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Analyse des relations entre les femmes et les autres acteurs dans la chaine de valeur du poulpe à  Pointe Sarène, Nianing et Mbour

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par Daba NDIONE
Université Gabriel Berger de St Louis - DEA 2009
Dans la categorie: Arts, Philosophie et Sociologie > Sociologie
  

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IV.3.1 Situation géographique

Le village de Pointe Sarène est situé en bordure de mer au coeur de la petite côte du Sénégal. Il appartient à la région de Thiès, au département de Mbour, à l'arrondissement de Sindia, à la communauté rurale de Malicounda. Le village est accessible par une piste goudronnée de 2 km après un trajet de 15 km à partir de Mbour, sur l'axe Mbour-Joal.

Pointe Sarène est limité au nord par le village de Nianing, au sud par le village de Mbodiène, à l'est par Sandiara et à l'ouest par l'océan atlantique.

IV.3.2 Démographie et organisation sociale

Le village de Pointe Sarène comptait 4000 habitants d'après le recensement effectué en 2004. Le nombre de concessions est de 400. Seuls 10 % des carrés ont environ deux ménages par maison sinon il y a un ménage par concessions pour le reste.

Le village est majoritairement peuplé de sérères, suivis des wolofs, poulars et lébous comme en atteste le graphique 3. On y rencontre toutefois d'autres ethnies comme les bambaras. Cette richesse ethnique du village trouve ses explications depuis l'historique de peuplement.

Source : Enquêtes chaîne de valeur, REPAO, 2008

Les jeunes sont estimés à environ 46 % de la population totale. Les femmes quant à elles représentent 49 % tandis que les hommes sont majoritaires avec 51 % de la population. Cette structure de la population est imputable à l'activité de pêche qui fait que l'exode rural n'est pas très ressenti dans ce milieu.

Source : Enquêtes chaîne de valeur, REPAO, 2008

Cette partie constitue un exposé des résultats de notre recherche de terrain. Elle fournit des réponses à nos questions de recherche et contient trois chapitres :

v Le premier chapitre concerne la description de la chaîne de valeur du poulpe ;

v Le deuxième chapitre traite de la relation entre les différents acteurs de la chaîne de valeur du poulpe ;

v Le troisième et dernier chapitre édifie sur la place des femmes dans la chaîne de valeur du poulpe en mettant en exergue les relations entre les femmes et les autres acteurs.

Chapitre VI : Description de la chaine de valeur du poulpe

VI.1 Présentation de la chaine de valeur

Dans cette partie la chaîne de valeur est décrite en mettant en exergue les différents acteurs, leur nombre et leur place respective. Les activités de recherche menées dans les différents sites ont permis d'avoir une meilleure connaissance de la dynamique et du fonctionnement de la chaine de valeur du poulpe à travers une plus claire identification des acteurs et des relations dynamiques qu'ils entretiennent. Elles ont aussi permis de mieux analyser les inégalités qui existent entre les différents acteurs.

VI.2 Les acteurs de la chaine

Les acteurs de la chaîne de valeur du poulpe sont regroupés en plusieurs catégories. Il s'agit des pêcheurs, des micro-mareyeurs, des porteurs, des haleurs, des mareyeurs, des usiniers et des importateurs, A côté de ces acteurs clé, on peut citer tous les prestataires de services qui contribuent d'une manière ou d'une autre aux activités de la chaine de valeur du poulpe. Ce sont en général les vendeurs d'engins de pêche et de carburant, les mécaniciens réparateurs de moteurs hors bord, les compagnies aériennes qui assurent le fret des produits à exporter, etc.

La catégorie d'acteurs secondaires dans les sites de pêche étudiés est composée par les porteurs, les haleurs et les « terral », les charretiers et les convoyeurs des usines

VI.2.2 Les acteurs principaux

- Les pêcheurs

Les pêcheurs forment le plus important des intervenants du sous-secteur de la pêche artisanale sénégalaise. Généralement, le métier de pêcheur se transmet de père en fils mais les crises successives enregistrées dans le monde rural ont poussé les agriculteurs à s'investir dans la profession. Par ailleurs, les pêcheurs constituent les premiers acteurs de la chaîne de valeur car ce sont eux qui assurent la production. De par leur nombre, ils sont très importants et l'effectif diffère d'un site à un autre.

