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La place des chansons et des comptines dans l'apprentissage du français parlé au premier cycle de l'école fondamentale au Burundi


par Prosper NSHIMIRIMANA
Université du Burundi - Master en Didactique du FLE 2020
  

Disponible en mode multipage

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Sous la direction de :

Pr.Rémy NDIKUMAGENGE

Mémoire présenté et défendu publiquement en vue de l'obtention du Diplôme de Master en Didactique du Français Langue Étrangère

UNIVERSITÉ DU BURUNDI
ÉCOLE NORMALE SUPÉRIEURE

MASTER EN DIDACTIQUE DU FRANÇAIS LANGUE ÉTRANGÈRE

LA PLACE DES CHANSONS ET DES COMPTINES DANS L'APPRENTISSAGE DU FRANÇAIS PARLÉ AU PREMIER CYCLE DE L'ÉCOLE FONDAMENTALE AU BURUNDI

Par

Prosper NSHIMIRIMANA

Bujumbura, septembre 2020

i

i

DÉDICACE

À mes parents;

À mes soeurs et frère, Alice, Claudine, Sandrine et Félix; À ma tante Félicité.

Que ce travail soit votre fierté.

ii

REMERCIEMENTS

Au terme de ce travail de fin de master, c'est pour nous un grand honneur d'exprimer nos sincères remerciements au Pr. Rémy NDIKUMAGENGE, pour nous avoir encadré, orienté, aidé et conseillé tout au long de ce travail de recherche malgré ses multiples obligations.

Nos remerciements vont également à tous les enseignants de master de l'Université du Burundi et de l'École Normale Supérieure qui ont assuré notre formation durant les deux ans.

À tous les enquêtés qui nous ont fournis des informations et à tous les administratifs pour nous avoir guidé, nous leurs disons merci.

À la famille de Maître Fidèle NINDAGIYE, de monsieur Sévérin NDIWENUMURYANGO, de monsieur NDARAMA Jean Claude, de madame Angèle NTAKIRUTIMANA et de madame Jacqueline BUCUMI qui nous ont aidés matériellement et moralement, nous leur disons merci. Que nos camarades de classe trouvent à travers ces pages l'expression de gratitude pour leur collaboration dans la préparation de ce travail.

Et enfin, nous remercions tous les membres du jury d'avoir accepté de juger et d'évaluer ce modeste travail.

NSHIMIRIMANA Prosper

LISTE DES TABLEAUX

iii

Tableau 1. Les établissements de Buterere

39

Tableau 2. Les établissements de Cibitoke

39

Tableau 3. Les établissements de Gihosha

40

Tableau 4. Les établissements de Kamenge

.40

Tableau 5. Les établissements enquetes de Kinama

41

Tableau 6. Les établissements enquêtés dans la zone de Ngangara

.41

Tableau 7. Les écoles enquêtées sont les suivantes

..43

Tableau 8. Profil de formation

.45

Tableau 9. Genre des enquêtés

.46

Tableau 10. L'ancienneté des enquêtés

..47

Tableau 11. La présence des chansons et des comptines dans les ouvrages du 1?? cycle de l'école

fondamentale ..48

Tableau 12. La quantité des chansons et des comptines dans les manuels scolaires 49

Tableau 13. Le goût des chansons et des comptines proposées 50

Tableau 14: Le choix des chansons et des comptines en dehors des manuels scolaires 51

Tableau 15. L'usage des chansons et des comptines françaises ..52

Tableau 16. Les outils utilisés dans l'apprentissage des chansons et des comptines 53

Tableau 17. L'attraction des écoliers envers les chansons et les comptines françaises 54

Tableau 18. L'objectif de l'usage des chansons et des comptines françaises dans l'apprentissage

du français .55
Tableau 19. Le moment de l'utilisation des chansons et des comptines dans le cours du français

dans le trimestre 56
Tableau 20. Les compétences visées lors de l'utilisation des chansons et des comptines

françaises .64

Tableau 21. L' âge des écoliers du 1??cycle de l'école fondamentale ..66

iv

LISTE DES SIGLES ET ABRÉVIATIONS

1?? : Premier

2? : Deuxième

AL : Autres

BER : Bureau d'Éducation Rurale

CE1 : Cours Élémentaire première année

CLÉ : Centre Linguistique pour Étrangers

CP : Cours Préparatoire

DCE : Direction Communale d'Éducation

ECOFO : École Fondamentale

EDICEF : Éditions Classiques d'Expression Française

N° : Numéro

PUF : Presses Universitaires de France

TFO : Télévision Franco Ontarien

v

RÉSUMÉ

Les chansons et les comptines, par leurs aspects ludiques, jouent un rôle important dans l'apprentissage du français langue étrangère. Cependant les enseignants les utilisent rarement. L'objectif de ce travail est de mettre en évidence leur utilisation au premier cycle de l'école fondamentale au Burundi. Selon les recherches effectuées, les chansons et comptines existent dans les manuels mais en quantité insuffisante. Elles sont utilisées pour améliorer le français parlé des écoliers, c'est-à-dire elles permettent la mémorisation des vocabulaires, l'enchainement des mots, la bonne prononciation, etc. Elles sont des supports convenables pour stimuler le développement langagier des apprenants de la première et la deuxième année de l'école fondamentale. Mais les enseignants les utilisent rarement malgré suite à plusieurs difficultés à savoir leur insuffisence dans les manuels scolaires, le manque des matériels didactiques. Il ne faut pas oublier que les enseignants de ce cycle ne sont pas formés pour l'enseignement de la musique. Grâce à l'enquête par questionnaire, nous avons avons constaté que les chansons et les comptines sont favorables pour l'apprentissage du francais parlé pour les écoliers du premier cycle de ECOFO. Elles sont également de supports convenables pour stumiler le développement langagièr chez écoliers de ce cycle.

Mots clés : Chansons, les comptines, apprentissage, français parlé et premier cycle.

ABSTRACT

Songs and rhymes, by their playful aspects, have an important role in learning french as a foreign language. However, teachers rarely use them. The objective of this work is to highlight their use in the first cycle of fundamental school in Burundi. According to research, songs and nursery rhymes exist in textbooks but in insufficient quantity. They are used to improve the spoken french of schoolchildren, that is to say they allow the memorization of vocabularies, the sequence of words, the correct pronunciation, etc. They are suitable supports for stimulating the language development of learners in the first and second years of basic school. But teachers rarely use them despite following several difficulties, namely their insufficiency in textbooks, the lack of teaching materials. It should be remembered that teachers in this cycle are not trained to teach music. Thanks to the questionnaire survey, we found that the songs and rhymes are favourable for the learning of spoken french for ECOFO undergraduate schoolchildren. They are also suitable supports for storing language development in schoolchildren in this cycle.

