|
UNIVERSITE MARIEN N'GOUABI
|
|
|
Institut Supérieur d'EducationPhysique et
Sportive
|

Année : 2023 - 2024
N° d'ordre : 004
MEMOIRE
Pour l'obtention du diplôme de Master
|
Domaine :
|
Sciences et Techniques des Activités Physiques et
Sportives
|
|
Mention :
|
Motricité et Intervention
|
|
Spécialité :
|
Entrainement Sportif, Préparation Physique, Mentale et
Nutritionnelle
|
|
Parcours :
|
Master
|
|
Option :
|
Sport
|
Présenté et soutenu
publiquement
À l'Institut Supérieur d'Education
Physique et Sportive
Le 07 /03/ 2025
Par
NGOMA SOLO Estime Farèse
Titulaire d'une Licence professionnelle en
Sport
Match de football et
réponses des cellules immunitaires et de la protéine C-
réactive chez les étudiants actifs réhydratés en
milieu chaud et humide
TITRE
DIRECTEUR DE MEMOIRE
NSOMPI Florent,Maître de
Conférences CAMES, Université Marien NGOUABI
|
Président :
|
BOUHIKA Eddie Janvier, Maître de
Conférences CAMES, Université Marien NGOUABI
|
|
Rapporteur :
|
NSOMPI Florent, Maître de
Conférences CAMES, Université Marien NGOUABI
|
|
Examinateur:
|
MOUSSOKI Jean Martin, Maître-Assistant
CAMES, Université Marien NGOUABI
|
|
Membre :
|
MABOUNDA KOUNGA Paul Roger,
Maître-Assistant CAMES, Université Marien NGOUABI
|
COMPOSITION DU JURY
|
UNIVERSITE MARIEN N'GOUABI
|
|
|
InstitutSupérieurd'Education Physique et
Sportive
|

Année : 2023 - 2024
N° d'ordre : 004
MEMOIRE
Pour l'obtention du diplôme de Master
|
Domaine :
|
Sciences et Techniques des Activités Physiques et
Sportives
|
|
Mention :
|
Motricité et Intervention
|
|
Spécialité :
|
Entrainement Sportif, Préparation Physique, Mentale et
Nutritionnelle
|
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Parcours :
|
Master
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|
Option :
|
Sport
|
Présenté et soutenu
publiquement
À l'Institut Supérieur d'Education
Physique et Sportive
Le 07 /03/ 2025
Par
NGOMA SOLO Estime Farèse
Titulaire d'une Licence professionnelle en
Sport
Match de football et réponses des cellules
immunitaires et de la protéine C- réactive chez les
étudiants actifs réhydratés en milieu chaud et
humide
TITRE
DIRECTEUR DE MEMOIRE
NSOMPI Florent,Maître de
Conférences CAMES, Université Marien NGOUABI
|
Président :
|
BOUHIKA Eddie Janvier, Maître de
Conférences CAMES, Université Marien NGOUABI
|
|
Rapporteur :
|
NSOMPI Florent, Maître de
Conférences CAMES, Université Marien NGOUABI
|
|
Examinateur:
|
MOUSSOKI Jean Martin, Maître-Assistant
CAMES, Université Marien NGOUABI
|
|
Membre :
|
MABOUNDA KOUNGA Paul Roger,
Maître-Assistant CAMES, Université Marien NGOUABI
|
COMPOSITION DU JURY
IN MEMORIUM
A
Mon petit frère NGOMA SOLO MFOUTOU Fridrey
Prévu, que ton âme repose en paix.
DEDICACES
Je dédie ce travail :
Ø À mon père Serge Wilfrid NGOMA SOLO
Ø À mon oncle paternel HeidyEndulrich NGOMA
SOLO
REMERCIEMENTS
Nous nous rendons grâce à cet Être qui
était et qui sera, de nous avoir fait venir surtout nous en octroyer un
équilibre de l'esprit et la stabilité de corps ; bref :
la fécondité du mental qui nous a permis l'accomplissement du
présent bouquet.
J'adresse tous mes remerciements :
Ø À mon directeur de mémoire Docteur
Florent NSOMPI, Maitre de Conférences CAMES, qui en
dépit de ses multiples occupations administratives, pédagogiques
et scientifique a consacré assez de temps dans la conduite de ce
travail ;
Ø À tous les personnels enseignants et non
enseignants de l'ISEPS pour leur formation adéquate ainsi qu'aux membres
du jury ;
Ø À toute ma famille de près ou de loin
de m'avoir assisté par les conseils et contributions dans
l'élaboration de ce présent travail ;
Ø Je remercie enfin mes collègues,
étudiants de la 9ème promotion Master Sport et EPS.
LISTE DES SIGLES ET ABREVIATIONS
APMV : activité physique modérée
à vigoureuse ;
ATP : adénosine triphosphate ;
BCR : récepteur membranaire des lymphocytes
B ;
CMH : complexe majeur
d'histocompatibilité ;
CPA : cellules présentatrices
d'antigènes ;
CRP : protéine C-réactive ;
DAMPs: Danger Associated Molecular Pattern;
DC : cellules dendritiques ;
FC max : fréquence cardiaque maximale ;
Fc : Fragment cristallisable ;
Ig : immunoglobuline ;
IgG : immunoglobulines G ;
IL : interleukine ;
IL-1â :
interleukine-1â ;
IL-6 : interleukine-6 ;
ILC : cellule lymphoïde innée ;
ISEPS : Institut Supérieur d'Éducation
Physique et Sportive ;
LDL : lipoprotéines de basse densité.
MAC : complexe d'attaque membranaire ;
MAIT : mucosalassociated invariant t cells ;
NFS : numération formule sanguine ;
NK: natural killer;
PAMPs: pathogen associated molecular patterns;
PC: phosphocholine;
PRR : Pathogen Recognition Receptor ;
PRRs: Pattern RecognitionReceptors;
RNPs : petite protéine ribonucléaire
nucléaire ;
RNS : les espèces réactives de
l'azote ;
ROS : espèces réactives de
l'oxygène ;
SAP : Sérum amyloïde P component ;
SNC : système nerveux central ;
TCR : récepteur d'antigène des lymphocytes
T ;
TLRs: toll-like receptors;
TNF-á : facteur de nécrose
tumorale-á ;
LISTE DES TABLEAUX
Tableau I : Comparaison des caractéristiques
anthropométriques chez les étudiants actifs
réhydratés et non réhydratés en milieu chaud et
humide............................................. 36
Tableau II : Comparaison des valeurs moyennes des
cellules immunitaires enregistrées avant, après et 2h
après effort chez les étudiants actifs réhydratés
et non réhydratés en milieu chaud et
humide.....................................................................................................
37
Tableau III : Comparaison des valeurs moyennes des
cellules immunitaires enregistrées avant et après effort chez les
étudiants actifs réhydratés et non
réhydratés............................... 38
Tableau IV : Comparaison des valeurs moyennes des
cellules immunitaires enregistrées avant et 2h après effort chez
les étudiants actifs du groupe réhydratés et non
réhydratés en milieu chaud et
humide...........................................................................................
39
Tableau V : Comparaison des valeurs moyennes de la
protéine C-réactive (CRP) enregistrées avant et
après effort chez les étudiants actifs du groupe
réhydratés (GR) et du groupe non réhydraté
(GNR)..........................................................................................
40
Tableau VI : Température ambiante et
humidité relative lors du test d'effort....................... 41
LISTE DES FIGURES
|
Figure 1 : vuegénérale des cellules du
systèmeimmunitaire......................................................
|
7
|
|
Figure 2 : les composant du
systèmeimmunitaire...................................................................
|
8
|
|
Figure 3 : défense de
l'immunitéinnée...............................................................................
|
10
|
|
Figure 4 : granulocyte
neutrophile....................................................................................
|
11
|
|
Figure 5 : granulocyte
éosinophile....................................................................................
|
11
|
|
Figure 6 : granulocyte
basophile......................................................................................
|
12
|
|
Figure 7 : monocyte ................
....................................................................................
|
12
|
|
Figure 8 :
macrophage..................................................................................................
|
12
|
|
Figure 9 : cellule
dendritique...........................................................................................
|
13
|
|
Figure 10 : cellules
NK.................................................................................................
|
13
|
|
Figure 11 : organisation de l'immunité
adaptative..................................................................
|
15
|
|
Figure 12 : cellules du
systèmeimmunitaire........................................................................
|
17
|
|
Figure 13 : la protéine
C-réactive......................................................................................
|
22
|
|
Figure 14 : Structure de la CRP
.......................................................................................
|
23
|
|
Figure 15: toiseenbois sur
socle.......................................................................................
|
30
|
|
Figure 16: impedance
mètre.............................................................................................
|
31
|
|
Figure 17: automate Sinothinker
SK8800.............................................................................
|
32
|
|
Figure
18:électrophotomètre...........................................................................................
|
32
|
LISTE DES PHOTOS
|
Photo 1 :Mesure de la
taille.........................................................................................
|
62
|
|
Photo 2 : Mesure de la masse
corporelle...........................................................................
|
62
|
|
Photo 3 : Prise de
sang...............................................................................................
|
62
|
|
Photo 4 :Déroulement du match test à
l'ISEPS..................................................................
|
62
|
SOMMAIRE
|
Introduction.......................................................................................................
|
1
|
|
Chapitre I : Revue de la
Littérature............................................................................
|
7
|
|
Chapitre II : Matériel et
méthodes..............................................................................
|
30
|
|
Chapitre III :
Résultats.............................................................................................
|
36
|
|
Chapitre IV :
Discussion........................................................................................
|
42
|
|
Conclusion.........................................................................................................
|
47
|
|
Perspectives.......................................................................................................
|
48
|
|
Référencesbibliographiques
...................................................................................
|
49
|
|
Annexes............................................................................................................
|
62
|
|
Table des
matières................................................................................................
|
75
|
INTRODUCTION
Contexte et justification
L'exercice pratiqué dans un environnement chaud peut
augmenter considérablement la production de sueur pour faciliter le
refroidissement par évaporation et aider à maintenir la
température corporelle. L'apport hydrique pendant l'exercice ne suit pas
le rythme de la perte de liquide par la transpiration (Cheuvront et Haymes,
2001 ; Rollo et al., 2021). Le football est un sport intermittent
caractérisé par des mouvements soutenus incorporant de
fréquentes périodes d'activité de haute intensité
entrecoupées de périodes de récupération
régulières (Omar et al., 2013).
Lors de ce jeu, plusieurs modifications peuvent subvenir chez
le joueur afin que son organisme supporte et s'adapte à cette charge
externe. Ces modifications dépendent grandement du type, de la
durée et l'intensité de l'activité ainsi que les
conditions environnementales (chaudes et humides) (Stachenfeld, 2014 ;
Hammouda et al., 2018). Pour ces auteurs un match de football pratiqué
dans un environnement chaud ou humide peut entrainer des modifications
physiologiques importantes et affecter la performance sportive. Les travaux de
Jentjen et Timpmann (2014) suggèrent que les altérations dues
à l'environnement sont plus accentuées sur le système
immunitaire. La majorité de ces exercices sont effectués à
des intensités qui sollicitent le fonctionnement des cellules
immunitaires pendant les périodes intenses du jeu. La réaction
coordonnée de ces cellules et molécules porte le nom de
réponse immunitaire. Sur le plan physiologie, le système
immunitaire joue un rôle important pour parvenir les infections
éradiquer les infections déclarées et empêcher la
prolifération tumorale (François et al., 2018).
Le système immunitaire protège notre corps
contre les agents pathogènes externes et les envahisseurs. Le
système immunitaire s'attaque aux agents pathogènes par des
barrières physiques et biochimiques, des cellules immunitaires et des
anticorps formés par les cellules immunitaires (Noor et al., 2021). Il
est très réactif à l'exercice, l'étendue et la
durée reflétant le degré de stress physiologique
imposé par la charge de travail (David et Laurel, 2018).
L'augmentation ou diminution des paramètres telle que le lymphocyte et
le monocyte ont été liés à la fois à
l'intensité et à la durée de l'exercice (Omar et al.,
2013).
D'une part, les exercices d'endurance à haute
intensité ont été associés à une
modification du nombre de globules blancs des athlètes, telle qu'une
augmentation des granulocytes et des monocytes, une diminution des lymphocytes
et une augmentation des neutrophiles et des éosinophiles (Olga et al.,
2021). L'inflammation impliquant les systèmes immunitaires innés
et adaptatifs est connue pour être la réponse immunitaire
protectrice pour maintenir l'homéostasie tissulaire en éliminant
les stimuli nocifs, y compris les cellules endommagées, les irritants,
les agents pathogènes et les lésions stériles (Huakan et
al., 2021).
Bien qu'une multitude de protéines soient
impliquées dans l'inflammation, la plupart d'entre elles ne participent
pas activement à l'élimination des pathogènes ou des
cellules humaines. L'un des médiateurs de la phase aiguë
directement impliqué dans ces processus pro-inflammatoires est la
protéine C-réactive (CRP) qui a été
découverte pour la première fois en 1930 par Tillett et
Francis. La CRP est bien établie comme l'un des marqueurs les plus
fiables de l'inflammation, augmentant considérablement pendant tout type
d'inflammation (Ahmed et al., 2021). Elle est un réactif de phase
aiguë largement utilisé dans la pratique clinique comme marqueur
d'infection et/ou d'inflammation en raison du fait que sa synthèse
augmente rapidement et considérablement (jusqu'à 10 000 fois)
après une lésion tissulaire ou une infection (Caroline et al.,
2022).
De plus, la CRP peut se dissocier physiologiquement en
monomères, bien qu'il soit encore question de savoir si elle exerce
ainsi des fonctions moléculaires différentes de celles de la
forme pentamérique (Magdalena et al., 2019). La transition de la CRP
pentamérique à la CRP monomère a été
décrite dans des microenvironnements inflammatoires spécifiques
(Braig et al., 2017 et McFadyen et al., 2018). La CRP peut également
activer le système du complément et se localise avec le complexe d'attaque membranaire (MAC) dans les plaques
athéroscléreuses (Karin et al., 2022). La CRP régule
l'expression des molécules d'adhésion dans l'endothélium,
ce qui suggère que la CRP favorise l'inflammation dans la lésion
athéroscléreuse (Karin et al., 2022). En considérant ce
qui précède, nous nous sommes proposés de mener
l'étude suivante : « Match de football et
réponses des cellules immunitaires et de la protéine C-
réactive chez les étudiants actifs réhydratés en
milieu chaud et humide ».
Problématique
Au cours d'exercices aérobies d'intensité
modérée et vigoureuse d'une durée supérieure
à 60 minutes, l'activité antipathogène des macrophages
tissulaires se produit parallèlement à une recirculation accrue
des immunoglobulines, des cytokines anti-inflammatoires, des neutrophiles, des
cellules Natural Killer (NK), des cellules T cytotoxiques et des cellules B
immatures. Cellules, qui jouent toutes un rôle essentiel dans
l'activité de défense immunitaire et la santé
métabolique (David et Laurel, 2018).
En effet, il a été démontré que
l'exercice de longue durée à haute intensité supprime la
production de cytokines immunomodulatrices (Katsuhiko et Harumi,
2021). En revanche, les exercices d'endurance prolongés et de haute
intensité produisent des changements importants dans le nombre de
globules blancs, ce qui se traduit par des augmentations transitoires du nombre
de granulocytes circulants (principalement des neutrophiles) et de monocytes,
ainsi que des diminutions des populations de lymphocytes (Nieman, 2000),
l'exercice d'endurance provoque une augmentation et une activation des
neutrophiles sanguins ; cependant, cela pourrait être
considéré comme une réaction biologique excessive qui
conduit à des lésions musculaires et organiques et à une
inflammation systémique plutôt qu'à l'activation de
l'immunocompétence (Katsuhiko et Harumi, 2021).
Une analyse plus détaillée indique que les
sous-ensembles de globules blancs, tels que les lymphocytes (16 à 45 %),
les granulocytes (45 à 75 %) et les monocytes (4 à 10 %),
répondent différemment, en particulier dans les heures qui
suivent l'arrêt de l'exercice. Le nombre et les proportions des
lymphocytes circulants, et en particulier le sous-ensemble des cellules tueuses
naturelles, montrent un schéma diphasique. Les lymphocytes augmentent
immédiatement après l'arrêt de l'exercice avant de diminuer
fortement jusqu'à 36 heures après l'exercice, tandis que les
diminutions des lymphocytes T et B sont moins prononcées et reviennent
généralement au niveau de base dans les 6 heures. Bien que moins
prononcés, les monocytes augmentent également après
différents types d'exercice et reviennent aux niveaux de base dans les 2
heures suivant l'exercice (Simpson, 2015 ; Galun et al., 1987 ;
Comassi et al., 2015).
D'autre part, l'hyperactivité du système
immunitaire entraîne une « tempête de
cytokines », caractérisée par la libération de
niveaux élevés de cytokines, en particulier l'interleukine-6
(IL-6) et le facteur de nécrose tumorale-á (TNF-á), dans
la circulation sanguine et induit une inflammation locale et systémique
(Maryam et al., 2023). Il est vrai que les monocytes/macrophages agissent comme
un médiateur central de l'athérosclérose
inflammatoire. Après accumulation de lipoprotéines dans la
paroi vasculaire, les monocytes circulants migrent à travers les
cellules endothéliales vasculaires activées puis se
différencient en macrophages qui absorbent ensuite des
lipoprotéines modifiées telles que les lipoprotéines de
basse densité oxydées (Chao et al., 2020).
Par ailleurs, La CRP est la principale médiatrice en
aval de la réponse de phase aiguë suite à un
événement inflammatoire et est principalement
synthétisée par la biosynthèse hépatique
dépendante de l'IL-6 (Nicola et Jason, 2018). La CRP est une
protéine synthétisée par les hépatocytes, dont les
niveaux circulants sont fortement influencés par les stimuli
inflammatoires aigus (Black et al., 2004). Le niveau de CRP augmente pendant
l'état d'inflammation, c'est-à-dire après un exercice
intense (Margeli et al., 2005 et Martín-Sánchez et al.,
2011).
À cet effet, l'exercice intense entraîne une
augmentation transitoire de l'activité de la CRP produite par une
réponse inflammatoire en phase aiguë médiée par
l'IL-6 et l'IL-1â (Zhang et al.,
1995 et Kasapis et Thompson, 2005). Les perturbations physiologiques
produites lors des matchs de football semblent déclencher une
réponse inflammatoire en phase aiguë dénotée par une
augmentation des niveaux de CRP (Duarte et al., 2022). La réponse
post-match des cytokines telles que l'IL-6 semble refléter des
changements adaptatifs et la tentative du muscle de rétablir
l'homéostasie après un exercice intensif, tandis que des
augmentations des niveaux de CRP peuvent caractériser le processus
inflammatoire secondaire comme une conséquence des dommages musculaires
induits par le match (Íñigo et al., 2023).
L'augmentation de la CRP après un exercice intensif
pourrait être le résultat de mécanismes, tels que la
réponse inflammatoire à des blessures ou à des agents
(l'interleukine-6, c'est-à-dire le principal stimulateur de la
sécrétion de CRP) qui pourraient être associés
à une inflammation élevée chez les athlètes
(Souglis et Antonios, 2015). Des études antérieures ont
démontré que la concentration de CRP diminuait en raison de
l'effet anti-inflammatoire de l'exercice après un exercice intense
prolongé (Kostrzewa-Nowak et al., 2015 et Kasapis et Thompson,
2005). L'études récente mené par Becker et al., (2020) ont
révélé qu'un entraînement intense aigu provoquait
des augmentations provisoires du niveau de CRP, et ces augmentations
étaient dues aux cytokines, telles que l'interleukine-6 ??en grande
partie.
Une augmentation de la CRP indique la présence d'une
affection inflammatoire. Il n'existe pas de faux positif car il n'y a pas de
déficience congénitale ou acquise de la CRP. Elle
s'élève dans les affections inflammatoires, quelle que soit leur
étiologie (Coulibaly, 2019). Bien que la CRP puisse initier les voies de
la phase fluide de la défense de l'hôte en activant la voie du
complément, elle peut également initier des voies à
médiation cellulaire en activant le complément ainsi qu'en se
liant aux récepteurs Fragment cristallisables (Fc) des immunoglobulines
G (IgG) (Pradhan et al., 2001). La CRP se lie aux récepteurs Fc
avec l'interaction résultante conduisant à la libération
de cytokines pro-inflammatoires (Du Clos, 2000). Elle a également
la capacité de reconnaître les molécules du soi et
étrangères sur la base de la reconnaissance de formes, ce que
d'autres activateurs du complément tels que les IgG ne peuvent pas
réaliser, car ces molécules ne reconnaissent que des
épitopes antigéniques distincts (Nicola et Jason, 2018).
Question principale :
Le match de football, peut-il influencerla réponse des
cellules immunitaires et de la protéine C-réactive chez les
étudiants actifs ?
Questions secondaires :
Ø Le match de football influence-t-il la réponse
des cellules immunitaires chez les étudiants actifs
réhydratés ?
Ø Le match de football en milieu chaud et humide
induit-il des variations de la protéine C-réactive chez les
étudiants actifs ?
Hypothèse principale
Le match de football induit les variations des cellules
immunitaires et de la protéine C-réactive chez les
étudiants actifs réhydraté en milieu chaud et humide.
Hypothèses secondaires
Ø Le match de football influence la réponse des
cellules immunitaires chez les étudiants actifs
réhydratés.
Ø Le match de football en milieu chaud et humide induit
des variations de la protéine C-réactive chez les
étudiants actifs.
Objectif général
Montrer les variations induites par le match de football sur
les cellules immunitaires et la protéine C-réactive chez les
étudiants actifs.
Objectifs spécifiques
Ø Évaluer les variations des cellules
immunitaires induites par le match de football chez les étudiants actifs
réhydratés en milieu chaud et humide.
Ø Évaluer les variations de la protéine
C-réactive induites par le match de football chez les étudiants
actifs.
Intérêt de l'étude
C'est de mettre en évidence la mobilisation des
cellules immunitaireset la réponse de la CRP induite par le match de
football chez les étudiants actifs réhydraté en milieu
chaud et humide.
Structuration du Travail
La réalisation de ce travail nécessite la
clarification des concepts dans la revue de la littérature.
La deuxième partie intitulée méthodologie
adoptée consistera à présenter la démarche
d'investigation. La troisième partie sera consacrée à la
présentation et l'analyse des résultats d'une part et la
discussion basée sur la nature. La quatrième partie constituant
la conclusion. Ce travail sera bouclé par la bibliographie et des
annexes.
Chapitre I : Revue de la Littérature
I.1. Système Immunitaire
Le système immunitaire contribue au maintien de
l'intégrité de l'organisme par l'exclusion des constituants
étrangers (microorganismes, greffes) et de constituants du
« soi » modifiés. Il assure cette fonction en
étroite relation avec les autres systèmes nerveux et
endocriniens, avec lesquels il communique par l'intermédiaire de
médiateurs solubles (neurotransmetteurs, hormones, cytokines) et de
récepteurs spécifiques communs à ces systèmes
(Kouassi et al., 2003). L'activation du système immunitaire
entraîne la libération de cytokines qui peuvent être
classées en anti-inflammatoires. L'exercice physique chronique peut
guider la réponse du système immunitaire en favorisant un statut
anti-inflammatoire, qui semble être le facteur clé de
l'amélioration de la santé, principalement dans les maladies
chroniques.L'activation du système immunitaire est une réponse
à un facteur de stress, visant à rétablir
l'homéostasie cellulaire. Le processus inflammatoire joue un
rôle crucial dans l'homéostasie, principalement par la
défense active contre divers stimuli nocifs tels que les infections
virales neurotropes et/ou les dommages traumatiques, favorisant le
rétablissement de la fonction cellulaire et tissulaire (Débora et
al., 2020).
L'inflammation implique plusieurs types de cellules
immunitaires, y compris les macrophages et les neutrophiles, et est un
médiateur important du stress oxydatif. Les espèces réactives de l'oxygène
(ROS) ou les espèces réactives de
l'azote (RNS) sont des molécules à double tranchant. Les
ROS/RNS peuvent jouer le rôle d'effecteurs inflammatoires importants en
soutenant l'élimination des agents pathogènes par le
système immunitaire et la réparation des tissus musculaires
endommagés, ou ils peuvent amplifier l'inflammation chronique (par
exemple, pendant l'obésité) et induire des lésions
tissulaires (David et al., 2018).

