de « deux poids, deux mesures » 27 A) le conflit arabo-israélien : 27 a- l'aide américain à Israél : 28 b- le veto américain contre la paix : 29 B) la possession de la technologie nucléaire : 30 Paragraphe 2) la politique d'arrogance et de guerre. 31 A) la politique d'arrogance : 31 B) la politique de guerre : 32 Chapitre III : Les moyens efficaces pour éradiquer le terrorisme. 34 Section 1 : le recours à la force militaire,est-il une solution ? 36 Section 2 : l'arme de droit : 37 Paragraphe 1) les conventions à vocation universelle. 38 Paragraphe 2) les conventions à vocation régionale. 39 Paragraphe 3) les lois nationales. 40 Section 3 : le développement durable 42 Section 4 : les luttes pour la démocratie. 45 Paragraphe 1) au niveau international  45 Paragraphe 2) au niveau national  46 Section 5 : le règlement total du conflit israélo-palestinien  47 Conclusion 49

Marges 50 Bibliographie sélective  55 Table des matières 58

* () - le quotidien italien la Stampa 14 mars 2004, traduit en français in :

http://lille.indymedia.org

* * 1er chapitre.

(1)- encyclopédie Microsoft Encarta 2003

* (2)- w.w.w. diploweb. Com

* (3)- La résistance à l'occupation israélienne des territoires palestiniennes du Golan syrien et des hameaux de Chébaa au Sud-Liban. Et la résistance à l'occupation américaine de l'Iraq

* (4)- Le ministre syrien des affaires étrangères, M. Farouk El Charaa lors d'un entretien avec la chaîne quatrième Aljazeera

* (5)- On cite à titre d'exemple la Russie qui qualifie dans son ensemble le peuple Tchétchène de terroriste, la chine qui considère les tibétains comme étant des terroristes et justifie donc toute répression pratiqué...

* (6)- La quinzaine européenne n° 12 (04.03.2002) p.10

* (7)- Adoptée le 28 septembre 2001

* (8)- Voir le coran, surates : Alma-ida, versets : 27- 31

* (9)- C'est ce type de terrorisme nationaliste qui est à l'origine de l'assassinat de l'archiduc héritier François - Ferdinand, perpètre à Sarajevo en 1914 par un nationaliste serbe, et qui déclencha la 1er guerre mondiale

* (10)- Le droit international, à l'aube du terrorisme millénaire. Janati Idrissi et Zerouali - 2004.p.106

* (11)- Encyclopédie Microsoft encarta. op. cit

* (12)- La guerre américaine contre le monde Islamique - Youssef Al Quaradawi édition Alwan Maghribia. 2002. p.21

* (13)- L'humiliation à l'ère du méga impérialisme- Mahdi El Mandjra. 6ème édition : Najah El Jadida.2004. p.38

* (14)- Publication du service canadien du renseignement de sécurité. P.5

* (15)- Idem

* (16)- L'humiliation à l'ère du méga impérialisme. Op. cit. p.91

* (17)- L'humiliation à l'ère du méga impérialisme. Op. cit. p.37

* * 2ème chapitre

(18)- encyclopédie. Microsoft encarta. Op. cit

* (19)- revue prologues. N°18 automne 99/hiver200. Mourad Boukella : regards critiques sur la mondialisation. P 20 et suivantes

* (20)- Certains spécialistes lient son origine au capitalisme et à la société industrielle, sur le plan politique et idéologique dans le temps de l'universalisme des valeurs modernes issus des révolutions politiques du 18ème siècles

* (21)- Les relations internationales. Abdel Haq Janati Idrissi. 2ème édition librairie almishat. 2002. p.209

* (22)- La piège la mondialisation : agressions sur la démocratie et la prospérité. Hanz - Peter Martin et Harald Shumann. Traduit de l'Allemagne par Adnan Abasss Ali. Edition : conseil national des cultures en kuwait.2002. p.119. EN ARABE

* (23)- Revue prologues. Mourad Boukella. Op. cit. p. 22

* (24)- La crise du Mexique (1994), crise financière du sud- est (1997) Tailland, Indonésie; Malaisie, Brunei (même si son Soltan est classé le 4ème ou le 5ème parmi les milliardaires du monde) et le Japon. La crise financière n'a pas échappé la Russie qui est une grande puissance nucléaire et le brésil en 1999. qui avait une économie plus grande dans l'Amérique latine et, enfin l'Argentine (2001.)

* (25)- Jamil et Hejailane secrétaire général du conseil de coopération du golfe, lors d'un entretien avec la revue : jeune Afrique/ l'intelligent n° 2150, du 25 au 31 mars 2002. p.91

* (26)- Le monde n'est pas une marchandise : critique de la mondialisation. Abdel Hadi Boutaleb. Édition Ezzamane. 2001 p.65. EN ARABE

* (27)- Revue jeune Afrique/l'intelligent. Du 17/06/2004. sur Internet

* (28)- James Wilfenson ; somment annuel collectif du FMI et de la banque Mondiale. Hongkong. le 23/09/1999

* (29)- Rapport BIT (bureau international du travail) sur l'emploi dans le monde 89/99

* (30)- Jaques Diof, directeur général du FAO, session 31 : Achark Alawsat. N°8378 du 05.11.2001. EN ARABE

* (31)- Le quotidien Achark Alawsat, n° 8408 du 05.12.2001.EN ARABE

* (32)- Rapport du millénaire du secrétaire général des Nations Unis à l'assemblée générale. Par.119- 120

* (33)- La mondialisation : entre résistances et réticences. Zaki Laid. Pp 16-17. Version électronique (PDF)

