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Etude sur les connaissances, attitudes adoptées et pratiques comportementales des aides familiales en matière des IST du VIH et du sida dans la commune urbaine de Sikasso, en 3ème région du Mali

( Télécharger le fichier original )
par Dr Cheick Haà¯balla KOUNTA
Université de Bamako - Master 2 de recherche en gestion du cycle des projets 2012
  

Disponible en mode multipage

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MINISTERE DE L'ENSEIGNEMENT SUPERIEUR
ET DE LA RECHERCHE SCIENTIFIQUE

**********************

UNIVERSITE DE BAMAKO

**********************

CENTRE DE FORMATION ET D'APPUI CONSEIL
POUR LE DEVELOPPEMENT LOCAL

« DELTA-C »

*************************************************

Année académique : 2010 - 2011

THEME :

ETUDE SUR LES CONNAISSANCES,

ATTITUDES ADOPTEES ET

PRATIQUES COMPORTEMENTALES

DES AIDES FAMILIALES EN MATIERE

DES IST DU VIH ET DU SIDA DANS

LA COMMUNE URBAINE DE SIKASSO,

EN 3eme REGION DU MALI.

MEMOIRE DE 3eme CYCLE

Présenté et soutenu publiquement le 30/06/2012 par
Dr Cheick Haïballa KOUNTA

Pour l'obtention du diplôme de Master 2 de recherche en

Gestion du Cycle des Projets, Programmes et Politiques de
Développement/Gestion Axée sur les Résultats
en matière de Développement (GCPD/GAR).

JURY :

Directeur : Dr Babaly THIAM

Chargé de cours à DELTA C Membres : M. Boureima Gnalibouly DICKO Pr. Abdourahamane TOURE

ETUDE SUR LES CONNAISSANCES,

ATTITUDES ADOPTEES ET

PRATIQUES COMPORTEMENTALES

DES AIDES FAMILIALES EN MATIERE

DES IST DU VIH ET DU SIDA DANS

LA COMMUNE URBAINE DE SIKASSO,

EN 3eme REGION DU MALI.

DELTA C
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COMPORTEMENTALES DES AIDES FAMILIALES EN MATIERE DES IST DU VIH ET
DU SIDA DANS LA COMMUNE URBAINE DE SIKASSO, EN 3eme REGION DU MALI.

Je dédie ce diplôme à toute ma famille et particulièrement à :

En ce jour solennel, plein de joie et d'émotion, pour l'obtention de mon diplôme de Master 2 de recherche en Gestion du Cycle des Projets, Programmes et Politiques de Développement/Gestion Axée sur les Résultats en matière de Développement, qu'il me soit permis de rendre grâce au Tout Puissant Allah, de me donner la force, le courage et les moyens d'y parvenir.

- Mes très chers et braves parents pour l'amour dont ils m'ont comblé, pour l'éducation qu'ils m'ont donnée, les sacrifices consentis pour mon instruction, et les multiples bénédictions pour ma réussite dans ce bas monde.

- Ma très chère et bien aimée Femme pour son accompagnement sans faille, son soutien moral indéfectible et qui a su m'entourer de toute la tendresse nécessaire pour la réalisation de cette oeuvre.

Qu'ils veuillent tous trouver ici le témoignage de ma très profonde et sincère gratitude.

DEDICACE

Louange à Allah,

le tout miséricordieux

DELTA C
Bamako
2012

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COMPORTEMENTALES DES AIDES FAMILIALES EN MATIERE DES IST DU VIH ET
DU SIDA DANS LA COMMUNE URBAINE DE SIKASSO, EN 3eme REGION DU MALI.

La réalisation de cette étude a pu se faire grâce au concours de nombreuses personnes et à divers niveaux. Nous voudrions donc les remercier pour leur accueil et disponibilité, leurs encouragements et soutien constants.

Notre gratitude va particulièrement à :

- L'ensemble du corps professoral de DELTA C pour tant d'efforts consentis pour nous transmettre des connaissances et aptitudes ; - M. Babaly THIAM, chargé d'enseignement à DELTA C, qui malgré ses multiples occupations a souscrit consciencieusement à la direction de ce travail ;

- Mes ami(e)s et proches qui, de près ou de loin, ont apporté, si peu soit-il, à la réalisation de ce rêve.

- Toutes les aides familiales qui ont volontairement accepté de participer à cette étude. Nous espérons que les informations et les recommandations contenues dans ce mémoire aboutiront dans un proche avenir à l'élargissement et à l'amélioration des programmes et des services pour ces aides familiales.

Qu'ils veuillent tous trouver ici le témoignage de notre très profonde et sincère gratitude.

REMERCIEMENTS

Louange à Allah,

le tout miséricordieux

DELTA C
Bamako
2012

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SOMMAIRE

INTRODUCTION 1

PREMIERE PARTIE : CADRE CONCEPTUEL ET METHODOLOGIQUE 6

CHAPITRE I : CADRE CONCEPTUEL................................................ 7

CHAPITRE II : METHODOLOGIE...................................................... 12

DEUXIEME PARTIE : RESTITUTION ANALYTIQUE DES RESULTATS.......42
CHAPITRE I :
CARACTERISTIQUES SOCIODEMOGRAPHIQUES............ 43

CHAPITRE II : DESCRIPTION DES CONNAISSANCES, ATTITUDES ADOPTEES ET PRATIQUES COMPORTEMENTALES FACE AUX IST AU VIH

ETAU SIDA...........................................................................................52

CHAPITRE III : DESCRIPTION DES FACTEURS D'EXPOSITION AUX SEANCES DE SENSIBILISATION CONTRE LES IST LE VIH ET LE SIDA. ..71

CONCLUSION GENERALE......................................................................73

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LISTE DES TABLEAUX

Tableau 1 : Répartition des enquêtées selon le statut matrimonial et l'âge au premier mariage ..................................................................................45 Tableau 2 : Répartition des enquêtées selon la provenance.................. ...50 Tableau 3 : Répartition par niveau d'instruction et d'alphabétisation des

enquêtées selon le groupe d'ages quinquennal et la provenance............ ...51 Tableau 4 : Répartition des enquêtées selon qu'elles aient entendu parler

desIST.......................................................................................... ......53 Tableau 5 : Répartition des enquêtées par les symptômes des IST cités ...54 Tableau 6 : Répartition des enquêtées par la prévalence des IST...............55 Tableau 7 : Répartition des enquêtées par les recours aux soins...............56 Tableau 8 : Répartition des enquêtées par les conséquences socio-

économiques citées.................................................................................56 Tableau 9 : Répartition des enquêtées selon les modes de transmission du VIH et du SIDA cités...............................................................................59 Tableau 10 : Répartition des enquêtées selon les moyens de prévention du VIH et du SIDA cités...............................................................................61 Tableau 11 : Répartition des enquêtées selon les gestes quotidiens...... ...62 Tableau 12 : Répartition des enquêtées selon les opinions citées sur le VIH

etle SIDA..............................................................................................62 Tableau 13 : Répartition des enquêtées selon les raisons de non réalisation du test de dépistage........................................................................... ...64 Tableau 14 : Répartition des enquêtées selon les lieux de dépistage cités...64 Tableau 15 : Répartition des enquêtées selon les attitudes adoptées face à

unePVVIH.............................................................................................66 Tableau 16 : Répartition des enquetées selon l'âge aux premiers rapports

sexuels............................................................................................. ...68 Tableau 17 : Répartition des enquêtées selon le nombre de partenaire

sexuel...................................................................................................69 Tableau 18 : Répartition des enquetées selon qu'elles aient utilisé ou pas le préservatif au dernier rapport sexuel.......................................................69 Tableau 19 : Répartition des enquêtées selon les raisons évoquées pour l'utilisation du préservatif au dernier rapport sexuel.................................70 Tableau 20 : Répartition des enquêtées selon la participation à des séances de sensibilisation .................................................................................72 Tableau 21 : Répartition des enquêtées selon les raisons évoquées de non-participation à une séance de sensibilisation.................. ........................72

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LISTE DES GRAPHIQUES

Graphique 1 : Carte administrative de la commune urbaine de Sikasso... 23

Graphique 2 : Répartition des enquêtées par groupe d'ages quinquennal 44

Graphique 3 : Répartition des enquêtées selon le niveau d'instruction... 46

Graphique 4 : Répartition des enquêtées par le niveau d'alphabétisation 47

Graphique 5 : Répartition des enquêtées selon la religion 48

Graphique 6 : Répartition des enquêtées selon le groupe ethnique 49

Graphique 7 : Répartition des enquêtées selon le revenu mensuel 51

Graphique 8 : Répartition des enquetées selon qu'elles aient entendu parler du VIH et croient au VIH/SIDA, qu'elles connaissent une PVVIH 57
Graphique 9 : Répartition des enquêtées selon le test de dépistage et le

retrait du résultat.............................................................................. 63
Graphique 10 :
Répartition des enquêtées selon les rapports sexuels occasionnels..........................................................................................68

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SIGLES ET ACRONYMES

· ARV : Anti Rétro Viraux

· CAP : Connaissance, Attitudes et Pratiques

· CCDV : Centre de Conseil et de Dépistage Volontaire

· CPN : Consultation Pré Natale

· CRLS : Conseil Régional de Lutte Contre le Sida

· CSCOM : Centre de Santé Communautaire

· CSLS/MS : Cellule Sectorielle de Lutte contre le Sida/Ministère de la Santé

· CSREF : Centre de Santé de Référence

· DRS : Direction Régionale de la Santé

· EDSM (III et IV) : Enquête Démographique et de Santé au Mali (3eme, 4eme)

· FHI : Family Health International

· HCNLS : Haut Conseil National de Lutte contre le SIDA

· IEC : Information Education Communication

· ISBS: Integrated STI and Behavior Surveillance Survey (L'enquête Intégrée de Prévalence et de Comportements en matière des IST)

· IST : Infections Sexuellement Transmissibles

· MDG : Millenium Goal Development (Objectifs du Millénaire pour le Développement)

· MST : Maladies Sexuellement Transmissible

· OMS : Organisation Mondiale de la Santé

· ONG : Organisation non Gouvernementale

· ONUSIDA : Organisation des Nations Unies contre le SIDA

· PTME : Prévention de la Transmission Mère Enfant

· PVVIH : Personnes Vivant avec le VIH

· SEHCNLS : Secrétariat Exécutif du Haut Conseil National de Lutte contre le SIDA

· SIDA : Syndrome Immuno - Déficience Acquise

· UNGASS: Session Spéciale de l'Assemblée Générale des Nations Unies sur le VIH et le SIDA

· UNICEF : Fonds des Nations Unies pour l'Enfance

· VIH : Virus Immuno-déficience Humaine

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DEFINITION DES CONCEPTS CLES

· Aides familiales : Un groupe composé de jeunes filles, généralement analphabètes venues des zones rurales vers les grandes villes pour y travailler.

· Attitudes : Manière de se sentir, manière d'être à l'égard des autres, posture.

· Comportement à risque : C'est tout comportement qui expose celui qui l'adopte à contracter le VIH/SIDA.

· Connaissance : Selon le petit Larousse, la connaissance est une activité intellectuelle visant à avoir la compétence de quelque chose.

Dans notre étude les connaissances sont le fait d'avoir les informations sur le VIH/SIDA, c'est-à-dire avoir les informations sur les moyens de contamination et la prévention du VIH/SIDA.

· Coxeurs : Les intermédiaires entre un fournisseur de service (dans le domaine du transport, il s'agit des compagnies) et les clients.

· Déficience : Incapacité du système immunitaire à résister aux agents infectieux.

· Education sexuelle : Tout comme il existe plusieurs définitions de la pédagogie ou de l'éducation, il existe plusieurs définitions ou approches de l'éducation sexuelle. L'éducation sexuelle n'est pas un phénomène nouveau, mais divers événements (dont le VIH/SIDA) se sont produits et ont contribué à lui donner une actualité nouvelle, et à la constituer comme une entité propre. De ce fait, elle ne revêt plus seulement un sens procréatif mais renferme maintenant d'autres contours parmi lesquels l'enseignement des risques d'infections graves liés aujourd'hui à la pratique des relations sexuelles.

Pour notre étude, il s'agit de toutes les démarches visant à amener les jeunes à avoir des connaissances, croyances, attitudes et pratiques sexuelles responsables, qui les protègent au mieux contre les IST/VIH/SIDA.

· Grins : sont les lieux ou clubs où se rassemblent les gens d'un même groupe pour échanger des informations, causer ou se reposer autour du thé.

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· Groupes à risques intermédiaires : Encore appelés des groupes passerelles ou « relais » se définissent comme des groupes de populations qui ont des partenariats sexuels à la fois avec des individus à faibles risques et des individus à hauts risques, ce qui contribue à propager l'épidémie au sein des populations à faibles risques qui constituent la troisième catégorie.

· Groupe principal : ou groupe clé le plus exposé au VIH se définit comme un groupe très vulnérable d'individus caractérisés par des taux élevés de changements de partenaires, une infection d'une plus longue durée, souvent liée au mauvais accès à un traitement acceptable et une forte exposition à l'infection, le tout contribuant à des taux élevés des IST.

· Immuno : (Immunosité) : Résistance, naturelle ou acquise d'un organisme vivant à un agent infectieux ou toxique.

· IST : Signifie infections sexuellement transmissibles, il s'agit d'un ensemble d'infections qui se transmettent le plus souvent lors des rapports sexuels, mais qui peuvent également être contractées par d'autres parties du corps (mains souillées, bouches infectées, objets de toilette souillés, etc....). IST est la nouvelle appellation des MST (maladies sexuellement transmissibles).

· Multi partenariat/Pluri partenariat : Dans le cadre de notre étude nous définissons le multi partenariat ou pluri partenariat comme étant le fait d'avoir des relations sexuelles avec plusieurs partenaires, et cela de façon concomitante et répétitive.

· Personne affectée : C'est une personne qui souffre sur le plan affectif car un membre de sa famille est séropositif ou décédé du SIDA. Ce sont souvent des personnes démunies et sans soutien.

· Personne vivant avec le VIH (PVVIH) : Personne qui vit avec le VIH dans son corps.

· Pratiques : Selon le Larousse, la pratique est tout ce qui ne s'en tient pas à la théorie, qui s'attache à la réalité, à l'action. Dans notre travail, la pratique est considérée comme étant tout ce qu'on fait en rapport avec le VIH/SIDA.

· Séropositif : Porteur du VIH dans son corps.

· SIDA : « Syndrome d'Immuno Déficience Acquise » est le stade avancé et grave de l'infection au VIH. Le SIDA affecte le système immunitaire de

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l'organisme et le rend vulnérable aux agressions infectieuses des microorganismes (bactéries, virus, champignons, parasites). On parle de syndrome parce que les malades développent fréquemment des maladies rares.

· Syndrome : Ensemble des symptômes, signes d'une maladie.

· Vendeuses ambulantes : Les jeunes femmes qui se promènent en vendant des produits de consommation au niveau des gares et des postes de contrôle routier.

· VIH : C'est le « Virus de l'Immunodéficience Humaine » qui cause le SIDA. Cependant, la présence du VIH dans l'organisme n'implique pas systématiquement le déclenchement de la maladie puisque celui-ci peut rester non actif pendant un certain temps.

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RESUME EXECUTIF

Cette étude intitulée « Etude sur les connaissances, attitudes adoptées et pratiques comportementales des aides familiales en matière des IST du VIH et du SIDA dans la commune urbaine de Sikasso, en 3eme région du Mali » répond au besoin de cerner le niveau des connaissances, des comportements, de l'exposition aux séances de sensibilisation sur les IST, le VIH et le SIDA au sein de la population des aides familiales dans la commune urbaine de Sikasso.

Son objectif à long terme est de contribuer à réduire la prévalence du VIH et du SIDA chez les aides familiales en milieu communautaire à Sikasso. Sur le plan méthodologique, l'étude a touché 100 aides familiales de 15 à 27 ans des 15 quartiers de la commune urbaine de Sikasso.

Il ressort de l'étude les résultats suivants :


· Sur la connaissance des IST du VIH et du SIDA

Les proportions d'aides familiales qui ont entendu parler des IST du VIH et du SIDA sont très élevées (100 % pour les IST et 100 % pour le VIH et le SIDA). Les symptômes les plus cités par les aides familiales sont : "la douleur abdominale" (85 %), " la perte malodorante" (68 %), "les douleurs en urinant" (65 %), "la perte vaginale" (54 %), "le sang dans les urines" (46 %) et "les difficultés de tomber enceinte" (39 %).

Les aides familiales sont dans une proportion relativement faible à déclarer avoir eu des symptômes d'IST 21 % (71.4 % pour les pertes vaginales anormales et malodorantes et 4.8 % pour des plaies ou ulcères sur le sexe). Dans des proportions relativement variables, les aides familiales connaissent les trois principales voies de transmission du VIH et du SIDA. Ainsi, 65.9 % des aides familiales connaissent la voie sexuelle, (52.4 % pour la transfusion sanguine et 15.9 % pour les instruments souillés) concernant la voie sanguine et 34.1 % pour la voie "mère-enfant".

Malgré la connaissance universelle de l'existence du VIH et du SIDA dans les milieux des aides familiales à Sikasso, on note qu'une frange non négligeable d'aides familiales a encore des idées fausses par rapport au VIH et au SIDA.

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Ainsi, sur l'ensemble des enquêtées :

· 15.9 % affirment qu'on peut être contaminé par le VIH et le SIDA par sorcellerie ;

· 8.5 % pensent que les piqûres de moustiques peuvent transmettre le VIH et le SIDA.

· Sur les comportements sexuels des aides familiales

L'age moyen au premier rapport sexuel des aides familiales est de 14.5 ans. Plus de trois aides familiales sur quatre (77.6 %) ont eu leurs premiers rapports sexuels avant l'age de 12 ans et un sur cinq (22.4 %) l'ont eu avant l'age de 16 ans.

Dans l'ensemble, près de la moitié des aides familiales (48 %) n'ont pas encore eu le premier rapport sexuel.

Par ailleurs, parmi les aides familiales qui ont eu des rapports sexuels au cours des 12 derniers mois, un fort pourcentage les a eus avec des partenaires occasionnels (28.8 %) parmi lesquelles 86.7 % les ont fait avec un seul partenaire sexuel.

· Sur l'utilisation de préservatif au dernier rapport sexuel

Une proportion non négligeable d'aides familiales continue d'adopter des comportements sexuels à risque. En effet, parmi les aides familiales qui ont eu au moins un partenaire sexuel occasionnel au cours des 12 derniers mois, une sur cinq (21.2 %) a systématiquement utilisé le préservatif.

Par ailleurs, 78.8 % des enquêtées ont déclaré n'avoir pas utilisé de préservatif lors du dernier rapport sexuel.

· Sur le test de dépistage volontaire du VIH et le SIDA

Une faible proportion (29 %) des aides familiales a déclaré connaître l'existence d'un endroit où l'on peut faire le test de dépistage du VIH et du SIDA mais 20 % ont déjà fait le test de dépistage parmi lesquelles 80 % ont retiré leur résultat. Par conséquent, les aides familiales qui n'ont pas fait de test de dépistage évoquent plusieurs raisons dont :

· « ne connaît pas un endroit pour faire le test » dans (88.8 %) ;

· « mal informée sur le SIDA » dans (56.3 %) ;

· « peur d'apprendre qu'on a le SIDA » dans (52.5 %) ;

· « pas accès à un centre de santé » dans (51.3 %) ;

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· « manque de courage » dans (42.5 %) ;

· « manque de confiance aux centres de santé » dans (15 %).

· Sur l'exposition aux séances de sensibilisation

La radio (100 %) et la télévision (100 %) constituent les principales sources d'information par lesquelles la majorité des aides familiales ont entendu ou vu une publicité sur la prévention du VIH et du SIDA. Une proportion élevée des aides familiales (64 %) a au moins une fois assisté à une séance de sensibilisation sur le VIH et le SIDA.

Ainsi, un peu plus de la moitié des aides familiales (53.1 %) ont déclaré avoir au moins une fois participée aux causeries débats.

A cet effet, nous formulons les recommandations suivantes :

· intensifier l'information des aides familiales sur les signes des IST, les modes de transmission et les moyens de prévention du VIH et du SIDA ;

· multiplier les actions d'Information, d'Education et de Communication (IEC) par tous les moyens disponibles (pairs éducateurs, relais, médias, campagnes, etc.) pour réduire les discriminations et les stigmatisations de même que les idées fausses encore présentes dans la mentalité des aides familiales ;

· encourager, promouvoir davantage l'utilisation du préservatif et le rendre disponible et gratuit.

INTRODUCTION

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DU SIDA DANS LA COMMUNE URBAINE DE SIKASSO, EN 3eme REGION DU MALI.

INTRODUCTION

Le VIH et le SIDA restent un problème majeur de santé mondiale d'une portée sans précédent. Ils se propagent dans les pays et ne connaissent pas de frontières. Actuellement le monde est confronté à une multitude d'épidémies de SIDA différentes, qui ne sont pas apparues en même temps, qui n'ont pas la méme ampleur et qui touchent des populations différentes (1).

Dans les pays les plus durement touchés, le VIH a réduit l'espérance de vie de plus de 20 ans, ralenti la croissance économique et aggravé la pauvreté des ménages. Dans ces pays, la pyramide naturelle des âges a été faussée de manière spectaculaire par le VIH, avec des conséquences potentiellement graves s'agissant du transfert des connaissances et des valeurs d'une génération à l'autre (2).

