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République algérienne démocrate et
populaire.
Université Ammar Telidji - Laghouat
Faculté des sciences économiques et de
gestion.
Mémoire de fin d'études pour obtention de
Diplôme - Licence - en Gestion option :
Management
Le commerce et la vague internet
Rédigé par :
Directeur :
Bouaissa Karim Ouled laid
Saad
Promotion 2006/2007
REMERCIEMENT
Je remercie Dieu qui m'a offert la vie, et seul capable
de m'offrir la joie, le bonheur, la prospérité et la
santé.
Que tous ceux qui m'ont soutenue trouvent ici l'expression de
ma profonde reconnaissance.
Mes premiers remerciements iront à Monsieur Saad
Ouled laid, mon directeur de mémoire qui m'a fait
bénéficier de son expérience et de sa connaissance en
matière de statistique.
J'adresse
également un remerciement aux professeurs et étudiants de la
faculté des Sciences Economique et de Gestion pour leur aide tout au
long de ma formation universitaire.
Je tiens à remercier ici les personnes qui, par leurs
conseils et leurs encouragements ont contribué à l'aboutissement
de ce travail.
Dédicace
Table des matières
Remerciements..............................................................................p
02
Dédicace
.............................................................................................p
03
Tables des
matières....................................................................p
04
Introduction.....................................................................................p
09
Première partie
Les affaires (l'e-commerce &
l'e-business)
A. Le commerce
traditionnel...............................................................p
13
1. Histoire et
définitions.......................................................................p
13
2. Origine et rôle du
commerce...........................................................p 16
3. Arrivée
d'Internet...............................................................................p
20
4. La fracture numérique
......................................................................p 23
B. Le business électronique
(e-business)..........................................p 28
1.
Définition.............................................................................................p
28
2. Les différents types du business
électronique.............................p 30
3. Le e-business dans les PME
(e-PME)...........................................p 32
4. e-business et création de
valeur......................................................p 36
Deuxième partie
Le Business-to-Consumer (B2C)
A.
Definition.................................................................................................p
38
1. Définition du
B2C..................................................................................p
38
2. Qu'est ce que le commerce
électronique?.........................................p 39
3. L'histoire révolutionnaire du commerce
électronique....................p 43
4. Le e-Marketing
mix...............................................................................p
44
B. Les acteurs du
B2C...............................................................................p
46
1. Les
entreprises........................................................................................p
46
2. Le cyber-consommateur; qu'est ce
qu'un
Cyber-consommateur?.............................................................................................p
47
3. L'Internet et le
e-commerce................................................................p
50
C. le commerce électronique en
Algérie..............................................p 52
1. Internet en
Algérie......................................................................................p
52
2. L'application de l'e-commerce en
Algérie.................................................p 65
3. Paiement numérique en
Algérie.................................................................p
69
Troisième partie
La e-logistique, e-commerce
A. Critères qualitatifs de base pour un
site........................................p 72
1. Un environnement sécurisé (achat et paiement)
..............................p 72
2. Les critères de la
sécurité qui doivent être
respectés.......................p 80
3. Une assistance après-vente comparable à celle
des vrais
magasinsp.......................................................................................................p
84
B. Les transactions dans le commerce
électronique.......................p 85
1. comment ce déroulent les transactions
«échanges
électroniques ».............................................................................................p
85
2. Les éléments essentiels pour attirer et
satisfaire les clients (Cyber- consommateurs)
.........................................................................................
p 87
3. étude de marché et
analyses..................................................................p
88
Quatrième partie
Etude de cas : eBay
A. Introduction
.......................................................................................p
106
1. Le savoir faire d'eBay
..................................................................p 107
2. Savoir utiliser Internet
..................................................................p 108
B. La concurrence entre : eBay, Christie's et
Sotheby's.............p 110
1. Le modèle historique : Christie's et
Sotheby's.......................p 110
2. Le modèle Internet :
eBay.............................................................p 114
C. Les
statistiques ...................................................................................p
117
1. Chiffre d'affaire et résultat net de
Sotheby's.......................... p 117
2. Chiffre d'affaires et résultat net de
eBay..................................p 118
3. Marge nette de eBay et Sotheby's
.............................................p 121
4. Evolution du cours en Bourse d'eBay et Sotheby's
..............p 121
Conclusion...........................................................................................p
123
Annexes
..................................................................................................p
125
Bibliographie.......................................................................................p
128
La scène se déroule dans un centre d'achat :
« - L'enfant : Maman je veux acheter un coca.
- La Mère : d'accord mets-le dans le panier.
- L'enfant : Maman, je veux acheter des chips !
- La Mère : oui, mon chéri, ajoute-les au
panier.
- L'enfant : Maman, Maman, je veux acheter ce pantalon avec
ces belles chaussures, je peux? De plus, je veux acheter ce jeu magique,
ces nouveaux disques...etc.
- La Mère : Arrête ! Tu m'ennuies. Ah j'ai
une idée...je vais m'abonner à la Société
eBay et comme cela je serai capable de faire tranquillement
mes achats à la maison sans ennuies, et toi mon petit, tu pourras tous
choisir facilement sans bouger ».
Dans son livre «the next information
revolution» le guru Peter Drucker .F disait
« »The next information revolution is forcing
us to redefine what business enterprise actually is-- the creation of value
and wealth» »*1(*).
Les nouvelles innovations technologiques et informatiques sont
considérées comme un grand défi dans le monde qui
transforme le commerce traditionnel en commerce électronique, en offrant
des modes de communications qui permettent un accès plus large et plus
facile au monde des affaires.
Introduction Générale
Le commerce électronique joue un rôle très
important à travers les changements du commerce international ;
à cause de son effet positif sur l'économie, il facilite
l'accès à des nouveaux marchés, et aide par
exemple les Petites et Moyennes Entreprises qui représentent 98 %
des entreprises dans le monde (selon les chiffres publiées dans le guide
des sociétés qui aident les PME*2(*) à être
concurrentielles).
Bien sûr l'entreprise essaie toujours d'exporter ses
produits autour du monde, et d'appliquer le commerce électronique qui va
ouvrir des opportunités d'investissements au niveau personnel et au
niveau national si l'on applique en Algérie. Tout va profiter des
avantages de l'application du commerce électronique.
De plus, cette nouvelle technologie a causé un
changement dans la hiérarchie des sociétés en
améliorant les infrastructures de données, d'équipements,
de personnel en donnant des cours de formation aux employés pour
être capable de suivre et comprendre l'innovation informatique.
En bref, en ce qui concerne la somme des ventes par Internet
en 2007, on peut constater que les États-Unis sont les premiers, par
exemple en premier trimestre 2007, les ventes en ligne atteignent 31,5
milliards de dollars, selon l'US Census Bureau., ensuite vient l'Allemagne, Angleterre, Italie, France,.... *3(*).
J'ai choisi le thème de mémoire qui traite le
sujet de commerce électronique. L'idée essentielle de cette
étude consiste à savoir l'impact de l'Internet sur le commerce et
si le commerce électronique est une innovation lucrative, et à
prévoir son avenir.
Même si que chez nous en Algérie il nous reste
beaucoup à faire pour avancer et faire un pat en avant. Sachant
qu'Internet n'est rentré en Algérie qu'après le programme
de l'UNESCO de 1994, et est encore pas appliqué au domaine commercial
complètement.
Il y a alors que du marketing pour des PME a cause de la
négligence et d'autre cause que nous somme pas en faveur de les
répéter .
Mais j'ai fais des études sur des cas particuliers en
Algérie, pour pouvoir mettre en cause le commerce électronique
algérien, et pour que les entreprises et individus, puissent le
valoriser et bénéficier de ses avantages.
Une nouvelle ère s'annonce c'est l'ère de
la technologie de l'information et de la communication y compris le nouvel
outil appelé « Internet », qui a modifié ou
touché plusieurs domaines, tel que le commerce .
Le mémoire est basé sur mes propre
recherches sur Internet vu que je surf sur le Web (la plus part du temps), pour
pouvoir récolter des articles et des données ainsi que des
statistiques concernant le e-commerce « commerce
électronique ». C'est pour cela que ma bibliographie et
basé essentiellement sur Les Sites « Web »
Internet.
Problématique de l'étude
Quel est l'impact de l'Internet sur le
commerce ?
Les questions principales que l'on est en
droit de se poser, à ce propos, sont les suivantes :
- Comment Internet peut-elle influencé
l'économie mondiale ?
- Internet peut-elle creuser un écart
entre personnes et entre entreprises ?
- La réalité du commerce
électronique en Algérie ?
- La possibilité
d'adapter le mix marketing sur les sites Web ?
- Quel sont les modes de paiement en ligne du
commerce électronique ?
- Quel sont les critères qualitatifs pour
un site ?
- Comment peut-on garantir une transaction
commerciale électronique ?
- S'interroger sur la preuve de la transaction
électronique.
- Se pencher sur la signification et
l'utilité d'une signature dite électronique.
- Définir les attributions vente
comparable à celle des vrais magasins
- S'interroger sur l'influence de
« l'électronique » sur les grandes anciennes
entreprises
- C'est quoi :
« savoir » et « savoir faire » en
e-commerce ?
- Mesuré la valeur que crée la
concurrence au sein d'une économie numérique
De ce fait, et pour atteindre l'objectif qui a
été assigné à la présente réflexion,
je suis basé sur une méthodologie bien précise.
Méthodologie et plan de recherche
L'idée centrale que je propose de
développer, à cet égard, consiste à vérifier
si le commerce électronique influence le processus de vente et la
logistique, ainsi que la concurrence.
La démarche que j'ai adoptée
dans l'étude est l'approche comparative. Autrement dit, comparer la
situation entre les internautes et les entreprises utilisant le e-commerce
comme moyen de vente (on-line) et les autre (individus et entreprises) qui ne
le sont pas encore.
J'ai consulté un questionnaire
publié par le Centre Culturel Français d'Amman*4(*)sur le web, le premier
questionnaire*5(*)
adressé aux individus et ensuit le deuxième*6(*) qui était
distribué aux sociétés pour rassembler leurs perspectives
du commerce électronique.
Le mémoire est découpé
en quatre parties, la première partie comprend les définitions du
commerce traditionnel et le business électroniques.
