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Vers une organisation mondiale pour la reconstruction post-catastrophe ?


par Laetitia Bornes
ENSAPVS - Architecture 2014
  

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7 LA PLACE DE L'ARCHITECTE DANS LA RÉPONSE AUX SITUATIONS DE CATASTROPHE HUMANITAIRE

Après avoir décrit le décor de l'action de reconstruction post-catastrophe, ce document s'interroge sur la place de l'architecte, en tant que professionnel, parmi les acteurs de l'aide internationale. Il s'agit dépeindre le ou les positionnement(s) de l'architecte au sein de ce système.

Les réponses de l'architecte face aux situations d'urgence humanitaire sont variées, aussi, nous les regrouperons en deux grandes « familles » : les réponses « techniques », et les réponses « actives ».

7.1 LES RÉPONSES « TECHNIQUES »

Voici une description non exhaustive de différentes réponses « techniques ». Il s'agit de propositions faites par des architectes en amont d'une situation de catastrophe humanitaires ou en réponse à celle-ci. Elles sont regroupées en sous-catégories : les réponses « formelles » provisoires, les réponses « formelles » durables, et la prévention et la recherche liées aux risques.

7.1.1 LES RÉPONSES « FORMELLES » PROVISOIRES

Les réponses « formelles » proposent des solutions d'abris temporaires plus ou moins évolués, qui répondent à certaines des exigences du relogement provisoire post-catastrophe dont, essentiellement, la rapidité et la facilité d'installation.

UN CAHIER DES CHARGES UNIVERSEL ?

La plupart des situations de relogement d'urgence possèdent des caractéristiques communes, qui entraînent des critères exigeants, mais souvent semblables. Un Cahier de charges pour un habitat d'urgence modulaire a par exemple été développé par Joaquim Do Nascimento et Bernard Duprat dans le cadre et suivant le programme d'un concours d'idées organisé par la FABRIQUE d'architecture, d'urbanisme, de paysage de l'Ecole d'architecture de Lyon. Ce concours d'idées, ouvert à tous les professionnels du monde du bâtiment (architectes, ingénieurs, entreprises, fabricants, etc.), avait pour objectif de récolter un maximum de solutions, afin de les stocker, les classer et de les proposer aux organisations humanitaires : « Plus nous aurons de concepts plus nous saurons certains d'avoir la solution la plus adaptée à chaque crise ! »141(*)

Il s'agit de proposer un « concept de fabrication d'unité d'habitation mono-familiale ou multi-individus, utilisant des matériaux standards et répandus, de taille réduite pour un transport aisé et facile d'assemblage afin d'être montées et démontées sur place par les populations blessées. »142(*)

Les performances attendues concernent donc : le transport, le coût de fabrication et d'acheminement, la facilité et le temps de montage et de démontage. Le programme est chiffré :

Montage en moins de 6 heures par deux personnes adultes sans aucune qualification particulière

Dimensions des éléments constructifs empaquetés inférieures à 5m x 2,5m x 3m

Surface maximale au sol de 56m² avec façade principale inférieure à 7,5m

Le concours impose également un système d'ancrage au sol, un sol auto-structurant pouvant supporter des efforts de porte-à-faux et dégager un vide sanitaire, le raccordement électrique en façade, un système de ventilation et de chauffage, deux points d'alimentation en eau, alimentés par une citerne extérieure bi-thermo-compartimentée, un système de fosse septique pouvant être couplé ou remplacé par un système d'évacuation des eaux usées située sous le plancher, etc.

L'équipe de Joaquim Do Nascimento et Bernard Duprat recadre sa réponse, en redéfinissant leurs objectifs par « huit principes constructifs simples » :

Préfabrication des différents composants, pour « un niveau de fabrication élevé », et peu coûteux.

Stockage à proximité des zones à risques, pour un acheminement plus rapide et moins coûteux.

Système livrable en kit, monté par l'utilisateur : « Cette participation de l'occupant à l'acte de construction pourra représenter la première étape vers une appropriation. Autre avantage du Kit notamment pour les zones difficilement accessible, sa possibilité d'être héliporté ou parachuté. »

Facilité de montage avec outillage simple, faibles dimensions des éléments (manu portables).