Figure 1 : vue générale des cellules
du système immunitaire (www.monsystemeimmunitaire.fr).
I.1.1. Définition
Selon le dictionnaire Larousse (2024), le système
immunitaire est l'ensemble des organes, tissus, cellules et molécules
assurant l'immunité d'un organisme. Il fonctionne grâce
à un ensemble de cellules hétérogènes
dans leur forme, leurs fonctions, leur capacité à se multiplier
(division cellulaire) et à se transformer (différenciation),
ainsi que dans la durée de leur vie : ce sont les globules blancs,
ou leucocytes, qui naissent dans la moelle des os, puis circulent
dans tout l'organisme, transportés par le sang et par
la lymphe. Pour François et al., (2018), le système
immunitaire fait référence aux mécanismes de
défense d'un organisme vivant contre des agents étrangers,
notamment infectieux, ou contre des agressions internes, notamment
transformation tumorale, susceptibles de menacer son bon fonctionnement ou sa
survie.
I.1.2. Composant du Système immunitaire

Le système immunitaire est constitué d'un
ensemble complexe d'organes individualisés et de tissus entre lesquels
circulent en permanence des cellules de l'immunité innée et de
l'immunité adaptative. Le système immunitaire à trois
propriétés essentielles : une importante capacité
d'échange d'informations, par contacts membranaires intercellulaires ou
par libération de médiateurs solubles. Ces échanges ont
lieu entre des acteurs du système immunitaire (par exemple des
interactions entre les cellules de l'immunité innée et celles de
l'immunité adaptative), mais également avec d'autres
systèmes (par exemple des échanges neuro-immuno-endocriniens) ;
un bras effecteur performant, capable de protéger
l'intégrité de l'organisme ; une forte régulation qui est
cruciale pour préserver, à tout moment et à tout endroit,
l'équilibre du système immunitaire ou homéostasie et
garantir une réponse immunitaire adaptée (Jonathan et al., 2018).
Le système immunitaire comporte deux types de défense :
l'immunité innée ou naturelle et l'immunité acquise ou
adaptative (Olivier, 2005).
Figure 2 : les composants du système
immunitaire.
I.1.2.1. Immunité innée ou naturelle
Cellule immunitaire innée conditionnelle et
système de capteurs métaboliques.L'immunité
innée est la première ligne de défense de l'hôte,
fournissant une défense initiale non-spécifique contre les
signaux de danger. Les cellules immunitaires innées
professionnelles comprennent les cellules
dendritiques (DC), les monocytes, les macrophages et les lymphocytes B (Lizhe
et al., 2020).
Des structures moléculaires communes à de
très nombreux microorganismes vont interagir avec des molécules
complémentaires préformées de l'hôte (en solution ou
à la surface de cellule) pour déclencher un signal de
« danger » conduisant à l'exclusion du
pathogène. Lors de l'infection d'une cellule par des virus, des
modifications membranaires (telles que la diminution de l'expression des
molécules de classe I du complexe majeur
d'histocompatibilité [CMH]) vont permettre la destruction de la cellule
infectée par des lymphocytes cytotoxiques NK (« natural
killer » : cellules tueuses de l'immunité naturelle). Au
total, l'immunité naturelle est caractérisée par sa mise
en jeu rapide et par le développement de réactions inflammatoires
(bactéries, parasites) ou cytotoxique (virus) conduisant souvent
à l'exclusion du pathogène (Kouassi et al., 2003). Lizhe et al.,
(2020) ajoute que, l'inflammation est un processus pathologique tissulaire dont
le but principal est de résoudre l'infection et de réparer les
tissus.
En outre, Débora et al., (2020) à leurs tours,
on dit que « Les cellules tueuses naturelles et les phagocytes, y compris
les neutrophiles, les monocytes et les macrophages, représentent la
première ligne du système immunitaire inné contre les
infections virales et sont très sensibles à l'exercice
aérobie aigu ».
Cavaillon (2010) a aussi ajouté l'inflammation et
l'immunité innée sont deux processus qui se chevauchent et, qui,
depuis la découverte des récepteurs des pathogènes et des
signaux endogènes de danger, ont reçu une attention nouvelle. En
effet, notre vision de la réponse immunitaire a évolué, et
la recherche sur l'immunité innée est dans une période de
renaissance. Pendant de nombreuses années, l'immunologie était
divisée en deux grands thèmes : l'immunité «
spécifique » et l'immunité « non-spécifique
», avec forcément moins d'attention pour l'immunité qui
était définie par une négation. Depuis que l'expression
« immunité non-spécifique » a été
remplacée par le concept d'immunité innée ou
d'immunité naturelle, celle-ci est maintenant sous les projecteurs. Avec
la découverte des toll-like receptors (TLRs). Les TLRs reconnaissent
spécifiquement des déterminants microbiens nommés
pathogenassociatedmolecular patterns (PAMPs). Il est clair que
l'immunité innée n'est certainement pas un processus non
spécifique de défense de l'hôte.

