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Contribution de l'oralité àá l'étude des relations entre les pygmées Baka et les Bantous au sud-est du Cameroun ,des origines àá 1960

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par Joseph Jules SINANG
université de yaoundé1, Cameroun - maà«trise 2004
Dans la categorie: Arts, Philosophie et Sociologie
  

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B. Les apparentés

1. Les Mpyemo et les Bidjouki

Les ethnonymes Mpyemo et Bidjouki désignent deux tribus issues d'un ancêtre commun Mpyemo. D'après les traditions orales, celui-ci serait le géniteur de cinq fils à savoir Bidjouki, Mpiakombo, Ndontsalng, Mpyemo II et Bikouna. Partis du Congo pour des raisons jusqu'ici mal connues, ils ont entrepris de remonter la Sangha dont la traversée s'est effectuée au moyen d'une grosse liane reliant les deux berges1(*)9.  Mbo alo'o, tel fut le nom de ce pont surnaturel dont la traversée a tourné au cauchemar suite à une mauvaise manoeuvre d'un inconsciant Le mouvement de panique qui s'en suivit fut à l'origine à l'origine de la dislocation du groupe. Ainsi plusieurs d'entre eux restés de part et d'autre du fleuve se sont fixés sur les rives. Ils sont désignés dans la région de Moloundou par l'expression Sanga Sanga  qui signifie, «les gens de l'eau», car ils habitent les bancs de sable2(*)0.

Le gros de l'effectif qui avait déjà traversé s'est retrouvé dans les forêts centrafricaines, plus précisément dans la région de Nola où il s'est buté à la migration Ngombe d'Est-Ouest. La route de progression étant barrée, ils avaient décidé de se fixer sur les rives de la haute Sangha où fut fondé leur premier grand village, Bibambo2(*)1.

Cependant, une partie des Mpyémo avait été entraînée par la vague Baya de la migration Ngombe. Ceux-là vivent intercalés entre les Baya et les Bobilis sur la route Belabo-Bertoua, et sont connus sous le nom Pol. Les Mpyemo que nous avons rencontrés reconnaissent que les Pol sont leurs frères qui les ont quittés pendant la migration2(*)2. Ils ont conservé leur langue qui offre des rapprochements avec celle des Mpyemo et des Bidjouki. Voilà qui apporte un faisceau de lumière au sujet de l'incertitude de leurs origines , tel que relevée par Barral et Franquevilles qui, dans l'Atlas régional du Sud-Est, s'interrogeaient sur la présence des Pol au côté des Baya et des Bobilis qui leur sont étrangers2(*)3.

Le groupe a connu par la suite une autre scission au niveau de Bibambo. Les clans Mpyemo et Bidjouki se sont rabattus vers l'Est. A la suite de la délimitation coloniale, une partie des Mpyemo et des Bidjouki appartient au Cameroun tandis que la majorité associée au Mpiakombo, Bikoua et Ndjont se retrouvent sur les territoires centrafricain et congolais . D'où le caractère transnational de ces populations que d'aucuns qualifient à tort de centrafricains2(*)4.

De nos jours, les villages Mpyemo et Bidjouki s'échelonnent sur deux routes principales correspondant à ces deux clans. Le canton Mpyemo est constitué des villages qui s'égrènent dans la direction sud-nord sur l'axe Yokadouma-Gari Gombo sur une distance de trente six kilomètres. Ils sont pour cela appelés Ndjassoua c'est-à-dire ceux qui vivent en amont, par opposition à leurs frères Bidjouki du Sud2(*)5, dont les villages sur une cinquantaine de kilomètres, se situent sur l'itinéraire Yokadouma-Mboy débouchent sur Nola en R.C.A.

A l'époque pré-coloniale, les clans Mpyemo et Bidjouki étaient organisés en principautés dont Gribi et Mparo étaient respectivement les capitales2(*)6.

