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Le financement des entreprises par le système bancaire marocain

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par Hajar Soussan
Université pluridisciplinaire Nador - Licence en sciences économiques et de gestion 2009
  

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Introduction générale

L'entreprise est un lieu où se crée la richesse. Elle permet de mettre en oeuvre des moyens intellectuels, humains, matériels et financiers pour extraire, produire, transformer ou distribuer des biens et des services conformément à des objectifs fixés par une direction et faisant intervenir, selon des dosages diverses, des motivations de profit et d'utilité sociale.

Les objectifs d'une telle entreprise ne peuvent être réalisé sans avoir recours à une bonne gestion financière basée sur un système bancaire qui assure l'existence de l'entreprise.

L'objet de ce mémoire c'est contribuer à étudier le financement des entreprises par le système bancaire Marocain.

Ce modeste travail, sera présenté sous forme de deux parties essentielles :

Etant la principale composante du système financier Marocain (près de 60% des actifs du système financier), le secteur bancaire Marocain (partie 1) présente un degré de diversification assez développé, similaire à celui des pays dotés d'un niveau de développement financier plus élevé comme le Mexique ou la Corée du Sud.

Cette diversification s'accompagne d'une profondeur et d'une solidité financière de plus en plus renforcées, se comparant favorablement à la moyenne régionale.

D'importantes réformes ont été menées à partir des années 1990, en vue de doter le Maroc d'un système financier moderne et solide capable d'assurer une mobilisation efficace de l'épargne et son allocation efficiente dans le circuit économique. Une approche multidimensionnelle a été adoptée, allant de la réforme du secteur bancaire et des marchés de capitaux à celle de la politique monétaire et de changes, en vue d'assurer une plus grande cohérence des interventions et une meilleure compétitivité du système financier marocain.

Ainsi, au niveau du secteur bancaire, trois axes ont été introduits, en l'occurrence la refonte du cadre législatif régissant l'activité de ces institutions (conditions d'exercice et opérations de l'activité des établissements de crédit, protection de le clientèle...), le renforcement de la réglementation prudentielle en conformité aux normes internationales (solvabilité, liquidité, gestion des risques,...) et la déréglementation de l'activité bancaire (libéralisation des taux et suppression des emplois obligatoires).

Actuellement, les réformes sont orientées davantage vers le renforcement des pouvoirs de la Banque centrale et son indépendance ainsi que l'extension de son contrôle à l'ensemble des activités bancaires, au même titre qu'une orientation vers une coordination étroite entre les autorités de contrôle du système financier.

Parallèlement à ces chantiers de réformes, des actions ont été entreprises sur le front de la politique monétaire, avec le recours aux instruments indirects de régulation (Open Market, reprise des liquidités, avances sur appels d'offres,...) et la mise en oeuvre des nouveaux statuts de Bank Al Maghrib qui consacrent plus d'autonomie à l'autorité monétaire et visent à éviter les conflits d'intérêts entre politique budgétaire et politique monétaire. Le bilan de ces réformes s'annonce dans l'ensemble positif. Le volume du crédit à l'économie octroyé par le secteur bancaire a fortement progressé pour s'établir à 72% du PIB en 2007 contre près de 51% en 2001, témoignant du renforcement du poids du secteur bancaire dans le financement de l'économie marocaine.

En matière d'accès au financement des entreprises (partie 2), le Maroc est relativement bien positionné par rapport à la Tunisie, l'Egypte et la Turquie1(*). C'est en substance les résultats d'un benchmarking international, publié dans le magazine économique de BMCE Bank. En effet, en ce qui concerne la proportion des crédits distribués au secteur privé et au secteur public non financier par rapport au PIB, le Maroc devance l'Egypte et se situe derrière la Tunisie avec 72% en 2007.

Les résultats de cette étude vont plus loin en soulignant qu'il n'existe pas vraiment de problématique du financement de l'entreprise dans le  Royaume.

Les entreprises nationales financent, en effet, en moyenne 30% de leur investissement et 20 % de leur fonds de roulement par crédits bancaires. Dans le même ordre d'idées, 68 % des entreprises marocaines bénéficient d'une autorisation de facilité de caisse.

La réforme de la loi bancaire, la promulgation de la nouvelle loi bancaire 2006 et la poursuite de la baisse des taux d'intérêts, entre autres, sont à l'origine de l'amélioration des conditions d'accès au financement des petites et moyennes entreprises.

D'après l'analyse, la problématique du financement de l'entreprise en Turquie est bien réelle, puisque seulement 5 % des crédits bancaires sont octroyés à des PME industrielles. Les institutions bancaires dans ce pays préfèrent plutôt investir dans des obligations d'Etat ou dans les grandes entreprises.

Pour leur part, les entreprises égyptiennes pâtissent également de difficultés d'accès au financement malgré la réforme du secteur financier et de la libéralisation des taux d'intérêt. La proportion des crédits octroyés au secteur privé est de 3,5% du total des crédits à l'économie. De plus, le secteur bancaire égyptien fait preuve de discrimination vis-à-vis des petites et moyennes entreprises : seules 13 % des PME ont eu accès au crédit bancaire contre 36 % pour les grandes entreprises.


* 1 Khadija SKALLI, «  Financement des PME : Le Maroc est bien loti », jeudi 22 février 2007, la Vie Economique.

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