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L'apport des USA dans la lutte contre le terrorisme international

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par Thythy NSUMBU TSHIKALA
Université de Kinshasa - Licence 2008
  

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CHAPITRE I : ANALYSE CONCEPTUELLE

Dans les considérations générales, nous définissons le mot lutte ainsi que le mot terrorisme dans ses différentes formes.

I°) LUTTE

Le dictionnaire universel, définit la lutte comme toute action contre une force, un phénomène, un évènement nuisible ou hostile (10(*)). Ce qu'il faut retenir est que il existe plusieurs formes de lutte qui sont entre autre : la lutte contre le cancer, la lutte antipollution, lutte biologique c'est-à-dire méthode de destruction des animaux nuisible, lutte chimique, lutte des éléments, lutte du droit et du devoir.

Dans le cadre de ce travail, c'est la première forme de lutte qui nous intéresse c'est-à-dire celle qui consiste à lutter contre une force, un phénomène, un élément nuisible ou hostile. Car ici, il s'agit de combattre un phénomène qui préoccupe la communauté internationale en générale et les Etats-Unis en particulier.

2°) LE TERRORISME

Aussi vieux que l'humanité, le terrorisme appartient à tous les temps, tous les continents et toutes les confessions les oubliettes de l'histoire renferment des périodes ou terrorisme et angoisse se confondirent. Ainsi le 24 juin 1984, un immigré italien anarchiste Caserio, tue le président français Sadi Canot et cet attentat marque l'apogée d'une série perpétrée, en France (11(*)).

Les années 1890 constituèrent une véritable de la bombe il en une nouvelle invention avec les attentats à la dynamité qui visèrent les rois, les présidents, les bâtiments officiels.

En général, le terrorisme n'est pas synonyme de violence politique. C'est une forme particulière de violence dont le but est de créer un climat de peur, dans un groupe généralement à des fins politiques ou idéologiques.

Dans la mise en oeuvre de leur action, les terrorismes cherchent à obtenir une publicité massive et immédiate à la suite d'un attentat ou d'une série d'atrocité, susciter des adeptes et des sympathisants qui se lanceront dans d'autres actes de terrorisme ou dans une insurrection, provoquer de la part des autorités des réactions répressives disproportionné qu'ils pourront alors exploiter à leur avantage politique.

Le terrorisme est aussi utilisé comme un moyen de forcer les autorités à faire des concessions, telles que la libération de terroristes emprisonnés sur le paiement d'une rançon de provoquer des conflits intercommunautaires en semant la haine ; de détruire la confiance du public dans le gouvernement et les agences de sécurité, de contraindre les communautés et les activistes d'obéir directement aux directives terroristes.

Le terrorisme se définit ainsi comme une méthode de lutte ou coût peu élevé à faible risque, au rendement potentiellement élevé.

A. Définition du terrorisme

Partant du fait qu'il n'existe pas une définition unique et acceptable par tous du concept terrorisme, nous essayerons d'en répertorier un certain nombre qui peuvent nous éclairer dans sa conception.

Ainsi, Raymond Aron décrit le terrorisme comme une action dont les effets psychologiques sortent hors des propositions avec ses résultats purement physiques (12(*)). Nous nous rendons bien compte qu'il met plus l'accent sur l'aspect physique des attaques terroriste.

Paul Wilkinson donne une définition plus précise car selon lui, le terrorisme est l'usage systématique de la violence par de petits groupes conspiration dont le but est d'influencé des positions plutôt que de défaire maternellement l'ennemi. Pour lui, l'intention de la violence terroriste est psychologique et symbolique (13(*)).

Nous pouvons aussi ajouter la définition donné par Anne Marie la Rose qui définit le terrorisme comme tout acte illicite de violence grave commis par un individu ou un groupe d'individus, agissant à titre individuel ou avec l'approbation, l'encouragement, la tolérance ou le soutien d'un objectif idéologique, et susceptible de mettre en danger la paix et la sécurité internationale (14(*)).

La principale autorité de la langue anglaise, le vénérable Oxford English Dictionary (OED), donne une définition assez flou et vague du terrorisme car sa définition est plus littéraire et historique sa définition est tellement vague qu'elle peut s'appliquer à toute les actions qui font peur.

Selon l'OED, le terrorisme est un système de terreur ou un gouvernement fondé sur l'intimidation tel que l'a mis en place et développé le parti en pouvoir en France pendant la révolution entre 1789 et 1794 ou encore comme la politique destinée à frapper de terreur ceux contre qui elle est employée ; c'est aussi l'emploi de méthode d'intimidation ; le fait de terroriser ou l'état d'être terrorisé (15(*)).

La difficulté qui entoure la définition du terme terrorisme réside dans le fait que cette expression à une connotation émotionnelle négative. D'une manière générale, les gens emploient cette expression pour exprimer la désapprobation d'une variété de phénomène qui leurs déploient.

Le terrorisme se définit aussi comme une lutte menée sur la durée pour atteindre des objectifs, qui utilisent des moyens comme des attentas contre la vie et les biens des gens en perpétuant tout particulièrement des crimes graves tels que détailles dans le code pénal (volontaires, utilisation d'explosifs) ou un moyen d'autres acte de violence qui servent à préparer de tels actes criminels.

B. La typologie du terrorisme

Nous pensons que c'est à travers les actions, les objectifs et les idéologiques que la classification ou la typologie à été rendue possible (16(*)).

Ø Le terrorisme d'Etat

Il se développe pendant la guerre froide. Essentiellement mis en oeuvre dans les pays latino américains alors soumis à des dictatures mais aussi à des pays comme la Grèce de 1967 à 1974, ou encore l'Indonésie et la Corée du sud, le terrorisme d'Etat constitue l'un de plus important car il consiste en une mobilisation générale de la société dans une guerre contre l'ennemi intérieur, la sécurité nationale qui constitue l'ossature idéologique du terrorisme d'Etat, trouve son origine dans des doctrines comme celle de Maroc ou de Truman.

Cela débouche une politique de contre insurrection, dont les mouvements les plus forts sont des coups d'Etats fomentés avec l'aide d'autres Etats puissants. En guise d'exemple, nous pouvons parler de l'intervention américaine contre les régimes progressistes d'Arvenz ou Guatemala (1954), et de Isaac Goulart au Brésil (1964), de Salvador Allende au Chili (1973 et contre les régimes instables d'Uruguay (1973) avec guérilla des Tupa Maros) et d'Argentine (1976).

Ø Le terrorisme religieux

Nouvellement apparu dans l'actualité de cette fin de siècle, le terrorisme d'inspiration religieuse est en fait l'une de plus anciennes manifestations du terrorisme. Entre 66 et 77 avant Jésus Christ, en Palestine, les étoiles combattirent l'occupation romaine avec des méthodes relevant du terrorisme en employant du poison pour empoisonner les puits, assassinat et massacrant la population. 

Selon les terroristes religieux, la violence est d'abord avant tout un acte ou un impératif religieux ou théologique. Ici, le terrorisme comporte une dimension transcendantale, et c'est pourquoi ses auteurs ne sont pas affectés par des contraintes politiques, morales qui peuvent atténuer l'aspect aveugle de leur action.

La caractéristique du terrorisme religieux est qu'il s'inscrit dans une référence non temporelle. Ses objectifs ne se situent pas au niveau de la société mais plutôt au niveau des idées, de la morale ou de la spiritualité.

Le terrorisme religieux évolue dans un système complexe des valeurs d'ordre moral ou spirituel, face auquel la vie humaine n'a qu'un poids limité. C'est une sorte de croisade contre l'infidèle qui se veut porteur d'un message religieux, il se rapproche du terrorisme politique mais n'en distingue par l'intensité des actes.

Ø Le terrorisme politique

Il se situe dans un processus révolutionnaire mais juste en amant d'un conflit ouvert. Il constitue l'outil armé des partis politiques extrémistes, dont ils exploitent le soutient populaire pour se légitimer. C'est le cas de l'Irish République Army (IRA).

Le terrorisme nord irlandais en dépit de la violence entre les communautés catholiques et protestantes n'est pas un terrorisme d'inspiration religieuse il est le moyen choisi pour changer une situation politique et sociale issue d'une époque ou appartenant à l'une ou l'autre communauté.

Le terrorisme politique, même s'il est meurtrier, fait souvent preuve de retenue car il a pour objectif le plus souvent de démontrer la capacité à tuer, une capacité de conserver l'initiative et est ainsi d'avantages une manifestation de la puissance.

Ø Le terrorisme de droit commun

C'est l'image de la terreur promouvoir une activité criminelle lucrative. Le terrorisme de droit commun ne s'intègre pas dans un processus révolutionnaire et cherche à mettre la pression sur l'Etat afin de garantir sa liberté d'action face au pouvoir politique, son soutient populaire peut être relativement important au niveau local et c'est le genre de soutien Accordé aux narcoterroristes qui, de facto, assurent une certaine prospérité à la région.

Ø Le terrorisme anarchique ou de contestation

Le terrorisme anarchique institue la terreur en visant d'objectif d'affaiblissement de l'ordre socio politique ou socioéconomique sans repère idéologique précis et dont le potentiel de violence se reconstitue à partir des phénomènes d'expulsion, de marginalisation ou de pauvreté excessive que l'on retrouve dans le milieu d'extrême gauche ou d'extrême droite.

On peut citer en occurrence les brigades rouges en Italie, la France, armée rouge en Allemagne.

Ø Le terrorisme nationaliste

Il est largement utilisé durant toute la période de décolonisation depuis 1945, notamment en Algérie, les rébellions Siklis et Tamoules au faite une armée redoutable ainsi que les barques, les Palestiniens...

Ø Le terrorisme bactériologique, chimique et nucléaire

Le terrorisme des palestiniens représente un cas particulier n'ayant pas de territoire propre ou perpétrer leur attaques, ont internationalisé le terrorisme en posant leurs bombes en Israël et à travers le monde.

Ø Le terrorisme bactériologique, chimique et nucléaire

C'est l'utilisation ou la mémoire d'utilisation d'un virus bactéries, champignon, toxines ou micro-organismes dans le but de provoquer une maladie ou le décès d'être humains, d'animaux ou des plantes.

Il semble qu'aux yeux des terroristes, les armes biologiques présentent de l'intérêt pour un certains nombre des raisons : la toxité la puissance létale des agents biologiques, les quantités nécessaires sont moindres et donc possible de réduire le coût et la complexité de leur production ou de leur acquisition par d'autres moyens ce qui revient à dire qu'il n'est pas nécessaire de disposer d'une importante infrastructure de personnel et d'installations et cela est avantageux du point de vue de la sécurité et permet aux terroristes de ne pas être repérer facilement.

En général, les agents chimiques et biologiques sont considérés comme moins chers et plus faciles à produire où à obtenir que les termes nucléaires. Néanmoins, nous constatons la vente des matières fissibles spéciales sur le marché noir au cours des dernières années puisqu'en quantité insuffisantes suffit pour qu'il soit possible de construire un dispositif nucléaire explosif, a conféré une nouvelle crédibilité à la menace que le terrorisme nucléaire pourrait lui aussi représenter.

Le plus grand sujet de préoccupation en cette matière est sans doute la sécurité des matières fissibles pouvant être utilisée à des fins militaires qui sont conservées dans les instituts de recherche. Ainsi, les matières radioactives qui pourraient utilisé à des fins terroristes se trouvent dans une vaste gamme d'installation relativement peu sûre comme les hôpitaux, laboratoires de recherche, les universités...

Ø Le terrorisme informatique

La criminalité informatique est un vaste domaine, dont les frontières ne sont pas faciles à définir et chaque pays a une législation différente à ce sujet, le terrorisme informatique est le fait de détruire ou de corrompre de systèmes informatiques, dans le but de déstabiliser un pays ou de faire pression sur un gouvernement. Mais, il est vrai que les attentats informatiques restent limités car la majorité des activités reflètent l'occidentalisation de leur pays et par conséquent, la technologie avec elle.

Ø Le terrorisme et les médias

Dans le monde où l'informatique et la communication jouent un rôle clé, les terroristes cherchent à utiliser l'impact médiatique qui peut avoir une action terroriste. Les medias étant le milieu vecteur de communication auprès de l'opinion publique, il est aujourd'hui facile de se faire entendre que le cause défendue soit juste ou non.

Ainsi, la rapidité des moyens de transmission (réseaux satellites, câbles, Internet), les choix en terme d'information (CNN, Al J'azurai, BBC...) offrent une couverture unique et presque illimitée aux terroristes.

Les détournements d'avoir notamment ceux perpétrés par les organisations palestiniennes sont connu un formidable impact médiatique au niveau mondial de même que les images assez irréelles passant en direct où des avions de ligne s'écrasent sur les tours jumelles du World Trade Center. Nous estimons que les medias ne doivent plus être utilisé comme relais pour le terrorisme mais plutôt comme instrument de lutte antiterroriste.

C. Les acteurs et cibles du terrorisme

Il est vrai que chacune des formes et typologie du terrorisme ont des acteurs et des cibles spécifiques mais malheureusement, le champs d'application du terrorisme international dépasse, par la localisation et le nombre des victimes, l'élément ciblé.

Ø Les acteurs terroristes

Nous pensons qu'actuellement, les principaux terroristes sont basées dans le monde arabe, victimes de l'occupation et de l'hégémonie des grandes puissances et cela, à cause de leurs ressources pétrolières qu'ils ne peuvent pas protéger face aux multiples convoitises de ces puissances.

C'est ainsi qu'il s'est développé le mouvement terroriste d'abord comme moyen de se faire atteindre au sein de la communauté internationale, ensuite besoin d'interpellation des consciences et enfin comme forme contraignante vis-à-vis des puissances expansionnistes.

La nébuleuse, Al qAïda du Saoudien Oussama Ben Laden est le représentant de la figure de l'islam radical cosmopolite qui a des réseaux et ramification dans le monde.

Pour mener à bien leurs actions, les acteurs terroristes obtiennent des subventions offertes par des tiers, des riches ou des Etats intéressés à la déstabilisation des autres ; à défaut des subventions, les millions nécessaires proviennent des Hold-up, du banditisme, de la piraterie, de la prise des otages avec démarche de rançon où à travers d'autres trafics illicites, les terroristes disposent des armes qui leur proviennent des divers fichiers qui engagent.

Par ailleurs, les groupes terroristes obtiennent en cas de nécessité, le soutient de leurs pères avec lesquels ils entretiennent les biens de coopérations dont les principaux pays sont qualifiés d'Etat voyous (rogue states) : l'Iran, la Lybie et la Syrie pour citer que ceux la.

Ø Les cibles du terrorisme

Le terrorisme est un fléau aveugle qui fit de la souveraineté, de l'indépendance, de l'intégrité physique, des entités étatiques donc c'est une violence sans frontière et sans nationalité. Nul n'est à l'abri du terrorisme que l'on se trouve au 89 étages du World Trade Center, dans l'aile gauche du pentagone, dans un métro à Madrid, dans l'ambassade US à Nairobi, dans un hôtel de Casablanca ou dans un bus à Londres, la sécurité n'est point garantie.

