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Avec les normes Emir et Bale 3, allons-nous vers une crise du collatéral ?

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par Anonyme
CNAM - Master finance 2012
  

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Les mesures concernant les dérivés de gré à gré

A l'instar d'EMIR, le comité de Bâle cherche à mieux prendre en compte la gestion du risque de contrepartie et du risque systémique pour les dérivés de gré à gré. Certaines mesures des accords Bâle III vont inciter les banques à transférer le traitement des dérivés OTC aux contreparties centrales. Par ailleurs, le coût des contrats non collatéralisés sera renforcé.

Incitation à passer par les chambres de compensations

Le comité propose un traitement prudentiel avantageux pour les transactions OTC qui seront compensées par les contreparties centrales. Les expositions en valeur de marché et les sûretés auront un coefficient de pondération (risk weight) rw de 2% qui est bien inférieur au coefficient appliqué aux opérations bilatérales.

Cependant, les expositions sur les fonds de garanties des CCPs feront également l'objet d'exigences en fonds propres qui dépendront du risque porté par la chambre de compensation. Pour mesurer ce risque, un capital réglementaire sera calculé en appliquant une pondération de 8%×20% au total des expositions des intervenants de la CCP auxquelles on déduit la valeur des collatéraux. Ce capital sera alors comparé aux ressources de la contrepartie centrale (fonds de garantie et fonds propres) et s'il y a un déficit il sera réaffecté aux intervenants en fonction de leur contribution au fonds de garantie.

Traitement prudentiel des CVA (Crédit Value Ajustment)

En plus des exigences en fonds propres relatives au risque de contrepartie, de nouvelles charges en fonds propres vont être destinées à absorber les pertes en valeur de marché sur les dérivés de gré à gré, résultant de la dégradation de la qualité de la contrepartie. Cette dégradation est mesurée par l'augmentation des spreads de crédit ou par la baisse de la notation de la contrepartie.

Ces pertes d'ajustement de la valeur des actifs (ou Crédit Value Ajustment) matérialisent la volatilité potentielle du risque de contrepartie. Elles sont définies comme la différence entre la valeur de marché du portefeuille de crédit sans risque et la valeur de marché du portefeuille en tenant compte du risque de contrepartie. Les CVA sont ainsi considérés par des établissements comme une provision prospective du risque de contrepartie.

Les produits dérivés de gré à gré ont subis de fortes pertes de CVA pendant la crise principalement du fait de la détérioration de la qualité des vendeurs de protections, notamment les rehausseurs de crédit (monolines). Les baisses des notations ainsi que le défaut de certains acteurs (comme AIG) se sont produits au moment où leurs expositions étaient très fortes. Cette corrélation inverse entre l'exposition au risque et la qualité de crédit de la contrepartie est une source de risque systémique que le comité de Bâle dénomme le « wrong way risk ».

Afin de couvrir le risque systémique, la réforme Bâle III impose d'identifier les expositions qui peuvent engendrer un fort wrong way risk ainsi que de calculer les expositions attendues sur les dérivés en utilisant des paramètres stressés (volatilité, corrélation) sur certaines périodes. Les transactions bilatérales non collatéralisées seront fortement impactées par ces nouvelles charges de CVA ce qui va renforcer la mise en place d'accords de collatéral. De plus, les opérations compensées par une contrepartie centrale ne nécessiteront pas ces exigences en fonds propres.

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Rassembler les contraires c est creer l harmonie