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La crise de la dette souveraine dans la zone euro (2009-2011)

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par Charbel Hatoum
Universite Antonine - Liban - Gestion des affaires - option Finance 2012
  

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3- Situation irlandaise

Durant une décennie avant l'année 2008, l'économie Irlandaise été l'une des plus fortes économies de la région européenne, avec une croissance rapide du PIB et un niveau de vie permettant à l'Irlande d'occuper le quatrième rang des pays de l'OCDE (Organisation de Coopération et de Développement Economiques)7(*). Cette situation résulte de la période du <<tigre celtique8(*)>> entre 1990 et 2001, quand le pays a profité des deux conditions principales pour construire une économie spectaculaire :

- Une fiscalité attractive pour les investisseurs étrangers, se traduit par un taux d'impôt sur le revenu au début des années 1990 de l'ordre de12.5% contre un taux de 30% comme moyenne dans les autres pays européens. Ceci transforme l'Irlande en un centre industriel pour les marchés de l'union européenne.

- Une main d'oeuvre jeune et bien formée et un gouvernement qui a encouragé l'investissement dans certains domaines comme la technologie informatique (production des ordinateurs) et l'industrie pharmaceutique.

En 2008, l'Irlande a confronté une grande crise bancaire reliée à la bulle immobilière qui a éclaté dans les Etats Unis pendant cette année. Le secteur bancaire irlandais surdimensionné par rapport à la taille de l'économie réelle9(*) se trouve face à des difficultés très graves, et à un risque de faillite. De cette manière Anglo Irsh Bank, la première banque dans le pays a perdu milliard d'euros en 2009.

Dans ce cas, l'Etat irlandais se trouve obligé de supporter le système bancaire national. Il injecte 46 milliards d'euros et rachète des actifs risqués d'un montant de 31 milliards d'euros. Toutes ces actions ont contribué à élargir le déficit du pays jusqu'à 31.2% du PIB en 2010. Le taux de chômage a augmenté pendant cette année. La croissance est ralentie d'une manière éclatante et la dette publique brute est arrivée à 92.5% du PIB contre un taux de 24.8% en 200710(*). Le pays est entré dans une grande récession.

Grâce à cette situation, les marchés financiers ont réagi aux réalités irlandaises négatives. La confiance des investisseurs commence à diminuer fortement, alors que les taux d'intérêt sur les obligations souveraines irlandaises à 10 ans ont augmenté en 2009 de 164 point en 30 décembre, pour atteindre 1151 Pb le 18 juillet 201111(*). Il convient de souligner la dégradation rapide de la note souveraine irlandaise par les trois agences de notation. Dans ce cas, le gouvernement se trouve dans une situation qui nécessite la demande d'aide extérieure et l'adoption d'un plan d'austérité. D'autre part, les autres pays de la zone euro ont le souci que la contagion de méfiance menace d'autres pays comme l'Espagne et le Portugal. Ils ont encouragé la mise en place des solutions rapides pour éviter le risque.

L'Irlande a annoncé en avril 2010 un plan d'austérité dure pour ramener le déficit à 3% du PIB en 2014 (31.2% du PIB en 2010). Ce plan a réduit les salaires, les allocations sociales (chômage et familiale). Il a supprimé 25000 postes dans les fonctions publiques et il a crée de nouvelles taxes. Le gouvernement d'Irlande, refuse de relever le taux d'impôt sur les bénéfices des sociétés, considéré le plus bas dans la région européenne. Force est de constater qu'il a attiré les investissements étrangères et qu'il a constitué un levier principal pour l'économie irlandaise.

Après le plan d'austérité présenté par l'Irlande, l'Union européenne en coordination avec le FMI accepte une aide financière pour l'Irlande de l'ordre de 85 milliards d'euros. Cette aide est basée sur un « programme négocié avec les autorités irlandaises par la Commission et le Fonds monétaire international, en liaison avec la Banque centrale européenne »12(*).

Le plan, adopté le 28 par une réunion informelle des ministres, inclut :

- 10 milliards d'euros pour recapitaliser les banques irlandaises ;

- Une réserve de 28 milliards d'euros ;

- 50 milliards pour financer le budget de l'Etat irlandais ;

De plus, le plan englobe également les recommandations du conseil européen suivantes : la restructuration de système bancaire, des réformés pour une croissance plus forte et la réduction du déficit budgétaire sous la limite des critères de convergence dans une durée de 5 ans (jusqu'à 2015, et non pas 2014 selon les objectifs du plan d'austérité irlandais).

En comparaison entre la situation des deux pays, nous constatons les points suivants :

- l'exportation est plus développée en Irlande qu'en Grèce, elle dépasse 100% du PIB dans le premier contre 21% dans le deuxième ;

- le peuple Irlandais est plus active et plus qualifié ;

- un climat plus attractif en Irlande, pour les entreprises estrangères (impôts plus faibles) ;

- un régime fiscal efficace en Irlande et des marchés réglementés et plus flexibles.

PIB, Déficit/excédent et dette de l'Irlande (en Euro)

Source : Eurostat

* 7 Organisation qui regroupe 34 pays les plus développés, qui représentent 80% des PNB du monde (2009).

* 8 Rocfort Giovanie, B. (2010). Irlande : du Tigre celtique a l'effondrement. Le nouvel observateur, OBSN 2496.

* 9 Fournier, A. (2010). Irlande un plan de sauvetage pour contre la défiance des marchés, le monde.

* 10 Eurostat.

* 11 www.Gecodia.fr

* 12 Conseil de l'union européenne, Bruxelles, le 9 Décembre 2010. Presse335, 17525/10

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