Keywords : Songs, nursery rhymes, learning, spoken french and first cycle.

vi

TABLE DES MATIÈRES

DÉDICACE i

REMERCIEMENTS ii

LISTE DES TABLEAUX iii

LISTE DES SIGLES ET ABRÉVIATIONS iv

RÉSUMÉ v

ABSTRACT v

TABLE DES MATIÈRES vi

INTRODUCTION GÉNÉRALE 1

1. Contexte et intérêt du sujet 1

2. Objectif de la recherche 3

3. Délimitation du sujet 4

4. Problématique 7

5. Hypothèses 7

6. Méthode de la recherche 8

7. Articulation 8

CHAPITRE.I. ÉLUCIDATION, DESCRIPTION ET CRITIQUE AUTOUR DES 9

CHANSONS ET DES COMPTINES FRANÇAISES 9

I.1. Les acceptions des chansons et des comptines françaises 9

I.1.1. Origine des chansons françaises 9

I.1.2. Origine des comptines françaises 11

I.1.3. Définition des chansons et des comptines françaises 11

I.2. Description des chansons et des comptines 13

1.2.1. La description des chansons françaises 13

I.2.2. Description des comptines françaises 16

vii

I.3. Les caractéristiques des chansons et des comptines 19

I.3.1. Le caractère répétitif 19

I.3.2. Les onomatopées 19

I.3.3. Les mimes et les gestes associés aux paroles 20

CHAPITRE II. LA PLACE DES CHANSONS ET DES COMPTINES DANS LE 21

DÉVELOPPEMENT DE L'EXPRESSION ORALE 21

II.1. La place des chansons et des comptines dans l'enseignement du français langue

étrangère 21

II.2. La place des chansons et des comptines dans les manuels scolaires de l'école

fondamentale burundaise 23
II.2.1. La présence des chansons et des comptines au 1?? cycle de l'école fondamentale

publique et privée 24
II.2.1.1. Les chansons et les comptines dans les manuels de l'école fondamentale publique 24

II.2.1.2. Les chansons et les comptines dans les manuels de l'école fondamentale privée 27

II.3. Les critères dans le choix des chansons et des comptines comme support de 28

l'enseignement du français 28

II.4. Les avantages des chansons et des comptines dans l'enseignement du français 30

II. 4.1. Niveau psycho-physiologique 31

II. 4.2. Niveau langagier 32

II.4.3. Niveau socio-affectif 33

II.5. Les obstacles de l'utilisation des chansons et des comptines à l'école fondamentale 35

II.5.1. Les obstacles liés aux matériels didactiques 35

II.5.2. Les obstacles liés aux écoliers 36

II.5.3. Les obstacles liés aux enseignants 36

viii

CHAPITRE. III. LA MÉTHODOLOGIE DE LA RECHERCHE 38

III.1. Méthodologie de l'enquête 38

III.1.1. Délimitation du terrain d'enquête et de la population d'enquête 38

III.1.2. Détermination de la population d'enquête 42

CHAPITRE IV. LES RÉSULTATS DE L'ENQUÊTE, ANALYSE ET INTERPÉTATION

45

IV.1. Identification de l'enquêté 45

IV.2. Observation sur les manuels scolaires du 1?? cycle de l'école fondamentale 48

IV.3. L'apprentissage du français à base des chansons et des comptines françaises 51

IV.4. Didactisation des chansons et des comptines dans l'enseignement du français à

l'école fondamentale 56

CONCLUSION GÉNÉRALE 70

ANNEXES 80

1

INTRODUCTION GÉNÉRALE

1. Contexte et intérêt du sujet

L'être humain communique essentiellement par le biais du langage. Ce dernier désigne la faculté que nous avons d'échanger les idées entre nous et d'exprimer nos pensées d'une manière réciproque au moyen de la parole. Cet échange peut être réalisé dans une langue donnée, soit en langue maternelle, soit en langue seconde ou soit encore en langue étrangère en fonction de degré de maîtrise de l'outil langagier. La maîtrise de cet outil est conditionnée par la manière dont la langue de communication (le français) est enseignée / apprise. L'analyse des manuels de l'école fondamentale et post-fondamentale révèle des éléments que les concepteurs de ces manuels ont déconsidérés alors qu'ils sont importants dans l'enseignement-apprentissage du français comme langue parlée. Nous pouvons citer entre autres les bandes dessinées, les récitations, les poèmes, les chansons et les comptines. Parmi ces éléments, nous avons choisi les chansons et les comptines françaises pour en faire l'objet de notre travail de fin de mastère parce qu'elles permettent aux apprenants de faire les enchaînements des mots, d'améliorer leurs prononciations, leurs articulations, de maîtriser l'intonation en langue française, etc. Nous

partageons l'idée avec Jean Pierre NGENDANZI et Denis MINANI qui dit
(1999 :7) :« L'éducation musicale ainsi comprise vise non seulement à donner à l'enfant des compétences techniques et des connaissances, mais aussi à éveiller et à forger sa propre personnalité en enrichissant sa capacité à s'exprimer, à communiquer par le son, à recevoir, à réagir de façon autonome et personnelle».

Les chansons et les comptines relèvent des aspects ludiques et sont à ce titre de nature à augmenter la motivation des élèves. Elles permettent aux apprenants de mémoriser des mots nouveaux, des expressions et des phrases couramment utilisés dans la communication orale ou écrite. C'est la raison pour laquelle elles aident les élèves à acquerir des compétences langagières.