Les jeunes sont au coeur de la pandémie mondiale du VIH et du SIDA. Ils sont aussi notre plus grand espoir pour lutter contre cette terrible maladie. Pourtant, plus de trente ans après le début de l'épidémie, la grande majorité des jeunes manquent encore d'information sur les questions sexuelles et les infections sexuellement transmissibles (IST). Même si la plupart d'entre eux ont entendu parler du SIDA, ils sont nombreux à ne pas savoir comment le VIH se transmet et ils ne se sentent pas concernés. Souvent, les jeunes qui possèdent certaines connaissances concernant le VIH ne se protègent pas parce qu'ils manquent des compétences, de l'appui ou des moyens d'adopter des comportements sûrs. Néanmoins, dans les régions où la propagation du VIH et du SIDA ralentit ou se trouve même en baisse, c'est dans une large mesure parce que les hommes et les femmes jeunes ont été encouragés à adopter des comportements sûrs et reçu les outils nécessaires.

(1) Source : UNICEF-ONUSIDA-OMS: Les jeunes et le VIH/SIDA, une solution à la crise. Copyright UNICEF en 2002.

(2) Source : OMS-UNICEF-FNUAP-ONUSIDA: Santé des jeunes et développement- Conférence mondiale des ministres chargés de la jeunesse- Lisbonne, Portugal 8-12 Aout 1998.

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Les jeunes ont montré qu'ils sont capables de faire des choix responsables pour se protéger lorsqu'ils bénéficient d'un soutien adéquat, et qu'ils peuvent se former et motiver les autres à faire ces bons choix (1).

La mise en oeuvre de mesures efficaces de santé publique a permis de stabiliser l'épidémie dans la plupart des pays développés mais il n'en est de même que dans un nombre limité de pays en développement faute de ressources (financières, matérielles et humaines). Il y a quelques années seulement, il paraissait fantaisiste d'annoncer la fin de l'épidémie de SIDA à court terme, mais la science, l'appui politique et la riposte communautaire commencent à produire des résultats certains et tangibles. Le nombre de personnes vivant avec le VIH n'a jamais été aussi important, principalement en raison d'un meilleur accès aux traitements. A la fin de l'année 2010, on estimait à 34 millions le nombre de personnes vivant avec le VIH dans le monde, soit une hausse de 17 % par rapport à 2001. Le nombre de personnes décédées de causes liées au sida a chuté à 1,8 million en 2010, contre un pic de 2,2 millions au milieu des années 2000. Au total, durant la seule année 2010, 700 000 décès liés au sida ont pu être évités (3).

L'Afrique subsaharienne reste la région la plus durement touchée par le VIH avec près de 68 % de toutes les personnes vivant avec le VIH en 2010, une région qui ne représente que 12 % de la population mondiale. Elle était également à l'origine de 70 % des nouvelles infections en 2010, bien qu'on ait enregistré une baisse notable de ce taux dans cette partie du monde. Le nombre total de nouvelles infections à VIH a chuté de plus de 26 %, pour atteindre 1,9 million contre 2,6 millions lors du pic de l'épidémie en 1997 en Afrique subsaharienne (3).

Au Mali, d'énormes progrès ont été réalisés dans le domaine de l'accès aux soins et au traitement antirétroviral.

(1) Source : UNICEF-ONUSIDA-OMS: Les jeunes et le VIH/SIDA, une solution à la crise. Copyright UNICEF en 2002.

(3) Source : ONUSIDA : Rapport 2011 sur l'épidémie mondiale de SIDA-Situation de l'épidémie mondiale de VIH à travers les rapports 2011 des pays membres.

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La gratuité des médicaments a favorisé un meilleur accès des jeunes à leur prise en charge. Cependant, il convient de signaler que des jeunes vivant avec le VIH sont souvent l'objet de discrimination dans l'offre des services, au niveau des écoles et sur les lieux de travail. La quatrième enquête démographique et de santé au Mali (EDSMIV) en 2006 indique que la prévalence moyenne nationale du VIH est restée assez stable autour de 1.3 % en 2006 contre 1.7 % en 2001 dans la population générale marquée par une féminisation de l'épidémie. Cependant, les données relatives aux connaissances des personnes sur le VIH et le SIDA révèlent que le pourcentage de personnes ayant entendu parler du VIH a baissé entre l'EDSMIII et l'EDSMIV en passant de 90.3 % à 86.2 % pour les femmes de 15 à 49 ans et qu'au sein des femmes de 15 à 24 ans, une personne sur quatre (24.7 %) a eu des rapports sexuels avant 15 ans.

L'enquête Intégrée de Prévalence et de Comportements en matière des IST (ISBS «Integrated STI and Behavior Surveillance Survey») réalisée en 2009 au Mali nous indique qu'au sein de cette population générale, il y a des sousgroupes de population qui se caractérisent par un niveau de prévalence alarmant dont font partie les aides familiales avec un taux de 0.9 %.

S'agissant des comportements à risque 9.3 % des femmes et hommes de 15 à 49 ans ont eu des rapports sexuels avec plus d'un partenaire au cours des 12 derniers mois dont 28.4 % ont déclaré avoir utilisé un préservatif lors de leur dernier rapport sexuel. Pour les tests de dépistage du VIH, l'enquête montre que 1.7 % des aides familiales ont été au moins une fois testées pour le VIH au cours de leur vie. Il a été démontré que les IST facilitent la transmission du VIH par l'accroissement à la fois de l'infection par le VIH et la susceptibilité au VIH. Etant donné cette relation biologique, la prévention et la gestion des IST contribuent considérablement aux efforts engagés pour lutter contre l'infection par le VIH et éventuellement le SIDA, en particulier dans les zones à forte transmission comme la Région de Sikasso en particulier la commune urbaine de Sikasso.

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A Sikasso le taux de prévalence du VIH est de 0.6 % en 2006 (EDSIII) contre 1 % en 2001 (EDSIV). Cette prévalence concerne la population générale dans laquelle se trouvent les aides familiales qui font partie de la population la plus exposée.

· La justification du choix de notre thème est d'ordre :

- Scientifique : Participer de façon active à la recherche, à la mobilisation, à l'information, à la sensibilisation et à la surveillance des comportements associés à l'acquisition et à la transmission du VIH dans les groupes à haut risque, afin d'aider à mieux surveiller l'évolution de l'épidémie à VIH.

- Professionnel : Le choix est consécutif à notre désir de cerner l'apport éducatif des programmes de lutte contre les IST, le VIH et le SIDA et d'étudier les connaissances, attitudes adoptées et pratiques comportementales des aides familiales en matière des IST du VIH et du SIDA dans la commune urbaine de Sikasso afin de contribuer à l'amélioration de leur savoir-faire et savoir être.

L'éducation sexuelle des jeunes à l'heure du SIDA revét une importance capitale et est plus que jamais préoccupante, dans la mesure où cette catégorie de population est très frappée par la pandémie du VIH et du SIDA.

- Actualité : La lutte contre les IST, le VIH et le SIDA est une priorité nationale à l'instar des autres pays en développement et sur l'échelle mondiale comme l'attestent les objectifs du millénaire pour le développement dans son 6e objectif pour combattre le VIH/SIDA, le paludisme et d'autres maladies.

· L'intérêt de notre étude :

La réalisation de notre étude était nécessaire pour suivre le changement de comportement en tandem avec la propagation de la maladie du VIH et du SIDA dans le temps afin de mieux se focaliser sur les programmes de prévention. Notre étude peut aider l'état, les partenaires techniques et financiers et les organisations non gouvernementales à mieux intégrer dans

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leurs programmes, la question de l'éducation sexuelle de ces aides familiales face aux IST, au VIH et au SIDA et rendre plus visibles et davantage efficaces leurs actions à leur endroit.

En outre, l'étude sur les connaissances, attitudes adoptées et pratiques comportementales des aides familiales pourra permettre de détecter les faiblesses et les obstacles liés à la sensibilisation contre les IST, le VIH et le SIDA dans ce groupe, ce qui pourrait éventuellement servir de source de référence aux autres programmes et aux structures associatives qui oeuvrent dans le sens de la lutte contre les IST, le VIH et le SIDA.


· La structure de notre étude :

Notre étude s'articule autour de deux grandes parties : La première, intitulée Cadre Conceptuel et Méthodologique comprend deux chapitres : Cadre Conceptuel et Méthodologie. La seconde partie intitulée Restitution Analytique des données comporte trois chapitres qui sont les suivants :

Caractéristiques sociodémographiques des enquêtées ; la description des connaissances, attitudes adoptées et pratiques comportementales des aides familiales ; et enfin la description des facteurs d'expositions aux séances de sensibilisation contre les IST, le VIH et le SIDA.

PREMIERE

PARTIE

LE CADRE CONCEPTUEL

ET METHODOLOGIQUE

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CHAPITRE I : LE CADRE CONCEPTUEL

I. PROBLEMATIQUE :

Le Mali connaît, comme la plupart des pays voisins, un phénomène d'exode des jeunes femmes et filles rurales vers les grandes villes. Elles y travaillent comme aides familiales et peuvent ainsi soutenir financièrement leur famille ou réunir leur trousseau de mariage. Mais ces jeunes femmes et filles sont souvent exploitées par des employeurs peu scrupuleux, car elles sont bien souvent très peu respectées, considérées et traitées comme des "bonnes à tout faire" et non comme des aides familiales envahissant l'ossature des villes maliennes. Elles sont également sous-payées, avec un salaire mensuel moyen de 7500 francs CFA. Elles sont pour la plupart mineures et ne maîtrisent pas les questions élémentaires d'une vie saine. Elles sont en danger quotidiennement dans nos grandes villes car non scolarisées, sans expérience et généralement sans protection, elles courent une vulnérabilité de santé élevée dont les maladies sexuellement transmissibles faisant d'elles des groupes à fort potentiel de propagation du VIH et du Sida, rejets fréquents dans la société, grossesses non désirées avec leur corollaire d'avortement et d'abandon d'enfants. A cause de leur statut d'analphabète, les aides familiales s'adonnent à certaines pratiques familières aux urbains. En abandonnant leur village et leurs parents, elles laissent derrière elles, us et coutumes, pour rechercher de quoi constituer leur trousseau de mariage. Au retour de leur périple citadin, elles partageront fièrement avec le village, tout ce que, des années de dur labeur auront permis d'amasser en termes de biens matériels et financiers. Le mercantilisme de nos sociétés et la recherche de l'argent facile accentuent la vulnérabilité des aides familiales. A l'instar des citadines, il est de notoriété publique que nombre de nos aides familiales ont emboîté le pas aux professionnelles du sexe pour amasser beaucoup d'argent. De ce fait, elles sont soumises à la volonté des patrons, souvent victimes de rapports sexuels non protégés. Dans certaines familles, ces aides familiales après avoir fini les travaux ménagers, s'acquittent d'un autre devoir : vendeuses ambulantes,

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elles sillonnent les « grins », garages et chantiers et rares sont celles qui ne tombent pas dans les filets des hommes et finissent par faire la prostitution.

Selon l'EDSMIV, la prévalence du VIH de 0.6 % à Sikasso relativement faible cache une épidémie d'un niveau élevé dans certains groupes à risque qui sont majoritairement composés de jeunes. La vulnérabilité des adolescents et des jeunes au VIH n'est plus à démontrer. La prévalence du VIH est de 1,9 % dans la tranche d'âge des filles de 15 à 24 ans et de 1,5 % pour les jeunes garçons de 15 à 24 ans. Les résultats de la même enquête ont également montré que les jeunes femmes en « union rompue » ont statistiquement plus de risque d'être infectées. Les jeunes ont une assez bonne connaissance du VIH et du Sida, mais l'utilisation du préservatif reste encore faible. Seulement 16,5 % des jeunes filles et 35,9 % des garçons de 15 à 24 ans ont utilisé un préservatif au cours des derniers rapports sexuels à haut risque (EDSMIV). Par ailleurs, l'analyse de la situation des adolescents et des jeunes face au VIH et au SIDA réalisée en 2008 par le SEHCNLS fournit également d'importantes informations sur les jeunes des communautés rurales qui, recevant peu d'informations, sont donc moins nantis pour se protéger. Ceci peut être dû au fait que les actions de prévention du VIH sont pour la plupart menées dans les villes et ne sont pas étendues à tout le milieu rural. Les jeunes filles sont souvent victimes de grossesses précoces et non désirées. Il convient de les sensibiliser sur la prévention primaire pour éviter la transmission mère-enfant du VIH.

Par notre étude, nous chercherons à répondre aux questions suivantes :
· La question principale :

- Quel est le niveau de connaissances, des attitudes adoptées et des pratiques comportementales des aides familiales en matière des IST du VIH et du SIDA dans la commune urbaine de Sikasso ?

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· Les questions secondaires :

La question principale suscite des questions subsidiaires ;

- Quel est le niveau de croyance des aides familiales sur l'existence du VIH et du SIDA ?

- Quel est le niveau de connaissances des aides familiales sur les modes de transmission et les moyens de prévention du VIH et du SIDA ?

- Quelles sont les attitudes adoptées des aides familiales face aux IST au VIH et au SIDA ?

- Quelles sont les pratiques comportementales des aides familiales en matière des IST du VIH et du SIDA ?

- Quels sont les facteurs d'exposition des aides familiales aux séances de sensibilisation contre les IST, le VIH et le SIDA.

II. LES OBJECTIFS ET LES HYPOTHESES DE L'ETUDE :

II.1. LES OBJECTIFS :

Se fixer des objectifs à atteindre est une étape indispensable pour toute recherche en sciences sociales. Pour notre étude, nous avons défini un objectif général et des objectifs spécifiques.

II.1.1. L'OBJECTIF GENERAL :

- Etudier les connaissances, attitudes adoptées et pratiques comportementales des aides familiales en matière des IST du VIH et du SIDA dans la commune urbaine de Sikasso.

II.1.2. LES OBJECTIFS SPECIFIQUES :

Les objectifs recherchés sont les suivants dans le cadre de notre étude :

- cerner la croyance des aides familiales sur l'existence du VIH et du SIDA ;

- décrire les connaissances des aides familiales sur les modes de transmission et les moyens de prévention du VIH et du SIDA ;

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- décrire les attitudes adoptées des aides familiales face aux IST au VIH et au SIDA ;

- décrire les pratiques comportementales des aides familiales en matière des IST du VIH et du SIDA ;

- identifier les facteurs d'exposition des aides familiales aux séances de sensibilisation contre les IST, le VIH et le SIDA.

II.2. LES HYPOTHESES :

Pour la recherche des données sur le terrain, nous avons formulé des hypothèses qui sont des réponses anticipées aux différents problèmes posés. Elles ont pour but de formuler une relation entre les faits significatifs, de les sélectionner afin de les interpréter.

Notre étude comporte une hypothèse principale et des hypothèses secondaires.

II.2.1. L'HYPOTHESE PRINCIPALE :

Pour répondre à nos questions afin d'atteindre nos objectifs, nous partirons de l'hypothèse principale suivante :

- les connaissances et ou la croyance faibles, les mauvaises attitudes adoptées et les pratiques comportementales à haut risque sont observées chez les aides familiales en matière des IST du VIH et du SIDA dans la commune urbaine de Sikasso.

Ces faits peuvent avoir pour causes les contraintes sociales, économiques, des logiques sociales, ou l'insuffisance de sensibilisation à leur égard dues au manque des sous projets multisectoriels de lutte contre les IST, le VIH et le SIDA les concernant dans la commune urbaine de Sikasso.

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II.2.2. LES HYPOTHESES SECONDAIRES :

Les hypothèses formulées dans le cadre de notre étude sont les suivantes :

- la croyance des aides familiales sur l'existence du VIH et du SIDA dans la commune urbaine de Sikasso est faible ;

- le niveau de connaissances des aides familiales sur les modes de transmission et les moyens de prévention du VIH et du SIDA dans la commune urbaine de Sikasso est faible ;

- la majorité des aides familiales adopte de mauvaises attitudes face aux IST, au VIH et au SIDA ;

- des pratiques comportementales à haut risque sont observées chez les aides familiales en matière des IST du VIH et du SIDA ;

- des facteurs socio-culturels, économiques et politiques sont à la base de la faible sensibilisation des aides familiales au niveau de la commune urbaine de Sikasso et qui peuvent être améliorés.

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CHAPITRE II : LA METHODOLOGIE

La quête de l'objectivité constitue une des règles fondamentales de la méthode de recherche en sciences sociales et particulièrement en sociologie. Encore appelée démarche, la méthode est un ensemble intégré de procédés visant à produire la vérité scientifique. Aussi, la réalisation de ces procédés ou étapes requiert-elle la mise en oeuvre pratique de techniques quantitatives ou qualitatives de collecte de données. Une étude est dite quantitative lorsqu'elle privilégie le recours à des techniques quantitatives telles que le questionnaire d'enquête. L'approche quantitative analyse et interprète les faits sociaux en s'appuyant sur des critères statistiques (4).

Notre recherche est une enquête quantitative et comportementale auprès d'un groupe à haut risque de transmission de l'épidémie du VIH qui a un intérêt particulièrement programmatique en ce sens qu'elle permet d'identifier les comportements sexuels de ce groupe, en vue de déterminer les facteurs probables de transmission.

Au Mali, les résultats de recherche tant qualitative que quantitative ont fait ressortir qu'en plus des professionnels du sexe, et routiers comme groupes à risques élevés, les coxeurs et les vendeuses ambulantes pourraient servir de groupes de « relais ». Un autre groupe « relais » éventuel étudié était composé de jeunes filles, analphabètes venues des zones rurales vers les grandes villes pour y travailler comme aides familiales.

Notre méthodologie de recherche a été basée tout d'abord sur la revue de la littérature, le choix des outils, l'échantillonnage, la collecte d'informations auprès des éléments de l'échantillon, enfin le traitement et l'analyse des données collectées pour produire le document.

(4) Source : Roux (J-P) et Giacobi (M), Initiation à la Sociologie : Les grands thèmes, la méthode, les grands sociologues, Paris, éditions Hâtier, 1990,307 P.

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I. LA REVUE DE LA LITTERATURE :

Dans le cadre de notre étude, nous avons effectué une prospection documentaire qui nous a amené à consulter des ouvrages généraux, des mémoires, des rapports et des revues spécialisées.

Parmi ces documents, certains entretiennent des liens avec notre thème, et qui ont soulevé des questions qui se trouvent également prises en compte dans notre travail. C'est le cas par exemple pour les questions se rapportant aux croyances, attitudes et comportements sexuels des jeunes face au SIDA. Ces aspects sont d'un intérét capital à nos yeux, parce qu'ils constituent des points focaux dans l'étude.

Dans les paragraphes qui suivent, nous allons nous intéresser de plus près à quelques-uns des documents que nous avons exploités, en en faisant une présentation critique.

Le premier ouvrage que nous avons lu est un rapport de l'enquête Intégrée de Prévalence et de Comportements en matière des IST (ISBS «Integrated STI and Behavior Surveillance Survey») réalisée en 2009 au Mali dans cinq capitales régionales y compris Sikasso. L'objectif était de suivre le changement de comportement en tandem avec la propagation de la maladie dans le temps afin de mieux se focaliser sur les programmes de prévention et de mesurer le stade de l'épidémie. L'ISBS est une combinaison d'une enquête comportementale et biologique, les deux types de données sont recueillis de façon simultanée auprès d'un méme échantillon d'individu. Ce type d'enquête transversale quantitative a un intérêt particulièrement programmatique, en ce qu'elle permet d'associer des comportements sexuels au statut sérologique des groupes cibles, en vue de déterminer les facteurs probables de transmission. Selon l'étude, Les aides familiales sont souvent de jeunes femmes qui cherchent à gagner de l'argent pour faire face à leur mariage. Des aides familiales ayant participé à l'ISBS 2009, 80,6% n'étaient pas mariées, ce qui aurait pu expliquer la grande part d'aides familiales en dessous de 25 ans. Du fait de leur jeune âge, ce groupe avait également un pourcentage élevé de participants qui n'avaient jamais eu de rapports sexuels (41,1%).

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Les aides familiales avaient très peu de connaissance sur la prévention du VIH et seulement 42,4% d'entre elles avaient identifié le préservatif comme méthode de prévention, soit le plus faible pourcentage de tous les groupes. Parmi celles qui ont eu un partenaire sexuel durant les 30 jours précédant l'enquête, environ 94,7% n'avaient eu qu'un seul partenaire. Seules 7,2% avaient eu un partenaire sexuel occasionnel durant les 12 mois précédant l'enquête. Les taux de dépistage chez les aides familiales sont plus bas que chez les femmes dans la population générale tel que noté dans l'EDS-MV en 2006. Néanmoins 63,8% des aides familiales ont déclaré ne pas connaître l'endroit où se faire tester et 10,1 % autres ont indiqué n'avoir pas eu accès au dépistage et conseil du VIH. Bien que leur prévalence du VIH soit très basse, 30 % ont indiqué avoir eu un symptôme d'IST dans les trois mois ayant précédé l'enquête. Le dépistage des IST, a toutefois révélé une prévalence relativement basse comparée aux autres groupes. Alors que 30 % des aides familiales ont indiqué qu'ils avaient eu un symptôme d'IST dans les 12 mois ayant précédé l'enquête, la prévalence de la Chlamydiae et de la gonorrhée au niveau de ce groupe était beaucoup plus basse avec respectivement 5,2% et 0,6%. Il est possible que les aides familiales aient été incapables d'identifier les symptômes d'IST et ont dû les diagnostiquer de façon incorrecte. Autrement, elles auraient pu être traitées avant leur participation à l'enquête. Plus intéressant encore, des six cas de syphilis notés dans l'étude, cinq étaient parmi les aides familiales. Comme dans les autres groupes, les aides familiales ont cherché les services de traitements des IST d'abord au niveau des « autres » sources qui n'étaient pas définies. En général 25% ont d'abord cherché des traitements du côté de leur partenaire. Il n'y a pas d'augmentation statistiquement significative de la prévalence de la Chlamydiae chez les aides familiales entre 2006 et 2009, de 2,9% à 5,2% (x2=4,18 ; p= 0,04). Il n'y a pas non plus d'augmentation statistiquement significative de la prévalence de la gonorrhée durant cette même période, avec 0,9% en 2006 et 0,6% en 2009. La prévalence de la Syphilis était de 0,7% en 2009. La prévalence du VIH est passée de 2,2% en 2006 à 0,9% en 2009, la différence n'est pas significative (x2=3,56 ; p=0,06). Le taux de non activité sexuelle chez les aides familiales était à 41,1%.