Tableau 1 : Répartition des pêcheurs et propriétaires de pirogues dans la zone de Mbour

Sites

Acteurs

Pointe Sarène

Nianing

Mbour

Propriétaires de pirogues

200

190

650

Pêcheurs

760

600

2.600

Source : Enquêtes chaîne de valeur, REPAO, 2008

- Les mareyeurs

Les mareyeurs constituent une catégorie professionnelle aux fonctions diverses : financement de la pêche artisanale, achat de produit sur les plages, conditionnement et transport vers les usines, l'intérieur et l'extérieur du pays. Anciens agriculteurs ou pêcheurs, la grande majorité d'entre eux s'adonne exclusivement au commerce de poisson. L'activité de mareyage est aussi dominé par les hommes ; les femmes se situent très souvent dans la micro distribution ou micro mareyage et dans la vente au détail.

Au niveau de cette chaine de valeur, les mareyeurs achètent le poulpe auprès des pêcheurs et des micro-mareyeurs. Ils assurent la vente auprès de l'usine. Dans tous les sites de débarquement existent deux catégories de mareyeurs à savoir les mareyeurs sans quota et les mareyeurs avec quota. Le tableau suivant montre une estimation du nombre de mareyeurs par site :

Tableau 2: Répartition des mareyeurs dans les différents sites de pêche étudiés

Sites

Acteurs

Pointe Sarène

Nianing

Mbour

Micros mareyeurs (lag lagal)

 

H : 40

F : 2

H : 20

F : 90

Mareyeurs sans quota

18

10

30

Mareyeurs avec quota

5

3

5 à 7

(3 à 4 quotas par mareyeur)

Source : Enquêtes chaîne de valeur, REPAO, 2008

- Les usines

Elles assurent l'exportation du poulpe vers des pays tels que la France, l'Italie, le Japon, etc. Leur approvisionnement se fait au niveau des mareyeurs dans tous les sites de débarquement du Sénégal et de quelques femmes micro-mareyeuses au niveau de Mbour. Le poulpe fait partie des produits les plus convoités en Europe. Les usines dans leur ensemble disposent de matériels et d'équipements adéquats pour le déroulement de leur activité. Les usines travaillent en étroite collaboration avec les services des pêches qui leur délivrent le certificat d'origine et de salubrité qui atteste la qualité des produits et avec la Direction des industries de transformation de la pêche (DITP) à travers la Division de l'inspection et du contrôle (DIC). La DITP contrôle régulièrement le niveau de conformité de l'usine aux normes nationales et internationales. Elle est chargée également d'inspecter tous les produits destinés à l'exportation et de délivrer les certificats sanitaires et les certificats d'origine et de salubrité qui sont des préalables aux opérations de transit. En outre, les usines détiennent un grand pouvoir dans la chaîne de valeur du poulpe.

A côté de ces acteurs qui s'orientent dans les activités de production et de commercialisation du poulpe, il faut noter la présence des acteurs secondaires, des services d'appui, des institutions et des organisations de base.

VI.2.1 Les acteurs secondaires

- Les porteurs : présents dans tous les sites de pêche, les porteurs transportent le poulpe après chaque débarquement de la pirogue à la place du mareyeur. Ils viennent des régions intérieures du Sénégal. Les mareyeurs sollicitent les services des porteurs qui sont rémunérés en espèce ou en nature selon les sites. A Pointe Sarène ils perçoivent 10 FCFA par kilo de poulpe transporté et sont aussi chargés de nettoyer les caisses et sont payés à cet effet à 150 ou 200 FCFA par caisse. A Nianing les porteurs sont rémunérés à 200 FCFA pour la caisse de poisson de 30 kg ou en nature c'est-à-dire un poulpe par caisse de 30 kg. A Mbour, le coût du portage est de 100 FCFA pour la caisse de 30 kg de poulpe et 200 FCFA pour celle de 50 kg.