2

Le Burundi a élaboré un nouveau système éducatif, il a décidé à travers un communiqué de presse de la réunion du conseil des ministres du mercredi 12 décembre 2018, (2018:3) que :

« En première année, seront enseignés le Kirundi à l'écrit et le Français à l'oral,

· Le Français sera enseigné avec recours à l'écrit à partir de la deuxième année,

· L'Anglais sera intégré à partir de la troisième année d'abord à l'oral puis à l'écrit à partir de la cinquième année,

· Le Kiswahili sera introduit en cinquième année à l'oral avant une intégration de l'écrit sixième année,

· Une transition linguistique de l'enseignement du Kirundi au Français dans les disciplines des Mathématiques et des Sciences et Technologies va commencer à partir de la quatrième année pour préparer l'enfant à l'enseignement en Français à partir de la cinquième année. »

Pour donner plus d'éclaircissement sur l'enseignement des langues, «Le kirundi et le français sont des langues enseignées à partir de la première année de l'enseignement fondamental tout en respectant les spécificités de l'apprentissage de chaque langue» (selon Decret N° 100/078 du 22 Mai 2019 portant la fixition des langues d'enseignement et échelonnement des langues enseignées à l'école fondamentale, Article 6 :2). Pour donner plus de précisions, le même source ajoute que (Article 5 : 2): « Le français est la langue d'enseignement à partir du troisième cycle du fondamental sauf pour l'Entrepreneuriat, Sciences humaines, Arts et EPS qui sont enseignés en Kirundi.» Alors, pour que l'apprentissage du français en 1?? cycle de l'école fondamentale au Burundi soit réalisé efficacement, l'enseignant doit recourir à tous les moyens susceptibles de favoriser les élèves pour ainsi arriver aux objectifs préétablis. Ces moyes sont les dessins animés, les images, les jeux, les poèmes y compris les chansons et les comptines. D'une manière générale, les chansons et les comptines ont un apport linguistique important. Nous pouvons le regarder dans les différents points de vue : elles peuvent être utilisées pour développer les quatre compétences langagières, à savoir la compréhension orale, l'expression orale, la compréhension écrite et expression écrite.

Les chansons et les comptines peuvent être exploitées de nombreuses manières : l'enseignant peut entraîner les apprenants en grammaire, en phonétique, en syntaxe, en vocabulaire étant donné que les chansons sont des documents authentiques que nous utilisons dans la vie de tous les jours.

3

L'utilisation des chansons et des comptines comme support d'apprentissage du français présente un effet bénéfique à la mémoire de l'apprenant, en particulier à la mémorisation des structures grammaticales, des formes verbales, des prépositions ou par exemple des genres de mots (féminin, masculin). Aussi le vocabulaire est évidemment beaucoup plus facile à mémoriser avec les chansons et les comptines qu'avec une simple liste des expressions.

Comme chaque écoute, les chansons et comptines permettent de découvrir les expressions présentées dans le contexte authentique, ce qui aide à leur compréhension, à la fixation et ensuite à leur utilisation dans la phrase.

Le sujet des chansons et des comptines françaises est sujet bien traité par plusieurs chercheurs de certains pays francophones. Nous citons par exemple un mémoire intutilé « La comptine comme support pédagogique pour l'amélioration de la prononciation du son [y] dans l'enseignement /apprentissage du FLE. Cas des apprenants de la 3ème année primaire École de Bakri Lakhdhar-Ouled Derradj- M'sila »de BAKRI Aicha. En effet, l'auteur nous montre comment les comptines peuvent aider les écoliers à bien prononcer le son [y].

Autre mémoire est intitulé « La chanson pour enseigner le français au collège » de Boundaoui Sihem de et Bounouar Dyhia. Ces dernières montrent que les chansons sont des documents authentiques efficaces dans le développement des quatre compétences langagières.

Cela nous a poussé d'effectuer des recherches dans les différentes bibliothèques de l'Université du Burundi et de celle d'École Normale Supérieure pour voir qu'il y a des recherches pareilles déjà effectuées, mais nous n'avons pas pu trouver au moins un mémoire qui a été mené sur le sujet des chansons et des comptines dans l'enseignement apprentissage du français au Burundi. Cela nous a poussé de continuer notre travail.

2. Objectif de la recherche

L'objectif de cette recherche est de mettre en évidence l'intérêt de l'utilisation des chansons et des comptines françaises comme support d'apprentissage du français au 1er cycle de l'école fondamentale au Burundi.

4

3. Délimitation du sujet

Au Burundi, l'école fondamentale est subdivisée en quatre cycles. Cela peut être lu dans la Loi N°1/19 septembre 2013 portant sur l'organisation de l'enseignement de base et secondaire (2013:3) qui nous dit que,

« L'enseignement fondamental (...) qui est organisé sur neuf ans et comportant quatre cycles répartis comme suit :

Le premier cycle (1?? et 2? année)

Le deuxième cycle (3? et 4? année)

Le troisième cycle (5? et 6? année)

Le quatrième cycle (7?, 8? et 9? année). »

Il est très important de connaître que dans le système éducatif burundais, certains élèves peuvent débuter l'enseignement formel à l'école maternelle ou à l'école fondamentale. La première catégorie d'élèves est beaucoup observable dans les écoles privées. La seconde catégorie d'élèves débute leurs études dans la première année de l'école fondamentale surtout dans les écoles publiques. Loin de nous est l'idée d'apporter une distinction entre l'école privée et l'école publique. Mais ce dont nous sommes convaincu, c'est qu'une bonne maîtrise du français dès le premier cycle de l'école fondamentale est le templin de la réussite dans l'enseignement-apprentissage du français car le français est la matière et/ ou langue d'enseignement dans le système éducatif burundais d'une manière générale. Autrement dit les écoliers du premier cycle ont besoin d'une attention particulière pour s'habituer à bien parler la langue française. Cela nous amène à penser à la littérature et à la didactique du français. En se focalisant sur l'idée de Jean-Michel PERRONNET (2005 : 427) «L'espace littéraire est également un espace de plaisir et de liberté qui invite à l'épanchement de l`affectivité, de la sensibilité, et au déploiment de l'imaginaire ». La littérature permet donc aux apprenants de mieux penser, de s'exprimer et d'être actifs et créatifs pendant l'apprentissage du français. Nous évoquons ici un sujet de littérature car elle est l'ensemble des oeuvres écrites ou orales d'une nationalité donnée. Or nous allons utiliser les chansons et les comptines écrites de la langue française. Ces dernières vont permettre aux apprenants d'acquérir des savoirs et de savoir-faire sur le langage, sur la langue et sur la communication.