Actuellement, les principales cibles du terrorisme demeurent les pays occidentaux (USA, Grande Bretagne, Espagne, Irlande...), Israël et partout à travers le monde où se trouvent les intérêts occidentaux, le terrorisme frappe d'une manière aveugle sans tenir compte ou se soucier des victimes innocentes, les terroristes prennent souvent en ligne de mise des cibles assez facile à atteindre : les transports en commun, les manifestations sportives, les zones urbaines, les hôtels, les sites touristiques.

Avec le développement de la technologie et la sophistication des armes, les nouveaux terroristes déploieront des stratégies et des octroies plus difficiles à prévenir où à combattre.

3°) LES CAUSES DU TERRORISME

Selon qu'il existe plusieurs catégories du terrorisme, nous pouvons assurer qu'il existe aussi des causes multiples de ce fléau.

A. Les causes religieuses

Les fondamentalistes et intégristes religieux sont motivés par des idéologies religieuses et cherchent à infliger ou imposer leurs convictions et croyances religieuses par des actes de violence contre les non croyances religieuses par des actes de violence contre les non croyants.

B. Les causes économiques et sociales

Ce sont les anarchistes qui instituent la terreur pour affaiblir l'ordre socio économique établi, leur violence trouve la justification dans les phénomènes d'exclusion, de marginalisation ou de pauvreté excessive que l'on retrouve chez les femmes pauvres désoeuvrées et chômeurs, proies des filés terroristes.

C. Les causes politiques

Le sentiment d'autodétermination des groupes identitaires ou minoritaires contre l'hégémonie d'une puissance territoriale, le totalitarisme politique et les motivations politiques telles que la création d'un parti ou la recherche de la justice face à une oppression perçue de la part de l'Etat cible qui opprime et anéanti tous les opposants.

D. Les causes culturelles

La revendication d'identité culturelle : un repère du renouveau islamique (territorial, autonomiste et indépendant) par exemple, les systèmes des valeurs occidentales fondées sur la morale judéo chrétienne dont les Arabes contestent ce modèle en répondant à leur propre système basé sur l'islam, le coran, disent ils est le système politique idéal et nous constatons qu'il met l'accent sur des causes civilisationnelles.

4°) Les moyens d'action terroriste

Les actions terroristes pensées et exécutées de sorte qu'elles puissent tout à la fois refléter les buts et les motivations particulières du groupe, correspondre à ses ressources et ses moyens et prendre en compte le public auquel le message s'adresse.

A. Les moyens matériels (17(*))

Il est vrai que la colère du terroriste est rarement incontrôlée, à l'inverse de ce que croit l'opinion publique, les actions du terrorisme sont en général préméditées et soigneusement préparées. Les tactiques des mouvements terroristes, ainsi que les armes qu'ils utilisent, sont donc inévitablement façonnées par l'idéologie du groupe, sa structure de fonctionnement intérieur et la psychologie de ses personnalités importantes.

Tous les groupes terroristes recherchent des cibles rentables de leur point de vue, et les tactiques qu'ils emploient doivent correspondre à leurs objectifs principaux. Nous constatons que les terroristes motivés par un impératif religieux se sont engagés dans des actes de violence plus englobe non seulement leurs ennemis déclarés, mais quelconque ne partage pas leur foi religieuse.

Nous constatons que tous les moyens matériels, les attentas à la bombe sont les plus utilisés, ensuite il y a l'utilisation du Cocktail Molotov dans le contexte où les terroristes veulent faire un minimum des victimes possibles, l'utilisation des armes chimiques (ADM) ou du gaz énervant.

Ainsi, avec l'évolution de la technologie, nous constatons que les moyens terroristes tendent aussi à se moderniser avec par exemple la recherche des bombes plus sophistiquées, l'obtention des armes de destruction massive (arme bactériologique, chimique et nucléaire) et aussi, la nouvelle génération d'avion transformé en bombe infernale dans le cas des attentats du 11 septembre 2001.

A travers les moyens utilisés, les actes terroristes revêtent plusieurs formes, à savoir :

Ø L'assassinat des personnalités politiques ou des simples citoyens innocents, destruction des immeubles d'installation techniques, stratégiques. Le cas des attentats contre les tours jumelles du World Trade Center ;

Ø Les prises d'otages ;

Ø Les attentats suicides ;

Ø Les opérations Kamikazes ;

Ø Le détournement d'avion ;

Ø L'emploie d'armes de destruction massives.

B. Les moyens psychologiques

Il est bon de souligner que le terrorisme est une stratégie basée essentiellement sur l'impact psychologique qu'il peut avoir sur les cibles visées. (18(*))

- Propagande par l'action

- L'intimidation

- La provocation

- La stratégie du chaos

- La stratégie d'usure

Section II : LA POLITIQUE ETRANGERE AMERICAINE

1.2.1. Principes directeurs

Les Etats-Unis d'Amérique, après avoir signé un traité avec la Grande Bretagne en 1783 ont obtenu officiellement leur indépendance, une fois la guerre d'indépendance finie. Là ils ont espéré qu'ils vivaient en paix pour se consacrer à leur développement. Cependant, ils ont résolu ne pas rester à l'écart de l'Europe qui a été considérée d'ailleurs par le président Georges WASHINGTON dans son « message d'adieu » comme la cinquième puissance économique mondiale. Ainsi, l'a relayé Paul KENNEDY (19(*)).

Le fait pour les américains de s'intéresser en Europe prouve à suffisance à l'époque leur prétention d'être présents sur la scène internationale et conduire leurs affaires internationales en vue de défendre leurs intérêts. L'expérience du passé de la politique étrangère des Etats-Unis d'Amérique nous montre que la transformation que subissent les affaires internationales américains tout en gardant les mêmes principes directeurs que nous allons voir dans ce paragraphe n'est pas une chose récente. En effet, l'année 1976 marquera le 200ème anniversaire de la déclaration d'indépendance date de la naissance de la République Américaine.

Au cours de ces deux siècles, les relations extérieures des Etats-Unis d'Amérique ont suit des nombreux changement fondamentaux. Des nouvelles techniques ont été utilisées au fur et à mesure que les pays devenaient les dirigeants du monde. La diplomatie démodée des affaires strictement politiques englobe maintenant des relations économiques, militaires, scientifiques, culturelles et des relations dans le domaine de l'information. La diplomatie s'élabore plus ou grand jour et les peuples se sont habitués à des comptes rendus beaucoup plus complets sur les affaires étrangères de la part de leurs dirigeants et de la presse.

La diplomatie a pris un plus grand sens de responsabilité, avec l'apparition des armes nucléaires, car des erreurs dans le domaine politique internationale pourraient plonger le monde dans un cataclysme dont il ne se relèverait peut-être jamais (20(*)).

Au cours du 21ème siècle, les Etats-Unis d'Amérique dans leur existence ont connu encore d'autres problèmes principalement sécuritaires et surtout pour ce qui concerne notre travail, les attentas du 11 septembre 2001 perçus comme un signal fort à l'endroit des américains, comme quoi, à n'importe quel moment ils peuvent être attaqués.

En ressentant ces désastres, selon Richard HOLBROOKE, « les Américains ont d'abord réagi avec une grande intensité, car ils vivent un évènement sans précédent dans leurs histoire » la grande différence avec Pearl HARBOR est que l'offensive avait en lieu à Hawaï et s'était arrêté là, en marge du coeur du continent, avant que les japonais fussent progressivement repoussés... Les américains sont dans un état de choc post-traumatique et ajoute : « l'Amérique est unie comme jamais » (21(*)).

C'est une autre Amérique qui émerge des cendres du World Trade Center, une Amérique hébétée, traumatisée qui se sent vulnérable, mais se découvre aussi plus unie que jamais, retrouve ses voleurs essentielles et porte un nouveau regard sur le monde.

Nous référant à Charles ZORGBIBE, dans son nouvel essaie « l'avenir de la sécurité collective » (parus aux éditions sciences politiques, 2003 cité par RFI pendant la guerre en Irak), la nouvelle doctrine que reflète actuellement la politique internationale des Etats-Unis d'Amérique consiste à se placer au-dessus du Droit International. De ce fait, au regard de cette vision, trois faits méritent d'être tenus en compte :

v Régime démocratique ;

v Eviter d'avoir des liens avec les groupes terroristes ;

v Eviter la détention des Armes nucléaires.

En dépit de la destruosité dont les Etats-Unis d'Amérique ont subi les effets le 11 septembre 2001, nous réalisons que dans son application, la politique étrangère des Etats-Unis d'Amérique ne passe outre ces principes fondamentaux traditionnellement connus.

En prenant en compte, naturellement leurs intérêts nationaux. Dans leur politique étrangère, les Etats-Unis d'Amérique défendent comme le souligne Andrew H. BERDING (22(*)), des principes des intérêts nationaux très semblables à ceux des premières décennies de leur histoire. Ce sont essentiellement :

1. Une paix honorable dans le monde entier

Une paix véritablement et non pas imposé ou les nations puissent développer sans craindre ni l'agression, ni la subvention. Depuis leur création, les Etats-Unis d'Amérique ont eu besoin de la paix pour pouvoir se développer sur le plan national. La paix devient un bien précieux.

2. Liberté individuelle.

Les pères de la République croyaient fermement en la dignité de l'individu. Les premiers amendements apportés à la constitution portaient sur les droits du citoyen pris individuellement. La déclaration d'indépendance précisait que les gouvernements « tiennent leur juste pouvoir du Consentement des gouvernés ». Dans toute histoire, le peuple Américain a démontré qu'il préférait de beaucoup des démocraties aux dictatures qu'elles soient de droite ou de gauche.

3. Coopération Internationale.

Le gouvernement des Etats-Unis d'Amérique a activement oeuvré en faveur de la coopération entre les nations. Appréciant pleinement entre les treize Etats originels et ceux qui vivent s'ajouter à eux ultérieurement, cette coopération ayant donné au pays puissance et richesse, les Américains estiment que la collaboration entre les notions peut aboutir à des progrès semblables. Ils ont toujours été prêts à favoriser les unions ou les groupements d'autres Etats, comme union pana américaine ou l'Europe intégrée. Après être restés en dehors de la société des Nations (SDN), les Etats-Unis d'Amérique sont devenus le pays qui a été le principal responsable de la Création des Nations Unies.

4. Respect du droit.

Les Américains ont adaptés une constitution qui est actuellement la plus vielle des constitutions et le plus vieux code écrit en vigueur. Ils ont espérés qu'un respect similaire du droit pouvait être instauré dans les relations internationales.

5. Changement.

Les Américains n'ont jamais accepté l'idée du maintien indéfini d'un statut quelconque. Ils ont cependant défendu le principe du changement pacifique des relations entre les nations bien que ce fût un changement violent, à savoir la guerre d'indépendance avec la Grande Bretagne, qui donna naissance à la nation.

6. Autodétermination des peuples.

Ce principe découle avant tout de la guerre d'indépendance et il se refléta dans la doctrine de MONROE. Les Etats-Unis d'Amérique libérèrent Cuba par une guerre avec l'Espagne, puis octroyèrent ultérieurement leur indépendance aux Philippines et le Statut des membres du Commonwealth à Porto-Rico, territoire acquis de la même guerre.

7. Une société ouverte.

La politique intérieure et internationale des Etats-Unis d'Amérique a dans l'ensemble été menée de grand jour. Les américains éprouvent une grande méfiance à l'égard des sociétés fermées où des décisions peuvent être prises qui aboutissent à la suppression des libertés individuelles, et ou une force peut être constituée pour l'oppression d'autres nations.

La diplomatie américaine a démontré qu'elle pouvait suivre le développement de la nation. On lui a demandé beaucoup au cours du siècle actuel, mais elle a su a su répondre avec toute la compétence voulu pour défendre les intérêts nationaux dans les affaires mondiale. Elle a fait la preuve de son fardeau accru aux nombreux changements et progrès dans les techniques et les solutions appliquées. Les relations des Etats-Unis d'Amérique avec l'étranger peuvent se comparer à un large fleuve qui coule continuellement.

Le courant de la diplomatie américaine ne s'est jamais arrêté, même pendant les plus graves crises. Il ne s'est pas trouvé arrêté par l'assassinat des présidents, par la fortune changeant des partis politiques, par la guerre mondiale, par la crise économique. Ce fleuve coule autour du monde alimenté par des sources politiques toujours renouvelées et par les ressources humaines et matérielles croissantes du peuple américain.

Par ailleurs, selon le professeur LABANA LASAY'ABAR, l'intérêt national (américain) serait tout à la fois d'occuper une position hégémonique dans l'hémisphère occidental et de veiller à l'équilibre des forces tant en Europe qu'en Asie.

Il cite CHASSE J qui, en 1956 distingue quatre aspects de l'intérêt national américains.

Ø Priver tout agresseur potentiel de base d'attaque contre le territoire américain ;

Ø Promouvoir l'autodétermination et la démocratie dans le reste du monde ;

Ø Protéger et développer le commerce international ;

Ø Etablir ou maintenir dans le monde un équilibre de forces favorables aux Etats-Unis. (23(*))

1.2.2. Formulation

La politique étrangère des Etats-Unis d'Amérique pour arriver à sa fin passé par beaucoup de phases ; il résulte donc d'un long et complexe processus. Ce processus s'accompagne des contradictions et débats qui en appellent même à l'arbitrage le système constitutionnel américain est clair dans la distribution des compétences qu'à la capacité de contribution dans cette élaboration. Ainsi, dispose que quelques acteurs participent bien à l'élaboration de cette politique étrangère.

Ce qui donne aux différents acteurs un pouvoir capable d'influer de façon très différenciée sur l'élaboration de la politique étrangère des Etats-Unis ce qui précède met en contradiction une certaine façon de voir qui pense que la politique étrangère des USA est une politique monolithique obtenue sans consultation ni débat à laquelle les autres pouvoirs ou force doivent adhérer (24(*)) traitant de la question, on peut encore lire, l'élaboration de la politique étrangère des USA qui se fait en deux temps :

D'une part les acteurs politiques :

Ø Le président ;

Ø Le congrès ;

Ø Plusieurs ministères (comme celui de la défense et en son semi les divergences possibles entre civils et militaires) ou celui des affaires étrangères.

D'autre part :

Ø Les débats idéologiques entre libéraux et conservations, néo conservateurs, religieux et penses économique.

Il arrive parfois qu'un des acteurs prenne le pays sur les autres mois il ne fait pas en surestimer la portée ni la durée. Certains principes fondamentaux de la politique extérieur des Etats-Unis sont cependant présents depuis leur création.

Il est indispensable de les connaitre pour appréhender l'ensemble du processus de décision (25(*)). Il est à signaler que dans la prise de décision de la politique étrangère américaine, les institutions qui interviennent sont :

1. Exécutif : - le président

- l'administration

2. Législatif : - le congrès

- les influences de la société civile (groupes de pression, électorats).

