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Effet des politiques agricoles sur l'offre et le revenu des céréaliculteurs. Cas de la zone de Khenchela (Algérie)

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par Lamine MERABET
Ecole nationale supérieure agronomique Alger - Ingénieur d'état en agronomie 2011
  

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2.3.2. Les principales politiques de régulation

2.3.2.1. Le prix à la production

Le soutien des prix à la production est entamé en 1988 corrélativement à la promulgation du décret N° 88-1535. D'une façon générale, le schéma de fonctionnement du secteur céréalier repose, depuis 2000, sur la politique des prix administrés mis en oeuvre par les pouvoirs publics. Cette politique s'inscrivait dans le contexte plus global des politiques alimentaires qui se donnaient pour objectif fondamental la maîtrise et la stabilisation des prix des produits céréaliers à la consommation sur l'ensemble du territoire. L'évolution de ces politiques de prix connaîtra plusieurs phases indicatrices de la lenteur dans la prise de conscience du caractère structurel du déficit céréalier.

À la lecture du tableau 9, relatif à la période 2000 à 2005, les prix garantis resteront stables pour les blés. Cette stabilité des prix à la production sur le marché intérieur a été dictée par la tendance à la baisse des prix sur les marchés mondiaux, contrairement à ceux de l'orge et de l'avoine qui ont connu une légère augmentation à partir de 2003. Pour la période 2006/2008, on remarque une augmentation de prés de 50% pour le prix des blés au niveau intérieur (Cf. Graphe 6 ci-après). Ceci est expliqué par Le renchérissement des prix à l'importation et l'essor des volumes importés conduiront l'Etat à recourir de plus en plus aux prix comme moyen exclusif d'incitation à l'accroissement de la production locale.

Tableau 9 : Évolution des prix des céréales : prix à la production (y compris prime de la collecte) pour la période 1995/2008.

Unité : DA/Ql.

Espèce

Blé dur

Blé tendre

Orge

Avoine

1995 à 2002

1.900

1.700

1.000

1.100

2003/2005

1.900

1.700

1.400

1.500

2005/2006

2.000

1.800

1.500

1.600

2006/2007

2.100

1.950

1.500

1600

2007/2008

4.500

3.500

2.500

1.600

Source : à partir des données de L'ITGC, 2009.

5 Cf. Décret N° 88-153 du 26 juillet fixant les prix et les modalités de paiement e t les conditions de stimulation de la production des céréales et des légumes secs et réglementant les relations entre les différents opérateurs pour la période allant du 01/08/1988 au 31/09/1990.

Graphe 6 : Algérie, filière blé, évolution des prix nationaux et internationaux entre 1990/2008
. (En dinars courant)

Source : Élaboré par le CIHEAM-IAMM à partir des différentes bases de données : prix importation (COMTRADE, 2008) prix nationaux (JO RADP, Experts), taux de change (Banque Mondiale) 2.3.2.2. L'intégration des céréaliculteurs au marché

Il est évident que l'intégration au marché est devenue de plus en plus forte pour l'ensemble des céréaliculteurs, leurs comportements étant dictés par les signaux provenant du marché cela a eu des effets directs quant à la répartition des cultures céréalières dans l'espace ainsi que sur les systèmes de production et les stratégies des agriculteurs. Il est vrai qu'un examen de l'évolution des quantités collectées par les CCLS montre qu'elles restent relativement modestes par rapport à la production céréalière domestique, soit, en moyenne, 47% pour les blés et prés de 12,5% pour l'orge et l'avoine. Le niveau maximum a été réalisé au cours de l'année 2000, la collecte ayant atteint 52% et 62% de la production moyenne pour les blés dur et tendre (Cf. Tableau 10). Le niveau de collecte pour les céréales secondaire a atteint au cours de l'année 2004, mieux de 16% et 10.5% de la production moyenne pour l'orge et l'avoine (Cf. Tableau 11). Toutefois, l'objectif affiché par les CCLS de collecter toute la production n'a jamais été sérieusement approché (Chehat.2006).

Tableau 10 : Évolution de la production et de la collecte de blés entre 2000/2008.

Unité : 1000T

Période

Blé dur

Blé tendre

Production(1)

Collecte(2)

(2)/(1)%

Production(1)

Collecte(2)

(2)/(1)%

2000

486,3

252,9

52

274

172,2

62,84

2001

1238,9

497,5

40,16

800,3

377,8

47,2

2002

951

225,9

23,76

550,8

178,6

32,43

2003

1802,3

671,9

37,28

1162,6

508,6

43,75

2004

2001,7

685,2

34,23

729

302,8

41,53

2005

1568,7

320,1

20,4

846

121,9

14,4

2006

1772,8

401,1

22,63

915,1

151,7

16,58

2007

1806

350,6

19,42

946

173,9

18,38

2008

935

365,9

39,14

343,7

116,8

33,97

Moyenne

710,7

309,4

45,57

308,9

144,5

48,41

Source : à partir des données de L'ITGC, 2009.

Pour les seuls blés (dur et tendre), la collecte porte en moyenne sur presque la moitié de la production (47%). La part de la production domestique échappant à la collecte par les CCLS est plus grande s'agissant des céréales secondaires destinées à l'alimentation du cheptel (orge et avoine) et dépassent souvent les deux tiers de la récolte. (Chehat.2006).

Tableau 11 : Évolution de la production et de la collecte des céréales secondaires entre 2000/2008.

Unité : 1000T

Période

Orge

Avoine

Production(1)

Collecte(2)

(2)/(1)%

Production(1)

Collecte(2)

(2)/(1)%

2000

163,3

3,18

1,95

8,2

0,20

2,42

2001

574,7

9,74

1,69

43,7

0,68

1,55

2002

416,1

3,67

0,88

33,5

0,18

0,54

2003

1222,0

192,38

15,74

77,5

5,85

7,55

2004

1211,6

197,11

16,27

89,0

9,36

10,52

2005

1032,8

17,17

1,66

77,5

0,99

1,28

2006

1235,9

34,88

2,82

59,0

0,90

1,52

2007

1419,0

49,75

3,51

129,0

2,58

2,00

2008

387,3

22,54

5,82

34,0

1,28

3,76

Moyenne

275,3

12,86

3,88

21,1

0,74

3,09

Source : à partir des données de L'ITGC, 2009.

En définitive, les quantités de céréales non commercialisées et destinées à la consommation
humaine sont relativement marginales puisque les exploitants ont plutôt intérêt à vendre leur
production et acquérir semoule et farine sur le marché, vu le différentiel de prix. Les prix à la

production proposés aux céréaliculteurs par les CCLS étant des prix fixés par décret et qui n'encouragent guère le stockage à la ferme par un système de primes adéquat comme cela se pratique dans de nombreux pays à production abondante, les agriculteurs ont plutôt intérêt à livrer immédiatement après la récolte les quantités de céréales qu'ils considèrent comme excédant leurs besoins. Très vite, l'essentiel de la collecte de la production domestique se concentrera entre le 1er juin et le 31 août de chaque année. Cela aura pour conséquence positive de permettre aux CCLS de faire plus aisément un stockage des importations. (Chehat.2006).

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"En amour, en art, en politique, il faut nous arranger pour que notre légèreté pèse lourd dans la balance."   Sacha Guitry