WOW !! MUCH LOVE ! SO WORLD PEACE !
Fond bitcoin pour l'amélioration du site: 1memzGeKS7CB3ECNkzSn2qHwxU6NZoJ8o
  Dogecoin (tips/pourboires): DCLoo9Dd4qECqpMLurdgGnaoqbftj16Nvp


Home | Publier un mémoire | Une page au hasard

 > 

Agrégats de mots sémantiquement cohérents issus d'un grand graphe de terrain


par Christian Belbèze
Université Toulouse 1 Capitole - Doctorat en informatique 2012
  

précédent sommaire suivant

2.6 Conclusion

Depuis quelques années, la création de communautés ou d'agrégats avec recouvrements est devenue un véritable objet de recherche. C'est la conséquence de l'appropriation par des chercheurs de la théorie des graphes et de l'évolution des outils informatiques associés. Pour ces « hommes de terrain », il est souvent évident que les communautés sont sur le terrain avec « recouvrements ». Les travaux de Gergely Palla en sont une illustration dans le domaine de la biologie [Palla&al-2005]. Ces travaux sont le plus souvent testés sur de petits graphes de test. Il n'est, alors, pas possible d'affirmer que les algorithmes présentés pour créer des communautés restent valides sur d'autres types d'objets et sur des graphes de taille beaucoup plus importante.

La différence principale, outre la taille, entre ces graphes de test d'un domaine bien particulier et les grands graphes de terrain tels que nous les avons définis est sans aucun doute le critère de dispersion du degré des noeuds. Dans certains domaines comme ceux étudié par G. Palla (Biologie, Chimie,...) [Palla&al-2005], les noeuds ont par nature un nombre limité de connexions. Il en sera de même pour les rencontres sportives entre clubs d'une région, sur une saison et les co-écritures d'articles entre chercheurs dans un espace-temps et/ou domaine de recherche circonscrit. Si l'expérimentation porte sur un Grand Graphe de Terrain, le type des objets le constituant est le plus souvent choisi pour que le graphe possède un critère de faible dispersion des degrés [Padrol-Sureda&al-2010].

Ces travaux sur le « terrain », conduisent aussi les mathématiciens à considérer le domaine. Mais la recherche est ici plus théorique. Les modèles sont ensuite validés généralement soit sur des graphes jouets, soit sur des graphes créés informatiquement, dont la ressemblance avec les grands graphes de terrain n'est pas prouvée. De plus, dans une recherche théorique rien n'empêche de poser comme paramètre le nombre de communautés à créer. Ceci n'est pas toujours possible de manière précise sur le terrain. Dans ce cas la grande majorité des méthodes proposées ne sont alors pas utilisables.

Dans la « vraie vie », les réseaux sociaux ou réseaux de relations entre acteurs ne possèdent pas le plus souvent, de limite à la valeur de degré. La limite théorique pour des échanges par e-mail serait par exemple de 20% de la population mondiale (population connectée en 2010) et bien plus pour des échanges par téléphone (puisqu'Internet peut être utilisé pour les échanges téléphoniques). Il existe bien des exceptions : sur Facebook le nombre d'« amis » est limité à 5000 or Dumbar estime lui la limite des réseaux d'amis d'une personne à 148 (Nombre de Dumbar) [Dumbar-1998]. Cependant, remarquons que celle-ci n'est pas une limite de reconnaissance mais de confiance. Ainsi, cela pourrait être la limite de taille maximale donnée à une communauté ou le nombre maximal de communautés d' « amis » auxquelles un acteur appartient. Mais cela ne conditionne aucunement le nombre de personnes avec lesquelles il est en connexion. La limite donnée sur Facebook a pour but de protéger le système de la saturation et d'éviter de trop galvauder la notion d' « amis » en obligeant les utilisateurs à en limiter le nombre.

2.6. Conclusion 86

Chapitre 2. Les algorithmes de création de communautés

Dans les grands graphes de terrain, où il n'existe pas de limite au degré d'un noeud, certains noeuds portent des valeurs de degrés extrêmes. Il est, de plus, impossible ou très difficile de prédéterminer un nombre de communautés optimal à créer. C'est un réseau de ce type que nous nous proposons d'étudier dans la deuxième partie de ce travail.

2.6. Conclusion 87

Deuxième partie. Nos propositions pour la création d'agrégats par rigidification et enrichissement

précédent sommaire suivant







Rassembler les contraires c est creer l harmonie