I.2.3. Les acteurs principaux

1.2.3.1. Le président de la république

Dans l'élaboration de la mise oeuvre de la politique étrangère des Etats-Unis, un homme détient les pouvoirs dépassant ceux de tout autre : le président des Etats-Unis. De même, une institution est devenue plus puissante que tout autre : la présidence. (26(*))

Cette situation se justifie entre autre par le fait que le président est le seul qui puisse s'exprimer au non de tout le peuple américain, les sénateurs parlent au nom de leur Etats et les représentants au nom de leur circonscription électorales respectives personnes d'autre ne peut rivaliser avec les présidents lorsqu'il s'agit de forcer l'attention populaire aussi bien sur les affaires intérieures que sur les affaires extérieures. Ceci se confirme également par le fait que le président à le droit de faire des déclarations de politique étrangère qui peuvent ne pas exiger l'action du congrès, tout en engageant la nation dans une certaines voie.

C'est ici qu'intervient les accords dits : « de l'exclusif » qui ne sont pas soumis à l'approbation du sénat. A titre d'exemple, on peut citer l'accord conclu en 1940 par le président Franklin D. ROSEVELT aux termes duquel cinquante destroyers devaient être livrées à la Grande Bretagne en échange de l'installation des bases militaires dans certaines îles britanniques de l'hémisphère occidental.

Ces accords, faut il le souligner n'engagent que la personne du président et ne lient pas officiellement ses successeurs. Le président est le commandant en chef des forces armées américaines mais c'est au congrès que revient en charge le déclare la guerre, il conclut les traités sous réserve de l'application d'une majorité de deux tiers des voies de sénateurs présents.

1.2.3.2. Le département d'Etat

C'est au département d'Etat, placé sous la direction du secrétariat d'Etat, c'est-à-dire du Ministère des Affaires Etrangères des Etats-Unis d'Amérique qui incombe traditionnellement la responsabilité principale des relations extérieures, si on le dénomme département d'Etat, c'est parce que le premier congrès affecte à cette branche de l'exécutif un certain nombre de fonction intérieures ou d'Etat par exemple, la publication des proclamations présidentielles ou la garde du grande sceau. (27(*))

En égard à ses fonctions, le département d'Etat jour un très grand rôle dans l'élaboration et la mise en oeuvre de la politique étrangère américaine. En effet, la plupart des grandes options de politique étrangère prennent naissance au sein du département d'Etat, il est vrai que le résultat final a souvent été le produit de travaux des plusieurs ministères, mais c'est au département d'Etat que selon toute probabilité a failli l'étincelle qui déterminé le déclenchement de l'élaboration de la politique en question.

Deux fonctions importantes et particulières sont attribuées au département d'Etat, la première est celle d'assurer que les décisions politiques nouvelles seront prises en fonction des évènements, ou dans la mesure du possible, avant que la nécessité n'apparaisse publiquement ; la seconde est de veiller à ce que la politique qui a été adoptée soit bien appliquée.

Le département d'Etat a pris une importance mondiale du fait qu'il possède une représentation diplomatique dans plusieurs pays du monde. Notons toute fois que le département d'Etat n'est pas le seul organisme du gouvernement des Etats-Unis qui ait des activités à l'étranger, il a en autre plus ou moins vingt deux organismes fédéraux qui emploient un personnel à un nombre considérable à l'étranger.

1.2.3.3. L'action du congrès

La constitution des Etats-Unis a attribué certains droits et certains devoirs particuliers dans le domaine des relations extérieurs au congrès, organe du pouvoir législatif, les deux chambres, le sénat avec ses 100 membres et la chambre des représentants avec ses 435 membres qui jouent un très grand rôle dans la conduite des relations extérieures, le congrès se révèle être un organe qui limite dans une certaine mesure les pouvoirs du Président de la République.

En effet, c'est à la chambre des représentants que revient la charge de déclarer la guerre, le sénat donne un avis et son consentement par un vote à la majorité de deux tiers, à la ratification des traités, il doit également approuver la nomination par la présidente des ambassadeurs américaines, des principaux fonctionnaires du département d'Etat et des diplomates de carrière.

Notons, cependant que le congrès se heurte à certaines difficultés dans le domaine des affaires étrangères notamment du fait du nombre élevé de 535 membres qui ne permet pas une réaction très rapide à un problème posé, à cause des divergences, sauf à des rares exceptions près.

Ainsi, l'influence du congrès s'exerce plus sur la politique à long terme que la politique à court terme. Pour faciliter leur action, les deux chambres ont des commissions, la commission des relations étrangères du sénat (crée en 1816) et la commission des affaires étrangère de la chambre des représentants qui doivent coopérer directement avec l'exécutif ou faire des recommandations au congrès en matière de politique étrangère.

Les pouvoirs du congrès se sont fortement accrus dans les secteurs des affaires étrangères qui exigent les crédits de financement. On sait qu'une politique étrangère efficace nécessite des fonds importants et c'est au congrès qu'il incombe de voter les crédits nécessaires. C'est la raison pour laquelle on entend parfois dire : « le président propose, le congrès dispose ».

CHAPITRE II : LES ATTAQUES TERRORISTES DU 11 SEPTEMBRE 2001 CONTRE LES USA ET L'ELABORATION DE LA NOUVELLE STRATEGIE DE LUTTE CONTRE LE TERRORISTE INTERNATIONAL.

Section 1 : LES ATTAQUES TERRORISTES DU 11 SEPTEMBRE 2001 CONTRE LES USA

Le 11 septembre 2001 désigne une série d'événement dramatiques qui ont eu lieu dans le Nord Est des Etats-Unis le mardi 11 septembre 2001 quatre avions de ligne sont détournés, trois d'entre eux sont projetés contre des immeubles hautement symboliques, les tours jumelles du World Trade Center à Manhattan à New York, et Pentagone, siège du département de la défense des Etats-Unis à Washington, les tours se sont effondrées moins de 2 heures plus tard entraînant le tours dans leurs chutes, la tour 7 s'est effondrée dans l'après midi, le quatrième avion s'est écrasé en rase campagne en pennsylvanien. (28(*))

Les victimes directes de ces événements ont été chiffrées à 2973 morts et 24 disparus plusieurs milliers de personne blessées et des milliers d'autre notamment parmi les sauveteurs sont atteints de maladie par l'inhalation de toxiques.

2.1.1. Causes

De prime abord, il faut faire une distinction entre comprendre les causes du terrorisme et l'approuver. Ce qui est pourtant élémentaire et essentiel comme on a bien évoquer dans le chapitre 1e le terrorisme à plusieurs causes entre autre : la pauvreté, le chômage, l'analphabétisme, l'injustice, l'humiliation etc.

En un mot c'est la mondialisation qui a aussi fournis au terrorisme tous les moyens technologique dont il a besoin, pour se concrétiser et s'étendre par rapport aux attaques du 11 septembre 2001, nous mettons l'accent sur la politique étrangère américaine qui nous parait injuste, arrogance et guerrière est accusée d'être l'une des causes du terrorisme car comme le pense MAHMUD et KHADIR, au lendemain des évènements du 11 septembre 2001, la maison blanche à choisi « la lutte contre le terrorisme » comme étant le principe majeur de sa politique étrangère... tout en oubliant que cette politique est accusée d'être la cause principale du terrorisme.

Les Etats-Unis pour ceux qui ne l'auraient pas encore compris selon l'auteur, sont les leaders par excellence du monde dit « libre ». Ce sont eux qui accordent la confiance ou la retirent, donnent leur aval ou le refusent à telle ou telle alliance, telle organisation internationale, quelques soient les parties contractantes. Leurs services de renseignement ont participé toujours au non du sacro saint principe de la « sécurité nationale américaine », au renoncement de régimes réformateurs et démocratiques issus du suffrage universel au Guatemala, en République dominicaine, au Brésil, au Chili, en Grèce, en Indonésie, en Bolivie, en Haïti.

Ces mêmes services américaines ont contribué à des actions de déstabilisation, contre des gouvernements légitimes à Cuba, en Angola, au Mozambique, en Ethiopie, au Cambodge, au Timor oriental, au Liban, au Pérou, Congo démocratique (ex Zaïre), au Yémen du sud, aux Iles Fidji... Parallèlement, les Etats-Unis ont depuis la fin de la seconde guerre mondiale, mené des interventions militaires directes, terrestres ou aériennes, contre le Vietnam le Laos, le Cambodge, le Liban, Panama, la Libye, la Somalie, l'Irak.

La liste est appelée, aujourd'hui encore à s'allonger (29(*)). Ainsi, depuis la fin de la seconde guerre mondiale et jusqu'à la veille de la deuxième guerre du golf, les Etats-Unis ont dépensé 2000 milliards de dollars pour entraîner former et équiper des armées étrangères dans 80 pays avec comme conséquence directes ou indirectes, l'organisation de soixante quinze coups d'Etats et des dizaines des dizaines de guerres civiles provoquant la mort de centaines de milliers de personnes !

En parallèle à ces investissements dans les industries de mort et de déstabilisation, les Etats-Unis se créent sans relâche des « ennemis », qu'ils diabolisent à l'extrême pour justifier leurs ingérences militaires, leurs invasion les coups d'Etat qu'ils fomentent, les guerres civiles qu'ils déchaînent, les exemples illustrant cette stratégie sont nombre et divers, peu n'importe que le pays proclamé ennemi soit réformiste, démocrate, socialiste, communiste ou islamique... il faut l'abattre. (30(*))

Il n'est pas sans intérêt de rappeler ce sinistre bilan américain chaque fois que Washington adopte une attitude menaçante ou passe à l'action contre ses ennemis désignés sans se soucier de la légalité internationale. Du coeur de ce bilan, la relation américaine israélienne occupe une place de choix.

Elle est fondée sur une alliance stratégique en vertu de la quelle les deux parties se montrent solidaire pour le meilleur, et surtout le pire, on ne saurait en dire autant des amis arabes se Washington qui sont loin très loin d'être traités sur le même pied d'égalité, plutôt que d'alliance, il conviendrait de parler en la matière de relation vassalité de protectorat.

Bref, quelle que soit l'administration en place, démocrate ou républicaine, le locataire de la maison blanche poursuit la même politique étrangère :

- Politique de « deux poids deux mesures »

- Politique de « guerre et d'arrogance » (31(*))

A. La politique de « deux poids, de mesures »

Cette politique est entièrement illustrée dans le conflit historique du proche orient mais, aussi en ce qui concerne la possession la technologie nucléaire.

a. Le conflit arabe israélien 

Les américains sont depuis cinquante sept ans, L'allié fidèle d'Israël... sans eux ce pays ne serait pas ce qu'il est et ne pourrait pas faire ce qu'il fait. Ainsi, le monde entier est venu à accepter l'idée que les américains sont « l'arbitre » tout désigné, presque nature du conflit entre Israël et les palestiniens. Au lieu d'assumer cet arbitrage avec équité et justice « l'arbitre » américain manifeste son soutien au premier ministre d'Israël qu'il soit de droite ou de gauche et quelle que soit sa politique. Celui en exercice à beau se rendre coupable des exactions les plus horribles et qui hérissent tous les défenseurs des droits et de l'homme.

Bush et des conseillés n'ont pour lui que mots aimables et sourires complices. Eux-mêmes, refusent de serrer la main de la figure emblématique des palestiniens tant qu'il n'ont pas empêché au besoin par la force leur peuple de se révolter contre eux qui le colonisent et le piétinent. Par ailleurs, les Etats-Unis fournissent aux israéliens plusieurs formes d'aides.

Dans le même ordre d'idées, le professeur DIUR justifie la cause du terrorisme international par le fait que depuis 1991 les USA se sont installés dans une position d'hyper puissance unique et ont marginalisé, de fait, les nations unies. Ils ont conduit la guerre contre l'Irak mais en revanche, ils sont demeures d'une scandaleuse particularité en faveur d'Israël, au détriment des droits palestiniens, et en faveur du trio Ouganda, Rwanda, Burundi contre la République Démocratique du Congo agressé faisant semblant d'ignorer ou d'oublier les principes fondamentaux régissant les relations interétatique. Du surcroît, malgré des protestations internationales, ils ont maintenu un incapable embargo contre l'Irak, qui épargne le régime et tue des milliers d'innocents.

Tout cela a ulcéré les opinions du monde arabe musulman et facilité la création d'un terreau où s'est épanoui un islamisme radicalisme antiaméricain.

b. La possession de la technologie nucléaire 

L'alignement systématique des américains sur les positions israéliennes ne concerne pas seulement la question palestinienne il s'élargit en réalité à toutes les questions, notamment liées au monde arabe musulman, parmi ces questions, le dossier de l'armement nucléaire.

A ce titre, Eyad Essarray écrit dans le courrier international, « pourquoi les Etats-Unis pressent ils tous les pays, notamment arabe musulmans, à adhérer au TNP (traité de non prolifération nucléaire), sans faire pression sur Israël aussi ? ». Nous posons la question autrement : pourquoi cette tolérance vis-à-vis Israël, qui possède, selon les experts, 200 bombes nucléaire et la Corée du nord, qui a déclaré officiellement sa détention d'armes nucléaires, alors qu'une guerre a été mené contre l'Iraq, en 2003, en se fondant sur des renseignements totalement falsifiées, et les pressions américaines, à grande échelle, sur l'Iran se persistent jusqu'à nos jours pour que Téhéran fait geler ses activités nucléaires, purement pacifique.

La politique scélérate du « deux poids, deux mesures » est 6 totalement claire, et n'est plus à démontrer. Il n'y a aucune changement à attendre sur ce plan : hier ressemble à aujourd'hui et de main y ressemblera désespérément. Ces inégalités créent donc, une déformation qui encourage à son tour et favorise l'extrémisme et le fanatisme, et par vois de conséquence le terrorisme.

B. Politique de « guerre et d'arrogance »

a. La politique de guerre

« De la guerre comme politique étrangère des Etats-Unis » est un recueil d'articles écrits par le linguiste américain NDAMCHOMSKY (32(*)) dans le quels, il explique le rôle directe et indirecte, de cette politique dans le déclenchement de plusieurs guerres qu'à connu le monde depuis 1985 jusqu'à nos jours parmi les champs de combats, il cite : Nicaragua, Liban, Afghanistan, Bosnie, Yémen, Soudan, Somalie, Irak, Iran...

Néanmoins, le 11 septembre 2001 allait en quelque sorte permettre à l'administration américaine de mettre de l'avant sa politique guerrière. Faisant tout d'abord de ménage en Afghanistan, elle parlait déjà de l'axe du Mal (antérieurement les Etats voyous, qui comprenait : l'Iraq, l'Iran et la Corée du nord, comme étant les ennemies du peuple américain, qu'il fallait les abattre. A cet effet, le concept « d'une guerre préventive » est introduit, pour mener la guerre contre l'Iraq en 2003. Une telle politique provoque, donc la haine et le ressentiment au sein des peuples pauvres contre les Etats-Unis qui pousse en fin du compte au terrorisme.