Une minorité des Mpyemo est aussi présente dans l'arrondissement de Moloundou dans les villages Tembe, Mompi et Metegoma Tsinomorent distants de quelques kilomètres les uns des autres. Il s'agirait des hordes de chasseurs qui auraient bénéficié des largesses des autochtones. Ceux ci auraient perdu un des leurs au cours d'une battue. Il fut inhumé sur place par les soins des autochtones. Par reconnaissance à cette sollicitude, ils décidèrent de s'y installer définitivement. Le toponyme Metegoma Tsinomorent qui signifie «la terre ne renie personne», illustre à merveille cette situation.

Outre ces populations transfrontalières, nous avons comme autres apparentés, les Bekwel et les Essel.

2. Les Bekwel et les Essel

Les Bekwel couramment appelés Bakwele sont localisés dans l'arrondissement de Moloundou. Le vocable est un terme commun qui désigne un ensemble de populations disséminées de part et d'autre de la Ngoko dont les Essel constituent le groupe le plus important ; le terme même signifie «les abatteurs».

Les traditions orales situent leurs origines dans la cuvette congolaise à partir de laquelle ils ont entrepris une migration qui les a conduits au Sud, dans les environs de Sangmelima. Repoussés par les Fang, ils ont remonté le cours du Dja. Une scission intervenue à ce niveau a vu une partie du clan Essel être absorbée par l'ethnie Bulu ; ceux là sont appelés Esselé. L'autre frange, sous la conduite des Pygmées Baka, a pénétré les forêts du Sud-Est en fondant au passage, le village Mintom sur la route de Moloundou2(*)7.

Les Bekwel occupent le territoire à cheval entre le Cameroun, le Congo et le Gabon limité par les rivières Dja, Ngoko, Mambele et Djouah . Dans le Sud-Est, on les retrouve uniquement dans la région de Moloundou en cohabitation avec les Bangando, l'une des composantes du groupe Ngombe.

C. Les Ngombe

Le vocable Ngombe est un nom général désignant un ensemble de populations de la province de l'Est qui, au au-delà de la parenté linguistique qu'elles présentent, situent leurs origines communes dans la région du Haut Nil. Il s'agit des Baya, Yanguere, Kako et surtout des Bangando qui sont concernés par la présente étude.

1. L'origine Bangando 

Les Bagando, d'après leur légende, situent leur origine dans la région du Haut Nil, au bord de l'océan indien qu'ils appellent Bâle A Punju2(*)8. Ils habiteraient une contrée appelée Manu, terme qui signifie, la «terre rouge»2(*)9. Cette expression, de nos jours, apparaît encore dans les chansons utilisées par les vieux lors des cérémonies d'initiation à l'instar de la circoncision3(*)0. D'après nos informateurs, les Bangando faisaient partie d'un vaste ensemble appelé Ngombe. Les sources écrites étayent de façon suffisante cette origine nilotique et établissent la filiation entre les groupes sus-mentionnés. Hubert Deschamps, africaniste de renom, écrit à cet effet qu'  «au XIVe siècle le cours supérieur du Bahr El Gazal nilotique était peuplé d'une ethnie encore plus nombreuse et prospère à laquelle les arabes avaient donné le nom de Kreih mais les appelaient tantôt Kpalla tantôt Gbaya »3(*)1. Or les traditions orales rattachent les Gbaya et les Bangando au même noyau. On ne peut donc pas être surpris par les similitudes relevées entre ces groupes des points de vue onomastique, linguistique, toponymique et culturel.

Ainsi, les noms Yele (buffle), Follo (éléphant) deviennent respectivement Yere, Foro chez les Gbaya et Yangere. De même, les clans Boyelle, Bofollo dont les totems sont les animaux sus-cités existent chez les Bangando et les Gbaya. L'eau est appelée Li ou Ri et la terre Nu3(*)2.

Burham dans une étude ethnolinguistique réalisée en 1981, relève 15 % du vocabulaire commun aux Bangando (Moloundou) et les Gbaya Yaoayouwe (Meiganga), 48 % de mots apparentés et 25 % du vocabulaire différent3(*)3.

