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Evaluation des connaissances, attitudes et pratiques des prestataires des soins dans la prise en charge de la trypanosomiase humaine africaine (THA) etude mené dans les 3 zones de santé du district sanitaire de la N'Sele en ville province de Kinshasa ( R.D.Congo)

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par Jean Oscar Bwana Kazembe
ISTM/Kinshasa - Licence en Santé Communautaire Option: Santé Publique 2009
  

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· 4.2.1. DU NIVEAU DE CONNAISSANCE DES PRESTATAIRES

Nous illustrant Richard Mundele,(2009), souligne que : «  Avant la deuxième guerre mondiale, la santé était considérée comme un patrimoine exclusif des professionnels de santé qu'aucun de la spécialité autre pouvait s'en occuper ; après la deuxième guerre mondiale, les recherches sociologiques des grandes universités du monde ont démontré les dégâts causés par cette guerre et ont prouvé à suffisance que la santé n'est pas une question singulière du professionnel de santé mais, une question sociale qui doit ipso facto préoccuper tout le monde, et le professionnel de santé et non professionnel de santé. D'où, les résultats de ces recherches proposent l'approche participative de la communauté elle-même à l'auto prise en charge de sa santé par l'aide des formations sanitaires en général, et les professionnels de santé en particulièrement ».

Par là nous voulons démontrer combien l'ignorance de la communauté sur les pratiques et préventions pour sa santé est un indicateur majeur exposant celle-ci en permanence au risque de la santé. L'ignorance de la communauté est à la base de la naissance des maladies et épidémies qui rongent la santé des communautés et d'autres parts, l'ignorance des prestataires cause beaucoup des dégâts sur la santé des patients en occurrence le taux élevé de morbidité et de mortalité.

Pour nous rapprocher de l'objet d'étude, nous réalisons que la trypanosomiase humaine africaine dans la Ville Province de Kinshasa en général, et dans les aires de santé des Zones de Santé du District Sanitaire de la N'Sele demeure encore inconnue telle que montre les résultats obtenus

Dans les formations sanitaires en particulier, la Trypanosomiase se constitue une singularisation c'est-à-dire, au niveau de connaissance, elle est restée un domaine réservé d'une poignée des personnes dont l'effectif est très moindre par rapport à la composition du personnel de la structure sanitaire. Cette minorité se constitue un luxe l'exposant aux caprices et excès des ailes sachant qu'elle constitue une rareté de la spécialité et la raison de son traitement spécial parmi tant d'autres.

Pour nous prononcer par rapport à l'argumentation ci-haute, les données statistiques du tableau n°1 est une preuve éloquente qui justifie notre prise de position, où ces données révèlent sur 405 prestataires qui constituaient notre échantillon, 4 prestataires soit 1% seulement connaissent et ont suivi la formation ou recyclage sur la prise en charge de la THA contre 401prestataires ignorants et n'ont jamais été recyclés sur la prise en charge de la maladie précitée.

Cella est de même en ce qui concerne les activités de dépistage de THA 396 sur 405 prestataires enquêtés n'ont pas suivi une formation ou recyclage en dépistage de la THA soit 2,2%. Au regard de ces données statistiques, il est étonnant et suscite les questionnements comment une structure sanitaire spécialisée dans la prise en charge de cette maladie, le taux du niveau de connaissance de ses prestataires est très faible ? et quelle est la raison justificative de cette faiblesse et comment cette majorité ignorante s'attèle à cette tâche noble ?

Parmi les facteurs qui expliquent d'une part le faible taux des prestataires connaissant la prise en charge de la maladie du sommeil, l'effectif limité pour la formation de ceux-ci par le PNLTHA c'est-à-dire, toutes les formations sanitaires attendent l'appel de la formation des prestataires au Bureau Central des Zones de Santé en cas d'un financement du projet. Ce nombre moindre s'explique au niveau central (BCZS) par les enjeux politiques des autorités qui font exécuter les projets, car le financement n'est pas versé dans sa totalité à l'activité prévue, minimisant l'effectif des participants en vue de tirer leurs dividendes. Donc, ce que nous remarquons également le sens du paternalisme des formations sanitaires vis-à-vis du PNLTHA, aucune structure pense à monter la politique locale pour la formation continue de son personnel afin d'augmenter l'effectif des recyclés sur la prise en charge de la trypanosomiase humaine africaine dont il est question dans ce débat ; jusques à quand elles doivent attendre la formation organisée par PNLTHA ? Donc nous confirmons que les résultats de notre enquête affirment que le niveau de connaissance des prestataires est très faible soit 41,4% par rapport à notre seuil d'acceptabilité de 60% (Cfr. Tableau 5).

Pour preuve TSHIMUNGU, et col (Op cit) dans leur étude menée sur la réémergence de la THA dans la province ville de Kinshasa avaient remarqué aussi ce faible niveau des connaissances sur les notions élémentaires, à propos de la trypanosomiase, dont le pourcentage s'est révélé à (44%). La proportion de participants à l'étude ayant un niveau d'éducation bas, est plus importante dans le groupe des malades (40 %) que dans le groupe contrôle (25,6 %).

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"L'ignorant affirme, le savant doute, le sage réfléchit"   Aristote