5

S'agissant de la didactique du français, c'est une discipline scientifique qui suit la méthodologie, les principes et les méthodes qui régissent l'enseignement du français. Selon Jean-François Halte (2000:15), « L'objet de la didactique du français est l'ensemble des problèmes que pose la transmission et appropriation des savoirs et savoir-faire de la matière française ».

La didactique du français mène des recherches et des innovations qui doivent justement influencer la formation des enseignants et permettre de mieux comprendre les difficultés des apprenants. C'est une discipline scientifique qui permet la discussion sur la méthodologie, les théories, les principes et les méthodes qui régissent l'enseignement et apprentissage du français. Il faut savoir que la didactique du français englobe plusieurs domaine à savoir la didactique du français langue maternelle (DFLM), la didactique du français langue seconde (DFLS) et enfin la didactique du français langue étrangère (DFLE).

Premièrement, une discipline qui s'occupe de l'enseignement du français en tant que langue maternelle est appelée la didactique du français langue maternelle. C'est à travers les pratiques de la langue ; en l'écoutant, en la lisant, en la parlant, et en l'écrivant que les enfants apprennent pour la première fois une langue de son entourage. Là, nous convergeons sur une même idée avec Cuq et Gruca (2002 : 92) qui disent que « La diversité des pratiques sociales autorise à appeler langue maternelle, la langue de la mère, du père, de la famille... bref du premier groupe social dans lequel l'enfant développe ses capacités langagières ».

Il faut alors comprendre que le français est une langue maternelle pour les personnes qui l'acquièrent en premier lieu avant les autres langues.

Il faut noter qu'un apprenant peut avoir une langue maternelle différente de celle de ses parents surtout quand il vit séparément avec ses parents ou dans une communauté qui parle une langue différente de celle de ses parents. Cela est fréquent dans la ville de Bujumbura car il y a plusieurs langues parlées à savoir le kirundi, le kiswahili, le français, etc.

Deuxièmement, une langue est dite seconde quand elle n'est pas maternelle. C'est une langue apprise surtout à l'école ou dans une formation. Elle sert de moyen de communication en plus de langue maternelle. MUSANJI Ngalasso-Mwatha (1992 : 30-31) a écrit que « le français est considéré comme une langue seconde partout où, bien que langue étrangère, il est langue officielle et utilisée, à ce titre de façon privilégiée».

Nous pouvons alors dire que les apprenants qui sont concernés par la didactique du français langue seconde sont généralement en situation de pluralité des langues et le plus souvent issus de sociétés dans lesquels ne sont qu'exceptionnellement confrontés à l'écrit.

6

Troisièmement et dernièrement, le français peut être défini comme une langue étrangère, à la lumière de (Cuq &Gruca, 2003) cités par Rémy NDIKUMAGENGE (2015 : 9) : «Le français est une langue étrangère pour tous ceux qui, ne le reconnaissant pas comme langue maternelle, entrent dans un processus plus ou moins volontaire d'appropriation et pour tous ceux qui, qu'ils le reconnaissent ou non comme langue maternelle, en font l'objet d'un enseignement à des parleurs non natifs ».

Grâce à ces définitions, nous constatons que pas mal des écoliers de l'école fondamentale sont dans une situation où le français est à la fois langue étrangère et seconde. Nous disons tout cela car le kirundi est une langue parlée partout dans notre pays sauf quelques exceptions, au moment où le français est une langue parlée uniquement par les gens instruits. Le moyen le plus rapide pour connaître cette langue pour les écoliers du 1er cycle de l'école fondamentale, c'est l'utilisation des techniques adéquates. Or grâce à une analyse des manuels scolaires que nous avons effectué dans enseignement-apprentissage du français à l'école fondamentale et post-fondamentale dans le cadre du cours intitulé Théories didactiques et analyse de manuels, nous avons constaté qu'il y a la carence des supports favorisant la compréhension orale et expression orale. C'est pourquoi nous nous sommes intéressés par le premier cycle de l'école fondamentale, c'est-à-dire la première et la deuxième année. Nous allons faire une enquête dans la Direction Communale de l'Éducation de NTAHANGWA pour deux raisons. Premièrement, c'est la question des moyens. Comme le master en didactique du français langue ètrangère est organisé par l'Université du Burundi et l'École Normale Supérieure situées dans la ville de Bujumbura, cela nous a obligé d'habiter dans l'une des communes de Bujumbura-mairie (Ntahangwa). Comme dans la Direction Communale de l'Éducation de NTAHANGWA il y a des institutions publiques et privées, de l'école maternelle jusqu'à l'Université, alors nous avons décidé d'y effectuer l'enquête car il est possible d'y trouver une population à enquêter. Le profit est d'utiliser le minimum de moyen possible. Deuxièmement et dernièrement, c'est une question du temps. En effet, nous avons commencé à rédiger notre mémoire dépuis la première année de notre master.

Cela pour dire qu'il étais question de suivre les autres cours et de rédiger en même temps. Alors pour ne pas gaspiller du temps en allant faire des recherches et l'enquête dans les provinces, nous avons décidé de le faire dans la Direction Communale de l'Éducation la plus proche possible. Ces deux raisons nous ont empêché d'avoir autre choix. Ce qui est très importent, c'est d'arriver aux résultats escomptés.

7

4. Problématique

Au Burundi, l'utilisation de la langue française dans la communication n'est pas évidente chez les apprenants de l'école fondamentale en général, et chez les élèves de la 1?? et de la 2e année en particulier. La cause de cet état de fait n'est pas le manque de volonté de la part des écoliers mais elle est liée à une série de facteurs dont la mauvaise prononciation, le bagage lexical insuffisant, l'intonation qui laisse à désirer à quoi s'ajoute le degré bas de mémorisation. Dans ces conditions, beaucoup d'élèves suivent passivement les leçons portant sur le français qui est dispensé en classe. Nous avons donc réfléchi sur la manière que l'enseignant utilise pour enseigner le français au 1er cycle de l'ECOFO , qui se base essentiellement sur la pratique de l'oral par stimulation et répétition, l'enseignant est en situation qui lui permette de choisir des activités, à fonction récréative et ludique, autour des supports oraux, comme les chansons et les comptines, qui ont une place importante dans l'apprentissage du français parlé. Avant l'entrée à l'école, les chansons et les comptines créent un lien privilégié entre la mère et son enfant et ce lien se poursuit dans le cadre scolaire entre l'enseignant et l'écolier.

