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Etude d'un enjeu économique majeur dans un jeu d'échelles et d'acteurs politiques particuliers: L'aménagement de la zone d'activités industrielles du Technoparc du Lodévois

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par Jean-François BIHAN-POUDEC
Université Paul Valéry Montpellier 3 - Gestion des Espaces Ruraux, Aménagement et Développement Local 2008
  

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Troisième Partie - Le jeu d'échelles et d'acteurs

politiques liés à l'aménagement du Technoparc :

Un noeud à conflits.

La CCL finance et organise seule l'aménagement du Technoparc du Lodévois. Cette décision est politique, prise par le député-maire de Lodève R. Lecou et sujette à de nombreux débats, mêlant opposition locale, politique régionale et querelles entre fortes personnalités.

Dans un contexte d'élections municipales, le projet du Technoparc fut mis en avant par les deux têtes de listes : le maire UMP sortant, R. Lecou, qui souhaite « garder » le Technoparc sous la direction de la CCL et la candidate de l'opposition PS, M-C Bousquet qui propose l'aide au financement par la région pour le projet.

Après la victoire du PS de M-C Bousquet à Lodève, la période de trouble sur le Technoparc fait place à une période d'inquiétude. Quelles seront les nouvelles directives ? Quels bouleversements il y aura-t-il sur les acteurs politiques et industriels actuellement concernés par le projet ? Comment s'instaurent les nouvelles élites locales ?

Afin de comprendre clairement les enjeux politiques liés au Technoparc et les impacts sur les acteurs, un aperçu du millefeuille institutionnel est nécessaire avant d'aborder les tensions, enjeux et problématiques qui gravitent autour du Technoparc.

A. Les échelles et acteurs politiques liés au Technoparc.

a. Du local au régional, le millefeuille institutionnel.

1. La communauté de communes du Lodévois

La communauté de communes du Lodévois fut crée en 1998. Elle est aujourd'hui composée de 11 communes et compte actuellement près de 10 000 habitants dont 80% dans la commune centre, Lodève. Cette structure est présidée par le député maire de Lodève, Robert Lecou et prend en charge l'aménagement de la zone d'activités du Technoparc.

La CCL a un statut particulier envers le pays Coeur d'Hérault. En effet, depuis 2003 une loi autorise les CC à signer un contrat de Pays, sans appartenir à la structure qui le dirige.

Elle intègre ce statut particulier. Ainsi, la CCL se retire de l'association, mais elle appartient toujours au Pays et peut ainsi bénéficier d'aides financières à ce titre. Cependant, des pressions sont exercées sur la CCL pour que cette dernière intègre complètement le Pays.

2. Le pays

Le Pays Coeur d'Hérault est une entité territoriale lancée en 2001 qui est gérée par une association. Le président du pays est le maire de Gignac, Louis Villaret.

La phase de mise en place constitue à bâtir la première charte du Pays, valable 10 ans. En 2003, elle est approuvée par les Communauté de Communes du Lodévois-Larzac, du Clermontais et de la Vallée de l'Hérault. Le pays regroupe quatre communautés de communes qui concernent 73 communes pour environ 65 000 habitants : La communauté de communes "Vallée de l'Hérault" (28 communes), la communauté de communes "Lodévois" (11 communes), la communauté de communes "Lodévois - Larzac" (15 communes), la communauté de communes "Clermontais" (19 communes).

Source : Pays Coeur d'Hérault.

3. Le département.

Le conseil général de l'Hérault intervient pour les équipements éducatifs que sont les collèges et il est aussi un acteur important dans l'aménagement des territoires. Il est comme la

région un bailleur de fond important pour les collectivités locales. Cependant, il n'intervient pas dans le jeu d'échelles politiques lié au Technoparc.

4. La région.

Actuellement, la région Languedoc Roussillon n'intervient que très peu en matière de projets de développement dans le Lodévois notamment par rapport aux désaccords politiques entre la direction de la région et celui de la communauté de communes. Cependant, elle propose, par l'intermédiaire d'un projet concernant 11 parcs d'activités, d'intervenir financièrement pour le Technoparc. Ce projet concerne donc 11 parcs d'activités d'intérêt régional, soit 700 hectares, pour un investissement de 250 millions d'euros. Sont concernées les zones de Castelnaudary, Rivesaltes, Bédarieux, Vendargues-Castries, Calvisson, La Grand Combe, Laudun l'Ardoise, Marcoule, Frontignan, Bédarieux et... Le Bosc. La Région propose à chaque Communauté de Communes un partenariat à travers la création d'un syndicat mixte10 spécifique chargé du pilotage du projet. La Région apporte l'intégralité des financements, sa logistique pour l'aménagement et le développement du site, ainsi que ses moyens de communication. 10 Communautés de Communes sur 11 ont adhéré au projet... Sauf la CCL.

Le projet de la région concernant le Technoparc est « l'aménagement global et rapide de 50 hectares (voiries, éclairage, aménagement paysager...) et la création des parcelles afin que les entreprises puissent s'installer sur un site finalisé, à la hauteur de leurs ambitions de développement, dans des conditions de respect de l'environnement »11. Pour cela, la Région propose de doter le Technoparc du Lodévois d'un budget de développement de 24 millions d'euros. Un syndicat Mixte sera créé, associant la Région et la Communauté de Communes, ainsi qu'un conseil consultatif (associations de professionnels, pays, associations environnementales...). La gestion technique du site serait confiée à la CCL, et la gestion stratégique à la Région. La Taxe Professionnelle perçue sur le site sera répartie à 60% pour le Syndicat Mixte (pour faire vivre le site du Technoparc et entretenir les infrastructures) et 40% pour la CCL.

10 Un syndicat mixte est un statut qui permet d'associer des collectivités de nature différente (par exemple Communauté de Communes et Région). Ils sont souvent créés pour une mission précise comme le développement ou la gestion d'un site. C'est le cas par exemple des syndicats mixtes du Salagou ou de Navacelles.

11 http://www.agirpourlodeve.org/index.php?p=technoparc

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"Je ne pense pas qu'un écrivain puisse avoir de profondes assises s'il n'a pas ressenti avec amertume les injustices de la société ou il vit"   Thomas Lanier dit Tennessie Williams