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l'analyse des causes de l'insecurité permanente dans la region de grand lacs cas de la republique democratique du congo

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par Prosper Dinganga Sikabaka
université pedagogique nationale - graduat en relations internationales 2008
  

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SECTION I : ANALYSE GLOBALISANTE DE L' INSECURITE EN AFRIQUE

La situation de l'Afrique contemporaine a mis en évidence les formes de violences après la fin de la guerre froide et de l'apartheid en Afrique du sud, ont permis les proliférations des armes dans diverses régions de l'Afrique.

Le reflet d'entité chaotique ingouvernable sur le continent africain a été la manipulation des conflits dans la région des grands lacs, une ère des conflits géopolitique dans la région. A la suite de génocide, la conflictualité qui a repris ses menaces dans une spirale de violence et de déflagration totale.

En effet , la guerre de libération en Afrique du sud a jouée un rôle, important dans l'émergence de nouvelles forme de violence , elle a initie une culture révolutionnaire de violence destructible dans la région des grands lacs .La fin de la guerre froide a affecté le grands le système d'approvisionnement d'armes et la prolifération des armes dans cette région, a négativement affecté tous les aspect de la paix et de la sécurité .L'inféodation et l'ethnisation du pouvoir locale ont constitue la véritable source , qui a jailli le cycle de violence dans tous les pays de la région en l'occurrence ; le Rwanda , le Burundi , l'Ouganda et la République Démocratique du Congo.

1. REGIONALISATION DE LA L'INSECURITE

Le problème de l'insécurité aux frontières du Rwanda et de La République Démocratique du Congo que pose les dirigeants Rwandais pour justifie l'attaque du territoire congolais par l'armée rwandaise plonge d'avantage cette «sale guerre» dite des grands lacs dans un degré de complexité et de confusion fortement accentué.

Il convient de rappeler qu'a la fin de la colonisation belge, le Rwanda- Urundi appariaient comme des Etats fortement divisé càd on distingués ce trois tribus à savoir : les Huts, les Twas, les Tutsi, avec deux ethnies rivales notamment le Hutus et les Tutsi prêts à en découdre au moyen de toutes les armes possible pour se disputer le pouvoir. Par ailleurs, la République Démocratique du Congo est liée à la même histoire.

Le Rwanda et le Burundi, mais elles n'ont pas connu de dichotomies raciales grâce à l'homogénéité des peuples bantous qui la compose.

En outre, il faut noter aussi les tracés des frontières effectués lors de la conférence de Berlin qui constitue aujourd'hui une source des conflits dans la région des grands lacs. En effet, après ce partage, certaines population appartenant aux même groupe ethniques se sont retrouvés brutalement séparées les unes des autres. Ainsi, des sociétés des civilisations hétérogènes, qui liaient souvent dans le passé les rapports conflictuels du type guerrier ou esclavagiste, qui se sont retrouvés entrain de coexister au sein d'une même entité.

L'histoire récente du Rwanda relève en effet que pour mieux cerner ce problème de l'instabilité dans ce pays, il conviendrait que nous jetions un regard sur l'Ouganda. Depuis la prise du pouvoir de YOWERI MUSEVENI a la suite d'une répression brutale mené contre les Tutsis par le pouvoir Huts en 1963, plus de 150.000 rwandais de souche Tutsis avaient pris le chemin de l'exil vers des pays voisins, principalement vers l'Ouganda et la République Démocratique du Congo, laissant derrière eux un pays versé dans un système de totalitarisme ethnique, dont le dernier monarque fut sans nul doute Juvénal HABYARIMANA, resté au pouvoir de 1973à1994.1(*)5

Ces exilés Rwandais tenteront vainement à maintes reprises des coups de force contre le pouvoir Hutus. C'est ainsi qu'en 1981, la rébellion ainsi constituée, sous l'appellation FPR, composée essentiellement de la génération des réfugiés Thusis établis en Ouganda décida de voler au secours d'un mouvement insurrectionnel armé Ougandais dénommer ; la NRA, dirigé par YOWERI MUSEVENI1(*)6

Deux jeunes hommes d'origine rwandaise se font remarquer au sein de la NRA, en l'occurrence de RUGIEMA F, qui prendra plus tard le commandement du FPR, et Paul KAGAME qui lui succédera au lendemain de sa mort en 1990.lorsque MUSEVENI prend le pouvoir en 1986, la NRA compte environ 2500 combattants rwandais tutsi. Cette victoire constitue l'amorce d'une alliance avec les Himas de l'Ouganda qui devra le conduire jusqu'à Kigali.