Elles plaisent parleur caractère ludique mais elles sont aussi un moyen pour les enfants, d'entrer dans le cadre de la mémorisation et l'apprentissage grâce à leurs caractéristiques: les sons, les rimes et le rythme musical. C'est dans cette optique que nous axons notre réflexion sur les questions de recherche formulées de la manière suivante :

1. L'utilisation des chansons et des comptines françaises favoriserait-elle l'apprentissage du français parlé chez les écoliers du 1er cycle de l'ECOFO ?

2. Est-ce que les chansons et les comptines françaises sont des supports convenables pour stimuler le développement langagier de l'écolier du1er cycle de l'ECOFO ?

5. Hypothèses

Partant du principe que l'apprentissage d'une langue nécessite généralement de prérequis, nous formulons les hypothèses suivantes :

1. Il est aisé, pour un élève du 1?? cycle de l'école fondamentale, d'apprendre le français sur la base des chansons et des comptines françaises.

2. Les chansons et les comptines françaises sont des catalyseurs du développement de la compétence expressive en français chez les écoliers 1er cycle de l'école fondamentale.

8

6. Méthode de la recherche

Pour rédiger un travail scientifique, le chercheur doit se baser sur les recheches déjà faites. Il doit utiliser certaines méthodes utilisées par ses prédecesseurs si ces méthodes cadrent bien à son travail. ANTOINE Léon donne son avis en disant que (1977 : 38): « Le choix des téchniques dans la collecte des données est étroitement lié au phénomène étudié». C'est pour cette raison que nous allons consulter les ouvrages, les mémoires, les documents officiels, les dictionnaires, les encyclopédies, les sites internets (...) dans le but de trouver toutes les informations utiles pour notre recherche. Enfin, nous allons également effectuer une enquête pour collecter les données sur le terrain. Nous savons que les techniques que nous pouvons utiliser sont nombreuses mais elles ne sont pas profitables à même temps. Mais nous sommes obligé de choisir au moins une être elles qui va nous permettre de découvrir la place des chansons et des comptines dans l'apprentissage du français parlé au premier cycle de l'ECOFO dans le DCE Ntahangwa.

7. Articulation

Notre mémoire de fin d'étude de Mastère II est constitué de trois chapitres. Le premier chapitre concerne l'élucidation, description et critique autour des chansons et des comptines françaises. Le deuxième chapitre traite de la place des chansons et des comptines dans le développement de l'expression orale. Le troisième chapitre se borne sur la méthodologie de la recherche. Le quatrième et le dernier chapitre se focalise sur les résultats de l'enquête, analyse et l'interprétation. L'enquête sera effectué dans la Direction Communale de l'Éducation Nationale de NTAHANGWA dans le premier cycle de l'école fondamentale.

9

CHAPITRE.I. ÉLUCIDATION, DESCRIPTION ET CRITIQUE AUTOUR DES CHANSONS ET DES COMPTINES FRANÇAISES

Dans ce chapitre, nous élucidons, nous décrivons et nous critiquons les termes clés du sujet à savoir les chansons et les comptines françaises. Il est également question de montrer l'origine, les définitions et les caracteristiques de ces termes clés.

I.1. Les acceptions des chansons et des comptines françaises

Les chansons et les comptines françaises sont des conceptes presques similaires. Une chanson ou une comptine est une oeuvre musicale composée d'un texte et d'une mélodie destinée à être interprétée par la voix humaine. Cette interprétation peut se faire avec accompagnement instrumental ( guitare, piano, sifflet, tambour ou battement de mains), ou sans instruments musicaux autrement-dit a cappella. Elle peut être une voix d'une personne ou de plusieurs personnes comme dans une chorale. Cependant, les comptines sont des chansons ou des formulettes enfantines amusantes, toujours rythmées mais qui peuvent être soit parlées, soit chantées ou soit encore recitées.

I.1.1. Origine des chansons françaises

Le terme chanson est très connu dans l'histoire de la littérature française, il y a longtemps. Les chansons sont liées au contexte social et culturel. Nous pouvons donner l'exemple des chansons traditionnelles. Voilà par exemple une énumération de ces chansons dites traditionnelles établies par Michel POUGEOISE (2006 : 97)

« Les reverdies « qui chantent le retour du printemps, les pastourelles (qui évoquent dans un cadre bucolique les amours des chevaliers et des bergères), les malmariées (qui racontent le chagrin de jeunes épouses(...)) les aubes (chansons d'aube ou albas, qui déplorent l'arrivée de l'aube annonçant le départ de l'amant) et les sérénades (composées en principe pour être jouée en plein air et la nuit sous les fenêtres de la Dame) (...). Cantilène, chant polyphonique à trois voix. »

10

Nous ne voulons pas développer ces différentes sortes de chansons dans le présent travail car elles ne concernent pas les écoliers du premier cycle de l'école fondamentale. Il existe aussi d'autres chansons classiques qui se sont marquées dans la littérature française. Il s'agit de chanson de Roland (cette chanson relate l'histoire de Roland qui est le héros dans cette chanson. Il est également le neveu de Charlemagne le roi de la France), chanson satirique, chansons de trouvères (c'est un art qui nous renseigne sur ce que pouvait être les chansons populaire de XV siècle), chansons de chevalerie (ce sont des chansons produites par des chevaliers pour montrer leurs loyautés, leurs vaillances, etc.), chanson de geste (Une chanson de geste est destinée à être chantée devant le public large, populaire ou noble vers la fin du XI siècle. L'auteur de cette chanson est anonyme), etc. Chacune de ces chansons avait sa signification selon son objectif. En guise d'exemple, voilà comment Jean de Grouchy cité par Michel POUGEOISE (2006 : 96), définit la chanson de geste.