Ensuite, la deuxième partie donne un
aperçu sur le B2C ; les affaires destinées
directement aux clients, de plus il comprend la définition du commerce
électronique, son histoire et ses acteurs, ainsi que la
réalité du commerce électronique et son implantation en
Algérie
La troisième partie,
l'e-logistique, et comment se passent les échanges
électroniques. À la fin de cette partie, j'analyse des
études de marché (on-line).
Enfin, la quatrième partie c'est une
étude de cas de leader mondial de ventes aux
enchères on-line «
eBay ».Réalisé on-line aussi qui
présente le commerce électronique et concurrence entre les
grandes firmes qui sont : eBay et Christie's et Sotheby's, dans le
domaine de l'enchérissement et ses pratiques. Ce chapitre montre aussi
très bien les perspectives d'eBay et l'application moderne du commerce
électronique.
Première partie
Les affaires (l'e-business &
l'e-commerce)
A. Le commerce traditionnel
« Le commerce traditionnel
est l'ensemble des échanges de biens et de services
entre les particuliers, les entreprises ou les pays contre d'autres biens et
d'autres services ou de l'argent ».
Les affaires ou « commerce » désigne
l'ensemble des opérations lucratives comprenant l'échange et la
circulation de produits et services de l'endroit de leur production vers le
lieu de leur consommation.
1. Histoire et définitions :
Le commerce se définit selon deux points de vue
différents. On le définit selon le point de vue légal
puisque c'est un acte public et selon le point de vue économique.
1. Du point de vue juridique, le commerce est tout acte
qualifié de commercial par la loi. Ainsi, est commerçant toute
personne qui fait profession des actes qualifiés commerciaux par la loi.
Cette définition légale laisse à penser que
la commercialité de la personne est subordonnée à celle de
l'acte. Mais le problème reste à savoir qu'est-ce qu'on appelle
acte commercial.*7(*)
Les actes qualifiés de commerciaux dépendent de
chaque nation.
2. Du point de vue économique, est commerce ce qui est
susmentionné.
Divisions du commerce
Le commerce se subdivise en deux: le commerce mondial qui
s'oppose au commerce national.
Le commerce mondial
Il comprend toutes les opérations sur le marché
mondial. Il est l'organe regroupant les divers pays du monde engagés
dans la production des biens destinés aux marchés
étrangers.
Le commerce mondial comprend:
· Le commerce de concentration: qui consiste à
assembler les petites productions locales ou régionales dans des
comptoirs crées à cette fin, en quantités convenables pour
être manipulés sur le marche mondial.
· Le commerce de distribution: consiste à se procurer
les marchandises en très grandes quantités sur le marché
mondial et à les emmagasiner pour les distribuer aux consommateurs sur
le plan mondial.*8(*)
Le commerce national
C'est celui qui est exercé à l'intérieur des
frontières d'un pays ou avec les autres pays.
Ce commerce présente trois aspects.
Selon l'aspect géographique,
On distingue le commerce extérieur et intérieur.
· Le commerce extérieur: s'effectue entre les
habitants de deux ou plusieurs pays. Il comprend:
. Le commerce d'importation: qui consiste à acheter
à l'étranger les biens produits.
. Le commerce d'exportation: qui consiste à vendre
à l'étranger les biens produits dans l'intérieur d'un
pays.
. Le commerce de transit: qui n'est rien d'autre que la
faculté accordé à un produit originaire du pays X et
destiné à la consommation dans le pays Y, de traverser le pays Z
sans acquitter les droits de douane.
. Le commerce intérieur: est celui qui se pratique au
sein d'un pays.
Selon l'aspect statistique,
On distingue:
· Le commerce général: qui est l'ensemble de
commerce d'importation, d'exportation et de transit.
· Le commerce spécial: qui ne comprend que le
commerce d'importation et le commerce d'exportation.
Selon l'importance des
opérations,
On a le commerce intérieur. Ce dernier regorge le commerce
de gros, de demi-gros et celui de détail.
· Le commerce de gros: s'effectue entre le producteur et les
négociants. Il ne porte que sur de grosses quantités de
marchandises.
· Le commerce de demi-gros: est celui qui consiste à
acheter auprès de grossistes de marchandises destinées à
être vendues aux détaillants.
· Le commerce de détail: se pratique entre les
commerçants détaillants et les consommateurs.
On doit distinguer trois mode d'organisation dans le commerce
de détail en France : le commerçant indépendant, le
commerce associé, et le commerce intégré. Comme par
exemple ; Le groupe Carrefour, (siège social en France) est
implanté dans de nombreux pays, c'est l'une des plus grandes entreprises
de distribution européennes.
Par ailleurs certaines opérations commerciales sont
réalisées sans achat-revente par des intermédiaires
rémunérés par des « commissions ».
C'est le cas pour les représentants (notamment VRP), commissionnaires,
agents commerciaux, courtiers, etc.*9(*)
Il existe trois grandes formes de commerce :
- le commerce indépendant qui est une forme de commerce
traditionnelle où le propriétaire gère seul son affaire.
- le commerce associé où plusieurs
commerçants indépendants s'unissent pour lutter contre la
concurrence des grands groupes commerciaux.
- le commerce intégré qui regroupe des commerces de
gros et de détail, apparus dans les années 80-90 et montant
très fortement en puissance.
2. Origine et rôle du commerce
Alvin Toffler a insisté sur le rôle du commerce
dans son livre « la dernière
vague »*10(*) en 1980 il le met en cause de la révolution
de l'organisation pour lui le commerce fut l'une des plus anciennes et
importantes inventions de l'humanité, et est considéré
comme l'origine de la civilisation.
Il remonte à un passé très lointain
« la vague agraire ». Le commerce
a pour origine le besoin de l'homme. Et depuis toujours, l'homme cherche
à satisfaire ses besoins tant primaires physiologiques (base de la
pyramide de MASLOW) que secondaires. La nécessité de satisfaire
ses besoins l'a rendu industriel. De la simple cueillette et la chasse avant
100000 ans, l'homme a connu l'agriculture, l'élevage et la production
industrielle c'est « la vague
industrielle » avant 200 ans autrement
dit : la révolution industrielle.
Les besoins de l'homme sont multiples et divers. Les
connaissances, l'habilité et la force physique dont il dispose, ne lui
permettent pas de produire seul tout ce dont il a besoin pour survivre. Un
problème fait irruption. Alors il fut appel au savoir d'après les
Tofflers : Alvin et sa femme Heidi, c'est « la vague de
la connaissance » c'est la dernière vague.
C'est ce problème qui fait prendre conscience à
l'homme qu'il faudrait penser à s'organiser et à diviser le
travail. Alors l'homme décide de produire un bien ou service qu'il est
susceptible d'utiliser en fonction de ces capacités physiques et
intellectuelles ainsi que de son environnement. Par conséquent, il
s'ouvre à l'autre qui dispose d'un produit dont il ne dispose pas pour
satisfaire ses besoins. De là est venu l'échange.
En effet, les hommes ne connaissaient pas la monnaie. Ils
échangeaient les choses contre les choses. C'était ce qu'on
appelle le
troc.
Compte tenu des inconvénients du troc, on est passé du troc
à la monnaie marchandise.*11(*)
Chaque société a connu une ou plusieurs
marchandises de ce genre. En République démocratique du Congo par
exemple, on a utilisé "les Croisettes", les "Zimbu" et les "Perles".
Avec le temps et les contacts des peuples de différentes
civilisations, deux métaux (l'or et l'argent) se sont imposés
comme marchandises monnaies à travers l'univers à cause de leurs
qualités : la rareté, l'inaltérabilité, la
malléabilité, la forme, la dureté, la valeur
intrinsèque et l'homogénéité.
La création de la monnaie, l'évolution dans le
domaine de transport et celui de communication ont facilité les
échanges entre personnes, entre localités et entre pays. Mais
cette évolution a connu et continue à connaître quelques
entraves. Il est influencé par les interventions étatiques et par
les conditions monétaires existantes.
Le commerce connaît beaucoup de perturbations à
cause de la recherche du profit de part et d'autres. Les États et les
individus n'ont cessé de chercher à éliminer ces
perturbations et assurer un déroulement normal et adéquat du
commerce pour le bien être général. Ainsi, sur le plan
national, les gouvernements essayent de stabiliser les prix intérieurs
en appliquant différentes techniques, tandis que sur le plan
international existent deux théories: le libre-échange
« Le libre-échange est un système de commerce
international reposant sur l'absence de barrières douanières et
non douanières à la libre circulation des biens et des services.
Il ne concerne pas les mouvements de travailleurs ou de capitaux. et le
protectionnisme. « Le protectionnisme est une pratique politique
selon laquelle l'État ou un groupe d'États interviennent dans
l'économie pour protéger leurs entreprises et aider leurs
produits, par la mise en place de barrières douanières, de
subventions à l'exportation, de normes, etc. On qualifie souvent des
pratiques isolées sur un secteur particulier de
protectionnistes sans que cela engage une politique
générale.
Le commerce reste toujours une activité centrale de
l'économie, et qui est de plus en plus diversifiée et
sophistiquée (on a pu parler au XXe siècle d'une
révolution de la distribution) et un outil de développement
»
Le troc en bref, c'est le système économique dans
lequel les échanges de biens entre deux agents se font sans
intermédiaire monétaire. Il est considéré comme un
moyen d'échange de monnaie dans le commerce.
Historique : du troc à la monnaie
Forme d'échange des premières
sociétés humaines, le troc est adapté à des
communautés réduites où la majeure partie des
biens nécessaires
est produite localement.
Le troc nécessite donc un niveau de confiance entre les
intervenants très élevé, c'est donc un système qui
ne convient pas au commerce pour le grand nombre.
Des échanges plus complexes nécessitent
l'apparition d'un bien ayant une valeur d'usage universelle, facile à
transporter et à conserver. Cet étalon des autres biens varie
selon les cultures (or, coquillage, plume, mesure de céréale,
etc.). Il peut conduire à l'adoption de la
monnaie.
Les formes modernes du troc
Le
Système
d'Échange Local ou
« SEL » :
C'est un système d'échange alternatif, construit
à coté du système d'échange économique
dominant. Les SEL prennent la forme de réseaux à but non
lucratif, implantés localement, et qui permettent à leurs membres
de procéder à des échanges de biens ou de services sans
avoir recours à la monnaie traditionnelle. Comme par exemple Les SEL
sont aujourd'hui plus de 300 en France et vous pouvez les retrouver sur le site
de Sel'idaire*12(*), pour la Suisse voyez la plateforme SelSuisse*13(*),
et pour la Belgique il existe un SEL à Bruxelles,
à Tournai, à Liège (information par
mail) ainsi qu'en Flandres.
