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Usages et pratiques d'internet par les étudiants au Cameroun: quels enjeux ?


par Hermann ESSOUKAN EPEE
Université Stendhal-Grenoble 3 - Master 2 2014
  

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A-2. Les entreprises de télécommunication :

Nous recensons les opérateurs de téléphonie mobile au Cameroun et les fournisseurs de services :

-- Les opérateurs de téléphonie mobile au Cameroun :

1- CAMTEL : Opérateur historique des télécommunications au Cameroun, entreprise détenue par l'État du Cameroun ; mais qui n'obtient étonnamment sa licence que le 26 septembre 2014 comme quatrième opérateur de téléphonie mobile au Cameroun ;

2- ORANGE Cameroun : Entreprise de téléphonie mobile au Cameroun, filiale de la multinationale Orange structure française née de France Télécom, l'opérateur téléphonique historique en France.

Suite à la libéralisation de la téléphonie au Cameroun en 1998, le pays obtiendra son tout premier opérateur de téléphonie MOBILIS (Société Camerounaise de Mobile), qui deviendra quatre ans plus tard en 2002 Orange Cameroun. Elle a activé la 3G au Cameroun le 13 mars 2015.

3- MTN Cameroon : Entreprise de téléphonie mobile au Cameroun, filiale de la multinationale MTN Group (Mobile Telephone Network) qui est une structure sud-africaine. MTN Cameroon devient en février 2000, le second opérateur de téléphonie mobile au Cameroun à partir du rachat de la licence de Camtel Mobile. Elle lance effectivement ses activités au Cameroun en 2002, et active la 3G le 11 mars 2015.

4- NEXTELL (VIETTEL) Cameroon : Entreprise de téléphonie mobile au Cameroun, filiale de la multinationale Viettel Group, opérateur historique des télécommunications au Vietnam. Nextell est le troisième opérateur de téléphonie mobile au Cameroun. Bien que devenu fonctionnel récemment le 18 septembre 2014, il est le premier à exploiter la technologie 3G au Cameroun.

-- Les fournisseurs de services :

Nous n'énumérons que les plus importants fournisseurs d'accès Internet au Cameroun :

1- MTN Cameroon

2- ORANGE Cameroun

3- CAMTEL

4- NEXTELL

5- CREOLINK Communications

6- RINGO

7- YOOMEE

B) Le cadre politique :

La volonté de bâtir une société de l'information intégrante s'est manifestée pour la première fois dans le discours du Chef de l'Etat, Paul BIYA, Président de la République du Cameroun, prononcé le 3 novembre 2004. Le président déclarait alors : «Notre pays a besoin d'un accès généralisé à l'Internet ». De là, plusieurs actions ont été entreprises visant à créer un cadre favorable au développement des TIC au Cameroun. Sans être exhaustif, nous pouvons citer173(*) :

- La validation du Document de Stratégie pour la Croissance et l'Emploi, ancré sur les Objectifs du Millénaire pour le Développement (OMD) et les recommandations du Sommet Mondial de la Société de l'Information (SMSI), qui décline la vision de développement du Cameroun en vue de son émergence à l'horizon 2035 ;

- L'ouverture du marché des communications électroniques à un troisième opérateur de téléphonie mobile pour la fourniture des services 3G ;

- L'instauration d'un cadre réglementaire incitatif et favorable aux investissements dans le domaine des télécommunications et des TIC.

C) Le cadre réglementaire :

En tenant compte d'un environnement mouvant et des menaces qu'il présente, le Président de la République a promulgué cinq lois essentielles au rang desquelles174(*) :

- La loi n°98/013 du 14 juillet 1998 relative à la concurrence ;

- La loi n° 2010/012 du 21 décembre 2010, relative à la cybersécurité et à la cybercriminalité au

Cameroun qui dote le pays d'une autorité de certification Racine et réprime les crimes cybernétiques;

- La loi n° 2010/013 du 21 décembre 2010, régissant les communications électroniques au

Cameroun qui consacre la délivrance des licences multiservices ;

- La loi n° 2010/021 du 21 décembre 2010, régissant le commerce électronique au Cameroun qui favorise l'éclosion du e-commerce ;

- La loi-cadre n°2011/012 du 6 mai 2011 portant protection du consommateur au Cameroun.