Différents systèmes d'adaptation au sol.

Modularité du système : logements de différentes tailles, équipements, etc.

Architecture neutre, plus « appropriative ».

Abri de crise à vocation provisoire de quelques semaines à quelques mois.143(*)

Figure 23 : Cycle de vie d'un kit modulable144(*)

Cette équipe donne des éléments de réponse techniques :

ossature périphérique en bois,

éléments de support de section carrée de 10cm x 10cm,

éléments de franchissement de section de 10cm x 12cm,

assemblage des éléments par mortaisage et boulonnage,

repères de couleur aux noeuds d'assemblage,

façades et plancher en panneaux-cassettes emboîtables de 70cm x 70cm ou 70cm x 140cm,

liaison au sol par système de leste en sac de nylon rempli de tout-venant, ou pieds métalliques articulés et réglables avec ancrage par chevillage chimique ou par sangles et piquets,

couverture de type légère en membrane textile, de type « parapluie » ou « parasol » selon les conditions climatiques.

L'établissement d'un « cahier des charges de l'urgence », qui rassemble les caractéristiques communes requises dans la majorité des situations d'urgence (courts délais, main-d'oeuvre non expérimentée, etc.), peut permettre la création d'un portefeuille de solutions astucieuses et adaptées. En revanche, il n'existe évidemment pas de solution universelle capable de répondre à toutes les situations d'urgence de manière optimale. En ce sens, le programme du concours impose peut-être des contraintes trop précises, qui excluent de nombreuses propositions possibles appropriées à certaines situations d'urgence et à certains contextes.

L'utilisation d'éléments préfabriqués pose la question de la production : quels acteurs (quelle entreprise, quelle nationalité) seraient chargés de la réalisation des éléments préfabriqués, et avec quel budget ? En effet, les premiers bénéficiaires (économiques) de l'opération sont les producteurs.

Ce type de solutions préfabriquées n'a d'intérêt que si les éléments sont effectivement fabriqués en amont de la catastrophe (contrairement à des techniques d'auto construction, par exemple). Il convient donc de définir la quantité de production, ce qui n'est pas aisé en raison du caractère souvent (mais pas systématiquement) imprévisible des catastrophes.

Le stockage est également une question de taille : que signifie « près des zones à risque », lorsque tout espace urbanisé et soumis à des risques ? A partir du moment où l'on définit un lieu de stockage, il devient possible d'adapter les éléments stockés au contexte (notamment) climatique de la zone.

Enfin, les solutions préfabriquées ne tiennent pas compte des ressources locales (matériaux), et présupposent (du moins dans le cahier des charges présenté) l'établissement de camps délocalisés en marge des villes.

HABITATS PROVISOIRES PRÉFABRIQUÉS

La nature « préfabriquée » de ses solutions les pousse à tendre à l'universalité d'usage : la réalisation en amont exclue le « sur-mesure », et impose l'adaptabilité. Voici un échantillon non exhaustif de propositions.

UN MODULE AUTONOME POUR L'HABITAT D'URGENCE

Ce projet a été développé par le cabinet d'architectes Clé Millet international. L'objectif était de créer un habitat léger, indépendant des réseaux de distribution et facilement relocalisable.Les dimensions extérieures sont de 5m x 3m x 3m.145(*) Le coût, la fabrication, le montage et le stockage ne sont pas précisés.

Figure 24 : Un module autonome pour l'habitat d'urgence par Clé Millet International

HABITER DANS UN CUBE - « EXO »

Ces modules en forme de cubes, crées par Michael Daniel, un designer de chez Frog Design, sont des habitats d'urgence composés de fer et d'aluminium. Leurs dimensions sont de 4m x 4m. Le coût d'une unité est inférieur à 5000 USD.

Chaque module bénéficie du chauffage et d'une réserve d'eau potable. En théorie, une équipe de quatre personnes peut aisément déplacer et assembler une unité de logement en moins de deux minutes, sans outils et sans machines. Les EXO peuvent se combiner entre eux.

Pour le stockage et l'acheminement, les « EXO » peuvent être empilés les uns sur les autres.