Avant de conclure cette paragraphe, il faut signaler que Oussama Ben Laden, le terroriste le plus recherché dans le monde était l'ami voire l'allié fidèle des Etats-Unis pendant sa guerre sainte d'Afghanistan contre l'armée soviétique. Avec l'aide américain, il a acheté de l'armes et il à recruté les volontaires qui constituent aujourd'hui Kataèb (brigades) les groupes armés de son organisation Al-Qaïda. Ainsi, les Etats-Unis abritent depuis longtemps le terroriste notoire Emmanuel constate que Haïti demande toujours son extradition... mais sans succès.

2.1.2. L'implication du réseau Al-Qaïda

Le gouvernement des Etats-Unis a vite identifié les 19 pirates de l'air comme étant responsables des attaques du 11 septembre 2001 et liés à Oussama Ben Laden.

L'enquête du FBI sur les attaques du 11 septembre 2001, opération appelée PENTTBOM, fut l'enquête la plus importante et la plus complexe de l'histoire du FBI, mettant enjeu plus de 700 agents spéciaux. (33(*)) Dans les 72 heures après les attaques le FBI avait réussi à identifier les 14 pirates de l'aire décédés. Aucun d'entre eux n'avait fait l'effort de cacher leur nom sur le vol et les registres de carte bancaire, et il n'y avait que peu de gens de descendance arabe sur les vols, le bagage de Mohamed Atta, qui n'a pas fait la connexion entre le vol de Portland vers le vol n°11 d'américain victimes, contenait d'importants indices sur les pirates de l'air et leurs intentions. Son bagage contenait des documents qui révélaient l'identité de tous les 19 pirates de l'air et apportait des informations sur leurs intentions, leur motivation et leurs expériences passées. Le FBI avait réussi à trouver des détails comme les dates de naissance, les domiciles connus ou supposés, les visas et les identités spécifiques des pilotes supposés.

Cependant vu qu'aucun de ces documents n'a été présenté 8 procès Moussa oui (connu comme le 20e pirate de l'air) as documents n'ont jamais été examinés par des experts légaux indépendants. Selon le dossier contre Za carias Moussa oui, le 27 septembre 2001, le FBI avait communiqué des photos des 19 pirates de l'air, aussi que des informations sur les possibles nationalités et sur noms de beaucoup d'entre eux.

Le jour des attaques, les services secrets américains ont également intercepté des messages liées à Oussama Ben Laden, le gouvernement des Etats-Unis avait établi que Al-Qaïda, avec Ben Laden à sa tête, était responsable des attaques, le FBI ajoutait même que les preuves reliant Al-Qaïda et Ben Laden aux attaques du 11 septembre étaient claires et irréfutables, le gouvernement du Royaume uni en était venu à la même conclusion sur la responsabilité d'Al-Qaïda et de Ben Laden pour les attaques du 11 septembre 2001, les nationalités sont les suivantes : un libanais, deux provenant des Emirats arabes unis, Mohamed Atta était de nationalité égyptienne. Tous les autres Saoudiens.

Les rapports de la commission du 11 septembre désigner Khalid Cheik Mohamed capturé en 2003, comme le cerveau opérationnel des attentats. Il précise en outre que parmi les 27 terroristes infiltrés sur le territoire des Etats-Unis en tant que cellule dormante dans le cadre de la planification des attentats, un vingtième pirate de l'air aurait été retiré de l'opération au dernier moment. Son jugement par un tribunal militaire américain dans la base navale américaine de Guantanamo avec quatre autres coaccusés a débuté le 5 juin 2008. (34(*))

Ben Laden a, dans un premier temps, nié la responsabilité de ces attentats, mais aurait revendiqué sa responsabilité directe dans l'orchestration de ces attaques dans un enregistrement vidéo affirmer authentique par la CIA. Ayman al-Zawahiri à plusieurs fois revendiqué au nom de son mouvement ces attaques et nié les théories du complot alternatif rattaché à cette événement discréditant son mouvement. (35(*))

2.1.3. Les conséquences

A. Aux Etats-Unis

Les Etats-Unis ont mis en place une série des mesures pour faire face à la menasse terroriste, certains d'entre elles sont des pratiques dérogatoires ou droit commune, légitime auprès de la population par l'état d'urgence induit par la guerre contre le terrorisme.

a. Le département de la sécurité intérieur

Alors que traditionnellement la sécurité locale est de la responsabilité des Etats fédérés, l'administration crée une nouvelle agence chargée de protéger les frontière les ports et le trafic aérien, au premier janvier 2003, le département intérieur réunissaient 22 services fédéraux, employant 18 000 fonctionnaires, et dispose d'un budget de 32 000 milliards de dollars ($).

b. Le patriote act.

Le patriote act une loi exception, limitée dans le temps. Est destiné à renforcer le pouvoir des agences gouvernementales Etats-Unis, la plus part des dispositions devait au départ être après le 31 décembre 2005 est voté par le congrès à la quasi unanimité de 26 octobre 2001.

c. Retombées économiques

La plus part des analystes considèrent que les attentats du 11 septembre ont été à l'origine d'un ralentissement économique significatif. Selon le « WOLD ECONOMIC REPORT » du fonds monétaire international de décembre 2001 cité par le site wikipedia.org l'US national income and products acconts évalue les destructions et les dépenses qui leur sont directement liées après le 11 septembre, à 24,1 milliards de dollars ($), plus de 40.000 milles employés se sont retrouvés au chômage et des milliers d'entreprises ont disparu ou subi des pertes considérable suite à la destruction de centre d'affaires, qui était un des plus actifs de la planète. (36(*)).

d. La prison de Guantanamo

Le camp militaire de Guantanamo, situé sur l'île de Cuba a été transformé en prison pour étrangers présumés terroristes suite à la guerre d'Afghanistan, ses premiers occupants ont été les combattants talibans ou supposés tels ainsi que les personnes soupçonnées d'appartenance à Al-Qaïda.

Ce lieu de détention est devenu un des points les plus critiqués de la « guerre contre le terrorisme ». Ainsi les notions de « combattants ennemis irréguliers » et leur incarcération Guantanamo sont contraires au droit international public.

L'ONG Amnesty International a critiqué à de nombreuse reprise la détention hors de tout cadre juridique national ou international, d'individus capturés par les forces armées étasuniennes, que ce soit à Guantanamo ou dans d'autres « sites noires » situés hors du territoire américain. La détention sans limite et dans des conditions jugés dégradantes, les procédures dans lesquels sont jugés certain prisonniers, et les actes de tortures pratiqués sur des prisonniers sont autant de points qui sont dénoncés par de nombreux gouvernements et ONG.

B. Conséquences dans le monde

Le conseil de sécurité des nations unies renforce la coordination entre les trois comités crées pour lutter contre le terrorisme et chargés de surveiller l'application de ses résolutions par les Etats membres, les trois comités concernés sont : le comité des sanctions contre Al-Qaïda et les talibans crée par la résolution 1267 en 1999 appelé aussi comité 1267, le comité contre le terrorisme crée par la résolution 1373 en 2001 et le comité sur la non prolifération des armes de destruction massive crée par la résolution 1540 en 2004.

C. Autres Etats appliquant cette doctrine

D'autres Etats a déclaré que leurs propres actions relevaient de la guerre contre le terrorisme.

a. La République Populaire du Chine

Le gouvernement communiste de Pékin a engagé une politique de répression et de discrimination à l'encontre des populations ouïgours musulmanes émeutes dans la province à majorité musulmane du Xinjiang, plusieurs meneurs séparatistes ouïgours ont été exécutés dans les années 1990 et au début des années 2000. Après les attentats du 11 septembre 2001, 22 ouïgours ont été arrêtés par les américains dans les camps de Ben Laden en Afghanistan, ils ont été envoyés sur la base américaine de Guantanamo, Washington a refusé de les rendre à la Chine populaire, car le Xinjiang est la seule province où l'exécution des prisonniers politiques reste communément pratique.

b. La Russie (Tchétchénie)

La guerre contre le terrorisme de George W. Bush renforce le gouvernement russe dans la seconde guerre de Tchétchénie. Entraînés dans les camps existants en Tchétchénie et en Afghanistan dans les années 1990, et financés par les capitaux terroristes internationaux de nombreux groupes nationalistes djihaddistes Tchétchènes ont en régulièrement recours aux actes terroristes dans le cadre de leur lutte armée contre la domination Russe.

Les autorités Russe affirment disposer de preuves de liens de groupes djihaddistes Tchétchène surtout de ceux de l'émis Al-Khat tab ou de Chamil Bassaiev avec des réseaux terroristes étrangers, notamment Al-Qaïda, le rapport d'information de la commission des affaires étrangères de l'Assemblée nationale française sur la coopération internationale pour lutter contre le terrorisme affirme également qu'en termes de formation des terroristes, à l'abri du sanctuaire afghan, s'est développé une nébuleuse (Al-Qaïda) avec des délai dans le monde entiers (Algérie, Tchétchénie, Balkans...) vers ce sanctuaire ont convergé des centaines de djihaddistes. Ainsi, pendant cinq à sept ans, des centaines de combattants ont été formés dans les camps afghans, avant de retourner en Europe, aux Etats-Unis ou dans leurs pays d'origines ou ils avaient à la fois la légitimité et la compétence pour diriger des cellules terroristes, n'ayant d'ailleurs plus nécessairement de liens directs avec Al-Qaïda. (37(*))

c. Israël

Israël mène depuis longtemps une politique armée contre le terrorisme islamique représenté par les mouvements Hamas et Hezbollah dont les méthodes de lutte contre l'occupation israélienne de la Palestine sont la plupart du temps des attentats terroristes.

d. Dans la péninsule arabe

Les Etats-Unis font maintenant pression sur leurs alliés notamment au moyen orient afin d'engager des réformes démocratiques, ce fut il y a longtemps le cas du Koweït après sa libération en 1991, c'est la pression du gouvernement américain qui a conduit l'Egypte à reformer son mode d'élection du président et qui a amené l'Arabie saoudite à organiser en début d'année 2005 ses premiers élections municipales en attendant d'étendre le droit de vote aux femmes aux prochaines élections.

Enfin, l'administration américaine appelle directement au retrait de la Syrie hors des fonctions du Liban et apporte dans ce sens son soutien aux mouvements libanais par le biais de ses ONG.

Des actes de terrorisme sont apparus en Irak suite à l'intervention américaine. Des citoyens de tous les continents et de toutes les religions ont aussi été prises en otage par des mouvements terroristes ou des groupes mafieux. Des actes de terrorisme liés directement à Al-Qaïda sont apparus en Arabie saoudite.

e. En Afrique

Fantassin américains et commandos marine française à Djibouti des unités militaires et des Etats-Unis apportent un soutien logistique, aide à la formation des forces locales et offre des renseignements à plusieurs pays d'Afrique du nord et l'ouest (Algérie, Tchad, Tunisie, Mauritanie, Maroc, Mali entre autre pour lutter contre divers groupements terrorisme et grand banditisme) qui se trouve dans le sahel dans le cadre de la trans Sahara countes terrorisme initiative (TSCT) l'anciennement initiative pan sahel lancé en 2002.

f. En Asie

Ø Coopération policier et militaire accrue aide technique échanges de renseignement à l'inde, au Pakistan et d'autre pays ;

Ø Aide économique militaire accrue aux Philippines luttant contre une activité terrorisme dans le sud de l'archipel ;

Ø Coopération avec Singapour et d'autres états du sud-est asiatique pour lutter contre la piraterie et la menace terrorisme maritime.

g. En Europe

Ø Coopération policier et judiciaire renforcée, les services spéciaux du continent échangent quasiment toutes leur information sur les menaces terroristes en temps réel ;

Ø Opération d'interdiction maritime active en deavour suite aux attentats du 11 septembre 2001, la force navale permanente en mer méditerranée (stanaformed) de l'OTAN est déployée pour participer à la lutte antiterrorisme en escortant en autre des navires dans le détroit de Gibraltar, 1200 militaires concernés.

D. Opérations militaires

L'impact militaire le plus direct est l'invasion de l'Afghanistan désigné comme le siège opérationnel d'Alqaïda, des le mois d'octobre 2001 et le renversement du régime des talibans quelques mois plus tard par les forces armées américaines, Britanniques, Canadienne, françaises, et autres.

Un second impact militaire d'importance est l'invasion de l'Irak et le renversement du régime se Saddam Hussein en 2003 par les forces armées américaines et Britanniques. Biens que l'Irak de Saddam Hussein n'ait pas participé aux attentats du 11 septembre, le régime baasistes a été désigné par l'administration américaine comme un soutien actif du destruction massive, malgré l'absence de preuves sur le terrain, le régime de Saddam Hussein a été remplacé par un régime plus démocratique notamment par la tenue d'élection et une représentation de la majorité chiites par rapport aux su sunnites.

L'invasion de l'Irak provoquera de houleux débats à l'ONU et des manifestations à travers le monde protestant contre les véritables raisons qui seraient d'ordre économique et stratégique (indépendance énergétique vis-à-vis de l'Arabie saoudite notamment).

Section 2 : DE L'ELABORATION DE LA DOCTRINE STRATEGIQUE AMERICAINE DE DEFENSE PREVENTIVE DANS LA LUTTE CONTRE LE TERRORISME INTERNATIONAL

Le premier rapport du président Bush sur la stratégie de sécurité national, publié par la maison blanche le 20 septembre 2002, a fait l'objet d'une vive attention aux Etats-Unis comme à l'étranger et a été accueilli comme une énoncé de la stratégie des Etats-Unis dans le monde de l'après 11 septembre.

Quatre thèmes clés de la stratégie de sécurité nationale de G W Bush ont suscité des controverses.

ü Premier thème : le document prévois des actions militaires préventives contre les Etats hostiles et les groupes terroristes cherchant à ses doter d'armes de destruction massive.

ü Deuxième thème : le document annonce que les Etats-Unis ne permettront pas que leur puissance militaire mondiale soit concurrencée par un autre pays.

ü Troisième thème : la nouvelle stratégie après avoir exprimé la volonté de coopération international multilatérale, précise explicitement que les Etats-Unis « n'hésiteront pas à agir seul, s'il le faut pour défendre leurs intérêts nationaux et leur sécurité.

ü Quatrième thème : la stratégie de sécurité national affirme avoir pour but la propagation de la démocratie et des droits de l'homme dans le monde en particulier le monde musulman. (38(*))

2.2..1. La notion de l'axe du mal ou état terroriste

C'est dans son discours sur l'état de l'union en janvier 2002 que l'expression « axe of evil » ou « axe du mal » fut employée par Georges W Bush pour désigner trois Etats : l'Iran, la Corée du nord et l'Irak, accusés de soutenir le terrorisme pour le président Bush « la Corée du nord est un régime qui s'arme missiles et d'armes de destruction massive, tout en affirmant ses citoyens l'Iran cherche agressivement ces armes est exporté la terreur tandis qu'une minorité non élue réprime les espoirs de liberté du peuple iranien. L'Irak continue d'afficher son hostilité envers l'Amérique et de soutenir la terreur des Etats comme ceux-ci et leurs alliés terroristes constituent un axe du mal s'armant pour menacer dans le monde ».

