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Interactions et ancrage territorial des industries créatives: le cas de la Belle-de-Mai à  Marseille


par hélène sEVERIN
Université Aix-Marseille - Master 2 géographie du développement 2015
  

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INTRODUCTION

Les industries créatives apparaissent, depuis le prémisse de leur reconnaissance dans les années 1990 au Royaume-Uni, comme des éléments essentiels de l'économie culturelle. Depuis, elles sont classées par secteurs et regroupent les industries de secteurs créatifs et culturels. Les institutions se rendent de plus en plus compte depuis la création d'une nomenclature spécifique à ces industries, de leurs enjeux économiques, sociaux et politiques. De nombreux rapports nationaux et internationaux très fournis étudient d'ailleurs ces questions et tentent de donner une approche critique et subjective de cette économie créative. Notre mémoire portera sur ces industries et plus particulièrement sur leurs interactions et leur ancrage territorial. Nous aurons également une approche critique de l'état de l'art de l'économie créative et nous étudierons un cas particulier : celui du Pôle de la Belle-de-Mai à Marseille.

Le Pôle de la Belle-de-Mai est constitué de trois îlots, un îlot multimédia, un îlot patrimoine et un dernier consacré au spectacle vivant. Cet ensemble est lui même constitué d'industries de secteur culturel et créatif. Nous nous sommes alors demandé s'il existait des interactions entre ces trois îlots et entre les entreprises qui les constituent ? Nous nous sommes également posé la question de l'ancrage territorial de cet ensemble,c'est-à-dire quel est son rapport au territoire de la Belle-de-Mai. Finalement, nous étudierons l'impact de la présence d'un tel pôle sur son quartier et plus largement, sur Marseille.

Nous aurons, dans un premier temps, une approche théorique autour des concepts de Friche culturelle, de cluster et de proximité. Nous tenterons de voir si la Friche culturelle peut être un système productif local de type cluster où certaines proximités permettent les échanges. Nous développerons ensuite cette théorie autour du cas de la Belle-de-Mai avec, en seconde partie, les interactions entre les pôles et en troisième et dernière partie, leur ancrage.

L'objectif de ce mémoire est de montrer ou démontrer les hypothèses suivantes :

- la culture est une ressource aux vertus développantestrès à la mode dans le discours des politiques locales mais qui, finalement, n'est activable qu'avec les créatifs et leur proximité organisée;

- d'un point de vue économique, les industries créatives permettraient de créer de l'emploi sur des territoires qui ont été en déclin, mais ces emplois ne visent pas les populations qui ont subit ce déclin ;

- d'un point de vue social, l'implantation de ces industries créatives a permis la création de nouvelles formes de liens entre un quartier en déprise et le lieu culturel ;

- d'un point de vue urbain, les événements initiés par ces mêmes industries permettent de « redorer » l'image parfois néfaste des villes et dans certains cas-d'une manière plus locale -, des quartiers défavorisés ;

- l'implantation des industries créatives n'est tout de même pas toujours la solution miracle aux différents problèmes que peut subir un territoire ;

- finalement, est-ce que le choix du développement des territoires créatifs au dépend des autres ne serait-il pas néfaste au renouvellement social ?

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