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Les commémorations du 11 novembre en Belgique francophone pendant l'entre-deux-guerres. Les cas de Bruxelles, Liège et Mons

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par Emeline WYNANTS
Université de Liège - Master en histoire 2012
  

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2.9.3.2 A Mons.

Les célébrations de l'Armistice commencent à Mons dès le 11 novembre 1918 avec la signature du Livre d'Or de la ville par les autorités militaires qui ont libéré celle-ci. Le 13 novembre, les manifestations se poursuivent par l'inhumation des huit soldats canadiens tombés lors de la reprise de la ville de Mons. Le 19, le collège échevinal exprime son admiration et sa reconnaissance au corps canadien. Le 22, le collège avise les quatre généraux responsables de la libération, qu'ils sont nommés « citoyens d'honneur » de la ville de Mons.641(*)

Comme nous l'avons dit plus haut, le choix d'une date fut difficile et plusieurs commémorations eurent lieu à différents moments au cours des premières années d'après-guerre. Ce n'est que le 25 juin 1925, que le collège échevinal montois prend la décision d'unifier les cérémonies commémoratives en les reportant toutes à la date du 11 novembre, jour férié légal. Cependant, le 24 août 1924 et à la même époque de 1927 à 1929, un office est célébré à Notre-Dame de Messine à la mémoire des civils tombés le 23 août 1914.642(*)

Dès 1919, les édiles communaux demandent à la population de pavoiser les maisons aux couleurs nationales et alliées. 643(*)

Dès 1922644(*), une mécanique bien huilée se met en place concernant lerituel de la commémoration :

Tout commence à 10h par un rassemblement au Parc Communal afin de fleurir le monument aux Montois morts pour la Patrie. Après que le Conseil Communal ait déposé ses gerbes, une minute de recueillement se fait et enfin l'assistance défile pieusement devant le monument. Ensuite, les participants forment un cortège qui se met en branle pour rejoindre le cimetière de la ville où aura lieu le même cérémonial. Ce cortège est toujours formé dans le même ordre :

1. Police et musique militaire

2. Conseil communal et Autorités

3. Orphelins de la guerre

4. Invalides et mutilés militaires

5. Délégués officiels de l'armée, Amicale des officiers et sous-officiers

6. Combattants belges et croix de feu

7. Groupements coloniaux

8. Combattants français

9. Combattants britanniques

10. Prisonniers politiques et agence de renseignements (pro patria)

11. Invalides civils

12. Déportés et autres groupes nés de la guerre

13. Boy-scouts

14. Royale Harmonie de Mons et Les sociétés locales dans l'ordre de leur arrivée

15. Les écoles officielles

16. Les écoles libres.

Chaque année, le cortège suit le même itinéraire :

Au départ de la Place du Parc Communal, le cortège emprunte la Rue des Quatre Fils Aymon, les rues Verte, de la Biche, d'Havré, la chaussée du Roeulx et le chemin de la Procession jusqu'au cimetière de Mons. 645(*)

Figure 17 Parcours pour les cérémonies montoises.

La commémoration se poursuit par un rassemblement qui, vers 11 heures, se forme au cimetière où a lieu le rituel de la minute de silence646(*) : le bourdon du Beffroi qui sonne le glas depuis 10h59 annonce le début de la minute de recueillement. A 11h et une minute, le carillon, le bourdon du Beffroi, toutes les cloches des églises, chapelles et les sirènes des usines se font entendre. Finalement, une seconde sonnerie retentit à 11h15.647(*) Après cette minute de silence, les dépôts de fleurs par les autorités locales et le cortège des Invalides, combattants, sociétés et écoles se font, au son des hymnes alliés, devant la Croix du Sacrifice648(*). Les autorités fleurissent aussi l'enclos des évacués. Ensuite, elles se rendent à la Croix de la Bascule - dès 1924-, au monument Charles Simonet649(*) pour y déposer des fleurs et elles rentrent à l'hôtel de ville pour fleurir les plaques irlandaise -inaugurée le 13 novembre 1922650(*)- et canadienne -installée le 12 juin 1926651(*)-. Dès 1934, il faut ajouter à cette liste des monuments à fleurir à l'occasion de l'Armistice, la fontaine souvenir dédiée aux combattants de 1830 et le monument aux morts des 1e et 4e régiments de Chasseurs à Pieds652(*).653(*)