Figure 3 : l'immunité
innée.
I.1.2.1.1. Les acteurs de l'immunité innée
Parmi les cellules de l'immunité innée, les
granulocytes neutrophiles, monocytes/macrophages et cellules dendritiques
phagocytent et détruisent des éléments étrangers
sur lesquels elles reconnaissent des molécules représentatives
des grandes familles d'agents microbiens, les PAMPs (Pathogen Associated
Recognition Pattern), mais aussi des molécules associées au
stress cellulaire, les DAMPs (Danger Associated Molecular Pattern), grâce
à leurs immunorécepteurs appelés PRRs (Pattern Recognition
Receptors). Les lymphocytes NK font également partie de
l'immunité innée et détruisent les cellules
infectées par des virus ou les cellules tumorales (Jonathan et al.,
2018).
Ø Les granulocytes
Les granulocytes se divisent en trois lignées
distinctes : neutrophiles, éosinophiles et basophiles.
Les granulocytes neutrophilessont les plus
nombreux dans la circulation sanguine et sont reconnaissables par leur noyau
polylobé. Ils jouent un rôle majeur dans la défense
antimicrobienne et dans l'inflammation aiguë par leur fonction de cellules
phagocytaires et le contenu de leurs granules cytoplasmiques (plus de 100
enzymes différentes). Sous l'effet de facteurs chimiotactiques, les
granulocytes neutrophiles sont les premières cellules de
l'immunité innée à être recrutées dans les
tissus en cas d'infection bactérienne, où elles y auront une
durée de vie très brève (Jonathan et al., 2018).

Figure 4 :granulocyte neutrophile
(www.docteurclic.com)
Les granulocytes éosinophiles ont un
noyau bilobé et des granulations colorées spécifiquement
en rouge orangé par les techniques habituellement utilisées. Ceci
est dû au caractère basique des composants cytotoxiques et
pro-inflammatoires qu'elles contiennent. Ces cellules sont retrouvées
principalement dans les tissus et possèdent un rôle capital dans
les défenses antiparasitaires et certaines réactions
d'hypersensibilité (Guislaine et al., 2018).

Figure 5 :granulocyte éosinophile
(www.docteurclic.com)
Les granulocytes basophiles ont un noyau
bilobé peu visible du fait de l'abondance de leurs granulations
métachromatiques contenant de l'histamine ainsi que des
éléments très acides, cytotoxiques et pro-inflammatoires.
Leur équivalent tissulaire est le mastocytes, présent en
abondance dans les muqueuses, et ils ont un rôle anti-infectieux. Les
basophiles et les mastocytes ont aussi un rôle important dans les
hypersensibilités immédiates (Michelle et al., 2018).

Figure 6 :granulocytes basophile
(www.docteurclic.com)
Ø Les monocytes / macrophages
Les monocytes ont également un cytoplasme granuleux
contenant de nombreuses enzymes. Moins nombreux que les granulocytes, ils
circulent dans le sang et adhèrent aux parois vasculaires avant de
migrer dans les tissus en réponse à certains facteurs
chimiotactiques, où ils s'y différencieront en macrophages.
Historiquement, les macrophages tissulaires ont été
désignés sous de nombreux noms en fonction des organes où
ils étaient observés : cellules de Küpffer dans le foie,
microglie dans le cerveau, cellules mésangiales dans le rein,
ostéoclastes dans l'os. Ce sont des cellules essentiellement
phagocytaires, capables de capter des éléments de tailles
diverses (antigènes particulaires, macromolécules, agents
microbiens, cellules ou débris cellulaires) avant de les détruire
puis de les présenter aux cellules de l'immunité adaptative. Ils
produisent également de nombreuses cytokines importantes à toutes
les étapes de la réponse immunitaire, y compris dans la phase de
réparation tissulaire (Jonathan et al., 2018).


Figure 7 : monocyte
(www.shutterstock.com)
Figure 8 :macrophage
(www.britannica.com)
Ø Les cellules dendritiques
Les cellules dendritiques sont localisées dans de
nombreux tissus et organes dans un état immature ayant une importante
capacité de capture d'antigènes. À l'inverse, lorsqu'elles
quittent les tissus et migrent vers les tissus lymphoïdes, elles subissent
un processus de maturation qui leur fait perdre cette capacité au profit
de l'acquisition d'une propriété de présentation des
antigènes aux lymphocytes T. Ce sont les Cellules présentatrices
d'antigènes (CPA) les plus importantes car elles sont capables d'activer
des lymphocytes T naïfs, et jouent ainsi un rôle majeur dans
l'initiation de la réponse immunitaire adaptative. Il existe plusieurs
types de cellules dendritiques qui possèdent des
propriétés différentes (Michelle et al., 2018).

Figure 9 : cellule dendritique
(www.biologie-maroc.com)
Ø Les cellules NK
Les lymphocytes NK ou cellules Natural Killer sont des
cellules cytotoxiques localisées dans le sang et les organes
lymphoïdes périphériques. Ils reconnaissent et
détruisent les cellules infectées, endommagées ou
ciblées par des anticorps de type IgG. Ils ont également une
grande capacité de sécrétion de cytokines comme
l'IFN-ã (Guislaine et al., 2018).

Figure 10 : cellule Natural Killer
(www.mdpi.com)
Ø Les cellules lymphoïdes non
conventionnelles
Ces cellules appartiennent à l'immunité
innée ou sont à l'interface entre immunité innée et
adaptative. Les lymphocytes T ã/ä sont très proches des
cellules NK, mais possèdent la particularité d'exprimer un TCR
reconnaissant des ligands variés différents du CMH. Les cellules
NK- T présentes dans les épithéliums et les tissus
lymphoïdes reconnaissent des lipides microbiens associés à
la molécule CD1 via leur TCR semi-invariant. Les MAIT (Mucosal
Associated Invariant T cells) sont une sous-population de lymphocytes T
à TCR semi-invariant localisés dans les muqueuses et
possédant des propriétés antimicrobiennes. Les cellules
lymphoïdes innées (ILC) sont des effecteurs tissulaires jouant un
rôle important dans la défense contre les micro-organismes ainsi
que dans l'homéostasie tissulaire et les phénomènes
inflammatoires (Jonathan et al., 2018).
I.1.2.2. Immunité adaptative ou spécifique
Intervient secondairement après une phase de
reconnaissance de l'antigène, de prolifération lymphoïde et
de différenciation en cellules productrices d'anticorps (lymphocytes B /
plasmocytes) et de cytotoxicité (lymphocytes TCD3+). Cette
immunité adaptative est douée de mémoire et un
deuxième contact avec l'antigène permet une réponse rapide
et puissante de type secondaire (Olivier, 2005). L'immunité adaptative,
antérieurement qualifiée d'immunité spécifique, est
nécessaire pour le contrôle des infections de longue durée
et pour la mise en place d'une mémoire immunologique sur laquelle
s'appuie la vaccination (Cavaillon, 2010).
Kouassi et al., (2003) intitule que, l'immunité
spécifique est apparue lors de la divergence entre
vertébrés et invertébrés. Elle est
caractérisée par un ensemble de molécules de structure
extrêmement diversifiée appartement toutes à la
superfamille des immunoglobulines (Ig) : les
anticorps, les récepteurs d'antigène
des lymphocytes T (TCR) et les molécules CMH. Les molécules d'Ig
existent sous forme soluble (les anticorps répartis en cinq classes de
fonctions biologiques différentes chez l'homme : IgM, IgG, IgA, IgD
et IgE) et sous forme de récepteurs
membranaires des lymphocytes B (BCR). La molécule d'anticorps,
formée en général de 2 chaînes
légères, interagit par son site de liaison ou paratope avec une
zone de l'antigène appelée épitope. Chaque épitope
correspond à une zone de 2 à 3 nm de diamètre (soit
environ 15 acides aminés).

Figure 11 : organisation de l'immunité
adaptative.
I.1.2.2.1. Les acteurs de l'immunité adaptative
Il s'agit principalement des lymphocytes B et T, les
lymphocytes B étant responsables de la réponse immunitaire
humorale (production d'anticorps) et les lymphocytes T des réponses
cellulaires (auxiliaire, cytotoxique ou régulatrice). Les lymphocytes B
et les lymphocytes T ont une morphologie similaire, avec un rapport
nucléo-cytoplasmique élevé sans granulation. Ils sont
capables de reconnaître spécifiquement des antigènes via
leurs immunorécepteurs de type BCR ou TCR. Le BCR se lie à
l'antigène natif alors que le TCR se lie à des antigènes
apprêtés et présentés sous forme de peptide
associé aux molécules du CMH. Il existe des sous-populations
fonctionnelles de lymphocytes T et B définies par leur phénotype,
c'est-à-dire un ensemble de caractéristiques moléculaires
membranaires, et des propriétés fonctionnelles
différentes. Par exemple, parmi les lymphocytes T, on distingue deux
sous-populations majeures : les lymphocytes T auxiliaires ou helpers (Th) et
les lymphocytes T cytotoxiques. Les lymphocytes T auxiliaires
sécrètent des cytokines et sont responsables de l'organisation
des réponses immunitaires innées et adaptatives. Les lymphocytes
T cytotoxiques provoquent la mort des cellules présentant des
antigènes étrangers (dans le cas d'une infection virale ou
d'autres pathogènes intracellulaires) ou des antigènes du soi
anormal en termes qualitatif et/ou quantitatif (dans le cas d'une cellule
tumorale) (Jonathan et al., 2018).
Il existe également des lymphocytes T
régulateurs exerçant des fonctions de régulation et
d'inhibition des réponses immunitaires. Au-delà de leur
rôle de précurseur des plasmocytes, cellules principalement
présentes dans la moelle osseuse ayant pour fonction la production des
anticorps en grande quantité et pendant une longue durée, les
lymphocytes B ont également un rôle de CPA aux lymphocytes T.
Cette propriété est à la base de la coopération
cellulaire entre les lymphocytes T et B afin de réguler l'activation de
ces derniers et ainsi la production des anticorps. Au décours des
réponses immunitaires, les lymphocytes B comme les lymphocytes T donnent
naissance à des cellules mémoires à durée de vie
longue dont le rôle est de répondre plus efficacement à une
nouvelle exposition à un antigène donné (réponse
secondaire)(Jonathan et al., 2018).
I.1.3. Cellules immunitaires
Le système immunitaire est composé d'organes et
de tissus dits lymphoïdes dévolus à la production de
lymphocytes et aux fonctions immunitaires. Ils sont connectés par les
vaisseaux sanguins et lymphatiques. Le foie foetal est le premier organe de
différentiation des cellules immunitaires, relayé à la
naissance par la moelle osseuse. Les Cellules souches lymphoïdes
poursuivent leur maturation en lymphocytes B ou T au sein des organes
lymphoïdes primaires (ou centraux) où ils acquièrent, entre
autres, un récepteur propre à chaque cellule : c'est la
constitution des répertoires T et B (Jonathan et al., 2018).
Les cellules lymphoïdes
innées (ILC) orchestrent les réponses immunitaires aux signaux
tels que les cytokines, les alarmines, les neuropeptides et les hormones,
interagissant avec les cellules hématopoïétiques et non
hématopoïétiques. Les ILC manquent de récepteurs
antigéniques réarrangés et bien qu'ils résident
principalement dans les tissus, ils sont également observés dans
la circulation et les tissus lymphoïdes secondaires où ils
présentent des fonctions spatiales et temporelles distinctes. En
dehors des rôles dans l'immunité, les ILC jouent un rôle
clé dans le maintien de l'homéostasie tissulaire, la promotion de
la réparation tissulaire et la régulation de l'inflammation.
Alors que le système nerveux central (SNC)
est considéré comme un site privilégié sur le plan
immunitaire avec un infiltrat immunitaire minimal, des ILC ont
été identifiées dans le SNC d'humains et de souris en
bonne santé, représentant environ 2,5 % des leucocytes par
séquençage (Julia et al., 2022).
Les ILC humains présentent une plasticité
importante, définie comme la capacité d'une population ILC mature
à acquérir les caractéristiques associées à
une autre population ILC mature. Cette caractéristique dynamique
des ILC humaines pourrait être un moyen efficace d'adapter rapidement
l'immunité aux conditions prédominantes dans les tissus sans
recrutement de cellules provenant d'autres sources tissulaires. Les
mécanismes sous-jacents à la plasticité de l'ILC servent
évidemment de cibles thérapeutiques intéressantes
(Mazzurana et al., 2018).
Les caractéristiques distinctes des ILC et des
lymphocytes T permettent une complémentarité et une redondance
entre ces systèmes immunitaires innés et adaptatifs. Alors
que les lymphocytes T sont activés par des interactions MHC-peptide-TCR
et des signaux de costimulation, les ILC manquent généralement
d'expression de récepteurs antigéniques
réarrangés. Au lieu de cela, ces cellules sont
amorcées par les cytokines, les hormones et les médiateurs
lipidiques environnants et peuvent en outre être sensibles aux stimuli
environnementaux. Dans le milieu humain, les ILC servent sans aucun doute de
sources importantes de cytokines qui entraînent la pathologie. De
plus, en agissant dans un réseau d'autres cellules immunitaires, l'ILC
peut propager leurs fonctions au-delà de celles directement
médiées par les ligands de surface et les cytokines effectrices
sécrétées (Mazzurana et al., 2018).

