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Analyse de dépenses de santé des Entreprises en République Démocratique du Congo.:Cas de l'Office National des Transports


par Eric MAFUTA
Ecole de Santé Publique , Université de Kinshasa - Spécialiste en Santé Publique Option Economie de la Santé 2007
  

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CHAPITRE 4 : DISCUSSION

4.1 ORGANISATION DU SYSTEME DE SANTE DE L'ONATRA

Le système de santé de l'ONATRA se structure sous forme d'un réseau de secteurs médicaux avec une coordination centrale. Cette structure est en conformité avec le Code du Travail et les dispositions réglementaires en vigueur en matière de services médicaux des entreprises. Il est à souligner que sur le plan fonctionnel, chaque secteur médical est supposé fonctionner comme une unité indépendante (27, 28, 29). Toutefois, l'absence de certaines catégories de structures médicales au niveau d'un certain nombre de secteurs médicaux constitue une insuffisance sur le plan organisationnel. Le code du Travail prévoit cette situation et recommande à l'entreprise soit de s'affilier à un service médical inter- entreprise, soit de conclure des conventions avec des prestataires privés ou encore simplement de rembourser les dépenses de santé des employés par paiement direct ( Tableau 16).

Concernant les ressources humaines, les constats suivants ont été faits :

- la présence d'un petit nombre des médecins spécialistes pour tout le système de santé de l'ONATRA. Cette situation est une réalité présente dans la République Démocratique du Congo. Cependant pour suppléer à ce déficit, il est organisé des visites de travail de ces spécialistes au niveau de secteurs médicaux en fonction de besoin et selon un programme établi d'avance. Mais dans le cas extrême, un transfert est réalisé pour les prestations spécialisées.

- le ratio nombre de médecin par agent était de 1 pour 656 agents. Ce ratio est conforme aux dispositions du Code du travail qui prévoit un médecin pour une tranche de 2500 travailleurs. Mais en réalité, le médecin de l'Office n'est un médecin de travail mais un médecin au service de la communauté. Aussi, a -t-il à sa charge 6353 bénéficiaires en moyenne. Ce ratio est meilleur par rapport au ratio national qui est de 1 médecin pour 22637 habitants mais moindre par rapport au ratio de la ville de Kinshasa (30,31). Ce rapport respecte les normes de l'OMS qui recommande 1 médecin pour 10.000 habitants (30). Les mêmes constats concernent les infirmiers. Ceux-ci ont représenté la catégorie professionnelle la plus importante de service médical de l'ONATRA contrairement au constat fait dans le système de santé national où la catégorie des administrateurs est prédominante.

- Pour les autres personnels comme les chirurgiens dentistes, les kinésithérapeutes, le pharmacien, le nutritionniste, la situation est presque similaire aux ratio nationaux et ne respecte pas les normes internationaux. Raison qui explique en partie le nombre élevé de transférés dans les structures extérieures donc les dépenses de soins qui s'effectuent en dehors du réseau de l'ONATRA.

Concernant les indicateurs des activités sanitaires, l'étude a noté un taux d'utilisation des services curatifs de 1,17 nouvelles consultations par personne par an. Il est le double de la norme sanitaire nationale qui est de 0,5 nouvelle consultation par personne par an (32) et du taux d'utilisation de services de santé à Bwamanda/Equateur où est pratiqué un système de prépaiement de soins par une mutuelle de santé. Il est le décuple du taux moyen d'utilisation de services de santé par les ménages qui était de 0,13 nouveau contact par habitant par an (15) et cadre avec les constats faits à Kasongo sur la sur- utilisation de services curatifs lorsque le paiement est assuré par un tiers- payant dans ce cas, l'entreprise ONATRA (33). Concernant le pourcentage d'accouchements assistés, il était de 14,19 %. Il est inférieur à la norme nationale qui est de 70 %. Cet état peut s'expliquer par la présence d'autres formations sanitaires pouvant prendre en charge les parturientes de l'ONATRA surtout dans les secteurs où il n'y a pas de maternités du réseau ONATRA.

En rapport avec les activités de la médecine du travail, l'étude a montré que sur 13.782 agents en activité, seulement 98 examens périodiques, 385 examens de reprise du travail ont été réalisés. Il faut aussi noté qu'aucun examen de surveillance de maladie professionnelle n'a été réalisé. Cette situation confirme le constat fait précédemment en rapport avec les prestations de médecins de l'entreprise et l'affirmation selon laquelle le financement privé assure plus les soins curatifs que les prestations de la médecine préventive (12, 14). Cela ressort aussi au travers de la matrice de flux financier de l'agent financier aux prestataires et en fonction des prestations. (Tableau 14, Tableau 15)

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