Tout au long de nos recherches sur les commémorations montoises, nous avons pu constater que certains Montois tentent d'obtenir des cérémonies publiques en l'honneur d'un mort en particulier mais le collège échevinal se doit de refuser et de ne privilégier que les cérémonies en l'honneur de tous les soldats montois tombés pour la défense du sol national.654(*) A plusieurs reprises, des citoyens montois reprochent au Bourgmestre d'avoir gaspillé l'argent communal afin d'organiser des « réjouissances inappropriées » lors de la commémoration des morts pour la Patrie. Nous pouvons noter aussi que ce genre de commémoration est prévu pour réaliser la communion de tous dans le culte de ceux qui sont tombés pour une cause profondément juste et pour la réalisation d'un idéal éminemment respectable.655(*) Concernant Mons, la célébration de l'Armistice n'est pas le seul but. Les commémorations montoises ont la vocation de célébrer les Soldats du Commonwealth pour la libération de la ville mais aussi la célébration et l'hommage à ces Britanniques qui ont sacrifié leur vie pour la ville de Mons.656(*)

Enfin, au niveau religieux, nous avons remarqué que des offices spéciaux avaient lieu lors d'inaugurations de monuments, lors d'anniversaires importants comme les dix et les vingt ans. Ils ont parfois lieu à la demande des concitoyens et sont alors dédiés à l'un ou plusieurs défunts patriotes. 657(*)

Très vite, les longs compte-rendus laissent place à de petits articles régionaux où l'on qualifie la cérémonie « d'habituelle », de « rituelle ». L'on privilégie un tour des cérémonies (Paris, Londres, Varsovie, Bruxelles,...) et dès les débuts du Relais Sacré, celui-ci est plus narré que les cérémonies du Souvenir, très probablement à cause du côté théâtral que lui confère le passage de flambeaux au coeur de la nuit.

2.9.3.2.1 Les Particularités montoises.
2.9.3.2.1.1 Le pèlerinage des « Old Contemptibles ».

La particularité de la commémoration montoise est le pèlerinage des Old Contemptibles. Il nous a parut nécessaire, dans un premier temps, d'identifier les personnes auxquelles s'appliquait à cette expression. Ce terme vient de l'ordre du jour du 19 août 1914 du Kaiser Guillaume II. Ce dernier intimait au Général von Kluck - commandant de la première armée allemande- : « C'est mon commandement impérial et royal, que vous concentriez vos énergies pour le présent vers la poursuite d'un but unique, à savoir que vous mettiez en oeuvre votre habileté et toute la valeur de mes soldats pour exterminer tout d'abord l'Anglais félon et bousculer et annihiler la méprisable petite armée du général French658(*) ». Cette déclaration officielle n'a jamais été remise en question même si certains ont prétendu qu'il s'agissait d'une traduction incorrecte.659(*)

En outre, cette déclaration contribua, dans une large mesure, à l'utilisation de la métaphore « David-Goliath » pour parler des forces alliées face aux forces allemandes. En effet, quelques jours après la publication de cet ordre du jour dans le Times, ce même journal publie un poème intitulé : « French's Contemptible Little Army ».

The Kaiser scoffed at the British Army and labelled it "contemptible" because it was small. He felt grossly insulted that any army that did not count its men in millions should dare to assail the might of the Hollenzollerns, and against this small British David, in a pronouncement which will certainly be historic, he directed his Goliath legions to concentrate their energies.660(*)

Le Kaiser s'est moqué de l'Armée Britannique et l'a qualifiée de « méprisable » car elle était petite. Il a grossièrement insinué que n'importe quelle armée qui ne compte pas ses hommes en millions ne devrait pas oser attaquer la puissance des Hollenzollern, et dans une déclaration qui sera certainement historique, il a commandé à ses légions Goliath de concentrer leur énergie contre ce petit David britannique

