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Les commémorations du 11 novembre en Belgique francophone pendant l'entre-deux-guerres. Les cas de Bruxelles, Liège et Mons

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par Emeline WYNANTS
Université de Liège - Master en histoire 2012
  

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2.2.2. L'anniversaire de l'Armistice.

De manière générale, l'anniversaire de l'Armistice est présenté par de longs articles commençant généralement en première page. Toutefois, au fil du temps, ce début en première page se transforme en quelques photographies des cérémonies nationales tandis que le corps de texte se situant, lui, en deuxième page, se concentre sur les manifestations plus locales. Ces articles donnent lieu à des rubriques qui sont réservées à ces célébrations et portant des titres tels que « La Commémoration de l'Armistice en province et à l'Etranger ».

Nous avons constaté que les articles descriptifs occupent la majeure partie de la place réservée à l'Armistice tandis que les articles de fond et des éditoriaux voient le jour lors d'évènements clés comme les dix, les vingt ans et le centenaire du pays. Parmi ces articles, nous distinguons ceux relatant les dernières heures précédent la signature de l'Armistice et ceux donnant une signification à cette date. Cette signification varie relativement peu comme nous le verrons un peu plus tard. La signification qui lui est donnée est surtout là pour appuyer le rôle du souvenir au sein de la société. Elle peut ainsi mener à de sérieuses critiques du pouvoir en place ou de la société engendrée de la guerre, de la société divisée par la chasse aux activistes, la question linguistique, la vie chère,... Les « articles-souvenirs » jouent un rôle primordial au sein de la question du devoir de mémoire. Si la commémoration insiste sur le pôle « culte des morts », la presse, elle, se focalise sur celui « culte du souvenir ». Chaque année supplémentaire est une nouvelle occasion de revenir sur la signature, les grandes batailles, les inondations de l'Yser,... Il est toutefois marquant de constater que ces souvenirs sont centrés sur les moments forts -la résistance des forts liégeois- ou glorieux - la résistance du Roi face à l'ultimatum- plutôt que sur les souffrances du peuple belge en pays occupé. Cela montre, selon nous, une volonté d'éduquer le citoyen dans l'amour, la grandeur du pays plutôt que dans la haine de l'ennemi.

Une autre constatation concerne la teneur de ces articles. Homogènes jusqu'en 1929, ils changent avec l'organisation du Relais Sacré qui est la seule évolution notable dans la ritualisation de la commémoration du 11 novembre. En effet, avant cette date, les journaux relatent les cérémonies nationales et celles qui ont lieu dans quelques grandes villes comme Mons, Liège, Gand, Ostende,...218(*)Avec le Relais Sacré, les comptes rendus ne sont plus consacrés aux cérémonies du 11 novembre, qui se contente dorénavant de quelques lignes au sujet de celle de Bruxelles et de photographies, mais aux cérémonies de transmissions de flambeaux. Ce changement pourrait s'expliquer par la proximité de ces célébrations. La population n'a pas la possibilité de se rendre chaque année à Bruxelles, or, ces cérémonies sont plus locales et touchent donc un plus grand nombre. Ce dernier point s'inscrit immanquablement dans le cadre de la création d'une mémoire collective, d'une identité nationale. La participation active à ce genre d'événement ne peut qu'ancrer la pratique et sa signification dans l'imaginaire social du citoyen.

Qu'en est-il au niveau quantitatif ? Après des débuts mitigés entre 1919 et 1922, cette célébration connaît une évolution constante durant toute l'entre-deux-guerres. Nous pouvons constater sur les graphiques ci-dessous que le nombre d'articles décolle véritablement en 1922 à l'occasion du choix du Soldat Inconnu pour ensuite se stabiliser et connaître quelques bonds pour des évènements particuliers comme les deux années jubilaires ou la mort d'un acteur important lors de la guerre et des cérémonies commémoratives : Adolphe Max. En novembre 1939, Adolphe Max décède et son décès a un immense impact dans la presse. En effet, la quasi-totalité des articles lui sont alors dédiés : ses dernières heures, ses relations politiques, son rôle durant la guerre,... Si bien que la commémoration de l'Armistice passe presque inaperçue au niveau du contenu. L'introduction de nouveaux rites tel que le Relais Sacré, et le spectre d'une nouvelle guerre accentuent la médiatisation de l'événement à partir de 1934. L'inquiétude grandissante est principalement perceptibles dans les propos tenus au sujet des ces cérémonies puisqu'aucun discours n'est prononcé lors de la cérémonie officielle à la tombe du Soldat Inconnu.

