WOW !! MUCH LOVE ! SO WORLD PEACE !
Fond bitcoin pour l'amélioration du site: 1memzGeKS7CB3ECNkzSn2qHwxU6NZoJ8o
  Dogecoin (tips/pourboires): DCLoo9Dd4qECqpMLurdgGnaoqbftj16Nvp


Home | Publier un mémoire | Une page au hasard

 > 

Les commémorations du 11 novembre en Belgique francophone pendant l'entre-deux-guerres. Les cas de Bruxelles, Liège et Mons

( Télécharger le fichier original )
par Emeline WYNANTS
Université de Liège - Master en histoire 2012
  

précédent sommaire suivant

2.2 Les cérémonies en général.

2.2.1 La Toussaint : La commémoration traditionnelle du souvenir des morts

De tout temps, les 1er et 2 novembre ont marqué le calendrier du sceau du souvenir des défunts.186(*) La Première Guerre leur donne une coloration particulière : celle du souvenir, de la reconnaissance envers les soldats morts pour la Patrie. La Toussaint est un moment de recueillement dès la première année de guerre, cette tradition devient une véritable manifestation de patriotisme.187(*)La Toussaint est vue comme un rite annuel d'hommage aux morts, rite immanquable car la crainte de l'oubli transparait. Lors de ce jour particulier, l'oubli est combattu, chacun a une pensée pour les défunts qu'il a connus. Lorsque nous parlons de « crainte de l'oubli », nous nous référons au sentiment général qui se dégage des articles de presse. Cette célébration estdoublée d'une certaine litanie qui revient régulièrement : « Ah ! que leur souvenir fasse que nous ne nous endormions jamais sur notre Victoire ! Les armes et les coeurs se rouillent dans l'oubli... »188(*) ; « Mais comment aurions-nous le droit d'oublier ceux qui ont donné leur -vie à la Patrie, ceux qui ont souffert dans leur chaire, leur santé et leurs affections... »189(*). Nous voyons bien par ces deux exemples qu'il n'est pas envisageable de ne pas se souvenir des morts.

Lors d'une journée dédiée au souvenir et au recueillement, il apparaît important de rendre hommage au dévouement des combattants tout en rejetant toute volonté de gloire militaire ou de nationalisme dans le sacrifice. La population dans son ensemble rend hommage aux morts de la guerre sans faire de distinction: wallons, flamands, civils, militaires,...

La Toussaint permet de soutenir la transmission générationnelle de l'esprit de la victoire et de la reconnaissance qui est due aux acteurs de celle-ci. C'est d'ailleurs ce point particulier qui explique la place spécifique des enfants - vecteurs de transmission et travailleurs de la consolidation de la paix-. En effet, dans les différents cortèges, les enfants sont placés directement après les représentants politiques mais aussi en bout de cortège par la présence des Boy-scouts.190(*) Les placer au début et à la fin du cortège contribue à créer en quelque sorte un cercle, symbole du mouvement, du changement, de transformation. Le cercle est également un symbole de perfection et de l'union par l'absence de division possible. Par extension, il symbolise aussi la vie des êtres vivants- le cercle de la vie- de la naissance à la mort, et ce recommencement perpétuel.191(*) Les enfants incarnent alors l'avenir, plus fort que la mort, mais aussi la transmission de la mémoire de la guerre.192(*)

Les Pèlerinages de la Toussaint sont des cérémonies officielles, entièrement dédiées aux morts193(*), et reprenant des programmes inchangés de 1929 à 1939194(*) : Réunion du cortège, avancée jusqu'au cimetière, visite de ce dernier et dépôt de gerbes au monument aux morts. Auparavant, une messe a souvent lieu à l'église. Aucun discours ne devait être prononcé. Une première sonnerie  Aux Champs  donne le signal de la minute de recueillement, une deuxième en marque la fin.195(*) Ce sont souvent- pour ne pas dire tout le temps- les membres de la Fédération Nationale des Combattants et de la Fédération Nationale des Invalides qui s'occupent de l'organisation de cette pieuse célébration. Ce qui n'empêche pas les autorités communales et religieuses de se joindre massivement à cette pratique.