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Ce risque devient plus élevé du fait que l'utilisation du préservatif est aussifaible avec les copains 24,5%. Malgré qu'elles connaissent le préservatif
comme moyen de protection, son utilisation demeure faible quel que soit le type de partenaire. Les taux de réalisation du test de dépistage (9,8%) et de retrait du résultat (7,7%) chez les aides familiales notés lors de l'enquête ont été faibles. Ceci serait lié à la méconnaissance d'un endroit où faire le test. Cette insuffisance d'information pourrait être imputée à leur niveau faible de scolarisation (22,1%) faisant qu'elles ne peuvent lire les panneaux publicitaires pour la sensibilisation et l'orientation. Aussi, du fait de leur charge de travail, elles n'ont pas accès à l'information (radio, télévision).

L'augmentation de la prévalence de Chlamydia trachomatis de 2,9% en 2006 à 5,2% en 2009 (x2=4,18 ; p= 0,04) pourrait s'expliquer par le faible recours aux services de santé conventionnels. La prévalence de l'infection à Chlamydiae trachomatis a connu une stabilité de 2000 à 2006, on note un accroissement significatif en 2009 à 5,2% (x2=4,2 ; p=0,04).

Les aides familiales semblent avoir la plus faible prévalence par rapport aux autres groupes cibles. Ce résultat peut s'expliquer par le fort taux de non activité sexuelle (77,1% en 2009 et 73,6% en 2006).

En résumé, l'étude nous décrit des croyances et des attitudes devant certaines questions liées à la sexualité et au SIDA, mais ne nous montre pas pour autant les déterminants sociaux qui façonnent et influencent cela.

Les croyances et les pratiques sexuelles des jeunes ne naissent pas spontanément, elles découlent d'influences multiples à l'intérieur de la société.

Le second ouvrage que nous avons exploité est une revue spécialisée, « Le SIDA, parlons-en, guide de développement des messages sur les IST/VIH/SIDA, 2001, SFPS, UNAIDS », qui aborde la question du SIDA dans une dizaine de pays africains, dont fait partie le Mali. Il s'agit précisément d'un guide de développement de messages de prévention sur les IST/VIH/SIDA à l'endroit de tous les groupes à risque.

La démarche de l'étude a consisté à dresser d'abord un état des lieux dans chaque groupe et à définir ensuite les comportements recherchés dans ce milieu, eu égard aux problèmes prioritaires décelés.

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Il a été dit sur les jeunes qu'ils constituaient un groupe vulnérable aux IST au VIH et au SIDA en raison de leurs comportements qui sont notamment : le multi partenariat sexuel, les rapports sexuels non protégés, la mauvaise utilisation du préservatif, le manque d'informations de base, le manque d'expérience, le sentiment d'invulnérabilité, la dépendance économique, l'effet de groupe et la croyance aux fausses rumeurs. Sont ici énumérés un ensemble de facteurs qui exposent les jeunes africains aux IST au VIH et au SIDA. De ce fait, les comportements suggérés à ces individus sont qu'ils puissent opérer des choix éclairés en matière de sexualité, et s'éduquer en tenant compte de ces réalités. Ce qui est ressorti de cette étude est d'un intérêt double pour notre recherche :

- d'abord, cela nous éclaire un peu plus sur les faits qui seraient à l'origine de la propagation du VIH/SIDA dans le milieu jeune ;

- ensuite, en nous parlant des groupes cibles sans faire la part des aides familiales prises isolément, l'étude nous incite davantage à analyser les connaissances, attitudes adoptées et pratiques comportementales que peut avoir ce groupe cible, en matière des IST du VIH et du SIDA.

Toutefois, si l'étude a révélé un certain nombre de choses intéressantes, à l'exemple des comportements sexuels et des phénomènes ayant été désignés comme problèmes prioritaires de la lutte contre le SIDA en milieu jeune, ce qui lui a manqué véritablement, ce sont des références statistiques pour illustrer cela.

Notre recherche documentaire nous a également conduit à explorer le contenu d'un rapport portant sur les CAP des jeunes Burkinabé de 13 à 25 ans face aux condoms. L'étude avait pour objectif général d'établir les niveaux de base des connaissances, attitudes, croyances et pratiques vis-à-vis des IST, du SIDA, des grossesses non désirées et des condoms en milieu jeune avant l'implantation du « programme jeune du PROMACO ».

Les objectifs spécifiques étaient entre autres de déterminer ou d'évaluer : - le niveau de connaissance du VIH/SIDA et des condoms ;

- la perception du risque du VIH/SIDA ;

- la perception des IST en milieu jeune ;

- la perception du risque comparé VIH/SIDA et IST ;

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- les changements de comportement face au VIH/SIDA;

- la perception du risque comparé IST-grossesses non désirées ;

- la fréquence d'utilisation des condoms ;

- la perception des condoms ;

- la perception des concepts, abstinence et fidélité.

La méthode d'enquête utilisée a été celle du questionnaire. L'étude a touché en majorité des jeunes non instruits mais une grande partie de l'échantillon parle français. Les aspects de l'étude qui nous ont le plus intéressé, sont ceux qui font ressortir les opinions des jeunes sur les mesures de prévention contre le SIDA. Ainsi, concernant l'utilisation des condoms, un nombre important de répondants (70% des filles et 77% des garçons) pensent que le préservatif empêche la contraction des IST. Cependant, le taux de jeunes qui n'en sont toujours pas très convaincus demeure élevé. Cela est valable également pour ce qui concerne les avis sur la capacité du préservatif à protéger contre le SIDA. Ensuite, pour ce qui est de l'abstinence, le iou transparaît clairement lorsqu'on regarde la disparité des définitions qu'on lui prête. Certains jeunes pensent par exemple que l'abstinence sexuelle signifie que l'on opte de ne pas avoir de relations sexuelles toute sa vie, alors qu'il s'agit seulement de refuser d'avoir les rapports jusqu'au mariage. De nombreux autres estiment que ce comportement est difficile à tenir de nos jours, et d'autres encore l'interprètent méme comme un signe «

d'impuissance » ou d'absence de virilité. L'abstinence revét pour un certain nombre également une signification assez particulière, dans la mesure où ces derniers considèrent que c'est le fait d'avoir des rapports sexuels de temps en temps. Quelle différence y a-t-il entre un individu qui fait l'amour régulièrement et celui qui le fait occasionnellement quand on sait qu'un seul rapport sexuel suffit largement pour qu'on contracte le virus du SIDA ?

Ces confusions dangereuses peuvent conduire à des prises de risques, car certains peuvent penser effectivement que le fait de raréfier ou d'espacer leurs rapports sexuels les met à l'abri des IST/SIDA. Sur la fidélité, l'étude fait ressortir des avis qui apprécient apparemment ce type de comportement. On remarque qu'autant il y a plus de garçons que de filles qui ont foi en la capacité des garçons à être fidèles à leurs partenaires (63% de garçons

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contre 43% de filles), autant il y a plus de filles que de garçons qui croient que les filles sont en mesure d'être fidèles à leurs partenaires (76% de filles contre 57% de garçons). La responsabilité de l'infidélité est rejetée sur l'autre et dans ce climat, on arrive difficilement à se faire confiance ; surtout si les conjoints ignorent leur statut sérologique. Au cours de l'enquête, les interviewés ont manifesté massivement (plus de 60%) leur souhait d'avoir plus d'informations sur le SIDA, alors que leur niveau d'information a été jugé élevé. Cela peut se comprendre par le fait que même bien informés, des jeunes restent toujours un peu hésitants par rapport à l'application de leurs connaissances, surtout s'ils sont écartelés entre les informations qu'ils reçoivent et plusieurs autres types de discours ou de rumeurs insidieux qu'ils entendent dans leur environnement social. Dans ce cas, nous pensons qu'ils ont aussi besoin de conseils, d'orientation, bref d'éducation pour façonner positivement leurs croyances, attitudes et pratiques sexuelles face au SIDA. Contrairement à l'étude précédente, cet ouvrage montre clairement qu'un nombre important de jeunes filles et de jeunes garçons continuent à douter de la capacité du préservatif à les protéger contre le SIDA et les IST. Lorsqu'on doute de la fiabilité de quelque chose, soit on ne met pas du sérieux à l'utiliser, soit on ne l'utilise pas ; ce qui peut donc être nuisible dans le cas du SIDA. Trente pour cent de filles (30%), et vingt-trois (23%) de garçons sont dans cette situation. Dans l'ensemble, cette étude nous a permis de nous rendre compte une fois de plus de la pertinence à chercher à appréhender les CAP des populations jeunes en général et celles des aides familiales en particulier. Cela permet de déterminer les évolutions qui se sont produites à ce niveau de même que les facteurs qui ont pu les influencer. Notre étude ne souffre donc pas d'un manque d'intérêt. Aujourd'hui, sans risque de nous tromper, nous pouvons affirmer que cette ambition noble et parfaitement salutaire de combattre énergiquement les IST/VIH/SIDA qui éprouvent considérablement la jeunesse n'a pas été satisfaite dans la mesure où le SIDA reste l'un des problèmes cruciaux de la jeunesse. Comme nous avons eu à le dire plus haut, l'éducation sexuelle des jeunes est en ce moment une activité très difficile, parce qu'elle implique plusieurs contours sociaux et que sa finalité est d'amener ces derniers à

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épouser des croyances, des attitudes et des comportements positifs face au SIDA. Croire que le SIDA existe bel et bien et que le préservatif est un bon protecteur peut encourager certains à pratiquer le multi partenariat, puisque convaincus qu'ils sont protégés à coup sûr. Aussi, comment faire comprendre à ceux-ci que la prudence recommande qu'ils aient le moins de partenaires possible, alors qu'on a passé tout le temps à leur chanter aux oreilles que le préservatif est un allié sûr. Dans un autre sens, comment

faire admettre par un jeune que l'abstinence sexuelle n'est pas une attitude dégradante ou honteuse mais plutôt responsable et positive ? Les exemples de situations où le jeune peut se trouver partagé entre des valeurs prisées dans le milieu amical, et les messages de sensibilisation qui fusent de partout sont nombreux et attestent effectivement de la complexité de l'éducation sexuelle des jeunes à l'heure actuelle.

Qui doit faire quoi, qui fait quoi, qui ne fait pas quoi ou ne devrait pas faire quoi ? Dans le domaine de l'éducation sexuelle, nous pensons que ces questions importent peu car la contribution de tous et de chacun est nécessaire.

L'ouvrage suivant, le dernier que nous avons exploité pour notre revue de littérature, est un rapport des Enquêtes de Surveillance de Deuxième Génération du VIH et autres IST et Comportements à risque en NouvelleCalédonie qui dans sa première partie porte l'Enquête sur les connaissances, les attitudes, les croyances et les pratiques sexuelles des jeunes face au VIH et au SIDA - 2005. Les objectifs visés étaient les suivants :

· établir un lien entre la prévalence du VIH et les comportements sexuels ou les comportements à risque associés, des jeunes et savoir si la prévalence au VIH peut être attribuée à un changement dans ces comportements ;

· à travers l'analyse, déterminer les sous populations les plus vulnérables qui feront l'objet de campagnes de prévention et d'éducation plus ciblées ;

· évaluer si les moyens mis en oeuvre jusqu'à présent concernant les connaissances des jeunes sur les modes de transmission, de prévention, du VIH et du SIDA sont suffisants ;

· obtenir les données qui permettent de calculer les indicateurs UNGASS, MDG et FHI de référence pour procéder à des comparaisons au cours du

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temps et entre pays. Cette enquête de surveillance de deuxième génération du VIH et IST en Nouvelle-Calédonie s'est déroulée de février à aoüt 2005 et a concerné 292 jeunes. Le questionnaire d'enquête a été privilégié comme outil de collecte de données. Cette technique a permis de recueillir différents types de renseignements. Il y a d'abord des informations d'ordre social sur l'échantillon, ensuite des renseignements d'ordre médical. Au bout des analyses menées sur la base des résultats obtenus, cette étude a noté que l'âge moyen des jeunes interrogés est de 19 ans (#177; 2.2 ans : extrêmes 16-24 ans) et 74% d'entre eux ont déjà eu des rapports sexuels (70.5% ? et 77.8% ~). L'age moyen du premier rapport sexuel est de 17 ans, (17.5 ans ? extremes 12 et 23 ans et 16.5 ans ~ : extremes 12 et 21ans).

L'age minimum du premier rapport est de 12 ans. Le pourcentage de jeunes ayant des rapports sexuels avant 15 ans est de 6.0%, mais les filles sont moins nombreuses (4.4% de filles et 8.7% de garçons). Pour les rapports forcés, 8.9% des jeunes rapportent avoir été forcés à avoir des relations sexuelles alors qu'ils ne le désiraient pas, en grande partie des filles (11.3%). Sachant que ce genre de chiffres est souvent sous-estimé à cause de la honte engendrée pour les victimes, il faut en parler. Ces derniers chiffres ont été rapportés au Bureau de la Femme du secrétariat général de la communauté du Pacifique Sud lors de la 10eme Conférence sur la Condition de la Femme au Pacifique Sud en 2007.

Nombre de partenaires : Près de la moitié des personnes interrogées ont eu deux ou plusieurs partenaires durant l'année écoulée dont plus de garçons (14 maximum) que de filles (10 maximum). Seuls 0.6% des jeunes disent avoir eu des partenaires commerciaux, en majorité les filles 1.4%. Le taux d'utilisation du préservatif aussi bien chez les filles que chez les garçons, est de 45%. Lors du premier rapport 45.6% en ont utilisé un et 43.6% lors du

dernier Test de dépistage: Il y a 24.4% (18.7% ~ et 31.5% ?) de jeunes quiont déjà fait un test de dépistage du VIH volontaire. Le pourcentage de tests

effectués de manière systématique lors de consultations (10.3 % de garçons et 17.9% de filles) est faible.

Au cours de cette même étude, il a été montré aussi que d'une façon générale, l'étendue de ces connaissances concernant aussi bien les modes de

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transmission que de prévention est de 36.2 %. (Indicateur sur le nombre de réponses correctes et le rejet des idées fausses). Ce manque de

connaissances globales peut entraîner des comportements à risque dans une population vulnérable. 62.4% des jeunes ayant des connaissances correctes des principaux modes de transmissions du VHI ont suivi les cours jusqu'au lycée (47.2%) ou à l'université (14.9%). Plus le niveau d'éducation est bas, plus les connaissances sur le VIH/SIDA sont pauvres. On peut établir un lien entre le niveau scolaire et l'étendue des connaissances. Selon l'attitude favorable face aux personnes séropositives ou malades du SIDA 77.4 % des jeunes interrogés ont une attitude favorable face aux personnes séropositives. 73.5 % se déclarent prêts à accepter de partager un repas avec une personne séropositive et 69.2 % à acheter des marchandises chez un épicier séropositif. Mais la maladie est encore très stigmatisée : ils sont 76.3 % à vouloir que cela reste secret si jamais un membre de leur famille était infecté, et 92.2% à penser que le VIH/SIDA touche tout le monde mais plus particulièrement certaines catégories de personnes : 13.8% pensent que cette maladie touche, entre autres, les homosexuels et 18.0 %, entre autres, les blancs (européens).

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II. LA POPULATION CIBLE :

La population cible d'une étude est la population qui est directement concernée par le phénomène étudié. De ce fait, la population cible de notre étude est composée de l'ensemble des aides familiales des quinze (15) quartiers de la commune urbaine de Sikasso.

III. LA ZONE D'ETUDE :

Notre étude s'est déroulée du 12 au 25 Septembre 2011 dans la commune urbaine de Sikasso.

III.1. CONTEXTE ADMINISTRATIF ET GEOGRAPHIQUE :

Capitale de la 3e Région administrative du Mali, la Commune Urbaine de Sikasso est une ville carrefour qui fut créée par arrêté n°1230/AP du 17 février 1954 du Gouverneur Général de l'Afrique Occidentale Française. Érigée commune mixte en 1956 par Arrêté N° 1919/APRS du 22 Mai 1956, elle devient commune de plein exercice, par la loi N° 59/APRS du 30/12/1959. Devenue commune urbaine depuis 1997, suivant la loi N° 97- 020 du 7/03/1997, elle s'étend sur 27 550 km2 et comprend 15 quartiers et 28 villages. De sa création à ce jour, la commune de Sikasso a connu vingt et deux (22) Maires qui se sont succédé. Située dans la zone soudanaise, Sikasso bénéficie du climat tropical soudanais caractérisé par une pluviométrie variant de 1300 à 1500 millimètres par an. Ainsi les températures sont plus clémentes (37°à 39°C) par rapport au reste du pays.

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Graphique 1 : Carte administrative de la commune urbaine de Sikasso.

Source : La monographie de la commune urbaine de Sikasso.

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III.1.1. LES CIRCONSCRIPTIONS ADMINISTRATIVES :

Les quinze (15) quartiers administratifs :

· Mancourani I
· Mancourani II
· Bougoula Ville

· Kaboïla I
· Kaboïla II
· Bougoula Hameau

· Ouayerma I
· Ouayerma II
· Natié

· Sanoubougou I
· Sanoubougou II
· Fama

· Hamdallaye
· Lafiabougou
· Médine

Les six (6) quartiers administratifs spontanés :

· Mamassoni
· Babemba
· Bankoni

· Lafiabougou Koko
· Sabalibougou
· Sirakoro (Route de Bouaké)

A cela il faut ajouter les 28 villages de l'ex arrondissement central qui ont été rattachés à la commune de Sikasso conformément à la loi n°97-020 du 20 mars 1997 portant modification du ressort administratif de certaines communes dont Sikasso.

· Zanton - Ziasso
· Sokourani - Bougoula
· Bomogo - Diassa

· Tabarako
· N'Tobougou
· Konzanso-Dioula

· Yèrèlombougou
· Dickorola - Diassa
· Zanadougou

· Longorole
· Kaféla
· Koulousondougou

· Flazambougou
· Yèrèlonziéra
· Badabala

· Banakoni
· Karamokobougou
· Nimporodioula

· Zignasso
· Nankoun - Diassa
· Niangassoni

· Kamalé - Sirakoro
· Mamabougou
· Zondiougoula

· Maken - Diassa
· Zamblara
· N'Golo - Diassa

· Sirakoro - Tièmokola

III.1.2. POPULATION :

La population de la commune urbaine de Sikasso est estimée à 224 605
habitants pour 22 597 imposables après le dernier recensement
administratif à vocation électorale de 2009 composés de : Sénoufos, Dioulas,

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Miniankas, Bambaras, Dogons, Songhaïs, Bobos, Malinkés, Peuhls, Kassonkés, Touaregs etc... Pratiquant la religion musulmane (majorité), le christianisme (catholiques et protestants) et l'animisme.

La laïcité de l'Etat, l'esprit de tolérance et les relations de cousinage (sanangouya) font qu'il n'y a pas de différends religieux.

- Densité :

La densité de Sikasso est de 5,7 habitants par kilomètre carré.

III.1.3. HISTORIQUE :

Trois hypothèses sont avancées pour expliquer l'étymologie du mot Sikasso. Le Roi DAOULA, étranger parmi les sénoufos, avait demandé à ses hôtes l'autorisation de bâtir une nouvelle cité. Les sénoufos n'auraient pas accepté de gaieté de coeur. D'où le nom qu'il aurait donné à la ville Siga-So, c'est-àdire la maison du doute. L'orthographe actuelle du mot Sikasso aurait été empruntée à une expression du dialecte Bambara et voudrait dire la maison du doute. La contrée qu'occupe Sikasso était riche en gibiers, notamment en éléphants et elle attirait de nombreux chasseurs. Une vieille femme, Souko ou Siko, qui vendait de la bière de mil appelée dolo, aurait compris que les chasseurs pourraient faire prospérer son commerce. Elle se serait donc installée près du marigot et son campement serait devenu le lieu de rendezvous des chasseurs et des voyageurs. Ce campement aurait été appelé SIKAKA-S0 : ce qui signifie en bambara la maison de Sika. Par contraction, le nom serait devenu Sika-So. Telle est l'origine de Sikasso. Le site de Sikasso est encore appelé aujourd'hui Soulo-khan par les villageois proches de Sikasso (Soulo signifie éléphant et khan veut dire maison).