Les Old Contemptibles  sont donc des combattants ayant appartenu à la British Expeditionary Force (BEF). Plus précisément, il s'agit des membres de la 5ème Brigade de Cavalerie, des 1ière et 2e Divisions du 1er Corps, des 3e et 5e Divisions du 2e Corps et de la 19e Brigade d'Infanterie , c'est-à-dire ceux qui ont participé à la bataille de Mons du mois d'août 1914.661(*)Mais pour être un Vieux Méprisable , il faut avoir été en service actif entre le 5 août et le 22 novembre 1914. Il faut donc pouvoir bénéficier de la décoration 1914 Star , aussi connue sous le nom Mons star.662(*)

Figure 18ASCOLI D., The Mons star. The British Expeditionary Force 1914, Edinburgh, Birlinn, 1981, p. IX

La tradition du pèlerinage des Old Contemptibles remonte vraisemblablement à l'année 1926. L'association The Old Contemptibles  est créée le 25 juin 1925 par le Capitaine Danny.663(*) Toutefois, en 1926, on trouve mention de la présence d'une délégation de combattants anglais mais celle-ci n'est pas qualifiée de  Old Contemptibles.664(*)Il faut attendre 1927 pour trouver dans la presse, la première mention qui date du 14-15 novembre 1927 : « Notre ville a, de nouveau, reçu la visite des membres de la Old Contemptible Association... ».665(*)

A partir de ce moment et ce jusqu'en 1938666(*), une délégation de membres de l'association entreprend le voyage en Belgique, quelques jours avant le 11 novembre. Entre 1926 et 1932, le même rituel est respecté : arrivés en Belgique par Ostende, les  Old Contemptibles  font une halte à Bruxelles et sont ensuite accueillis à la gare de Mons par les autorités communales et les associations patriotiques de la ville. Les édiles communaux les passent en revue, à la suite de quoi, un cortège se forme. Au son de la musique régimentaire, ce cortège se dirige vers l'hôtel de Ville pour y recevoir un vin d'honneur. Le lendemain, ces soldats anglais prennent part à la cérémonie organisée par la ville - allant du monument aux Montois morts pour la Patrie à la Croix du Sacrifice au cimetière Communal-. L'un des moments forts de ce pèlerinage est la minute de recueillement au monument à la Bascule667(*).668(*)

Dès 1933, les Old Contemptibles  participent à un nouveau pèlerinage à Bruxelles. La veille des cérémonies montoises, les  Old Contemptibles  font halte à Bruxelles où leur marraine, Ada Bodart669(*), les accueille à la gare. Le lendemain elle les conduit à la tombe du Soldat Inconnu où ils sont reçus par le bourgmestre Adolphe Max ainsi que par l'attaché militaire britannique. Après un pieux  recueillement, ils se rendent à la prison de Saint-Gilles visiter et fleurir la cellule d'Edith Cavell. Le reste de leur pèlerinage bruxellois est plus festif : réception à la caserne des grenadiers, thé au Cercle Gaulois, gala en soirée. Et ce n'est qu'après cette journée, que les Old Contemptibles gagnent Mons. 670(*)

* 641ARCHIVES DE L'ETAT À MONS, Archives de la ville de Mons, section contemporaine, n°276, lettre adressée aux futurs citoyens d'honneur de la ville, datée du 20 novembre 1918.

* 642UMONS,Fonds Licope, 3.I n°15, Bulletin communal, Juin 1925. Et ARCHIVES DE L'ETAT À MONS, Archives de la ville de Mons, section contemporaine, n°272, Papiers relatifs aux offices célébrés en l'honneur des soldats tombés au champs d'honneur ou des civils.

* 643ARCHIVES DE L'ETAT À MONS, Archives de la ville de Mons, section contemporaine, n° 273. Affiches communales datées de novembre 1919 à 1939.

* 644 C'est cette année qui voit l'inauguration du monument aux Montois morts pour la Patrie.

NIEBES P-J, « La mémoire de la Grande Guerre à Mons (1918-1927) », in Mémoires et publications de la Société des Sciences des Arts et des Lettres du Hainaut, 105, 2010, p. 132.

* 645La Province, 2-3 novembre 1925, p.2. ; La Province, 9 novembre 1927, p. 2. ; La Province, 8 novembre 1928, p.2. 

* 646 Celle ayant lieu au Parc communal n'est pas formalisée comme l'est celle-ci.

* 647Première publication : La Province, 5 novembre 1920, p.2. Par la suite, le même article est repris et publié à la même date.