- Les haleurs : ce sont en général de vieux pêcheurs à la retraite qui participent au halage de la pirogue dès qu'elle accoste. Leur travail consiste à sortir la pirogue de l'eau et à la déposer sur la plage de sorte à désencombrer le rivage. Plus la pirogue est grande, plus le travail est difficile. Pour cette besogne, les haleurs sont récompensés en nature. Ils vendent les poulpes qui leur sont donnés auprès des femmes micros-mareyeuses et des micros-mareyeurs appelés « lag lagal ». Les haleurs peuvent aussi recevoir une rémunération en espèce avec des sommes variant entre 500 et 1.000 FCFA. La rémunération dépend de l'importance de la production.

- Les « terral » : ce sont les haleurs, les femmes, les enfants ou toute personne qui se trouve sur la plage au moment du débarquement et à qui sont octroyés des dons également appelés dans le jargon local « terral ». Ces dons sont achetés par les micro-mareyeurs qui les collectent et les revendent aux mareyeurs. Ces dons étaient autrefois destinés uniquement aux haleurs mais actuellement les femmes en bénéficient aussi.

- Le vendeur de la production : les pêcheurs de Mbour utilisent des personnes intermédiaires entre eux et les mareyeurs. En effet, les pêcheurs ne vendent pas directement le produit aux mareyeurs faute de temps au retour de la pêche ; il y a très souvent une personne de confiance qui assure la liaison : c'est le vendeur de la production. Ce dernier peut être un membre de la famille, une femme, le propriétaire de la pirogue ou une simple connaissance du capitaine de la pirogue. Le vendeur de la production cède le poulpe aux femmes micro-mareyeuses et ceci au plus offrant. Il est rémunéré en nature (c'est-à dire en poulpe selon la quantité débarquée) et en espèce. Le vendeur de la production gagne entre 4.000 et 6.000 FCFA par pirogue vendue et rassemble environ 11 kg de poulpe par jour.

- Les charretiers et convoyeurs en pousse-pousse : les acteurs de la chaîne de valeur du poulpe, aussi bien les pêcheurs que les mareyeurs, ont recours aux services des convoyeurs en pousse-pousse pour transporter leur production. Les femmes micro-mareyeuses et les micro-mareyeurs quant à eux, suivent leurs clients pêcheurs qui débarquent à Joal et transportent à Mbour le produit acheté. Une fois arrivé au garage de Mbour, les convoyeurs en pousse-pousse sont chargés d'amener le poulpe jusqu'au quai. Selon la quantité, ils peuvent percevoir entre 500 et 1.000 FCFA le trajet. Les mareyeurs les sollicitent aussi pour le transport de la glace servant à conserver le poulpe au niveau du quai. Cependant, ils ne sont pas les seuls à utiliser les services des pousse-pousse. Les pêcheurs, notamment ceux qui habitent loin du quai de pêche, font également appel à eux et aux charretiers pour le transport de leur matériel de pêche (moteurs et caisses contenant le petit matériel de pêche). Le coût de la course est de 500 FCFA.

VI.2.3 Les institutions

VI.2.3.1 Les services d'encadrement

o Le service des pêches

Le service départemental des pêches de Mbour à travers les postes de contrôle des pêches de Mbour et de Nianing, et en collaboration avec le CRODT, est chargé de veiller sur la bonne gestion et la préservation de l'ensemble des activités du secteur de la pêche dans la zone de Mbour, Pointe Sarène et Nianing.

En plus des certificats d'origine et de salubrité délivrés pour attester de la qualité du produit, le service des pêches intervient dans l'encadrement des acteurs de la pêche en les sensibilisant sur les pratiques de pêche responsable telles que l'interdiction de la capture des juvéniles, l'encouragement du port des gilets de sauvetage, le respect des mailles des filets et les méthodes de préservation de la ressource et de l'environnement marin.

o Les chefs de village

Les chefs de village représentent l'administration dans les localités. Ils interviennent dans le règlement des conflits entre villageois mais aussi entre les acteurs de la pêche. Ils participent aux activités concernant la gestion des ressources halieutiques et appuient aussi les femmes transformatrices en les organisant en associations et dans la recherche de partenaires financiers.