Figure 12 : les cellules du système
immunitaire.
I.1.3.1. Rôle et fonction des cellules
immunitaires
À l'état basal, l'épiderme joue une
barrière physique naturelle empêchant la pénétration
de la bactérie pathogène. Cette protection est renforcée
par une compétition pour les nutriments avec la flore commensale
cutanée ainsi que la présence de peptides et enzymes
antibactériens. Une rupture de cette barrière (coupure,
piqûre...) est donc nécessaire afin que la bactérie
pénètre dans l'organisme. À ce moment-là, les
cellules immunitaires innées résidentes du tissu
sous-cutané, macrophages et cellules dendritiques immatures, vont
pouvoir reconnaître comme anormale (PAMPs et signal « danger »)
la présence de ces bactéries via leurs immuno récepteurs,
les internaliser par phagocytose puis initier une réponse inflammatoire.
La principale conséquence est une modification de la
perméabilité vasculaire permettant aux cellules et aux
protéines sanguines de traverser l'endothélium, en particulier
les granulocytes neutrophiles jouant un rôle crucial dans
l'élimination des bactéries, les immunoglobulines et le
complément (Jonathan et al., 2018).
En parallèle, les cellules dendritiques immatures,
suite aux signaux dangers reçus, entament un processus de maturation et
migrent vers les organes lymphoïdes secondaires. C'est ici qu'elles
interagiront avec les cellules du système immunitaire adaptatif, les
lymphocytes B et les lymphocytes T CD4+, capables de reconnaître les
antigènes bactériens via leur immuno- récepteur de
surface. Cette interaction tripartite est indispensable afin d'engendrer une
activation efficace du lymphocyte B et du lymphocyte T qui vont alors
proliférer de manière clonale et donner naissance à des
lymphocytes mémoires qui joueront un rôle crucial dans le cas
d'une deuxième infection (Jonathan et al., 2018).
Les lymphocytes B activés générés
poursuivent également leur maturation afin de devenir des plasmocytes,
cellules productrices d'anticorps dirigés contre les protéines
bactériennes qui diffuseront dans l'ensemble de l'organisme via la
circulation sanguine. Au niveau du site de l'infection, ces anticorps auront la
capacité de détruire directement les bactéries par
activation du complément ou bien de favoriser leur phagocytose par les
macrophages. Une fois que l'ensemble des bactéries est
éliminé, un certain nombre de processus permettent la
réparation tissulaire, étape importante afin que
l'intégrité de l'épithélium soit retrouvée
et sa protection restaurée (Jonathan et al., 2018).
Grâce à leur capacité à faire
avancer la cascade de réactions inflammatoires, les ILC sont
impliquées dans une myriade d'interactions avec d'autres cellules
immunitaires. Les cellules myéloïdes sont capables de
détecter les signaux de danger provenant d'agents pathogènes
envahissants ou de tissus endommagés et sécrètent des
cytokines qui instruisent par conséquent les ILC. Les
réseaux de cytokines impliqués dans l'interaction entre les ILC
et les cellules myéloïdes ont récemment fait l'objet d'une
revue approfondie par Mortha et Burrows. Ainsi, dans la présente
revue, nous résumerons la compréhension actuelle de la
façon dont les ILC interagissent avec d'autres cellules d'origine
lymphoïde (Mazzurana et al., 2018).
Les paires de molécules de point de contrôle
immunitaire jouent un rôle essentiel dans la connexion des cellules
immunitaires innées et adaptatives pour une réponse immunitaire
stimulatrice ou inhibitrice, et dirigent la réponse immunitaire vers
l'une ou l'autre des cellules par des réactions de point de
contrôle immunitaire unidirectionnelles ou bidirectionnelles. Il est
important de noter que, les cellules immunitaires subissent une reprogrammation
métabolique au cours des réponses immunitaires, qui se
caractérise par une altération de la production d'énergie,
de la biosynthèse et de la reprogrammation
épigénétique (Lizhe et al., 2020).
Pour répondre aux demandes énergétiques
et biosynthétiques accrues de réponse de défense et de
réparation des dommages, les cellules immunitaires activées ont
tendance à augmenter l'activité de glycolyse mais à
diminuer la phosphorylation oxydative pour une production rapide
d'adénosine triphosphate (ATP) afin d'adopter un statut
prolifératif et des fonctions effectrices pro-inflammatoires (Lizhe et
al., 2020).
Comme l'une des conséquences des changements du
métabolisme cellulaire, une reprogrammation
épigénétique distincte a également
été trouvée dans les cellules immunitaires activées
en raison de l'accessibilité altérée du donneur de groupe
acétyle/méthyle et de l'activité modulée par les
métabolites des enzymes épigénétique. Une
acétylation élevée mais une méthylation
supprimée est souvent associée à un statut
pro-inflammatoire dans les cellules immunitaires dans de nombreux cas (Lizhe et
al., 2020).
I.2. Exercice physique et cellules immunitaires
La pratique du sport entraîne des modifications non
négligeables de la répartition des populations cellulaires
circulantes impliquées dans la réponse immunitaire innée
et adaptative. Ces changements passent par une production de cytokines
pro-inflammatoires et la libération des hormones du stress, conduisant
à des redistributions cellulaires. La nature des interactions est
complexe et passe en partie par l'expression de molécules
d'adhésion, le recrutement de lymphocytes matures plus que de
lymphocytes naïfs ainsi que par des altérations des
phénomènes d'apoptoses du potentiel mitotique. En pratique
quotidienne le médecin peut recommander la pratique de l'exercice
régulier en excluant les entraînements exténuants pour le
muscle et le système lymphoïde d'immuno-surveillance (Olivier,
2005).
La pratique de l'exercice physique peut provoquer des
réponses biochimiques et physiologiques aiguës ou chroniques en
fonction de la fréquence, du volume et de l'intensité de
l'exercice. Les réponses physiologiques aiguës sont
associées, par exemple, aux effets immédiats d'une seule
séance d'exercice, qui induisent des altérations de
l'homéostasie de l'ensemble du corps. La pratique de l'exercice physique
consomme intrinsèquement de l'énergie, génère des
ROS et active le système immunitaire, ayant à la fois des effets
positifs et éventuellement nocifs selon le type et le degré des
réponses du système immunitaire activé(Débora et
al., 2020).
L'activation du système immunitaire est une
réponse à un facteur de stress, visant à rétablir
l'homéostasie cellulaire. Le processus inflammatoire joue un
rôle crucial dans l'homéostasie, principalement par la
défense active contre divers stimuli nocifs tels que les infections
virales neurotropes et/ou les dommages traumatiques, favorisant le
rétablissement de la fonction cellulaire et tissulaire (Débora et
al., 2020).
Au cours d'exercices aérobies d'intensité
modérée et vigoureuse d'une durée inférieure
à 60 minutes, l'activité anti pathogène des macrophages
tissulaires se produit parallèlement à une recirculation accrue
des immunoglobulines, des cytokines anti-inflammatoires, des neutrophiles, des
cellules NK, des lymphocytes T cytotoxiques et des lymphocytes B immatures.
Cellules, qui jouent toutes un rôle essentiel dans l'activité de
défense immunitaire et la santé métabolique. L'exercice
intense stimule l'échange de cellules et de composants du système
immunitaire inné entre les tissus lymphoïdes et le compartiment
sanguin. Bien que transitoire, un effet de sommation se produit au fil du
temps, avec une amélioration de l'immuno-surveillance contre les agents
pathogènes et les cellules cancéreuses et une diminution de
l'inflammation systémique(David et al., 2018).
En général, l'exercice intensif est maintenant
considéré comme un adjuvant important du système
immunitaire pour stimuler l'échange continu de leucocytes entre la
circulation et les tissus. Le contraste des réponses immunitaires
aiguës à un effort intense (par exemple, une course de marathon) et
à une marche de 30 à 45 minutes. L'activation immunitaire est
associée aux demandes d'oxygène et de biosynthèse, et les
cellules immunitaires doivent s'engager dans une reprogrammation
métabolique pour générer suffisamment d'énergie
pour alimenter ces demandes. Bien que des recherches
supplémentaires soient nécessaires, des données
préliminaires confirment que la capacité métabolique des
cellules immunitaires est réduite pendant la récupération
après des périodes d'exercice intensif exigeantes sur le plan
physiologique, entraînant un dysfonctionnement immunitaire transitoire
(David et al., 2018).
La plupart des études sur les effets de l'exercice sur
le système immunitaire ont été réalisées en
évaluant certains paramètres avant et après la performance
physique. Des séances uniques d'exercices d'intensité
modérée sont "immuno-améliorantes" et, en fait, sont
responsables d'une réduction de l'inflammation, du maintien de la masse
thymique et d'une immuno-surveillance améliorée. D'autre
part, certaines études montrent des changements négatifs dans les
niveaux et la fonction de nombreux composants du système immunitaire en
réponse à un exercice intense et prolongé (Olga et al.,
2021).
Durant cette phase, appelée « fenêtre
ouverte », l'hôte est plus sensible aux micro-organismes tels que
les virus et les bactéries avec un plus grand risque de contracter des
infections. Différents mécanismes contribuent à ces
altérations, tels que le stress résultant d'un exercice intense,
les modifications de la concentration des hormones, des cytokines et de la
température corporelle, l'augmentation du flux sanguin, l'apoptose
lymphocytaire et la déshydratation. En particulier, les exercices
d'endurance à haute intensité ont été
associés à une modification du nombre de globules blancs des
athlètes, telle qu'une augmentation des granulocytes et des monocytes,
une diminution des lymphocytes et une augmentation des neutrophiles et des
éosinophiles. Un rôle intéressant semble être
joué par les cellules « natural killer », dont
l'activité semble exaltée lors de l'effort physique, avec une
augmentation des cellules CD16+ (Olga et al., 2021).
De plus, après un exercice physique intense, la
protection immunitaire des voies respiratoires supérieures est plus
faible en raison d'une diminution des sécrétions nasales et
salivaires avec de faibles niveaux d'IgA, d'une augmentation du transit du
mucus ciliaire nasal et d'une fonction nasale compromise des neutrophiles (Olga
et al., 2021).
Cependant, la modulation du système immunitaire
inné à l'exercice physique peut changer en fonction du type, de
l'intensité et du volume d'exercice, voire du moment de la mesure par
rapport à la séance d'entraînement. Par exemple,
après un exercice vigoureux aigu se produit un afflux spectaculaire de
cellules tueuses naturelles et de lymphocytes T CD8 + qui présentent une
cytotoxicité élevée et un potentiel de migration
tissulaire (Débora et al., 2020).
Bien que l'hypothèse de la « fenêtre
ouverte » immunologique après un exercice physique intense
soit largement diffusée dans la littérature, certains aspects
concernant la dynamique immunologique après un exercice physique aigu
restent controversés. L'hypothèse de la "fenêtre ouverte"
suggère qu'une altération du système immunitaire
après un exercice vigoureux augmente le risque de contracter une
infection des voies respiratoires supérieures (Débora et al.,
2020). Au cours d'un exercice aérobie vigoureux, on observe une
augmentation des lymphocytes du sang périphérique,
suggérant une activation du système immunitaire induite par
l'exercice. Cependant, 1 heures ou 2 heures après l'exercice, une
diminution des lymphocytes du sang périphérique est
observée, représentant pour l'athlète une période
de risque de contracter des infections et renforçant l'hypothèse
selon laquelle l'exercice favorise une fenêtre d'immunosuppression
à court terme (Débora et al., 2020).
I.3. Protéine C-Réactive
Bien qu'une multitude de protéines soient
impliquées dans l'inflammation, la plupart d'entre elles ne participent
pas activement à l'élimination des pathogènes ou des
cellules humaines. L'un des médiateurs de la phase aiguë
directement impliqué dans ces processus pro-inflammatoires est la
protéine C-réactive qui a été découverte par
Tillett et Francis. La CRP est bien établie comme l'un des
marqueurs les plus fiables de l'inflammation, augmentant
considérablement pendant tout type d'inflammation (Ahmed et al., 2021).
Le CRP a été affiné par Mac Leod et Avery en 1941. Mac
Leod et Avery ont découvert que la substance responsable de la
réaction de précipitation avec le fragment C'était une
protéine, et que le calcium était également essentiel pour
la réaction de précipitation (Ablij, 2002).Ils ont
développé un anticorps anti-CRP de lapin et l'ont
cristallisé à partir de McCarthy en 1947. La séquence
complète d'acides aminés de la CRP a été
publiée par Oliveira et al en 1977. Établi et ne montre pas
d'homologie avec les immunoglobulines (Oliveira et al., 1977).