« Nous appelons chanson de geste un chant dans lequel sont rapportées les actions des héros et des oeuvres de nos ancêtres, de même que la vie et le martyre des saints ou les souffrances endurées par les figures de l'histoire pour la défense de la foi et de vérité (...). Il faut faire entendre ce genre de chansons aux personnes âgées, aux travailleurs et aux gens de condition modeste(...) afin qu'en apprenant les misères et les calamités des autres, ils supportent plus facilement les leurs. »

La compréhension de ces chansons ci-haut citées demande une certaine maturité. D'où, nous ne voulons pas les développer car elles ne peuvent pas être l'objet d'apprentissage pour les apprenants du 1?? cycle de l'école fondamentale au Burundi. Autrement-dit, elles sont compliquées par rapport à la connaissance des apprenants qui débutent leurs études. Nous nous sommes intéressés aux chansons qui peuvent améliorer la maîtrise du français de ces écoliers. C'est juste pour montrer qu'il existe plusieurs sortes des chansons traditionnelles ou classiques qui se sont marquées dans l'histoire de la littérature française. BERBER Chahineze s'exprime à propos de l'histoire de chansons dans l'enseignement en disant que (2016 : 24): « L'histoire de la chanson en classe du français langue étrangère, commence à la fin des années 50. A l'époque, l'interprétation des écrits littéraires était encore en mode dans les cours de langue. »

C'est par après que les experts ont commencé à faire des recheches pour étudier l'importance des chansons dans l'enseignement du français langue étrangère. Et ils ont fini par les intégrer dans enseignement- apprentissage.

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I.1.2. Origine des comptines françaises

Il est tellement difficile de définir les comptines françaises. Ces dernières appartiennent au patrimoine oral. Auparavant, elles se transmettaient de bouche à l'oreille, de génération en génération et de parent à l'enfant. Ce dernier jouait un rôle remarquable dans la survie des comptines car il gardait jalousement les comptines chantées par ses parents ou ses ainés au moment où ils sont en train de le consoler. Devenu adulte, il les récitait à ses descendants, c'est les mères qui chantent pour calmer leurs enfants.

Auparavant, les comptines étaient donc utilisées comme des berceuses qui sont déstinées à consoler les enfants en train de pleurer ou voulant dormir. Les comptines ont été introduites dans l'enseignement petit à petit après avoir découvert leurs avantages.

Comme TAIBI Saida le dit (2019 : 7), « En France dans les années 1922, le mot comptine apparait dans le dictionnaire français, qui est défini comme formule primordiale dans l'enseignement maternel et primaire. Entre 1931 et 1932, les comptines apprises par les enfants ou leurs parents ou encore par leurs grands-parents, ont été collectées et copiées dans les manuels de l'enseignement public.»

La présence des comptines est observable même dans les manuels scolaires de l'école fondamentale au Burundi même si le nombre est minime.

I.1.3. Définition des chansons et des comptines françaises

Une chanson peut être définie comme un texte mis en musique. Elle est constituée par des couplets ou par des strophes. Elle peut avoir aussi un refrain. Plusieurs auteurs ont proposé des définitions mais retenons certains entre eux. BERBER Chahineze (2016 : 24), définit une chanson de cette manière, « La chanson est avant tout un genre mixte. Il s'agit d'un texte écrit destiné à être chanté et souvent intégré à une structure musicale. La chanson fait partie intégrante de la vie de tout un chacun. » Nous ne sommes pas satisfait avec cette définition c'est pourquoi nous voulons observer les propos des autres écrivains.

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Voilà Michel JARRETY (2001:124) définit la chanson de sa manière, lui le fait en trois définitions

« 1) chanson: air fixé par des paroles

2) air : composition musicale facilement fredonnable, donc doublement brève (limitée par la mémorisation et par la soufle)

3) chanson vivante ou organique: chanson interprétée, liée à l'air et à la vie, instantanée ou suite d'instantanés dans le temps mesuré. »

À la lumière de ces trois définitions, nous comprenons qu'une chanson est composée par les paroles et la musique. Une chanson est limitée dans le temps car elle peut durer quelques minutes.

Il y a également une différence entre les définitions déjà citées et la définition de Michel POUGEOISE (2006 : 95), pour lui, « Au sens le plus commun et le plus large, la chanson est un texte simple écrit dans un registre de langue populaire ou familier, mis en musique et, naturellement, destiné - comme son nom l'indique - à être chanté. »

À la lumière de cette définition, nous déduisons qu'une chanson est un document authentique qui parle de la vie quotidienne. En plus des connaissances livresques, les écoliers trouvent l'occasion de les mettre en pratique en chantant des chansons parlant d'autres réalités non apprises en classe.

Étymologiquement, le mot « comptine » vient du mot latin computare qui signifie compter. Elle est définie comme une chanson ou une formulette qui sert à dénombrer ou calculer pour les petits enfants. Il est tellement difficile que tous les auteurs convergent sur une même définition. Selon ISABELLE Jeuge-Maynart (2011 : 231), la comptine est définie comme une « Chanson que chantent les enfants pour désigner, en comptant les syllabes, celui qui devra sortir du jeu, courir après les autres, etc.» Une comptine est alors une particuralité d'une chanson. Mais il arrive que aussi qu'elles soient assimulées aux autres activités. Nous constatons par exemple qu'elles facilitent à l'enseignant d'attribuer certaines tâches aux apprenants. Cela est facile surtout s'il s'agit de compter les chiffres ou les syllables. Paul ROBERT (2010 : 492), définit une comptine en disant que c'est une « formule enfatine (chantée ou parlée) servant à désigner celui ou celle à qui sera attribué un rôle particulier dans un jeu. »

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Cette fois-ci, nous constatons une ressemblance entre les deux premières définitions données par Isabelle et Paul. Cette ressemblance concerne surtout le fait que les comptines sont déstinées aux enfants. Nous pouvons alors dire que les comptines sont des chansons enfatines. Après les deux auteurs, Michel POUGEOISE (2006 : 113) donne une autre définition qui montre qu'une comptine joue beaucoup d'importence sur les activités ludiques. Pour lui, une comptine est un : « Petit texte ludique récité par des enfants qui, en détachant chaque syllabe et en comptant (...), désigent celui d'entre eux qui devra quitter la ronde ou jouer un rôle déterminé dans leur jeu. L'énonce de ces déclamations n'a généralement pas de sens. Sa fonction est purement rythmique et le plaisir vient précisement de ce signifiant (répétitions phoniques sans significations), scandé comme par exemple, dans cette comptine très connue: am stram, gram, piké, piké, kollé, bouré, bouré, nattatam, am, stram, gram. »

Bref, une comptine est un mode de diction, un point de rencontre entre le langage verbal et le langage musical. Elle se dit ou se chante sur un rythme, souvent accompagné d'une mélodie ; chaque syllabe orale est prononcée. Après avoir donné les définitions des chansons et des comptines passons à la description de ces dernières.