III.1.4. GEOGRAPHIE :

- Physique :

La région de Sikasso est située au Sud du Mali. Elle comprend sept cercles plus la commune urbaine de Sikasso qui comprend également quinze (15)

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quartiers et vingt et huit (28) villages. Ville carrefour, située à 380 km environ de Bamako, la capitale du Mali, Sikasso est devenue un lieu d'immigration pour les ressortissants de toutes les régions du Mali à cause de sa position géographique et économique.

- Superficie :

La superficie initiale de Sikasso est de 28 550 kilomètres carrés. Mais aujourd'hui, ses limites sont entièrement débordées surtout avec le rattachement de vingt et huit villages de l'ex arrondissement central à la commune de Sikasso.

- Limite :

Sikasso est située au Sud Est du Mali, à 40 km du Burkina Faso, à 80 km de la Côte d'Ivoire. Les coordonnées géographiques de la ville sont de 12°30mm de latitude Nord et de 8°45mm de longitude Ouest.

- Relief :

Dans la commune urbaine de Sikasso, le relief est identique à celui de l'Afrique de l'Ouest. Il est dominé par une couverture gréseuse reposant sur le socle Brimiez (époque du protérozoïque au Précambrien). Le relief est en général plat et monotone, formé de plaines et de plateaux. La latitude moyenne de cet ensemble tabulaire se situe entre 300 et 400 mètres.

- Climat :

Sikasso, au Sud du pays, se situe dans la région la plus arrosée que l'on nomme la zone soudano-guinéenne. Les précipitations moyennes annuelles sont supérieures à 1300 mm ; parfois elles dépassent 1500 mm. La saison des pluies est relativement longue (5 à 6 mois) avec plus de 90 jours de pluies par an. Durant le mois d'Août, le plus arrosé, l'humidité relative est supérieure à 80%.

Sur le plan thermique, les températures du mois d'Avril, mois le plus chaud, sont d'environ 30°C (la moyenne des maxima en mars-avril est de 37°C).

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Les températures moyennes du mois de Décembre, mois le plus frais, sont d'environ 24°. L'amplitude thermique annuelle d'environ est faible. On remarque que la température fléchit également pendant les mois d'hivernage (de juin à septembre). Avec les pluies, le maximum diminue pour atteindre 29°C en Août.

- Hydrologie :

Sur le plan hydrologique, la ville de Sikasso est arrosée par des marigots qui sont réduits à quelques flaques d'eau ou qui sont à sec en fin de saison sèche. Quatre marigots se jettent dans le lac Lotio (65 kilomètres).

· le Nougoudo Koni au Sud (4 kilomètres)

· le Kotoroni traversant Mancourani (environ 5 kilomètres)

· le Sofa Koni au nord sur l'ancienne route de Koutiala (3 kilomètres)

· le Bougoula (7 kilomètres).

- Agriculture :

L'économie de Sikasso est basée sur l'agriculture. Les conditions naturelles sont favorables à son développement et à sa diversification. La polyculture domine. Quant à la culture sèche, on y trouve : le dah fibre, le sésame, le soja, le mil, le sorgho, le radis, le riz, l'arachide, le niébé, le fonio, les cultures fourragères.

Quant à la culture maraîchère on y trouve : la pomme de terre, la patate douce, les carottes, les oignons, les tomates, les acajous, les piments, les pastèques, le gombo, le chou pomme, le concombre, la laitue, la betterave. Enfin, quant à l'arboriculture, on y rencontre : les manguiers, les orangers greffés, les mandariniers, les goyaviers et les bananiers.

A Sikasso, on trouve également quelques arbres : le baobab, le karité, le néré, le tamarinier et le kapokier.

- Faunes :

La contrée qu'occupe Sikasso était riche en gibiers, notamment en éléphants et attirait de nombreux chasseurs. Maintenant il n'y a plus rien de tout cela.

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III.2. CONTEXTE SOCIO-ECONOMIQUE :

III.2.1. ASPECTS HUMAINS :

Sikasso est le lieu de rencontre de plusieurs ethnies. Les groupes ethniques désignés comme autochtones sont les Sénoufos qui constituent le groupe le plus important. La population de Sikasso et de ses environs sont également composés de multiples autres groupes dont certains sont implantés depuis fort longtemps : Les Samogos, les Dioulas, les Miniankas, les Malinkés, les Bobos, les Peulhs, voire les Dogons, les Songhoïs, les Touaregs et les Kassonkés.

III.2.2. MODE DE VIE :

Les coutumes et traditions sont basées sur la discrétion, la société sénoufo est beaucoup attachée à sa culture. On y trouve :

· des symboles : les fétiches, les masques, les êtres, les animaux, les objets de la nature, des mots de passe, des façons de se vêtir et des signes d'appartenances qui permettent aux initiés d'un système de se reconnaître.

· des rites : les activités qu'ont en commun les membres d'une association, même si souvent ces activités sont vidées de toute justification technique (respect des totems).

· des héros qui sont des modèles de comportement. Pour devenir un héros, l'individu est soumis à une véritable ascèse au plan comportemental (sexe, nourriture, parole etc...) sous l'observation des autres membres de l'association. L'initiation se fait à tous les âges, dès qu'on est circoncis pour les garçons. Tous ces aspects contribuent à faire la valeur de la culture sénoufo. Jusqu'à la circoncision ou à l'excision, les jeunes garçons ou les filles ne font pas l'objet d'une attention particulière. Mais on veille déjà à leur comportement et à leur langage. La circoncision ne fait pas l'objet, chez les sénoufos, d'une cérémonie particulière. Mais il faut noter que certaines associations n'admettent pas les jeunes garçons non circoncis. Sinon pour lever leur équivoque, de jeunes sénoufos sont circoncis dès le berceau (premier mois après la naissance).

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L'initiation de la jeune fille suit des étapes depuis l'excision jusqu'au mariage et à son installation dans le foyer.

III.2.3. RELIGION ET CULTES :

Quatre (4) grandes communautés religieuses cohabitent pacifiquement dans la commune urbaine de Sikasso. Il s'agit des communautés musulmanes (la plus importante), catholique, protestante et animiste.

Comme lieux et les maisons de culte, il existe au moins deux (2) mosquées par quartier et une (1) par village, deux (2) églises catholiques et trois (3) églises protestantes à travers les quartiers et villages de la commune.

III.2.4. EDUCATION :

Tous les cycles de l'enseignement préscolaire (11), fondamental (36 établissements de 1er cycle et 21 établissements de second cycle), secondaire général (26), technique et professionnel (31) et un seul établissement d'enseignement normal (IFM) existent dans la commune urbaine de Sikasso.

III.2.5. POLITIQUE :

Il existe Vingt et sept (27) partis politiques déclarés dans la commune urbaine de Sikasso.

III.2.6. LOISIRS :

III.2.6.a. Sports :

Du point de vue infrastructures, Sikasso possède un grand stade omnisports à Médine comprenant un terrain de football gazonné, avec grillage de protection et deux tribunes en bon état dont l'une couverte.

Il existe aussi un stade municipal bien clôturé, situé au centre-ville, un autre à Ouayerma II au centre Saint Jean bosco avec un terrain de basket, un parc des sports pour basket et volleyball, près de la Maison du Peuple.

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III.2.6.b. Autres Loisirs :

· deux salles de spectacles : la salle Lamissa Bengaly et l'espace Cicaara ;

· deux Boites de nuit : Handara et l'espace Phoenix ;

· cinq (5) salles de lecture, une (1) salle Audiovisuelle du centre culturel, un (1) centre culturel de recherche pour la promotion et la sauvegarde de la culture sénoufo.

III.2.7. ECONOMIE : III.2.7.a. L'agriculture :

L'agriculture est l'activité principale des Sikassois. De par le volume global de production des céréales (mil, maïs, sorgho etc...) et des tubercules (ignames, patates, pomme de terre), Sikasso reste une zone agricole par excellence. Elle est aussi une zone agricole propice aux cultures industrielles (coton avec la CMDT, thé avec l'opération Farako et le pois sucré).

III.2.7.b. L'élevage :

Les années de sécheresse au Mali (1972, 1973, 1983, 1984) ont fait se replier vers Sikasso, de nombreux troupeaux des régions plus septentrionales. Ainsi, des éleveurs peulhs de Mopti et de Ségou avec leurs troupeaux se sont implantés dans la commune de Sikasso et pratiquant maintenant l'élevage semi-sédentaire. L'élevage reste leur activité principale puisqu'ils gardent des troupeaux importants qui se déplacent sur les terrains de parcours durant la saison sèche à la recherche de pâturages et de points d'eau (exceptées les vaches laitières qui ne transhument pas).

III.2.7.c. La pêche :

De longue date, la pêche est le domaine des bozos et des somonos, ethnies de pêcheurs. Maintenant, Bambaras, Sénoufos et Dogons résidant à Sikasso sont devenus des pêcheurs. L'année 1994 fut si abondante en pluies que les pêcheurs ont opéré dans les champs de maïs ou de coton.

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Les marigots et les rivières fournissent une quantité importante de poissons (silure, mormyres, capitaines, carpes, synodontes).

III.2.7.d. Le commerce :

De par sa position géographique, Sikasso est une ville carrefour entre trois Etats : la Côte d'Ivoire, le Burkina Faso et la Guinée Conakry. Trois routes nationales traversent Sikasso ou partent de Sikasso :

· la nationale 7, bitumée allant de Bamako à la Côte d'Ivoire traverse la ville;

· la nationale 11, bitumée relie Sikasso au Nord du pays, c'est-à-dire Koutiala, Mopti, Gao ;

· la nationale 10, bitumée relie Sikasso au Burkina Faso.

Les échanges de la ville avec les pays frontaliers ou avec l'intérieur du pays empruntent ces axes routiers. Ville carrefour, ville frontalière, Sikasso est un important centre d'échange portant surtout sur les produits agricoles, en particulier les céréales, les légumes, les fruits et les denrées de première nécessité. Ces échanges ont lieu quotidiennement ou lors de la foire du grand marché.

III.2.7.e. L'artisanat :

Selon les statistiques nationales, les artisans représentent la couche socioprofessionnelle la plus importante. Il est difficile d'estimer le nombre exact d'artisans à Sikasso. Seuls peuvent être recensés avec certitude les membres des associations. Il existe de nombreuses associations regroupées au sein d'une coordination dont le droit d'adhésion s'élève à 2500F CFA. On dénombre plus d'une quinzaine d'associations d'artisans.

III.2.7.f. La cueillette :

La cueillette est l'activité principale des sikassoises. Pendant la saison pluvieuse, elles cueillent les fruits de karité, vendent ces fruits et font du beurre de karité avec les graines. Pendant les mois de Mars, Avril et Mai elles cueillent les fruits que sont les mangues et les goyaves.

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Elles cueillent les oranges pendant presque toute l'année. Les papayes sont cueillies pendant la saison froide.

III.2.7.g. Les activités industrielles :

- La CMDT : Compagnie Malienne de Développement des Textiles. Il s'agit d'une entreprise mixte à capitaux étatiques et privés. Sa gestion est assurée par des cadres nationaux. Elle intervient sur deux volets essentiels : un volet agricole et un volet « développement industriel » qui consiste en l'égrenage du produit à Sikasso. Deux usines d'égrenage sont installées à Sikasso : 1a 1ere usine date de 1963, la 2eme usine date de 1979. Ces deux usines fonctionnent à 90% de leur capacité pendant les 6 mois d'égrenage.

- L'EMAMA : Entreprise Malienne de Maintenance. De 1977, date de sa création, en 1979, c'était un atelier de maintenance. Par Ordonnance du 9 Avril 1979, elle a été érigée en société d'économie mixte. L'entreprise produit des pompes avec des cylindres de différents diamètres (100, 80, 60cm), les pièces détachées de ces pompes afin d'assurer la maintenance , les socs de charrues et les moyeux de charrette.

- Le CECOM : Centre d'Étude, de Construction et de Maintenance : Il s'agit d'une entreprise privée, créée en 1993, au capital de 6.300.000F CFA employant plusieurs personnes dont 3 cadres. L'entreprise produit des tables, des bancs, des bureaux métalliques et en bois, des menuiseries métalliques, des vis, poulies, des semoirs pour mil, maïs, riz. Elle étudie la fabrication de moulins à karité et de maïs, la fabrication de pompes à eau avec une possibilité d'exportation sur le Burkina Faso, le Niger, la Mauritanie, le Tchad et La Côte d'Ivoire. Enfin, cette entreprise assure également la maintenance industrielle, en particulier dans toutes les usines de la CMDT (rectification de vilebrequins, alésage de cylindres etc.).

- Les usines : d'huilerie au nombre de trois (3) sont toutes privées. Une usine de fabrique de carreaux et une dizaine de boulangeries industrielles.

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III.2.7.h. Les activités touristiques :

La région de Sikasso n'est certes pas connue comme Tombouctou, Djenné, Mopti ou le pays Dogon, mais l'histoire et les évènements qui s'y sont déroulés en font un des berceaux de l'histoire du Mali.

Elle est pluriethnique et multilingue; ce qui lui vaut une richesse culturelle. Elle possède beaucoup de potentialités touristiques telles que :

- la Fosse Commune : C'est le cimetière des combattants de la liberté tombés sur le champ de bataille du 1er Mai 1898 ;

- la Tombe de Tiéba : Fils de Massa Daoula, Tiéba fut le 1er Roi du Kénédougou. Cette tombe se trouve au Sud-Est de Sikasso Kaboïla I et de la rivière ;

- le Mamelon : Vers la fin de l'année 1891, Tiéba fortifia le Mamelon ; il y construit un réduit appelé «donjon» qui domine la ville ;

- le TATA : La construction du Tata visait un triple objectif :

· protéger Sikasso, capitale politique du Kénédougou, point de ralliement de toutes les troupes confédérées. A la défense de Sikasso étaient intégrés les points d'appui que constituaient les 9 villages de chef de guerre (kélèmansadougou) : Finkolo, Bougoula, Kaféla, Zangaradougou, N'gourodougou, Sina, Tiola, Finkologanadougou et Kaboïla.

· protéger les routes commerciales, assurer la police des caravanes et la canalisation des courants commerciaux dirigés vers Sikasso, entrepôt, grand marché et centre de visite.

· contrôler la route en direction de l'Est et du Sud.

Trois grandes étapes peuvent être distinguées dans la construction du Tata.

· le Tata avant l'avènement de Tiéba ;

· le Tata sous Tiéba ;

· le Tata sous Babemba.

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III.3. CONTEXTE SANITAIRE :

III.3.1. APERÇU GENERAL SUR LA REGION DE SIKASSO :

La région de Sikasso, troisième région administrative de la république du Mali avec une superficie de 71.790 Km2 pour 2.720.452 habitants en 2010 (4eme RGPH 2009) soit une moyenne de 38 habitants au Km2, de par sa situation géographique est l'une des plus peuplées et des plus exposées à la pandémie du VIH et du SIDA avec un taux de 0.6 % en 2006 (EDSM-IV).

Administrativement elle compte 7 cercles, 144 communes dont 3 urbaines parmi lesquelles la commune urbaine de Sikasso, et son découpage sanitaire fait état de 204 aires de santé comportant 193 ASACO.

En plus de son trafic routier très développé, la région de Sikasso qui est une zone de forte production agricole, est en passe de devenir un pôle d'attraction pour de nombreuses populations étrangères en raison de la ruée vers l'or qu'elle connaît depuis maintenant quelques années.

Cette ruée a pour conséquence la prolifération des sites informels sur lesquels cohabitent des chercheurs de fortunes de diverses nationalités sans offre de services de prévention, de dépistage et de soins VIH et le Sida.

III.3.2. PARTICULARITES DE LA COMMUNE URBAINE DE SIKASSO :

La commune urbaine de Sikasso sur le plan sanitaire compte :

· un établissement public hospitalier ultra moderne et fonctionnel ;

· un centre de santé de référence ;

· trois dispensaires ;

· cinq centres de santé communautaire ;

· deux maternités ;

· quatre cabinets de consultation ;

· quatre cabinets de soins ;

· quatre cliniques ;

· trois centres de dépistage et de prise en charge des malades du SIDA ;

· un grand nombre d'organisation non gouvernementale (ONG) continue à élaborer des programmes destinés à sensibiliser les populations sur

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l'infection par le VIH et ses rapports avec les IST, par la promotion de l'usage constant du préservatif, le diagnostic rapide et le traitement approprié des IST.

III.3.3. FACTEURS DE VULNERABILITE DES JEUNES AU VIH :

Les principaux facteurs de vulnérabilité des jeunes au VIH sont d'ordre socioculturel, économique, biologique etc...

Cette vulnérabilité est liée entre autres à différents facteurs

· la précocité des rapports sexuels
· la prostitution

· le harcèlement et les violences sexuelles
· la drogue et l'alcool

· le mariage forcé
· l'homosexualité

· les barrières de communication sur la sexualité entre jeunes et adultes

· le mufti-partenariat sexuel
· l'analphabétisme

· les rapports sexuels non protégés
· le viol

· la tradition : excision, mariages précoces, lévirat et sororat

· les migrations internes (campagne/ville) et externes

· la déscolarisation/déperdition scolaire
· le chômage

· la pauvreté
· le célibat géographique

· les situations de handicap
· les conflits et guerres

· l'exploitation sexuelle des enfants.

III.3.4. REPONSE AU VIH/SIDA DANS LE SECTEUR DE LA JEUNESSE :

L'épidémie du VIH affecte tous les secteurs, principalement celui de la jeunesse considéré comme un des secteurs stratégiques et un maillon important dans la réponse au VIH. Depuis la signature de la déclaration d'engagement sur le VIH et le Sida en juin 2001 lors de la Session Extraordinaire des Nations Unies (UNGASS 2001), le Mali considérant le fléau non plus comme un problème de santé, mais un véritable problème de développement, a fait de la lutte contre le VIH et le Sida une de ses priorités. Le pays s'est engagé à faire en sorte que les jeunes aient accès non seulement à l'information, à l'éducation mais aussi aux services qui réduisent leur vulnérabilité à l'infection au VIH.

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IV. L'ECHANTILLONNAGE :

L'échantillonnage est la sélection d'une partie dans un tout c'est-à dire un ensemble réduit mais représentatif de la population cible d'une étude. Pour notre étude, nous avons préféré un échantillonnage raisonné (l'une des deux méthodes d'échantillonnage non aléatoire dont l'échantillon est choisi à dessein, par commodité, ou de manière discrétionnaire dans Casley et Kumar 1988). C'est ainsi que nous avons retenu un échantillon de cent (100) individus en nous référant aux données de l'Enquête Intégrée de Prévalence et de Comportements en matière des IST (ISBS) réalisée en 2009 au Mali dans cinq (05) capitales régionales et qui a concerné 97 aides familiales de la capitale régionale de Sikasso.

Nous avons pensé qu'un tel nombre d'individus pouvait fournir une assez large palette d'informations qui nous permettraient d'alimenter nos analyses. Les argumentaires en faveur de notre choix sont que notre recherche est une intervention de petite envergure avec peu de temps d'exécution (deux semaines) et de ressources financières limitées, l'indisponibilité de la liste exhaustive des aides familiales de la commune urbaine de Sikasso.

Pour la collecte des données, l'utilisation du questionnaire nous a semblé appropriée, dans la mesure où cet outil nous offre la possibilité de vérifier la logique des réponses données par les enquêtées.

Enfin, nous avons utilisé la méthode du choix au hasard pour l'identification des aides familiales afin d'administrer nos questionnaires.

V. LE QUESTIONNAIRE :

Le questionnaire a été élaboré pour fournir des informations spécifiques permettant la réalisation future des interventions plus ciblées en matière de prévention des IST du VIH et du SIDA.

Afin d'atteindre les objectifs fixés, un seul questionnaire a été utilisé comportant les six (6) volets suivants :

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· Le consentement de l'aide familiale à participer à l'étude :

A ce niveau la permission a été avant tout demandée à l'employeuse de l'aide familiale et seulement avec son accord qu'on a abordé l'enquêtée pour son consentement à participer à l'étude en la rassurant de l'anonymat sur son identité et toute la confidentialité de ses réponses données pendant l'interview.

· L'information sur l'aide familiale interviewée :

Pour chaque participante, les questions d'ordre sociodémographique portaient essentiellement sur l'âge, la scolarité et l'alphabétisation, le groupe ethnique, le revenu mensuel, le statut matrimonial, l'âge au premier mariage, la provenance et la religion.

Les questions se rapportant à la provenance et aux mouvements migratoires sont très importantes dans les tentatives visant à évaluer les éventuelles populations « relais ». Chaque enquêtée a été interrogée sur la durée de résidence dans le lieu de l'étude, la durée de séjour escomptée, les autres localités visitées au cours de l'année écoulée, et si oui ou non l'époux ou le fiancé vivait ensemble dans le lieu de résidence de la participante.

· Les connaissances des aides familiales sur les IST le VIH et le SIDA :

Ce sont surtout les questions sur l'évaluation des connaissances sur les IST le VIH et le Sida et l'évaluation du risque des IST. Deux parties du questionnaire concernaient des informations relatives aux connaissances en matière des IST du VIH et du SIDA, de soins de santé. Les questions qui ont été administrées portaient essentiellement sur les IST et l'évaluation de son risque pendant les douze (12) derniers mois, les conseils et les traitements recherchés (l'endroit), les conséquences socio-économiques des IST non traitées, la compréhension générale du SIDA (croyances, modes de transmission, moyens de prévention), des gestes quotidiens qui ne risquent pas de transmettre le VIH, les opinions sur le SIDA, la connaissance d'une personne vivant avec le SIDA ou d'autres qui en sont mortes.