Figure 25 : Habiter dans un cube - les "EXO"146(*)

Les deux exemples présentés ici sont entièrement préfabriqués (ou presque), ce qui leur confère un caractère relativement figé et peu adaptable. Ils constituent une forme d'habitat provisoire particulièrement élaboré. Leur coût, leurs caractéristiques techniques, leurs matériaux, leurs lieux de fabrication et de stockage ne semblent pas adaptés à une utilisation dans un contexte tropical. En revanche, leur utilisation pour une situation d'urgence proche du lieu de fabrication peut s'avérer plus cohérente.

DÔME SWEET DÔME - HABITAT DE CRISE EN BAMBOU - MODULE EN FORME DE DÔME

L'objectif est de proposer une solution évolutive qui pourra se consolider avec le temps. Ce dôme géodésique de 20m² de surface au sol est destiné à une famille de 6 personnes, dans un contexte climatique tropical ou doux. Il est conditionné dans un caisson en bambou de 1,2m x 1,2m (standard des palettes de manutention). Les parois de la caisse de conditionnement peuvent être réutilisées comme mobilier ou plancher. Une porte et deux ouvertures sont protégées par une moustiquaire.L'abri peut être monté en deux heures par deux personnes non qualifiées, après arasage préalable du sol.

Figure 26 : Dome Sweet Home - Structure et matériaux

147(*)

Le système d'assemblage du dôme se compose d'étoiles moulées par injection de polyéthylène. L'étoile clef-de-voûte, dont le centre est évidé, permet de faire passer un conduit de cheminée. La couverture du dôme est une toile naturelle (bambou ou coton) enduite. Tous les éléments en bambou et plastique biodégradable sont voués à être fabriqués dans les zones où pousse le bambou (Amérique du sud, Afrique et Asie), développant ainsi une industrie locale spécialisée. Le bambou a été choisi tant pour ses caractéristiques techniques que pour son haut rendement en culture et ses performances écologiques (production d'oxygène).

LA MAISON LOTUS - HABITAT D'URGENCE PARACHUTABLE

La Maison Lotus, développée par l'agence d'architecture « ô Architectes », est conçue de manière à pouvoir être aisément stockée, tractée et/ou parachutée sur place.

« Arrivée à son emplacement, touchant le sol, la maison s'ouvre, telle la fleur de LOTUS au soleil, offrant à son utilisateur les éléments indispensables à sa survie : abri contre les intempéries, confort thermique, couvertures et rations alimentaires, récupération d'énergie solaire et stockage de cette énergie en batteries, médicaments, hygiène de première nécessité. »148(*)

Figure 27 : La maison Lotus - parachutage et déploiement149(*)

Les problématiques de coût, de fabrication et de stockage ne sont pas abordées. Comme pour les exemples précédents, il semblerait que le projet soit resté à l'état de proposition et n'ait jamais été réalisé et utilisé.

Ces nouveaux exemples, de par leurs caractéristiques techniques (et leur lieu de production, pour le dôme), semblent destinés à être utilisés dans des zones climatiques chaudes. L'habitat est plus sommaire, mais ne semble pas beaucoup plus modulable.

On constate que les questions épineuses du coût, du financement, des responsables de la fabrication (à part pour le dôme), du lieu stockage (évoqué dans le projet issu du concours de la Fabrique de Lyon), de la quantité de production, etc. sont rarement abordées. La plupart des projets d'habitat d'urgence préfabriqués sont de belles intentions qui ne voient jamais le jour. On peut s'interroger sur la pertinence de ces solutions dans la mesure où elles semblent souvent être proposées de manière spontanée, sans répondre à une réelle commande (par exemple concours lancé par un organisme spécialiste de l'urgence, disposant de fonds dédiés avec un programme orienté vers des situations d'urgence probables données).

HABITATS PROVISOIRES MOBILES

Certaines propositions d'habitat d'urgence s'offrent sous la forme d'habitats « mobiles ». Le caractère « relocalisable » déjà présent dans les autres solutions s'exprime et se revendique ici de manière formelle (présence de roues). L'avantage est le déplacement de l'abri sans intervention de véhicules supplémentaires, mais ces solutions, encore plus figées que les précédentes, conservent leurs principaux inconvénients. Voici deux exemples d'habitats d'urgence mobiles.