VI.2.3.2 Les institutions financières

o Le crédit agricole (Mbour)

Le crédit agricole est la banque qui entretient des relations basées sur le financement avec les acteurs de la pêche. A l'origine, de grands mareyeurs traitaient avec la banque ce qui a entrainé la motivation du Directeur général de cette institution de collaborer avec les acteurs de la pêche. Au niveau du crédit agricole, il ya le crédit pêche dont les responsables préfèrent en général travailler avec les femmes car semble-t-il ces dernières sont plus régulières que les hommes en matière de remboursement des prêts.

- La mutuelle MEPCROPEM

La Mutuelle pour la promotion de la pêche à Mbour (MECPROPEM) a été créée sous l'impulsion de la FENAGIE en 1999. Elle a pour mission de contribuer au financement des acteurs socioprofessionnels de la pêche à savoir les pêcheurs, les mareyeurs, les micro- mareyeurs et les femmes transformatrices de poisson. Elle travaille aussi bien avec des personnes physiques qu'avec des GIE.

Outre le crédit agricole et la MEPCROPEM, il existe d'autres institutions notamment des mutuelles travaillant en étroite collaboration avec les pêcheurs et les mareyeurs. Il s'agit du Crédit mutuel (CMS) du Sénégal basé à Mbour et du Coopec Resopp (Pointe Sarène).

VI.2.3.3 Les organisations professionnelles

o L'union locale FENAGIE Pêche

La FENAGIE/pêche a été créée le 06 août 1990 à Joal par les pêcheurs, micro-mareyeuses et transformatrices.  Elle compte aujourd'hui prés de 16.000 membres dont 60 % de femmes avec un effectif d'environ 800 GIE. Sans bénéficier d'aucun appui, l'organisation a fonctionné pendant plusieurs années, avec ses propres moyens (droits d'adhésion, vente de cartes, cotisations, etc.). En 1993, son adhésion, au CNCR (Conseil national de concertation des ruraux) a davantage favorisé son renforcement ainsi que l'acquisition d'un encadrement de qualité qui lui procure un appui technique permanent. C'est seulement à partir de 1995 que l'ADPES (Association pour une dynamique de progrès économique et social), puis d'autres partenaires lui apportèrent un appui financier et organisationnel. Elle est aujourd'hui reconnue comme étant l'organisation professionnelle la plus active, la plus dynamique et la plus représentative du secteur. Ses actions visent un développement socio-économique durable de ses membres en particulier et de l'ensemble des opérateurs de la filière en générale.

o Le GIE And liggey téfess

Le GIE And liggey téfess est chargé de la gestion du quai de pêche de Mbour construit avec l'appui de l'Agence Française de développement (AFD) en 1999. L'Etat du Sénégal le donnera en concession à la municipalité de Mbour qui à son tour le cédera en sous concession au GIE And Liggey téfess. Ce dernier a pour mission d'exploiter économiquement le quai et d'en assurer la salubrité et la sécurité.

Le GIE est constitué de onze membres qui sont des GIE de professionnels tels que les mareyeurs, les jeunes pêcheurs, les porteurs, les femmes transformatrices etc. Chaque organisation délègue 10 membres ce qui fait un collège de 110 membres qui constituent l'assemblée générale. De cette assemblée générale est formé un Comité directeur de 44 membres qui joue un rôle de Conseil d'administration au sein duquel est nommé un comité restreint de gestion de 14 membres.

Un chef d'exploitation et un comptable sont chargés de la gestion quotidienne de même qu'un responsable des collecteurs de la taxe, un responsable de la salubrité et de l'environnement. Les sommes collectées sont réparties de la manière suivante :

· 50 % sont affectés au fonds de réserve ;

· 20 % sont affectés à la municipalité comme redevance ;

· 20 % sont réservés aux frais de transport des dirigeants ;

· 10 % sont destinés à la sensibilisation et à la formation des professionnels de la pêche.