Même si ces régimes ne constituent pas des modèles d'humanisme selon Frédéric ENCEL « il est fort possible qu'aucun d'entre eux n'a connus, ni même soupçonné les projets cataclysmiques d'Al-Qaïda sur New York (39(*)), en raison des divergences au plan des objectifs, des stratégies, des représentations politiques et idéologiques ou encore des appartenances et allégeances religieuse d'un Ben Laden, d'un Khatami ou d'un Saddam.

Bref ils sont trop à y perdre et pas grand-chose à y gagner vu qu'ils sont déjà dans le collimateur des Etats-Unis par le biais des sanctions plus ou moins sévères. Alors comment expliquer ce besoin de se créer des ennemis « axe du mal » vrai danger ou prétexte de l'administration Bush pour justifier sa politique en matière de lutte contre le terrorisme.

Selon Mamadou dia, la réponse pour partir nous est apportée par ENCEL pour qui cette rhétorique n'est destinée qu'à donner des autres pays tel la Russie voire la chine. Ainsi, en incluant Téhéran dans l'axe du mal » malgré le fait que ce régime sous l'impulsion réformateur Khatami présentait des signes d'apaisement à l'endroit de l'accident.

C'est la Russie que les USA cherchent concrètement à impressionner par une démarche ambivalente faites de promesse et de menace : prisent en compte des intérêts russes dans le Caucase et dans le partage de la mer caspienne tolérance des violations de droits de l'homme dans la guerre en Tchétchénie souplesse dans les négociations quant à des subventions (FMI), tous ces « avantages » soient liés selon ENCEL à un relâchement de liens avec Téhéran notamment dans le domaine nucléaire. (40(*))

De trois pays cités seul l'Iran était clairement connus pour ses liens avec le terrorisme international. Même si aujourd'hui le régime des Mollah a ratifié le traité de non prolifération nucléaire (TNP) et se défend de développer le nucléaire à des fins non civiles, les inspections menées dans le cadre de ce TNP relèvent d'après Georges Soros que « le programme iranien est en infraction par rapport aux exigences du traité » et que du point de vue des armes nucléaires « l'Iran est bien plus dangereux que l'Irak depuis plus d'une dizaine d'années ». (41(*)) Alors comment expliquer l'intérêt porte à l'Irak ?

L'une des difficultés dans cette guerre contre le terrorisme est de définir le choix de la méthode pour combattre faut il recourir à une coalition d'états ou doit il agir avant tout de la guerre des Etats-Unis ?

Il existe aussi un danger de ce que Stanley Hoffmann appelle la « pente savonneuse » c'est-à-dire une extension indéfinie de cette guerre. Depuis le 11 septembre le gouvernement américain a étendu sa guerre contre le terrorisme international en visant les Etats qui les abritent une extension plus que discutable concerne les Etats possédant des armes de destruction massive et hostiles aux Etats-Unis.

Ce qui excluait par exemple Israël, le Pakistan voire l'Inde, cela ne risquerait-il pas de fragiliser le nouvel ordre mondial instauré depuis la fin de la première guerre du golf et inciter certains pays à vouloir appliquer la méthode américain ? Les tchétchènes et contre ce qui vient de se passer en Géorgie.

Les israéliens contre l'autorité palestinienne ? Il est à noter que le déséquilibre entre l'opposition des européens à cette formule « d'axe du mal » et leur silence lorsque les Etats-Unis sont qualifiés de « grand Satan » par certains pour Amir TAHERI, il est intéressant de noter au passage que ce qui se sont élevés contre la formule de George W Bush sur « l'axe du mal » n'ont jamais cordonné l'emploi systématique par Téhéran de l'expression « grand Satan » pour désigner les USA ou lorsque le régime irakien à qualifié les américains de chien de garde de juifs. (42(*))

II.2. Le problème de la sécurité américaine et la protection des Intérêts vitaux

Lorsqu'en septembre 2002, l'Administration Bush définissait la nouvelle stratégie de sécurité de son pays, le signal était donné : qu'un revirement complet de la politique étrangère de la première puissance mondiale allait s'accomplir.

Si, comme l'affirmait MADILENE ALBRIGHT, « l'objet de la politique étrangère consiste à inclure sur les politiques et les agissements des autres pays dans un sens qui serve vos intérêts (43(*)) le président Bush s'est bien décidé à la faire appliquer.

En effet, pour lui, « nos ennemis ont clairement déclaré qu'ils cherchent à se doter d'armes de destruction et il y a des preuves qu'ils travaillent avec détermination ; les Etats-Unis ne permettant pas à ces efforts de réussir.

Nous construirons des défenses contre des missiles Balistiques et d'autres vecteurs, nous coopérerons avec d'autres pays pour empêcher nos ennemis d'acquérir des technologies dangereuses et parce que était le bon sens même et qu'il s'agit d'auto défense. L'Amérique agira contre de telles menaces émergeantes avant même qu'elles ne soient prêtes à nous frapper (44(*)) ceci montre l'importance que l'Amérique attache a sa sécurité et à la préservation de ces intérêts vitaux.

Dans le grand échiquier, l'Amérique et le reste du monde de ZBIGNIEW montre ce que doit être la politique américaine sur l'échiquier mondial en expliquant que la suprématie américaine ne peut pas durer éternellement et il s'agit de mettre en place les piliers d'un ordre mondial dans lequel les USA conserveraient une place centrale malgré le fait que d'autres pays les rejoindraient comme grandes puissances « puisque la puissance précédent des Etats-Unis est vouée à décliner au fil des ans, la priorité géostratégique est donc de gérer l'émergence de nouvelles puissances mondiales de façon à ce qu'elles ne mettent pas en péril la suprématie américaine ».

Toutes ces puissances émergentes se trouvent selon l'auteur sur le « continent eurasien ». Cet espace géographique comprend tous les terroristes compris entre Lisbonne et Tokyo, en passant par Berlin, Moscou, Tachkent, Pékin, New Dehli. C'est là que se jouent l'avenir du monde et la primauté des USA. Ce continent est découpé pour l'analyse en quatre zones : l'Europe de l'ouest, la Russie, les Balkans asiatiques (les pays du Caucase, les républiques musulmanes détachées de l'ex-URSS (Ukraine) l'Asie Chine, Japon, Inde), les relations et intérêts des USA sont donc passés en revue dans chacune de ces zones.

C'est extrêmement éclairant car Brezinski décrit très directement les intérêts américains sans les déguiser même s'il passe sous silence les moyens employés à leur service il est peu probable que l'Amérique parce que c'est une démocratie souhaite s'engager de manière permanente dans la tâche difficile absorbante et coûteuse que représente le fait de gérer l'Eurasie par le biais de manipulation et de manoeuvres politiques constantes... » Le programme américaine est donc le suivant :

Ø En premier lieu identifier les Etats possédant une réelle dynamique géostratégique capables de susciter un bouleversement important dans la distribution internationale du pouvoir. Dans le même mouvement de chiffrer les priorités que se fixent en matière de politique étrangère les élites des pays concernés et envisager les conséquences qu'auraient leurs efforts pour atteindre ces objectifs identifier les Etats les plus sensibles du point de vue géopolitique ceux qui, par leur situation géographique ou du simple fait de leur existence peuvent avoir des effets catalyseurs sur des acteurs géostratégiques plus importants ou sur les conditions régionales.

Ø En second lieu, formuler des politiques spécifiques pour contre balance les effets néfastes des politiques initiées par ces Etats : définir les moyens de les associer ou de les contrôler de façon à préserver et à promouvoir les intérêts vitaux des Etats-Unis ; élaborer une réflexion stratégique globale qui intègre et harmonise à l'échelle planétaire les diverses politiques régionales des Etats-Unis ». (45(*))

CHAPITRE 3 : ILLUSTRATION ET MISE EN OEUVRE DE LA DOCTRINE STRATEGIQUE AMERICAINE DE DEFENSE PREVENTIVE EN AFGHANISTAN ET IRAK DANS LA LUTTE CONTRE LE TERRORISME INTERNATIONAL

Section 1 : INTERVENTION AMERICAINE EN AFGHANISTAN

La guerre d'Afghanistan de l'histoire contemporaine oppose en octobre et en novembre 2001 les Etats-Unis avec la contribution militaire de l'alliance du Nord et d'autres nations occidentales (Royaume Uni, France, Canada ...) au régime taliban en Afghanistan. Cette guerre s'inscrit dans la « guerre contre le terrorisme» déclaré par les Etats Unis suite aux attentats du 11 septembre 2001 à New York et Washington (46(*)).

3.1.1. Des objectifs stratégiques de la politique américaine en Afghanistan

Tout spécialiste averti sait bien les objectifs de la coalition en Afghanistan avec l'USA en tête car l'objectif recherché a peu de rapport avec les buts affichés. Les Etats Unis n'ont jamais eu grand souci de la « démocratie » ni en Amérique Latine, ni en Afrique lorsqu'ils ont mis en place et soutenu par les armes les pires dictatures, les plus corrompues.

Il suffit de regarder une carte d'Europe et d'Asie. L'Afghanistan constitue l'un des jalons américains de la chaîne de territoires visant à encercler la Russie. L'Afghanistan jouxte l'Iran et bonde par Sud, les anciennes républiques soviétiques d'Asie centrale ; le Turkménistan. L'Ouzbékistan, le Tadjikistan, à peu de distance du Kazakhstan avec même une frontière avec la Chine. L'Afghanistan est donc un pays qui s'inscrit dans la stratégie militaire américaine.

En outre, nous disons que les véritables motifs du déclenchement de cette guerre en Afghanistan et plus généralement de la guerre contre le terrorisme visait des objectifs que je peux dire immédiats étaient de renverser un gouvernement hostile aux Etats Unis et mettre en place un gouvernement afghan favorable aux intérêts des Etats Unis. La compagnie Unocale dont le président HINID KARZAI avait déjà été un consultant pour la construction du pipeline trans-afghan devant transporter le gaz naturel du Turkménistan vers le Pakistan.

Selon Michaël Mâcher, ex-ministre britannique de l'environnement dans le gouvernement Blaire de mai 1997 à juin 2003, publié dans le journal le Monde, les Etats Unis envisageaient déjà une intervention militaire contre l'Afghanistan avant le 11 septembre 2001 (47(*)).

La BBC rapportait (le 18 septembre 2001) que NIAZ NIAK, ancien Secrétaire aux Affaires Etrangères du Pakistan, s'était fait confier par des hauts responsables du Gouvernement étasuniens, lors d'une rencontre à Berlin à la mi-juillet 2001, qu'une « intervention militaire contre l'Afghanistan aurait lieu la mi-octobre ». Jusqu'en juillet 2001, le gouvernement américain considérait le régime des talibans comme une sauce de stabilité en Asie centrale qui permettrait la construction de pipelines. Traversant l'Afghanistan et le Pakistan, pour amener le pétrole et le gaz naturel du Turkménistan, de l'Ouzbékistan vers l'Océan Indien.

Mais face au refus des talibans d'accepter les conditions des Etats Unis, les représentants étasuniens leur ont dit : ou bien vous acceptez notre offre d'un tapis d'or, ou bien nous vous enterrons sous un tapis de bombes (48(*)).

3.1.2. Objectifs stratégiques 

Installer non seulement en Afghanistan, mais dans plusieurs autres pays d'Asie Centrale des bases militaires étasuniennes d'où les Etats Unis pourront « protéger leur force » dans toute cette région, jadis la chasse gardée de l'URSS et située dans l'arrière-cour de la Chine. En ce moment, par exemple, alors que le ton de l'administration Bush monte face à l'Iran, l'armée étasunienne peut compter sur des bases militaires de chaque côté de l'Iran. ...

En ce qui concerne la « guerre contre le terrorisme », plus généralement, nous en comprenons ainsi les grandes lignes (49(*)).

Suite à la fin de la guerre froide, ressources naturelles et les marchés des régions du Globe qui étaient auparavant sous le contrôle ou l'influence de l'URSS, deviennent maintenant « ouvertes » à la convoitise des grandes forces économiques du monde : USA, Europe, Japon, Chine avec la Russie qui cherche quand même à préserver ce qu'elle peut ...

La compétition sur le strict plan économique est féroce et les Etats Unis ne sont pas assurés de l'emporter sur ce terrain. Par ailleurs, la supériorité étasunienne sur le plan militaire est absolument incontestable et sans rivale ; la tentation est ainsi très forte d'aller chercher par la force des armes ; ce que la seule compétition économique ne leur permettrait pas toujours de gagner. Le pétrole irakien étant l'exemple majeur de la dernière période.

Les idéologues néoconservateurs du Project for a New American coutumy ont clairement pressenti le rôle de la suprématie militaire étasunienne pour la réalisation de leur « projet ». Dans Rebu ding America's Défenses (50(*)), ils ont indiqué que les Etats Unis devraient accroître de façon spectaculaire leurs dépenses militaires pour rendre leur avance insurmontable sur ce plan ; se placer ainsi dans la position de mener parallèlement plusieurs fronts de guerre majeures etc. Le seul problème : à défaut d'un nouveau Pearl Harbour, la population étasunienne ne serait jamais prête à accepter un détournement aussi majeur de ressources vers le secteur militaire. Surviennent alors les attentats du 11 septembre qui constitueront le prétexte idéal pour gonfler les dépenses militaires de façon incroyable pour être en mesure de mener la guerre sans fin contre l'axe du mal.

3.1.3. Déroulement

Les Etats-Unis ont déployé plus d'un millier d'hommes en Ouzbékistan, pays qui a autorisé le stationnement de troupes américaines sur son sol. Dans l'Océan Indien, les porte-avions USS Carl Vinson et NSS Entreprise, les autres navires de guerre et les sous-marins nucléaires d'attaque se préparent à l'offensive.

Mais l'un des principaux soutiens de l'opération se situe en Afghanistan. En effet, le régime des talibans dirigés par le Mollah Omar, ne contrôle pas la totalité du territoire afghan. Certaines régions, notamment à l'Est et au Nord du pays, sont tenues par contre entre 15.000 et 20.000 résistants anti-Talibans dont l'Alliance du Nord.

L'United States Central command qui est en charge de la campagne compte enfin sur l'inégalité du rapport des forces en présence. Les talibans ne peuvent aligner que 15.000 soldats permanents et 70.000 mobilisables. Leur matériel de guerre, quelque peu vétuste, date pour l'essentiel de la guerre contre l'URSS, notamment des missiles américains (Fin 93 Sting etc.) et russes (SA - 1b, SA-18 et scud).

A cela s'ajoutent des chars soviétiques T-54 et T-55, de lance-roquettes multiples, de 4 X 4 équipés de mitrailleuses (51(*)).

