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Impact prévisible de l'intégration de l'algerie à la zone de libre échange Union Européenne et Organisation Mondiale du Commerce sur la filière huile alimentaire

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par HACHEMI Mr Nassim
Institut National Agronomique -EL HARRACH - ALGER - magister en science agronomiques 2007
  

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3.- Les investissements de base pour le renforcement de la filière :

Les investissements de base ont pour objectif de mettre en place des dispositifs dotés de moyens et de savoir-faire, capables d'engendrer les conditions nécessaires pour la promotion et le renforcement de la filière.

En fait, des réflexions ont eu lieu au cours des dix dernières années, notamment par la mise en oeuvre de plan de redressement comme celui engagé à partir de 1996 et appelé « banque entreprise » qui avait pour objectif d'alléger les entreprises des contraintes majeures qui freinaient leur développement.

Toutefois, lorsque l'on analyse avec un peu de recul les effets obtenus, l'on se rend compte, à l'exemple de l'expérience vécue par le groupe ENCG, (Salhi S 2000), que ce type de dispositif n'a servi à rien.

La réduction des coûts par la compression des effectifs sans la prise en charge des éléments restructurant (organisation, management, recherche-développement..,) n'a fait qu'enfoncer plus profondément l'entreprise dans une déstructuration indescriptible dont l'impact reste encore de nos jours imprévisible. Malgré les efforts considérables consentis, les objectifs de privatisation de l'entreprise n'ont pas été atteints.

L'entreprise, qui pendant trente années depuis l'Indépendance, assurait à elle seule l'approvisionnement de tout le pays en huiles alimentaires n'a plus « d'énergie » pour faire face au marché local.

Ce type d'investissements qui vise le développement à long terme des différents segments de la filière ne concerne pas uniquement l'aspect technico-économique et législatif mais aussi l'impact sur l'environnement socio-culturel du moment.

L'un des premiers segments de la filière qu'il y aurait lieu de prendre en charge dans le cadre de ce type d'investissement concerne la remise à niveau de l'outil de production existant. Il s'agit d'engager un changement radical des méthodes de gestion et d'organisation avec la mise en place de système d'assurance de la qualité des produits basés sur des normes définies au préalable et existantes au niveau international (ISO 9000, 14000,etc).

Ceci constitue, à terme, pour l'entreprise, une plus value lui permettant d'être mieux outillée pour s'engager dans le passage obligé de la libéralisation.

Ce facteur essentiel autorise la compétitivité et facilite les échanges (Bensiam N. 2000). La certification de l'entreprise est une nouvelle approche qui a été dictée par les exigences du marché international caractérisé au cours de cette fin de siècle par :

- l'émergence de grands ensembles économiques ;

- la globalisation et la mondialisation de l'économie;

- la mise en place de l'Organisation Mondiale du Commerce (OMC).

Le second segment qui gagnerait à l'encouragement des investissements à long terme concerne le facteur humain et l'amélioration des connaissances par le développement des échanges techniques, scientifiques et culturels, le domaine de la formation et de la recherche.

Néanmoins, il est utile de souligner que les fondements de la filière ne pourraient être garantis sans un encouragement conséquent à la mise en oeuvre de toute une stratégie de perception de la production de graines oléagineuses comme partie intégrante des systèmes de cultures au niveau local.

A ce titre, il faut rappeler qu'avec l'avènement, du PNDA en 2000, il y a eu une tentative d'investissement par l'Etat en faveur de la production des graines oléagineuses sous forme de subvention pour les exploitants agricoles (4000 DA/ha + 25% du prix de revient de la production). Toutefois cette opération n'a pas eu les effets escomptés. Dans les zones à pluviométrie printanière abondante, où les oléagineux peuvent être conduits sans irrigation d'appoint (exemple Mitidja, Annaba..,) d'autres produits plus rentables et mieux maîtrisés sont restés plus attractifs telles les légumineuses récoltées en vert (fèves, petit pois...,). Ainsi la prime à la production prévue a été retirée au début de la campagne agricole 2005. En fait, il aurait certainement été plus judicieux de consacrer cet effort au développement de périmètres

irrigués, base fondamentale de progrès et de production ; et d'inciter à l'adoption de systèmes de cultures intensifs intégrant l'oléagineux à des niveaux de rentabilité, substantiels (soja, tournesol et colza.).

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"Il faut répondre au mal par la rectitude, au bien par le bien."   Confucius