Bien qu'au niveau des sources officielles nous n'en ayons trouvé que pour Bruxelles, la presse relate, avec plus ou moins d'intérêt, les célébrations dans le pays. Et partout, les cortèges du 1er novembre se ressemblent et rassemblent. La foule nombreuse est souvent décrite comme recueillie et silencieuse, aussi bien dans les cortèges qu'aux cimetières ou devant les monuments aux morts. Le caractère funèbre de ces cérémonies est celui qui ressort. Le rassemblement des participants se fait vers 10h20, à 10h25 retentit la sonnerie du Garde à vous. Le cortège se met en branle vers 10h30 et se dirige vers le cimetière au son de marches funèbres entonnées par les Harmonies locales.196(*) Une fois arrivé à l'entrée du cimetière, le cortège se range sur la droite de la voie publique afin que le Collège et le Conseil communal lepassent en revue celui-ci, tandis que retentit la sonnerieAu Champ. La cérémonie à l'intérieur du cimetière est orchestrée par l'inspecteur des inhumations. 197(*)

Ces cérémonies revêtent un caractère national puisque le seul drapeau accepté à l'intérieur du cimetière est celui de la Belgique. Ceux des groupements patriotiques et des sociétés sont acceptés durant le cortège mais doivent attendre la fin de la cérémonie au cimetière pour rejoindre leur groupe.198(*) Nous supposons que cette interdiction d'entrer dans le cimetière pour les drapeaux est due à la volonté de rendre cette cérémonie nationale, neutre, de rendre le temps d'un instant au pays son atmosphère d'Union Sacrée. Dès 1933, il est également interdit aux personnes revêtues d'uniformes ayant une signification politique d'entrer dans le champ de repos.199(*)Une autre interdiction apparaît en 1935 : il est demandé aux participants de ne pas fumer durant le cortège et la cérémonie du cimetière.200(*)

Ces cortèges du deuil témoignent de la fonction rituelle qui marque ces commémorations. Ils conduisent la population au cimetière, pour des pèlerinages de reconnaissance aux morts de la guerre. Ils permettent l'expression d'un deuil collectif le jour où les familles vont aussi, individuellement, se recueillir sur les tombes. C'est pourquoi la presse insiste sur le caractère pieux de ces cortèges.201(*) L'extraordinaire participation populaire à ces cérémonies officielles témoigne du besoin de recueillement collectif pour conjurer la douleur et le deuil d'un mort de masse.

Figure 2 La Dernière Heure, 3 novembre 1919, p.1.

Si nous nous attachons au cas bruxellois, nous pouvons remarquer que ce jour-là, le Collège des Bourgmestre et Echevins et le Conseil Communal de la ville se rendent aux quatre cimetières de la Ville - Laeken, Evere, Haren et Neder-Over-Heembeek-202(*), selon le cérémonial que nous avons rapporté plus haut. 1923 voit se profiler l'hommage aux citoyens belges fusillés par l'ennemi, au cimetière d'Evere.203(*) En 1925, le pèlerinage de Laeken est précédé de la cérémonie de la translation des corps des personnes décédées des suites de leur déportation ou de leur emprisonnement par les Allemands. 204(*) En 1930, la Toussaint est également l'occasion de déposer quelques gerbes sur les monuments évoquant « la fondation de l'Indépendance du pays ». De plus, cette année voit aussi l'inauguration du portique monumental de la pelouse d'honneur205(*), au cimetière d'Evere. 206(*) En 1932, hommage est rendu aux Bruxellois morts au service de l'oeuvre coloniale congolaise.207(*) Remarquons que le cérémonial est figé jusque dans son itinéraire208(*). Chaque année, les participants empruntent le boulevard Emile-Bockstael (A), la place Emile-Bockstael (B), les rues Marie-Christine (C), du Champ de l'Eglise (D) et parvis Notre-Dame puis rentrent dans le cimetière (E).209(*)

Figure 3 Parcours des cérémonies de la Toussaint, à Bruxelles.

Pour ce qui est de Liège, les cérémonies ont lieu au cimetière de Robermont et le cortège démarre du Boulevard d'Avroy.210(*) Les édiles communaux se rendent également- et en premier lieu- au cimetière de Saint-Walburge et en fin de journée, au Bastion pour s'incliner sur la tombe des frères Collard211(*). Les cérémonies liégeoises de la Toussaint sont marquées par la présence de représentants français, anglais et italiens.212(*)

Les cérémonies montoises de la Toussaint ne sont jamais reprises par la presse locale. La seule mention de la Toussaint que nous ayons trouvée pour cette ville concerne l'état des cimetières. Les tombes des défunts seraient mieux entretenues « dans la région qu'ailleurs dans le pays »213(*) où elles sont souvent laissées sales malgré la ferveur.214(*) Peut-être peut-on y voir une justification : la Ville de Mons n'organise pas de grands cortèges mais cela n'empêche pas ses concitoyens de prendre soin de leurs morts.