Exemple historique
Les premiers Sel sont apparus en Europe dans les années
30. Le premier SEL sur le continent américain (LETS en anglais, pour
Local Exchange Trading System) a été fondé au Canada, dans
les années 80. Michael Linton, écossais, qui vivait sur
l'île de Vancouver, voulait ainsi aider les habitants de cette
région touchée par le chômage. Il a donc proposé de
créer un système basé sur le
troc, dans une grande
communauté, à l'aide d'une monnaie locale, le green dollar.
L'expérience fut plutôt positive, malgré les
réticences de certains éléments clés de la
région. Elle a duré cinq ans, avant de s'arrêter, suite
à des problèmes internes de bureaucratie trop lourde et manquant
de transparence, ce qui a amené une perte de confiance des
adhérents. Une vingtaine de systèmes semblables avaient cependant
été lancés un peu partout en Amérique du Nord entre
temps.
Le premier SEL moderne de France a été
créé en 1994, en Ariège. Dix ans après, il y en a
338 dans 96 départements, de tailles plus ou moins modestes (de 2
à quelques centaines de membres) suivant les régions.
Il y en a plus de 400 en Grande Bretagne, qui permettent à
plus de 20 000 personnes de procéder à des échanges. On en
trouve aussi en Australie, au Japon, en Amérique Latine...
Organisation
Un SEL est un marché libre dans une communauté
librement formée, avec une monnaie autonome (souvent basée sur le
temps passé) au nom varié (grain de SEL, cacahuète, noix
de coco...), et des échanges libres (souvent à caractère
de service plus qu'à caractère matériel). Le SEL utilise
une unité de valeur pour les échanges monnaie, Une des
définitions de la monnaie consiste à dire que c'est un bien
économique qui a trois fonctions :
C'est un instrument d'unité de compte (une
référence pour estimer un prix)
C'est un instrument d'échange (un moyen de
paiement)
C'est un instrument de réserve de valeur (stockée
en espèces, en dépôt ou en épargne).*14(*)
Il est construit pour gérer cette unité et
là n'est pas la principale difficulté, même si les
règles monétaires peuvent être complexes et très
différentes des règles courantes (monnaie non capitalisable,
etc.).
Il est donc possible à tous les membres du système
d'échanger des services au travers de cette nouvelle économie.
Une personne pourra ainsi être créditée de 100 grains de
SEL en gardant des enfants pendant une soirée avant d'aller les
dépenser ailleurs en cours de guitare par exemple. La valeur d'un
service est généralement dictée en fonction du temps qu'il
nécessite. Il n'y aura ainsi pas de différence entre une heure de
cours de maths et une heure de jardinage. Cependant, chaque SEL à sa
propre logique, et il peut y avoir plusieurs mesures dans certains cas
(notamment dans les SEL qui ne se sont pas affranchis de la
référence à l'euro). C'est pourquoi de nouveaux types de
SEL, appelés SELT, ont émergé ces dernières
années. L'unité de mesure étant le temps, on perd la
notion de monnaie et tous les « mauvais réflexes »
qu'elle peut induire, à condition de comptabiliser strictement le temps
passé (i.e. de ne pas comptabiliser plus ou moins de temps comptable que
de temps réel). Ce nouveau type de SEL est cependant plus long à
mettre en place.
2. La « monnaie universelle » Europa basée sur des quantités fixes de
marchandises, créée en 1928 par le député
français Philibert Besson. Ce qui est considéré comme un
protocole d'échanges commerciaux, d'investissement entre les
sociétés, les pays.
3. « Le troc sur Internet ». Il nous permet de vendre et ou acheter des articles sous
forme de vente aux enchères*15(*). Comme par exemple le site
d'enchères sur Internet eBay. Mais, au lieu d'acheter et vendre des
produits et des services, ses utilisateurs les prêtent ou les
empruntent.
3. Arrivée d'Internet
Tom peters a parlé d'une
nouvelle vague « la vague internet » dans
son livre Re-imagine en 2006, il parle de la civilité et la nouvelle
civilsation pour l'entreprise moderne.
Les technologies de l'information et de la communication peuvent
être définies comme « étant l'ensemble des
technologies informatiques et de télécommunication permettant le
traitement et l'échange d'informations et la communication construite
autour de l'ordinateur et du téléphone »*16(*).
La nouvelle ère de l'information va révolutionner
les processus de gestion dans de nombreux domaines surtout le commerce
électronique. Aujourd'hui, l'informatique est devenue le moteur de
l'économie. Cette masse média et ses applications ont
commencé à apparaître dans les années 70, bien que
les applications ne fussent alors que limitées aux secteurs financiers
et quelques petites affaires. Avec la commercialisation de l'Internet dans les
années 90 et sa croissance rapide dans les secteurs des affaires et
surtout parmi les clients, le terme du commerce électronique a
été établi, et les applications de la vente et l'achat en
ligne ont été rapidement diffusées autour du monde.
Internet et la révolution
numérique
Internet devient un sujet banal, et
le numérique s'est introduit dans notre vie de tous les jours :
télévision, téléphonie mobile et fixe,
caméscope, appareils photo ou tout simplement ordres
délivrés par cartes bancaires. Tout ceci est possible aujourd'hui
par la numérisation des données, c'est-à-dire
leur transformation en éléments décryptables, consultables
et modifiables par ordinateur. Plus que l'ouverture des grands réseaux
informatiques et l'engouement du public pour ceux-ci, la véritable
évolution (doit-on vraiment parler de révolution ? est
portée par le numérique. Avec la standardisation du format des
données, leur collecte et leur traitement sont facilités et
accélérés, et le coût de ces opérations est
en constante diminution : les abonnements à la télévision
par câble et par satellites attirent de nombreux
téléspectateurs, les ouvertures de comptes Internet se
multiplient, les ventes de téléphones portables ont
littéralement explosé ces derniers mois. Mais tous ces grands
réseaux électroniques - qui sont l'association de réseaux
informatiques et de télécommunications - empruntent de multiples
supports : RTC, RNIS, réseaux câblés, satellites et demain
peut-être même le réseau électrique. Cette
diversité des supports amène naturellement une diversité
d'acteurs. Traditionnellement, seules les entreprises de services informatiques
étaient concernées. Aujourd'hui, le potentiel du marché
est si important qu'il provoque l'appétit d'acteurs moins
institutionnels : groupes internationaux de communication pour lesquels il
s'agit d'un prolongement naturel d'activités au 21ème
siècle, opérateurs de réseaux (électricité,
eau, routes, voies ferrées ou aériennes) qui peuvent mettre ainsi
en valeur leur couverture géographique, ou toute entreprise qui cherche
une diversification rentable à courte échéance (les
banques et les groupes d'assurance notamment). La conséquence de ce
mouvement est l'émergence de l'entreprise électronique, qui
renouvelle le schéma classique du monde d'entreprenariat.
La conséquence de la diffusion rapide de cette technologie
est l'augmentation de la concurrence entre les hommes d'affaires et la
publicité électronique qui est menée par les
sociétés; ce qui est considéré comme un
élément important du commerce électronique entre les
sociétés, en plus des expériences
réelles.*17(*)
L'entreprise électronique
L'entreprise du 21ème siècle
voit son modèle de réussite bouleversé. Il ne peut plus
s'agir de compter diffuser un produit ou un service sur un territoire
protégé; il ne s'agit plus également de compter sur
l'avantage de la taille. Il s'agit d'aller vite, ou tout au moins de ne pas
aller plus lentement que le concurrent. « Si la
compétitivité du rapport prix/performance demeure une condition
nécessaire, elle suffit de moins en moins à assurer le
développement et l'avenir à long terme : proximité et
fidélisation du client d'une part, innovation dans les produits, les
services ou l'organisation d'autre part, jouent un rôle discriminant
croissant. Dans ce contexte, l'efficacité et l'intelligence
d'utilisation de l'informatique et des réseaux s'inscrivent au coeur de
la stratégie d'entreprise ». L'information (ou donnée)
transmise sous forme numérique ne nécessite pas de transformation
pour être traitée, mais elle doit être
maîtrisée. L'outil informatique sert à l'entreprise pour
contrôler le flux de données numériques. Mais cet outil qui
répond à un besoin tend, sous l'effet de son actualité,
à autonomiser son objet. De moyen, il tend à devenir une fin. En
prenant une place si importante, il fait de l'entreprise de services
informatiques un élément incontestable de la réussite
économique. « La croissance implique un changement radical dans la
manière de développer les activités et créée
des opportunités pour l'entreprise électronique. (...) Les
impératifs économiques pour les entreprises d'aujourd'hui sont
déjà connus mais ici exacerbés : mondialisation, vitesse,
compétitivité ». Ces propos sont ceux de Lou Gerstner,
président d'IBM, qui développe ainsi le concept d'entreprise
électronique par la transformation de l'organisation de l'entreprise.
« En fait, un certain nombre de ces entreprises, appartenant à des
industries très diverses, risquent de voir leurs propres fournisseurs de
technologie, ceux qui les aident à négocier ce virage (virage
technologique procurant toujours des opportunités favorisant
l'arrivée de nouveaux acteurs sur un marché), devenir leurs plus
grands concurrents ». Or, il est intéressant de noter qu'outre le
fait que Lou Gerstner soit le numéro un d'une des entreprises les plus
actives dans le domaine de l' «e-business», son parcours
professionnel l'a amené à être en charge de la
création d'une des plus importantes sociétés de marketing
direct du monde chez American Express. Et il prédit pour la distribution
électronique une évolution similaire à ce qu'il a connu
chez American Express : « Au départ, les clients ne voulaient pas
donner leur numéro de carte bancaire par téléphone.
Aujourd'hui, tout le monde le fait. Je suis convaincu que le même
phénomène se produira pour la distribution électronique
». Sécurité et confidentialité apparaissent en effet
de plus en plus comme les maîtres-mots du commerce électronique
sur Internet.
Pour moi, personnellement le commerce électronique est
un pont vers le développement des technologies prenant en compte que
nous sommes dans l'ère des défis techniques qui offrent des
nouveaux emplois et accélèrent la communication pour créer
des opportunités de travail. De plus le commerce électronique est
un moyen qui permet de réduire les coûts des produits, d'augmenter
les revenus des particuliers et de l'État. En bref, c'est un moyen de
communiquer, d'investir, de servir les particuliers et les
sociétés grâce aux transactions via l'Internet.