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· Les attitudes adoptées des aides familiales face aux IST au VIH et au SIDA :

Les questions d'attitude portaient essentiellement sur le dépistage, si oui ou non la participante a déjà effectué le test de dépistage, sa période et si elle a obtenu le résultat du test, les raisons qui ont poussé à faire ou non le test de dépistage. Pour nous acquérir d'une éventuelle attitude des participantes face aux personnes atteintes du Sida, nous avons adopté une simulation en posant la question à savoir si un membre de leur famille contractait le virus du Sida quelle serait leur attitude.

· Les pratiques comportementales des aides familiales en matière des IST du VIH et du SIDA :

Les principaux indicateurs de risques de transmission ou d'acquisition des IST et du VIH peuvent être obtenus à partir de questions liées aux comportements sexuels. La partie du questionnaire qui concernait les activités sexuelles tente d'évaluer les comportements spécifiques aux groupes qui sont parfois liés avec le risque de transmission de maladies.

Par exemple, certaines questions spécifiques portaient essentiellement sur l'usage du préservatif (fréquence), nombre de partenaires sexuels, types de partenaires (épouse, client, fiancé(e), occasionnel), toutes les préventions utilisées pour éviter d'infecter d'autres personnes et de s'infecter (usage du préservatif, l'abstinence, etc...) et tout autre abus physique rapporté par un partenaire.

· Les facteurs d'exposition des aides familiales aux séances de sensibilisation sur les IST le VIH et le SIDA :

A ce niveau nous avons voulu connaître l'exposition des participantes à l'information par les différents canaux que sont la télévision, la radio et le journal et par-dessus tout la participation ou non à une séance de sensibilisation sur les IST le VIH et le Sida.

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VI. LA COLLECTE DES DONNEES SUR LE TERRAIN :

La collecte des données a été assurée par deux (2) enquêtrices formées sur le questionnaire traduit en bambara de manière qu'au cours de l'enquête les questions soient posées le plus fidèlement possible par l'enquêtrice.

La sélection des aides familiales a été faite au hasard et a permis de les interviewer jusqu'à ce que la taille de l'échantillon soit atteinte. Toutes les aides familiales consentantes ont répondu à un questionnaire sur leurs comportements. Cette collecte a permis d'obtenir une série d'informations importantes sur la dynamique des changements de comportement au sein du groupe ciblé, le niveau de prévalence des IST et du VIH et les besoins d'adaptation des messages de changement de comportement.

A chaque étape de l'interview, les participantes recevaient des explications sur ce que comportait le niveau suivant et devaient répondre à la question de savoir s'ils souhaitaient continuer ou pas.

Pour préserver la confidentialité, l'anonymat a été assuré sur l'identité de la personne enquêtée.

Le principal avantage pour les participantes a été la réception des informations socio-sanitaires et des conseils par rapport aux IST et au VIH, l'évaluation du risque des IST.

Notre étude sur le terrain s'est déroulée en deux (2) phases :

· la mobilisation et la formation des enquêtrices incluant une enquête pré test d'une journée qui nous a pris une semaine ;

· la collecte des données proprement dite sur le terrain nous a pris deux (2) semaines pendant lesquelles chacune des enquêtrices administrait trois (3) questionnaires par jour du lundi au vendredi de 16h à 18h et cinq (5) questionnaires par jour du Samedi au dimanche de 14h à 18h en tenant compte de la disponibilité des aides familiales, des enquêtrices et de notre horaire de travail (De 7h30 à 16h00).

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VII. LE TRAITEMENT ET L'EXPLOITATION DES DONNEES :

VII.1. TRAITEMENT DES DONNEES :

La saisie des données sur micro-ordinateur a débuté un jour après le démarrage de l'enquête sur le terrain, en utilisant le logiciel SPSS 12.

Les deux enquêtrices étaient chargées de la vérification des questionnaires venus du terrain avant de les transmettre à la saisie. Cette saisie a été réalisée par nous-même, pendant deux semaines et a pris fin un jour après la fin de l'enquête. 50% des questionnaires ont fait l'objet d'une double saisie pour éliminer du fichier le maximum d'erreurs de saisie. Par ailleurs, ce contrôle de qualité permettait de détecter pour chaque enquêtrice, certaines des principales erreurs de collecte. Ces informations étaient immédiatement répercutées sur les enquêtrices sur le terrain lors de nos supervisions de routine afin d'améliorer la qualité des données.

À la suite de la saisie, les données ont été nettoyées en vue de vérifier la cohérence interne des réponses.

VII.2. EXPLOITATION DES DONNEES :

L'exploitation des données s'est déroulée en 3 étapes :

- Vérification : la vérification consistait en un contrôle d'exhaustivité de l'échantillon par rapport aux fiches de terrain et en un contrôle sommaire de la cohérence des données. Ce travail a commencé à peine deux jours après le début de la collecte et a été mené parallèlement aux travaux de terrain. Cette vérification a permis d'améliorer la qualité des données recueillies.

- Saisie et nettoyage des données : l'ensemble des opérations de saisie et de nettoyage des données a été réalisé sur micro-ordinateurs au moyen du logiciel SPSS 12. À la suite de la saisie, nous avons procédé au nettoyage des données, à savoir la vérification de la cohérence interne des réponses contenues dans les questionnaires, et à la correction des erreurs.

Pour évaluer la qualité des données et réduire le taux d'erreurs lors de la saisie, 50% des questionnaires ont été saisies deux fois. En corrigeant les erreurs de saisie ainsi détectées, on diminue le temps nécessaire au

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nettoyage des données, qui consiste en la correction des incohérences à l'intérieur d'un méme questionnaire, incohérences souvent dues à des erreurs de saisie.

- Apurement : après la saisie et le nettoyage des données, un contrôle était fait pour vérifier la cohérence interne des réponses.

L'ensemble des opérations de contrôle et de nettoyage des données ainsi que la tabulation des données ont été réalisés au moyen du logiciel SPSS 12.

VIII. LIMITES ET DIFFICULTES DE LA RECHERCHE :

Comme pour toute oeuvre de recherche, la réalisation de notre étude ne s'est pas faite sans difficultés. La première difficulté est que nous avons été confrontés à une importante réticence de la part des employeuses des aides familiales au cours de notre enquête. Certaines questions ont été qualifiées de « trop personnelles », « gênantes », et nous-même, avons par moments été traités de trop curieux. Malgré nos diverses tentatives pour les mettre en confiance, beaucoup des enquêtées sont restées fermes et même hostiles à notre questionnaire.

La deuxième difficulté que nous avons rencontrée se rapporte à notre thème d'étude. En effet, premièrement en nous entendant parler de SIDA, des enquêtées ont manifesté tout de suite, une certaine lassitude, voire un manque d'intérêt parce qu'elles nous ont pris pour un agent enquêteur travaillant contre rémunération. C'est ainsi que certaines nous ont proposé d'échanger leurs informations contre de l'argent.

Deuxièmement, la rareté des études et des documents sur notre sujet au niveau de notre lieu d'étude surtout l'indisponibilité de la liste exhaustive des aides familiales de la commune urbaine de Sikasso.

La troisième difficulté non moins importante a été le côté financier. Nos ressources financières étaient limitées, les dépenses ont été totalement prises en charge par nous-même et l'absence des moyens de motivation matérielle et financière à offrir aux agents qui nous ont aidé dans la collecte, le dépouillement et la saisie des données, surtout aux participantes à l'étude.

DEUXIEME

000TIE

LA RESTITUTION ANALYTIQUE

DES RESULTATS

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CHAPITRE 1: CARACTERISTIQUES SOCIODEMOGRAPHIQUES

Ce chapitre porte sur les caractéristiques sociodémographiques des enquêtées. Les questionnaires ont permis de recueillir des informations sur l'âge, le statut matrimonial et l'âge moyen au premier mariage, la provenance et la durée du séjour, le niveau d'instruction et d'alphabétisation, la religion, l'ethnie et le revenu mensuel des enquêtées. Ces différentes caractéristiques seront utilisées comme variables d'analyse dans la suite de ce rapport.

I. L'AGE :

L'âge, variable fondamentale dans l'analyse des phénomènes démographiques, est l'une des informations les plus difficiles à obtenir de façon précise, lorsque l'enregistrement écrit des événements (notamment des faits d'état civil) est loin d'être généralisé, comme c'est le cas au Mali. De ce fait, un soin particulier a été accordé à son estimation au moment de l'enquête. On a demandé aux enquêtées leur date de naissance, puis leur âge. Lorsque la date de naissance et l'âge étaient obtenus, l'enquêtrice contrôlait la cohérence entre les deux informations. Dans le cas où l'enquêtée ne connaissait pas sa date de naissance ou son âge, l'enquêtrice essayait d'obtenir un document officiel (carte d'identité, acte de naissance, etc.) où figurait la date de naissance. Lorsqu'aucun document n'était disponible, l'enquêtrice devait estimer l'âge de l'enquêtée, soit par comparaison avec l'âge d'autres membres du ménage, soit par déduction à partir de l'histoire de l'enquêtée, ou encore en utilisant des calendriers historiques.

Les résultats présentés au graphique 2 montrent que la répartition des aides familiales par groupes d'ages quinquennaux présente une allure assez régulière, les proportions de chaque groupe d'âges diminuant régulièrement au fur et à mesure que l'on avance vers les âges élevés. Ces proportions passent de 86 % pour le groupe d'ages de 15-19 ans à 10 % pour le groupe d'ages de 20-24 ans et enfin à 4 % pour le groupe d'ages de 25-29 ans.

La moyenne d'age est de 17,2 ans.

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Le constat que nous faisons ici est que les enquêtées dont l'âge est compris dans l'intervalle de [15 - 19 ans] sont majoritaires.

A ce stade de leur vie, le thème de la sexualité intéresse probablement ces jeunes.

Graphique 2 : Répartition des enquêtées par groupe d'âges quinquennal

100

86%

80

60

10% 4%

0

40

20

15 - 19 ans 20 - 24 ans 25 - 29 ans

Source : Les données de notre enquête

II. LE STATUT MATRIMONIAL :

L'importance de cette variable résulte de sa capacité à fournir des données concernant le degré d'engagement des enquêtées dans la vie sexuelle ; ceci pouvant influer sur l'accès aux informations sur le VIH et le SIDA.

Les questions sur l'état matrimonial ont été posées à toutes les aides familiales éligibles de l'échantillon. Dans le cadre de notre étude, ont été considérées comme étant en union toutes les aides familiales mariées légalement ainsi que toutes celles vivant en union consensuelle.

Selon cette définition, nous constatons qu'au moment de l'enquête, la grande majorité des aides familiales enquêtées (91 %) sont célibataires et n'ont pas d'enfants. Seule une proportion de 8 % sont mariées dont 37.5 % de ces mariées vivent en cohabitation et seulement 1 % était en rupture d'union (divorcées ou séparées).

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En ce qui concerne l'âge moyen au premier mariage, cette variable n'a concerné que les participantes mariées (8 %) qui l'ont été en moyenne à un âge plus jeune (16.3 ans) dont les deux extrêmes sont de 15 ans pour l'age minimum et de 18 ans pour l'age maximum.

Tableau 1 : Répartition des enquêtées selon le statut matrimonial et l'âge au premier mariage.

Statut matrimonial

Fréquence
N= 100

Pourcentage
100 %

Célibataire

91

91.0 %

Mariée

8

8.0 %

Vivant ensemble

3

37.5 %

Divorcée/Séparée

1

1.0 %

Age au 1er mariage

N= 8

100 %

Age moyen

16.33

 

Age minimum

15

 

Age maximum

18

 

Source : Les données de notre enquête III. LE NIVEAU D'INSTRUCTION :

L'instruction scolaire est un élément social important qui peut influencer les réponses des enquêtées, dans la mesure où elle contribue à donner à l'individu, plus d'autonomie dans la réflexion et dans la compréhension des choses. C'est donc une variable clé dans notre étude.

Un autre constat que nous pouvons faire par rapport à cette variable, c'est qu'elle a une incidence sur la nature des réponses données aux questions

« Connaissez-vous les modes de transmission et les moyens de prévention du VIH/SIDA? », traitée plus bas. Nous remarquons en effet, que celles qui ont reçu un niveau d'instruction sont les plus complètes dans leurs réponses.

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Selon les résultats de notre étude, nous constatons que la proportion des aides familiales n'ayant reçu aucune instruction est nettement plus élevée (68 %) que celles qui en ont reçu (32 %).

Par ailleurs, sur les 32 % qui ont été scolarisées, aucune n'a dépassé le niveau primaire.

Nous constatons également que le niveau d'instruction augmente des générations les plus anciennes aux générations les plus récentes. En effet, la proportion d'aides familiales sans niveau d'instruction varie avec l'âge, passant de 86.7% parmi celles de 15-19 ans à 10.4 % parmi celles de 20-24 ans, à 2.9% parmi celles de 25-29 ans; nous notons également que la proportion d'aides familiales ayant un niveau d'instruction primaire varie de 84.4% % chez celles de 15-19ans à 9.4 % chez celles de 20-24 ans, à 6.2 % chez celles de 25-29 ans.

Par ailleurs, Nous constatons que les écarts entre le milieu urbain et le milieu rural sont énormes. En effet, le niveau d'instruction des enquêtées varie considérablement en fonction de la provenance, les proportions d'aides familiales instruites sont plus élevées en milieu urbain (65.7 %) qu'en milieu rural (34.3 %). À cet égard, malgré les efforts importants consentis par le gouvernement du Mali en matière d'éducation, nous constatons que le niveau d'instruction de la population de 6 ans et plus demeure encore faible chez les femmes, surtout en milieu rural.

Graphique 3 : Répartition des enquêtées selon le niveau d'instruction

68% 32%

Aucun Primaire

Source : Les données de notre enquête

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IV. LE NIVEAU D'ALPHABETISATION :

Au cours de l'enquête, on a demandé à celles qui n'avaient aucun niveau d'instruction et à celles qui avaient déclaré avoir atteint le niveau primaire, si elles savent lire une phrase rédigée dans une des langues officielles ou nationales. Trois modalités ont été retenues : «sait lire facilement une phrase», «sait lire difficilement une phrase», ou «ne sait pas du tout lire une phrase».

Ainsi selon les données du tableau 1, nous constatons qu'un peu moins de la moitié des aides familiales (47 %) sont considérés comme étant alphabétisées. En d'autres termes, dans l'ensemble, la proportion d'analphabètes est de 53 % chez les aides familiales.

La proportion d'aides familiales alphabétisée varie sensiblement selon la provenance (Tableau 3). En provenance du milieu urbain, 36.1 % des aides familiales savent lire facilement une phrase rédigée dans une des langues officielles ou nationale et 42.5 % savent lire difficilement contre respectivement 19.1 % qui savent lire facilement et 2.1 % savent lire difficilement en provenance du milieu rural.

Graphique 4 : Répartition des enquêtées par le niveau d'alphabétisation

40

20

30

60

50

10

0

53%

26% 21%

Aucun Lit facilement Lit difficilement

Source : Les données de notre enquête

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V. LA RELIGION :

Du point de vue de la religion, on observe, au sein des enquêtées, une forte proportion de personnes appartenant à la religion musulmane (95 %).

La répartition des personnes interrogées par religion se présente comme suit: 5 % des aides familiales appartiennent à la religion chrétienne tandis que l'animisme n'était représenté que dans l'ordre d'un (1 %) des cas.

Graphique 5 : Répartition des enquêtées selon la religion

95%

100

80

60

40

4% 1%

20

0

Musulmane Chrétienne Animisme

Source : Les données de notre enquête

VI. LE GROUPE ETHNIQUE :

La subdivision de l'échantillon selon l'appartenance ethnique se présente de la façon suivante : dans le groupe, nous avons enregistré 5 % de Bambara ; 30 % de Dogon qui sont les plus nombreux de l'échantillon ; 25 % de Bobo un peu plus nombreux ; 15 % de Minianka (Ethnie originaire) ; 2 % de Sonrhaï (Ethnie du nord) qui sont rares ; 3 % de Peulh et viennent enfin les Senoufo qui représentent 20 % (Ethnie originaire).

Dans l'ensemble, nous remarquons facilement que dans l'échantillon, les Dogons (30 %) et les Bobos (25 %) sont de très loin majoritaires, ce qui est du reste logique quand on considère qu'ils constituent aussi l'ethnie qui pratique le plus le phénomène d'immigration des jeunes femmes et filles rurales vers les grandes villes.

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La zone d'étude est habitée par une population hétéroclite composée de groupes socioculturels et socioprofessionnels diversifiés.

Cette configuration actuelle du peuplement est le résultat de longues et profondes mutations qu'ont connues les régions du Mali. L'enquête ayant eu lieu dans la commune urbaine de Sikasso, la répartition des participantes selon le groupe ethnique reflète la situation de l'ensemble de cette région.

Graphique 6 : Répartition des enquêtées selon le groupe ethnique

25

20

30

15

10

5

0

5%

30%

25%

15%

2% 3%

20%

Bambara Dogon Bobo Minianka Sonrhaï Peulh Senoufo Source : Les données de notre enquête

VII. LA PROVENANCE :

L'importance de cette variable résulte de sa capacité à fournir des données concernant les origines géographiques et la mobilité des enquêtées.

Les résultats selon la provenance montrent que la moitié des participantes (50 %) viennent du milieu rural contre 49 % du milieu urbain. Ici, le milieu urbain est assimilé à la commune urbaine de Sikasso (35 %) et les autres capitales régionales (14 %). La provenance des pays voisins est de 1 %.

En ce qui concerne la durée du séjour des enquêtées dans la commune urbaine de Sikasso, la moitié (50 %) a un séjour durant entre une (1) à trois (3) années, 15 % ont un fait entre quatre (4) à six (6) années et 35 % y sont depuis leur naissance.

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Tableau 2 : Répartition des enquêtées selon la provenance.

Provenance

Fréquence
N= 100

Pourcentage
100 %

Commune urbaine de Sikasso

35

35 %

Autres capitales régionales

14

14 %

Milieu rural

50

50 %

Pays voisins

1

1 %

La durée du séjour

N= 100

100 %

De 1 à 3 années

50

50 %

De 4 à 6 années

15

15 %

Depuis la naissance

35

35 %

Source : Les données de notre enquête

VIII. LE REVENU MENSUEL EN FCFA :

Notre étude a révélé que les aides familiales ont un revenu mensuel de 5 000 Fcfa dans 60 % des cas, 20 % sont payées à 4 000 Fcfa et 20 % sont payées à 6 000 Fcfa. Nous voulons démontrer à travers cette variable que les aides familiales sont sous payées et étant donné qu'elles viennent en ville pour y travailler et ainsi soutenir financièrement leur famille et réunir leur trousseau de mariage. Elles sont en danger quotidiennement dans nos grandes villes car non scolarisées, sans expérience et généralement sans protection dont la plupart sont mineures et ne maîtrisent pas les questions élémentaires d'une vie saine, elles courent une vulnérabilité de santé élevée dont les maladies sexuellement transmissibles faisant d'elles des groupes à fort potentiel de propagation du VIH et du Sida, rejets fréquents dans la société, grossesses non désirées avec leur corollaire d'avortement et d'abandon d'enfants.

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Graphique 7 : Répartition des enquêtées selon le revenu mensuel

60%

60

40

20

0

20%

20%

4 000 fcfa 5 000 Fcfa 6 000 Fcfa

Source : Les données de notre enquête

Tableau 3 : Répartition par niveau d'instruction et d'alphabétisation des enquêtées selon le groupe d'âges quinquennal et la provenance.

Caractéristiques

Niveau
D'instruction

Niveau
D'alphabétisation

Aucun

Primaire

Aucun

Facile

Difficile

Groupe d'ãges quinquennal

N= 68

N= 32

N= 53

N= 26

N= 21

15 - 19 ans

59 (86.7%)

27 (84.4%)

52 (98.1%)

22 (84.6%)

12 (57.1%)

20 - 24 ans

7 (10.4%)

3 (9.4%)

1 (1.9%)

2 (7.7%)

7 (33.3%)

25 - 29 ans

2 (2.9%)

2 (6.2%)

0 (0%)

2 (7.7%)

2 (9.6%)

Provenance

N= 68

N= 32

N= 53

N= 26

N= 21

Commune urbaine Sikasso

20 (29.4%)

15 (46.9%)

3 (5.7%)

12 (46.2%)

20 (95.2%)

Autres capitales régionales

8 (11.8%)

6 (18.8%)

9 (16.9%)

5 (19.2%)

0 (0%)

Milieu rural

39 (57.4%)

11 (34.3%)

40 (75.5%)

9 (34.6%)

1 (4.8%)

Pays voisins

1 (1.4%)

0 (0%)

1 (1.9%)

0 (0%)

0 (0%)

Source : Les données de notre enquête

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COMPORTEMENTALES DES AIDES FAMILIALES EN MATIERE DES IST DU VIH ET
DU SIDA DANS LA COMMUNE URBAINE DE SIKASSO, EN 3eme REGION DU MALI.

CHAPITRE II : LA DESCRIPTION DES CONNAISSANCES, ATTITUDES ADOPTEES, PRATIQUES COMPORTEMENTALES FACE AUX IST, AU VIH ET AU SIDA.