* 648 Il s'agit de la Croix du Sacrifice installée près des tombes britanniques, dans le cimetière communal de Mons. Cette croix est inaugurée à l'occasion du troisième anniversaire de l'armistice.

La Dernière Heure, 13 novembre 1921, p.1

Mons possède une deuxième Croix du Sacrifice au cimetière militaire de Saint-Symphorien. Celle-ci est inaugurée en novembre 1922.

La Province, 14 novembre 1922, p.2.

Entretien avec Bourdon Yves (spécialiste des questions militaires relatives à Mons durant les deux guerres), 4 juin 2013.

* 649Charles Simonet (26 septembre 1872-6 novembre 1915): Après de brèves études, il entre comme apprenti dans un journal montois mais devient très vite marbrier car il doit subvenir aux besoins de sa famille puisque son père est mort. Peu avant la guerre, il est marchand de journaux à Mons. Patriote dans l'âme, il s'enrôla dans un service de renseignements dès le mois d'octobre 1914. Trahi, il fut dépisté par la police allemande et arrêté le 20 mai 1915 au moment où il se rendait chez son chef de service pour lui montrer un document du gouvernement britannique le félicitant de son zèle et de son dévouement. Le 2 novembre 1915, il est condamné à mort et le 6 novembre, à 6 heures du matin, il est fusillé au Tir National de Schaerbeek. Le dimanche 25 mai 1919 la population entière de Mons l'accueillait à la gare pour le conduire à la nécropole et le 25 août 1923, ses cendres glorieuses étaient descendues dans le mausolée que la ville lui a destiné. Il a été fait Chevalier de l'Ordre de Léopold à titre posthume.

PIÉRARD C., « Charles Simonet », in Souvenons-Nous, Pâturages, Ballez-Colmant-Wuillot, 1924, p. 178-179.

* 650ARCHIVES DE L'ETAT À MONS, Archives de la ville de Mons, section contemporaine, n°237 : programme de l'inauguration de la place commémorative irlandaise ; La Province, 13-14 novembre 1922, p. 2

* 651ARCHIVES DE L'ETAT À MONS, Archives de la ville de Mons, section contemporaine, n°478.- : programme de l'inauguration de la plaque commémorative canadienne.

* 652 Inauguration le 20 mai 1934.

ARCHIVES DE L'ETAT À MONS, Archives de la ville de Mons, section contemporaine, n°1855 : programme de l'inauguration de monument dédié aux chasseurs ardennais

* 653La Province, 12 novembre 1922, p.2. ; La Province, 11-12 novembre 1924, p.2. ; La Province, 12-13 novembre 1925, p.3. ; La Province, 11 novembre 1926, p.2. ; La Province, 12 novembre 1927, p.1-2. ; La Province, 12 novembre 1928, p.2 ; La Province, 11-12 novembre 1929, p.3. ; La Province, 11 novembre 1930, p.2. ; La Province, 11-12 novembre 1931, p.1. ; La Province, 12-13 novembre 1932, p.1-2. ; La Province, 10-11 novembre 1933, p.2-3. ; La Province, 12-13 novembre 1934, p.2. ; La Province, 11 novembre 1936, p.2. ; La Province, 12-13 novembre 1938, p.1-2. 

* 654ARCHIVES DE L'ETAT À MONS, Archives de la ville de Mons, section contemporaine, n°1674 : lettre refusant d'organiser une cérémonie en l'honneur du fils du citoyen Dupont, octobre 1920.

* 655ARCHIVES DE L'ETAT À MONS, Archives de la ville de Mons, section contemporaine, n°1675 : : lettre refusant d'organiser une cérémonie en l'honneur du fils du citoyen Cochin, mai 1921.

* 656La Province, 10 novembre 1919, p.2. ; La Province, 8 novembre 1920, p.1. ; La Province, 11-12 novembre 1921, p.2. ; La Province, 13 novembre 1922, p.3. ; La Province, 9 novembre 1923, p.2. ; La Province, 10-11 novembre 1924, p.1. ; La Province, 7 novembre 1925, p.2. ; La Province, 12 novembre 1926, p.2 ; La Province, 12-13 novembre 1927, p. 2. ; La Province, 9 novembre 1928, p. 2. ; La Province, 9 novembre 1929, p1. ; La Province, 10 novembre 1930, p.2. ; La Province, 8 novembre 1931, p.2. ; La Province, 9-10 novembre 1932, p.1. ; La Province, 11 novembre 1933, p.1. ; La Province, 10-11 novembre 1934, p.2. ; La Province, 9 novembre 1935, p.3. ; La Province, 12 novembre 1936, p.2. ; La Province, 11 novembre 1937, p.2. ; La Province, 11-12 novembre 1938, p.1.