Les rwandais sont visible partout en Ouganda, exercent une mainmise sur l'administration, les commerces, la sécurité, au point que les Ougandais ne les supportent plus, un peu comme les populations de la République Démocratique du Congo n'en voulaient plus d'eux, après leurs entrées au pays avec les forces d'alliance. En octobre1990, plus de 2500 soldats rwandais de la NRA tournent le dos à l'Ouganda et se lancent à la conquête du pouvoir à Kigali, sous le label du FPR, commandé par le major général Fred RUGIEMA.

L'aventure tourne court pour le commandant Rwandais, fauché par un tir d'obus il perdra la vie, vingt quatre heures seulement après l'attaque contre le territoire rwandais, Paul KAGAME lui succède, rappelé sa formation militaire du pays de l'oncle Sam, qui mènera une guerre de longue haleine au régime d'HABYARIMANA.

Lorsque ce dernier est abattu le 6 avril1994, alors qu'il revenait, lui et le président burundais NTIBANTUGANYA de la séance d'accords d'Arusha en Tanzanie entre lui et, les partis d'opposition, le Rwanda bascule dans un cycle de violence sans pareil dans son histoire. 

Le monde entier assiste, à des images des télévisions, à des spectacles horribles, des tueries des tutsi et des Hutus  modérés par des membres de l'ethnie Hutus qui vengent le président assassiné. 

Des faits analogues se sont déjà produit dans ce pays en1959, 1963, 1973, 1990, 1991,1992et en 1993, on se rappelle vite des années là, la douleur est universelle. Des voix s'élèvent pour pleurer ces femmes éventrées, ces enfants pilés au mortier, et ces hommes émasculés .une fois de plus les regards sont tournés vers la Belgique et l'ancienne puissance coloniale est responsable devant l'histoire de tout ce qui arrive aujourd'hui Rwanda

Les images diffusées sur les chaînes de télévision du monde entier montre comment aux portes de Goma et de Gisenyi, les services d'immigration congolais ont du mal à contenir cet afflux humains qui se déversés sur le sol zaïrois. Le Président MOBUTU tente de fermer  les frontières mais se voit très vite contraint de les ouvrir à nouveau pour des raisons humanitaires, cela à la demande des grandes puissances. Il y a lieu de se demander si les Hutus qui envahissent le Congo fuient les massacres et les exactions revanchardes de Tutsi qu'ils ont tues en grands nombre, ou simplement, il échapper à la justice de leur pays ?  

Le spectacle en lui- même est horrible, pitoyable, et absolument inouï et ahurissant de voire plus de 10.000 rwandais pénétrer le territoire congolais en l'espace de soixante seconde, «flux le plus important des réfugiés Rwandais qui se déferle sur le Congo au nord et au sud Kivu, principalement des Hutus »1(*)7

Aucune comptabilité ni recensement n'est tenu, et personne ne sait avec exactitudes le nombre des hutus qui sont entrés en République Démocratique du Congo en ce moi de juillet 1994, les observateurs n'hésitent pas a constater que le mal Rwandais est entrain de contaminer d'avantage le Congo, surtout avec l'entrée massive des soldats qui sont munis d'un important arsenal militaire, de quoi créer l'angoisse et la panique chez le nouveau pouvoir à Kigali. Mais ce qui semble plus grave, dans ce cortège des malheurs importés au Congo par Rwandais, c'est le lourd tribut que doit payer le pays sur le plan économique ou sur le plan social même politique.