3.1.3.1. Operation liberté immuable (Enduring freedom operation) 

Nous avons ouvert un nouveau front dans notre guerre contre le terrorisme». Par ces mots, le porte-parole de la Maison Blanche annonce le dimanche 7 octobre 2001, le début de l'opération « Liberté immuable ».

Des frégates et des sous-marins de l'US NAVY et de la Royal NAVY lancent une quarantaine de missiles de croisière Tomahawk sur Kandahar, Kaboul et Jalalabad. Pendant 12 jours, 25 avions de combat et 15 bombardiers B-18, B-2 et B-52 pilonnent Kaboul (notamment la centrale électrique et les bâtiments officiels), l'aéroport et le centre militaire de Kandahar, Jalalabad ainsi que les camps d'entraînement d'Oussama Ben Laden (52(*)).

3.1.3.2. Le « front uni » anti-Talibans 

L'intervention américaine s'accompagne d'une série d'opérations militaires menées en divers points du territoire par les différentes composantes du « Front Uni islamique et National pour le salut de l'Afghanistan » ; bien plus connues sous le nom d'Alliance du Nord.

Cette vaste nébuleuse regroupe les quatre principales formations militaires afghanes d'oppositions aux talibans. Le Jamaar-islam dirigé par le général Faham, depuis la mort de Massoud, comptait 9.000 soldats appartenant pour la plupart à l'ethnie tadjike vivant au Nord-est du pays. Ces forces opèrent sur deux fronts : le Nord de Kaboul et la Takhar. C'est dans cette dernière qu'ils tentent d'établir la jonction avec les troupes du général Dos ton, composée d'Ouzbeks et basées autour de Maza-i-Sharif.

A ces deux formations s'ajoutent les 2.500 rebelles hazâras, des chiites mongols et persanophones vivant dans la région de Bahrayn, ainsi que les 4.000 « Tadjiks de l'Ouest », commandé par Ismaïl Khan et stationnés autour de Chaghcharân.

Le « Front uni » tente de former un vaste croissant anti-Talibans depuis le Corridor de Wakhan à l'Est jusqu'à la frontière iranienne.

3.1.3.3. L'offensive commune

Avant le 7 octobre, de conseils et plusieurs centaines de membres des forces spéciales occidentales (très majoritairement américaines), sont dépêchés afin de préparer des actions communes auprès des divers représentants du « Front Uni ».

Mais, il s'agit surtout de rallier par différents moyens, surtout financiers, les chefs de clans encore hésitants. Les américains proposent de leur racheter leurs matériels militaires notamment les missiles sol-air, FIM-92 stringer qui leur avaient été distribués pendant la guerre contre les soviétiques. 300 millions de dollars sont même destinés à fomenter des soulèvements contre les Talibans.

Le 20 octobre 2001, les plans d'intervention se précisent. Les forces spéciales américaines et britanniques sont déployées dans la région de Kandahar. Au Nord du pays, un millier de soldats des unités d'élite américaines est stationné dans la base de Termez, à la frontière entre l'Ouzbékistan et l'Afghanistan pour aider et encadrer les forces du « Front Uni ».

Le premier objectif est de permettre aux combattants de Dos tom de conquérir la province de Bal kH, afin d'établir un accès direct avec les forces américaines basées en Ouzbékistan. Puis il s'agit de favoriser l'avancée des « Tadjiks de l'Est ».

Pour préparer cette double offensive dans l'Est du pays, l'aviation américaine organise le bombardement intensif de Mazâr-e charif et de Kaboul.

Grâce à ces dix pilonnages, les troupes de dos tom parviennent le 10 novembre 2001 à prendre le contrôle de Mazar-e Charit, provoquant la fuite de l'armée talibane. Deux jours plus tard, les « Tadjiks de l'Est » s'emparent de Herat.

3.1.3.4. La prise de Kaboul

La chute de Mazâr-e charif apparaît comme un véritable tournant dans la guerre. Elle galvanise les « Tadjiks de l'Est » dont l'avancée vers Kaboul est encore accélérée par le changement de stratégie des Talibans.

En effet, début novembre, le Mollah Omar ordonne à ses troupes de se retirer de la capitale afin de concentrer la guérilla sur les régions de Nanghaar, de Laghlman et de Kunar qui bordent le Pakistan.

Mais, pour le gouvernement américain, la prise de Kaboul risque d'être trop rapide. Les autorités américaines et l'ancien Roi Zouheir Shah tentent de convaincre les « Tadjiks de l'Est » de ralentir leur progression ; le temps de négocier la démilitarisation de la capitale et la répartition des pouvoirs entre les différentes ethnies, notamment les pachtounes, majoritaires dans le pays. Mais, les combattants tadjiks ne s'arrêtent pas : le 13 Novembre 2001, ils prennent possession de Kaboul sans réels combats.

Cinq semaines après le début des opérations militaires, le régime des talibans est renversé. Plusieurs milliers de talibans ont été tués ou faits prisonniers tandis que 3.700 civils ont péri dans les combats.

Début novembre 2001, différents pays parmi lesquels les Pays-Bas, l'Allemagne et le Japon annoncent, à la demande des Etats-Unis et du Royaume-Uni, qu'ils vont eux aussi apporter une aide militaire (53(*)).

3.1.3.5. L'après guerre et la situation actuelle en Afghanistan

En décidant de bombarder puis d'occuper l'Afghanistan à la suite des attentats du 11 Septembre 2001, les Etats-Unis ont lancé la première campagne de leur guerre contre le terrorisme, une guerre dont le Président George W. BUSH a annoncé qu'elle serait longue, bien au-delà de son mandat présidentiel. Cette stratégie d'union contre un ennemi aux contours incertains a permis à Washington de nouer des alliances avec des régimes peu respectueux des droits de la personne Pakistan, Algérie, Chine ou de cautionner des politiques répressives comme celle menée par la Russie contre le peuple tchétchène.

Le bilan de la guerre d'Afghanistan, sans même évoquer son coût humain, suscite un certain trouble. Malgré l'élection présidentielle du 9 octobre 2004, l'autorité de M. Hamid KARZAI reste limité, tandis que sa propre protection dépend de gardes du corps étranger. Les droits humains notamment ceux des femmes continuent à être bafoués. Les talibans poursuivent leurs actions armées.

Nombre de chefs d'Al-Qaïda, restent introuvables, dispersés à travers le monde ou abrités dans les zones tribales de l'Afghanistan (54(*)).

D'autre part, la guerre de Washington contre l'Afghanistan a été condamnée par les opinions publiques du monde musulman et elle a alimenté les visions les plus extrémistes, notamment au Pakistan. Lors des élections législatives d'octobre 2002, dans ce pays, et malgré les manipulations du Général PERVEZ MUCHARRAF, les groupes islamiques se réclamant de la même idéologie que les talibans ont obtenu d'incontestables succès, notamment dans les provinces frontalières de l'Afghanistan.

Le pays se trouve effectivement encore en plein état de guerre, une ONG a publié, il y a quelques semaines un rapport sur la sécurité dans lequel elle désigne l'année 2004 comme le début de la guerre en Afghanistan. De plus, il était écrit que nous savions maintenant que les talibans n'avaient pas été vaincus en 2001 mais qu'ils avaient seulement entamé un repli stratégique. Ils ont raison. La guerre a lieu dans chaque coin de l'Afghanistan.

Une autre fabrique à penser a donné un rapport dans lequel elle estime que 54 % de l'Afghanistan sont dans les mains de la résistance et le reste dans les mains de l'OTAN, respectivement des américains et du gouvernement actuel. Même Kaboul est maintenant un champ de bataille. Des attentats suicides ont souvent lieu, il n'y a aucune sécurité. La semaine dernière seulement, ils ont commis un attentat contre cet hôtel de luxe au centre de Kaboul. Il est situé juste à quelques centaines de mètres du palais présidentiel.

Si même cet endroit-là n'est plus à l'abri, alors la sécurité n'existe nulle part.

Le problème, c'est que les forces armées américaines et de l'OTAN ont toujours vu la solution pour l'Afghanistan dans des opérations militaires. Ils n'ont pas compris qu'on ne peut pas vaincre l'Afghanistan au moyen de fusils et de bombes. De cette manière, la population devient davantage encore un adversaire et une véritable résistance se développe. S'ils avaient investi l'argent qu'ils ont dépensé pour bombarder et tuer la population afghane, il y `aurait de l'espoir pour l'Afghanistan. Alors, il y aurait une perspective et un espoir de stabilité.

Mais au lieu de cela, les dépenses militaires dépassent celles pour le développement de 900 %. Il y a un soldat étranger pour 746 afghans, mais seulement un médecin pour 7.066 afghans. Tout est taillé pour les opérations militaires. Rien n'a été fait, rien n'a été atteint où l'on pourrait dire qu'il y a quelque chose de positif (55(*)).

Je me pose la question si la guerre d'Afghanistan peut-elle être gagnée ? La réponse simple est « non ». Du moins si l'on s'en tient à l'hypothèse d'une victoire militaire de la FIAS, c'est-à-dire principalement les Etats Unis et leurs alliés occidentaux.

Aucune intervention étrangère n'a jamais réussi à triompher d'une guérilla sur sol afghan, et l'OTAN ne fait que vérifier cet adage maintes fois prouvé par l'histoire.

Les troupes étrangères ont été accueillies en libératrices en 2001 par une partie de la population afghane opposée au pouvoir des talibans. Sept ans plus tard, pourtant, elles sont de plus en plus vécues comme des forces d'occupation étrangères et l'action des talibans réorganisés à partir de leurs sanctuaires au Pakistan, est de plus en plus audacieuse et efficace.

Premier raison, l'échec relatif de la reconstruction de l'Afghanistan, la corruption et l'inefficacité de l'administration KARZAI et l'oubli progressif des raisons pour lesquelles tout cela a commencé, c'est-à-dire le règne obscurantiste des talibans. S'y ajoute le fait que toute l'attention s'est déportée vers l'Irak à partir de 2003, la faute majeure de l'administration Bush, laissant la situation en Afghanistan se détériorer lentement et sûrement sans que personne ne soit en mesure de tirer la sonnette d'alarme.

La situation actuelle est dans une spirale d'échec ; échec humanitaire doublé d'un échec militaire. Faut-il pour autant plier bagage et partir, en laissant le terrain libre aux talibans ? Le véritable échec serait de ne pas proposer de stratégie alternative entre ces deux extrêmes poursuivre sans changement une guerre ingagnable, ou se retirer purement et simplement en laissant la victoire aux intégristes.

Section 2 : L'INTERVENTION DE LA COALITION AMERICAINE EN IRAK

Cette guerre opposa l'Irak à une coalition menée par les Etats Unis à partir du 20 mars 2003. Sa fin advint couramment en avril pour être officiellement proclamée le 1er mai 2003 par le Président américain George W. BUSH, sous la bannière mission accomplie.

Le conflit a toutefois été prolongé par une guerre civile combinant résistance à l'occupant, terrorisme et lutte entre les composantes sunnites chiites et Kurdes de la population. Les raisons invoquées étaient principalement :

- Lutte contre le terrorisme, l'Irak étant présenté comme un Etat soutenant Al-Qaïda, responsable des attenants en Afrique et des attentats du 11 septembre 2001 ;

- L'élimination des armes de destructions massives qu'étaient censés détenir l'Irak ;

- Détermination des USA dans la deuxième guerre de 2003.

De plus, certains éléments provoquent des interrogations sur les motivations réelles de l'intervention comme :

a) Les liens entre les néoconservateurs au pouvoir à Washington et des entreprises d'exploitation pétrolières notamment les groupes CARLYE, ERON, HALLIBURTON ENRGY SERVICES et UNOCAL (dont HAMID KARSAI fut l'un des conseillers) ;

b) Les liens entre les néoconservateurs au pouvoir à Washington et la formule Ben LADEN ;

c) La décision de l'Irak de ne plus faire valoir son pétrole contre les devises en dollars, mais en Euro ;

d) Les liens entre les néo conservateurs au pouvoir et des entreprises sous traitantes de l'armée (dont Haliburton).

3.2.1. Les objectifs stratégiques

La campagne pour désarmer et détruire la capacité militaire de l'Irak est partie prenante de la stratégie impérialiste d'affaiblir les pays qui sont leurs futurs adversaires et pour les empêcher de se procurer des armes de dissuasion. Les menaces de DONALD RUNSFELD de déclarer la guerre à la Corée du Nord visaient à empêcher le développement de moyens militaires capables de s'opposer à l'invasion américaine. L'appui des Etats clients des Etats Unis au Moyen Orient (Koweït, OMAN) et de leurs alliés israéliens assurera le succès de l'entreprise américaine.

L'offensive militaire se base sur le monopole de la possession par Washington des armes de destruction massive et de leurs efforts pour empêcher les autres pays de les développer. A ceci, il convient d'ajouter un autre élément très important à côté des armes de destructions massives, la grande stratégie américaine a pour ambition de contrôler les axes d'approvisionnement en hydrocarbures que sont la Caucase et le Moyen-Orient.

Certains supposent également que la guerre en Irak peut être considérée comme une guerre préventive contre la Chine dont l'ambition est promise par sa faiblesse énergétique. Les Etats Unis voulant encercler la Chine par le contrôle de gisements pétroliers mais aussi par le biais d'évolutions démocratiques (Mongolie, Kirghizie) (56(*)).

3.2.2. Les enjeux de l'intervention en Irak

Comme nous pouvons le constater, la guerre de 2003 avait d'autres enjeux ; ceci peut se justifier du point de vue économique, politique et stratégique.

3.2.2.1. Du point de vue économique

Selon le Sénateur américain Phil GBAM, trois raisons majeures ont été avancées sur les origines du conflit en Irak dont nous pouvons citer :

- La doctrine WOLFOWITZ. Cette doctrine consiste à faire une démonstration de la force à fin de dissuader tout pays de s'opposer à l'avenir de la superpuissance américaine.

- La doctrine Perle veut profiter du conflit en Irak pour remodeler le Proche Orient.

- Enfin, la doctrine qui prône la prise des contrôles des ressources énergétiques.

Il faut noter que plusieurs objectifs sont liés à cette dernière qui prône la prise de contrôle des ressources énergétiques. Il s'agit tout d'abord que les USA en tant que premier importateur mondial du pétrole (9,8 millions de barils par jour en 2000 soit la moitié de leur consommation contre 5,5 millions au Japon ou 2,7 millions en Allemagne, doivent s'assurer de leur propre approvisionnement. Par la même occasion, les américains auront la main mise sur la fourniture de pétrole des autres pays importateurs et pourront de ce fait exercer de pression sur leur gouvernement. (57(*))

Enfin, la guerre permettra aux compagnies pétrolières américaines d'accéder au pétrole irakien comme pour être celui dont le coût d'exploitation est plus bas et dont le blocus du pays les avait privés au profit d'entreprises Françaises, Russes ou Chinoises.

A sujet, le Président Georges W.BUSH et son Vice-président Dick CHENEY, issus de l'industrie pétrolière ont gardé de nombreux liens avec elle et connaissent très bien l'enjeu des gisements irakiens.