Si nous nous attardons quelques peu sur la place qu'occupent ces articles au sein même des journaux, nous pouvons constater plusieurs choses. La propension à la première page (38%) est à relativiser. S'il s'agit bien d'une réalité pour les premières années, très vite après l'inhumation du Soldat Inconnu, la première page est consacrée à une photographie du Roi devant la dalle sacrée ou des gardes d'honneur, le contenu des cérémonies se trouvent quant à lui souvent en deuxième ou troisième page. De manière générale, nous pouvons dire que les informations récoltées le furent sur les deuxièmes pages, la première privilégiant l'actualité nationale et internationale. Encore une fois, l'instauration du Relais Sacré joue un rôle non négligeable dans cette évolution. Nous avons constaté qu'à partir de 1929, le taux d'articles en première page diminue alors que les articles en pages intérieures s'accumulent. Cette évolution peut s'expliquer par la coutume : le public, de plus en plus, habitué à ces manifestations quise déroulent chaque année de la même manière ne ressent de moins en moins le besoin d'avoir de longs descriptifs s'étendant sur plusieurs pages. Une autre caractéristique témoigne également de cette habitude : à partir de 1930, une place plus grande est laissée, dans les comptes rendus des cérémonies nationales, à la description des tenues vestimentaires des membres de la famille royale. Une autre explication à la croissance des secondes pages est l'instauration d'une célébration plus locale, laissant ainsi plus de place à l'écho provincial. Cette rubrique se situe généralement en deuxième ou troisième page.

Une étude centrée sur la répartition entre les journaux montre que deux journaux se partagent la majorité des articles. En première place, nous retrouvons La Nation Belge qui prône l'union de tous les Belges qui est la seule à pouvoir ramener le calme dans le pays. En deuxième position, nous retrouvons La Libre Belgique. Ce n'est pas étonnant puisqu'elle continue l'action entreprise durant le conflit. Ses discours sont volontiers centrés sur l'union sacrée autour du Roi qui permettrait de contrecarrer les menaces internes comme externes. Dans la même ligne d'idées, nous retrouvons également La Dernière Heure qui a tendance à se focaliser sur l'aspect de la Victoire. Le journal Le Soir - que nous n'avons consulté que pour les années clés- prêche quant à lui pour une certaine sobriété, pour que les problèmes quotidiens s'effacent devant le devoir patriotique : « Mais lors de ces manifestations d'une joie légitime, un recueillement s'impose. Après l'exaltation que provoque, à juste titre, la liberté reconquise, il convient de songer encore à ceux qui nous la rendirent ».219(*) Les journaux plus extrémistes comme Le Drapeau Rouge, La Légion Nationale, L'Action Nationale,.. n'accordent que peu de place à ces célébrations leur préférant la lutte au profit de leurs idéaux politiques.

Remarquons que cette étude quantitative arrive aux mêmes conclusions que l'étude menée par Mathieu Brasseur220(*) alors que nos corpus de presse n'étaient en majeure partie pas composés des mêmes journaux. Mathieu Brasseur utilisent, en outre, les journaux Le Soir, Le Vingtième Siècle, Le Peuple et L'Etoile Belge. Nous n'avions que trois journaux en commun : La Libre Belgique, La Nation Belge et Le Drapeau Rouge. Le fait d'arriver aux mêmes conclusions, nous permet de dire qu'il semblerait que ce changement - aussi bien au niveau de la place au sein du journal que du contenu- soit valables pour la presse francophone de Belgique.

