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Avec les normes Emir et Bale 3, allons-nous vers une crise du collatéral ?

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par Anonyme
CNAM - Master finance 2012
  

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Vers un risque de liquidité ?

Comme l'indiquent Elsa Sitruk et Stéphane Kourganoff dans l'article « Du bon équilibre entre risque de contrepartie et risque de liquidité » 28(*), dans ce nouvel environnement réglementaire deux situations vont s'opposer :

§ Une situation dans laquelle on utilise des contrats de collatéral bilatéral ou une compensation par les contreparties centrales. Les charges réglementaires au titre du risque de contrepartie seront alors massivement réduites ;

§ Une situation sans contrat de collatéral pour laquelle les charges subies au titre du risque de contrepartie seront importantes. Elles sont le d'autant plus si les spreads de crédit se sont écartés ou si la volatilité des marchés est forte (cf traitement prudentiel des CVA).

La collatéralisation de façon bilatérale ou avec une contrepartie centrale va donc se développer ce qui risque d'engendrer un risque de liquidité non négligeable. En effet, les variations des conditions de marché, au lieu d'affecter le risque de contrepartie vont donner lieu à appels de marge qui peuvent être importants et engendrer des problèmes de liquidité.

L'article donne l'exemple d'AIG qui avait vendu massivement des protections par le biais de CDS « super senior ». L'assureur s'est trouvé en difficulté lorsqu'il a dû déposer des milliers de dollars de collatéral supplémentaires suite à l'envolée des spreads de CDS sur le marché. Ce risque de liquidité a été largement sous-estimé pendant la crise et de nombreux établissements tels que Lehman Brothers, AIG, Bear Stearn ou Dexia ont disparus ou été restructurés avant tout pour ce risque de liquidité.

* 27 Capital lié au plus-values boursières

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