ROOM-ROOM

Ce projet conçu et développé par les architectes ENCORE HEUREUX et G. studio, est une réponse à une invitation de réflexion sur l'architecture d'urgence, présentée dans le cadre d'une exposition pour commémorer le tremblement de terre du Sichuan du 12 mai 2008.

Le budget est de 1000€, pour une surface de 2,50m².

Figure 28 : Room Room - habitat d'urgence mobile150(*)

Le caractère mobile et les dimensions réduites de ce projet lui permettent d'être utilisé dans des espaces urbains (lieux de stationnement). « Parce qu'il est mobile, Room-Room est un abri urbain acceptable par ceux qui possèdent un toit et sont intégrés socialement. Sa mobilité signifie sa réversibilité dans l'espace public. RR est ainsi conçu pour s'inscrire temporairement dans l'espace du flux urbain, mais aussi ponctuellement sur des espaces de stationnement. » Cet abri ne propose pas de sanitaires ou de cuisine, il faudra chercher ces services « dans l'espace métropolitain ».151(*)

Figure 29 : Les différents usages du Room Room152(*)

Cet objet (puisqu'il est difficile de le considérer comme un habitat à proprement parler) est relativement coûteux au vu de ses fonctions : manque d'intimité, pas de sanitaires ni d'espace pour cuisiner, pas de chauffage possible, etc. Il semble plus adapté à une utilisation ponctuelle, dans le cadre d'une vie nomade volontaire et non subie, que dans une situation de relogement massif d'urgence.

HABITATS MOBILES D'URGENCE SUR SITE FERROVIÉ

Ce Projet de fin d'études, présenté en 2007 par Sébastien Poupeau, propose l'installation de modules d'habitations de 12 à 24 m² de surface habitable par unité. L'originalité réside dans la localisation de ces abris d'urgence : des voies ferrées de stationnement.

Figure 30 : Plan type d'une composition d'habitats sur une zone de fret153(*)

Figure 31 : Etapes constructives de l'unité d'habitation154(*)

Figure 32 : Adaptabilité de l'unité selon le type de famille155(*)

« Sur un réseau ferré européen dense, le déploiement d'habitations d'urgence sur des voies ferrées de stationnements, est possible dans les milieux les plus reculés, ainsi qu'au coeur des villes. »156(*)

La mise en place d'un système d'alimentation en énergie serait ainsi simplifiée. De plus, les modules, de dimensions variables, s'adaptent à leurs usagers.

Cette proposition, dont le coût n'a pas été évalué, est clairement conçue pour être fabriquée, stockée et utilisée en Europe. La mobilité appliquée à ce projet prend tout son sens. Le sujet de l'assainissement n'est pas évoqué. On peut également interroger la durée d'utilisation visée par ce projet. Malgré les avantages qu'on peut lui accorder, il s'agit encore une fois d'une proposition restée à l'état de concept.

La préfabrication comporte des inconvénients inévitables tels que le stockage, l'acheminement, les inconnues liées à la production (quantités, financements), à la future utilisation (adaptabilité requise), etc. Pourtant, dans certains cas d'urgence, l'utilisation d'éléments préfabriqués pourrait être une solution optimale, de par son coût, sa rapidité et sa facilité de mise en oeuvre. Les propositions sont nombreuses : parfois astucieuses et innovantes, elles réduisent les contraintes liée à la préfabrication (fabrication et stockage près des zones à risque visées, utilisation des ressources locales, grande adaptabilité, cycle de vie complet : réutilisation ou transformation, etc.). Malheureusement, les propositions impliquant des éléments préfabriqués restent souvent de simples projets, puisqu'elles ne trouvent pas d'écho dans le monde réel de l'humanitaire d'urgence.

HABITATS PROVISOIRES RECYCLÉS

L'utilisation de matériaux recyclés dans la reconstruction possède l'avantage d'une disponibilité quasi-immédiate (si le matériau recyclé est présent en quantité suffisante sur le site), et d'un coût réduit. Comme toute action de recyclage, la nouvelle vie donnée à un matériau déjà utilisé a également un impact positif sur l'environnement.