L'analyse de ces cérémonies se découpe en plusieurs périodes. Ces périodes ne doivent pas constituer de frontières infranchissables. La première période s'étend de 1919 à 1921, époque où le 11 novembre n'est pas encore considéré comme une fête officielle. La deuxième période se situe entre 1922 et 1932. Le 11 novembre est maintenant une fête nationale, il possède un monument national autour duquel se réunir et le pays connaît une relative prospérité. Cet état de fait génère un sentiment de confiance dans la paix malgré le désappointement que les compensations ont engendré. Le 11 novembre est alors perçu comme une fête de recueillement et de célébration, ne laissant pas de place aux meetings contre la guerre, ce qui n'empêche pas au niveau local quelque mouvement protestataire notamment à Liège contre les Italiens fascistes comme nous le verrons plus loin. La troisième période débute avec l'arrivée d'Hitler au pouvoir, la montée des nationalismes, des idées totalitaires et la crise économique. Le pays entre alors dans une situation délicate où la peur de l'inconnu et d'une nouvelle guerre provoquent l'évolution de la signification du 11 novembre. Ces commémorations deviennent l'occasion de prêcher la paix universelle sur base des souvenirs horribles encore frais dans la mémoire de la population.

Nous pouvons constater que ces périodes correspondent plus ou moins aux époques délimitées par Laurence van Ypersele, Emmanuel Debruyne et Stéphanie Claisse. Celles-ci sont de 1918 à 1924, de 1925 à 1934 et de 1935 à 1940. La première époque est marquée par des sentiments ambivalents : d'un côté, une vague d'hommage aux « Morts pour la Patrie » et de l'autre une explosion de haine contre les « mauvais belges ». L'heure est donc au deuil et à la vengeance. 221(*) En 1925, le Pacte de Locarno inaugure une nouvelle ère, celle de la détente internationale où le pacifisme grandit et la démobilisation des esprits commence. Nous voyons alors les propos changer du tout au tout : des atrocités d'août 1914, nous passons à l'exaltation de la Société des Nations.222(*) Cet état d'esprit s'infiltrera dans toute la vie de la nation belge puisqu'à partir de 1926, les manuels scolaires vont progressivement être moins acerbes vis-à-vis de l'Allemagne et mettre en lumière la mission pacificatrice de la Société des Nations.223(*) Enfin, la montée des totalitarismes en général et l'accession au pouvoir d'Hitler en particulier confirment les craintes les plus profondes des pacifistes.224(*) Une fois de plus, les propos tenus changent radicalement. Durant cette période, l'amour de la Patrie est exalté ainsi que l'unité face aux dangers.

Nous présenterons dans un premier temps ces trois phases. Cette présentation sera suivie de l'exposé de quelques années clés : 1919, 1922, 1924, 1928-1938, 1930 et enfin 1929. Il nous a semblé opportun d'agir de cette façon, pour une meilleure compréhension à la lecture.

2.2.2.1 L'ère officieuse des commémorations : 1919- 1921

Comme le montrent les statistiques, les articles concernant cette célébration sont assez rares ce qui se comprend aisément puisqu'à ce moment-là, les rôles qui lui seront échus - commémoration de la Victoire et cérémonies du souvenir et de deuil- ne le sont pas encore. Pourtant, certains journaux exaltent malgré tout le souvenir unique de cette journée. Ce jour est, d'ailleurs, présenté par La Libre Belgique comme ceci : « L'Armistice, c'était la consécration officielle de la défaite {...} C'était l'aurore de la victoire ; mais c'était surtout l'heure du soulagement ».225(*)