* (34)- Revue jeune Afrique/l'intelligent. N°2150. op. cit. p.7

* (35)- Le quotidien français : le monde. 21.11.1999. Sur Internet in :

www.lemonde.fr

* (36)- Le monde n'est pas une marchandise : critique de la mondialisation. Op. cit. p. 31

* (37)- La décolonisation culturelle, défi majeur du 21ème siècle Mahdi El Mandjra. Edition Ennajah El Jadida. Casablanca. 2001. 3ème impression. P. 6

* (38)- C.f. le monde islamique, à l'ère du nouvel ordre International Ahmed Mansour. Edition Dar Ibn Hazm. 1994. p 37 et suivantes en ARAB

* (39)- Journal : Alayyam, N°87, Casablanca. 22.05.2003. p.7

* (40)- Le quotidien français : le monde.04.04.1996

* (41)- L'humiliation à été du méga impérialisme. Op.cit. p.163

* (42)- In: http // www.ridi.org

* (43)- En 10 ans, par exemple, aux Etats-Unis la population carcérale a plus que doublé passant de 750000 à 175000., soit en proportion 7 fois plus qu'en France...dans certains quartiers, la prison finit par remplacer l'allocation - chômage !

* (44)- Jamil El- Hejaine, S.G du C.C.G. Op.cit.p.92

* (45)- Rapport intérimaire « Technologie et terrorisme ». Micheal Mates (Royaume uni) in : www.nato.int/archivedpub/comrep/2001

* (46)- In : www.leterrorisme.net

* (47)- On peut rappeler à ce sujet : la cyberattaque lancée par les guérilleros tamuls en 1998 en inondant les ambassades de Srilanka de certaines de messages électroniques pondant deux semaines ainsi, les attaques lancées contre les systèmes informatiques de l'OTAN pendant le conflit du Kosovo en 1999, pourraient être considérées comme du cyber terrorisme, même si elles n'étaient pas le fait des terroristes

* (48)- Ce type d'armes a été utilisé par l'armée américaine avec succès en 1994 contre des installations radar irakiennes et, en 1999, contre des installations électroniques yougoslaves

* (49)- Rapport technologie et terrorisme. Op. cit

* (50)- Revue : problèmes économiques, n° 2632. sep.1999.pp 32.39

* (51)- Journal. Libération du 04.10.2001. « Argent sale. La mauvaise foi américaine ». Jean de Maillard. P.8

* (52)- Journal. Le monde diplomatique, août 2001. p. 7

* (53)- Revue : Afrique-Asie, n° 140, mai 2001.pp.12- 18 voir aussi : Le courrier international n°540- 18 mars 2001. « Comment les néo-conservateurs pèsent sur la politique étrangère américaine » Patrick Jarreau

* (54)- Revue jeune Afrique/ l'intelligent n° 2150.op.cit.p.06

* (55)- L'aide américain à Israél. Miftah.17 mars 2004. in http// www.miftah.org

* (56)- Idem

* (57)- In: http//www. Saphirnet.Net/article-758.htm

* (58)- Idem

* (59)- Le courrier international, n° 572, du 18.10.2001

* (60)- Déclaration faite le 12.02.2005

* (61)- Reglobalisation du globalisation Mahdi Al Mandjra. Edition Ezzaman, rabat.1999. p.12

* (62)- Le courrier international, n°540. Op. cit. p12. « L'hégémonie n'a qu'un temps » William pfaff

* (63)- La revue internationale et stratégique. Printemps 02. p31

* (64)- Le 17.02.2005, Donald Ramsfuld a demandé au congrès un montant de 500 milliards de dollars comme budget fédéral de défense pour l'année courante (2005)

* (65)- Il s'agit, à titre d `exemple, le système anti- missile ARROW (2 milliards de dollars), l'appareil Lavi (1.3 milliards de dollars, tank Merkava (200millions de dollars) et un système anti- missile utilisant un laser à haute énergie (130 millions de dollars)

* * 3ème chapitre.

(66)- revue : horizons et débats, n°27, sept.2004.p.12

* (67)- interview tiré principalement du site www. Liberation.fr

* (68)- le quotidien français le monde.28. sept.2001

* (69)- revue. Le débat stratégique. N°77. novembre 2004. p19

* (70)- Interview publié au quotidien américain New York Times du 13-14 novembre 2004, traduit sur : www.Saphirnet.net

* (71)- On trouvera les textes de ces conventions in :

http://untreaty.un.org/french/terrorisme

* (72)- Il s'agit du projet de convention générale sur le terrorisme international et projet de convention internationale sur la répression des actes de terrorisme nucléaire

* (73)- Revue marocaine de paix et sécurité internationales. N° 02.décembre2003. Mohamed Zerwali « le régime international de la lutte anti- terroriste face aux droits intangibles de la personne humaine » p. 95

* (74)- On trouvera le texte complet de ce rapport sur le site d'Amnesty international. www.amnesty.org (rapport 2004)

* (75)- Revue : problèmes économiques. n° 2393.12 octobre 1994. p8

* (76)- Le matin du sahara.23.01.1999.p.5

* (77)- Idem

* (78)- Pour cela, il faudrait au préalable que soit clairement défini au niveau international, la notion juridique de « paradis fiscal » actuellement une telle notion n'existe plus en droit international

* (79)- Journal libération du 04.01.2001 « argent sale. La mauvaise foi américaine ». Jean de Maillard. P.7

* (80)- Lors d'un entretien avec la chaîne quatrième Aljazeera. ( www.aljazeera.Net). Le 14.03.2002

* (81)- Revue Afrique- Asie n°14 mai 2001.p.op.cit

* (82)- Palestine : la falsification historique. Benali Sadequi. Mouassassat Annakhil Lilkitab. 2004. pp. 7- 45- 50

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