C'est ainsi qu'un expert pétrolier au nom de Christoph MARGERIE, directeur général de l'exploitation production de total expliquerait en effet que le coût d'un baril de la mer caspienne oscille ou varie entre 7 et 8 dollars ; le brut irakien coule pour environ 70 cents.

Si l'embargo de l'ONU sur Irak était levé dans la situation actuelle sous changement de régime politique, les compagnies américaines seraient en très mauvaise position pour pouvoir exploiter le pétrole irakien.

A ce problème du pétrole, il faudrait aussi ajouter le problème de la monnaie de référence. A la fin de la seconde guerre mondiale, afin d'éviter des problèmes rencontrés avant le conflit, la Conférence de Breton Wood instaurait la convertibilité en or de monnaie. Les banques centrales se devaient et possédaient de réserves d'or suffisantes pour assurer la conversion de leur devise.

Mais en 1971, l'administration Nixon décida de sortir du système, remplaça ainsi l'étalon or par le dollar qui devenait une monnaie fiduciaire, une monnaie par excellence. Actuellement, deux tiers de réserves mondiales de la banque centrale sont constitués de dollars, plus de la moitié des échanges commerciaux sont libellés en dollars. Et le seul pays autorisé à émettre le dollar est les Etats Unis d'Amérique.

Ainsi, dans une certaine mesure, depuis 1971, le commerce mondial est devenu un enjeu dans lequel les USA produisent le billet vert ; tandis que le reste du monde produit les biens que le dollar peut acheter. Cela étant, le dollar est la monnaie de référence pour les transactions pétrolières. Mais il faudrait signaler que le 30 octobre 2000, le Comité de sanction de l'ONU a autorisé l'Irak à libeller en Euros et non en dollars. Cette situation n'a pas arrangé les américains et vont chercher à tout pris de bloquer cette opération. Mais, le note un expert de la Commission de Sanction de l'ONU, il n'y a pas de base juridique pour bloquer la demande irakienne.

La décision irakienne a pris effet le 06 Novembre de la même année. Les pays décidaient peu de temps après de convertir à leur tour en cours les 10 millions de dollars. Cette situation considérée comme avant tout politique de Bagdad en l'encontre de Washington s'est avéré économiquement fort ; profitable à l'euro au détriment du dollar américain. Cela étant, la question qui se posait alors, était celle de savoir si d'autres pays suivaient l'exemple de convertir leurs avoirs en euros. Ce qui serait le pire cauchemar de la réserve fédérale américaine surtout lorsque l'OPEP décide dans son ensemble de faire de l'Euro la monnaie de transaction pour son commerce pétrolier.

Au regard de tout ce qui précède, l'économie des USA est intimement liée au rôle du dollar comme monnaie de réserve et comme monnaie de change. Et si les principaux pays exportateurs de pétrole et de gaz décidaient de procéder à la conversion de tout ou partie de leur vérité en euro, les pays consommateurs seraient amenés à vendre une partie de dollars de leur réserve pour acheter des euros.

Les besoins mondiaux de billets verts diminueront, le cours du dollar reposant en grande partie sur son hégémonie chuterait, privant ainsi les pays de leur bien d'exportation. Le contre coût serait phénoménal pour l'économie américaine privée de son contrôle monétaire et commercial mondial. Ce qui empêcherait les américains d'assurer leur profession impérialiste. C'est l'une des raisons au-delà du contrôle ou d'une main mise sur le levier économique irakien qui a poussé les américains de mener une guerre sans avoir l'aval des Nations Unies.

3.2.2.2. Du point de vue politique et stratégique

Au-delà de l'obsession énergétique qui est liée à la motivation politique et stratégique, pour les américains, la guerre contre l'Irak permettrait à renforcer la démocratie dans la région du Golf persique.

Pour eux, une fois le changement de régime politique intervient à Bagdad, il y aura une mise en place d'une démocratie représentative en Irak. Le contingent démocratique en Irak entamerait la chute des régimes autocratiques de la région du Golfe.58(*) Pour les USA, il convient de forger un modèle politique et économique de prospérité qui battra en brève la dérive islamiste. C'est surtout de la mise en marche de l'armada contre l'Irak. Nous comprendrons qu'à la lumière de ce qui précède, la deuxième guerre de l'Irak n'avait pas une raison d'être.

3.2.3. Déroulement et issue de la guerre de 2003

Quelques heures après la fin de l'ultimatum de 48 heures du Président américain George W. BUSH, qui demandait au Président irakien Saddam Hussein ainsi qu'à ses fils OUDAI et QUASAY de quitter l'Irak, les Etats Unis ont lancé des missiles sur Bagdad.

L'Irak a répliqué en envoyant 6 missiles sur Koweït qui n'ont fait ni victime ni dégâts ; puisqu'ils ont été interceptés par les systèmes anti missiles PATRIOT.

La stratégie de la coalition a consisté, d'abord en des bombardements ciblés et répétés de la Capital irakienne et d'autres villes importantes, visant à la fois à terroriser les irakiens, l'espoir de la coalition. Les bâtiments les plus bombardés ont été les édifices du Parti Baas ainsi que les installations militaires et de communication irakiens.

Parallèlement aux bombardements, trois divisions de l'US ARMY, une de l'NK maritime Corps et une division blindée de la British Army composant 100.000 hommes de troupes et des milliers de blindés. Sous le commandement de l'Uni Ted States Central Command sont entrés dans le pays essentiellement par la frontière Sud et affronté les 17 divisions de l'Armée irakienne et les diverses milices tels les Fedayins de Saddam.

Des combats ont été menés pendant plusieurs jours dans les villes de l'Oum Qasr et de Bassora, la résistance des irakiens dans les villes étant forte que celle que l'Etat Major de la coalition n'avait escomptée. L'Infanterie américaine a ensuite cherché à contourner les villes dans sa marche vers Bagdad.

L'objectif était de prendre le plus rapidement possible le point central du régime en espérant qu'une chute de la capitale entraînerait la réduction des foyers de résistance partout ailleurs. Après environ trois semaines de combat, l'armée américaine a pénétré dans Bagdad, menant des attaques contre des bâtiments symboliques du gouvernement irakien alors que le premier plan du pentagone prévoyait de parvenir à 80 Km de la Capital après seulement 47 jours.

L'armée américaine a pris le contrôle de la Capital avec une série de raids blindés qui ont basculé une faible résistance mal organisée de groupe paramilitaire. L'armée régulière irakienne n'ayant, sauf exception, pris aucune initiative. Le régime de Saddam Hussein est tombé dans les jours suivants. Les dernières proches de résistance armée n'ont alors pas tardé à tomber.

Les troupes de la coalition ont ensuite cherché les hauts responsables du gouvernement irakien (réunis symboliquement dans un jeu de carte). Si certains ont pu être capturés rapidement, une partie importante des dignitaires irakiens est demeurée longtemps introuvable, en particulier les deux fils de Saddam Hussein UDAI et QUSAI (tués tous deux le 22 juillet 2003).

En février 2004, sur les 55 plus hauts dignitaires de l'ancien régime, seuls 11 étaient encore en fuite. Saddam HUSSEIN a quant à lui été capturé dans une cave par l'armée américaine à Tikrît dans la nuit du 13 au 14 décembre 2003 avec l'aide des Kurdes.

Une des grandes premières de cette guerre a été sa très médiatisation. Certains journalistes étaient présents aux premières lignes, aux côtés des troupes de la coalition, ou dans des zones potentiellement dangereuses. Des images du front étaient diffusées vingt quatre heures sur vingt quatre. Seuls les journalistes embarqués avaient directement accès au front : leur neutralité a été mise en cause pour des raisons psychologiques. De plus, les armements modernes permettant des attaques distantes ne permettaient pas de voir les combats.

Ainsi, malgré une forte médiation, les dommages collatéraux ne sont pas bien évalués. La fin de l'opération de guerre conventionnelle fut Orchestrée lors du discours du président prononcé le 1er mai 2003 sur le pont d'un porte-avion nucléaire lequel on pouvait lire la bannière mission accomplie. Le Président américain le prononça sur un ton victorieux après avoir atterri d'un LOCKHEDS-3 VICKING.

3.2.4. Polémique à propos des armes de destruction massive

Actuellement, aux Etats Unis et Royaume Uni, plusieurs enquêtes sont en cours afin de déterminer les responsabilités à propos des fausses informations sur la présence d'armes de destruction massive en Irak, raison qu'avaient invoquée les Etats Unis et le Royaume Uni pour justifier leur intervention armée.59(*)

La C.I.A. est mise en cause. Des équipes de la C.I.A. ont été envoyées en Irak pour trouver des preuves, après plus de deux mois de recherches infructueuses.

Différentes commissions s'ouvrent au courant juillet 2003, au Royaume Uni et aux Etats Unis à propos des faux documents sur la présence d'armes de destruction massive soumis par ces gouvernements à leurs populations. Le 22 juillet 2004, DICK CHEYNEY, Vice-président américain, réaffirme que le régime de Saddam Hussein est lié au réseau terroriste Al Qaeda. Il maintient également que l'Irak possède toujours des programmes d'armes de destruction massive, et que Saddam Hussein avait l'intention de développer des armes de destruction massive, bien que peu des preuves aient été découvertes après plus de six mois de présence sur le territoire irakien par l'armée américaine et ses alliés.

Le 23 janvier 2004, David Kay, chargé de recherche des bombes des destructions massives en Irak, par le gouvernement des Etats Unis, démissionne et proclame qu'il n'y a pas eu d'armes de destructions massives produites depuis la fin de la première guerre du Golf tout en ne condamnant pas l'intervention militaire.

Georges TERRET, Directeur de la C.I.A. nomme un remplaçant Charles DUELFER. Colin POWER confirme également qu'il y a peu des chances pour qu'il ait eu des armes de destruction massive en Irak peu avant cette démission. Le Premier Ministre britannique Tony Blair confirmait sa conviction de la présence d'armes de destruction massive en Irak devant les journalistes.

Le 12 janvier 2005, le Porte-parole de la Maison américaine de recherche d'armes à destruction massive en Irak, déclare sans n'avoir trouvé aucune trace des armes prohibées.

3.2.5. L'après guerre et le processus de reconstruction de l'Irak et du retrait des troupes étrangères

Après leur victoire, les troupes de la coalition ont cherché à stabiliser la situation en Irak en installant un gouvernement militaire provisoire puis le 28 juin 2004, Paul BREMER, Administrateur d'occupation transmet la souveraineté au gouvernement intérimaire irakien, deux jours avant la date prévue afin d'éviter les attentats.

En outre, l'impréparation de l'après-guerre, la désorganisation de coalition, les erreurs des stratégies changeantes ont créé en Irak une obsession de l'insécurité qui limite toute possibilité de reconstruction. Le processus politique est décalé par rapport aux attentes des populations, les organisations internationales sont peu présentes et les services de sécurité irakien encore incapable de prendre le relais.

Cependant, cela a rendu extrêmement sibyllines les conditions amenées à régir le marché irakien de la reconstruction dans l'avenir proche. L'Irak regorge, en effet, de perspectives pour la reconstruction amenées à bénéficier tant à ce pays qu'aux partenaires internationaux qui pourraient y être impliqués.

Mais, c'est le déclic pour le blocage de la situation qui demeure absent pour l'heure. Reste donc à savoir si, au courant de l'année 2008, les événements auront pu évoluer vers des horizons plus prometteurs dans le pays. Ce qui, au dire, notamment des organisations activement engagées dans le suivi de la reconstruction de l'Irak, et au vu de la nature des tensions politiques entretenant différents acteurs du pays, reste bien loin d'être acquis.

Les néo conservateurs étaient persuadés qu'ils pourront construire une démocratie qui aura valeur d'exemple pour tous les peuples de la région. Les uns et les autres préfèrent ignorer les mises en garde des spécialistes du Département d'Etat qui savent, eux, que l'Irak, mosaïque des tribus et de communautés, est un pays compliqué. ...

Au lendemain de la chute du despote, les vainqueurs font le ménage. L'armée de Saddam est démantelée, les services de sécurité sont liquidés, les membres du Parti Baas écartés des emplois publics. Cette politique dynamite les structures de l'Etat et précipite la minorité sunnite, longtemps privilégiée, dans l'opposition.

Un mouvement insurrectionnel se développe en partie instrumentalisé par Al-Qaïda qui a trouvé là un nouveau terrain de bataille contre Washington.

Le pays s'enfonce dans la violence. Les conflits se juxtaposent ; les sunnites se battent contre les américains et les chiites, puis entre eux ; les chiites contre les sunnites, tout en se déchirant également entre factions rivales. D'autres acteurs extérieurs interviennent : l'Iran parraine l'expansionnisme chiite. L'Arabie Saoudite cherche à le contrer. Les appels de Washington à la « réconciliation nationale » reste lettre morte ». La tentative de reconstruction politique sous occupation était vouée à l'échec. Elle a enfermé le pays dans un cercle vicieux, résume Jean Pierre LUIZARD, chercheur au CNRS.

Depuis mars 2003, 4.000 soldats américains ont été tués en Irak et 29.000 blessés. Le nombre des victimes irakiens de la guerre n'est pas connu avec précision. Il est estimé à plus de 150.000 par l'Organisation Mondiale de la Santé (OMS). La violence a cependant diminué ces derniers mois. Selon de récentes statistiques américaines, les attentats ont fait en moyenne 60 morts par jour en janvier contre 180 en juin 2008.

La statistique a-t-elle changé ces derniers mois ? Depuis novembre 2007, la violence a baissé d'un cran. Reste à savoir si cette accalmie relative sera durable. Enfin, pour ce qui est du retrait de troupes américaines, elles quitteront l'Irak d'ici 2011. L'accord de sécurité des Etats Unis a été approuvé par le gouvernement irakien au terme de deux heures et demie de réunion. Le texte qui comporte 31 articles a été largement approuvé par les 27 ministres sur les 28 présents ; les dix autres étaient absents ou excusés.

La majorité requise a pu être réunie. Le Premier Ministre irakien, Nourial MALIKI, a pu compter sur le soutien des partis Kurdes et de la coalition chiite ainsi que sur une majorité des ministres indépendants et une partie des responsables chiites. Ce nouvel accord prolonge donc la présence américaine de trois ans, alors que le mandat de l'ONU auquel elle est soumise arrive à échéance le 31 décembre 2008.

« Ce n'est pas l'accord idéal mais c'est le meilleur comparé aux autres alternatives. Un long chemin a été parcouru depuis le premier texte (...) qui était inacceptable », a déclaré l'un des ministres, M. Fahmi. De son côté, le mouvement du leader chiite, Moktada Sadr s'oppose très fermement au texte. « Nous sommes surpris et étonnés par ce vote qui est une suggestion à l'occupation », a déclaré un des responsables, Hazim al-Aaraji, ajoutant qu'une grande manifestation aurait lieu et a eu lieu.