Figure 13 : La protéine C-réactive
(CRP).
I.3.1. Définition
La CRP est un réactif de phase aiguë largement
utilisé dans la pratique clinique comme marqueur d'infection et/ou
d'inflammation en raison du fait que sa synthèse augmente rapidement et
considérablement (jusqu'à 10 000 fois) après une
lésion tissulaire ou une infection (Caroline et al., 2022).
La CRP est une glycoprotéine
sécrétée pendant la phase aiguë de la
réaction. Dont le taux augmente à la suite d'un processus
inflammatoire, en particulier en présence d'infection bactérie
(pneumocoque), maladies histolytiques et de nombreuses autres conditions
pathologique (Beau et Partouche, 2000).
La protéine C-réactive est une protéine
inflammatoire homopentamérique de phase aiguë, une protéine
plasmatique hautement conservée qui a été initialement
découverte en 1930 par Tillet et Francis lors d'une enquête sur le
sérum de patients souffrant du stade aigu de l'infection à
Pneumococcus et a été nommée pour sa réaction avec
le polysaccharide capsulaire
de Pneumococcus (Nicola et Jason, 2018).
I.3.2. Structure
La structure cristallographique de la protéine C
réactive a été déterminée au rayon X avec
une résolution de 3 angströms (Volanakis, 2001).Elle est
constituée de cinq (5) monomères identiques comportant chacune
207 acides aminés quis'organisent en anneau et constituent un port
central. Son poids moléculaire est de 120 KDa. Elle appartient à
la famille des pentraxines : un ensemble de molécules possédant
des homologies dansla séquence des acides aminés, la
configuration pentamérie et les propriétés (Baumann et
Gauldie, 1994). Le SAP (Sérum amyloïde P component) en fait
également partie. Le gène de la CRP est situé sur le
chromosome 1 (en 1q21 - 1q23).

Figure 14 : Structure de la CRP.
I.3.3. Synthèse et localisation de la CRP
La CRP est synthétisée dans le foie
principalement par les hépatocytes puis il a été
libéré dans le plasma. La synthèse de CRP par les cellules
est également décrite. Cependant, il existe également des
muscles lisses et des macrophages dans l'athérosclérose,
neurones, macrophages alvéolaires et les lymphocytes (Calabro et al.,
2003).
La protéine est détectable à la forme de
l'endomètre d'une artère, d'un pentamère ou d'un
monomère dans un vaisseau sanguin bien qu'associé aux tissus
sains (Diehl et al., 2000), il est également aux premiers stades du
développement de l'athérome et il s'accumule au fur et à
mesure de la progression de la lésion (Yasojima et al.,2001).
I.3.4. Les fonctions de CRP
La CRP est une partie importante de l'immunité
innée. Elle est la première représentante Pathogen
Recognition Receptor (PRR) grâce à sa capacité à
reconnaître les pathogènes en se liant à des structures
telles que la phosphorylcholine présente à leur surface (Le Gall
et Desideri-Vaillant, 2011).La CRP possède une affinité
dépendante du calcium pour de nombreux autres ligands. Cette liaison
initie l'activation de différents systèmes de défense de
l'hôte.
Ø Fixation à des ligands
La phosphorylcholine représente le site de liaison de
la CRP à son ligand Référence : Streptococcus pneumoniae
polysaccharide C. Chaque monomère CRP a un site de liaison à la
phosphorylcholine. Ceci n'est pas révélé par les cellules
c'est un organisme normal et se produit uniquement dans les membranes
cellulaires altérées. Cellules blessées. Cela se fait en
liant CRP à un composant central tel que : B. Chromatine, histones,
petite protéine ribonucléaire nucléaire
(RNPs). La CRP reconnaît également la
phosphorylcholine dans les lipoprotéines de basse densité (LDL)
s'oxyde. Ceci explique sa présence dans les lésions
d'athérosclérose. La liaison de ligands à la CRP permet sa
reconnaissance par les récepteurs des immunoglobulines G, ce qui
favorise la phagocytose des éléments bactériens ou
cellulaires porteurs de ces ligands (Le Gall et Desideri-Vaillant, 2011).
Ø Activation du système du
complément
Lors de la liaison à un ligand, la CRP peut activer le
système du complément, la voie classique après liaison
directe à C1q, comme c'est le cas avec les complexes immuns. Cette
activation entraîne la formation des anaphylatoxines C3a et C4a, et des
opsonines C4b et C3b.Cependant, contrairement aux IgG et aux complexes immuns,
La supplémentation en CRP nesemble pas affecter la convertase C5 et n'a
aucun effet. Il est efficace dans la formation du complexe d'attaque
membranaire du complément (C5C9) et donc dans la lyse de
bactéries ou de cellules (Du Clos, 2013). Cela peut être dû
à l'affinité de la CRP pour le facteur H, un inhibiteur de la
convertase C5 (Okemefuna et al., 2010).
I.3.5. CRP marqueur d'inflammation
Une augmentation de la CRP indique la présence d'une
affection inflammatoire. Il n'existe pas de faux positif car il n'y a pas de
déficience congénitale ou acquise de la CRP. La CRP
s'élève dans les affections inflammatoires, quelle que soit leur
étiologie.
Ø Causes de l'augmentation de la
CRP :
La CRP est augmentée suite à certaines
pathologies inflammatoires tel que :
· Les maladies inflammatoires (rhumatisme articulaire
aigu, polyarthrite rhumatoïde, maladie de Horton, maladie de
Crohn) ;
· Les infections bactériennes (pneumonies,
abcès profond, méningite, infectionurinaire)
· Les nécroses tissulaires (pancréatite,
IDM) ;
· Certains cancers (carcinomes, sarcomes, lymphome).
La CRP peut également augmenter de manière
systémique après une situation non morbide Grossesse, utilisation
d'oestrogène, inhalation de fumée de cigarette et en
Postopératoire (Mauris et al., 2005).
I.3.6. Rôle de la protéine
C-Réactive
La protéine C-réactive, nommée pour sa
capacité à se lier et à précipiter le
C-polysaccharide pneumococcique, est la protéine classique de la phase
aiguë. Bien qu'il circule à de faibles concentrations chez les
individus en bonne santé, ses niveaux augmentent considérablement
en réponse aux infections, aux lésions tissulaires et à
l'inflammation (Magdalena et al., 2019).
Le rôle principal de la CRP dans l'inflammation tend
à se concentrer autour de l'activation de la molécule C1q dans la
voie du complément conduisant à l'opsonisation des agents
pathogènes. La CRP est un membre de la superfamille des protéines
hautement conservées de la pentraxine et est composée de cinq
protomères identiques disposés dans une configuration
pentamérique, appelée CRP pentamérique (pCRP) (McFadyen et
al., 2020).
Le rôle de la CRP dans la défense de l'hôte
est en grande partie dû à sa capacité à lier la
phosphocholine (PC), à activer la cascade classique du complément
et à améliorer la phagocytose (Pepys, 1981 ; Gewurtz et al.,
1982 ; Du Clos, 2003).
Les caractéristiques de liaison au ligand de la CRP
semblent également importantes pour comprendre son rôle dans
l'inflammation. En plus de la reconnaissance des antigènes microbiens,
la CRP réagit avec les cellules sur les sites de lésion
tissulaire. Comme le composant P amyloïde sérique (SAP), la
protéine C-réactive se lie aux antigènes
nucléaires, aux membranes endommagées et aux cellules
apoptotiques, et est impliquée dans la clairance des cellules
blessées ou apoptotiques, ainsi que du matériel
libéré par ces cellules endommagées (Du Clos, 2003).
I.4. Sport et
Réhydratation
La réhydratation est une fonction de la vidange
gastrique, de l'absorption du liquide intestinal et de la rétention de
liquide pour restaurer les compartiments des fluides corporels. Une mesure
complète de ces processus est le pourcentage de liquide retenu
après une période de récupération définie
après l'ingestion d'un volume spécifié de fluide (Nhu
et al., 2023).
Pour restaurer l'euhydratation après l'effort, il a
été recommandé d'ingérer de 125 à 150% du
volume perdu pour compenser les pertes urinaires lors de
la récupération précédant l'exercice suivant
(Evans et al., 2017 ; Thomas et al., 2016). Pour une réhydratation
complète et rapide entre les séances d'exercice, le facteur
nutritionnel le plus important est le volume de la boisson, la recherche
démontrant que le volume ingéré doit être
supérieur à celui perdu pour tenir compte des pertes de liquide
continues dans la période post-exercice (Donald et al., 2023).
Les perturbations du volume et de la concentration d'eau dans
l'ensemble du corps sont surveillées par le cerveau, la soif et les
sensations oropharyngées qui en résultent modulent la
consommation d'alcool et les réponses neuroendocriniennes
régulent l'excrétion ou la rétention d'eau et
d'électrolytes par les reins (Lawrence, 2021).
Au cours d'activités quotidiennes typiques qui
n'incluent pas d'exercice, ces interactions complexes agissent pour maintenir
le volume total d'eau corporelle et la concentration sérique entre 1
et 3 % de la ligne de base chaque jour (Cheuvront, et Kenefick,
2016 ; Greenleaf, 1992 ; Bartoli et al., 1993). Secondaire au volume,
il y a la concentration de sodium dans la boisson, dont il a été
démontré de manière constante qu'elle améliore la
réhydratation (Shirreffs et al., 1996 ; Maughan et Leiper,
1995 ; Shirreffs et Maughan, 1998 ; Merson et al., 2008), avec des
concentrations de sodium de 40 à 100 mmol/L signalées pour
maximiser la réhydratation après l'exercice. Cette concentration
correspond aux concentrations moyennes de sodium dans la sueur humaine (Barnes
et al., 2019), certaines preuves suggérant que le rétablissement
de l'équilibre sodique est nécessaire pour faciliter le
rétablissement de l'équilibre hydrique (Donald et al., 2023).
Cependant, des concentrations de sodium plus faibles (~20
à 30 mmol/L) produisent des avantages moins constants pour la
réhydratation (Wijnen et al., 2016) ; Il s'agit d'un
élément clé à prendre en compte pour les
stratégies de réhydratation, étant donné que la
plupart des boissons pour sportifs disponibles sur le marché contiennent
une concentration de sodium de ~20 mmol/L de sodium. Une réhydratation
rapide et adéquate entre les séances d'entraînement et les
compétitions est importante, en particulier lorsque la période de
réhydratation est brève avant de reprendre les défis
physiques et environnementaux (Evans et al., 2017 ; Montain et al.,
1999).
I.5. Sport et Déshydratation
Le maintien d'un équilibre hydrique approprié
est important pour optimiser les performances physiques et soutenir la
santé (El-Sharkawy et al., 2015 ; Adams et al., 2017). Par exemple,
la déshydratation affecte négativement la puissance, la force et
l'équilibre, mais les résultats d'études avec des
protocoles différents (par exemple, comment la déshydratation est
induite) et des variables de résultat (par exemple, sélection de
variables représentatives, méthode de mesure) présentent
des résultats mitigés (Savoie et al., 2015 ; McKinney et
al., 2013). Il est important de comprendre comment l'hypohydratation affecte
les déterminants de la performance physique tels que la puissance, la
force et l'équilibre pour prendre en compte les recommandations
pratiques pour les protocoles de réhydratation. En particulier, il
existe peu de recherches sur les effets de l'hypohydratation sur les mesures de
performance dans les situations de la vie quotidienne.
Un apport hydrique insuffisant pendant la pratique et
l'entraînement sportif peut entraîner une déshydratation.
Une déshydratation persistante égale ou supérieure
à 2 % de la masse corporelle a un impact négatif sur les
performances lors des efforts ultérieurs et augmente les risques de
maladie due à la chaleur (Evans et al., 2017 ; McDermott et al.,
2017).
L'entraînement et le jeu peuvent entraîner une
déshydratation due à l'ingestion de moins de liquides perdus par
la transpiration (Maughan et al., 2004). Ce bilan négatif impacte non
seulement les performances physiques des athlètes, mais aussi leurs
performances mentales et cognitives (Nuccio et al., 2017) notamment chez les
joueurs de football (Oliveira et al., 2017).
De plus, le niveau de fatigue qui affecte les athlètes
semble être lié à certains facteurs. Parmi eux, le
degré d'hypohydratation présenté à la fin d'un
match (Mohr et al., 2010). Cette diminution des performances liée
à la déshydratation peut avoir plusieurs causes, telles que
l'augmentation de la température corporelle ou l'utilisation accrue de
glycogène et la diminution conséquente des réserves
musculaires (Maughan, 1999 ; Périard et al., 2021). Pour cette
raison, une différence dans le modèle d'activité des
athlètes a également été observée, car la
distance parcourue lors de mouvements de haute intensité est plus petite
lorsque les températures sont plus élevées et la
déshydratation est plus importante (Nassis et al., 2014 ; Watanabe
et al., 2017 ; Nobari et al., 2021).
La déshydratation volontaire se produit lorsque
l'apport hydrique ad libitum est insuffisant pour compenser les pertes de
liquide, entraînant une perte cumulative d'eau corporelle (Baker et
al.,2016). Le seuil diminue le volume sanguin (hypovolémie) et augmente
l'osmolalité plasmatique (hyperosmolalité), stimulant
généralement la soif et l'apport hydrique
ultérieur (Hughes et al., 2018 ; James et al., 2019).
L'hypohydratation avec une perte de masse corporelle de =2%
est souvent associée à de graves altérations des fonctions
thermorégulatrices, métaboliques et cardiovasculaires,
entraînant souvent des effets néfastes sur les
performances et la santé (Casa et al., 2012 ; Cheuvront et
Kenefick, 2014 ; Sawka et al., 2015).
I.6. Football
Selon Wikipédia, Le football est un sport collectif qui
se joue avec un ballon sphérique entre deux équipes de onze (11)
joueurs. Elles s'opposent sur un terrain rectangulaire équipé
d'un but à chaque extrémité. L'objectif de chaque
équipe est de mettre le ballon dans le but adverse plus de fois que
l'autre équipe, sans que les joueurs utilisent leurs bras à
l'exception des gardiens de buts. Pour Yang et al., (2013), le football est
l'un des sports les plus populaires au monde. Il est pratiqué à
différentes catégories d'âge. C'est un sport balistique
opposant deux équipes de 11 joueurs et le match se joue pendant au moins
90 minutes dans les compétitions officielles.
Le football est un sport intermittent
caractérisé par des mouvements explosifs
répétés. Durant un match de football, le joueur parcourt
entre 8 et 12 km avec une fréquence cardiaque proche de 90 % de la fréquence cardiaque
maximale (FC max) et exécute 10 à 20 sprints, 8 têtes et 11
tacles (Khanfir et al., 2013).
Les actions décisives en football sont des mouvements
explosifs qui sont généralement réalisés sur un
fond d'endurance (Khanfir et al., 2013). Un match de football est
constitué de deux périodes de quarante-cinq (45) minutes chacune
et entre la première et la deuxième période, il y'a une
pause de quinze (15) minutes. D'autres périodes de pause sont
observées lors des arrêts de jeu suite aux infractions aux
règles et à l'occasion des changements (Jacquet et al., 2002).
Le football est pratiqué par des millions de personnes
dans le monde (César et al., 2022). Il peut être
caractérisé comme un sport intermittent de haute
intensité, sporadique et impliquant une infinité d'actions
physiques qui se reflètent dans l'exécution compétente de
diverses actions techniques (Rampinini et al., 2008 ; Bradley et al.,
2009 ; Nobari et al., 2021).
Au fil des ans, de nombreux changements se sont produits, avec
un impact significatif sur ses exigences physiques (Bush et al., 2015 ;
Wallace et Norton, 2014). Aujourd'hui, la capacité d'effectuer non
seulement des exercices de faible intensité, mais aussi (et surtout) des
exercices de haute intensité et de l'explosivité est un
élément fondamental d'une bonne performance des athlètes
(Bush et al., 2015 ; Wallace et Norton, 2014 ; Nobari et al., 2021).
De plus, au plus haut niveau, le nombre de matchs a augmenté, ce qui
signifie que l'encombrement hebdomadaire des moments de compétition
augmente également (Anderson et al., 2017 ; Nobari et al.,
2022).
Chapitre II : Matériel et
Méthodes
II.1. Matériel
II.1.1. Mesure de la taille

