WOW !! MUCH LOVE ! SO WORLD PEACE !
Fond bitcoin pour l'amélioration du site: 1memzGeKS7CB3ECNkzSn2qHwxU6NZoJ8o
  Dogecoin (tips/pourboires): DCLoo9Dd4qECqpMLurdgGnaoqbftj16Nvp


Home | Publier un mémoire | Une page au hasard

 > 

Intelligence economique et stratégie d'entreprise


par Pierrick MILANDOU
Montpellier Business School - Master Marketing 2014
  

précédent sommaire suivant

Conclusion :

Au fur et à mesure, nous avons tenté de voir dans ce travail commentla veille informationnelle et l'intelligence économique permettent d'articuler une stratégie d'entreprise. Tout d'abord en se basant sur mes missions chez Thales Helicopter Avionics, qui sont de prendre la responsabilité de la veille informationnelle, afin d'aider mon responsable à faire de l'intelligence économique. Ensuite, nous avons abordé les concepts essentiels liés au sujet de l'intelligence économique. Donner de la valeur concurrentielle à l'information est une des clés de la veille informationnelle, et représente d'ailleurs le tout premier pas de l'intelligence économique. Etant donné qu'un nombre exponentiel de données sont créées chaque jour, nous pouvons penser que le management des entreprises est voué à se baser de plus en plus sur ces informations afin d'éclairer les décisions, et connaître son environnement concurrentiel. Une des futures étapes de l'évolution est donc le Big Data. L'avantage du Big Data ne réside pas seulement dans sa capacité à gérer une quantité impressionnante de données, mais aussi dans sa capacité à appréhender leur diversité à une vitesse particulièrement élevée. C'est en cela que réside sa force, et c'est pour cette raison qu'il est le prolongement de l'intelligence économique.

A ce point de l'étude, nous avons démontré que la veille informationnelle et l'intelligence économique permettent d'articuler une stratégie d'entreprise. La veille nous permet de récolter des informations brutes, qui vont ensuite être traitées, organisées, et qui nous permettent de déduire un environnement concurrentiel ainsi que les « mouvements » hautement probables des clients, prospects et concurrents. Cela permet aux managers des entreprises d'établir une stratégie pour atteindre leurs clients en leur proposant des produits innovants et répondant à leurs futurs besoins. Cela leur permet également de développer un avantage compétitif et donc de prendre des parts de marché.

Nous avons donc cherché à mettre en place un système de veille informationnelle et d'intelligence économique, et essayer de trouver un point sur lequel nous pourrions améliorer les pratiques déjà en place chez Thales Helicopter Avionics. Nous avons donc cherché à bien définir les objectifs de l'intelligence économique pour la business unit, ainsi que les besoins d'informations pour les collaborateurs. Etant donné que la veille informationnelle est extrêmement chronophage, nous recommandons d'accorder une placeau besoin utilisateur avant de décider d'un quelconque logiciel à utiliser. Bien que la question du budget soit importante, elle ne devrait pas représenter l'unique facteur de choix. Ceci permettra d'allouer le temps passé normalement sur la veille informationnelle à l'intelligence économique. Mais également d'augmenter la valeur ajoutée en s'assurant que l'environnement déduit de la veille est exact. L'intelligence économique est également basée sur des chiffres. L'analyse des chiffres du passé nous permettra « d'extrapoler » pour élaborer différents scénarii possibles et déterminer ceux fortement probables. C'est dans l'optique de détermination rapide des scénarii que nous avons tenté de mettre en place un système de Big Data.

Il n'est pas imprudent d'affirmer qu'une bonne utilisation de la veille et de l'intelligence économique passe également par une connaissance technique et une maîtrise élevée des outils. Cependant, ce travail n'a pas pour but de donner une vision technique des systèmes d'intelligence économique ou de Big Data qui existent, mais plutôt une vision stratégique des potentiels d'utilisation, et d'une éventuelle manière de penser l'installation. Ce travail a également pour objectif de proposer des perspectives d'évolution de l'utilisation de la veille informationnelle et de l'intelligence économique. C'est ce que nous avons tenté de réaliser, en proposant une utilisation d'algorithmes et de statistiques qui se basent sur le nombre d'occurrence des mots clés prédéfinis. Ceci afin de repérer des signaux. Le suivi de l'évolution de ces signaux dans le temps pourrait permettre de d'établir une stratégie afin de répondre aux besoins du marché.

Quant aux limites de ce travail, nous pouvons citer les quelques suivantes. Concernant la remise en question de la définition de la veille et de l'intelligence économique, il est difficile d'en donner une nouvelle définition nette. En effet, les deux concepts sont tellement dépendants et fusionnés l'un dans l'autre qu'il est plus facile de les regrouper que de donner une définition distincte de chacun des concepts. L'une des limites de ce travail réside dans le fait qu'il aurait été plus approprié de réaliser une nouvelle enquête des besoins avant de créer et mettre en place un nouveau système d'intelligence économique. Cela aurait permis d'actualiser les besoins. Ensuite, avant de préconiser un logiciel de veille pour l'utilisation, nous n'avons pas eu l'occasion d'en tester quelques-uns. Nous nous sommes alors basés sur l'expérience utilisateur décrite par des veilleurs, ainsi que les caractéristiques d'options proposées par les éditeurs de logiciel eux-mêmes. Puis sur notre expérience propre. Enfin, il est énoncé dans la problématique la recherche d'un avantage concurrentiel. Nous n'avons pas particulièrement approfondi ce point dans ce travail car il se trouve davantage dans le prolongement de la stratégie d'entreprise, que dans le lien entre l'intelligence économique et la stratégie. Ce qui représente le sujet et le cadre que nous nous sommes fixés.

Nous nous dirigeons aujourd'hui vers un mode de prise de décisions de plus en plus basé sur les données. D'ailleurs, toutes les entreprises, Thales compris, en accumulent un grand nombre tous les jours, et la question n'est pas de savoir si ces entreprises mettront un place un système de Big Data, mais quand. Cela représente l'une des prochaines grandes étapes de l'intelligence économique. Cependant, la transition vers le Big Data n'est pas sans risques. Comment les entreprises vont-elles migrer vers un tel système quand un simple changement de logiciel de veille entraîne de multiples complications ? Comment le Big Data va t'il transformer les informations brutes en données organisées et cohérentes pour les entreprises ? Mais avant cela, de quelles manières les éditeurs de logiciel d'intelligence économique vont-ils mettre en place une analyse statistique basée sur les algorithmes afin de franchir le dernier palier de l'intelligence économique ?

précédent sommaire suivant