4. La fracture numérique
La fracture numérique désigne le plus souvent
l'inégalité d'accès aux technologies numériques,
[dont principalement l'ordinateur,] et parfois le clivage entre
« les info-émetteurs et les
info-récepteurs ». Cette inégalité est
fortement marquée entre les pays développés d'occident et
les pays du Sud, dits en voie de développement.*18(*)
Définition :
La fracture numérique concerne les
inégalités dans l'usage et l'accès aux technologies de
l'information et de la communication (TIC) comme les téléphones
portables, l'ordinateur ou le réseau Internet. La fracture
numérique ne représente donc qu'une toute petite partie de
l'ensemble des inégalités de développement. On parle
parfois aussi de fracture digitale ou de fossé
numérique. L'expression fracture numérique
est calquée sur celle de fracture sociale employée par Jacques
Chirac, lors de la campagne présidentielle de 1995.
« D'une manière générale, le
fossé numérique peut être défini comme une
inégalité face aux possibilités d'accéder et de
contribuer à l'information, à la connaissance et aux
réseaux, ainsi que de bénéficier des capacités
majeures de développement offertes par les TIC. Ces
éléments sont quelques-uns des plus visibles du fossé
numérique, qui se traduit en réalité par une combinaison
de facteurs socio-économiques plus vastes, en particulier l'insuffisance
des infrastructures, le coût élevé de l'accès, le
manque de création locale de contenus et la capacité
inégale de tirer parti, aux niveaux économique et social,
d'activités à forte intensité
d'information ».*19(*)
L'existence et l'évolution d'une fracture numérique
au sein d'une population peuvent être évaluées en tenant
compte d'indicateurs tels que le nombre d'utilisateurs d'Internet, le nombre
d'ordinateurs connectés (rapportés à la population).
Cependant, ces indicateurs ne permettent pas, en eux-mêmes, de
déterminer les usages des TIC par ces populations qui devraient
accéder à la « société de
l'information ».
La Journée mondiale de la Société de
l'information qui prend place tous les ans le 17 mai depuis 2006 a
été créée avec pour but de sensibiliser sur le
sujet mais aussi sur les ouvertures que peut offrir l'internet.
Une fracture numérique existe entre pays du nord et pays
du sud. Elle est également qualifiée de fracture horizontale
lorsqu'elle est constatée au sein d'un pays (y compris
développé) avec des différences en zones urbaines et zones
rurales ou encore entre catégories sociales ou entre genres (sexes).
La fracture numérique est donc un sujet très vaste.
Nous nous intéresserons principalement ici aux inégalités
liées au réseau Internet.
La
fracture numérique et Internet
La fracture numérique est un sujet de bataille
préélectorale. Aux États-Unis d'Amérique,
dès 1994, le vice-président Al Gore rêvait
à voix haute dans ses discours et disait qu'Internet permettrait
l'avènement d'une démocratie en ligne, d'une agora
électronique. C'est d'ailleurs lui le premier qui a parlé du
réseau Internet comme 'autoroutes de l'nformation'. Et le
président Clinton envisageait en 1997 de connecter
chaque salle de classe et bibliothèque à Internet d'ici l'an
2000, chaque maison d'ici 2007. Pour réduire l'écart entre les
Américains.20(*)
La
réalité de la fracture numérique dans l'accès
à Internet
Du fait de l'évolution extrêmement rapide
du réseau Internet, on se limitera à quelques exemples
numériques. Bien qu'un peu datés, ils sont intéressants.
Pour des données plus récentes, on se reportera utilement aux
sources bibliographiques précisées en fin d'article.
|
Comparaisons population/internautes en septembre 2000
|
|
États-Unis d'Amérique
|
Continent africain
|
|
Pourcentage de la population mondiale
|
4,9 %
|
12%
|
|
Pourcentage des internautes mondiaux
|
43 %
|
Moins de 1%
|
Une autre comparaison est simple et intéressante. Bien que
le mandarin (chine) soit, et de loin, la première langue mondiale,
seulement 8.4% des internautes ont le mandarin pour langue maternelle. De
même, anglais et espagnol sont deux langues maternelles aussi courantes
l'une que l'autre dans le monde et pourtant, 45% des internautes parlent
anglais pour seulement 5,4% espagnol ! La « comparaison des
langues » est donc une autre manière de constater la
réalité et l'importance de la fracture numérique.
Les trois aspects de la fracture
numérique
De plus, on a considéré lors de cette
rencontre que la fracture numérique portait essentiellement sur des
questions d'accès mais aussi d'utilisation des TIC. Trois types de
fracture numérique ont alors été envisagés :
l'accès (différence entre les personnes qui peuvent
accéder aux TIC et celles qui ne le peuvent pas), l'utilisation
(personnes sachant les utiliser et celles dont ce n'est pas le cas), et la
qualité de l'utilisation (différences entre les utilisateurs
eux-mêmes) .
Comme on peut le voir, la notion de fracture
numérique s'est modifiée au fil du temps. Au début, elle
visait fondamentalement les problèmes de connectivité. Par la
suite, on a commencé à se préoccuper du
développement des capacités et compétences requises pour
l'utilisation des TIC (qualification et éducation) ; enfin, on a
évoqué aussi l'utilisation des ressources intégrées
dans la technologie. Ainsi, le concept de fracture numérique comporte
essentiellement les approches suivantes*21(*) :
a) L'approche orientée vers
l'infrastructure : possibilité/difficulté de
disposer d'ordinateurs connectés au réseau mondial. Cela comprend
également le problème des serveurs et des routeurs. De fait, les
pays du Sud continuent de dépendre du matériel des pays du
Nord.
b) L'approche orientée vers la
formation : capacité/difficulté d'utiliser ces
technologies. On a commencé à considérer qu'il y avait
aussi une différence en termes de compétences et de
capacités concernant l'utilisation correcte de la technologie ; il
ne s'agissait donc plus seulement de pouvoir disposer d'ordinateurs. Dans ce
sens, on s'est alors mis à développer le concept
d'alphabétisation numérique en rapport avec celui de fracture
numérique.
c) L'approche orientée vers l`utilisation des
ressources : facteurs limitant/permettant l'utilisation par les
personnes des moyens disponibles sur le réseau. Dernièrement, on
a intégré dans ce concept de fracture numérique les
possibilités d'utiliser la technologie pour accéder non seulement
à l'information, à la connaissance, mais aussi à un
nouveau mode d'éducation en vue de mettre à profit les
« nouvelles opportunités » comme le
développement des affaires commerciales, les soins médicaux en
ligne, le télétravail, les nouvelles formes de distraction et de
loisir.
De nombreux organismes internationaux ont pris en compte ces
nouveaux éléments pour définir une politique de
développement destinée à réduire la fracture
numérique. Toutefois, malgré l'évolution du concept,
l'accent a surtout été mis sur le développement de
l'infrastructure technologique. Les investissements et les politiques
nationales visant à réduire la fracture numérique
continuent d'être essentiellement orientés vers le
développement de la connectivité.
L'une des meilleures façons de faire connaître un
concept plus concrètement est de définir la forme sous laquelle
il est évalué. Ainsi, les mesures les plus importantes de la
fracture numérique (e-readiness, UIT) se rapportent au degré de
massification de l'utilisation des TIC selon les pays, régions, groupes
ou personnes, et sont effectuées d'après des variables comme la
possibilité de disposer d'ordinateurs, la densité
téléphonique et la rapidité d'accès par personne
La fracture numérique dans le domaine du commerce
Lorsque l'on regarde les publicités qui nous entourent, on
s'aperçoit qu'un bon nombre de ces publicités sont
centrées autour du thème de la révolution Internet. Voici
quelques exemples :
« ......Bienvenue dans un monde
meilleur........ »
Rhône-Poulenc
« ......Bienvenue dans la
vie.com......... »
France
Télécom
Les publicités liées à ce sujet
présentent Internet comme un univers quasi-magique quitte à nier
toute complexité à l'outil informatique pour mieux promouvoir une
logique purement marchande. Le sociologue Philippe Breton n'hésite
d'ailleurs pas à parler du Culte de l'Internet dans notre
société*22(*).
La fracture numérique comme affaire
commerciale
Le fait de considérer la fracture numérique
comme une fracture technologique uniquement et le développement de
l'infrastructure comme le principal moyen d'y remédier, est
extrêmement satisfaisant pour les grandes entreprises des
télécommunications et de production et commercialisation de
matériel informatique.
L'investissement social qui implique d'avoir une approche
intégrale des fractures numériques en renforçant
l'organisation et développant les capacités, n'est pas une
affaire commerciale aussi importante que la vente massive de
connectivité et d'ordinateurs.
Conclusion :
Pour conclure notre étude de la fracture
numérique au niveau mondial, il est important de souligner le fait
principal, à savoir qu'aujourd'hui les internautes représentent
seulement une minorité de la population mondiale. Selon le PNUD
(Programme des Nations unies pour le développement), l'internaute type
est « un homme de moins de 35 ans, diplômé de
l'enseignement supérieur, disposant de revenus élevés,
habitant en ville et parlant anglais », soit « un membre
d'une élite très minoritaire ». Heureusement, les
choses commencent à changer peu à peu.
B. Les business électronique
(e-business)
1. définition
Le e-business est plus large que le «e-commerce», ce
terme désigne tous les processus économiques transformés
par le Web : l'intégration des systèmes d'information avec les
clients et les fournisseurs (via des sites Web à accès
réservé : les extranets), le travail dans l'entreprise (via un
site Web réservé aux employés : l'intranet), le
recrutement, la finance, le marketing, etc.
Faisant appel aux technologies de l'information et de la
communication la notion du business est élargie et il comprend le
business électronique qui comprend toutes les activités entre les
entreprises, les clients, les administrations...