I.2. Description des chansons et des comptines

1.2.1. La description des chansons françaises

Les chansons sont utilisées dans plusieurs domaines à savoir le demaine religieux, sportif, culturel, éducatif, etc. Les chansons que nous trouvons dans ces demaines sont de plusieurs sortes selon les objectifs de celui qui chantent. Dans le but de décrire une chanson, Paul ROBERT semble être explicite (2010 : 394) « Composition musicale divisée en couples et destinée à être chantée.» Nous voulons nous baser sur les chansons pouvant aider les écoliers.Il s'agit notamment des chansons poursécuriser, marquer un rythme, jouer et apprendre des règles, compter, s'exprimer oralement et structurer l'espace et le temps. Voyons dans les lignes qui suivent ces différentes sortes des chansons.

Premièrement, il y a les chansons pour sécuriser. Quand les apprenants ne sont pas dans une situation agréable, l'enseignant peut introduire une chanson qui console ces apprenants. Lorsque l'enseignant chante avec les apprenants, cela permet de requérir l'attention de tous. Peu à peu, les apprenants se sentent à l'aise. Nous pouvons donner un exemple d'une chanson proposée par le Ministère de l'enseignement primaire et secondaire (1990 : 189), « Promenons-nous ».

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Le contenu de cette chanson se trouve dans le corpus des chansons. c'est le numéro 1. Grâce à cette chanson, l'enseignant rassure les élèves de se diriger dans un milieu où vit un loup mais qu'il n'y a pas de problème car le loup est absent. Cette chanson occasionne aussi une activité ludique car les élèves se divisent en deux groupes selon les rôles. Certains élèves jouent le rôle des enfants et un seul joue le rôle d'un loup. Chaque apprenant reste attentif à ce qu'il est en train de faire car c'est une activité très attirante. Selon BOUARICHA Nesrine Ismahan (2015 : 17) : « Le ludique intervient généralement lorsque les capacités ordinaires de sérieux et de professionnalisme buttent sur les limitations des capacités humaines. Le ludique est alors un moyen idéal pour continuer une activité tout en s'éloignant du stress. Il est aussi un moyen d'attirer l'attention des plus jeunes vers l'apprentissage ». Nous pouvons alors dire que les chansons et les comptines contenant les activités ludiques permettent à la fois d'enseigner et de motiver les apprenants même lorsque ces derniers sont dans une situation de fatigue.

Deuxièmement, nous avons les chansons que les écoliers utilisent pour marquent le rythme. En chantant, ils manifestent la joie. Certains élèves chantent en faisant des gestes qui soutiennent leurs mots, il y a même ceux qui dancent. Nous ne pouvons pas oublier une autre partie des écoliers qui restent sans faire aucune réaction. L'enseignant doit convier tout le monde à participer. En chantant, les écoliers imitent l'enseignant. Ce qui permet d'harmoniser le rythme. Pour y arriver, le rythme doit être marqué par des balancements, des frappes des mains, des déplacements ou des jeux de doigts et de mains. Cela est très important car il permet aux apprenants de coordonner leurs expressions verbales avec les gestes corporels. Les apprenants font des gestes semblables à celui que nous faisons dans la vie courante. Voilà l'exemple typique d'une chanson de Frédéric FUCHS et Agnès KALLMEYER connue sous le titre de « Jeu de mains, jeu de vilain » (2013 : 31). Le contenu de cette chanson se trouve dans le corpus des chansons au numéro 2.

Troisièmement, les chansons numériques sont très importantes dans la mesure où elles permettent de connaître les chiffres aux apprenants. Il est donc utile de familiariser les écoliers avec les différentes écritures des nombres. Il sera facile pour les apprenants de présenter les textes écrits des chansons qui contiennent les nombres plutôt de les énumérer isolement. Les apprenants sauront également comment utiliser les chiffres ou les nombres dans une activité de communication.

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Voyons une chanson qui contient des chiffres de 1 à 4, c'est une chanson de Dino GONCALVES et Marianne LAMBERT (2007 : 28) intulée « Le numéro 3 ». Dans cette chanson les apprenants énumèrent les chiffres avec une série des fruits et des petits animaux. Le contenu de cette chanson se trouve dans le corpus des chansons au numéro 3.

Quatrièment, nous avons les chansons que les apprenants utilisent pour s'exprimer oralement. Alors l'action de lire un texte est très différent de celle de chanter une chanson. Car une lecture demande une concentration alors que une chanson est l'un des moyens qui permettent à l'écolier de s'amuser avec une mélodie. C'est pour dire que c'est un moyen d'acquérir la langue aisément dans une ambiance. L'enseignant proposera, au bon moment, la chanson qui permettra de corriger une erreur de langage fréquente ou qui introduira une structure intéressante. La répétition des chansons permet : la correction et l'assouplissement de l'articulation par la répétition rythmée des sons, l'amélioration de la syntaxe ou l'acquisition de structures correctes. Les apprenants peuvent chanter en citant les différentes parties du corps d'un oiseau qu'ils vont plumer. L'exemple typique, c'est une chanson qui est retirée dans l'ouvrage du Ministère de l'enseignement primaire et secondaire (1990 :115) , cette chanson est intitulée « Alouette ». Le contenu de cette chanson se trouve dans le corpus des chansons. C'est le numéro 4. Elle permet aux écoliers de nommer les différentes parties du corps de l'être humain car les écoliers chantent tout en les touchant.

Cinquièmement et dernièrement, il y a les chansons pour structurer le temps ou l'espace, il existe donc des notions qui évoquent les jours de la semaine, les mois de l'année, les saisons, etc. L'assimilation ou la mémorisation de ces termes va être un peu compliqué pour les jeunes apprenants. L' enseignant doit chercher des méthodes efficaces pour atteindre les objectifs d'identifier ce terme de l'espace ou de temps. Les chansons peuvent être beaucoup utiles. Ici nous donnons un exemple d'une chanson qui relate les sept jours de la semaine. Il est donc agréable pour les apprenants d'apprendre par coeur les jours de la semaine dans une chanson plutôt de mémoriser les sept jours, un par un. Grâce à Dino GONCALVES et Marianne LAMBERT (2008 : 24), nous proposons cette chanson intitulée « La chanson des jours de la semaine ». Le contenu de cette chanson se trouve dans le corpus de chansons et des comptines au numéro 5.

