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Transports et échanges commerciaux dans les pays de la CEMAC

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par Mathilde NJANKE TATCHOU
Université de Yaoundé II Soa CAMEROUN - Master II en Economie des Transports  2008
  

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I.3- Caractéristique des réseaux ferroviaires

A l'intérieur de la CEMAC, les voies ferrées ne sont pas interconnectées et répondent à des objectifs purement nationaux : désenclavement de Brazzaville pour le Chemin de Fer Congo Océan, désenclavement de Yaoundé et du Nord Cameroun depuis le prolongement du transcamerounais jusqu'à Ngaoundéré dans les années 1970, exportation du manganèse et du bois par le transgabonais, la plus récente des infrastructures ferroviaire d'Afrique centrale achevée en 1987.

Le réseau de chemin de fer des pays de la zone date de l'époque coloniale. Ce réseau est appelé à jouer un rôle déterminant dans le système de transport des marchandises. Certains tronçons ont été réhabilités mais dans l'ensemble, ce réseau reste très peu compétitif. Des itinéraires entiers sont restés inchangés depuis l'époque coloniale. Aucune politique de modernisation et d'interconnexion en vue d'une reconstruction d'un réseau de chemin de fer sous-régional n'a pu voir le jour en Afrique Centrale. En dehors de quelques kilomètres de voies électrifiées, la grande partie de ce réseau est restée dans le noir, avec des écartements allant de 0,65 m à 1,067 m.

Dans sa structuration actuelle, ce réseau constitue une des principales voies du transport combiné qui devrait permettre la fluidité du trafic et les mouvements rapides des marchandises dans la sous région. Or, depuis des décennies, ce réseau global n'a pas fondamentalement évolué, les conditions de transport qu'il offre aujourd'hui sont médiocres. Les infrastructures et équipements ferroviaires sont devenus très vétustes et moins performants. Ce qui constitue également un obstacle physique important sur le transport des marchandises. En tout état de cause, ce réseau mérite une attention toute particulière. Il n'est plus en mesure de rendre un service optimal et ne semble plus être apte à répondre favorablement aux exigences de la mondialisation et de la globalisation.

Le réseau ferroviaire de la région comporte quelques lignes de pénétration vers l'intérieur à partir des ports de Douala, de Libreville et de Pointe -Noire. Au total il comporte approximativement 2 500 km. Les principales lignes sont :

Douala-Yaoundé-Belabo-Ngaoundére au Cameroun

Brazzaville-Pointe-Noire au Congo

Le Transgabonais qui relie Libreville à la zone minière de l'Ogoué

Tableau 3 : Synthèse des caractéristiques des réseaux ferroviaires des pays de la CEMAC

Pays

Année de construction

Réseau ferroviaire

Capacité de transport / T

Trafic en T

Longueur km

Ecarte- ment m

Système de gestion

Cameroun

1930

1016

1,000

Concession

2 500 000

1 676 000 en 2000

Congo

1932

886

1,067

Public

4 000 000

740 000 en 1996

Gabon

1987

650

1,437

Public

20 000 000

3 000 000

Source : forum sur les infrastructures de transport et l'intégration régionale en Afrique Centrale mai 2004

I.4- Caractéristiques du transport aérien

Le transport aérien représente un indicateur du niveau de l'intégration régionale. Il est généralement plus facile et rapide de passer par Paris, Bruxelles ou Johannesburg que de relier deux villes d'Afrique centrale. Le projet de création d'air CEMAC, une compagnie aérienne sous régionale n'est pas encore effectif.

Chaque pays membre de la CEMAC dispose d'un ou de plusieurs aéroports internationaux, capables d'accueillir des avions gros porteurs ;

- Douala, Yaoundé ; et Garoua au Cameroun,

- Libreville et port - Gentil au Gabon,

- Brazzaville et Pointe - Noire au Congo,

- Malabo et Bata en Guinée Equatoriale,

- Ndjamena au Tchad,

- Bangui en RCA.

La situation des aéroports est caractérisée par des infrastructures (pistes, aires de stationnement) très dégradées faute d'un entretien depuis de nombreuses années. Des équipements vétustes qui ne remplissent plus toutes les normes internationales.

La région est desservie par de nombreuses compagnies aériennes nationales et internationales, notamment ; Air Gabon, Air France, Lufthansa, Sabena, Nigeria Airways, Swissair, Ethiopian air lines, Kenya airways, Air Maroc.

Le trafic intérieur est assuré par des compagnies nationales qui effectuent des liaisons vers des aéroports secondaires. Ce trafic est insuffisamment développé, sauf entre les grandes villes, principalement en raison des prix de transport élevés.

Nous constatons que la SR dispose d'infrastructures maritimes fluviales terrestres et aériens. Les projets d'aménagements et d'interconnexion en cours permettront certainement à la SR d'être plus compétitive. Après avoir passé en revue les infrastructures de transport de la sous région, nous allons parler des principales liaisons terrestres de la zone CEMAC.

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