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Microcrédit, conditions socio-economiques et crédibilité des femmes bénéficiaires chez l'IMF Tujenge de Lubumbashi

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par Christian KANDAL
Université de Lubumbashi - Graduat 2014
  

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CHAPITRE I : LES THEORIES EXPLICATIVES

I.1.INTRODUCTION

Le développement étant possible grâce à un système financier efficace dont les caractéristiques telles que la qualité, la quantité, le coût et l'accessibilité sont aussi importantes que celles des infrastructures traditionnelles.

Depuis presque vingt ans, la micro finance est sortie du cercle des initiés pour faire des apparitions ponctuelles dans les grands medias. De plus en plus de gens ont entendu parler du micro-crédit ou de la micro finance. Le micro-crédit est un espoir pour les 80% de la population mondiale qui souffre de difficulté d'accès aux produits bancaires classiques ou de leur usage. Il constitue l'un des mécanismes de lutte contre la pauvreté, selon un cercle vertueux bien défini : « le crédit permet d'investir dans une activité lucrative afin d'en tirer profitsuffisant pour compenser les pertesliées au remboursement et emprunter ànouveau de manière à se développer ». Ainsi le micro-crédit est créateur d'emplois et de revenus plus importants et stables. Il profite au client, mais aussi à son foyer, à son quartier, à sa commune, à sa ville. Il rétablit la part de dignité qui avait été ôtée aux bénéficiaires, surtout aux femmes. Saisir l'opportunité d'emprunter et d'épargner leur a permis d'améliorer leur statut familial et social. Devenues plus confiantes elles ont su s'émanciper et remettre en cause les inégalitéssystémiques entre les genres et montrer aux hommes qu'elles pouvaient avoir les mêmes capacités d'entreprendre. Ainsi le microcrédit s'impose donc comme un des moyens déterminants dans les politiques de lutte contre la pauvreté.

Comme les IMF octroient des micro-crédits à des populations pauvres, qui n'offrent pas de garantie matérielle, sans historique en matière de crédit, ou qui ne tiennent aucune comptabilité en matière de leurs activités commerciales, ceci constitue un risque pour les IMF de ne pas être remboursées.C'est ainsi que notre étude porte sur « micro crédit, conditions socio-économiques et crédibilité des femmes bénéficiaires chez IMF TUJENGE de Lubumbashi »

I.2. REVUE DE LITTERATURE

Les déséquilibres auxquels la femme fait face dans son vécu quotidien demeurent la préoccupation majeure des décideurs depuis l'inauguration par les nations unies de la décennie consacrée à l'évolution du statut de la femme dans la société.

Ainsi les services de micro-finance contribuent à l'autonomisation des femmes en exerçant une influence positive sur leur pouvoir de décision et en renforçant leur statut socio-économique global. L'autonomisation des femmes par la micro-finance est essentielle pour promouvoir l'agenda du travail décent de l'organisation international du travail, OIT en sigle, qui reconnait le rôle central du travail dans la vie des gens comme moyens de réaliser un développement équitable, n'excluant personne et durable.Dans ce regard, les expertises de la femme avec les restes de la société n'ont pas décampé l'attention des chercheurs qui y ont consacré des écrits sous diverses dimensions.

A cet effet, Esther Boserup, quant à elle dans son ouvrage « la femme face au développement (1970) »décrit le dynamisme des femmes du tiers monde et réprimeénergiquement l'attitude désinvolte des décideurs qui marginalisent les femmes dans l'élaboration des projets. Pour elle, bien que exclues du secteur moderne de la production agricole, les femmes du tiers monde n'ont cessé de jouer un rôle essentiel dans l'économie de leur pays à travers les cultures vivrières et les activités de subsistance dont la valeur a été sous-estimée. Les femmes représentent une force productrice dont on ne doit pas négliger si l'on veut garantir un projet futur1(*).