En conclusion, une certaine commémoration civique de la guerre s'est greffée sur la tradition religieuse de la Toussaint. Ses cérémonies continuent d'être un moment majeur dans le calendrier commémoratif. Journée de recueillement des familles, elle portait en elle une pratique initiée dans les années de guerre : rendre collectivement hommage aux morts et disparus.215(*) Elle reste donc la journée du deuil, de la douleur et du recueillement. Ce n'est qu'à partir de 1928, que ce pèlerinage patriotique, organisé par La Ligue du Souvenir et les sections locales de la Fédération Nationale des Combattants, est qualifié de « traditionnel ».216(*) Ces cérémonies, mêlant hommages intimes et collectifs, ont pour mission de montrer aux familles à quel point toute une population peut être reconnaissante envers ceux qui se sont battus pour la Patrie.217(*)

* 186 En effet, Toussaint et Jour des Morts remontent à l'antique fête celte dédiée à Samain. Cette fête marquait la fin de l'année et l'entrée dans la période hivernal où les hommes connaissaient une pause consacrée à la pensée de ceux qui n'étaient plus.

BERNARD F., Fêtes chrétiennes: du jour des Morts à la fête de la Réformation, Paris, L'Harmatan, 2007, p. 5-6.

* 187CLAISSE S., Ils ont bien mérité de la patrie! Monuments aux soldats et aux civils belges de la Grande Guerre, mémoire(s) et reconnaissance (1918-1924), Thèse de doctorat en Histoire, inédit, Louvain-la-Neuve, année académique 2005-2006, p. 50-51.

* 188La Province, 3 novembre 1924, p.6.

* 189La Dernière Heure, 4 novembre 1927, p.3.

* 190ARCHIVES DE LA VILLE DE BRUXELLES, Fêtes et cérémonies: Participation des élèves à des manifestations, 1919-1925, AVB IP II 1836.

* 191CHEVALIER J. ET GHEERBRANT A., Dictionnaire des symboles : mythes, rêves, coutumes, gestes, formes, figures, couleurs, nombres, Paris, Robert Laffont, 1990, p. 191-195.

* 192DALISSON R., « La célébration du 11 novembre, l'enjeu de la mémoire combattante : héritages et pratiques, 1919-1939 », in Guerre mondiales et conflits contemporains, n° 192, 1999/1, p. 18.

* 193 Le Conseil Communal bruxellois précise que le pèlerinage a pour but de « déposer des couronnes sur les tombes des victimes du Devoir, des fusillés et des militaires morts pour la Patrie ».

ARCHIVES DE LA VILLE DE BRUXELLES, Section fonds administratif: Manifestation patriotique du 21 juillet 1919 et les Pèlerinages de la Toussaint dans les anciennes communes de Laeken, Nerder-over-Heembeek et Haren, 1919-1934, AVB IP II 2675.

* 194 Ces dates reflètent la temporalité des documents que nous avons pu trouver.

ARCHIVES DE LA VILLE DE BRUXELLES, Section fonds administratif: Manifestation patriotique du 21 juillet 1919 et les Pèlerinages de la Toussaint dans les anciennes communes de Laeken, Nerder-over-Heembeek et Haren, 1919-1934, AVB IP II 2675.

La Nation Belge, 1e novembre 1919, p.1.

Le Soir, 1e novembre 1919, p.1

* 195La Dernière Heure, 2 novembre 1928, p.1-2. ; Le Drapeau rouge, 1e novembre 1928, p.1. ; La Libre Belgique, 2 novembre 1919, p.2. ; La Libre Belgique, 2-3 novembre 1926, p.2. ; La Libre Belgique, 3 novembre 1934, p.1. ; La Nation Belge, 2-3 novembre 1920, p.1. ; La Nation Belge, 2 novembre 1927, p.1-3. ; Le Journal de Liège, 2 novembre 1926, p.2. ; Le Journal de Liège, 3 novembre 1935, p.2. ; Le Soir, 2 novembre 1922, p. 2. ;

* 196La Dernière Heure, 3 novembre 1919, p.1-2. ; La Dernière Heure, 2 novembre 1939, p.2. ; La Libre Belgique, 3 novembre 1921, p.2. ; La Libre Belgique, 3 novembre 1931, p.2. ; La Libre Belgique, 3 novembre 1935, p.2. ; La Nation Belge, 1e novembre 1921, p.1. ; Le Journal de Liège, 1-2 novembre 1925, p.2. ; Le Journal de Liège, 3 novembre 1930, p.1. ; Le Soir, 2-3 novembre 1928, p.1.