Les aides familiales interrogées, lors de notre enquête, étaient concernées au premier plan par les campagnes d'Information, d'Education et Communication (IEC) lancées à travers la région de Sikasso par différents intervenants dans la lutte contre les IST, le VIH et le SIDA sur financement additionnel de la banque mondiale. Dans le but de bien mener notre étude à Sikasso, des questions ont été posées sur les connaissances, les attitudes adoptées et les pratiques comportementales concernant les IST, le VIH et le SIDA. Les informations ainsi collectées sont essentielles à l'ajustement des programmes à venir, ainsi qu'à la mise en place de nouvelles campagnes d'information, d'éducation et de communication sur le SIDA à l'endroit des aides familiales.

I. LA DESCRIPTION DES CONNAISSANCES :

I.1. LA CONNAISSANCE DES IST :

Les infections sexuellement transmissibles (IST) pouvant favoriser la transmission du virus du SIDA, la prévention et la lutte contre ces infections constituent une priorité. Au cours de l'enquête, nous avons demandé aux enquêtées si, à part le SIDA, elles connaissaient d'autres infections qui se transmettaient par contact sexuel et, si oui, si elles connaissaient des signes ou symptômes caractéristiques de ces infections chez la femme. De plus, en demandant aux enquêtées si elles avaient eu une IST ou des symptômes associés à des IST, il a été possible d'établir une prévalence déclarée des IST dans la population des aides familiales apparemment asymptomatiques.

Enfin, certaines questions ont porté sur le comportement adopté en cas d'infection, en termes de conseil et de traitement.

L'intérêt de cette partie est, après l'analyse des infections sexuellement
transmissibles (IST) et l'établissement de leur prévalence, de permettre aux

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différents intervenants de ce domaine de recadrer si nécessaire la mise en place des programmes de dépistage et de prévention ciblés.

Le taux de contagion des IST étant plus élevé que celui du VIH, les effets de leur propagation à l'intérieur d'une population est plus rapidement visible. Le reflet de ces comportements à risque permettra de programmer des campagnes de prévention ciblées.

I.1.a. La connaissance de l'existence des IST :

Dans notre étude, la totalité des aides familiales interrogées (100 %) ont déjà entendu parler des IST. Cette information quasi universelle sur l'existence des IST perçue par les aides familiales peut s'expliquer par le récent projet en 2011 de sensibilisation en matière de lutte contre les IST, le VIH et le SIDA financé par la banque mondiale à travers le SE/HCNLS et exécuté par l'ACOD dans la commune urbaine de Sikasso à l'endroit de ce public cible considéré comme la population la plus exposée.

Tableau 4 : Répartition des enquêtées selon qu'elles aient entendu parler des IST.

Entendu parler des IST

Fréquence

Pourcentage

 

N= 100

100 %

Oui

100

100 %

Non

0

0 %

Source : Les données de notre enquête

I.1.b. Les symptômes des IST cités :

Il ressort du tableau 5 que les symptômes d'IST cités sont par ordre décroissant : la douleur abdominale (85 %), la perte malodorante (68 %), la douleur en urinant (65 %) suivi de la perte vaginale (54 %), ensuite le sang dans les urines (46 %) et enfin la difficulté de tomber enceinte (39 %).

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De plus, 6 % des enquêtées ont été incapables de citer un symptôme caractéristique d'IST chez la femme. Ajouté aux 9 % des enquêtées qui ne connaissaient aucun symptôme des IST, on obtient une proportion de 15 % des aides familiales qui n'ont aucune connaissance des symptômes des IST ou seulement une connaissance très limitée des IST.

Tableau 5 : Répartition des enquêtées par les symptômes des IST cités.

Symptômes des IST cités

Fréquence
N= 100

Pourcentage
100 %

Douleur abdominale

85

85 %

Perte vaginale

54

54 %

Perte malodorante

68

68 %

Douleur en urinant

65

65 %

Difficulté de tomber enceinte

39

39 %

Sang dans les urines

46

46 %

Pas de symptômes

6

6 %

Ne connait aucun symptôme

9

9 %

Source : Les données de notre enquête

I.1.c. La prévalence déclarée des IST :

On a demandé aux enquêtées si elles avaient eu une IST au cours des 12 derniers mois et/ou des symptômes associés à la présence d'IST.

La prévalence déclarée d'IST et/ou des symptômes associés à la présence d'IST est estimée à 21 %. Cependant, le pourcentage d'aides familiales avec une perte vaginale anormale et malodorante est de 71.4 % et celui avec une plaie ou ulcère vaginal est de 4.8 %.

Rappelons que cette prévalence est basée sur les seules déclarations des enquêtées et qu'elle doit être prise comme un ordre de grandeur et non comme une estimation précise, car la présence de ces différents symptômes ou signes n'est pas toujours la preuve d'une IST.

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Tableau 6 : Répartition des enquêtées par la prévalence des IST.

La prévalence déclarée des IST

Fréquence
N= 100

Pourcentage
100 %

Prévalence

21

21 %

Prévalence spécifique

N= 21

100 %

Perte vaginale anormale et malodorante

15

71.4 %

Plaie ou ulcère vaginal

1

4.8 %

Source : Les données de notre enquête I.1.d. Les recours aux soins :

Parmi les aides familiales ayant déclaré avoir eu une IST et/ou des symptômes associés aux IST au cours des 12 derniers mois (21 %), on constate que plus de la moitié (57.1 %) n'ont pris aucune mesure pour traiter leur IST (tableau 7). Quarante et deux virgule neuf pour cent (42.9 %) des aides familiales ayant eu une IST ont recherché un traitement ou un conseil en s'adressant à une pharmacie ou à un guérisseur traditionnel pour être traitée ou pour obtenir des conseils.

Dans 22.2 % des cas, les aides familiales sont allées dans une boutique ou une pharmacie pour obtenir des médicaments ou des conseils. Dans 77.8 % des cas, les aides familiales ont recherché des conseils ou un traitement auprès d'autres sources, comme les guérisseurs traditionnels et vendeurs ambulants.

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Tableau 7 : Répartition des enquêtées par les recours aux soins.

Les recours aux soins

Fréquence
N= 21

Pourcentage
100 %

Oui

9

42.9 %

Non

12

57.1 %

L'endroit visité pour un remède

N= 9

100 %

Pharmacie ou Boutique

2

22.2 %

Guérisseurs traditionnels ou Vendeurs ambulants

7

77.8 %

Source : Les données de notre enquête

I.1.e. Les conséquences socio-économiques des IST citées :

De l'analyse des données du tableau 8, il se dégage que les conséquences socio-économiques citées sont de façon décroissante : la perte des revenus (89 %), la dislocation familiale (84 %), l'intolérance conjugale (83 %), la discrimination (72 %), la stigmatisation (58 %) et l'augmentation des dépenses de la santé (24 %).

Tableau 8 : Répartition des enquêtées par les conséquences socioéconomiques citées.

Conséquences socio-économiques citées

Fréquence
N= 100

Pourcentage
100 %

Dislocation familiale

84

84 %

Perte des revenus

89

89 %

Intolérance conjugale

83

83 %

Augmentation des dépenses de la santé

24

24 %

Discrimination

72

72 %

Stigmatisation

58

58 %

Source : Les données de notre enquête

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I.2. LA CONNAISSANCE DU VIH ET DU SIDA :

L'attitude et le comportement que les populations ont vis-à-vis du VIH et du SIDA sont largement tributaires, entre autres, de leur niveau de connaissance de cette maladie c'est pourquoi nous avons cherché à évaluer les niveaux de connaissance du VIH et le SIDA et de ses modes de transmission ainsi que la connaissance des moyens de prévention de l'infection dans la population des aides familiales.

I.2.a. La connaissance de l'existence du VIH et du SIDA et sa croyance:

Pour décrire le niveau de connaissance de cette infection par les aides familiales, nous leur avons demandé si elles connaissaient cette maladie ou si elles en avaient déjà entendu parler.

Les résultats de notre étude révèlent que le niveau de connaissance du VIH et du SIDA est élevé à Sikasso, 100 % des aides familiales ont déclaré avoir entendu parler du VIH/SIDA dont plus de la moitié (53 %) y croit. Dans le souci de comprendre pourquoi certaines enquêtées ne croient pas au VIH et au SIDA, nous leur avons posé la question de savoir si elles connaissent personnellement une personne qui a le SIDA ou suspectée de l'avoir, 7 % ont affirmé connaître une personne malade du SIDA.

Graphique 8 : Répartition des enquêtées selon qu'elles aient entendu parler du VIH et croient au VIH/SIDA, qu'elles connaissent une PVVIH.

100

40

80

60

20

0

100%

0%

53%

47%

7%

93% Oui

Non

Entendu parler Croit au Connait une

du VIH/SIDA VIH/SIDA PVVIH

Source : Les données de notre enquête

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I.2.b. Connaissance des modes de transmission du VIH et du SIDA :

Plus de huit aides familiales sur dix (82 %) ont affirmé connaître un mode de transmission du VIH. On remarquera tout d'abord dans le tableau 9 que la voie de transmission la plus connue est la voie sexuelle citée dans 65.9 % des cas. Ensuite, pour ce qui concerne la transfusion sanguine, elle a été citée dans 52.4 % des cas suivie de la transmission mère - enfant dans 34.1 %, les participantes sont moins informées à ce niveau, pourtant elles en sont les premières intéressées. Quant à l'utilisation des objets souillés et la sorcellerie, 15.9 % des aides familiales les connaissent. Enfin, une minorité dans l'échantillon (8.5 %) soutient que les piqûres de moustiques peuvent également transmettre le virus du SIDA.

Le niveau de connaissance des modes de transmissions du VIH et du SIDA, paraît globalement élevé même si certaines ignorent toujours que les rapports sexuels non protégés, la transfusion sanguine, les grossesses chez les mères séropositives et l'utilisation d'objets souillés peuvent être sources d'infection à VIH.

Vérifions cependant la pertinence des éléments cités :

- La transmission par voie sexuelle

C'est le mode de transmission le plus répandu au Mali, et la contamination se fait lors des rapports non protégés, avec pénétration vaginale ou anale. Les risques sont plus importants dans les cas de blessure au sexe, d'IST, ou de rapports sexuels traumatisants (viol).

- La transmission par voie sanguine

La transfusion de sang non testé peut entraîner la contamination.

- La transmission de la mère à l'enfant

Une mère infectée peut effectivement transmettre le virus du SIDA à son enfant, au cours de la grossesse, de l'accouchement, ou pendant l'allaitement. Cependant, il existe des méthodes modernes telles que la prise des ARV pour neutraliser les risques de contamination au cours de la grossesse.

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- La transmission par l'utilisation des objets souillés

L'utilisation d'objets tranchants et piquants non stérilisés tels que les seringues, peut favoriser la transmission du virus.

- La transmission par la sorcellerie

Depuis fort longtemps, certains persistent à croire que les pratiques de sorcelleries peuvent transmettre le virus du SIDA, il n'a jamais été démontré.

- La transmission par les piqûres de moustiques

Bien que des rumeurs tentent parfois de faire croire que les moustiques sont aussi des vecteurs de transmission du VIH, il n'en est rien de tel.

- La transmission par les pratiques culturelles

Par ailleurs, l'excision, le lévirat, le sororat, la scarification, et les tatouages, sont des pratiques culturelles qui peuvent accroître les risques de transmission du VIH.

Tableau 9 : Répartition des enquêtées selon les modes de transmission du VIH et du SIDA cités.

Modes de transmission du VIH cités

Fréquence
N= 82

Pourcentage
100 %

Rapport sexuel non protégé

54

65.9 %

Transfusion sanguine

43

52.4 %

Instruments souillés

13

15.9 %

Piqûres de moustiques

7

8.5 %

Sorcelleries

13

15.9 %

Mère à l'enfant

28

34.1 %

Source : Les données de notre enquête

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I.2.c. Connaissance des moyens de prévention contre le VIH et le SIDA :

La connaissance des moyens de prévention appropriés est essentielle pour se protéger de l'infection. Avec l'abstinence, la limitation des rapports sexuels à un(e) seul(e) partenaire fidèle et non infecté(e) ainsi que l'utilisation du préservatif demeurent les principaux moyens de prévention de l'infection par le VIH.

Par les questions « connaissez-vous ces moyens de prévention » ? et « si oui lesquels » ?, nous avons voulu déterminer le niveau de connaissance de notre échantillon sur les moyens de prévention contre le VIH et le SIDA. Moins de la moitié des enquêtées (47 %) ont affirmé connaître les moyens de prévention. Les principaux moyens de prévention énumérés sont :

- l'utilisation correcte du préservatif, avec 97.9 % de réponses ;

- la fidélité réciproque prônée par 72.3 % de réponses ;

- l'abstinence sexuelle avant le mariage, pour 68.1 % ;

- la prise des ARV chez les femmes enceintes avec 53.2 % de réponses.

Le moyen de prévention le plus connu est l'utilisation correcte du préservatif, mais on aurait pu s'attendre à ce qu'il soit mentionné par toutes les enquêtées, étant donné qu'il a fait l'objet d'une grande vulgarisation médiatique et de distribution.

Outre ces quatre moyens de prévention, d'autres propositions de réponses ont été faites par les enquêtées : éviter le vagabondage sexuel, éviter les mauvaises fréquentations, connaître son statut sérologique, faire attention aux malades du SIDA, être prudente. Parmi ces réponses, des éléments tels que le rejet du multi partenariat sexuel, la connaissance du statut sérologique, le rejet ou l'abandon des « mauvaises fréquentations », traduisent un niveau assez satisfaisant de connaissance des moyens de prévention contre le VIH et le SIDA. Par « mauvaises fréquentations », les enquêtées ont voulu sous-entendre la fréquentation des lieux obscènes (lieux de prostitution), communément appelés « les maisons closes » par certains. La fréquentation de ces lieux, et plus précisément des personnes qui les animent, est effectivement dangereuse dans la mesure où les professionnels de sexe constituent l'un des groupes les plus exposés au SIDA.

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Tableau 10 : Répartition des enquêtées selon les moyens de prévention du VIH et du SIDA cités.

Moyens de prévention du VIH cités

Fréquence
N= 47

Pourcentage
100 %

Abstinence sexuelle

32

68.1 %

Utilisation correcte du préservatif

46

97.9 %

ARV chez les femmes enceintes

25

53.2 %

Fidélité réciproque

34

72.3 %

Autres

5

10.6 %

Source : Les données de notre enquête

I.2.d. Connaissance des gestes quotidiens qui ne transmettent pas le VIH :

Au moins deux aides familiales sur dix (23 %) ont affirmé connaître les gestes quotidiens qui ne risquent pas de transmettre le VIH.

Il ressort de notre étude que le geste quotidien le plus cité est de serrer la main à un malade du SIDA dans 47.8 %, suivi du geste d'entretenir une amitié avec un malade du SIDA dans 39.1 %, ensuite celui de manger, de jouer et de se promener ensemble dans 30.4 %, enfin le geste de dormir ensemble dans 21.7 %.

A côté de ces gestes, d'autres propositions de réponses ont été mentionnées : dialoguer, utiliser les mêmes toilettes et les mêmes objets (vêtements, seaux, ustensiles).

Aucun de ces gestes n'infecte du SIDA. Bien au contraire, ces petits gestes quotidiens viennent en réconfort aux malades qui se sentent ainsi soutenus et non délaissés.

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Tableau 11 : Répartition des enquêtées selon les gestes quotidiens.

Gestes quotidiens cités

Fréquence
N= 23

Pourcentage
100 %

Se serrer la main

11

47.8 %

Devenir amie

9

39.1 %

Manger ensemble

7

30.4 %

Dormir ensemble

5

21.7 %

Jouer et se promener ensemble

7

30.4 %

Autres

2

8.6 %

Source : Les données de notre enquête

I.2.e. Les opinions sur le VIH et le SIDA :

Toutes les enquêtées ont pu donner au moins une opinion sur le VIH et le SIDA, et le tableau suivant nous en dit plus sur les opinions proposées.

Tableau 12 : Répartition des enquêtées selon les opinions citées sur le VIH et le SIDA.

Les opinions sur le VIH et le SIDA

Fréquence
N= 100

Pourcentage
100 %

Histoire pour se remplir les poches

30

30 %

Histoire pour décourager les amoureux

17

17 %

L'apparence ne montre pas une PVVIH

71

71 %

Maladie des infidèles

71

71 %

Les condoms contiennent le virus

68

68 %

Source : Les données de notre enquête

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II. LA DESCRIPTION DES ATTITUDES ADOPTEES :

II.1. TEST DE DEPISTAGE VOLONTAIRE ET RETRAIT DU RESULTAT :

Au cours de notre enquête, nous avons demandé aux enquêtées si elles avaient déjà effectué un test de dépistage du VIH, et dans l'affirmative, si elles avaient reçu les résultats de leur test.

A ce niveau, seule une aide familiale sur cinq (20 %) a fait son test de dépistage parmi lesquelles 80 % ont été retirés leur résultat.

Ce qui laisse entendre que la quasi-totalité des aides familiales (80 %) n'ont jamais effectué de test du VIH.

Graphique 9 : Répartition des enquêtées selon le test de dépistage et le retrait du résultat.

80% 80%

40

80

20

60

0

20%

20%

Oui Non

Effectuer le test Retirer le résultat

Source : Les données de notre enquête

II.2. LES RAISONS DE NON REALISATION DU TEST DE DEPISTAGE :

Le tableau 13 présente les raisons de non réalisation du test de dépistage. Iien ressort que la quasi-totalité des aides familiales (80 %) n'ayant pas fait

leur test de dépistage du VIH et du SIDA le justifient comme suit : « ne connaît pas un endroit pour faire le test » dans (88.8 %),

« mal informée sur le SIDA » dans (56.3 %),

« peur d'apprendre qu'on a le SIDA » dans (52.5 %),

« pas accès à un centre de santé » dans (51.3 %),

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« manque de courage » dans (42.5 %)

« manque de confiance aux centres de santé » dans (15 %)

Tableau 13 : Répartition des enquêtées selon les raisons de non réalisation du test de dépistage.

Les raisons de non réalisation du dépistage

Fréquence
N= 80

Pourcentage
100 %

Peur d'apprendre qu'on a le Sida

42

52.5 %

Manque de courage

34

42.5 %

Mal informée sur le SIDA

45

56.3 %

Manque de confiance aux centres de santé

12

15.0 %

Pas accès à un centre de santé

41

51.3 %

Ne connaît pas un endroit pour le test

71

88.8 %

Source : Les données de notre enquête

II.3. LES LIEUX DE DEPISTAGE :

Une proportion de 29 % de l'échantillon enqueté a déclaré connaître l'existence d'une structure où l'on peut faire le test de dépistage du VIH et du SIDA. Le tableau 14 en est la parfaite illustration.

Tableau 14 : Répartition des enquêtées selon les lieux de dépistage cités.

Les lieux de dépistage cités

Fréquence
N= 29

Pourcentage
100 %

Hôpital

7

24.1 %

CsRéf

7

24.1 %

Cscom

10

34.5 %

CCDV

14

48.3 %

Cerkes

20

69.0 %

Centre l'éveil

12

41.4 %

Source : Les données de notre enquête

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II.4. LES ATTITUDES ADOPTEES FACE A UNE PVVIH :

Le comportement que les gens adopteraient dans différentes situations face à des personnes séropositives ou malades du sida est révélateur du niveau de stigmatisation et de discrimination à l'égard des personnes vivant avec le VIH/SIDA.

Pour capter ces phénomènes, nous avons posé la question aux enquêtées pour savoir quelles attitudes elles adopteraient si elles se trouvaient confrontées à des situations impliquant des personnes vivant avec le VIH et le SIDA. Plus précisément, nous avons cherché à savoir si les enquêtées seraient prêtes à s'occuper chez elles d'un parent vivant avec le VIH et le SIDA. À partir de ces résultats, nous avons défini un indicateur qui évalue le niveau global de tolérance envers les personnes vivant avec le VIH et le SIDA. Les résultats sont présentés au tableau 15 pour les enquêtées.

Au moins trois aides familiales sur quatre (75 %) ont déclaré qu'elles divorceraient d'avec leur mari atteint du VIH et le SIDA et 47 % seront prêtes à les rejeter tandis que 42 % s'adonneraient à leur discrimination. Par contre, seulement 9 % des enquêtées ont répondu qu'elles les soutiendraient moralement et financièrement. En outre, 25 % des aides familiales affirment qu'elles partageraient les chaussures et 23 % partageraient les habits avec une personne vivant avec le VIH et le SIDA. On note également que, une aide familiale sur cinq (20 %), moins d'une enquêtée sur cinq (15 % et 17 %) des participantes, ont respectivement déclaré qu'elles mangeraient ensemble, qu'elles joueraient ensemble et qu'elles s'occuperaient d'un membre de la famille atteint de VIH et le SIDA.

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Tableau 15 : Répartition des enquêtées selon les attitudes adoptées face à une PVVIH.

Les attitudes adoptées face à une PVVIH

Fréquence
N= 100

Pourcentage
100 %

Le rejeter

47

47 %

Le discriminer

42

42 %

Partager les chaussures

25

25 %

Partager les habits avec lui

23

23 %

S'occuper de lui

17

17 %

Jouer ensemble

15

15 %

Divorcer d'avec lui

75

75 %

Le soutenir moralement et financièrement

9

9 %

Manger ensemble

20

20 %

Source : Les données de notre enquête

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III. LA DESCRIPTION DES PRATIQUES COMPORTEMENTALES (Les comportements à haut risque).