De la vente en ligne au consommateur final (
B to C, pour
Business to Consumer) au commerce entre entreprises (
B to B, pour
Business to Business), le e-commerce se rapporte surtout au commerce
électronique sur Internet. Le réseau des réseaux a en
effet bouleversé la façon d'acheter et de vendre,
nécessitant l'instauration de nouvelles réglementations et
redéfinissant des pratiques telles que l'
EDI. La multiplicité de l'offre et l'exigence
croissante du client conditionne des choix de stratégie commerciale (par
exemple, le
cross
selling*23(*) ) et des choix techniques
garantissant la haute disponibilité du service. L'ouverture incroyable
dans le domaine de l'informatique montre parfaitement le nouveau moyen de
business électronique. « Les affaires -
électroniques » qui utilisent les réseaux
électroniques et l'Internet. « La notion d'e-business recouvre
les différentes applications possibles de l'informatique faisant appel
aux technologies de l'information et de la communication (TIC) pour traiter de
façon performante les relations de communication d'information d'une
entreprise telle qu'une PME avec des organisations externes ou des
particuliers. Les technologies utilisées sont principalement celles de l'
Internet.
Internet : réseau mondial (basé sur la suite
des protocoles TCP/IP) interconnectant des centaines de réseaux
spécifiques. Il relie des dizaines de millions d'utilisateurs
individuels et professionnels. On y échange des fichiers (FTP), des
courriers (e-mail) où on y consulte des informations (sites Web) du
Web ; WWW (Web,
World Wide Web). Ensemble de systèmes informatiques (serveurs Web)
connectés à l'Internet et utilisant des normes communes (HTML,
...) pour diffuser des pages d'informations multimédias (pages Web). Le
WWW est un des services proposés par le média Internet,
parallèlement au Mail, Newsgroup, etc. »*24(*).
Le e-commerce se différencie du e-business en se
concentrant sur le processus d'achat (Catalogue, commande, Transaction,
livraison, paiement). Le e-business couvre un plus large champ où la
préoccupation principale est l'utilisation de la technologie Internet
pour optimiser ou rationaliser l'échange d'information.
En bref, le business électronique est une traite efficace
pour les relations entre des organisations externes ou des particuliers, de
plus le business électronique développe de nouvelles
opportunités d'affaires. Et les technologies
utilisées sont principalement celles de l'Internet et des serveurs
Web.
2. Les Différents types de business
électronique
Le e-business se divise lui même en différents
types selon que les échanges d'informations se
déroulent :
B2C
C2B B2E
C2C A2A
B2A A2C
C2A A2B B2B
B2I
1. Consumer-to-Consumer (C2C) : Les
affaires qui se déroulent entre les particuliers ou bien les clients.
« Expression désignant les sites constituant des points de
rencontre entre les internautes ("chat club", forums, sites de vente aux
enchères...), ainsi que ceux où l'on peut héberger des
pages web. Ces sites mettent ainsi directement en relation les consommateurs
(ou internautes) entre eux. »*25(*)
2. Consumer-to-Business (C2B) : Les
relations commerciales qui se déroulent entre un client et une
entreprise. « Expression désignant les sites qui font circuler
l'information des consommateurs aux producteurs/distributeurs (business). Ce
sont par exemple les sites d'achat groupé : ce sont les
consommateurs qui proposent des prix aux producteurs. »*26(*)
3. Consumer-to-Administration (C2A) : Les
relations commerciales qui se déroulent entre un client et une
administration.
4. Business-to-Consumer (B2C) : Cela veut
dire les achats et les ventes directes des biens ou des services : tels
que les fleurs, les gâteaux, l'automobile avec les internautes, les
consommateurs, les individus.
5. Business-to-Business (B2B) : les achats
et les ventes des biens ou des services entre les sociétés sur le
Web. « Le B to B (ou encore B2B) est le
modèle d'e-business qui concerne les relations
interentreprises.
Par exemple : si une société X
achète un service à une société Y l'échange
est qualifié de B2B : cet échange est réalisé entre
deux personnes morales. Il concerne la majeure partie des activités de
l'e-business; la plupart des analystes considère que le Business to
Business offre beaucoup plus de perspectives que le Business to
Consumer»
6. Business-to-Administration (B2A) : Ce
sont les relations commerciales entre les entreprises et le gouvernement.
« Le Business to Administration (B to A ou B to Gov) concerne
l'utilisation de supports électroniques pour tout ou partie des
échanges d'information entre des entreprises et des administrations
publiques. Du point de vue des entreprises, le Business to Administration est
un cas particulier du modèle Business to Business ».
7. Business-to-Employee (B2E) : Ce sont les
relations commerciales entre les entreprises et les employés. De plus,
il désigne les applications et les services informatiques mis par les
entreprises à disposition de leur personnel, généralement
sur un Intranet. Y figurent en bonne place les portails d'entreprises
accessibles sur les Intranet.
8. Business-to-Institutions : Commerce en ligne
entre une entreprise et des institutions (écoles, Associations,
individus professionnels d'un secteur...).Le B2I est une sous division du B2B,
permettant d'isoler ces acteurs qui bien souvent possèdent des
méthodes de réglements (et des délais) "anormaux", ainsi
que des méthodes d'achat aux circuits spéciaux
9. Administration-to-Consumer (A2C): Ce sont les
relations commerciales entre les administration et les consommateurs
appelé client particuliers
10. Administration-to-Business (A2B) : Ce sont
les relations commerciales entre les administration et les consommateurs qui
sont les entreprise el les PME.
11. Administration-to-Administration
(A2A) : Business to gouvernement (B2G) ; c'est la relation
entre l'assemblée des hommes d'affaires et le gouvernement en faisant et
investissant des projets en ligne.
Les trois derniers types de business électronique sont
appelés e- Gouvernement, l'ensemble des types nous
donne l'économie numérique.Il s'agit de sites
Web marchands, type
« télé-achat »*27(*) qui
sont les plus diffusés, et surtout le B2C ; Business-to-consumer
où les transactions des ventes et des achats en ligne se
déroulent entre les sociétés et les clients. Les
consommateurs considèrent que le commerce électronique est un
catalogue en ligne qui contient un éventail de produits tels que les
vêtements, les livres et les automobiles, les portables...etc.
3. Le e-business dans les PME (e-PME)
Définition
Les petites et moyennes entreprises (PME) désignent les
entreprises de taille modeste, par rapport notamment à leur nombre de
salariés ou leur chiffre d'affaires. Les PME se nomment également
hypo firmes. Les PME ne fonctionnent pas comme des "Petites grandes
entreprises".
Au Canada, une PME ne doit généralement pas
employer plus de 500 personnes, ne pas avoir un actif supérieur à
25 millions de dollars et ne doit pas être détenue à plus
de 25 % de son capital par une entreprise de plus grande importance. Selon la
Confédération générale des petites et moyennes
entreprises, les PME se répartissent de la façon suivante :
les petites entreprises sont celles qui regroupent de 5 à 50
salariés; les moyennes entreprises se définissent de façon
variable suivant le pays et le secteur d'activité, avec un maximum
généralement fixé à 500 salariés.*28(*)
L'e-business adapté aux PME (le modèle
européen Ebsn)
De plus en plus, l'e-business fait partie
intégrante des pratiques commerciales normales des entreprises. Par
conséquent, le défi n'est plus de connecter les PME à
l'Internet mais d'intégrer de manière efficace et productive les
TIC et l'e-business aux pratiques des entreprises. Les petites entreprises
accusent du retard par rapport aux plus grandes, particulièrement dans
l'utilisation d'applications e-business plus avancées. La
compétitivité des PME risque d'en pâtir et la croissance
générale de la productivité en Europe, de ralentir. Pour y
remédier, les politiques doivent être réceptives aux
mutations du marché et s'adapter en conséquence, afin d'inciter
les progrès vers la réalisation de l'objectif de Lisbonne. Il
s'agit du message clé de la communication de la Commission "Adapter la
promotion de la cyberactivité à un environnement en mutation".
C'est également l'objectif principal du réseau européen de
soutien de l'e-business pour les PME ("Européen e-Business Support
Network for SMEs" - eBSN).
A peine 10 % des PME qui vendent en ligne ont totalement
intégré le processus de commande dans leur organisation
commerciale interne, contre près de 35 % des grandes entreprises, selon
l'enquête e-Business W@tch 2002.
Ces dernières années, les États membres ont
adopté des approches prometteuses et souvent novatrices pour
répondre aux besoins spécifiques des PME, leur permettant une
meilleure transition entre le commerce traditionnel et l'e-business.
En novembre 2002, la DG Entreprises a lancé le
réseau européen de soutien de l'e-business pour les PME (eBSN).
L'objectif est de réunir décideurs politiques et praticiens de
l'e-business en Europe afin de:
· discuter des orientations politiques stratégiques
et partager les informations et expériences pratiques,
· examiner les perspectives politiques futures, adapter les
politiques e-business aux besoins en mutation et partager les
expériences sur les objectifs SMART pour des actions de soutien
spécifiques à l'e-business,
· établir un guichet unique d'informations sur les
initiatives régionales, nationales et européennes, les
études, les statistiques et les possibilités de financement
proposées aux PME, en recourant à un portail eBSN, qui
rassemblera toutes les informations pertinentes à ce sujet, et
· organiser des rencontres spéciales et des ateliers
thématiques entre les experts gouvernementaux de l'e-business afin de
favoriser les synergies entre les différentes initiatives en Europe.
L'eBSN est un exemple de coordination politique franche entre les
États membres et leurs régions. Les leçons tirées
jusqu'ici sont très encourageantes.
L'eBSN a reçu un soutien politique total des ministres
gouvernementaux lors du conseil "compétitivité", en mai dernier.
Ceux-ci ont invité les États membres actuels et futurs à
s'impliquer de manière active et ont donné leur soutien entier
à cette initiative.Jusqu'ici, près de quatre-vingts
activités de promotion de l'e-business soutenues publiquement ont
été enregistrées comme membres eBSN. L'objectif est de
rassembler cent cinquante initiatives de ce genre pour partager les
expériences et développer des synergies. *29(*)
Le succès de l'eBSN dépend largement de la
volonté de ses membres de collaborer et de tirer les leçons des
expériences d'autrui, que ce soit en se fondant sur les bons exemples ou
en évitant de répéter les mêmes erreurs. En outre,
l'eBSN représente une plate-forme idéale pour la promotion
d'initiatives européennes.La plupart des PME fonctionnent localement:
pour les atteindre, l'information doit leur être fournie dans leur propre
langue et leur parvenir par le biais de partenaires réputés.
Ainsi, le portail juridique de l'e-business, service d'information fourni par
les Euro Info Centres en matière juridique, permettra autant de liens
que possible avec des initiatives e-business régionales et
nationales.
Toute initiative politique pertinente en matière
d'e-business en Europe peut rejoindre l'eBSN. Y participer offre la valeur
ajoutée de la mise en réseau et de l'échange
d'informations entre décideurs sur tout le continent.