Négocié pendant près d'un an, l'Accord prévoit un premier départ des 150.000 soldats américains, répartis sur plus de 400 bases et sur tout le territoire d'ici 2011. Le texte doit encore être transmis et discuté au Parlement avant le vote qui interviendra le 24 novembre. Il sera ensuite entériné par la présidence collective, le Conseil présidentiel. Puis, M. MALIKI opposera sa signature au côté du Président américain George W. Bush.

CRITIQUES ET SUGGESTIONS

Après la guerre d'Afghanistan dans la lutte contre le terrorisme en 2001, le Ministre américain de la Défense, Donald Rumsfeld, assignait trois objectifs à la guerre d'Irak :

- Protéger les peuples américains contre les armes de destruction massive irakiennes ;

- Anéantir les terroristes en Irak ;

- Apporter au peuple irakien la liberté et une aide humanitaire.

La question que nous devons nous poser est de savoir si un tel projet avait la moindre chance de résoudre le conflit dans l'intérêt du peuple irakien et d'améliorer la sécurité dans le monde. Ce qui s'est passé depuis le début des hostilités permet d'affirmer avec certitude ce qui suit :

« La guerre n'avait rien à voir avec des armes de destruction massive, car il n'y en avait pas ; on n'a pas trouvé non plus de terroristes et le peuple irakien n'a guère bénéficié jusqu'ici de la liberté et de l'aide humanitaire. Finalement, la sécurité dans le monde s'est considérablement dégradée »

La plupart des membres du Conseil de Sécurité de l'ONU se sont opposés fermement aux projets de Résolution sur la guerre Anglo-américaine. Ils ont forcé Washington et Londres à reconnaître que leur politique ne serait pas cautionnée par la communauté internationale.

L'ONU s'en est tenue au droit international de la Charte des Nations Unies et affirmé son statut de gardienne de la paix. La période qui nous sépare de la fin de la guerre en avril 2003 est trop courte pour mesurer complètement l'importance historique de cette décision du Conseil de Sécurité. Mais, pour l'avenir de l'institution, il s'agit là d'une date clé, bien que l'opinion mondiale ait souhaité un refus plus net et plus critique de la démarche monstrueuse de l'Amérique.

Le cavalier, seul, contraire au droit international de deux membres fondateurs des Nations Unies entrera dans les annales mondiales comme une erreur tragique. Parmi les raisons de cet échec, il n'y a pas seulement les conséquences catastrophiques pour le peuple irakien et l'affaiblissement des Nations Unies ; mais à long terme, l'erreur anglo-américaine conduira à une dangereuse extension du terrorisme dans le monde entier. Quiconque ne se préoccupe que des symptômes de la résistance internationale à l'hégémonie occidentale avant tout américaine et ne veut pas voir les raisons de la colère des peuples ne contribuera jamais à mettre un terme au terrorisme ; il ne fera que l'attirer.

Ce qu'il faut, c'est respecter la dignité humaine, la tolérance religieuse, comprendre les souffrances et désespoir des pauvres. Il s'agit de mettre en pratique les principes des conventions des droits de l'homme, notamment la démocratie et le partage des richesses, L'économie mondiale permet de satisfaire les besoins de tous. Cela n'a rien à voir avec l'idéologie ; c'est une simple question de justice. Si l'on n'applique pas ces principes, les choses ne s'amélioreront pas et on n'aboutira pas à une paix durable (60(*)).

Ceux qui, malgré la situation très précaire du monde, ne s'opposent pas à l'actuelle politique américaine se rendent responsables de ses conséquences. Il est inhumain de ne pas prendre au sérieux les personnes respectables qui s'opposent aux visées impérialistes du gouvernement américain, de les taxer d'anti-américanismes. C'est un acte de désespoir purement émotionnel, car il ne repose pas sur des arguments rationnels.

En effet, à ce compte-là, une grande partie de la population des Etats Unis serait devenue anti-américaine.

La politique de l'Administration américaine est exposée clairement dans les documents intitulés : « Projet pour un nouveau siècle américain ». Etant donné que cette politique, vraiment qui contient des germes d'auto destruction, il est difficile de comprendre l'attitude de Washington et à plus forte raison de l'apprécier. Et pourtant, c'est nécessaire si l'on veut protéger le monde de l'extrémisme et de ses conséquences.

L'âme américaine a été profondément ébranlée par l'attaque du 11 septembre 2001. Ce jour-là, les américains se sont rendu compte, de manière tragique, qu'ils n'étaient pas vulnérables seulement aux plans moral, économique et politique. Les amis de l'Amérique doivent faire comprendre à son gouvernement que le pays devra payer le prix élevé de sa politique hégémonique égoïste aussi longtemps qu'il ne l'abandonnera pas et ne réintégrera pas la communauté internationale.

La collaboration, pendant de longues années, avec des dictateurs, y compris Saddam Hussein, le soutien financier accordé à des gouvernements anti-démocratiques d'Amérique Latine, d'Afrique, d'Asie et du Moyen Orient qui ne voulaient pas entendre parler des droits de l'homme, l'adaptation constante de la « vérité » aux intérêts nationaux ont eu de graves conséquences. Aujourd'hui, une forte majorité d'individus dans le monde, s'opposent à la politique des Etats Unis. Ils la détestent et ceux qui critiquent cette attitude en la taxant d'anti-américanisme ne contribuent pas à la lutte contre les deux grands défis de notre temps : le fondamentalisme et l'impérialisme ».

Répétons-le, en tant que superpuissance, les Etats Unis ont non seulement le devoir de combattre le terrorisme par la force des armes mais aussi celui de comprendre les causes du terrorisme. Ils doivent notamment mieux comprendre les particularités culturelles des autres peuples, accepter la diversité ; admettre que d'autres valeurs et croyances sont également valables et aider politiquement et économiquement à réduire la pauvreté dans le monde.

Les événements d'Irak, depuis la guerre d'avril 2003, qui étaient contraire au droit international, indiquent que le gouvernement américain et le gouvernement qu'il a installé à Bagdad ne sont pas disposés à corriger cette politique. Le chaos augmente de jour en jour. La population attend toujours l'amélioration promise de ses conditions de vie. L'approvisionnement en électricité au plutôt empiré, l'approvisionnement en eau et l'évacuation des eaux usées s'est à peine amélioré. Le chômage dépasse les 50 %. L'insécurité empêche une vie normale. De nombreux parents n'envoient pas leurs enfants à l'école parce qu'ils craignent des incidents. Il semble que le nombre des conflits ethniques et religieux ait augmenté sans qu'on sache qui les déclenche. Les attaques de l'armée américaine contre des communautés entières comme à Falloujah, Ba'qubah et Tikrît, et les arrestations massives de supposés résistants ont encore renforcé la colère populaire.

La question qui se pose de manière de plus en plus pressante aux irakiens, aux forces d'occupation et à la communauté internationale est de savoir ce qu'il faut faire pour mettre fin au chaos. Ce qu'on peut dire d'emblée, c'est que ce sera extrêmement difficile. Washington doit reconnaître que la solution américaine pour instaurer la paix en Irak a échoué.

L'Europe doit abandonner sa position de retrait et s'engager en faveur de la reconstruction, de la lutte contre le dangereux désordre global, d'une approche multilatérale des conflits internationaux et finalement, à plus ou moins longue échéance, d'un renouveau des relations transatlantiques. On ne peut qu'approuver ce qu'a déclaré récemment le <Président Bush, à savoir que « le prix de l'indifférence serait catastrophique ». L'histoire de la communauté transatlantique est parsemée de crises internes, marquées par un manque de consultation et d'unité entre les membres. Toutefois, dans le contexte de la guerre froide, les membres ont su outrepasser les tensions internes au nom de la préservation du monde libre et de la lutte contre la menace soviétique.

La chute de l'URSS et quelques décennies plus tard, les attentats terroristes du 11 septembre 2001, viennent articuler une nouvelle dynamique au sein des relations transatlantiques. Les membres de la communauté ont été appelés à faire face à des nouveaux enjeux de sécurité et à de nouvelles menaces tells la lutte au terrorisme et à la prolifération de destruction massive nécessitant une réorientation des objectifs communs (61(*)).

La redéfinition des enjeux de sécurité, de même que les moyens pour lutter contre ces nouvelles menaces, ne font pas l'unanimité et occasionnent des frictions politiques et diplomatiques entre les deux rives de l'Atlantique. Récemment, ces difficultés se sont manifestées lors des négociations du dossier irakien (2002-2003) qui s'est soldé par une intervention unilatérale américaine. Or, la crise engendrée par l'intervention unilatérale marque une rupture avec le passé et relance le débat concernant l'idée d'une communauté. L'objectif de ce mémoire est de démontrer que l'unilatéralisme américain met en péril l'idée d'une communauté transatlantique. Par l'entremise des approches dialectiques, il est montré que l'unilatéralisme américain dans le contexte de la guerre en Irak a engendré une rupture de nature politique et identitaire au sein des membres.

Cette dernière compromet l'élaboration et l'atteinte des objectifs communs et suggère une perte de signification des valeurs communes. En résumé, le terrorisme représente au XXIème siècle la plus grande menace pour la stabilité mondiale. Si la communauté euro atlantique s'accorde sur la nécessité d'éradiquer ce terrorisme global, elle ne parviendra pas à défendre une stratégie commune.

Depuis la guerre en Irak, l'administration américaine a défini la doctrine de la guerre globale soutenant une réponse essentiellement militaire, s'oppose à cette stratégie, une stratégie européenne orientée sur une approche plus politique et diplomatique, remettant alors en cause l'unité du monde occidental. L'intervention américaine en Irak a montré ses limites. Loin de son objectif initial, elle a donné une impulsion nouvelle à ce terrorisme. Les attentats de Madrid et Londres ont en effet montré toute la détermination des terroristes à venger tout soutien à cette stratégie américaine.

* 10 Dictionnaire universel, éd. Hachette, Paris 1988.

* 11Riche Coolsact, au temps du terrorisme anarchique, www.monde-diplomatique.fr 2004/09/scoolsact/11443

* 12 Aron R., Cité par CHAGNOLLAUD JP., les relations internationales un monde en pente de

* 13 Wilkinson P. ; cité par CHAGNOLLAUD, Idem, p 224.

* 14 Anne Marie la Rose, Dictionnaire de droit pénal international, PUF 1e éd, Paris 1998, p 96.

* 15 The Oxford English Dictionary, Compact Edition Oxford University Press 1971, p 3268.

* 16 RAUPER X, Terrorisme violence, éd. Carrière, Paris 1984, p 125.

* 17Brice Hoffmann, la mécanique terrorisme, Calman levy, Paris, 1999.

* 18 Gérard CHALIAND, les stratégies du terrorisme, Déchée de Brouwer, Paris 2002, p 5.

* 19 Paul KENNEDY, Naissance et déclin des Grandes puissances, Paris, éd. Palot, 1984 pp 470-471

* 20 ANDREW H. BERDING, Qui fait la politique étrangère américaine ?, Paris, Ed. Nouvel horizon, 1966, p115 - 117

* 21 Entretien de Philippe COSTE avec R. HOLBROOKE, «  in Express »du 11 octobre 2001, p116

* 22 ANDREW H. et BERDING, Op. cit. p118 - 121

* 23 LABANA LASAY'ABAR, Cours des théories des relations internationales notes de cours en G3 RI, UNIKIN 2006, p 22 - 23

* 24 Charles P. David, cité par LUKIANA M., Cours de politiques étrangères des grandes puissances, UNIKIN, SSAP, RI 2008, inédit

* 25 LUKIANA M. Julien T., Politique étrangères des grandes puissances, Notes de Cours L1 RI, SSAP, UNIKIN 2007.

* 26 BERDING, Qui fait la politique américaine ?, Paris, éd. International, 1966, p 23.

* 27 BERDING H. ANDREW, Op.cit, p 45.

* 28 www.wikipedia.org/wiki/11-9-2001.

* 29 MAHMUD el KHADIR, Terrorisme, les causes et les remèdes mémoire disponible sur le site www.memoireoline.com

* 30 MAMADOU EL KHADAR, idem

* 31 MAHMUD el KHADIR, Op.cit, p 15.

* 32 La revue internationale et stratégique printemps, 2002, p 31.

* 33 Marc Lits, du 11 septembre à la riposte, les débuts d'une nouvelle guerre médiatique, BOCK et Arcier, 2004. P. 13

* 34 11 septembre rapport de la commission d'enquête (rapport final de la national sur les attaques terroristes contre les usa), ouvrage collectif Ed. des Equateurs, 2004.

* 35 11 septembre rapport de la commission idem

* 36 www.wikipedia.org F-MI

* 37 Rapport d'information en conclusion des travaux d'une mission d'information sur la coopération international pour lutter contre le terrorisme déposé à l'assemblée national française.

* 38 http,//usinfd.state.gov/journals/itp/102/ippf1202htm

* 39 Ces citations sont disponibles sur le site http//whitehouse.gov

* 40 Frédéric ENCEL, la démocratie à l'épreuve de l'islamisme, Ed. Flammarion 2002 p 93

* 41 Georges Soros, pour l'Amérique contre Bush, Ed. DUNOD, Paris 2004 p 50.

* 42 Amir Taheri, « Bush et axe du mal » politique international n°96.

* 43 ALBRIGHT MADELINE, « Madame le secrétaire d'état » mémoire ALBIN Michel, Paris 2003 p 19.

* 44 Stratégie national des Etats-Unis du site www.leterrorisme.net

* 45 BRZEZINSKI ZBIGNIEW, le vrai choix, l'Amérique et le reste du monde, Odile Jacob, Paris 2004 p 59.

* 46 Olivier Roy, Les illusions du 11 septembre, La République des idées, Seuil, 2002, p. 9.

* 47 L'Article du journal Le Monde du 11 septembre 2008.

* 48 INTER PRESS SERVICE, 15 Novembre 2001.

* 49 LUKIANA MABONDO et Julien TAZI, Op. cit.

* 50 BRZEZINSKI ZBIGNIEW, Op. cit. p. 62.

* 51 ZHNES STEPHEN, La poudrière, la politique américaine au Moyen Orient et les racines du terroriste, Parangon, 2002, p. 22.

* 52 Idem, p. 24.

* 53 ZUNE STEPHEN, Op. cit., p. 30.

* 54 WALZER MICHAEL, De la guerre et ou terrorisme, Bayard, Paris, 2004, p. 70

* 55 Olivier Leroy. Op cit, p15

* 56 Www géographie Irak.Net

* 57 Philip golup « rêves d'empire de l'administration américaine », monde diplomatique, juillet 2001

* 58 SITBON GUY, « comment Washington à renforcer le terrorisme », Marianne n°361, mars 2004

* 59 IGNACIO RAMONET « illégale agression », monde diplomatique avril 2003

* 60 HENRY KISSINGER, « ce que je ferai » politique internationale N° 90

* 61 THERESE DELPECH, « quatre regard sur le 11 septembre : Etats unis, Europe, Russie,chine »esprit,aout-septembre 2002

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