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La participation de la femme à la vie politique au Tchad:1933-2003

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par Eugène Le-yotha Ngartebaye
Université Catholique d'Afrique Centrale - Maîtrise en Sciences Sociales option Sciences Juridiques et Politiques 2003
  

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§ 2 : Les oeuvres

Par oeuvres, nous désignons les travaux réalisés par ces différentes organisations pour la promotion et l'épanouissement de la femme.

En effet, l'une des réalisations communes à toutes organisations a été la sensibilisation qui se situe à deux niveaux. D'abord elle a pour but d'informer le public en général, et les femmes en particulier de l'existence de des différentes structures, d'expliquer les mécanismes de fonctionnement et de faire montre de leur disponibilité à accueillir toute personne intéressée.

Ensuite, la sensibilisation dans les domaines spécifiques à ces organisations. Ainsi, il en est de la sensibilisation organisée par l'AFJT sur les droits et les devoirs de la femme par le biais des journées de la femme. Le réseau s'oriente beaucoup plus sur les problèmes relatifs à la population plus particulièrement le VIH/SIDA ou encore de CELIAF qui s'évertue à faire comprendre aux associations féminines la nécessité d'adhérer à la coordination.

Outre la sensibilisation, l'AFJT est très active dans le domaine de la formation aux droits de la femme, de la revendication de ces droits en fournissant conseils et assistance judiciaires quand les femmes se trouvent impliquées à un différend. Ce différend peut être d'ordre conjugal, professionnel ou commercial. Elle a aussi tenu des ateliers de formations des leaders politiques féminins ainsi que sur le renforcement des femmes leaders d'une manière générale. Il faut observer que la majeure partie du travail de l'AFJT se déroule à N'djaména compte tenu du nombre très réduit de femmes juristes. Cependant le relais est assuré dans les provinces par quelques rares juristes et des para juristes formés pour le besoin de la cause. La CELIAF par contre, a son domaine de prédilection dans les activités socio-économiques. Elle a des antennes régionales dans les provinces ; elle regroupe plus de trois cent associations. Grâce à elle, plusieurs associations ont bénéficié des formations notamment dans le domaine de gestion des finances des associations, du renforcement des capacités, de la transformation des produits alimentaires, de la fabrication des savons, pagnes etc. 

Elle a par ailleurs cherché et obtenu plusieurs financements pour soutenir les différentes associations. Ces financements ont permis l'achat et l'installation des moulins, la tenue de petites pharmacies et le renforcement des systèmes de crédits qu'octroient les associations à leurs membres. Elle a aussi facilité les voyages de plusieurs femmes tant du côté intérieur que du côté de l'extérieur pour partage d'expériences.

De création récente par rapport à l'AFJT et la CELIAF, le REFEMP/T s'oriente beaucoup plus du côté politique et social.

Du côté politique, à travers le lobby installé entre les membres, les femmes ont eu à faire adopter la loi sur la santé de la reproduction qui était rejetée à la première lecture. Cette loi est l'initiative d'un ancien parlementaire, Marie KOUMANDIAL, laquelle loi devrait porter son nom mais malheureusement ce ne fut pas le cas. Il faut ajouter la tenue de l'atelier « la petite fille leader politique ».

A travers le réseau, les femmes ont pu plaider et négocier des postes importantes pour leurs consoeurs.

Sur le plan social, le réseau s'investit beaucoup plus sur la lutte contre le VIH/SIDA. Il a organisé une caravane de sensibilisation sur toute la zone du sud (Bongor, Kélo, Moundou, Doba, Koumra et Sarh).

Si nous notons des réalisations de ces différentes institutions, il faut remarquer qu'à la lecture de leurs objectifs beaucoup reste à faire ; même les oeuvres déjà réalisées souffrent de lacunes :

· d'abord, la plupart des réalisations se borne à N'djaména, sinon dans les grands centres urbains et le milieu rural le plus concerné est laissé à son triste sort ;

· Ensuite, on constate que le champ d'action de ces organisations se tourne vers le sud du pays. Le nord- excepté Abéché- et le centre sont délaissés. Ce sont pourtant justement des milieux où la religion musulmane règne et la femme éprouve assez de difficultés à s'exprimer afin de revendiquer ses droits ;

· Enfin, hormis quelques incursions dans le domaine politique, ces organisations ne s'attardent pas beaucoup plus sur le volet politique. L'action politique n'est qu'incidente.

Eu égard à ce constat, nous proposons une ébauche de cadre qui aurait essentiellement pour objectif d'oeuvrer dans le champ politique afin d'aider les initiatives féminines.

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"Je voudrais vivre pour étudier, non pas étudier pour vivre"   Francis Bacon