* 657ARCHIVES DE L'ETAT À MONS, Archives de la ville de Mons, section contemporaine, n°272 : Papiers relatifs aux offices célébrés en l'honneur des soldats tombés au champs d'honneur ou des civils ; La Province, 8 novembre 1928, p.2, La Province, 13 novembre 1929, p.1.

* 658 General French's contemptible little army.

* 659WARREN W. (préf.), Jugés par eux-mêmes, Paroles allemandes, Paris, Nancy, Berger-Levrault, 1916, p.80. Il est mentionné dans cet ouvrage que cette citation ait été rapportée dans le Times, 2 octobre 1914.

* 660 Cité dans BARTHORP M., The Old Contemptibles, Oxford, Osprey Publishing, 2005, p. 34.

* 661TERRAIN J., Mons: The Retreat to Victory, Hertfordshire, Wordsworth Editions, 2000, p.22-34.

LOMAS D., Mons, 1914: The BEF's tactical triumph, Oxford, Osprey Publishing, 1997, p.12-25

* 662ASCOLI D., The Mons star. The British Expeditionary Force 1914, Edinburgh, Birlinn, 1981, p. IX-X.

* 663 La seule information que nous ayons été en mesure de trouver est que le Capitaine John Patrick Danny était un membre de l'artillerie royale.

Abney Park, London. The Old Contemptibles of glorious memory - parade once again to honour memory of Capt. Danny, founder of their association {vidéo en ligne}, Londres, British Pathé, 1931, (URL : http://www.britishpathe.com/video/the-old-contemptibles , page consultée le 1e juin 2013, dernière mise à jour non-mentionnée).

* 664La Province, 13 novembre 1926, p.3.

* 665La Province, 14-15 novembre 1927, p. 2.

* 666 Nous n'avons pas pu avoir accès aux informations concernant l'année 1939, en raison de l'état dans lequel se trouvaient ces documents. Notre recherche étant bornée à 1939, il est possible que ce pèlerinage ait repris après la Seconde Guerre.

* 667 Monuments aux morts britanniques comme nous le verrons dans le point suivant.

* 668Compte-rendus des cérémonies : La Province, 14-15 novembre 1927, p. 2. ; La Province, 11 novembre 1928, p.2. ; La Province, 11 novembre 1929, p.2 ; La Province, 12-13 novembre 1930, p.2 ; La Province, 9-10 novembre 1931, p.2. ; La Province, 6 novembre 1932, p.2.
Il faut noter que chaque année un ou deux jours avant l'arrivée de cette délégation, un appel aux sociétés patriotiques est publié, leur demandant de pavoiser leur maison aux couleurs alliées et d'être présent pour l'accueil à la gare.

* 669Ada Bodart (née de Doherty): protestante, irlandaise de naissance et Belge par mariage, cette mère de deux enfants est poursuivie pour résistance en 1915. Elle avait donné l'hospitalité à trente-six personnes qui voulaient rejoindre le front. Elle était la compagne de cellule d'Edith Cavell, et fut condamnée à quinze ans de travaux forcés par l'occupant allemand. Après guerre, elle sera la marraine des Old Contemptibles,

ABRAHAM H., En Belgique occupée lors de la Guerre 1914-1918 {en ligne: http://www.eglise-romane- tohogne.be/environs/images/en_belgique_occupee.pdf), (page consultée le 1e juin 2013, dernière mise à jour en décembre 2012), p. 22.

* 670Compte-rendus des cérémonies : La Province, 9 novembre 1933, p.2. ; La Province, 7 novembre 1934, p.1. ; La Province, 13 novembre 1935, p.2. ; La Province, 5 novembre 1936, p.2. ; La Province, 7 novembre 1937, p.2. ; La Province, 11-12 novembre 1938, p.2.

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