Sur le plan culturel, le rite Dio que l'on retrouve chez les Bangando se pratique de la même façon que l'Edio des Bokare3(*)4. Autant d'éléments qui donnent raison au vieux Doka Joseph resté attaché à la tradition. Aussi aime t-il seriner: «Mon grand-père me disait que les Bokare, les Ngombe et les Bangando formaient une même famille. Ces ethnies se sont séparées des autres au cours de la migration»3(*)5

2. La migration des Bangando

Nous venons de situer le berceau des Bangando dans la vallée du Nil. D'après leurs traditions orales, ils auraient quitté cette région suite à des invasions arabes. En effet, les guerriers arabes montés sur les chevaux «Yenga»et fortement armés de flèches et de lances capturaient des esclaves devant servir de main-d'oeuvre, pour la construction de leur pays, en honneur au Pharaon3(*)6. Ces invasions arabes sont connues sous l'appellation «Bilo-Pegne» ; ce qui signifie «guerre des albinos»3(*)7.

Les Ngombe incapables de résister à leurs assauts, ont pris la route de l'Ouest et se sont installés au bord du désert du Sahara où ils ont fondé le village Mpaka ngonda, ce qui signifie : «à l'orée du désert». Ils ont à nouveau été délogés ici par les mêmes arabes qui poursuivaient leur rapt. Leur fuite les a conduits en Afrique centrale jusqu'aux forêts oubanguiennes au XVIIe siècle où ils ont fait la connaissance des Pygmées. Ceux-ci leur ont servi de guides, et les ont ravitaillés en pitance constituée de miel, d'ignames, de viande, de fruits et termites comestibles3(*)8. Leur nombre ne cessait de diminuer au fur et à mesure qu'ils avançaient. Ils inventèrent donc les totems (nga) pour conjurer le malheur3(*)9.

Arrivés à la confluence Bumbé I - Kadey, ils furent confrontés à ce double obstacle. Alors s'exclamèrent-ils «te toa kagde, te toa mbumbe » ce qui signifie «on ne peut passer, car nous sommes bloqués». Les incrédules optèrent pour la résignation et décidèrent de se fixer dans la région de Gamboula en R.C.A. quelques-uns, un peu plus téméraires, se dirigèrent vers le Sud et décidèrent de s'installer dans la région de Kentzou ; il s'agit des Gbaya et des Yangere. La troisième frange, pour invoquer le courage et probablement une action salvatrice des ancêtres, entonna la chanson suivante : «a msouba mbumbe mbassomo mba mba» dont voici la traduction «plongeons dans l'eau et nageons». Le geste fut joint à la parole. Etant donné qu'ils avaient franchi le fleuve par la nage, ils décidèrent dès lors d'être des «Bengando», c'est-à-dire «les caïmans». Telle est l'origine de l'ethnonyme Bangando qui est une métaphore adoptée dans les savanes centrafricaines en souvenir de la traversée miraculeuse des fleuves Bumbe I et Kadey. Ainsi est intervenue la désintégration des Ngombe. De nos jours, on les retrouve à Berberati, Carno et Bouar en R.C.A. et au Cameroun à Meiganga, Bétaré Oya, Bertoua (Gbaya), à Batouri (Yanguere), à Moloundou (Bangando)4(*)0. Comment sont-ils arrivés dans cette dernière localité ?

3. Implantation dans la région de Moloundou

Une fois la Kadey traversée, les Bangando se sont retrouvés dans la forêt du Sud-Est heurtant au passage les tribus Mpo'oh. Ils prirent le dessus sur ces dernières tout en se frayant un passage. Les traditions en pays Mpo'oh font encore état de ces différents affrontements. A ce sujet, voici le témoignage d'un patriarche Mpouompo'oh : «mon père me disait souvent que les Bangando sont passés par la Boumba. Lors de leur passage, ils se sont heurtés à nous et aux Zime»4(*)1. Ce souvenir est resté indélébile dans la région de Mbang par la présence de l'ethnie Bangantou . A partir de la région de Kentzou , les Bangando avaient pénétré la forêt de Mbang au Sud-Ouest de Batouri où ils sont entrés en conflit avec les Djie Kouola Djock4(*)2, un clan Mpoumpo'oh s'étant détaché de la branche principale4(*)3. La région, au terme de cette bataille, fut appelée Bangantou en mémoire de la victoire des Bangando. C'est cet ethnonyme que les Allemands ont donné à l'ensemble des populations de la région qui elle, a été rebaptisée Djepel4(*)4.

