2.4.2. Problèmes majeurs
des industries dans la ville de Kananga
Les entreprises et unités industrielles de la ville de
Kananga sont fortement entravées dans leur exploitation par les
obstacles ou les contraintes des divers ordres. Parmi lesquelles nous pouvons
citer les suivants :
a) Contraintes d'ordre administratif
Il faut d'abord relever le fait que les investisseurs des
entreprises industrielles sont soumis à des multiples taxes
administratives, notamment lors de la constitution des unités, les
difficultés pour eux d'accéder aux instances administratives et
judiciaires et la lenteur administrative que connaissent les industries.
Il s'en suit que certains agents économiques sont
contraints à se réfugier dans la clandestinité à
causes précisément de ces tracasseries administratives dont ils
sont souvent soumis (Yeta Balutidi, Op Cit, P28).
b) Contraintes d'ordre économique
Les entreprises et unités industrielles font face aux
difficultés de gestion, l'absence d'une comptabilité
régulière et d'une organisation contrôlée, le manque
d'une sous-traitance entre les grandes industries.
c) Contraintes d'ordre fiscal
Au regard de tout, dans ce cadre bien précis, le
rôle de l'Etat demeure primordiale dans la mesure où il lui
revient de faire régner les conditions économiques minimales
propices à l'éclosion des industries (KitopiKipmende, cité
par Yeta, Op Cit, p33).
Les industries sont victimes et soumises à des
multiples tracasseries des taxes et impôts ainsi que des
pénalités qui se répètent à travers les
différents services publics.
D'où, quelques problèmes les plus
rencontrés par les industries dans la ville de Kananga sont :
o Le déficit énergétique et
infrastructurel, qui alourdit les facteurs de production ;
o L'inadaptabilité du cadre
juridico-institutionnel ;
o La lourdeur de la procédure actuelle
d'homologation ;
o Le manque de culture normative quoique volontaire ;
o L'absence d'une politique de financement des
activités normatives ;
o Le manque de mobilisation de fonds publics d'origine
nationale pour soutenir l'industrie ;
o La multitude des taxes fiscales, non fiscales et
parafiscales, qui occasionne les tracasseries administratives ;
o Le taux excessif (voire confiscatoire) et de l'impôt
et/ou la taxe et des pénalités y afférents.
o L'existence pour le même acte générateur
soit de deux ou trois impôts ou taxes induits, soit d'une double
taxation ;
o Les multiples contrôles aboutissant parfois à
des redressements fantaisistes, irréalistes à cause des aviseurs
qui les provoquent en raison d'une course effrénée aux
pénalités de plus en plus exorbitantes du fait de la prime de
contentieux calculée à raison de 20% destinés aux agents
ou aviseurs, 20% à la caisse de contentieux de régies
financières et les 60% restant dans le compte du trésor
public.
o L'inadéquation entre la formation et les
métiers de l'industrie ;
o La concurrence déloyale des produits importés
et contrefaits ;
o L'individualisme du patronat privé. (FONADIR,
2016, p28).
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