L'analyse de Mathieu Brasseur affirme que ce sont donc des sentiments de liberté et de victoire qui dominent l'époque, laissant le temps du souvenir de côté. Selon lui, aucun pèlerinage ni de messe en l'honneur des soldats ou des civils morts durant la guerre. Il semble que la fête en l'honneur de la liberté retrouvée et de la victoire.226(*) Toutefois, nos propres recherches nous amènent à des déclarations en totale opposition. Nous pouvons d'ailleurs le constater par les propos tenus par La Nation Belge : « A tous ces héros et à tous leurs frères d'armes ira aujourd'hui la pensée reconnaissante de tous les Belges qui comprennent que c'est aux sacrifices surhumains de leur armée qu'ils doivent d'avoir, le 11 novembre 1918, recouvré l'indépendance nationale »227(*). Tandis que Le Journal des Combattants clament : « Amis combattants, que notre visite aux tombes de nos anciens frère de misère ait la signification d'une réparation, d'une amende honorable pour tant d'aveugles qui n'ont pas compris tout l'éloquence, la beauté idéale de leur sacrifice sublime. Promettons leur de couvrir de notre protection et de notre amour leurs si chères tombes rayonnantes de gloire, tout irradiée d'immortalité. Jurons leur solennellement d'achever leur oeuvre, et d'être les véritables soldats de la paix dans une Belgique qui ne sera vraiment grande et belle que le jour où nous l'aurons guérie de la gangrène politicailleuse qui la ronge pour l'instant. Que leur souvenir vive éternellement dans nos coeurs et les fortifie ! »228(*). Le souvenir et la reconnaissance sont ainsi loin d'être ignorés durant cette période.

Certes, le gouvernement n'organise pas de cérémonies officielles mais des célébrations ont quand même lieu. Entre le 1er et le 15 novembre, plusieurs offices religieux sont réalisés à la mémoire des soldats morts en Belgique, à l'étranger et à la colonie229(*). De nombreuses inaugurations - monuments aux morts, plaques commémoratives, maison du Combattant,... - ont également lieu durant ces trois années. Lors de ces inaugurations, des discours exaltant la Patrie et le sacrifice des soldats et civils morts sont prononcés.230(*)Toutefois, pour une partie de la population, le 11 novembre est l'occasion de regretter que cette journée fasse moins de bruit que la journée de déclaration de guerre, ce qui mène à l'organisation de manifestations contre le militarisme et les réactionnaires. Ces manifestations sont appelées « fête de la paix ».231(*) Dès lors, des propos tels que ceux-ci : « je me suis promis de lutter contre le militarisme, conte le guerrisme, qu'il s'appelât défense nationale ou esprit de conquête, avec, hélas ! l'infinie modestie de mes moyens ». « Ce n'est pas avec de beaux discours, avec des décorations posthumes, voire même avec les oeuvres philanthropiques les plus intelligentes que l'on remplace un bon père »232(*) se propagent dans la presse. Nous pouvons donc constater que malgré l'absence d'une organisation officielle, le 11 novembre est porteur de signification pour la population belge. Et cette signification n'est pas toujours joyeuse : « la foule n'eut guère l'aspect endimanché qu'elle eut du avoir si, par une singulière aberration, on n'avait pas choisi le 4 août comme deuxième fête nationale ».233(*) Ce sentiment se propage également par les gestes de la population. En effet, le 11 novembre 1920, les agents de change bruxellois décident de ne pas coter et de ne faire aucune transaction. A l'heure de l'ouverture des marchés, ils se regroupent devant la plaque commémorative pour se recueillir. Cet événement est comme une « façon pacifiste de protester contre les autorités qui n'ont pas voulu proclamer jour férié l'anniversaire de l'armistice et de la délivrance ».234(*)

Outre ces inaugurations et offices religieux, nous avons constaté qu'une partie des colonnes consacrées à l'événement le sont au souvenir de la liesse populaire qui a touché l'ensemble du pays ou à la déroute allemande à Bruxelles. Que ce soit des personnalités comme le lieutenant-général Gillain, le bourgmestre Adolphe Max ou encore l'échevin Brassine qui évoquent leur souvenir du 11 novembre 1918235(*) ou les propos de journalistes : « L'Armistice est signé. En ville, une clameur formidable monte jusqu'au ciel. Les drapeaux innombrables pavoisent les fenêtres {...} »236(*) ; « Et brusquement, Bruxelles n'est plus qu'une corbeille à drapeaux, un bouquet flottant de couleurs vives. Nous sommes chez nous ! Nous ne savons plus que nous avons lutté, que nous avons souffert : les ailes de la victoire et de la liberté battent sur nos mauvais souvenirs et les dissipent »237(*), ces souvenirs sont particulièrement important dans le cadre du devoir de mémoire. Ce dernier ne s'exprime pas encore réellement dans les termes du devoir mais nous ressentons, à travers le ton des articles, une certaine nécessité de rappelerles horreurs de la guerre afin de trouver un sens à la mort et aux souffrances endurées.