Certains comportements sexuels constituent des facteurs de risques qui peuvent affecter le niveau de prévalence du VIH. Il est important de rappeler que les questions concernant les comportements sexuels sont très délicates à poser et qu'il est possible que certains comportements à risques n'aient pas été déclarés. Par ailleurs, la plupart des informations collectées portent essentiellement sur le comportement sexuel au cours des douze mois précédant l'enquête, ce qui peut ne pas toujours refléter un comportement sexuel antérieur.

III.1. ÂGE AUX PREMIERS RAPPORTS SEXUELS :

En tant que déterminant de l'activité sexuelle, l'age aux premiers rapports sexuels des aides familiales revêt une grande importance en matière de prévention du VIH.

D'après nos données, plus de trois quarts (77.6 %) des enquêtées de 12-15 ans, avaient déjà eu leurs premiers rapports sexuels une fois qu'ils ont atteint l'âge de 12 ans. Cette proportion varie beaucoup selon l'âge : Un minimum de 22.4 % parmi celles de 16-18 ans. Par ailleurs, en atteignant l'âge de 18 ans, la majorité des aides familiales (52 %) avaient déjà eu leurs premiers rapports sexuels.

L'âge moyen au premier rapport sexuel chez les enquêtées est de 14.5 ans. Par ailleurs, on remarque que la proportion des aides familiales qui n'ont pas encore eu leur premier rapport sexuel est de 48 %.

A côté de ces différentes proportions, 3 % des enquêtées ne connaissent pas leur âge au premier rapport sexuel.

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Tableau 16 : Répartition des enquêtées selon l'âge aux premiers rapports sexuels.

Âge aux premiers rapports sexuels

Fréquence
N= 100

Pourcentage
100 %

Vierge

48

48.0 %

12 à 15 ans

38

77.6 %

16 à 18 ans

11

22.4 %

Ne sait pas

3

3.0 %

Age moyen

14.5

 

Source : Les données de notre enquête

III.2. AVOIR DES RAPPORTS SEXUELS OCCASIONNELS :

Il ressort du graphique 10 que 28.8 % des aides familiales ayant eu des rapports sexuels au cours des 12 derniers mois l'ont eu avec des partenaires occasionnels.

28.8%

Oui Non

71.2%

Graphique 10 : Répartition des enquêtées selon les rapports sexuels occasionnels.

Source : Les données de notre enquête III.3. LE NOMBRE DE PARTENAIRE SEXUEL :

D'après les résultats du tableau 17, 86.7 % des enquêtées ayant eu des rapports sexuels occasionnels au cours des 12 derniers mois, ont eu un seul partenaire sexuel. Le multi partenariat avec deux partenaires concerne une aide familiale sur dix (13.3 %).

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Tableau 17 : Répartition des enquêtées selon le nombre de partenaire sexuel.

Le nombre de partenaire sexuel

Fréquence
N= 15

Pourcentage
100 %

Un
Deux

13

2

86.7 %
13.3 %

Source : Les données de notre enquête

III.4. AVOIR UTILISE LE PRESERVATIF AU DERNIER RAPPORT SEXUEL :

La pratique des rapports sexuels non protégés est un facteur de propagation du VIH et du SIDA. L'utilisation de préservatifs est un moyen efficace pour réduire la contamination du VIH par voie sexuelle.

Les résultats de notre enquête montrent que 21.2 % des aides familiales ont déclaré avoir utilisé un préservatif lors des derniers rapports sexuels. L'utilisation d'un préservatif lors des rapports sexuels à hauts risques parmi les aides familiales apparaît donc assez faible.

Tableau 18 : Répartition des enquêtées selon qu'elles aient utilisé le préservatif ou pas au dernier rapport sexuel.

Avoir utilisé le préservatif au

Fréquence

Pourcentage

dernier rapport sexuel

N= 52

100 %

Oui

11

21.2 %

Non

41

78.8 %

Source : Les données de notre enquête

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III.5. LES RAISONS D'UTILISATION DU PRESERVATIF :

Les principales raisons d'utilisation du préservatif au dernier rapport sexuel. Celles-ci sont dans l'ordre décroissant :

« éviter une grossesse » dans (100 %) des cas ;

« insistance du partenaire sexuel » dans (36.4 %) des cas ;

« éviter les MST/SIDA » dans (18.2 %) des cas ;

« manque de confiance au partenaire sexuel » dans (18.2 %) des cas aussi.

Tableau 19 : Répartition des enquêtées selon les raisons évoquées pour l'utilisation du préservatif au dernier rapport sexuel.

Les raisons d'utilisation du préservatif

Fréquence
N= 11

Pourcentage
100 %

Pour éviter les MST/SIDA

2

18.2 %

Pour éviter une grossesse

11

100.0 %

Insistance du partenaire sexuel

4

36.4 %

Manque de confiance au partenaire sexuel

2

18.2 %

Source : Les données de notre enquête

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CHAPITRE III : LA DESCRIPTION DES FACTEURS D'EXPOSITION AUX SEANCES DE SENSIBILISATION CONTRE LES IST, LE VIH ET LE SIDA.

Ce chapitre présente les principaux résultats relatifs à l'exposition générale des aides familiales aux différentes séances de sensibilisation par les messages sur le VIH et le SIDA.

I. LES DIFFERENTS CANAUX DE SENSIBILISATION :

Au total, 100 % des aides familiales ont déjà entendu parler ou vu une publicité sur la prévention du VIH et le SIDA selon différentes sources. Ces publicités sont beaucoup plus entendues sur les radios (100 %) et vues sur les télévisions (100 %) qu'à travers les autres médias tels que les affiches, les panneaux publicitaires et les journaux (0 %).

La quasi-totalité de nos enquêtées (100 %) regarde la télévision et écoute la radio tous les jours, contrairement aux autres médias (les affiches, les panneaux publicitaires et les journaux) qui ne sont pas du tout regardés compte tenu du niveau d'instruction et d'alphabétisation.

II. PARTICIPATION A DES SEANCES DE SENSIBILISATION :

Une forte proportion d'aides familiales (64 %) ont assisté au moins une fois à une séance de sensibilisation sur le VIH et le SIDA. Il ressort du tableau 20 que les différents contextes dans lesquels ces séances de sensibilisation se situent sont : 100 % pendant une activité évènementielle, la projection de film et la formation d'une ONG, 62.5 % pendant le regroupement dans le centre d'accueil, 53.1 % pendant une CPN et les causeries débats, 32.8 % lors d'un counseling et 31.3 % lors d'un dépistage.

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Tableau 20 : Répartition des enquêtées selon la participation à des séances de sensibilisation.

Participation à des séances de sensibilisation

Fréquence
N= 64

Pourcentage
100 %

Causeries débats

34

53.1 %

Counseling

21

32.8 %

Projections de film

64

100.0 %

Activités évènementielles

64

100.0 %

Regroupement dans le centre d'accueil

40

62.5 %

Lors d'un dépistage

20

31.3 %

Formation par une ONG

64

100.0 %

Lors d'une CPN

34

53.1 %

Source : Les données de notre enquête

III. Les raisons de non-participation aux séances de sensibilisation :

Il ressort du tableau 21 que la plupart des aides familiales (80 %) n'ayant pas participé à une séance de sensibilisation sur le VIH et le SIDA le justifient comme suit :

« travaux domestiques » dans (100 %),

« manque de permission » dans (100 %),

« manque d'information » dans (83.3 %),

« distance éloignée » dans (41.7 %),

« manque de moyen de transport » dans (19.4 %)

Tableau 21 : Répartition des enquêtées selon les raisons évoquées de non-participation à une séance de sensibilisation.

Les raisons de non-participation à une séance

Fréquence
N= 36

Pourcentage
100 %

Travaux domestiques

36

100.0 %

Manque d'information

30

83.3 %

Manque de permission

36

100.0 %

La distance éloignée

15

41.7 %

Manque de moyens de transport

7

19.4 %

Source : Les données de notre enquête

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CONCLUSION GENERALE

Cette étude nous aura permis de comprendre beaucoup de paramètres des connaissances, attitudes adoptées et pratiques comportementales des aides familiales en matière des IST du VIH et du SIDA dans la commune urbaine de Sikasso. Elle avait pour objectifs :

- cerner la croyance des aides familiales sur l'existence du VIH et du SIDA ;

- décrire les connaissances des aides familiales sur les modes de transmission et les moyens de prévention du VIH et du SIDA ;

- décrire les attitudes adoptées des aides familiales face aux IST/VIH/SIDA.

- décrire les pratiques comportementales des aides familiales en matière des IST du VIH et du SIDA ;

- identifier les facteurs d'exposition des aides familiales aux séances de sensibilisation de lutte contre les IST, le VIH et le SIDA.

La plupart des hypothèses que nous avons formulées ont été vérifiées :

- il ressort des résultats obtenus que la majorité des aides familiales adopterait de mauvaises attitudes face aux IST au VIH et au SIDA ;

- en deuxième lieu, les pratiques comportementales à haut risque, une très faible pratique des relations sexuelles non protégées, sont observées chez les aides familiales en matière des IST du VIH et du SIDA ;

- en dernier lieu, l'étude nous a montré que les facteurs sociaux (travaux domestiques et manque de permission), économiques (manque de moyens car salaire insuffisant) et politiques (l'analphabétisme) sont à la base de la faible sensibilisation des aides familiales.

Par ailleurs, au niveau des connaissances et croyances, nous avons noté un niveau élevé contrairement à notre hypothèse formulée à cet effet car les variables utilisées nous indiquent une bonne connaissance universelle sur les IST, le VIH et le SIDA qui induit dans une certaine proportion un changement de comportement sexuel.

Les principaux facteurs d'exposition qui forgent les Connaissances, Attitudes et Pratiques des aides familiales sont la radio et la télévision, désignés par les membres de notre échantillon comme étant les moyens par lesquels ils entendent parler ou voient les publicités sur la prévention du VIH/SIDA.

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Nos résultats montrent que malgré leurs connaissances élevées, les aides familiales continuent d'adopter des comportements à risque élevé, ceci laisse penser à un défaut d'efficacité des méthodes utilisées dans le cadre de l'information, de l'éducation et de la communication à leur endroit.

C'est en accordant une priorité spéciale aux jeunes que l'on parviendra à influer sur le cours de l'épidémie. Le changement des comportements et des attentes à un jeune âge permettra d'obtenir des avantages pendant toute la vie, à la fois pour prévenir le VIH et atténuer la stigmatisation qui lui est associée. Le défi consiste à promouvoir des programmes efficaces qui encouragent les jeunes à faire face au VIH et au SIDA de toutes les manières possibles. Dans tous les pays où la transmission du VIH a reculé, c'est parmi les jeunes que les progrès les plus spectaculaires ont été enregistrés.

Cependant, pour gagner en efficacité, la riposte au SIDA doit évoluer :

- nous devons avoir des services à l'écoute des jeunes et qui offrent le traitement des IST et un accès aux préservatifs, aident les jeunes à se sentir responsables de leur sexualité et de leur santé reproductive. Les services de conseil et de dépistage du VIH volontaires et confidentiels permettent aux jeunes de connaître leur sérologie VIH et d'adopter des comportements sürs, qu'ils soient ou non infectés ;

- nous devons prêter tout particulièrement attention aux jeunes vulnérables et à ceux qui sont particulièrement exposés au risque d'infection ;

- pour que les programmes de prévention et de prise en charge du VIH et du SIDA soient efficaces, il est important que les jeunes participent à leur élaboration et à leur mise en oeuvre ;

- nous devons aussi maintenir les jeunes à l'école qui, par l'information, la sensibilisation et l'éducation contribue à les protéger de l'infection à VIH. Le début de l'adolescence, entre 10 et 14 ans, est une période au cours de laquelle des modèles durables de comportements sains peuvent être mis en place, notamment le fait de retarder le début de l'activité sexuelle, ces comportements sont susceptibles de modifier le cours du VIH et du SIDA. Il est plus facile d'adopter dès le départ des habitudes saines que de modifier des comportements à risque déjà bien établis.

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BIBLIOGRAPHIE

I - RAPPORTS ET ETUDES :

1. Analyse de la situation du VIH en milieu jeune en 2008 au Mali.

2. Cadre Stratégique National de lutte contre le VIH : 2006-2010, CSN Mali.

3. Connaissances, Attitudes et Pratiques en matière du VIH/SIDA chez les jeunes de 15-24 au Togo, rapport d'étude, Lomé, URD, 25p.

4. Déclaration de Politique du Mali en matière de VIH du 07 Avril 2004.

5. Enquête Démographique et de Santé au Mali, 4e Edition, EDSMIV 2006.

6. Enquête Démographique et de Santé au Mali, 3e Edition, EDSMIII 2001.

7. Enquête intégrée sur la prévalence et les comportements en matière d'IST (ISBS) menée au Mali d'Avril à juin 2009 : Rapport final 2010.

8. Enquêtes de Surveillance de Deuxième Génération du VIH et autres IST et Comportements à risque en Nouvelle-Calédonie : Rapport final 2005-2006.

9. Etude sur les connaissances, attitudes et comportements des jeunes universitaires d'Alger en matière de l'infection à VIH/SIDA : Evaluation des actions de proximité. Rapport d'étude 2010.

10. Etude Sur Les Connaissances, Attitudes Et Pratiques En Matière Des IST/VIH/SIDA En Milieu Scolaire Au Togo : CAP_SCOL-IST/VIH/SIDA-2008.

11. OMS-UNICEF-FNUAP-ONUSIDA : Santé des jeunes et développement- Document pour l'examen et l'évaluation des mesures prises pour la mise en oeuvre du programme mondial d'action en faveur de la jeunesse jusqu'en l'an 2000 et au-delà. Conférence mondiale des ministres chargés de la jeunesse- Lisbonne, Portugal 8-12 aout 1998.

12. ONUSIDA : Rapport sur l'épidémie mondiale de SIDA 2011-Situation de l'épidémie mondiale de VIH à travers les rapports 2011 des pays membres.

13. ONUSIDA, « Stratégies de prévention efficace dans les milieux à faible séroprévalence », Genève, 2001, 35 P.

14. ONUSIDA, « Influence de l'éducation en matière de VIH et de santé sexuelle sur le comportement sexuel des jeunes », bilan actualisé, Genève, 1997, 63 P.

15. Plan Stratégique Sectoriel de lutte contre le VIH et le SIDA chez les adolescents et les jeunes au Mali, 2010 - 2014.

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DU SIDA DANS LA COMMUNE URBAINE DE SIKASSO, EN 3eme REGION DU MALI.

16. Plan Sectoriel de lutte contre le SIDA du Ministère de la Jeunesse et des Sports du Mali : 2006 - 2010.

17. Plan Stratégique National sur la santé des adolescents et des jeunes/Division Santé de la Reproduction au Mali.

18. Recensement Général de la Population et de l'Habitat Mali (RGPH) 2009 par la Direction Nationale de la Statistique et de l'Informatique (DNSI).

19. Roux (J-P) et Giacobi (M), Initiation à la Sociologie : Les grands thèmes, la méthode, les grands sociologues, Paris, éditions Hâtier, 1990,307 P.

20. SFPS, USAID, (( Le SIDA, parlons-en, guide de développement des messages sur les IST/VIH/SIDA », 1ère édition, 2001.

21. Surveillance sentinelle du VIH et de la syphilis chez les femmes enceintes au Mali : 4eme Edition, Rapport final octobre 2007.

22. UNICEF-ONUSIDA-OMS: Les jeunes et le VIH/SIDA, une solution à la crise, Copyright UNICEF en 2002.

II - MEMOIRES :

1. Bassirou DIARRA, (( Etude des Connaissances, Attitudes et Pratiques Comportementales de la Population Générale de Bamako face à la Tuberculose. », Thèse de doctorat, 2005, Faculté de Médecine de Pharmacie et d'Odonto-Stomatologie FMPOS de Bamako.

2. Batiana/Onadja (Clotilde A. P), (( SIDA, facteurs socioculturels et comportements sexuels des adolescents », Mémoire de Maîtrise de Sociologie, 1997, FLASHS, Université de Ouagadougou.

3. Bélemwidougou (Elodie), « Impact de l'action d'un projet de lutte contre le SIDA sur le comportement sexuel des jeunes dans la ville de Bobo : Cas du PROMACO », Mémoire de Maîtrise de Sociologie, 2002, UFR/SH, Université de Ouagadougou.

4. Sanou (Boubacar), (( SIDA et négociation sexuelle chez les jeunes hommes célibataires : enquête à Ouagadougou (Burkina Faso) », Mémoire de DEA de Sociologie, 1995, Montpellier, Université Paul-Valéry.

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5. Toé (Mélanie Léa Désirée), « Les rapports de force entre partenaires sexuels : Difficultés de mise en pratique du discours préventif de lutte contre le SIDA », Mémoire de Maîtrise de Sociologie, 1997, FLASHS, Université de Ouagadougou.

6. YAO KE - Appréciation des connaissances, attitudes et pratiques sexuelles des étudiants face aux IST et VIH/SIDA. Thèse. Med. Abidjan, Côte d'Ivoire, 2001, n°2998.

III - OUVRAGES GENERAUX :

1. Balle (F), Médias et Société, Paris, éditions Montchrestien, 1992, 734P.

2. Blanchet (A) et Ghiglione (R), Les techniques d'enquête en Sciences Sociales, Paris, éditions Dunod, 2000, 199 P.

3. Bourdieu (P), La distinction, Critique Sociale du jugement, Paris, éditions de Minuit, 1979, 670 P.

4. Charmillot (Maryvonne), Les Savoirs de la maladie : De l'éducation à la santé en contexte Africain, Paris, éditions Cahiers de la section des Sciences de l'éducation, 1997, 201 P.

5. Durkheim (E), Education et Sociologie, Paris, PUF, 1977, 130 P.

6. Durkheim (E), Les Règles de la méthode sociologique, Paris, éditions PUF, 1999, 149 P.

7. Ghiglione (R) et Matalon (B), Les enquêtes sociologiques : Théories et Pratique, Paris, éditions Armand Colin, 1978, 301 P.

8. Grawitz (M), Lexique des Sciences Sociales, Paris, éditions Dalloz, 1994, 402 P.

9. Grawitz (M), Méthodes des Sciences Sociales, Paris, éditions Dalloz, 1996, 1019 P.

10. Mendras (H), Eléments de Sociologie, Paris, éditions Armand Colin, 1997, 248 P.

11. Quivy (R) et Van Campenhoudt (L), Manuel de recherche en Sciences Sociales, Paris, éditions Dunod, 1998, 271P.

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IV- REVUES ET BROCHURES :

1. Casterman, (Jean-Benoît), « Réponses, conseils sur l'amour et la sexualité », Fisa, Press industry ltd, Douala, Cameroun, Novembre 1996.

2. CHAKIB EL H, DOMINIQUE T, AIMAR E, MOHAMED B, DEBORAH B, JEAN PIERRE C, CHRISTIAN V. « Connaissances et attitudes du personnel soignant face au Sida et au risque de transmission professionnelle du VIH dans deux hôpitaux au Maroc. » Cahiers de Santé, 2000; 10: 315-21.

3. DJENEBA C, PHILIPPE M, SERI D, CHRISTIANE W, RANCOIS D. « Attitudes et comportements des femmes enceintes face au dépistage du VIH à Abidjan (Côte d'Ivoire), en 1995 et 1996 : Raisons du refus du test et indifférence face aux résultats. » Cahiers de Santé, 1998 ; 8 : 238-38.

4. LEONARD F, BENJAMIN E. F, MARINA M, THEOPHILE, Z.

« Comportements des étudiants infirmiers et sages-femmes vis-à- vis de la sexualité et de la prévention des maladies sexuellement transmissibles à Cotonou (Bénin). Cahiers de Santé, 1997 ; 7 : 165-68.

5. PHILIPPE G, CHARLES B, THAY L,SOPHANN V,SOPHIE K, FRANCOIS F S M. « Knowledge, Attitudes and practices of University Students regarding HIV infection in Phnom Penh, Cambodia, 1999. » Cahiers de Santé, 1999; 9: 377- 82.

6. ROBERT COURTOIS, ETIENNE MULLET, DENIS MALVY « Comparaison des comportements sexuels de lycéens congolais et Français dans le contexte du Sida. » Cahiers de Santé, 2001; 11: 49-55.