Fonctionnement e-MPE :
La notion d'e-business recouvre les différentes
applications possibles de l'informatique faisant appel aux technologies de
l'information et de la communication (TIC) pour traiter de façon
performante les relations de communication d'information d'une entreprise telle
qu'une PME avec des organisations externes ou des particuliers. Les
technologies utilisées sont principalement celles de l'Internet et
du Web.*30(*)

Le schéma (Les communications d'information des PME)
illustre ces multiples relations de communication d'information d'une PME avec
l'extérieur:
· échanges de documents,
· accès à des services,
· consultation de sources d'information,
· etc.
Le développement d'une application e-business doit
être une opération profitable pour toutes les parties
concernées.
De façon synthétique, pour une PME, un projet
e-business consiste à décider:
· la mise en place de canaux de communication
électronique à destination de son environnement (clients,
fournisseurs ou partenaires) ;
· d'interfacer ces canaux avec les processus internes
(back-office).
L'e-Business ne se limite pas à des aspects techniques. Il
faudra également tenir compte des changements organisationnels
entraînés par la mise en oeuvre des technologies de
l'information.*31(*)

Les communications d'information des
PME
4. e-business et création de valeur
Tout développement de mise en place de l'e-business doit
élaborer une création de valeur nette, des avantages, des profits
et des bénéfices pour l'entreprise, pour ses clients et pour ses
collaborateurs ou associés, pour les distributeurs. Les flèches
représentent que la valeur se reflète sur les clients, les
distributeurs et les entreprises.
Le Business Électronique est l'équivalent
de la création de valeur
« ................Les
entreprises............. »
« ...................Les
clients................. »
« ....Les Collaborateurs -
Associés..... »
«.................Les
distributeurs............»
Pour ses clients par des perspectives
liées:
1. À la baisse des prix (gains de productivité);
2. À la flexibilité et à la rapidité
des transactions;
3. À la qualité/fiabilité des produits et
services;
4. Au renforcement de l'offre;
5. À l'amélioration du service
après-vente.
Pour ses collaborateurs et associés (fournisseurs,
partenaires financiers, etc.) par:
6. L'organisation des procédures;
7. L'anticipation des besoins;
8. Le partage de ressources matérielles ou
immatérielles;
Pour l'entreprise: augmenter ses revenus et son chiffre
d'affaires et/ou diminuer ses coûts via:
1. L'accès à de nouveaux marchés;
2. L'amélioration de la qualité des produits et
services;
3. L'amélioration de l'image de marque;
4. Le développement de nouvelles activités;
Pour son personnel, ses clients: augmenter sa
satisfaction et sa motivation par:
1. Une perception accrue du travail de groupe;
2. Le développement du sens de l'initiative;
3. Le renforcement des connaissances et des
compétences.
4. La satisfaction des clients.
5. L'encouragement à acheter sans hésitation.
Deuxième partie
Le Business to Consumer (B2C)
A. définitions :
Le commerce électronique représente un cas
particulier de l'e-business. Il concerne l'utilisation de supports
électroniques pour tout ou partie des relations commerciales entre une
entreprise et les particuliers:« ...Il s'agit donc du fameux B2C:
Business-to-Consumer.... ».*32(*)
1. Définition du
B2C :
« B2C : Commerce en ligne entre une
entreprise et des particuliers. Le B2C (prononcez "bitouci") désigne le
commerce en ligne de biens ou de services entre une entreprise et des
particuliers. C'est notamment le cas pour les sites de vente en ligne. Le B2C
s'oppose au B2B (Business to Business) qui est le commerce en ligne entre
entreprises. Cependant, un site peut très bien être à la
fois B2C et B2B ».*33(*)
Le business to consumer (B to C) ou e-commerce représente
un cas particulier de l'e-business et il est considéré comme une
utilisation de supports électroniques pour tout ou partie des relations
commerciales entre une entreprise et les particuliers:
· Publicité,
· Présentation de catalogue,
· Service d'information interactif,
· Commande en ligne,
· Distribution,
· Service après-vente.
Les caractéristiques de l'e -
commerce
Catalogue en ligne
Service d'information
Commande en ligne
Distribution
Service après vente
Livraison électronique
Paiement électronique
e-publicité
2. Qu'est ce que le commerce
électronique ?
L'Association pour le Commerce et les Services En Ligne (ACSEL)
propose une deux définitions du commerce électronique
restrictive, et une autre plus extensive.
·
1edéfinition : « Cette
définition envisage le commerce électronique comme l'ensemble des
échanges commerciaux dans lesquels l'achat s'effectue sur un
réseau de télécommunications. Par commerce
électronique, on entend aussi bien la simple prise de commande que
l'achat avec paiement. Et l'acte d'achat concerne autant les achats de biens
que les achats de services, qu'ils soient eux-mêmes en ligne (services
d'information, jeux...) ou non ».
·
2edéfinition : « Plus
extensive, cette version inclut l'ensemble des usages commerciaux des
réseaux ».*34(*)
C'est l'utilisation combinée et optimale des
technologies de la communication permettant d'assurer et de développer
les transactions d'affaires. Le commerce électronique s'effectue au
moyen du courrier électronique, du Web, des revues d'information, des
transferts électroniques de fond et de l'EDI. Le commerce
électronique peut se définir par la rencontre virtuelle sur un
réseau international d'une offre et d'une acceptation de vente, de
produits ou de services.
Le commerce électronique selon ADEM est « L'e
-commerce est la partie plus spécifique de l'e-business qui
débute avec l'accès à l'information par le consommateur et
qui va jusqu'au paiement après accord des deux parties ».*35(*)
Selon les professeurs du management, « le commerce
électronique est un processus d'échange des biens et des
services, et aussi ce terme comprend l'accord entre les parties par les moyens
électroniques normalement par l'Internet.
De plus, le commerce électronique est l'ensemble des
opérations de la production, de la livraison et la commercialisation des
produits »
Le commerce électronique est la
possibilité de vendre et d'acheter des biens matériels ou
immatériels ou des services par le biais du réseau Internet. Ce
nouveau mode de distribution ne laisse personne indifférent.
Sur un site de commerce électronique, on trouve des
informations sur le produit ou la société, mais également
la possibilité de prise de commande automatique, le paiement en ligne
sécurisé, la présence d'outils marketing d'analyse du
profil consommateur, et même quelques fois la livraison du produit en
ligne comme pour la presse ou les logiciels en téléchargement.
Le commerce électronique est le résultat de la
création et de l'investissement des affaires en utilisant les
technologies de l'Internet. Le commerce électronique est une
activité ou bien une application qui n'est pas un produit d'être
en soi mais un mode d'utilisation mis à disposition des internautes.
De plus le commerce électronique est en train de devenir
un moyen, un outil marketing et une vitrine des affaires pour attirer
l'attention des cyber-consommateurs et trouver de nouveaux clients, investir de
la fortune et même produire son propre chiffre d'affaires.
Le commerce électronique y compris la satisfaction directe
en ligne du client, la négociation commerciale et la réponse aux
besoins des clients, la logistique, la facturation, l'encaissement, la gestion
et le service après la vente et enfin de satisfaire les clients.
Le commerce électronique selon le Tableau de bord du
commerce électronique, Mission pour l'Économie Numérique
reprend la définition " large " du commerce électronique retenue
par l'OCDE*36(*) : la vente ou l'achat de biens ou de services,
effectués par une entreprise, un particulier, une administration ou
toute autre entité publique ou privée, et réalisée
au moyen d'un réseau électronique (computer-mediated
networks).
Les biens et les services sont commandés par
l'intermédiaire de ces réseaux, mais le règlement
financier et la livraison peuvent être réalisées en ligne
ou par d'autres moyens. Cette définition inclut, non seulement les
achats et ventes réalisés au travers d'un site Web, mais
également les achats par Minitel, par un système
téléphonique interactif (type Audiotel) ou encore, entre les
entreprises, à travers de relations directes et automatisées
d'ordinateur à ordinateur type EDI.*37(*) Elle exclut les
transactions passées sur un mode non interactif, par exemple par fax et
téléphone, mais aussi les e-mails quand ils ne sont pas
échangés dans le cadre d'une application interactive (message
simple suivi d'un traitement manuel).*38(*)
Selon Efraim Turban, « le commerce électronique
(CE) est un concept émergé qui
décrit le processus des ventes, des achats, ou bien des échanges
des produits, des services et d'informations par les réseaux
Internet ».*39(*)
Cette nouvelle technique a des avantages et des risques qui
affecte la société, les consommateurs et les entreprises. Elle a
commencé à apparaître partout dans le monde. Certains pays
ont commencé le lancement de cette technique dans différents
domaines d'affaires tels que ; les médicaments, les jeux
vidéo, les livres, les disques, les billets d'avions...D'autres ne
commencent pas encore à implanter cette technologie, et certains sont en
train de mettre ce moyen informatique à disposition.
D'une part, le mécanisme de commerce électronique a
des profits potentiels dans les sociétés tels que ; le
développement du marché au niveau national et international,
comme par exemple la réponse rapide d'un fournisseur et la livraison en
avance d'une matière première pour fabriquer un produit qui se
reflète positivement sur la satisfaction des clients et l'accroissement
de chiffre d'affaires d'une compagnie.
En outre, le commerce électronique réduit les
coûts des télécommunications avec les clients, les
fournisseurs et les grossistes.
En ce qui concerne la relation entre le commerce
électronique et les consommateurs, il facilite le moyen devant les
client pour faire des courses, des achats des produits ou bien vendre aux
enchères, prendre des renseignements d'un article avec une
variété des choix de n'importe où et n'importe quand...
Enfin, la société va profiter grâce à
cet élément principal dans la vie en acquerrant la
possibilité de commercialiser ses produits autour le monde avec des
coûts magiques et de la livraison rapide.
D'autre part, des risques ou bien des limitations du commerce
électronique doivent être prendre en compte. Comme par
exemple ; la restriction du marché du fait de la
nécessité d'un minimum de maîtrise de l'outil informatique
de la part du client mais aussi l'efficacité relative du service
après vente. De plus, les marchands peuvent avoir la
nécessité des serveurs, réseaux spéciaux et
d'autres développements d'infrastructures. Aussi le manque de la
sécurité complète d'un système sur un site Web
reflète négativement sur la confiance d'un client qui va
hésiter à consulter ce site ou bien à acheter quelques
articles.
