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Mesure de la perception de la culture de sécurité dans un établissement privé de santé tunisien.

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par LOTFI BENMOSBAH
UPEC Paris XII - Master 2 2016
  

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D/ Approches de la culture de sécurité

L'utilisation du terme «culture de sécurité« n'est pas anodine car elle est fortement liée au contexte des années 1980, période durant laquelle le terme «culture d'entreprise» a connu son apogée dans le domaine du management (12). En un peu moins de trente ans, la notion de culture de sécurité considérée comme la prise en compte des facteurs organisationnels et humains dans la gestion des risques, a été diffusée dans tous les secteurs industriels à hauts risques. Néanmoins, dans la littérature scientifique, il n'y a pas de consensus sur la définition, les caractéristiques et le concept de la culture de sécurité. La culture de sécurité, considérée comme une dimension du concept plus global de culture organisationnelle, est donc tributaire des débats sur cette même culture organisationnelle (13).

Gudelnmund cité par Nascimento identifie deux approches (14) :

1) Une première approche culturaliste : «Ce que l'organisation est»

Il s'agit de l'approche dominante où la culture est analysée comme un objet en soi et cette analyse permet de comprendre le fonctionnement du collectif et de l'organisation. La culture de sécurité désigne les normes, les valeurs, les croyances, les attitudes et les représentations partagées par un groupe de personnes supposées être liées à la sécurité.

On distingue trois types de mécanismes sociaux relatifs à la CS :

-- l'intégration : la CS est considérée comme le ciment social du groupe.

Ce mécanisme participe à l'uniformisation de la CS au sein d'une organisation. L'identification d'éventuelles sous-cultures témoignerait de la faiblesse de stratégie du leadership.

-- La différentiation : la CS est analysée comme un produit construit socialement selon le pays, le secteur, les services, les professions et les groupes. Cette perspective admet l'existence de sous-cultures au sein des organisations. Le rôle de ces sous-cultures dans la sécurité globale est le point focal de l'analyse. Ce mécanisme pourrait expliquer les résultats divergents entre différents services d'une même organisation.

-- l'ambiguïté : ce mécanisme peut être considéré comme une extension du mécanisme de différentiation. Il renvoie aux intentions des individus, chacun pouvant appartenir à des sous-cultures différentes.

Figure 1 : Domaines de la Culture de sécurité (Rapport IRSN 2005/54)

11

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La culture de sécurité dans l'approche culturaliste serait au carrefour de ces trois mécanismes et il est intéressant d'observer et d'analyser leurs points de chevauchement (15). La culture de sécurité s'élabore alors sur un ensemble d'hypothèses et de pratiques associées qui forgent les croyances sur les dangers et la sécurité (16). Ainsi Vaughan, cité par J.L. Hall, pense que pour appréhender le contexte d'un événement ou d'une activité il est nécessaire de se pencher sur les manières dont la culture se développe et influence notre quotidien (17). Vaughan prend l'exemple des ingénieurs de la NASA, responsables du programme de la Navette spatiale. Il explique la normalisation de la déviance par une conviction culturelle qui a mené les ingénieurs à penser que tout allait bien alors que les informations dont ils disposaient leur indiquaient l'inverse.

2) Une seconde approche fonctionnaliste : «Ce que l'organisation a»

La culture de sécurité est considérée comme une variable parmi d'autres. L'analyse, dans ce cas, porte sur le mode de fonctionnement de l'organisation. On s'intéresse alors aux structures pratiques et politiques prévues pour améliorer la sécurité. Les recherches sont dirigées vers la description des attributs de ces organismes « sûrs » qui sont :

-- l'engagement de la direction et du management séniors en matière de sécurité

-- la vigilance à l'égard des dangers et de leur impact potentiel

-- les normes et règles réalistes et flexibles en rapport avec les dangers

-- la réflexion continue sur les pratiques et apprentissages organisationnels grâce à

des systèmes de surveillance et des retours d'expérience.

Dans cette perspective, la culture de sécurité est ainsi une variable qui peut être isolée, analysée et modifiée.

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"Soit réservé sans ostentation pour éviter de t'attirer l'incompréhension haineuse des ignorants"   Pythagore