WOW !! MUCH LOVE ! SO WORLD PEACE !
Fond bitcoin pour l'amélioration du site: 1memzGeKS7CB3ECNkzSn2qHwxU6NZoJ8o
  Dogecoin (tips/pourboires): DCLoo9Dd4qECqpMLurdgGnaoqbftj16Nvp


Home | Publier un mémoire | Une page au hasard

 > 

Influence des facteurs psychologiques sur les stratégies de défense en assises

( Télécharger le fichier original )
par Corinne Garnier
Université Grenoble 2 - DU criminologie et sciences criminelles 2010
  

précédent sommaire suivant

Bitcoin is a swarm of cyber hornets serving the goddess of wisdom, feeding on the fire of truth, exponentially growing ever smarter, faster, and stronger behind a wall of encrypted energy

Psychologie criminelle et analyse comportementale des inculpés:

? Exclusion du cas des criminels récidivistes

Le présent sous-titre appelle en toute logique la nécessité de répondre a deux questions fondamentales et déterminante dans la fixation du cadre du présent document: D'une part, pourquoi pratiquer une telle exclusion; d'autre part, quelles typologies de criminels se trouvent de ce fait exclu du présent champ d'investigation ?

Exclure l'étude de l'influence des facteurs comportementaux des accusés récidivistes obéit en premier lieu a une logique statistique :* Une étude réalisée par la Sous-direction de la Statistique, des Etudes et de la Documentation révèle que sur une période d'observation de 18 ans, 137 criminels condamnés en 2001 avaient déja été sanctionnés pour un crime, soit un taux de récidive de 4,7%. Ce taux varie selon le type de crime: de 14,7% pour les vols aggravés a 1,8% pour les viols.

Parmi les 137 condamnés récidivistes de 2001, 87 l'ont été pour vol aggravé, 28 pour viol, 11 pour homicide volontaire.

Le taux de récidive par type de crime varie de 14,7 % pour les vols aggravés a 1,8% pour les viols. En matière criminelle la récidive a l'identique est fréquente (75,2 %) du fait de l'éventail réduit des types de crimes. Des différences de comportement apparaissent toutefois : près de 80% des récidivistes condamnés pour viols avaient déja étaient condamnés pour viol, près de 90 % des voleurs avaient déja commis un vol criminel, en revanche seulement 45,5 % des condamnés pour homicide volontaire avaient précédemment été condamnés pour ce type de crime.

La récidive en matière criminelle se produit en moyenne 7,2 ans après la premiere condamnation. La moitié des récidives criminelles ont lieu en moins de six ans, les trois quarts en moins de neuf ans. Ces délais peuvent paraItre courts s'agissant de condamnés criminels pour lesquels les peines d'emprisonnement ou de réclusion sont souvent très longues. Mais ils auront fréquemment subi une détention provisoire importante dont la durée s'impute sur celle de la peine. Par ailleurs les aménagements de peine anticipent la remise en liberté.

Ce délai moyen varie selon le type de crime, il s'établit a six ans pour les vols aggravés, a près de neuf ans pour les homicides et a près de sept ans lorsqu'il s'agit de viols.

S'il convient de relativiser les résultats d'une telle étude qui mériteraient une analyse approfondie de la méthodologie d'observation employée ainsi qu'une analyse comparative effectuée sur une ou plusieurs périodes différente, elle constitue néanmoins une illustration intéressante éclairant la problématique de la récidive sous un angle quantitatif : La récidive criminelle concernerait environ 5% des condamnés.

*Pierre Tournier, chercheur au CNRS, publie des résultats confirmant cette tendance ;*ces résultats ne sont pas démentis par le ministère de la justice qui publiait ainsi en 2004 une étude démontrant que seuls 2,2 % des condamnés pour homicide et 1,3 % des violeurs avaient déja un antécédent criminel.

En dépit de la multiplication des interventions politiques sur le theme de la récidive, le phénomène ne revêt pas la même ampleur quant a son effectivité que quant a sa médiatisation et a la communication accrue dont il fait l'objet ; le présent document s'attachera donc a l'étude du plus grand nombre : les criminels primaires.

Cette exclusion aboutit-elle a l'exclusion d'une typologie particulière de criminels ? Répondre par l'affirmative aboutirait a une stigmatisation du criminel incompatible avec un regard d'ouverture porté sur la question; sachant qu'environ un tiers des condamnés récidivistes le sont pour des infractions similaires, il semble d'autant plus difficilement concevable de déduire que l'exclusion des cas des criminels récidivistes entraIne l'exclusion d'une catégorie de criminels formée a partir de la nature du crime commis.

L'intérêt de l'exclusion de la récidive de la présente réflexion réside en le fait principal de la concentrer sur la problématique du comportement d'accusés non OE rodés ç aux rouages de la pratique judiciaire et n'adoptant face aux jurés et a la Cour d'autre attitude que la leur, conditionnée par le poids sensoriel et émotionnel que suscite en eux le procés.

Ces criminels donnent d'eux-mêmes une représentation induite par un afflux de sentiments dont la nature de l'expression ne sert pas toujours favorablement leur défense et rajoute a leur défenseur un échelon OE interne ç de complexité.

Les récidivistes, quant a eux, connaissent généralement le comportement attendu d'eux et tendent, sauf exception, a répondre a cette attente.

* Les condamnés de 2001, SDSED

* Pierre Tournier, la récidive criminelle a l'épreuve des chiffres * Infostats 2004

précédent sommaire suivant






Bitcoin is a swarm of cyber hornets serving the goddess of wisdom, feeding on the fire of truth, exponentially growing ever smarter, faster, and stronger behind a wall of encrypted energy








"Nous devons apprendre à vivre ensemble comme des frères sinon nous allons mourir tous ensemble comme des idiots"   Martin Luther King