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Approche des représentations du "participatif" des journalistes des sites indépendants d'information @rrêtsurimages et Médiapart

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par Claire PHILIPP
EAC - Master de Manager de projet culturel 2009
  

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SYNTHESE

Depuis 2007, de nouveaux acteurs de l'information sont apparus en ligne. Des journalistes tels qu'Edwy Plenel ou Daniel Schneidermann ont migré des médias traditionnels vers le « web 2.0 . pour fonder des sites indépendants d'information. Au dela de leur recherche de modèles économiques viables, se pose la question du rapport que ces équipes rédactionnelles entretiennent avec les internautes et de leur manière d'appréhender les nouveaux moyens d'interaction et de co-production de l'information qu'offre Internet.

Les rapports entre journalistes professionnels et « pro-amateurs . sont en permanente redéfinition sur Internet et constituent l'un des enjeux de ces nouveaux sites pure players. La conception du métier de journaliste est en débat et ses pratiques évoluent au contact du « participatif ». Ce « buzz word » est une notion clé de la démarche de ces sites notamment en tant que positionnement différentiel par rapport aux médias traditionnels.

La question du « participatif . s'articule autour d'un ensemble de « noeuds . (au sens ou ces problématiques sont étroitement entremelées) tels que celui du professionnalisme, de la valeur (qualité et prix) et de l'organisation des contributions des internautes. Le modèle mixte que propose les sites indépendants d'information, en tant qu'ils relèvent a la fois d'une structure professionnelle avec des espaces participatifs, cristallise ce débat.

Issue de la tradition de collaboration de la web culture, la notion de participation s'inscrit par ailleurs dans une logique d'auto structuration, d'indépendance et de légitimation différente de celle d'un média. Valeurs que les journalistes non « digital natives . semblent avoir du mal a intégrer dans leur propre schème de organisationnel tout en tentant de l'y intégrer.

Le « participatif » est un concept qui n'est pas né avec le « web 2.0 », mais qui résulte d'une tradition activiste (Félix Guattari, Hakim Bey...). Cependant, Internet de part sa taille et sa nouveauté technologique lui a conféré une ampleur trompeusement révolutionnaire. Pariant sur l'intervention des internautes comme

facteurs de développement de nouveaux services web plus adaptés, les zélateurs 2.0 lui attribuent l'accession du Net a une nouvelle phase de son évolution. En terme d'information, c'est la rhétorique du . tous journalistes ., apparu notamment avec les blogs, qui prime. Cela influe (par adhésion, ou par résistance, en tout cas par contamination contextuelle) sur la réflexion quant au role des internautes dans la chaine de production de l'information et de fait sur le métier de journaliste. 0r, le fait que la participation tire ses origines dans les mouvements activistes montre qu'il s'agit de ne pas négliger l'interrogation plus profonde qu'elle pose quant a la structure même de l'information et les attentes profondes des internautes au sujet de la nature de sa production. Au dela du phénomène de mode et de l'argument marketing, c'est bien une alternative via le . participatif . qui est recherchée et qui questionne l'organisation traditionnelle des médias ayant migré sur le web.

Concrètement, les discours des représentants des sites étudiés révèlent une certaine ambivalence dans leurs rapports aux internautes, notamment en matière d'attentes et de postures vis-à-vis de leurs contributions. Ces dernières sont a la fois percues comme quelque chose de souhaité, voire de révolutionnaire, car permettant la constitution d'un média plus . horizontal . et en même temps parfois percues comme une menace ou comme quelque chose de décevant. Les représentations qu'ont les web journalistes du . participatif . sont donc dans une certaine mesure paradoxales et tend a montrer qu'ils ne sont pas encore . au clair . avec ce concept et donc leur propre démarche.

Ce qui se joue sur les espaces d'interaction entre les journalistes et les internautes est a cheval entre deux conceptions de production de l'information, dont ces sites indépendants essaient peu ou prou de faire la synthèse pour tirer parti d'un nouveau modèle mélangeant le meilleur des deux. A la fois basés sur la logique de production spontanée de la communauté (davantage au sens d'un forum que d'un réseau social) et professionnelle de la rédaction, ces sites ont toujours une jambe beaucoup plus développée que l'autre a savoir celle des journalistes.

Même si le but recherché n'est pas la . parité ., ces sites sont créés, dirigés et
animés par des professionnels de l'information qui souhaitent offrir un cadre
favorable a l'expression des internautes. 0r les critères qui ont prévalus a la

constitution de cet espace commun ont été prédéfinis par la seule partie initiatrice du projet, alors même qu'à l'instar de la pétition de soutien a Arrêt sur images ayant circulé sur Internet, les abonnés ont joué un role important dans la constitution de ces sites. Ces critères relèvent en partie les préconcus théoriques et les attentes que les journalistes entretiennent au sujet du participatif.

Si ces espaces évoluent de manière empirique au contact des internautes, il s'avère cependant que les journalistes ne sont pas enclins a leur accorder le statut de collaborateurs et ne les intègrent pas pleinement au processus de production du l'information, voire du site. TantMt voulant ne pas céder aux sirènes du tout participatif, tantot décus qu'il n'y en ait pas davantage, les web journalistes n'ont pas encore pris le parti ni de rendre autonome ce pan de leur activité ni de l'intégrer complètement a cette dernière.

0r si cela n'est pas fait, il est a craindre que ces espaces d'échange perdent de leur sens et que l'on attribue cela a un échec du . participatif ., davantage qu'à ce modèle mixte. Il s'agit analyser les attentes des internautes en la matière, les attentes projetées des journalistes et de fait les raisons de son évolution actuelle.

APPROCHE DES REPRESENTATIONS DU

« PARTICIPATIF » DES REPRESENTANTS DES SITES

INDEPENDANTS D'INFORMATION :

@RRETSURIMAGES ET MEDIAPART

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