Tous les journaux ne voient pas l'anniversaire de l'Armistice comme une fête patriotique de la victoire. Que ce soit La Wallonie, Le Drapeau Rouge ou Le Peuple, tous ces journaux voient le 11 novembre comme la liberté retrouvée mais surtout comme la fin de la « boucherie universelle »238(*) et comme « une ère définitive de paix et l'avènement d'un régime qui devrait assurer aux hommes comme aux peuples, la libre disposition de soi »239(*).

Les années 1920 et 1921 sont de nouvelles occasions de plaider en faveur d'une nouvelle signification pour cette date emblématique. Les comptes rendus relatant les inhumations des soldats inconnues britanniques, français et italiens sont légions - environ un par journal-.240(*) L'idée est saluéeplus d'une fois : « Le soldat inconnu, c'est toute l'armée frémissante et muette ; c'est l'effort immense et sublime de tous les peuples alliés pour résister à l'égression d'une race de proie ; c'est la communion de toutes les âmes éprises de justice et de liberté »241(*), « Chez nous, rien de semblable. Nous ne savons pas même si nous serons représentés à Londres et à Paris comme l'armée britannique et l'armée française le furent naguère à Bruxelles, lors des obsèques du général Leman {...} Notre gouvernement ne s'intéresse, semble-t-il, pas beaucoup à ces sortes de choses. Lorsqu'il s'agit de l'armée, il se montre aussi chiche de gloire que de sous. Il ne reste donc aux Belges qu'à adresser aujourd'hui silencieusement l'hommage du coeur aux soldats qui mouraient pour affranchir la patrie du joug ennemi. {...} A tous ces héros et à tous leurs frères d'armes ira aujourd'hui la pensée reconnaissante de tous les Belges qui comprennent que c'est aux sacrifices surhumains de leur armée qu'ils doivent d'avoir, le 11 novembre 1918, recouvré l'indépendance nationale ».242(*) Nous pouvons apercevoir que cette symbolique du Soldat Inconnu qui représenterait tous ses frères morts et disparus tient au coeur de la population belge.243(*)

Il apparaît donc que les sentiments qu'inspire l'anniversaire de l'Armistice durant ces trois années sont ambivalents. Entre joie et tristesse, l'Armistice ne prendra que progressivement une charge émotionnelle par rapport aux morts. En conclusion, à cette époque, l'Armistice est principalement vu comme un traité mettant fin à la guerre. Il faudra attendre que ce jour devienne une fête officielle et acquiert son rituel propre pour que ce jour symbolise le souvenir de la Première Guerre mondiale dans sa globalité.

* 218 Remarquons que ces compte-rendus se trouvent dans la presse francophone. Nous n'avons rien trouvé de similaire dans la presse néerlandophone.

* 219Le Soir, 12 novembre 1924, p.2.

* 220BRASSEUR M., La représentation des fêtes à travers la presse francophone bruxelloise de l'entre-deux-guerres (1919-1939), Mémoire de Master en Histoire, inédit, Université Catholique de Louvain, année académique 2004-2005, p. 122-126.

* 221VAN YPERSELE L., DEBRUYNE E. et CLAISSE S., De la guerre de l'ombre aux ombres de la guerre : l'espionnage en Belgique durant la guerre 1914-1918, Bruxelles, Editions Labor, 2004, p. 107.

* 222VAN YPERSELE L., DEBRUYNE E. et CLAISSE S., De la guerre de l'ombre aux ombres de la guerre : l'espionnage en Belgique durant la guerre 1914-1918, Bruxelles, Editions Labor, 2004, p. 151.