Enfin, certains pays souffrent des prix augmentés des
connexions sur l'Internet et ils ont besoin d'apprendre à leurs peuples
tout ce qui concerne cette technologie ; en donnant des cours
d'informatiques sur les médias, des définitions du commerce
électronique et ses fonctions, avantages et son futur...
Selon le dico du net, « Le commerce électronique
se définit comme des ventes par Internet, avec ou sans paiement en
ligne. On présente la valeur des commandes reçues par Internet.
Les ventes réalisées par l'entremise de réseaux
d'échange de données informatisées privés et les
transactions réalisées par guichets bancaires automatiques sont
exclues. La valeur des instruments financiers transigés sur Internet
tels les emprunts bancaires et les valeurs mobilières n'est pas
comptabilisée dans le commerce électronique, mais les frais de
service reçus pour compléter ce type de transaction le
sont ».*40(*)
Selon Kalakota et Whinston (1997) « le commerce
électronique a des définitions selon les perspectives
suivantes :
La communication ; EC est la livraison de biens,
des services, information, ou des paiements par les réseaux Internet ou
par d'autres moyens électroniques.
Les services ; EC est un instrument qui s'adresse
aux usines, aux consommateurs et aux managements pour réduire les
coûts, et en même temps, améliorer la qualité des
biens et augmenter la rapidité du service de la livraison ».*41(*)
Selon l'Organisation mondiale du commerce OMC « le
commerce électronique est un nouveau domaine qui recouvre les
échanges transfrontières de marchandises par voie
électronique. Globalement, on entend par commerce
électronique la production, la promotion, la vente et la distribution de
produits par des réseaux de télécommunications. Les
exemples les plus patents de produits distribués électroniquement
sont les livres, les oeuvres musicales et les vidéos transmis par
le biais des lignes téléphoniques ou par Internet. »*42(*)
3. L'histoire révolutionnaire du commerce
électronique
L'histoire révolutionnaire du commerce électronique
a commencé en 1994, quand un jeune homme de 29 ans, Jeff Bezos, qui
travaille alors comme directeur et analyste financier chez Amazon.com, a mis en
place une liste qui incluait 20 produits à promouvoir sur les
réseaux Internet. D'après ses analyses intensives, il
était sûr que les livres étaient dans le premier rang des
ventes. Le Chiffre d'Affaires de la société a augmenté de
2 millions de dollars par an.
Avec la croissance incroyable de la société
Amazon.com, Bezos a décidé de créer des liens avec les
autres sociétés qui vendent des livres, en partageant les parts
avec ces sites.
Ensuite, en 1998 la société a commencé
à vendre des disques, des DVD. De plus il y a une écoute des
clients internautes avec une page d'évaluation grâce a leurs
commentaires et suggestions, critiques et opinions.De nos jours Amazon
étend son portfolio de produits avec des logiciels, de
l'électroménager, et donc cette histoire est devenue l'exemple du
succès dans le domaine du commerce électronique.
4. Le e-marketing mix (marketing mix
electronique)
On connaît bien le classique mix marketing et ses 4 P
(prix, place, produit, promotion). Mais que dire du e-marketing? Est-ce que
cette formule s'applique encore ou elle doit être mise à jour?
Définition :
Selon Philippe KOTLER le e-marketing
est, dans sa forme simplifiée, l'atteinte d'objectifs marketing par des
moyens électroniques tels que les sites web, le email, le SEO, les jeux
vidéo, le SEM, .....Etc. Bref, profiter des médiums
électroniques pour communiquer un message.*43(*)
Une autre définition vient d'un groupe de
spécialistes de Cisco et va comme suit : « Le e-Marketing est
la somme de toutes les activités qu'une entreprise fait par Internet
dans le but de trouver, attirer, gagner et retenir des clients ».
Plutôt que d'être un concept transactionnel comme le
marketing, le e-marketing devient plus un concept relationnel puisqu'il permet
des trucs comme la personnalisation ou encore la création de
communauté.
Stratégies d'e-Marketing Mix :
Dans le livre très intéressant,
« e-Marketing Strategy »: 7 Dimensions to Consider
(the e-Marketing Mix), l'auteur nous propose une nouvelle formulation du mix
marketing à la sauce Internet. Il s'agit de la règle
« 2P + 2C+ 3S formula: Personalization, Privacy, Customer Service,
Community, Site, Security, Sales Promotion. » Ou en français,
« personnalisation, vie privée, service à la
clientèle, communauté, site, sécurité et promotion
des ventes. »*44(*)
1. Personnalisation
La personnalisation permet de créer une relation avec un
client en particulier. Il est plus facile de créer une page d'accueil
personnalisée d'un portail Internet qu'une page couverture d'un
journal.
L'expérience de la visite est améliorée avec
des moyens aussi simples que de retenir le nom du visiteur dans un cookie et
peut aller aussi loin que lui offrir les bons produits ou les bons messages en
fonction de son profil.
2. Vie privée
Évidement, avec la personnalisation, on acquiert des
informations personnelles. Celles-ci doivent être
sécurisées pour qu'elles se retrouvent dans les mauvaises mains.
Si le visiteur ne se sent pas en sécurité, il y a peu de chance
qu'il donne des informations sensibles.
La politique de vie privée et les moyens utilisés
(la collecte de données, l'usage, par qui, etc.) pour garantir cette
sécurité font parti intégrante d'une stratégie
e-marketing.
3. Service à la
clientèle
Comment créer une relation sans service à la
clientèle? Contrairement au concept transactionnel ou le service
survient pendant ou après la transaction, dans le monde relationnel, le
service doit être omniprésent. On peut penser aux formulaires de
contacts, les FAQ, bases de connaissances, chat avec des représentants,
forums, etc.
4. Communauté
Les avantages d'Internet sont bien de pouvoir créer et
faciliter l'interaction entre les individus. Ainsi, comme les clients d'une
entreprise partage un même intérêt pour un produit, Internet
facilite les rapprochements et la création d'une communauté. Ces
communautés peuvent être crées par les entreprises ou
être des entités indépendantes.
Il y a plusieurs avantages à utiliser la force d'une
communauté : Diminuer les coûts du service technique,
améliorer la recherche et développement, améliorer la
recherche marketing, etc.
5. Site
Les interactions se font via Internet. Mais elles peuvent avoir
cours sur plusieurs lieux électroniques. Ça peut être le
site Web, un téléphone portable ou un n'importe quel autre outil
électronique. Autrement dit, ça prend une location
électronique pour effectuer les interactions électroniques.
Le plus commun est le site Web, mais ce pourrait être
d'autres formes mieux adaptées à votre clientèle. Comme un
portable pour ceux voyageant beaucoup dans les métros par exemple.
6. Sécurité
Il ne fait aucun doute que la sécurité des
transactions et des informations personnelles doit garantir que les
données sensibles sont protégées des accès non
autorisés.
Si les clients savaient qu'une entreprise garde les
numéros de cartes de crédit dans une base de données non
protégée et non encryptée, il y aurait de bonnes chances
que ceux-ci soient réticents à effectuer une transaction.
La relation se crée sur la confiance. Et se sentir en
sécurité aide à créer la confiance.
7. La promotion des ventes
Comme dans le mix marketing, la promotion occupe une grande place
dans une stratégie e-marketing. La promotion attire les clients et
crée un volume de ventes nécessaire à la survie de
l'entreprise.
Internet permet plusieurs options intéressantes telles que
la publicité vidéo, les messages viraux, les microsites
interactifs, les jeux en ligne, le marketing via les outils de recherche (SEM),
etc.
Bref, le e-marketing amène de nouvelles dimensions
à considérer. L'important est de penser en terme de relation
plutôt que de transaction. Meilleure est la relation avec le client,
meilleurs seront les résultats. Internet amène des outils pour
améliorer ou faciliter les relations. Il ne suffit que d'être
créatif et d'en tirer
B. les acteurs du B2C
1. Les entreprises
Les entreprises selon le dictionnaire « Le Robert
Micro » édition 1998*45(*), une entreprise est un projet mis a
exécuté ou bien c'est une organisation de production de biens ou
de services à caractère commercial.
De plus l'entreprise signifie un particulier ou groupe
engagé dans la production d'un bien ou d'un service.
Une entreprise est une structure
économique et sociale comprenant une ou plusieurs personnes et
travaillant de manière organisée pour fournir des biens ou des
services à des clients dans un environnement concurrentiel (le
marché) ou non concurrentiel (le monopole).
Une entreprise est initiée et généralement
dirigée par un entrepreneur. Elle se différencie
du simple projet dont l'organisation est destinée à se dissoudre
à son terme. L'entreprise est plutôt conçue dans la
durée et pour la conduite de plusieurs projets similaires, ce qui
implique une pérennité des structures (ex : machines,
ressources humaines, actionnaires, ...).
De façon plus générale, le terme
entreprise s'utilise aussi pour des projets uniques mais
d'apparence risquée ou difficile (par ex: un grand voyage, une recherche
scientifique, ...) car il y a un effort entrepris (cf. étymologie
ci-dessus).
Pour exister dans un environnement concurrentiel, une entreprise
doit satisfaire ses clients et générer un profit (ou
bénéfice), c'est-à-dire réaliser un chiffre
d'affaires supérieur à la somme de ses coûts (salaires et
charges, achats, frais de fonctionnement, amortissements des investissements,
impôts et taxes, etc.)
Étymologiquement, le terme dérive de
"entreprendre", daté d'environ 1430-1440 avec le sens de
« prendre entre ses mains ». Aux environs de 1480, il prit
l'acception actuelle de « prendre un risque, relever un défi,
oser un objectif ».*46(*)
Trois grands types d'entreprises existent dans tous les
pays :
· les entreprises privées à but lucratif
(ex : TPE, PMI, Grands Groupes),
· les entreprises privées à but non lucratif
(relevant de l'économie sociale),
· les entreprises publiques
2. Le cyber consommateur
(Qu'est ce qu'un
cyber-consommateur ?)
L'image du cyber-consommateur a bien évolué dans
les dernières années. Le profil actuel des acheteurs en ligne se
rapproche de plus en plus du profil moyen des consommateurs hors-ligne.
Mais d'abord qu'est-ce qu'un cyber-consommateur, e-Consommateur ? C'est
un consommateur qui achète un produit ou un service en effectuant
une des étapes suivantes via Internet : recherche, choix, comparaison,
commande et paiement.
