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Problématique de réforme du système de paiement du trésor public centrafricain. Cas de la mise en Å“uvre du sygma & systac

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par Guy-Hermas Dieu-Béni-Socrate DJAMAWA-ENDJIKPENO
Institut de là¢â‚¬â„¢Economie et des finances Pôle Régional CEMAC - DESS 2011
  

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1.2- Absence d'un mécanisme efficient de surveillance et de contrôle des opérations

Le service des moyens de paiement du Trésor qui doit jouer l'interface entre le Trésor, la BEAC et les banques secondaires n'est pas toujours fonctionnel ; par conséquent, le Trésor

utilise des moyens limités et non efficaces pour surveiller et contrôler ses opérations.

7 Administration du Trésor (service de mouvements de fonds et de liquidité).

8 Les données sur l'année 2012 et l'année 2013 ne sont pas encore disponibles.

1.2.1- L'inefficacité de la surveillance des opérations de paiement du Trésor Public

Pour suivre les mouvements des opérations effectuées pour le compte de l'Etat dans les banques secondaires, le Trésor Public se sert d'un relevé bancaire. Il ne dispose d'aucun autre moyen pour connaître le montant de ses recettes dans chaque banque secondaire. De même, le relevé bancaire ne donne pas assez d'informations sur la nature des recettes collectées par les banques. Enfin, les banques secondaires ont l'obligation de reverser les recettes de l'Etat sur le compte courant du Trésor à la BEAC suivant le principe selon lequel la recette du jour J doit être transférée à la BEAC au plus tard au jour J+1. Toutefois, il convient de relever que la plupart des banques peuvent détenir les ressources publiques dans leur établissement pendant plusieurs jours avant de les transférer à la BEAC. Bien que les accords signés entre le Trésor et les banques prévoient des sanctions pour ce genre de pratique, il faut noter que le Trésor Public centrafricain ne dispose d'aucun moyen contraignant pour exercer ces sanctions.

1.2.2- Un manque de moyens efficaces de contrôle des opérations

Le système de collecte des recettes publiques par les banques secondaires est défaillant. En effet, selon le service de mouvement de fonds du Trésor Public, plusieurs chèques tirés par les contribuables pour la régularisation de taxes au profit du Trésor Public restent parfois sans provisions. Après réception du chèque émis par un contribuable, la plupart des banques, sans vérifier l'approvisionnement du compte du contribuable, tirent un bordereau de versement comme pièce justificative devant permettre au contribuable de justifier au service de recouvrement qu'il s'est déjà acquitté de ses taxes envers l'Etat, alors que le compte de ce dernier est parfois sans provision. Le relevé bancaire permet donc au Trésor Public de constater si son compte a été ou pas crédité du montant de la taxe devant être payée par le contribuable. Le service de mouvement de fonds informe la direction de poursuite afin de procéder au recouvrement forcé. Cette procédure va prendre plusieurs semaines alors que l'Etat a besoin de ces liquidités pour faire face aux dépenses Publiques.

Partant de cette défaillance, plusieurs contribuables profitent de la situation et émettent des chèques sans provisions. La banque leur tire le bordereau de versement, ce qui constitue un manque à gagner pour le Trésor Public. A titre d'exemple, au cours de l'année 2013, les chèques impayés totalisent un montant de quarante sept millions sept cent vingt mille huit cent cinquante-six FCFA (47.720.856 FCFA). Les banques auraient dû vérifier d'abord la provision des comptes des contribuables avant d'accepter leur chèque. Cette pratique conduit à suspecter une complicité entre les banques et les contribuables (voir annexe pour détail).

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