* 223BECHET C., « La révision pacifiste des manuels scolaires. Les enjeux de la mémoire de la guerre 14-18 dans l'enseignement belge de l'Entre-deux-guerres », in Cahier d'Histoire du temps présent, n°20, décembre 2008, p. 56-57.

* 224VAN YPERSELE L., DEBRUYNE E. et CLAISSE S., De la guerre de l'ombre aux ombres de la guerre : l'espionnage en Belgique durant la guerre 1914-1918, Bruxelles, Editions Labor, 2004, p. 167.

* 225La Libre Belgique, 12 novembre 1919, p.1.

* 226BRASSEUR M., La représentation des fêtes à travers la presse francophone bruxelloise de l'entre-deux-guerres (1919-1939), Mémoire de Master en Histoire, inédit, Université Catholique de Louvain, année académique 2004-2005, p. 130-131.

* 227La Nation Belge, 9 novembre 1920, p.3 

* 228Le Journal des Combattants, 13 novembre 1921, p. 1.

* 229La Libre Belgique, 6 novembre 1920, p.1; La Nation Belge, 8 novembre 1920, p.2

* 230 Inauguration d'un monument aux Héros de la commune de Marche (La Dernière Heure, 1e novembre 1921, p.2) ; inauguration de plaques commémoratives au Tir communal de Gand (La Dernière Heure, 12 novembre 1921, p.3 ) ; Monument à la mémoire des soldats de la commune de Woluwe-St-Lambert (La Dernière Heure, 12 novembre 1921, p.6) ; Monument à la mémoire des militaires et civils morts pour la Partie à Harlebeke (La Libre Belgique, 9 novembre 1921, p.2 ) ; funérailles du maréchal des logis Clovis Desmedt à Estaimbourg et du soldat Nestor Vanderisme à Mignault (La Libre Belgique, 9 novembre 1921, p.2 ), maison du Combattant à Liège (La Nation Belge, 5 novembre 1920, p.1) ; inauguration du mémorial au Collège communal de Tirlemont, d'un monument à Alluin, des monuments de Somme-Leuze et Han-sur-Lesse (La Nation Belge, 8 novembre 1920, p.2).

* 231De Schelde, 11 novembre 1920, p.1 ; De Schelde, 10 novembre 1921, p.1 ; De Schelde, 11 novembre 1921, p.1 ; Le Drapeau Rouge, 5 novembre 1921, p.4.

* 232Le Drapeau Rouge, 5 novembre 1921, p.4.

* 233La Meuse, 13 novembre 1920, p.2.

* 234La Dernière Heure, 12 novembre 1920, p.3 ; La Libre Belgique, 12 novembre 1920, p.1.

* 235La Nation Belge, 11 novembre 1921, p. 1.

* 236Le Soir, 12 novembre 1919, p.1.

* 237La Meuse, 11 novembre 1921, p.2.

* 238Le Peuple, 11 novembre 1919, p.1 ; La Wallonie, 4 novembre 1921, p.4.

* 239Le Drapeau Rouge, 9 novembre 1921, p.3.

* 240La Meuse, 12 novembre 1920, p. 2 ; La Nation Belge, 12 novembre 1920, p.1 -2 ; La Nation Belge, 5 novembre 1921, p. 2 ; La Dernière Heure, 12 novembre 1920, p.3 ; La Dernière Heure, 5 novembre 1921, p.6 ; La Libre Belgique, 12 novembre 1920, p.2 ; La Libre Belgique, 5 novembre 1921, p.1 ; Le Journal des Combattants, 12 novembre 1920, p.1 ; Le Journal des Combattants, 6 novembre 1921, p. 1.

* 241La Meuse, 6 novembre 1920, p.1.

* 242La Nation Belge, 9 novembre 1920, p.3.

* 243 La question du Soldat Inconnu belge est traitée dans le point 2.4 1922 et le choix du Soldat Inconnu.

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