La mesure de la taille en position debout est une des mesures
physiques fondamentales pour quantifier la taille du corps humain. Elle a
été effectuée à l'aide d'une toise en bois sur
socle (figure 13) installée sur une surface dure, horizontale et stable,
tout en maintenant l'angle de la toise perpendiculaire au sol. Lors de la prise
de la mesure, le sujet était en position verticale, dos à la
toise afin que la tête, les épaules, les fesses et les talons
soient appuyés sur la barre verticale de la toise, tout en maintenant
une courbure lombaire naturelle. Le sujet était pieds nus. Il devait
avoir les mains le long du corps, paumes face aux cuisses, jambes tendues et
maintenir la tête droite en regardant droit devant lui. Avant la mesure,
le sujet devait prendre une grande inspiration et la maintenir jusqu'à
ce que la partie mobile de la toise soit descendue sur sa tête et que la
mesure soit terminée.
Figure 15 : Toise en bois sur socle
II.1.2. Mesure de la masse corporelle
La mesure de la masse corporelle a été
effectuée à l'aide d'une impédance mètre
électronique de marque TANITA BC-545N (JAPAN) d'une portée
maximale de 150 kg et ayant une précision de 0,1 kg près,
installée sur une surface dure, horizontale, stable et exempte de
vibrations. Avant toute mesure, les données de l'année de
naissance, mois et jour ont été insérées suivi de
la taille. Après insertiondes données, le sujet se met debout en
plaçant les pieds sur les électrodes et en tenant les
électrodes avec les deux mains. En moins d'une minute un bip sonore
déclare la fin de l'opération et tous les résultats ont
été affichés sur l'écran.

Figure 16 : Impédance
mètre
II.1.3. Sinothinker SK8800
L'appareil SinothinkerSK8800, a été
utilisé pour une analyse hématologique automatique du sang via la
numération formule sanguine (NFS).

Figure 17 : Automate Sinothinker SK8800,
hematologyanalyzer (Chine)
II.1.4. L'électrophotomètre
Encore appelé spectrophotomètre, est un appareil
qui a permis de déterminer la concentration des espèces chimiques
du sang via au test de CRP.