* 197De Schelde, 1e novembre 1921, p.1. ; De Schelde, 2 novembre 1922, p.1. ; La Dernière Heure, 2 novembre 1919, p.1. ; La Dernière Heure, 2 novembre 1935, p.3. ; La Libre Belgique, 3 novembre 1922, p.1. ; La Nation Belge, 2 novembre 1922, p.1. ; La Nation Belge, 2 novembre 1929, p.3. ; Le Journal de Liège, 1e novembre 1924, p.2. ; Le Journal de Liège, 3 novembre 1939, p.2. ; Le Soir, 1e novembre 1930, p.2. 

* 198ARCHIVES DE LA VILLE DE BRUXELLES, Pèlerinage au cimetière de Laeken, 1919-1920, AVB Cultes 1337.

ARCHIVES DE LA VILLE DE BRUXELLES, Cérémonies de la Toussaint, 1924-1925, AVB IP II 1651.

* 199ARCHIVES DE LA VILLE DE BRUXELLES, Section fonds administratif: Manifestation patriotique du 21 juillet 1919 et les Pèlerinages de la Toussaint dans les anciennes communes de Laeken, Nerder-over-Heembeek et Haren, 1919-1934, AVB IP II 2675.

* 200ARCHIVES DE LA VILLE DE BRUXELLES, Pèlerinages de la Toussaint, 1935-1939, AVB IP II 2676.

* 201La Dernière Heure, 2 novembre 1922, p.1. ; La Dernière Heure, 2 novembre 1931, p.1-3. ; La Libre Belgique, 3 novembre 1923, p.2. ; La Libre Belgique, 3 novembre 1925, p. 2. ; La Nation Belge, 3 novembre 1923, p.1. ; La Nation Belge, 2 novembre 1924, p.1. ; Le Journal de Liège, 1-2 novembre 1923, p.2. ; Le Soir, 1e novembre 1939, p.2. ;

* 202 Parmi ces cimetières, deux sont plus particulièrement représentés dans la presse. Tout d'abord, le cimetière d'Evere qui est le premier cimetière de Bruxelles. Les manifestations officielles ont d'ailleurs principalement lieu dans ce cimetière. L'autre est celui de Laeken. Le pèlerinage de Laeken s'inscrit dans le cadre de l'amitié franco-belge qui est née de la Grande Guerre et qui mène à la signature de l'accord militaire franco-belge. A partir de juillet 1927, ce cimetière prend une toute nouvelle importance en lien avec l'inauguration du entre le 15 et le 17 juillet 1927, du monument au Poilu Inconnu Français. Dès lors, des pèlerinages y sont organisés (14 juillet, Toussaint et 11 novembre) par l'attaché militaire, des groupes français et belges d'anciens combattants ainsi que le Souvenir Français ou encre la Fédération des Sociétés Wallonnes de l'Arrondissement de Bruxelles. A partir de cette année 1927, le compte-rendu de ces pèlerinages est inséré dans ceux des commémorations du 11 novembre, sous le titre « Au Poilu Inconnu ». En fonction des années, les Anciens Combattants et Associations patriotiques qui le souhaitent se rendent avant ou après la cérémonie au Soldat Inconnu afin d'incliner leurs drapeaux respectifs, de s'y recueillir en silence et d'y jouer les hymnes nationaux.

BALACE F., « Le soldat inconnu belge : du lieu de mémoire au lieu d'affrontement », in COCHET F. et GRANDHOMME J-N. (dir.), Les Soldats Inconnus de la Grande Guerre : La mort, le deuil, la mémoire, Paris, SOTECA, 14-18 Editions, 2012, p.381-382 ; ERGEN N., La mémoire de la Grande Guerre à travers les monuments aux morts dans les communes d'Ans, Awans et Saint-Nicolas, Mémoire de master en Histoire, inédit, université catholique de Louvain-la-Neuve, année académique 2000-2001, p. 197-198.

* 203La Dernière Heure, 2 novembre 1923, p.6. ; Le journal de Liège, 1e novembre 1922, p.1. (Annonce de l'inauguration pour l'année suivante).

* 204ARCHIVES DE LA VILLE DE BRUXELLES, Section fonds administratif: Manifestation patriotique du 21 juillet 1919 et les Pèlerinages de la Toussaint dans les anciennes communes de Laeken, Nerder-over-Heembeek et Haren, 1919-1934, AVB IP II 2675. Programme 1925.

