Ø La situation humanitaire de la province de l'Ituri,
et plus particulièrement celle du territoire de
Mahagi, zone de santé Angumu, est catastrophique
depuis plus d'une décennie par suite des
atrocités perpétrées par les conflits
armés inter-communautaires. Ces conflits sont nourris par les
groupes armés étrangers et locaux qui
commettent des tueries, exactions et extorsions contre les
populations civiles.
Ø Etant à l'origine de la fragilisation du
contexte humanitaire dans la zone par suite de mouvement
de deplacement de la population civile, ces violences
armées et tensions inter-communautaires
constituent alors les causes principales de la
vulnérabilité face au paludisme que subit passivement
la population de la zone de santé ANGUMU.
Ø 58536 personnes ont dû fuir
et abandonner leurs villages d'origine par suite de ces voilances
armées . Ces personnes se sont installées dans
la zone de santé Angumu pour leur securité et
protection. Malhereusement, ces personnes vivent dans des
conditions infra-humaines(dans les
camps des deplacés avec abris non conformes) qui les
exposent à la contamination des plusieurs
maladies ; plus particulirement au paludisme.
Ø Ce chiffre des deplacés installés
à Angumu vient exacerber le nombre de la population autochtone
évalué déjà à 255
292 personnes. Alors, un accroissement démographique
inquiétant passe de 255
292 à 313828
personnes vivant confinées dans une seule zone de santé.
Par consequent, le rayon
d'action et la charge d'intervention de la zone deviennent
plus grands que les ressources mises à la
disposition. La politique sanitaire de la RD CONGO prevoit
d'ailleurs 100,000 à 150,000
habitants par zone de santé en raison
d'efficacité dans l'intervention
Ø Cette situation désastreuse surgit dans un
contexte où la zone de santé ne dispose pas de
ressources conséquentes et appui suffisant de la part
du niveau provincial et central en guise de
relever ce défi . Par conséquent, la
morbidité et mortalité liées au paludisme deviennent
inquiétantes. Les donnees receuillies illustrent:
95023 cas confirmés dont 4427 cas
graves et
90596 cas simples durant les douze derniers
mois(Juin 2024 au Mai 2025); 117 cas de décès
de
Janvier 2017 au Mai 2025; 12 décès pour les 12
derniers mois et 900 cas anémie causée par le
paludisme pour les cinq derniers mois.
Ø Les éléments clés qui efreigent
les efforts de la zone de santé Angumu à riposter valablement
contre le défi du paludisme sont principalement
intrinsèques, caractérisés par la mauvaise gestion
du secteur de la santé au niveau opérationnel,
provincial et central; mais aussi extrinsèques par
suite de la crise humanitaire nourrie par les violences et
conflits armés dans la province de l'Ituri.

2.OBJECTIF DE LA RECHERCHE