Dans le document remis au HCR-PT (haut conseil de la république parlement de transition).,la commission d'information, dite commission VANGU ,chargée d'enquêter sur cette présence massive des réfugiés rwandais à l'est du pays relève ce qui suit :

1°/ La zone d' Uvira est submergée par 500.000 réfugiés pour une population de 40.000personnes

2°/Les réfugiés apportent des épidémies diverses, détruisent les champs et accaparent les commences ;

3°/Les Zaïrois sont martyrisé par les Rwandais.1(*)8

Aussi, la commission VANGU n'hésite pas d'affirmer que la région du sud Kivu est assise sur un volcan qui n'attend que l'éruption.

Le signe annonciateur d'un embrasement de l'est du pays était donc perceptible, de même que ceux d'une guerre venant de Kigali qui accusait le régime MOBUTU d'entretenir une menace de déstabilisation du Rwanda.

De là est née la coalition militaire jamais connue en Afrique, formée contre MOBUTU et constitué du Burundi, de l'Ouganda de l'Erythrée, de l'Ethiopie, de l'Angola, avec comme principal chef d'orchestre le Rwanda.

La fermeture des camps des réfugies Hutus au Kivu en 1997, prétendument menaçants pour Kigali et dans la suite la chute du Président MOBUTU, semblait à premier vue comme des atouts majeurs pour éliminer le prétexte d'insécurité du Rwanda et de l'Ouganda.

Mais en lieu et place de ces faits, le président KAGAME s'en prendra à la surprise générale à Laurent Désiré KABILA ,l'accusant gratuitement d'entraîner de milliers d'extrémistes afin qu'il s en va hissent le Rwanda .

Le limogeage d'ANSELME MASASU, un des signataires des accords de LEMERA ayant aboutit à la naissance de l'AFDL (alliance des forces démocratique pour la libération), qui était de père congolais et de mère Rwandaise est perçu à Kigali comme un acte de provocation, de même que la mise au placard de James KABAREHE, un sujet Rwandais commandant des forces armées congolaise (FAC) en 1998.

Benjamin SCHENE, intellectuel Rwandais ayant aussi la nationalité canadienne acquise au prix d'une longue période d'exil passé hors de son Rwanda natal, rapporte ce fait d'une manière délibérée qui reflète à la fois la provocation, la désinformation et le mensonge ; il affirme ce qui suit : «Le 27 juillet 1998, Laurent désire KABILA ordonne le départ de tous les soldats Rwandais ; le chef de l'Etat congolais venait de commettre l'erreur fatale en coupant la branche sur la quelle il était assis le 2 août, des officiers mutins de la 10èime brigade des forces armés congolaises stationnés dans le Kivu déclarèrent la guerre contre L.D.KABILA »1(*)9

«le 4 août ,le commandant James KABAREHE écrivit une de plus spectaculaire pages de l'histoire militaire africaine ; à la tête de 200 hommes ,il détourna l'avion d'une compagnie privée stationnée à Goma pour mener une audacieuse traversée du Congo à destination de la base de Kitona ;il suffit de quelques tirs nous devons précises qu'il a eu mort d'hommes au cours de cette opération terroriste, pour que le commandant et ses rebelles se rendent maître de la base militaire de Kitona dans le Bas Congo ou restaient 20.000anciens soldats de MOBUTU dit ex FAZ »2(*)0

Au Bas Congo d'abord et dans tout le reste des territoires de la République Démocratique du Congo, ensuite les quelles ont entraîner la mort de millier des personnes, congolais et des sujets rwandais y compris peuvent constituer des matières pour faire l'apologie de l'armée belliciste du Rwanda .à l'instar du générale français Paul OSSARES qui se vante aujourd'hui des tortures que lui et ses hommes ont fait subir au peuple algériens pendant la guerre d'Algérie en 1962.2(*)1

Cet universitaire Rwandais qui a regagne son pays après la victoire du FPR, en vue de préparer un ouvrage sur le génocide des Tutsi que de notre, nous condamnons avec dernière énergie n'a pas hésiter un seul instant à se rendre à deux reprises à Kinshasa pour «savourer» la mise en coupe de la République Démocratique du Congo par le Rwanda.