Figure 18 : L'électrophotomètre,
CYANStart (Chine)
II.2. Méthodes
II.2.1. Type et cadre d'étude
C'est une étude expérimentale, menée
auprès des Etudiants de la première année des licences EPS
et Sport, dans la période allant du 31 mai 2023 au 14 mai 2024 dans la
ville de Brazzaville précisément à l'Institut
Supérieur d'Education Physique et Sportive (ISEPS), Arrondissement 1
Makélékélé. Il est limité au nord par le
croisement des avenues ex OUA et Matsoua, la station totale, la Banque
UBA ; au sud par l'hôpital de base de
Makélékélé ; à l'est par le
marché total et l'école primaire et collège de
l'Amitié et à l'ouest par l'unité des agents de
sécurité civile (sapeurs-pompiers).
II.2.2. Population
La population de cette étude a été
portée sur 30 étudiants footballeurs dont 15 joueurs de la
première année de Licence EPS (L1 EPS) et 15 joueurs de la
première année de Licence Sport (L1 Sport) de l'ISEPS qui ont
pris part à la coupe interclasse de football organisée par la
direction dudit Institut.
II.2.3. Echantillon
Des 30 étudiants footballeurs, 22 soit 11 joueurs de la
L1 EPS et 11 de la L1 Sport ont participé à cette
étude.
II.2.4. Critères d'inclusion
Pour faire partir de l'échantillon d'étude,
chaque sujet devrait satisfaire aux critères d'inclusion suivants :
Être Etudiants à l'ISEPS et être inscrit en L1 EPS et L1
Sport ; avoir participé au tournoi interclasse de football ; avoir
signé le consentement éclairé ; avoir
participé à tous les tests.
II.2.5. Critères de non inclusion
Etaient non inclus à cette étude, les
étudiants n'ayant pas participés au tournoi interclassent de
football et les étudiants non-inscrits en L1 EPS et L1 Sport.
II.2.6. Critères d'exclusion
Les sujets n'ayant pas réalisés tous les tests
et ceux étant malades le jour des testsa été exclus de
l'étude.
II.2.7. Protocole expérimental
Procédures
Le match de football a
été réalisé dans une ambiance chaude et humide
notamment de 12heureset 14heures à l'ISEPS. Les
prélèvements sanguins ont été effectués
avant effort, après et 2heures après effort. La
température ambiante et l'humidité relative ont été
mesurées avant et aprèsla première période, avant
et après la deuxième période du match aux abords du
terrain de football. Pendant la rencontre, l'une des deux équipes
étaient réhydraté toutes les 15 minutes. La
quantité d'eau minérale prise était de 33 cl par sujet.
Les tests ont été réalisés 4 semaines après
le tournois interclasse de football.
Test d'effort
Le test d'effort a consisté en un match de football de
90minutes (2x45 minutes avec une pause de 15 minutes) dans un environnement
chaud et humide.
Numération formule sanguine ou
hémogramme
Les examens d'hémogramme étaient
réalisés à partir des échantillons de sang
prélevés avant, après et 2 heures après effort. Ces
examens ont permis de déterminer les concentrations de leucocytes,
lymphocytes, monocytes, neutrophiles et éosinophiles. Le
prélèvement sanguin a permis également d'évaluer
des concentrations de la CRP avant et après le test d'effort.Ces examens
ont été réalisés au laboratoire d'analyse de
biologie médical et de toxicologie « SOS
LABORANTINS » de Brazzaville. Les prélèvements des
échantillons de sang ont été effectués par des
agents de santé.
II.2.8. Variables étudiées
Trois types de variables ont été
répertoriés à savoir : la variable indépendante, la
variable dépendante et la variable confondante. Le match de football
a constitué la variable indépendante de l'étude. Les
cellules inflammatoires notamment les leucocytes, lymphocytes, monocytes,
neutrophiles, éosinophiles et la protéine C-réactiveont
constituées les variables dépendantes. La température
ambiante, l'humidité relative et la réhydratation ont
constituées les variables confondantes.
II.2.9.Considération éthique
La présente étude a été
réalisée conformément à la déclaration
d'Helsinki de 1975 relatives à l'éthique et approuvée par
le Conseil Scientifique au N°005/UMNG/Dir/DA/SP/CS de l'Institut
Supérieur d'Education Physique et Sportive de l'Université Marien
NGOUABI (voir annexe).
II.2.10. Analyse statistique
Les statistiques descriptives ont été
utilisées pour générer les moyennes et les
écart-types des variables anthropométriques, cellules
inflammatoires et de la CRP. La normalité et
l'homogénéité n'étant pas vérifiées,
le test non paramétrique de Friedman a été utilisé
pour comparer les variables de cellules inflammatoires enregistrées
avant, après et 2 heures après effort. Lorsque le test de
Friedman a montré une différence significative, la comparaison
binaire a été faite à partir du test non
paramétrique de Wilcoxon. Lorsque le test de Friedman n'a pas
présenté de différence significative, la comparaison
binaire des variables par le test de Wilcoxon n'est pas possible. Le test de
Wilcoxon a été également utilisé pour comparer les
valeurs moyennes de la CRP enregistrées avant et après effort au
sein de chaque groupe. Le test U de Whitney a été utilisé
pour comparer les valeurs moyennes des variables anthropométriques entre
les sujets du GR et GNR. Les données ont été
traitées par le logiciel IBM SPSS (v.22.0, SPSS Inc., Chicago, Illinois,
États-Unis). Le niveau de significativité a été
fixé à p ? 0,05.
Chapitre III : Résultats
Les résultats de la comparaison des
caractéristiques anthropométriques des étudiants actifs
réhydratés et non réhydratés en milieu chaud et
humide sont représentées dans le Tableau I.
Tableau I : Comparaison des
caractéristiques anthropométriques des étudiants actifs
réhydratés et non réhydratés en milieu chaud et
humide.
|
GR
(n=11)
|
GNR
(n=11)
|
p
|
|
Âge (an)
|
21,091#177;2,256
|
21,636#177;1,433
|
0,504
|
|
Taille (cm)
|
173,455#177;5,336
|
171,000#177;4,919
|
0,187
|
|
Poids (Kg)
|
65,455#177;9,459
|
59,000#177;5,865
|
0,052
|
|
IMC (Kg/m2)
|
21,697#177;2,305
|
20,138#177;1,230
|
0,076
|
IMC : Indice de masse corporelle ; GR : Groupe
Réhydraté ; GNR : Groupe non
Réhydraté.
Les résultats du tableau I n'ont
révélé aucune différence significative du point de
vue de l'âge, la taille, le poids et l'indice de masse corporelle
(Tableau I).
La comparaison des valeurs moyennes des cellules immunitaires
obtenues avant le match, après et 2 heures après le match sont
représentées dans le Tableau II.
Tableau II : Comparaison des valeurs
moyennes des cellules immunitaires enregistrées avant, après et
2heures après effort chez les étudiants actifs
réhydratés et non réhydratés en milieu chaud et
humide.
|
Paramètres
|
Avant effort
|
Après effort
|
2h après effort
|
p
|
|
Leu (109/L)
|
|
|
|
|
|
GR
|
7,291 #177; 1,014
|
10,646 #177; 1,017
|
13, 473 #177; 2,324
|
0,000
|
|
GNR
|
5,891 #177; 0,534
|
8,173 #177; 1,033
|
10,273 #177; 1,344
|
0,000
|
|
Lym (109/L)
|
|
|
|
|
|
GR
|
3,316 #177; 0,652
|
4,280 #177; 0,664
|
4,356 #177; 1,114
|
0,011
|
|
GNR
|
2,249 #177; 0,579
|
2,621 #177; 0,798
|
2,727 #177; 0,703
|
0,441
|
|
Mon (109/L)
|
|
|
|
|
|
GR
|
1,056 #177; 0,494
|
1,535 #177; 0,393
|
2,159 #177; 1,125
|
0,000
|
|
GNR
|
1,161 #177; 0,328
|
1,166 #177; 0,466
|
1,466 #177; 0,503
|
0,290
|
|
Neu (109/L)
|
|
|
|
|
|
GR
|
2,736 #177; 0,388
|
4,610 #177; 1,019
|
6,636 #177; 2,491
|
0,000
|
|
GNR
|
2,326 #177; 0,301
|
4,177 #177; 0,810
|
5,786 #177; 1,131
|
0,000
|
|
Eos (109/L)
|
|
|
|
|
|
GR
|
0,183 #177; 0,078
|
0,220 #177; 0,020
|
0,325 #177; 0,079
|
0,002
|
|
GNR
|
0,154 #177; 0,046
|
0,210 #177; 0,071
|
0,288 #177; 0,099
|
0,000
|
Leu : Leucocyte ; Lym : Lymphocyte ;
Mon : Monocyte ; Neu : Neutrophile ; Eos :
Eosinophile ; GR : Groupe Réhydraté ; GNR :
Groupe non Réhydraté.
Les valeurs moyennes de leucocytes, lymphocytes (GR),
monocytes (GR), neutrophiles et éosinophiles enregistrées avant
effort, après et 2heures après effort physiqueont
présenté une différence significative entre les trois
moyennes enregistrées. Cependant les lymphocytes (GNR) et les monocytes
(GNR) enregistrés avant effort, après et 2 heures après
effort n'ont pas présenté de différence significative
(Tableau II). Lorsque le test de Friedman a montré une différence
significative, la comparaison binaire a été faite à partir
du test non paramétrique de Wilcoxon. Cependant, lorsque le test de
Friedman n'a pas présenté de différence significative, la
comparaison binaire des variables par le test de Wilcoxon n'est pas
possible.
Les résultats de la comparaison des valeurs moyennes
des cellules immunitaires enregistrées avant et après effort chez
les étudiants actifs réhydratés et non
réhydratés en milieu chaud et humide sont
représentés dans le Tableau III.
Tableau III : Comparaison des valeurs
moyennes des cellules immunitaires enregistrées avant et après
effort chez les étudiants actifs réhydratés et non
réhydratés.
|
Paramètres
|
Avant effort
|
Après effort
|
p
|
|
Moy #177; SD
|
Moy #177; SD
|
|
Leu (109/L)
|
|
|
|
|
GR
|
7,291 #177; 1,014
|
10,646 #177; 1,017
|
0,003
|
|
GNR
|
5,891 #177; 0,534
|
8,173 #177; 1,033
|
0,003
|
|
Lym (109/L)
|
|
|
|
|
GR
|
3,316 #177; 0,652
|
4,280 #177; 0,664
|
0,004
|
|
Mon (109/L)
|
|
|
|
|
GR
|
1,056 #177; 0,494
|
1,535 #177; 0,393
|
0,003
|
|
Neu (109/L)
|
|
|
|
|
GR
|
2,736 #177; 0,388
|
4,610 #177; 1,019
|
0,003
|
|
GNR
|
2,326 #177; 0,301
|
4,177 #177; 0,810
|
0,003
|
|
Eos (109/L)
|
|
|
|
|
GR
|
0,183 #177; 0,078
|
0,220 #177; 0,020
|
0,135
|
|
GNR
|
0,154 #177; 0,046
|
0,210 #177; 0,071
|
0,013
|
Leu : Leucocyte ; Lym : Lymphocyte ;
Mon : Monocyte ; Neu : Neutrophile ; Eos :
Eosinophile ; GR : Groupe Réhydraté ; GNR :
Groupe non Réhydraté.
Les valeurs moyennes de leucocytes, lymphocytes, monocytes,
neutrophiles et éosinophiles (GNR) obtenues immédiatement
après effort étaient significativement augmentées par
rapport à celles enregistrées avant effort (Tableau III).
Les résultats de la comparaison des valeurs moyennes
des cellules immunitaires enregistrées avant et 2heures après
effort chez les étudiants actifs du groupe réhydratés et
non réhydratés en milieu chaud et humide sont
présenté dans le tableau IV.
Tableau IV : Comparaison des valeurs
moyennes des cellules immunitaires enregistrées avant et 2heures
après effort chez les étudiants actifs du groupe
réhydratés et non réhydratés en milieu chaud et
humide.
|
Paramètres
|
Avant effort
|
2h après effort
|
p
|
|
Moy #177; SD
|
Moy #177; SD
|
|
Leu (109/L)
|
|
|
|
|
GR
|
7,291 #177; 1,014
|
13, 473 #177; 2,324
|
0,003
|
|
GNR
|
5,891 #177; 0,534
|
10,273 #177; 1,344
|
0,003
|
|
Lym (109/L)
|
|
|
|
|
GR
|
3,316 #177; 0,652
|
4,356 #177; 1,114
|
0,021
|
|
Mon (109/L)
|
|
|
|
|
GR
|
1,056 #177; 0,494
|
2,159 #177; 1,125
|
0,006
|
|
Neu (109/L)
|
|
|
|
|
GR
|
2,736 #177; 0,388
|
6,636 #177; 2,491
|
0,003
|
|
GNR
|
2,326 #177; 0,301
|
5,786 #177; 1,131
|
0,003
|
|
Eos (109/L)
|
|
|
|
|
GR
|
0,183 #177; 0,078
|
0,325 #177; 0,079
|
0,008
|
|
GNR
|
0,154 #177; 0,046
|
0,288 #177; 0,099
|
0,003
|
Leu : Leucocyte ; Lym : Lymphocyte ;
Mon : Monocyte ; Neu : Neutrophile ; Eos :
Eosinophile ; GR : Groupe Réhydraté ; GNR :
Groupe non Réhydraté.
Les valeurs moyennes de
leucocytes, neutrophiles et éosinophiles enregistrés 2h
après effort ont augmentée significativement par rapport à
celle obtenue avant effort chez les sujets de deux groupes. Au niveau de
lymphocytes et monocytes enregistrés 2h après effort ont
augmentée significativement par rapport à celle obtenue avant
effort chez les sujets du groupe réhydraté (Tableau IV).
Les résultats de la comparaison des valeurs moyennes de
la protéine C-réactive enregistrées avant et après
effort chez les étudiants actifs du groupe réhydratés (GR)
et du groupe non réhydraté (GNR) sont présentés
dans le tableau V.
Tableau V : Comparaison des valeurs
moyennes de la protéine C-réactive (CRP) enregistrées
avant et après effort chez les étudiants actifs du groupe
réhydratés (GR) et du groupe non réhydraté
(GNR).
|
Avant effort
|
Après effort
|
p
|
|
GR
|
n = 11
|
n = 11
|
|
|
CRP (mg/L)
|
5,100 #177; 2,573
|
5,218 #177; 2,571
|
0,238
|
|
GNR
|
n = 11
|
n = 11
|
|
|
CRP (mg/L)
|
8,418 #177;2,839
|
7,964 #177; 2,598?
|
0,019
|
CRP : Protéine C-Réactive ; GR :
Groupe Réhydraté ; GNR : Groupe non
Réhydraté.
Les valeurs moyennes de la CRP du groupe
réhydraté enregistré avant effort et après effort
ne présentaient aucune différence significative. Par contre les
valeurs moyennes de la CRP du groupe non réhydraté ont
présenté une différence significative (Tableau V).
Les résultats de la température ambiante et
humidité relative enregistré lors du test d'effort sont
présentées dans le tableau VI.
Tableau VI : Température ambiante
et humidité relative lors du test d'effort.
|
Mini
|
Maxi
|
Moyenne #177; SD
|
|
TA (°C)
|
32,4
|
35,3
|
34,225 #177; 1,384
|
|
HR (%)
|
48,3
|
59,3
|
52,2 #177; 4,971
|
TA : Température Ambiante ; HR :
Humidité Relative.
Les valeurs moyennes de la température ambiante et de
l'humidité relative enregistrée pendant le test d'effort
étaient respectivement de 34,255 #177; 1,384 °C et 52,2 #177; 4,971
% (Tableau VI).
Chapitre IV : Discussion
L'objectif de cette étude était d'évaluer
les variationsinduites par le match de football sur les cellules immunitaires
et la protéine C-réactive chez les étudiants actifs. Du
point de vue statistique, les sujets de deux groupes avaient pratiquement les
mêmes paramètres anthropométriques (âge,taille,poids
et l'IMC) (Tableau I).
Les principaux résultats de notre étude se
présentent comme suit :
- Des variations significatives de leucocytes, neutrophiles et
éosinophiles enregistrées avant effort, après et 2h
après effort ont été observé chez les sujets du
groupe réhydraté (GR) et du groupe non réhydraté
(GNR), alors que les lymphocytes et les monocytes ont significativement
varié que chez les sujets GR ;
- Une augmentation significative des valeurs moyennes de
leucocytes, neutrophiles et éosinophiles enregistrées
après effort par rapport à celles obtenues avant effort a
été observée chez les sujets GR et GNR ;
- Une augmentation significative des valeurs moyennes de
leucocytes, neutrophiles et éosinophiles enregistrées 2h
après effort par rapport à celles obtenues avant effort a
été également observée chez les sujets GR et
GNR ;
- Une diminution significative post effort de la CRP a
été observée chez les sujets GNR.
Dans la présente étude, il a été
observé des variations significatives entre les concentrations moyennes
de leucocytes, neutrophiles et éosinophiles enregistrées avant,
après et 2h après le test d'effort (Tableau II). Le match de
football à induit des modifications significatives des concentrations
des cellules inflammatoires chez les sujets GR et GNR. Ces variations
pourraient s'expliquer par l'intensité et la durée de l'effort
qui activent le processus de la synthèse des cellules immunitaires
(Débora et al., 2020).
De même, un match de football à intensité
très élevé peut entrainer une leucocytose. Celle-ci peut
s'expliquer par une forte augmentation des concentrations des
polynucléaires neutrophiles et de lymphocyte qui constituent la
première ligne de défense. Signalons qu'une augmentation de ces
cellules permettrait
d'assurerl'équilibreetlasécuritéducorpscarlenombrede
leucocytesreflètel'immunité spécifique(Sagud et al.,
2023).Les travaux de Bernardo et al., (2019) ont observé des
modifications significatives des concentrations de cellules sanguines
après une séance d'exercices par intervalles de haute
intensité de Jiu-Jitsu brésilien. Le travail mené
parKakanis et al., (2016) ont observé une modification du nombre de
leucocytes des athlètes, telle qu'une augmentation des granulocytes et
des monocytes, une diminution des lymphocytes et une augmentation des
neutrophiles et des éosinophiles. Des études antérieures
ont rapporté que la leucocytose était les résultats d'un
nombre de neutrophiles et de lymphocytes, tandis que les autres types de
cellules sont restées stables tout le long de la période
d'observation (solberg et al., 2004).
D'autres travaux ont révélé une
augmentation post effort des valeurs des paramètres de leucocytes
causée par la non déshydratation mais liée à la
réponse immunologique à l'exercice effectué
(Kostrzewa-Nowak et al., 2019 et Kostrzewa-Nowak et al., 2018).
Dans cette étude, il a été observé
une augmentation significative des valeurs moyennes de leucocytes, neutrophiles
et éosinophiles enregistrées après effort par rapport
à celles obtenues avant effort (Tableau III). Ces résultats
montrent une leucocytose, neutrophilie et éosinophilie post effort. La
leucocytose observée dans cette étude peut s'expliquer par le
nombre de lymphocytes circulant (Hansen et al., 1991, MacNeil et al., 1991 et
McCarthy et al., 1987).
Cette variation des leucocytes est due en réponse
à l'effort physique. En effet, les études ont
démontré que l'exercice de longue durée à haute
intensité supprime la production de cytokines immunomodulatrices
(Katsuhiko et Harumi, 2021). L'étude de Simpson et al.,(2015) ont
montré des variations de neutrophileet de lymphocytes
cesvariationss'expliquentparlamobilisationdecellulesimmunitairesmarginalesdanslefoie,
la rate, les poumons et sur les parois des vaisseaux via l'action des
catécholamines et une augmentation du stress. L'étude mené
par Suzuki et al., (2018) ont indiqué que
l'augmentationdunombredeneutrophileaprèsl'exercicepourraitêtreuneréponse
inflammatoireaulésionsmusculairesinduitesparl'exercice,danslaquellelesneutrophilessont
recrutés dans les fibres musculaires endommagées pour
éliminer les tissus morts.
Les résultats de cette étude vont dans le
même sens de ceux de Bernardo et al. (2019) qui ont observé une
augmentation significative de leucocytes sanguins après une
séance d'exercices par intervalles de haute intensité chez les
Jiu-Jitsu brésilien.
Les études ont montré que les séances
d'exercice aiguës mobilisent préférentiellement les cellules
Natural Killers et les lymphocytes T CD8 + qui présentent une
cytotoxicité élevée et un potentiel de migration
tissulaire(Bigley et al., 2014, Lavoy et al., 2015 et Campbell et al.,
2009).
En général, les exercices physique d'endurance
et de résistance représentent jusqu'à 40% du nombre total
de leucocytes dans le
sang,leslymphocytessontconstituésdescellulessoucheslymphoïdedanslamoelleosseuse
agissent comme une partie cruciale du système immunitaire (Kverneland et
al., 2016).
Dans cette étude, les concentrations moyennes de
leucocytes, neutrophiles et éosinophiles enregistrées 2h
après effort étaient significativement supérieures
à celles obtenues avant effort (Tableau IV). Ces résultats
montrent une série de réactions biochimiques et physiologiques
qui peuvent expliquer cette augmentation des cellules immunitaires. Des
études ont montré que l'exercice physique intense peut
entraîner une augmentation du flux sanguin, facilitant ainsi la
circulation des leucocytes dans l'ensemble de l'organisme. L'exercice physique
peut stimuler la libération de certaines substances, comme les
cytokines, qui favorisent la mobilisation et l'activation des cellules
immunitaires. Il est également intéressant de noter que cette
élévation des cellules immunitaires est
généralement temporaire, revenant à des niveaux normaux
quelques heures après la cessation de l'effort. Cette dynamique
reflète la capacité de l'organisme à s'adapter à
l'effort physique et à rétablir l'homéostasie (Olivier,
2005 ; Olga et al., 2021).
Des différents mécanismes contribuent à
ces altérations, tels que le stress résultant d'un exercice
intense, les modifications de la concentration des hormones, des cytokines et
de la température corporelle, l'augmentation du flux sanguin, l'apoptose
lymphocytaire et la déshydratation (Pero et al., 2020). Cependant, nos
résultats ne vont pas dans le même sens que ceux rapporté
par Débora et al., (2020) qui ont mis en évidence une diminution
des lymphocytes sanguins observés 1h à 2h après l'exercice
physique.Cette divergence est dû au faite que nous nous avons
travaillé avec des jeunes étudiants actifs qui fréquentent
l'école de sport par contre eux ils ont travaillé avec
deshandballeurs professionnels. Les études menées par David et
al., (2018) ont montré que l'entraînement sportif et l'exercice
peuvent entraîner une augmentation transitoire du nombre total de
leucocytes. Nos résultats corroborent à ceux de Dias et al.,
(2011) qui ont montré une augmentation du nombre total de leucocytes et
de neutrophiles chez les volleyeurs.
Les variations des cellules immunitaires sont dues aux
exercices d'endurance prolongés et de haute intensité produisent
des changements
importantsdanslenombredeleucocytemarquéspardesaugmentationstransitoiresdunombre
de granulocytes circulants (principalement les neutrophiles) et des monocytes,
et une
diminutiondespopulationsdelymphocytesquipeuventpersisterdesheuresetdesjoursaprès
ledébutdutempsderécupérationenréponsedumatchdefootball(Íñigoetal.,2023).
Bienque l'exercice physique actif induise une augmentation immédiate
dunombre de neutrophiles et de lymphocytes, la récupération
indique la diminution du taux lymphocytairecirculant après
l'arrêtdel'exercice(Kurokawaetal.,1995, Sheketal.,1995et
Simpsonetal.,2007).Demême,
denombreusesétudesn'indiquentpasdechangementsdanslafonctionimmunitaireau-delàde
2h après la fin de l'exercice (Maryam et al., 2023).
Par ailleurs, la comparaison des valeurs moyennes de la CRP
enregistrées avant et après effort ont montré une
diminution significative post effort chez les sujets GNR alors qu'aucune
différence significative n'a été observée chez les
sujets GR (Tableau V). Cesrésultatsmontrent qu'avant l'exercice, les
niveaux de CRP étaient similaires entre les deux groupes. Cependant,
après l'effort, une diminution significative de la CRP a
été observée chez les sujets GNR. Ces résultats
suggèrent que la réhydratation pourrait jouer un rôle dans
la modulation de la réponse inflammatoire après un exercice. D'un
point de vue physiologique, cela pourrait indiquer que l'eau et les
électrolytes consommés pendant la réhydratation pourraient
aider à stabiliser les membranes cellulaires ou à diluer les
médiateurs de l'inflammation présents dans le sang. En revanche,
l'absence de changement significatif dans les niveaux de CRP chez les sujets GR
pourrait être interprétée comme une indication que leur
réponse inflammatoire a été efficacement
atténuée par la réhydratation (Gewurtz et al., 1982 et
McFadyen et al., 2020).
Nosrésultatscorroborentceuxde Kostrzewa-Nowak et al.,
(2015) ; Kasapis et Thompson, (2005) qui ont démontré que la
concentration de CRP diminuait en raison de l'effet anti-inflammatoire de
l'exercice après un exercice intense prolongé. Il a
été souligné que l'augmentation de la CRP après un
exercice intensif pourrait être le résultat de mécanismes,
tels que la réponse inflammatoire à des blessures ou à des
agents (l'interleukine-6, c'est-à-dire le principal stimulateur de la
sécrétion de CRP) qui pourraient être associés
à une inflammation élevée chez les athlètes
(Souglis et Antonios, 2015).
Cependant,nosrésultatsnevontpasdanslemêmesensqueceuxde
Becker et al., (2020) qui ont révélé des augmentations
provisoires du niveau de CRP. Cette divergence peut être
s'expliquée par le faite que nous avons travaillé avec des sujets
amateurs alors qu'eux ils ont travaillé avec des sujets professionnels.
Il existe encore une controverse concernant l'association entre
l'activité physique et l'inflammation, certaines études cliniques
ne montrant aucun effet anti-inflammatoire (Sjogren et al., 2010 et Yates
et al., 2010) et peu d'études évaluant de manière
prospective l'influence de l'activité physique sur les niveaux de CRP
(Plaisance et Grandjean, 2006). Il a été démontré
que les niveaux de CRP sont inversement liés à la pratique d'une
activité physique d'intensité modérée à
vigoureuse dans de nombreux contextes (Hawkins et al.,
2012). L'activité physique modérée à
vigoureuse exerce des effets antagonistes sur les niveaux de CRP et on pense
que la pratique sportive peut affecter l'inflammation en raison de son impact
sur l'adiposité, caractérisant un rôle de médiation
attribué à la graisse corporelle (Suziane et al., 2019).
Cesrésultatspeuventêtreexpliquésparlacontrainteenvironnementale.
De plus, dans notre étude le match de football s'est
déroulé dans un environnement où les températures
ambiantes allaient jusqu'à 35,3°C (Tableau VI). Cette étude
apporte la preuve que le match de football a
uneinfluencepostexercicesurlescellulesinflammatoires.Unexercicephysiqueintenseinduit
des réponses du système immunitaire similaires à celles
induites par une infection.
Il sied de noter que les effets de l'exercice physique sur le
système immunitaire et la CRP dépendent de la nature de
l'exercice, de son intensité, de sa durée ainsi que de la forme
physique et de l'âge du sujet. Dans cette étude la
réhydratation aurait influencé l'expression des cellules
immunitaires par contre elle a influencé l'expression de la CRP.
Conclusion
En regard de ce qui précède, la présente
étude a porté sur le match de football et réponses des
cellules immunitaires et de la protéine C- réactive chez les
étudiants actifs réhydratés en milieu chaud et humide.
Pour y parvenir, nous avons montré les variations induites par le match
de football sur les cellules immunitaires et de la CRP chez les
étudiants actifs de l'ISEPS.
La présente étude a été
réalisée sur la base de l'hypothèse principale suivante :
le match de football induit les variations des cellules immunitaires et de la
protéine C-réactive chez les étudiants actifs
réhydraté en milieu chaud et humide.
Les résultats de notre étude ont
montré :
- Des variations significatives de leucocytes, neutrophiles et
éosinophiles enregistrées avant effort, après et 2h
après effort ont été observé chez les sujets du
groupe réhydraté (GR) et du groupe non réhydraté
(GNR), alors que les lymphocytes et les monocytes ont significativement
varié que chez les sujets GR ;
- Une augmentation significative des valeurs moyennes de
leucocytes, neutrophiles et éosinophiles enregistrées
après effort par rapport à celles obtenues avant effort a
été observée chez les sujets GR et GNR ;
- Une augmentation significative des valeurs moyennes de
leucocytes, neutrophiles et éosinophiles enregistrées 2h
après effort par rapport à celles obtenues avant effort a
été également observée chez les sujets GR et
GNR ;
- Une diminution significative post effort de la CRP a
été observée chez les sujets GNR.
Dans cette étude, le match de football a fortement
influencél'expression des cellules immunitaires et de la CRP, vue ces
résultats, notre hypothèse a été validé.
PERSPECTIVES
Au regard de nos résultats, nous estimons que
l'objectif que nous nous sommes fixés préalablement se sont
révélés atteints. Dès lors nous espérons que
cette étude contribuera à une bonne imprégnation d'un
Match de football et réponses des cellules immunitaires et de la
protéine C- réactive chez les étudiants actifs
réhydratés en milieu chaud et humide et pourrait aussi
être considérée comme un document non négligeable
pour les chercheurs futurs.
Ainsi, les perspectives de cette étude sont les
suivantes :
- Réaliser la même étude en prenant un
échantillon plus grand ;
- Réaliser la même étude en prenant comme
échantillon les équipes de football de niveau national et
international, les marathoniens, semi-marathoniens ;
- Réaliser la même étude mais en testant
d'autres paramètres tel que la testostérone, l'interleukine-6,
l'interféron gamma, ...
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ANNEXE