Grâce à son organisation et à ses moyens matériels et humains, le GIE a pu réaliser un certain nombre de résultats dans les domaines de l'hygiène et la salubrité, la collecte de la taxe municipale, la formation et la sensibilisation des acteurs de la pêche.

Concernant l'hygiène et la salubrité, le quai est nettoyé chaque soir de même que la plage. L'occupation de la plage est réorganisée grâce à l'érection d'un hangar pour la vente de poisson, vente qui se faisait sur la plage non loin du lieu de débarquement des pirogues.

De même, les mareyeurs qui tenaient chacun son hangar dans des conditions peu hygiéniques, ont été regroupés selon leurs spécificités sur le quai. Cette réorganisation et l'assainissement qui l'a accompagné ont permis au quai d'obtenir l'agrément à l'exportation pour l'Union Européenne. C'est le seul quai de pêche du Sénégal à accomplir cette performance.

Sur le plan de la collecte des taxes, des efforts similaires sont consentis : chaque mareyeur disposant d'une balance verse journalièrement 500 FCFA de même que toute pirogue qui débarque sur la plage de Mbour. Les camions frigorifiques et autres camionnettes versent chacun 1.000 FCFA dès qu'ils stationnent sur le parking du quai de pêche. Ce qui permet au GIE d'engranger des recettes lui permettant de faire toujours face aux dépenses inhérentes à l'entretien du quai malgré une baisse constante des recettes, baisse que les dirigeants expliquent par la réduction des débarquements.

o L'AJNID

L'Association des jeunes de Nianing pour le développement (AJNID) est une structure qui intervient dans la préservation de l'environnement marin. L'association a été créée en avril 2004 par des jeunes de la même génération (70-73) avec comme but de servir leur terroir avec l'assainissement comme premier domaine d'intervention.

Elle gère le nettoyage quotidien de la plage et loue des charrettes qui assurent le ramassage des coquillages et des ordures. Des participations symboliques de 100 FCFA sont versées journalièrement à l'association par chaque pêcheur et chaque mareyeur. Cette somme collectée sert à l'achat de matériel pour le nettoiement.

o L'AFET

L'association des femmes transformatrices de Pointe Sarène (AFET) intervient dans la transformation des produits halieutiques. Cette association regroupe près de 240 membres et a été créée depuis 2004. Ces femmes appuient le secteur en préfinançant les pêcheurs pour les campagnes de pêche et les mareyeurs. Au démarrage de ses activités, l'AFET a reçu un financement de 4 millions du PADER. Cette somme a été partagée entre les femmes transformatrices pour des prêts de 25.000 FCFA remboursables à hauteur de 27.500 FCFA pour une durée de 6 mois.

VI.2.3.4 Les cadres de concertation

o Les Conseils locaux de pêche (CLP)

Les conseils locaux de pêche ont été mis en place par la Direction des Pêches Maritimes (DPM).Ils se veulent des espaces de dialogue de tous les acteurs de la pêche et se sont assignés comme but de sensibiliser les acteurs sur les techniques de pêche et la qualité des produits. Ces structures se composent des représentants des pêcheurs, des mareyeurs, des femmes transformatrices, d'un comité de sage composé des vieux pêcheurs et du chef du village. Les CLP interviennent également dans le règlement des conflits et ont été mis en place afin de promouvoir la gestion participative des pêcheries.

o Les Comités de gestion des ressources halieutiques (CGRH)

Les CGRH ont comme objectif principal la préservation de l'environnement marin. Ils se composent de différentes commissions telles que le règlement des conflits entre acteurs de la pêche, la commercialisation, la salubrité et la propreté des plages. Les comités de gestion s'activent pleinement dans la gestion des ressources halieutiques et ont favorisé l'instauration du repos biologique du poulpe pour la régénération et la durabilité des ressources à Pointe Sarène et Nianing. Ils interviennent également dans la recherche de partenaires au développement.

Figure 5: Cartographie générale de la chaîne de valeur du poulpe

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