Guy Belloncle,soutien pour sa part que les femmes occupent sur le plan économique et social des places déterminantes. Il souligne cependant que dans leur majoritaire les femmes restent des laisser pour le compte au niveau des programmes national et international de l'éducation et l'emploi « sous cet angle les femmes pourrait-elles participer au développement ? » s'inquiète Guy Belloncle2(*)

Muhammad Yunus, celui que l'on surnomme « le banquier de pauvre » sa banque la Grameen Bank, prête de l'argent au plus démunis de démunis à ceux qui n'offrent aucune garantie de remboursement ni-famille ni-bien et qui sont totalement rejetés par les institutions traditionnelles. Alors qu'un prêt minime leur redonnerait le courage et la dignité de s'assumer. Dans son ouvrage « vers un monde sans pauvreté » il déclare que si parmi les objectifs du développement figure l'amélioration des conditions de vie, la réduction de la pauvreté, l'accès à un emploi digne de ce nom et la réduction des inégalités, alors il est naturel de commencer par les femmes. Economiquement et socialement défavorisées, victimes de sous-emploi, elles forment la majorité des pauvres. Et dans la mesure où elles sont proches des enfants les femmes incarnent l'avenir de Bangladesh3(*)

A cet égard la micro finance en tant qu'outil d'émancipation économique et sociale, représente un champ d'intervention intéressant. Ceci en vertu de ses capacités de création d'emplois, de revenus et de l'ampleur qu'elle prend dans les pays en développement. En effet, la micro finance est la fourniture d'un vaste éventail (choix) de services financiers : tels que les dépôts, crédits, services de paiement, transfert de monnaie et produits d'assurance aux pauvres et aux ménages à faibles revenu pour leur investissement dans les micro-entreprises et ainsi leur permettre d'augmenter le niveau de leur revenu et améliorer leur niveau de vie (Bashwira, 2012) Elle offre de l'épargne comme service financier de base et l'utilise comme source importante des fonds pour les prêts. Elle est qualifiée de « banque des pauvres »

C'est ainsi que, dans leurs opérations quotidiennes, les institutions de micro finance font face à plusieurs risques, notamment : le risque de délinquance, le risque de fraude, le risque sur le chiffre d'affaire et de personnel, le risque de taux d'intérêt, et le risques de régulation. Ces risques peuvent largement être classés en quatre catégories à savoir : les risques de crédit, risques opérationnelles, risques de marché et risques stratégiques. Ces risques constituent un handicap au bon déroulement de leurs activités et nuisent à leur viabilité financière. Quand bien même que les institutions de micro finance ne peuvent pas éliminer tous les risques auxquelles elles sont exposées avec un processus efficace de gestion des risques, elles sont appelées à les réduire de façon significative leur vulnérabilité.

Elles ont donc intérêt à recourir à la gestion prévisionnelle de risque grâce à laquelle elles peuvent anticiper la survenance du risque plutôt que d'avoir à le subir et partant à le gérer passivement (Kalala, 2006)4(*)

Comme pour toutes les institutions financières, le plus grand risque en matière de micro finance est d'octroyer un crédit et de ne pas se faire rembourser. Le risque de crédit est une préoccupation particulière dans les IMF dans la mesure où la plupart des micro-crédits ne sont pas garantis, c'est-à-dire qu'ils ne sont soumis à aucune garantie formelle, classique et ne tiennent aucune comptabilité de leurs activités commerciales (Craig Churchill et Dan Coster, 2001).5(*)

* 1BOSERUP Esther : La femme face au développement, Paris, PUF, 1970

* 2BELLONCLE Guy: Femme et développement en Afrique sahélienne, l'expérience Nigérienne d'animation

féminine, Paris, édition ouvrière, 1980 p 212

* 3Muhammad YUNUS: Vers un monde sans pauvreté, JC Lattes 1997, p 115-116

* 4KALALA THIMPAKA: La restructuration de l'espace micro finance du Kivu Est RD. Congo piste d'une

Intermédiaire efficace, 2006

* 5CRAIG CHURCHILL ET DAN COSTER, manuel de gestion de risques en micro finance 2001, disponible sur

http:/www. Calmedow.com

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