En faisant l'éloge d'un comportement irresponsable de ses dirigeants, il donne hélas, à la jeune génération de son pays les moyens théoriques d'un attachement profonde à une identité de figurée : aveuglement tristes dure réalité.

Les congolais estime pour leur part que les rwandais ne prennent pas le courage d'un retournement de la conscience politique de ses dirigeants, il risque de rester indéfiniment, selon la formule de J.HABERMAS ; un agrégat de l'esprit du peuple, sans une nouvelle conscience politique.2(*)2

La République Démocratique du Congo de menacer la stabilité politique de son pays, remonte à l'époque du Maréchal Mobutu, s'est poursuive sous le régime de LD KABILA et qui demeure d'actualité sous le régime de Joseph KABILA. Cette accusation gratuite choque la conscience de nous peuple congolais. Le peuple du Rwanda ne peut prétendre épuiser toute les opportunités de réconciliation nationale qui s'offre à lui dans la série expression d'une attitude belliqueuse à l'endroit du Congo, de al manière que lui inspire le président KAGAME.

A ce propos, Didier MUMENGI, alors ministres de l'information et de la presse en 1998 sous le régime de L.D KABILA tient dans un de ces discours déclare que : « Ivre d'expansionnisme, KAGAME qui a renoncé à l'honneur militaire en missent sur l'hypocrisie, la duplicité et les massacres des innocents installés en Afrique une ethnocratie qui fait la honte de l'Afrique ; il est un danger pour la tranquillité du Rwanda. La nécessité s'impose de mettre KAGAME hors d'état de nuire et de le traiter comme il le mérite. La communauté internationale a réduit sans merci l'expansionnisme hitlérien, n'a pas transigé sur les frontière de la tchécoslovaque, de l'Autriche, de la Pologne et de la France ; pourquoi ménagerait-elle KAGAME dans sa folie guerrier et sa fureur d'annexionniste.»2(*)3

La paix au Rwanda ne doit pas être pensée dans les termes d'une hégémonie a exerce sur le peuple uni de la République Démocratique du Congo. Ce pourquoi dans l'attente de cette rédemption, le devoir de la résistance doit amener tous Congolais a aimer son pays, a repousser avec la dernière énergie toutes les tentatives de subjugation de l'indépendance nationale, d'où qu'elle viennes, Comme le fait entendre D.MUMENGI l'hors de son allocution devant le corps diplomatique le 28 août 1999 ;

« Il doit être claire que jamais un bout du territoire congolais ne sera annexé par le Rwanda , notre combat est celui du droit contre la barbarie , du panafricanisme contre l'expansionnisme , de al violence gratuite qui garenne le Rwanda et l'exporte hors des frontières. »2(*)4

* 15 SCHENE B, le piège ethnique, paris, éditions Dagorno.1999. p52

* 16 J.POTOPOTO, la résistance congolaise guerre de grands lacs, édition universitaire africaine Kinshasa 2001p59

* 17 MUKULUMANYA WA NGATE ZENDA, la guerre de l'est en jeux, vérités oubliées et perspectives de la paix, Kinshasa éditons zenda, 1999, p67.

* 18 Journal Elima du 16 novembre 1995 art 6 p2

* 19 SCHEME, B, opcit pp53-54

* 20 Idem

* 21 Idem

* 22 J.HABERMAS, cite par EDEL RUELLE, le consensus impossible différend entre ethnique et politique chez H.Arendt et J.H, paris seuil 1988 p64

* 23 Propos recueil dans le discours de D. MUNENGI devant le corps diplomatique à KInshasa, art 3 le quotidien le Palmarès du 29 août 1999.

* 24 Idem

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"Entre deux mots il faut choisir le moindre"   Paul Valery