Le consommateur électronique est le client connecté
qui dispose de toutes les connaissances et ressources Internet, cette personne
est également un consommateur capable d'utiliser le pouvoir d'Internet
de trouver ce qui le veut à acheter.
De plus en plus les cyber-consommateurs sont nombreux. Ils sont
ceux qui achètent des biens ou des services sur le net en rentrant leur
numéro de carte bleu sur ce qu'on appelle un site marchand.
En 1999, le portrait-type était un homme (60%), avec un
haut taux de scolarisation (70% universitaire) et un revenu
élevé, plus de 75 000$. Aujourd'hui il semble difficile
d'établir un profil type d'acheteur sur Internet : c'est
monsieur-tout-le-monde. Un des facteurs ayant grandement contribué
à cette hétérogénéité est
l'accroissement important de deux catégories d'acheteurs en ligne soit
les femmes (+ 55%) et les plus de 50 ans (+ 45%).
Quelques
chiffres :
- 58 % des Américains âgés de 50 à 64
ans, 75 % des 30-49 ans et 77 % des 18-29 ans naviguent sur Internet aux
États-Unis. La disparité entre les tranches d'âge tend donc
de plus en plus à disparaître *47(*)
- Entre 2000 et 2004, les femmes âgées de 65 ans et
plus ont par ailleurs atteint la parité avec leur pendant masculin au
sein de la population internaute américaine, chacun des deux groupes
représentant maintenant 50 % du secteur. L'arrivée en masse des
femmes sur Internet est un élément déterminant pour le
futur Les deux secteurs d'activité qui génèrent le
plus de revenus sont le e-Tourisme et le courtage en ligne ou la banque en
ligne. Les produits les plus achetés en ligne en 2004 sont : le CD et
DVD, les livres, les billets d'avion et de train, les jeux vidéos,
jouets et consoles et, finalement, les vêtements.
Selon Forrester
research, les segments suivants seront à surveiller dans les prochaines
années :
- les femmes sans enfant
- les jeunes de 20 ans ou moins
- les gens de 50 ans et plus
Protection du cyber-consommateur :
« ......L'Internet améliore
considérablement la pratique de la vente à distance. Mais, dans
le contexte international du réseau, le consommateur ne parvient plus
à identifier les droits qui lui sont conférés. Des
solutions simples pourraient y remédier...... ».*48(*)
Faire ses emplettes sur le Web est devenu un jeu d'enfant. Un
clic de souris, et votre commande est passée à l'autre bout
du monde ! Tout va pour le mieux... jusqu'à ce que l'on
s'aperçoive que le produit commandé ne convient pas ou que la
facturation est plus lourde que prévue.
Certes, la plupart des pays industrialisés ont
adopté des lois destinées à protéger les
consommateurs. L'amateur de l'achat à distance dispose souvent d'un
certain délai pour échanger son produit ou le retourner contre
remboursement. Encore faut-il qu'il ait été informé de ses
droits et qu'il puisse déterminer la loi de quel pays lui viendra en
secours. Bénéficiera-t-il du délai de sept jours francs
prévu par le Code de consommation français ? Où
pourra-t-il invoquer le délai prévu par loi du pays du
commerçant, parfois porté jusqu'à 30 jours ? Dans le pire
des cas, la question pourrait se régler devant le juge, dès lors
que l'on aura déterminé le tribunal compétent. Tout ceci
devient bien complexe. Confronté à l'incertitude et à
l'éloignement du commerçant, le consommateur renoncera à
toute idée de procès. Une injustice aura peut-être
été commise, sans que personne ne s'en soucie. Cette situation
est inacceptable.
A l'heure des autoroutes de l'information, le consommateur
mérite plus que jamais d'être renseigné sur l'existence et
la mise en oeuvre de ses droits. Or, les clauses censées éclairer
l'acheteur sont souvent dissimulées sous une couche de liens
hypertextes. Le Professeur Jérôme Huet, de l'Université de
Paris II, propose qu'un usage s'établisse : "les
principales clauses contractuelles ayant trait à la juridiction
compétente, à la loi applicable, à l'existence d'un droit
de rétractation, ainsi qu'aux conditions de livraison et de garanties,
devraient être présentées de manière visible aux
consommateurs". A juste titre, il ajoute que "cela ne
coûterait pas très cher aux professionnels qui
amélioreraient du même coup leur image de marque".
Quand bien même tout le monde y trouverait son compte, il
reste à déterminer la manière dont pourrait s'imposer cet
usage. La constitution d'une entité internationale figure parmi les
solutions avancées. Sa mission : inciter les professionnels
à adopter un comportement respectueux du cyber-consommateur. Les sites
affiliés à cet organisme pourront arborer un label de
qualité témoignant de leur fiabilité. Pour parfaire le
tout, le professionnel devra également prévoir un système
de résolution des conflits facilement abordable. Le CyberTribunal semble
être tout destiné à cette tache. Il s'agit d'une nouvelle
institution assurant gratuitement des services de médiation et
d'arbitrage par la voie du réseau.
Sans attendre l'élaboration de normes obligatoires, il
devient urgent que les professionnels accordent leur stratégie marketing
avec les intérêts des cyber-consommateurs. Il ne serait pas si
difficile de gagner leur confiance en abolissant les incertitudes
juridiques.*49(*)
3. L'Internet et le
e-commerce :
L'Internet est un média informatique qui nous permet
d'avoir un accès à différent domaine et qui facilite les
capacités des recherches chez les internautes. L'achat d'un bien ou un
service tel qu'un produit pharmaceutique par un grossiste ou bien un
distributeur. La capacité d'accès à l'Internet est le
moyen d'enrichir cet équipement clé.
Une personne peut avoir une information rapide sur l'existence
d'un livre d'une librairie, trouver des détails d'un voyage, des
produits alimentaires, des médicaments, des
électroménagers, des vêtements, de la mode et des
accessoires.
L'achat d'un produit en ligne est une activité qui est
connue comme le commerce électronique. Le commerce électronique
est normalement considéré comme un catalogue d'achat et de vente
sur l'Internet, où les chefs des entreprises montrent les images, les
marques, les qualités et les prix de ses produits, de plus les formes
des commandes.
Il a donné un résultat productif dans le
marché en atteignant ces cibles.
Le marché est toujours dans la recherche de nouveaux
moyens pour améliorer la qualité de la vie quotidienne en
créant des produits :
· Plus rapides à faire et à trouver, tel que
le Site Web de « ewaseet », si vous
consultez ce site et vous avez besoin d'une information, un détail sur
un produit, une annonce....vous allez trouvez immédiatement.
· Plus faciles à faire et à chercher, tel que
le Site Web de « Fastlink »*50(*), si
vous consultez ce site et vous avez besoin d'une recherche de travail, un
servie des cartes payées d'avance, les nouveaux portables....vous allez
trouvez directement.
· Moins chères à faire. C'est un fait
évident que quand vous utilisez le commerce électronique, il y
aura beaucoup de publicités, de soldes, de livraisons gratuites.
· Plus comiques à faire. Vous pouvez voir des sites
avec des images comiques, des blagues à côté de la
publicité d'un produit pour attirer les cyber-consommateurs,
· Plus intéressants à améliorer. Vous
pouvez consulter des sites pour améliorer votre recherche des achats,
également vous pouvez trouver d'autres liens en bas d'une page sur le
Site pour avoir accès à un autre site qui va vous aider.
· Plus intéressants et meilleur qualité
d'écoute et de vision.
· Les avantages de commerce électronique sont
nombreux, comme par exemple, la disponibilité 24 heures sur 24 (le
rythme des commandes se maintient jusqu'à peu près 1h du matin),
7 jours sur 7, des prix moins élevés.
En bref, les petites et moyennes entreprises se tournent vers les
affaires électroniques, c'est pour trouver des moyens pour
réduire les coûts, accroître l'efficacité et la
productivité, diminuer les frais d'exploitation, accélérer
la production et augmenter la rentabilité.
C. Le e-commerce en Algérie
1. Internet en Algérie
« ....Trois millions d'internautes en
Algérie .......».L'Algérie comptait trois millions
d'internautes en juillet 2006 et le nombre d'accès à la large
bande ADSL a atteint 700.000 à cette date, selon un rapport officiel
publié dimanche par l'Agence de presse algérienne APS.*51(*)
Le rapport a
été publié à l'issue d'une séance de travail
consacrée par le président Abdelaziz Algérie au secteur de
la poste et des technologies de l'information, dans le cadre du bilan du
gouvernement. Le document précise que le nombre des abonnés au
téléphone mobile a atteint 18.600.000 pour une population totale
de 33 millions d'habitants. La densité téléphonique mobile
est ainsi passée à 56,4% contre 0,26% en 2000, année
d'ouverture du marché algérien aux opérateurs
étrangers.
La densité téléphonique globale (fixe et
mobile) est ainsi passée de 5,28% en 2000 à près de 65%
à fin juillet 2006, selon le rapport. L'Algérie compte d'autre
part 5.000 cybercafés et son réseau de fibre optique a
pratiquement quadruplé en six ans depuis 2000, passant de 7.000 à
26.000 km. Le volume global des investissements durant cette période a
atteint près de 5 milliards de dollars, dont un peu plus de 4 milliards
d'investissements directs étrangers, selon le rapport. Le nombre
d'emplois dans le secteur est passé de 45.000 à 120.000 en 2006.
Technologies de l'information et de la
communication
Dans le cadre de la poursuite des auditions des
membres du gouvernement, le président de la République, a
consacré une séance au secteur de la Poste et des Technologies de
l'information et de la communication.
Le choix stratégique
adopté pour le développement du secteur vise à hisser
l'Algérie comme acteur actif dans la bataille des enjeux technologiques
qui caractérise l'économie « économie
numérique » mondiale et lui permettre, ainsi, de relever les
défis du 21ème siècle. *52(*) La démarche pragmatique, suivie pour
promouvoir les activités du secteur, ne se limite pas à une
diffusion passive des technologies de l'information et de la communication au
sein de la population, de l'entreprise et de l'administration, qui se
traduirait simplement par une importation massive d'équipements. Il
s'agit, plutôt, d'une stratégie cohérente et globale
favorisant l'intégration et l'appropriation de ces technologies par
toute la société, ainsi que l'émergence d'un pôle de
production, de recherche et d'innovation. Partant de cette nouvelle vision,
une réforme profonde a été initié |