LOW TECH BALLOON SYSTEM

Le Low Tech Balloon System a été développé en 1999 par Technocraft, en réponse à un concours organisé par Architecture for Humanity, dans le but de concevoir un logement transitoire de cinq ans pour les personnes déplacées du Kosovo.

L'idée est de se servir de sacs de chanvre réutilisés, comme les sacs d'aliments pour animaux, et de les coudre ensemble pour former une structure en forme de dôme. Ensuite, viennent se connecter différents « life elements » : une porte, une fenêtre, une installation de cuisson, d'assainissement, de stockage...

Figure 33 : Low Tech Balloon System157(*)

La construction se compose essentiellement d'éléments préfabriqués qui peuvent être assemblés hors site ou par une industrie d'artisanat locale. La séparation du processus de production garantit des délais plus courts, et n'exige pas de réseau électrique sur le site de construction.

La couverture tissée en chanvre est maintenue tenduepar remplissage de ballons gonflables, avant d'être recouverte de mortier pulvérisé. Le résultat obtenu est une mince coquille bétonnée, à l'image du papier-mâché.

Le coût du prototype d'origine est d'environ 8000 USD. Avec l'apport et les conseils du HCR (Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés) et le Japon Peace Winds Japan (une ONG japonaise), l'équipe a réalisé quatre autres prototypes en y apportant des modifications. Le coût final d'un logement est d'environ 1800 USD.

PAPER LOG HOUSES

Shigeru Ban, conseiller du HCR (Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés), conçoit et finance le projet de Paper Log House en 1995, suite au tremblement de terre de Kobe au Japon. Cet abri, qui utilise des tubes creux de papier recyclé et comprimé, est économique, léger et résistant : environ 300 kg par unité, pour un coût inférieur à 500 USD.

Figure 34 : Paper Log House, 1995, Kobe, Japan158(*)

NB : Shigeru Ban Architects a été nommé lauréat du Pritzker Architecture Prize 2014.

L'architectecontrôle le collectage des matériaux recyclables donnés par les entreprises et organise les chantiers de construction. Le montage d'une maison nécessite la mobilisation de dix personnes(réfugiés, étudiants en architecture, bénévoles), mais six unités peuvent être construites en huit heures.

Les murs en tubes de carton sont construits sur des casiers à bière en plastique remplis de sacs de sable qui en assurent l'étanchéité, et reliés par des tiges métalliques boulonnées. Ils portent une simple charpente soutenant une toile.

Figure 35 : Montage de la Paper Log House

Les tubes de carton recyclable sont très résistants et faciles à manipuler, et possèdent en outre de très bonnes caractéristiques thermiques. Les matériaux préfabriqués sont facilement transportables et l'utilisation d'éléments constructifs locaux permet une réduction du coût. Les modules peuvent s'associer à l'horizontale comme à la verticale (les tubes peuvent porter un étage). L'ensemble de l'abri est recyclable.

Ces propositions sont destinées à un usage de transition. Elles conservent des éléments préfabriqués, mais possèdent les avantages du recyclage : coût réduit, impact environnemental positif, etc. En revanche, elles sont plus complexes à mettre en oeuvre que les solutions préfabriquées classiques.

* 141Source : www.lafabrique.com

* 142idem

* 143Source : www.lafabrique.com

* 144idem

* 145Source : www.batiactu.com

* 146Source : http://technologiestex.joueb.com

* 147Source : archaodin.fr, projet réalisé par C. Lebert, S. Tantin, F. Montel, et G. Gaudin.

* 148Source : www.phi-architecte.com

* 149idem

* 150Source : encoreheureux.org/2009/12/room-room/

* 151Source : www.gstudioarchitecture.com

* 152 Source : encoreheureux.org/2009/12/room-room/

* 153 Source : www.topome-architecture.com

* 154 Source : www.topome-architecture.com

* 155 Source : www.topome-architecture.com

* 156Source : www.topome-architecture.com

* 157Source : openarchitecturenetwork.org

* 158Source : photographie de Takanobu Sakuma, dans www.pritzkerprize.com

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