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Les procédés de modalisation dans l'oeuvre romanesque de jules verne: le cas de Michel Strogoff

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par Bauvarie Mounga
Université Yaoundé I - DEA 2007
  

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I.3- La typologie de Le Querler

La modalité, selon Le Querler (1996 :61), peut être perçue comme une  expression de l'attitude du locuteur par rapport au contenu propositionnel de son énoncé. Cette définition exclut l'assertion simple qui ne contient aucun marqueur de l'attitude du locuteur. L'assertion simple est constative ou informative sans aucun marqueur explicite de modalisation. Après avoir défini la modalité, Le Querler (1996) propose un classement des modalités qui s'organise autour du sujet énonciateur.

-La modalité subjective : elle est l'expression du rapport entre le sujet énonciateur et le contenu propositionnel, et correspond aux modalités épistémique et appréciative. Plus concrètement, Laurendeau (2004 :4) parle de modalité subjective lorsqu'il est question  d'une fluctuation du savoir ou de la prise de parti du sujet énonciateur. En d'autres termes, la modalité subjective est présente dans un énoncé si le locuteur y exprime un savoir ou une prise de position.

-La modalité intersubjective : elle renvoie au rapport établi entre le sujet énonciateur et un autre sujet à propos du contenu propositionnel. Autrement dit, c'est l'ensemble des attitudes susceptibles de mettre en relation un locuteur et son allocutaire à propos d'un énoncé.

-La modalité objective : Le Querler (1996 :64) pense que cette modalité n'intervient que si  le sujet énonciateur subordonne le contenu propositionnel à une autre proposition. Il s'agit d'une modalité qui ne dépend ni du jugement de l'instance énonciative, ni de son appréciation, ni de sa volonté.

Au regard de cette sous-catégorisation de Le Querler (1996), Vion (2001 :218), estime qu'au niveau de la modalité objective, il paraît inacceptable de présenter les rapports entre propositions comme des phénomènes objectifs indépendants d'un sujet parlant. 

Il n'est donc pas évident d'admettre qu'il puisse exister des énoncés qui soient purement constatifs. Aucun énoncé ne saurait se limiter à décrire une réalité si l'on prend en compte que, le simple fait de nommer passe par les filtres de la perception, de l'interprétation, de la catégorisation. C'est pourquoi, pour classifier les procédés de modalisation, des linguistes tels que Galatanu (2002) se limitent au recensement des phénomènes linguistiques témoignant d'un jugement ou d'un commentaire du locuteur sur son discours.

I.4- La typologie de Galatanu

Galatanu (2002) regroupe les domaines modaux en quatre classes :

-Les valeurs ontologiques : elles sont incluses dans ce que Galatanu nomme la zone modale des valeurs existentielles. Cette linguiste (2002 :22) soutient que ces valeurs sont  relatives à la perception de l'existence du monde naturel et de la société tels qu'ils sont représentés dans et par le discours.  Les valeurs ontologiques sont composées des domaines aléthique et déontique. Galatanu (ibid.) insiste sur le fait que les valeurs aléthiques concernent l'appréhension du fonctionnement des lois naturelles. En mots plus simples, l'aléthique permet d'indiquer si un fait est nécessaire, possible, impossible ou aléatoire.

-Les valeurs de jugement de vérité : elles sont constituées de l'épistémique qui relève du savoir et des valeurs doxologiques qui relèvent du croire.

-Le jugement axiologique, quant à lui, comme l'affirme Picavez (2003 :54), est  un jugement de valeur organisé selon une logique binaire, chaque jugement comportant deux pôles, positif et négatif. Le jugement axiologique comprend quatre domaines : l'esthétique (beau et laid), le pragmatique (utile et inutile), l'intellectuel (intéressant et inintéressant), l'affectif (heureux et malheureux).

-Le domaine des valeurs finalisantes est constitué du désidératif et du volitif.

La classification de Galatanu (2002) organise les valeurs modales en un système cohérent et fini. Néanmoins, on se demande pourquoi cet auteur considère la modalité déontique comme une valeur ontologique dans la mesure où cette modalité renvoie surtout aux notions d'obligation et de permis et non de l'être. Par ailleurs, Galatanu n'explique pas pourquoi le désidératif et le volitif sont considérés comme des valeurs finalisantes.

Jusqu'ici, les différentes typologies de procédés de modalisation présentées nous ont paru parfois contradictoires et pas très compréhensibles, c'est pourquoi nous avons également analysé la classification de Gardes-Tamine et Pelliza (1998).

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"Soit réservé sans ostentation pour éviter de t'attirer l'incompréhension haineuse des ignorants"   Pythagore