Photo 1 :Mesuredelataille
Photo 2 :Mesuredelamassecorporelle



Photo4 :Déroulement dumatch test à
l'ISEPS
Photo 3 :Prisedesang

TABLE DES MATIERES
|
IN
MEMORIUM............................................................................................................
|
i
|
|
Dédicace.....................................................................................................................
|
ii
|
|
Remerciements..............................................................................................................
|
iii
|
|
Liste des sigles et
abréviations.............................................................................................
|
iv
|
|
Liste des
tableaux...........................................................................................................
|
vi
|
|
Liste des
figures.............................................................................................................
|
vii
|
|
Liste des
photos.............................................................................................................
|
viii
|
|
Sommaire.....................................................................................................................
|
ix
|
|
INTRODUCTION...........................................................................................................
|
1
|
|
Contexte et
justification.....................................................................................................
|
1
|
|
Problématique...............................................................................................................
|
2
|
|
Question
principale .........................................................................................................
|
5
|
|
Questions
secondaires ......................................................................................................
|
5
|
|
Hypothèseprincipale.......................................................................................................
|
5
|
|
Hypothèsessecondaires....................................................................................................
|
5
|
|
Objectifgénéral..............................................................................................................
|
5
|
|
Objectifsspécifiques........................................................................................................
|
6
|
|
Intérêt de
l'étude............................................................................................................
|
6
|
|
Structuration du
travail.....................................................................................................
|
6
|
|
Chapitre I : REVUE DE LA
LITTERATURE........................................................................
|
7
|
|
I.1.
SystèmeImmunitaire...................................................................................................
|
7
|
|
I.1.1.
Définition.............................................................................................................
|
7
|
|
I.1.2. Composant du
Systèmeimmunitaire..............................................................................
|
8
|
|
I.1.2.1. Immunitéinnéeou
naturelle.......................................................................................
|
8
|
|
I.1.2.1.1. Les acteurs de
l'immunitéinnée..............................................................................
|
10
|
|
I.1.2.2. Immunité adaptative
ouspécifique...............................................................................
|
14
|
|
I.1.2.2.1. Les acteurs de l'immunité
adaptative.........................................................................
|
15
|
|
I.1.3. Cellules
immunitaires...............................................................................................
|
16
|
|
I.1.3.1. Rôle et fonction des cellules
immunitaires.....................................................................
|
17
|
|
I.2. Exercice physique et cellules
immunitaires........................................................................
|
19
|
|
I.3. Protéine
C-Réactive....................................................................................................
|
22
|
|
I.3.1.
Définition...............................................................................................................
|
23
|
|
I.3.2.
Structure................................................................................................................
|
23
|
|
I.3.3. Synthèse et localisation de la
CRP.................................................................................
|
24
|
|
I.3.4. Les fonctions de
CRP................................................................................................
|
24
|
|
I.3.5. CRP
marqueurd'inflammation.....................................................................................
|
25
|
|
I.3.6. Rôle de la protéine
C-Réactive......................................................................................
|
25
|
|
I.4. Sport et
Réhydratation.................................................................................................
|
26
|
|
I.5. Sport et
Déshydratation................................................................................................
|
27
|
|
I.6.
Football..................................................................................................................
|
28
|
|
Chapitre II : MATERIEL ET
METHODES..............................................................................
|
30
|
|
II.1.
Matériel..................................................................................................................
|
30
|
|
II.1.1. Mesure de la
taille...................................................................................................
|
30
|
|
II.1.2. Mesure de la masse
corporelle....................................................................................
|
31
|
|
II.1.3. Sinothinker
SK8800................................................................................................
|
32
|
|
II.1.4.
Electrophotomètre...................................................................................................
|
32
|
|
II.2.
Méthodes...............................................................................................................
|
33
|
|
II.2.1. Cadre et type
d'étude...............................................................................................
|
33
|
|
II.2.2.
Population............................................................................................................
|
33
|
|
II.2.3.
Echantillon............................................................................................................
|
33
|
|
II.2.4.
Critèresd'inclusion.................................................................................................
|
33
|
|
II.2.5. Critères de non
inclusion...........................................................................................
|
33
|
|
II.2.6.
Critèresd'exclusion................................................................................................
|
33
|
|
II.2.7.
Protocoleexpérimental..............................................................................................
|
33
|
|
II.2.8. Variables
étudiées.................................................................................................
|
34
|
|
II.2.9.
Considérationéthique...............................................................................................
|
34
|
|
II.2.10.
Analysestatistique................................................................................................
|
34
|
|
Chapitre III :
RESULTATS.............................................................................................
|
36
|
|
Chapitre IV :
DISCUSSION................................................................................................
|
42
|
|
CONCLUSION.............................................................................................................
|
47
|
|
PERSPECTIVES............................................................................................................
|
48
|
|
Référencesbibliographiques...............................................................................................
|
49
|
|
Annexes......................................................................................................................
|
62
|
Résumé

Objectif : L'objectif de cette étude
était de montrer les variations induites par le match de football sur
les cellules immunitaires et la protéine C-réactive chez les
étudiants actifs. Méthodologie : 22 footballeurs
ont participé à l'étude dont 11 joueurs de la L1 EPS et 11
de la L1 Sport. Les cellules immunitaires et la protéine
C-réactive ont été mesurés avant,
immédiatement après et 2 heures après le match de
football. Les tests statistiques non paramétriques de Friedman et de
Wilcoxon ont été
utilisés.Résultats : Il a été
observé chez les sujets GR et GNRdes variations significatives de
leucocytes, neutrophiles et éosinophiles enregistrées avant
effort, après et 2h après effort, alors que les lymphocytes et
les monocytes ont significativement varié que chez les sujets GR. En
outre, une diminution significative post effort de la CRP a été
observée chez les sujets GNR.Conclusion : Le match
de football a fortement influencél'expression des cellules immunitaires
et de la CRP, vue ces résultats, notre hypothèse a
été validé.
Mots clés : Football, cellules
immunitaires, protéine C-réactive, réhydratation.
Abstract
Objective: The objective of thisstudywas to
show the variations induced by the football match on immune cells and
C-reactiveprotein in active students. Methodology: 22
footballers participated in the studyincluding 11 playersfrom L1 EPS and 11
from L1 Sport. Immune cells and C-reactiveproteinweremeasuredbefore,
immediatelyafter and 2 hoursafter the football match. Friedman and Wilcoxon
non-parametricstatistical tests wereused. Results: Significant
variations in leukocytes, neutrophils and eosinophilswereobserved in GR and GNR
subjectsrecordedbefore, after and 2 hoursafterexercise, while lymphocytes and
monocytes significantlyvariedonly in GR subjects. In addition, a significant
post-exercisedecrease in CRP wasobserved in GNR subjects.
Conclusion: The football match stronglyinfluenced the
expression of immune cells and CRP, giventheseresults,
ourhypothesiswasvalidated.
Keywords: Football, immune cells,
C-reactiveprotein, rehydration.
|