Cet ethnonyme est source de confusion entre les Bangantou de Mbang et les Bangando de Moloundou qui sont deux ethnies aux origines géographiques et historiques différentes. Les premiers originaires de la cuvette du Congo, se rattachent à l'ancêtre Mpo'oh ; les seconds, sont issus de l'ensemble Ngombe de source nilotique. Sur le plan linguistique, la langue bangando appartient au groupe oubanguien de la famille Adamaoua-Oubangui et la langue bangantou est bantoïde de la famille Bénoué-Congo selon la classification de Greenberg et Guthrie. Barral et Franqueville ont eu à confondre les mouvements migratoires de ces deux ethnies, induisant ainsi plusieurs auteurs tels Samsom Ango Mengue en erreur4(*)5.

La randonnée des Bangando s'est par la suite poursuivie au large du fleuve Boumba sous la conduite des Pygmées ; la traversée s'est effectuée dans des circonstances une fois de plus mystérieuses4(*)6. L'épisode de cette traversée est souvent évoquée dans une chanson populaire exécutée lors des grandes cérémonies en ces termes : «Mo shuba Mbumbé mo shubaka» ce qui signifie «on avait traversé la Boumba à pied». On se rend compte que chaque traversée du fleuve par les Bangando est toujours entourée du merveilleux et du mystère comme chez la plupart des tribus de la zone forestière. Ce qui pose le problème du mythe dans la dynamique historique étant donné que celui-ci n'intervient que dans les situations troubles.

Une fois le fleuve franchi, les Bangando ont fait face aux Bongali, aux Linou et aux Bakoto qu'ils ont repoussés au-delà de la Ngoko, en territoire congolais4(*)7. C'est ici qu'ils ont fondé leurs premiers villages dont la toponymie est révélatrice du climat social délétère qui prévalait. Ils avaient pour noms : Kongongo qui signifie le calme, certainement ce dont ils avaient le plus besoin ; Djokot, le bout de la branche pour témoigner le danger qu'ils encouraient ; Ngokot, sur la branche vraisemblablement pour traduire l'insécurité à laquelle ils étaient exposée ; Mossanga-Nu, dans la vallée, sûrement qu'il s'agissait d'un site refuge ; Nyamana qui signifie errer, à coup sûr pour exprimer qu'ils étaient à la recherche d'une terre d'accueil,   et enfin Salapoumbé la cité fortifiée, qui tenait lieu de capitale.

Salapoumbé dont l'appellation exacte est Salaboumbé signifie la traversée de la Boumba. C'est un toponyme qui a été retenu en souvenir de la mythique traversée de ce cours d'eau. Le village en question était un remarquable ouvrage à caractère défensif, témoin par excellence de la poliorcétique en pays Bangando. Il était bâti au sommet d'une colline de 505 mètres d'altitude environ4(*)8. On y accédait à travers des haies constamment gardées par des sentinelles. Les voies étaient piégées par des lianes épineuses sur lesquelles étaient suspendues des cloches qui sonnaient l'alerte dès lors qu'elles étaient touchées. C'est du sommet que les guerriers faisaient dévaler de grosses pierres suspendues à une ficelle

Carte 3 : répartition ethnique de la Boumba et Ngoko

lâchée dès qu'on était informé de la présence des ennemis à travers le système d'alerte.