7. World Relief, « Choisis la vie : Pour aider les jeunes à faire des choix judicieux », Ouagadougou, 2002.

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TABLE DES MATIERES

DEDICACE i

REMERCIEMENTS ii

SOMMAIRE iii

LISTE DES TABLEAUX~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~ ~ iv

LISTE DES GRAPHIQUES v

SIGLES ET ACRONYMES vi

DEFINITION DES CONCEPTS CLES vii

RESUME EXECUTIF x

INTRODUCTION~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~ 1

Première partie : Cadre conceptuel et méthodologique 6

Chapitre I : Le cadre conceptuel 7

I. Problématique~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~ ~.7

II. Objectifs et hypotheses de l'étude~~~~~~~~~~~~~~~~ ~~ 9

II.1. Objectifs 9
II.1.1. Objectif général~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~ ~~~9

II.1.2. Objectifs spécifiques 9

II.2. Hypotheses 10

II.2.1. Hypothèse principale 10

II.2.2. hypothèses secondaires 11

Chapitre II : La méthodologie 12

I. Revue de la littérature 13

II. Population cible 22

III. Zone d'étude 22

III.1. Contexte administratif et géographique 22

III.1.1. Circonscriptions administratives 24

III.1.2. Population 24

III.1.3. Historique 25

III.1.4. Géographie~ 25

III.2. Contexte socio-économique 28

III.2.1. Aspects humains~ 28

III.2.2. Mode de vie 28

III.2.3. Religion et cultes 29

III.2.4. Education 29

III.2.5. Politique 29

III.2.6. loisirs~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~ ~29
III.2.6.a. Sports 29

III.2.6.b. Autres loisirs 30

III.2.7. Economie 30

III.2.7.a. Agriculture 30

III.2.7.b. Elevage 30

III.2.7.c. Pêche 30

III.2.7.d. Commerce 31

III.2.7.e. Artisanat 31

III.2.7.f. Cueillette 31

III.2.7.g. Activités industrielles 32

III.2.7.h. Activités touristiques~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~ 33

III.3. Contexte sanitaire~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~ ~34

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III.3.1. Aperçu général sur la région de Sikasso.................................... 34

III.3.2. Particularités de la commune urbaine de Sikasso 34

III.3.3. Facteurs de vulnérabilité des jeunes au VIH............................ 35

III.3.4. Réponse au VIH/SIDA dans le secteur de la jeunesse............... 35

IV. Echantillonnage.............................................................................. 36

V. Questionnaire.............................................................................. 36

VI. Collecte des données sur le terrain............................................. 39

VII. Traitement et exploitation des données....................................... ... 40

VII.1. Traitement des données.......................................................... 40

VII.2. Exploitation des données...............................................................40

VIII. Limites et difficultés de la recherche.................................... 41

Deuxième partie : Restitution analytique des résultats 42

Chapitre I : Caractéristiques sociodémographiques..................................43 Chapitre II : Description des connaissances, attitudes adoptées et pratiques comportementales face aux IST au VIH et au SIDA.............................. 52

I. Description des connaissances.............................................................52

I.1. Connaissance des IST..................................................................... 52

I.1.a. Connaissance de l'existence des IST............................................. 53

I.1.b. Symptômes des IST cités................................................................53
I.1.c.
Prévalence déclarée des IST............................................................54

I.1.d. Recours aux soins 55

I.1.e. Conséquences socio-économiques des IST citées........................... 56

I.2. Connaissance du VIH et du SIDA................................................... 57

I.2.a. Connaissance de l'existence du VIH et du SIDA et sa croyance 57

I.2.b. Connaissance des modes de transmission du VIH et du SIDA 58

I.2.c. Connaissance des moyens de prévention contre le VIH et le SIDA... 60

I.2.d. Connaissance des gestes quotidiens qui ne transmettent pas le VIH.61

I.2.e. Opinions sur le VIH et le SIDA...................................................... 62

II. Description des attitudes adoptées 63

II.1. Test de dépistage volontaire et retrait du résultat 63

II.2. Raisons de non réalisation du test de dépistage.............................. 63

II.3. Lieux de dépistage........................................................................ 64

II.4. Attitudes adoptées face à une PVVIH 65

III. Description des pratiques comportementales (Les comportements à haut

risque) 67

III.1. Âge aux premiers rapports sexuels.......................................... 67

III.2. Avoir des rapports sexuels occasionnels 68

III.3. Nombre de partenaire sexuel 68

III.4. Avoir utilisé le préservatif au dernier rapport sexuel 69

III.5. Raisons d'utilisation du préservatif 70

Chapitre III : Description des facteurs d'exposition aux séances de

sensibilisation contre les IST le VIH et le SIDA....................................... 71

I. Différents canaux de sensibilisation................................................... 71

II. Participation à des séances de sensibilisation 71

III. Raisons de non-participation aux séances de sensibilisation 72

Conclusiongénérale........................................................................... 73

Bibliographie 75

Annexes 81

Questionnaires 82

000000S

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Annexe 1 : QUESTIONNAIRE

Ce support est conçu pour la collecte des données dans le cadre de l'élaboration de notre mémoire de fin de cycle en Master II, option : Gestion du cycle de projet/programme et politique de développement et dont le thème est : « Etude sur les connaissances, attitudes adoptées et pratiques comportementales des aides familiales en matière des IST le VIII et le SIDA dans la commune urbaine de Sikasso, troisième région administrative du Mali».

La dite recherche vise à décrire les connaissances et les croyances des aides familiales sur l'existence du VIH et du SIDA, décrire aussi leurs connaissances sur les modes de transmission et les moyens de prévention du VIH et du SIDA, décrire leurs attitudes adoptées face aux IST au VIH et au SIDA, décrire leurs pratiques comportementales en matière des IST le VIH et le SIDA et enfin identifier les facteurs d'exposition aux séances de sensibilisation contre les IST le VIH et le SIDA.

Veuillez signaler à l'enquêtée le caractère anonyme du questionnaire.

NB : Ce questionnaire s'adresse uniquement aux aides familiales.

Merci de votre collaboration.

901. Num du Quest. |_|_|_| 902. Nom de l'enquêteur :

910. Nom superviseur sur le terrain

911. a. Date de la supervision

912. a. Enquête re-administrée 1. [ ] oui 2. [ ] non b. Par

908. a. Nom d'agent de saisie __________________________

909. Saisie vérifiée par

Volet 1 : Consentement à participer à l'étude

4 Identifier une aide familiale résidant dans l'un des quartiers de la commune urbaine de Sikasso.

4 Demander l'accord de son employeuse en lui expliquant l'intérêt de l'étude.

4 Dire que vous êtes venus vous informer sur ses connaissances, attitudes adoptées et pratiques comportementales en matière de lutte contre les IST le VIH et le SIDA.

4 Trouver un endroit où vous pouvez être seules pendant l'interview sans la participation d'autres personnes.

4 Expliquer que toutes les réponses seront confidentielles, et que c'est important qu'elle réponde sincèrement à toutes les questions.

101. Est-ce que la personne a consenti à l'interview ? [ ] 1. Oui => Aller à 102 [ ] 2. Non =Terminer l'interview

102. a. Date de l'interview: ___ /___ / ___ b. Heure de début _ _ h_ _mn

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Volet 2 : Information sur l'aide familiale interviewée

201. Quel âge avez-vous ? __ __ans [ ] 88. ne sait pas

202. Avez-vous fréquenté l'école ? [ ] 1. Oui 4 Q203 [ ] 2. Non4 Q204

203. Si oui, combien d'années d'étude avez-vous faites ? __ __ Années [ ] 00. N'a pas été à l'école

204. Quel est votre statut matrimonial ? Cocher une seule réponse [ ] 1. Célibataire [ ] 2. Mariée [ ] 3. Divorcée/Séparée [ ] 4. Veuve

205. Quel âge aviez-vous à votre premier mariage ? __ __ans [ ] 88. ne sait pas

206. Vivez-vous avec votre mari ? [ ] 1. Oui [ ] 2. Non

207. Vous êtes payées à combien par mois ? Fcfa

208. Combien d'épouses à/avait votre mari ? _____épouse(s)

209. Avez-vous eu un/des enfants ? [ ] 1. Oui [ ] 2. Non

210. Quelle est votre religion ? Cocher une seule réponse [ ] 1. Musulmane [ ] 3. Animiste

[ ] 2. Chrétienne [ ] 99. Autre (Préciser) 237x.

211. Quelle est votre éthnie ? Cocher une seule réponse

[ ] 1. Bambara [ ] 5. Sonrhaï [ ] 8. Malinke

[ ] 2. Dogon [ ] 6. Peulh [ ] 9. Tamacheck

[ ] 3. Bobo [ ] 7. Senoufo [ ] 10. Sarakole/Soninke/Marka

[ ] 4. Minianka [ ] 99. Autre (Préciser) 238x.

212. Savez-vous lire et écrire dans une langue ? [ ]1.Oui4 Q210 [ ]2.Non4 Q211

213. Si oui comment ? Lire la liste et cocher une seule réponse [ ] 1. Facilement [ ] 2. Avec difficulté [ ] 3. Pas du tout

214. Depuis combien de temps vivez-vous à Sikasso ?__ __mois __ __années [ ] 15. Si moins d'un mois.

215. Juste avant de venir à Sikasso, où viviez-vous ? Cocher une seule réponse [ ] 1. Bamako [ ] 3. Milieu rural

[ ] 2. Capitale Régionale [ ] 99. Pays voisins (Préciser) 237x.

216. Où passez-vous la nuit après vos travaux domestiques ? [ ] 1. Là où je travaille [ ] 3. Dans mon centre d'accueil

[ ] 2. Chez ma logeuse [ ] 99. Autre (Préciser) 237x.

217. Quel est le nombre de personnes qui habitent dans le ménage où vous travaillez? __ __personnes [ ] Ne sait pas

218. Le ménage où vous travaillez partage la cour avec combien de ménages ?__ménage(s)

219. Au cours des 12 derniers mois, pour combien d'employeuses aviez vous travaillé ? __ __employeuse(s) [ ] Ne sait pas

DELTA C
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ETUDE SUR LES CONNAISSANCES, ATTITUDES ADOPTEES ET PRATIQUES
COMPORTEMENTALES DES AIDES FAMILIALES EN MATIERE DES IST DU VIH ET
DU SIDA DANS LA COMMUNE URBAINE DE SIKASSO, EN 3eme REGION DU MALI.

Volet 3 : Connaissances sur les IST le VIH et le SIDA

Volet 3.1. Connaissances sur les IST :

301. Avez-vous entendu parler des IST ? [ ] 1. Oui 4Q302 [ ] 2. Non 4 Q303

302. Quand une femme a une IST, quels symptômes peut-elle avoir ?

4 Ne pas lire la liste et cocher toutes les réponses données

[ ] 1. Douleur abdominale [ ] 9. Plaie/ulcère génital

[ ] 2. Pertes vaginales [ ] 10. Verrues génitales

[ ] 3. Pertes malodorantes [ ] 11. Démangeaisons génitales

[ ] 4. Brûlure en urinant [ ] 12. Sang dans les urines

[ ] 5. Rougeur/inflammation dans partie génitale

[ ] 6. Gonflement de la zone génitale [ ] 13. Perte de poids

[ ] 7. Difficulté pour tomber enceinte/avoir un enfant

[ ] 8. Pas de symptôme [ ] 14. Ne sait pas

[ ] 99. Autre à spécifier : 401x.

303. Au cours des 12 derniers mois, avez-vous eu une maladie que vous avez contractée par contact sexuel ? [ ] 1. Oui [ ] 2. Non [ ] 3. Ne sait pas

304. Au cours des 12 derniers mois, avez-vous eu des pertes vaginales anormales et malodorantes ? [ ] 1. Oui [ ] 2. Non [ ] 3. Ne sait pas

305. Au cours des 12 derniers mois, avez-vous eu une plaie ou un ulcère génital ?
[ ] 1. Oui [ ] 2. Non [ ] 3. Ne sait pas

306. La dernière fois que vous avez eu cette MST, avez-vous recherché un conseil ou un traitement ? [ ] 1. Oui [ ] 2. Non

307. Où avez-vous recherché un conseil ou un traitement ?

[ ] 1. Hopital public [ ] 3. Pharmacie

[ ] 2. Centre de santé/Maternité [ ] 4. Guerisseurs traditionnels

[ ] 99. Autre à spécifier : 401x.

308. Quelles conséquences socio-économiques peuvent-elles avoir les IST non traitées ?

4 Ne pas lire la liste et cocher toutes les réponses données

[ ]

1. Dislocation familiale

[ ]

5. Discrimination

[ ]

2. Perte des revenus

[ ]

6. Stigmatisation

[ ]

3. Intolérance conjugale

[ ]

7. Baisse de l'épargne

[ ]

4. Augmentation des dépenses de la santé

[ ]

8. Perte des bras valides

[ ]

99. Autre à spécifier : 401x.

 
 

Volet 3.2. Connaissances sur le VIH et le SIDA :

309. Avez-vous entendu parler du VIH ou du SIDA ? [ ] 1. Oui 4Q310 [ ] 2. Non 4 Q501

310. Croyez-vous à l'existence du VIH ou du SIDA ? [ ] 1. Oui [ ] 2. Non

311. Connaissez- vous personnellement quelqu'un qui est suspecté d'avoir ou a le sida? [ ] 1. Oui [ ] 2. Non

312. Connaissez-vous ses modes de transmission ? [ ] 1. Oui 4 Q313 [ ] 2. Non 4 Q314

DELTA C
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COMPORTEMENTALES DES AIDES FAMILIALES EN MATIERE DES IST DU VIH ET
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313. Si oui lesquelles ?

4 Ne pas lire la liste et cocher toutes les réponses données

[ ] 1. Rapport sexuel non protégé [ ] 4. Piqûres de moustiques

[ ] 2. Transfusion sanguine [ ] 5. Sorcelleries

[ ] 3. Instruments souillés [ ] 6. Mère à l'enfant

[ ] 99. Autre à spécifier : 401x.

314. Connaissez-vous ses moyens de prévention ? [ ] 1. Oui 4 Q315 [ ] 2. Non 4 Q316

315. Si oui lesquels ?

4 Ne pas lire la liste et cocher toutes les réponses données

[ ] 1. Abstinence sexuelle [ ] 10. Fidélité réciproque

[ ] 2. Utilisation correcte du préservatif [ ] 11. Dépistage du VIH

[ ] 3. Test de tout sang destiné à la transfusion

[ ] 4. Désinfection des instruments utilisés et non jetables

[ ] 5. Usage individuel des instruments piquants et tranchants

[ ] 6. Utilisation d'instruments à usage unique

[ ] 7. Suppression de l'allaitement au sein [ ] 12. Protection par les fétiches

[ ] 8. Thérapie anti-rétrovirale chez les femmes enceintes

[ ] 9. Référence vers un centre spécialisé des femmes enceintes

[ ] 99. Autre à spécifier : 401x.

316. Connaissez-vous des gestes quotidiens qui ne risquent pas de transmettre le VIH? [ ] 1. Oui 4 Q317 [ ] 2. Non 4 Q318

317. Si oui lesquels?

4 Ne pas lire la liste et cocher toutes les réponses données [ ] 1. Se serrer la main [ ] 5. Partager le même lit

[ ] 2. Partage d'affection [ ] 6. Partager les habits

[ ] 3. Devenir amie [ ] 7. Partager les chaussures

[ ] 4. Manger ensemble [ ] 8. Jouer et se promener ensemble

[ ] 99. Autre à spécifier : 401x.

318. Quelle est votre opinion sur le VIH/SIDA ?

[ ] 1. Histoire pour se remplir les poches [ ] 5. Maladie des infidèles

[ ] 2. Histoire pour décourager les amoureux

[ ] 6. Pas satisfaite avec le condom

[ ] 3. Partenaire n'aime pas le condom [ ] 7. Condoms contiennent le virus [ ] 4. Personne semblant bien portante peut être déjà infectée

[ ] 99. Autre à spécifier : 401x.

Volet 4 - Les attitudes adoptées face aux IST au VIII et au SIDA

401. Avez-vous déjà effectué le test du sida ? [ ] 1.Oui4Q402 [ ] 2.Non4Q404

402. Quand avez-vous effectué le test du sida pour la dernière fois ? __ jours __mois

403. Avez-vous obtenu le résultat de votre test du sida ? [ ] 1. Oui [ ] 2. Non

404. Connaissez-vous au moins un lieu où se fait le test du sida? [ ] 1. Oui 4 Q405 [ ] 2. Non 4 Q406

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405. Si oui Où est ce ?

4 Ne pas lire la liste et cocher toutes les réponses données

[ ] 1. Hopital [ ] 4. CCDV

[ ] 2. Csref [ ] 5. CERKES

[ ] 3. Cscom [ ] 6. Centre l'éveil

[ ] 99. Autre à spécifier : 401x.

406. Quelles sont les raisons qui vous poussent à ne pas faire le test du sida ?

4 Ne pas lire la liste et cocher toutes les réponses données

[ ] 1. Peur d'apprendre qu'on a le sida [ ] 4. Manque de confiance aux centres de santé

[ ] 2. Manque de courage [ ] 5. N'a pas accès à un centre de santé

[ ] 3. Mal informée sur le sida [ ] 6. Ne connait pas un endroit pour le test

[ ] 99. Autre à spécifier : 401x.

407. Si un membre de votre famille contractait le virus du sida, Quelle attitude adopteriez-vous face a cette personne ?

4 Ne pas lire la liste et cocher toutes les réponses données

[ ]

1. S'éloigner de lui

 

[ ] 10. Partage le même lit

[ ]

2. Le dénigrer

 

[ ] 11. Divorcer d'avec lui

[ ]

3. L'abandonner

 

[ ] 12. L'humilier

[ ]

4. Le rejeter

 

[ ] 13. Devenir son ennemie

[ ]

5. Le montrer du doigt

 

[ ] 14. Faire une différence entre lui et les autres

[ ]

6. Le discréditer

 

[ ] 15. Le soutenir moralement et financièrement

[ ]

7. Partager les habits

 

[ ] 16. Manger ensemble

[ ]

8. S'occuper de lui

 

[ ] 17. Partager les chaussures

[ ]

9. Jouer ensemble

[

] 99. Autre à spécifier : 401x.

 

Volet 5. Les pratiques comportementales en matières des IST le VIII et le SIDA

501. A quel âge avez-vous eu vos premiers rapports sexuels ? __ __ans [ ] 00.Si vierge4 Q506

502. Au cours des 12 derniers mois, aviez-vous eu un partenaire sexuel ? [ ] 1. Oui 4 Q503 [ ] 2. Non 4 Q505

503. Au cours des 12 derniers mois, Aviez-vous eu des rapports sexuels occasionnels ? [ ] 1. Oui 4 Q504 [ ] 2. Non 4 Q505

504. Si oui avec combien de partenaires sexuels ? Cocher une seule réponse [ ] 1. Un seul [ ] 3. Trois

[ ] 2. Deux [ ] 99. Autre à spécifier 204x.

505. Quand avez-vous eu vos derniers rapports sexuels ? __ __ jours __ __ mois

506. Avez-vous entendu parler des préservatifs ? [ ] 1. Oui4Q507 [ ] 2. Non4Q601

507. Avez-vous utilisé le préservatif à votre dernier rapport sexuel? [ ] 1.Oui [ ] 2.Non

508. Au cours des 12 derniers mois, avez-vous utilisé le préservatif chaque fois que vous avez eu des rapports sexuels ? [ ] 1. Oui [ ] 2. Non

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DU SIDA DANS LA COMMUNE URBAINE DE SIKASSO, EN 3eme REGION DU MALI.

509. Quelles sont les raisons pour lesquelles vous avez utilisé le préservatif ?

4 Ne pas lire la liste et cocher toutes les réponses données

[ ] 1. Pour éviter MST/Sida [ ] 3. Partenaire sexuel a insisté

[ ] 2. Pour éviter une grossesse [ ] 4. N'avait pas confiance au partenaire sexuel [ ] 99. Autre à spécifier : 401x.

Volet 6. Les facteurs d'exposition des aides familiales aux séances de sensibilisation contre les IST le VIH et le SIDA

601. Avez-vous entendu parler d'une publicité sur le VIH et le SIDA ? [ ] 1. Oui [ ] 2. Non

602. Si oui quelles sont vos sources ? Lire la liste et cocher toutes les réponses données

[ ] 1. Télévision [ ] 3. Journaux

[ ] 2. Radio [ ] 4. Affiches et panneaux publicitaires

603. Est-ce que vous regardez régulièrement la télévision ? Lire la liste et cocher une seule réponse donnée

[ ] 1. Chaque jour [ ] 3. Moins d'une fois par semaine

[ ] 2. Au moins une fois par semaine [ ] 4. Pas du tout

604. Est-ce que vous écoutez régulièrement la radio ? Lire la liste et cocher une seule réponse donnée

[ ] 1. Chaque jour [ ] 3. Moins d'une fois par semaine

[ ] 2. Au moins une fois par semaine [ ] 4. Pas du tout

605. Est-ce que vous lisez régulièrement le journal/magazine ? Lire la liste et cocher une seule réponse donnée

[ ] 1. Chaque jour [ ] 3. Moins d'une fois par semaine

[ ] 2. Au moins une fois par semaine [ ] 4. Pas du tout

606. Avez-vous déjà participé à une séance de sensibilisation sur les IST/VIH et le SIDA ? [ ] 1. Oui Q605 [ ] 2. Non Q606

607. Si oui lesquelles ?

4 Ne pas lire la liste et cocher toutes les réponses données

[ ]

1. Causeries débats

[ ]

6. Regroupements dans le centre d'accueil

[ ]

2. Counselings

[ ]

7. Lors d'un dépistage

[ ]

3. Visites à domiciles

[ ]

8. Formation par un projet

[ ]

4. Projections de film

[ ]

9. Lors d'une CPN

[ ]

5. Activités événementielles

 
 

[ ]

99. Autre à spécifier : 401x.

 
 
 

608. Si non pourquoi ?

4 Ne pas lire la liste et cocher toutes les réponses données

[ ]

1. Travaux domestiques

[ ]

4. Ne pas avoir la permission

[ ]

2. Manque d'information

[ ]

5. Trop loin de moi

[ ]

3. Ne pas vouloir y aller

[ ]

6. Ne pas avoir le prix de transport

[ ]

99. Autre à spécifier : 401x.

 
 
 

609. Heure de fin d'interview :

4 C'est la fin de l'enquête

4 Remercier la personne interviewée pour sa participation.






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