En marge des textes législatifs, plusieurs textes réglementaires subséquents ont également été signés. A travers le projet « d'appui à l'Harmonisation des Politiques relatives aux TIC en Afrique subsaharienne », en abrégé HIPSSA qui est l'une des composantes du projet global UIT-ACP-Union Européenne, le Cameroun a pu harmoniser son cadre légal et réglementaire avec celui de la sous-région Afrique centrale.

D) Le cadre infrastructurel :

Le Cameroun a réalisé d'importants projets pour mettre en oeuvre les actions prescrites par le SMSI. L'on peut citer, sans être exhaustif175(*) :

- L'extension du réseau de transport à fibre optique (plus de 6 000 km déployé) pour permettre l'accès large bande à toutes les régions, départements et autres localités reculées du pays ainsi que l'interconnexion avec les pays de l'hinterland aux différents câbles sous marins à fibre optique ;

- la construction des points d'atterrissement des câbles sous-marins à fibre optique (SAT-3 et WACS) ;

- Le Projet Central African Backbone (CAB) : le Cameroun est au centre du projet CAB dont l'objectif est de compléter les chaînons actuellement manquants pour, à la fois, fournir les liaisons de télécommunications indispensables entre les Etats de l'Afrique Centrale, assurer leur raccordement au réseau à fibre optique mondial et permettre ainsi la mise à disposition de l'Internet Haut Débit au plus grand nombre en se reliant à moindre coût à la station terminale du câble sous-marin intercontinental SAT-3 situé dans la capitale économique Douala.

L'interconnexion par fibre optique du Cameroun avec la République du Tchad est effective depuis mars 2012 ;

- La construction des Télécentres Communautaires Polyvalents et points d'accès numériques, équipés le cas échéant de panneaux solaires ;

- La couverture en réseau des zones frontalières et enclavées :

- La mise en place d'une Infrastructure nationale à Clé Publique (PKI) et d'un Computer Emergency Response Team (CERT) ;

- Le développement des réseaux de télémédecine et de téléenseignement à travers le projet panafricain de services en ligne ;

- La mise en oeuvre de l'e-government par le déploiement d'un Intranet Gouvernemental et des principales applications métiers de l'Etat, à l'instar du :

· Système Informatique de Gestion Intégrée des Personnels de l'Etat et de la Solde (SIGIPES)

· Système Douanier Automatisé (SYDONIA) ;

· Projet e-régulation accompagné par le CNUCED, base de données en ligne conçue pour apporter une totale transparence dans les procédures administratives de la vie de l'entreprise au Cameroun;

· Projet Devhope, portail de projets communautaires et de responsabilité sociale des entreprises qui permet aux initiateurs des projets (notamment les collectivités territoriales décentralisées) d'avoir les financements des bailleurs de fonds traditionnels, les dons des citoyens et des entreprises qui s'engagent dans la responsabilité sociale ;

· L'e-procurement dont le plan directeur est en cours d'élaboration avec la coopération coréenne...

- La refondation de l'Ecole Nationale Supérieure des Postes et Télécommunications du Cameroun

- L'Emergence d'Instituts Privés d'Enseignement Supérieur (IPES). Le Cameroun compte à ce jour

Quatre-vingt dix huit (98) IPES répartis dans les 10 régions du pays, dont 33 dans le domaine des TIC.

* 173 16ème session annuelle de la Commission des Nations Unies sur la Science et la Technologie pour le Développement, Genève, juin 2013, disponible sur http://unctad.org

* 174 Ibid. disponible sur http://unctad.org

* 175 Op.cit. disponible sur http://unctad.org

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