Cette configuration avait joué à leur faveur au cours de la guerre de Salaboumbé dite «guerre de polopoto» intervenue à la fin du XIXe siècle. Les Zimé, animés par des velléités expansionnistes, n'avaient pas vu d'un bon oeil la présence des Bangando au bord de la Boumba4(*)9. Aussi décidèrent-ils de les réduire. Ils entreprirent de grimper la colline munis de leurs armes à feu afin de les retrouver au sommet. Une fois le système d'alerte déclenché, les Bangando firent dévaler les pierres sous forme de gouttes de pluie d'où l'expression «guerre de polopoto». Les femmes ravitaillèrent les guerriers en pierres. Dans le camp Zimé, ce fut la débandade, les morts se comptant par centaines. Les Bangando crièrent victoire en entonnant la chanson suivante, demeurée populaire jusqu'à nos jours : «O Ndji mo, mokolongo, Ndjimo dango gbolekide», ce qui signifie «Les Zimé ont été incapables d'atteindre les sommets de la colline, ils ont été vaincus». Cette victoire avait amené la sérénité dans leur rang. Ils pouvaient envisager une cohabitation sereine avec plusieurs autres populations dont les Pygmées Baka avec lesquels la rencontre s'est déroulée depuis les forêts centrafricaines.

* 19 Pour certains, ce pont était un gros serpent.

* 20 Ndzengue Bien Aimé d'origine Sanga-Sanga, entretien du 8 avril 2005 à Molundou.

* 21 Mboliko Emile, ancien combattant d'origine Mpyémo, entretien du 10 juin 2005 à Yokadouma.

* 22 Ibid.

* 23 H. Barral et A. Franqueville, Atlas régional du Sud Est ... , p.9.

* 24 Dans les intrigues entre populations, les Mpyémo sont identifiés aux Centrafricains et les Bekwel aux Congolais.

* 25 S. E. Metindé, «Les Mpyémo de l'Est-Cameroun ...», p.46.

* 26 Diro Jean Denis, entretien du 17 juin 2005 à Yokadouma.

* 27 Mintom est également le chef-lieu de l'arrondissement qui porte le même nom au Sud où l'on retrouve les Esselé.

* 28 Mossadikou Eugène Raphaël, entretien du 20 Avril 2005 à Moloundou.

* 29 Dans le cours d'égyptologie, cette région est désignée par l'expression Daresh qui signifie terre rouge.

* 30 Mossadikou Eugène Raphaël, entretien du 20 Avril 2005 à Moloundou.

* 31 H. Deschamps, Histoire générale de l'Afrique de 1800 à nos jours, Paris, PUF, 1971, p.193.

* 32 Mediké Albert, entretien du 13Avril2005 à Banana.

* 33 P. Buham et al., «Gbaya et Mbako contribution ethnolinguistique à l'histoire de l'Est-Cameroun», Contribution de la recherche ethnologique à l'histoire des civilisations du Cameroun, vol. 2, Paris, CNRS, 1981, p.89.

* 34 Mediké Albert, entretien du 13Avril2005 à Banana.

* 35 Ndoka Joseph, propos recueillis par Lucien Ngombé le 9Décembre 1994 à Lom.

* 36 Mossadikou Eugène Raphaël, entretien du 10Avril2005 à Moloundou.

* 37 Le terme albinos désigne les Arabes, pour marquer la différence avec les Blancs.

* 38 Mossadikou Eugène Raphaël, entretien du 20 mars 2005 à Moloundou.

* 39 Mediké Albert , entretien du 21 mars 2005 à Banana.

* 40 Ibid.

* 41 Epack Daniel, ancien cuisinier colonial allemand d'origine Mpoumpo'oh, entretien du 10 décembre 2004 à Massiang.

* 42 Cet ethnonyme signifie répondre aux provocations par l'affrontement.

* 43 Supra p.19.

* 44 Les Allemands avaient l'habitude de donner aux régions et aux ethnies les noms des personnes.

* 45 S. Ango Mengue dans sa thèse parle de Bangantou de Moloundou et Bangantou de Mbang.

* 46 Le moyen de la traversée varie d'une tradition à une autre.

* 47 Jemba Jean, entretien du 9 avril 2005 à Mbangoye I.

* 48 S. Ango Mengue, «L'Est-Cameroun...», p.52.

* 49 Mediké Albert, entretien du 11 avril 2005 à Banana.

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