* 205 Les pelouses d'honneur sont réservées à l'inhumation des anciens combattants belges et alliés, ainsi qu'aux prisonniers politiques, résistants, déportés et réfractaires dont les mérites sont officiellement reconnus et qui remplissent l'une des conditions ci-après : avoir été domicilié dans la commune au moment de la mobilisation ou de l'incarcération ou être domicilié sur le territoire de la commune au moment du décès. Les bénéficiaires sont tenus d'adopter le modèle de pierre tombale en vigueur pour cette partie du cimetière. La plaque de marbre est commandée et payée par l'association des anciens combattants?En cas d'incinération, les restes mortels pourront être acceptés en cellule de columbarium, aux mêmes conditions qu'en pelouse d'honneur.

VAN BOL J-M., Les funérailles et les sépultures: aspects civils et administratifs, Bruxelles, Editions Larcier, 2003, p.142; PHILIPPART C., Entre faits de vie et faits de guerre, Namur, Editions namuroises, 2010, p.157.

* 206ARCHIVES DE LA VILLE DE BRUXELLES, Section fonds administratif: Manifestation patriotique du 21 juillet 1919 et les Pèlerinages de la Toussaint dans les anciennes communes de Laeken, Nerder-over-Heembeek et Haren, 1919-1934, AVB IP II 2675. Programme 1930.

* 207ARCHIVES DE LA VILLE DE BRUXELLES, Section fonds administratif: Manifestation patriotique du 21 juillet 1919 et les Pèlerinages de la Toussaint dans les anciennes communes de Laeken, Nerder-over-Heembeek et Haren, 1919-1934, AVB IP II 2675. Programme 1932.

* 208 N'ayant pu trouver de cartes de l'époque en suffisamment bon état pour une utilisation, nous utilisons une carte actuelle. Lorsque les noms de rues changent entre les deux époques, nous l'indiquerons en note de bas de page.

* 209ARCHIVES DE LA VILLE DE BRUXELLES, Section fonds administratif: Manifestation patriotique du 21 juillet 1919 et les Pèlerinages de la Toussaint dans les anciennes communes de Laeken, Nerder-over-Heembeek et Haren, 1919-1934, AVB IP II 2675.

* 210Le Journal de Liège, 1-2 novembre 1922, p.2.

* 211Les Frères Collard: en 1916, Louis et Anthony Collard, Tintignolais de moins de 20 ans, nourrissent l'espoir de se rendre sur le front de l'Yser pour y être guides d'aviateurs. Arrivés à Liège, ils sont recrutés par le réseau de la Dame Blanche. Ils commencent alors leurs missions d'espionnage sous les noms Godefroid 1 et Godefroid 2. Le 8 mars 1918, ils sont capturés par l'ennemi. Après quatre mois de détention, le 28 juin 1918, les frères Collard et cinq autres prisonniers passent devant le Kriegsgericht (Conseil de Guerre) à Liège. Considérés par l'occupant comme les plus grands espions capturés depuis le début de la guerre, les frères Collard ne se font aucune illusion sur leur sort. Le 2 juillet, l'auditeur militaire annonce leur condamnation à mort. Leur recours en grâce est rejeté. Le 18 juillet 1918, Louis et Anthony Collard sont fusillés à La Chartreuse. Face au peloton, ils chantent le Magnificat, hymne d'allégresse et de triomphe de la liturgie catholique. Plusieurs ouvrages leur sont consacrés entre 1920 et 1923.

VAN YPERSELE L., « La Patrie en guerre », in DEKONINCK R., WATTHEE-DELMOTTE M., L'idole dans l'imaginaire occidental, Paris, L'Harmatan, 2005, p.245 ; VAN YPERSELE L., DEBRUYNE E. et CLAISSE S., De la guerre de l'ombre aux ombres de la guerre : l'espionnage en Belgique durant la guerre 1914-1918, Bruxelles, Editions Labor, 2004, p. 236.

* 212Le Journal de Liège, 3 novembre 1923, p.2.

* 213La Province, 4 novembre 1934, p.2.

* 214La Province, 4 novembre 1934, p.2.

* 215JAGLIESKI J-F., Le Soldat Inconnu, Invention et postérité d'un symbole, Paris, Imago, 2005, p.88 ; CLAISSE S., Ils ont bien mérité de la patrie! Monuments aux soldats et aux civils belges de la Grande Guerre, mémoire(s) et reconnaissance (1918-1924), Thèse de doctorat en Histoire, inédit, Louvain-la-Neuve, année académique 2005-2006, p. 50-51.

* 216La Dernière Heure, 2 novembre 1928, p.1-2. ; Le Soir, 2-3 novembre 1928, p.1. 

* 217BIEVEZ E., La mémoire de la GrandeGuerre à travers les monuments aux morts dans les communes de Huy, Tihange et Ben-Ahin, Mémoire de master en histoire, inédit, Louvain-La-Neuve, année académique 2002-2003, p. 83.

précédent sommaire suivant