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Besoins non satisfaits en planification familiale au sein du couple en république démocratique du Congo, déterminants. analyse des données de l'eds-rdc2007

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par Jocelyn MANTEMPA NZINUNU
Université de Kinshasa - licence en démographie (sciences de la population et du développement) 2007
  

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1.8.2. L'homme : le seul décideur

Dans la plupart des pays d'Afrique au Sud du Sahara, des études (Abanihé, 1991 ; Abanihé, 1994; Ascadi et al, 1990 ; cité par Djangoné) ont montré que très souvent, la femme est en position de dominée au sein du couple. Par conséquent, elle ne participe pas le plus souvent à la prise de décision relative à la planification familiale ou au nombre d'enfant que le couple va avoir.

Le rôle de l'homme dans la pratique contraceptive est déterminant. Dans les sociétés patrilinéaires ou matrilinéaires, les décisions importantes comme celle concernant le choix d'une méthode contraceptive lui reviennent souvent (Koffi et al, 1994). Les couples où l'homme seul approuve la planification familiale ont 40 % plus de chance de pratiquer la contraception, alors que ceux où la femme seule approuve ont 30 % plus de chance de pratiquer la planification familiale par rapport aux couples où les deux conjoints approuvent (Kouyé, 1997).

Bankole et al (1998), observent en Côte d'Ivoire que la pratique contraceptive est élevée lorsque le mari ne veut plus d'enfants. Ezeh (1996) mentionne aussi la prédominance du conjoint dans les décisions concernant la fécondité dans ce pays.

1.8.3. Les facteurs économiques

Le tiers-monde en général et l'Afrique en particulier, traverse une crise économique grave qui touche aussi bien le monde urbain que rural. En effet, la crise économique des années 80 qui frappe la plupart des pays d'Afrique en général et ceux de l'Afrique au Sud du Sahara en particulier, est à l'origine d'une pauvreté qui se généralise. La mise en place des programmes d'ajustement structurels destinés à assainir l'économie de ces pays contribue plutôt à accentuer les problèmes déjà existants : l'insuffisance des emplois créés et la précarité des revenus, la dégradation de l'environnement urbain et les problèmes de santé qui en résultent, etc. La pauvreté est en Afrique l'un des facteurs explicatifs de la forte fécondité (Akoto et Kamdem, 1996). Certaines femmes peuvent manifester le désir d'utiliser une méthode contraceptive moderne sans toutefois y accéder faute de moyens financiers. On sait par exemple que les femmes se livrent généralement à des activités économiques peu ou pas du tout rémunératrices (Assogba, 1990 ; Vijaya Krishnan, 1991 ; cités par Akoto et Kamdem, 1996).

Selon Caldwell (1991), en Afrique occidentale principalement, les femmes assurent généralement, leur propre survie et celles de leurs enfants par le commerce (le petit commerce généralement) et l'agriculture qu'elles pratiquent. Locoh dit à ce sujet que: «de nouveau, les femmes sont acculées à consacrer toute leur énergie, les éventuels profits qu'elles font, à la simple subsistance de leurs enfants et d'un mari qui a perdu un emploi». En Côte d'Ivoire, surtout en économie de plantation, le revenu tiré par les femmes dans leur petit commerce sert également à assurer la subsistance de la famille (Ogni Kanga, 1997). A cause de ces responsabilités auxquelles les femmes doivent faire face, elles perdent le bénéfice de leur petite autonomie financière et peuvent par conséquent éprouver des difficultés à se procurer une méthode de contraception moderne de leur choix. Il convient aussi de mentionner les difficultés qu'éprouvent les femmes à accéder au crédit bancaire ainsi que leur faible scolarisation qui les conduit à des emplois les moins bien rémunérés.

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