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I.2.2. Description des comptines françaises

Toutes les comptines ne sont pas de même sortes. Elles diffèrent les unes des autres. Pour pouvoir les catégoriser nous nous sommes basés sur les idées de GAUTHIER Jean-Marie et Christelle LEJEUNE (2008 : 414), pour lui, « Le type de comptines exploité dépend de l'âge de l'enfant, ainsi que de ses capacités. Elles évoluent avec lui et lui apportent certaines facilités dans ses apprentissages futurs comme nous allons le voir, notamment dans les domaines cognitifs, psychomoteurs et sociaux. »

Nous avons pu distinguer six principaux types de comptines qui peuvent être utilisées dans l'apprentissage des écoliers du premier cycle de l'école fondamentale. Elles sont les suivantes : les comptines numériques, les comptines phoniques, les comptines thématiques, les comptines dites musicales, les comptines linguistiques et les comptines dialoguées. Nous allons développer une à une.

Premièment, pour apprendre les nombres, un apprenant burundais du premier cycle de l'école fondamentale peut utiliser les comptines. Ces dernières vont lui permettre d'apprendre les nombres le plus rapidement possible. Les nombres sont associés à d'autres objets que les apprenants connaissent. Les comptines numériques peuvent être représentées avec les doigts par exemple ou par un dessin illustrant la comptine ; le choix des nombres est variable. Les écoliers compteront jusqu'à un certain nombre qu'ils connaissent mais à la prochaine occasion, l'enseignant peut ajouter d'autres nombres ainsi de suite. Là, on constate que les comptines peuvent être utilisées de façon différente. Nous pouvons prendre comme exemple d'une comptine proposée par le Ministère de l'enseignement primaire et secondaire (1990 : 104), « un, deux, trois ». Le contenu de cette comptine se situe dans le corpus des comptines au numéro 1. Avec cette comptine, les apprenants énumèrent les chiffres tout en les associant à d'autres noms propres de leurs camarades de classe. Bref, les comptines numériques permettent aux apprenants de découvrir et de construire les phrases contenant les nombres.

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Deuxièmement, les comptines phoniques permettent aux apprenants d'améliorer la prononciation, l'articulation, l'écoute, ainsi de suite grâce à la multiplication des rimes et des allitérations. Les enfants sont capables de s'adapter facilement. Selon MOREAU Alysson (2016 : 15), « Très jeune, les enfants vont s'intéresser à la langue qu'ils entendent et, sans s'en rendre compte, vont reproduire ou tenter de reproduire des sons ou structures pour communiquer avec leur entourage».

Bref, les écoliers améliorent leurs voix. L'exemple typique, c'est une comptine de Robert DESNOS (1985 : 31) « Avez-vous vu le tamanoir ?». Le contenu de cette comptine se trouve dans le corpus des comptines au numéro 2.

Troisièment, grâce aux comptines thématiques, les apprenants enregistrent des vocabulaires qui renvoient à un thème quelconque. Ces comptines permettent de travailler sur le lexique et le vocabulaire utilisés dans un domaine donné. Elles vont aider les apprenants à enregistrer une multitude de vocabulaires qui vont lui permettre de s'exprimer aisément lorsqu'ils seront dans une situation réelle de communication.

Et d'ailleurs, c'est cela l'importance d'un document authentique. Selon Jean-Michel
PERRONNET (2005 : 433), « Les intérêts des documents authentiques, d'un point de vue didactique sont multiples ; parmi les plus importants, on peut noter qu'ils permettent aux apprenants d'avoir un contact direct avec l'utilisation réelle de la langue et qu'ils auront à affronter réellement s'ils séjournent dans un pays francophone ».

Il faut savoir que la comptine est l'une des outils de l'apprentissage de la langue qui touchent tous les points de la langue. Elle aide l'apprenant à avoir aisément les mots adéquats selon la situation. C'est malheureux pour une personne qui est dans le besoin de s'exprimer et qui manque le mot à utiliser. C'est pourquoi il est très important pour les apprenants du 1?? cycle de l'école fondamentale d'avoir un bagage considérable de vocabulaires couramment utilisés par rapport à son âge. Et cela n'est pas le fruit du hasard, ils doivent alors faire des exercices avec beaucoup d'efforts. Voilà par exemple une comptine qui contient des termes renvoyant au temps, elle peut aider l'apprenant à avoir l'idée sur quelques périodes de la journée. C'est une comptine proposée par Ubushikirangaji bw'indero n'inyigisho (2019 : 259), « Bonjour les amis comment ça va?». Le contenu de cette comptine se trouve dans le corpus des comptines au numéro 3.

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Quatrièmement, les comptines dites musicales aident les apprenants à développer l'audition par la répétion des sons, des rimes, etc. qui attirent l'attention de l'apprenant. Il faut savoir qu'écouter une langue étrangère demande une certaine attention. Lorsque les apprenants sont en train de chanter ou de réciter les comptines musicales, la mélodie de ces dernières aide l'enseignant à atteindre ses objectifs qu'il s'est fixé lors de la préparation de la leçon. Les apprenants accumulent beaucoup des connaissances sans se fatiguer, autrement-dit sans fournir beaucoup de forces.Voici un exemple d'une comptine aimée par plusieurs enfants grâce à sa mélodie. C'est une comptine de Frère JACQUES (2003 : 10), intitulée « Frère Jacques ». Le contenu de cette comptine se situe dans le corpus des comptines au numéro 4.

Cinquièmement, Les comptines linguistiques permettent aux apprenants de s'approprier les différentes variations syntaxiques et sémantiques. Grâce à ces comptines, les apprenants deviennent capables de produire les phrases tout en respectant les règles grammaticales sans le savoir. Selon Abir ABBA (2013 : 22),« Elles entraînent à la prononciation, à l'articulation en développant la discrimination auditive et engagent ainsi au repérage des sonorités de la langue (rimes, assonances, allitérations, syllabes, phonèmes). Elles enrichissent le lexique par les thèmes qu'elles évoquent, elles enrichissent la syntaxe par les structures qu'elles utilisent. Les comptines fournissent le modèle de l'alternance des prises de parole. »

L'enseignant propose une comptine dans le but de corriger une erreur linguistique fréquente dans le langage des apprenants. D'abord il y a l'amélioration de la syntaxe car en répétant plusieurs fois, les écoliers s'habituent à certaines constructions des phrases. Ils peuvent aussi acquérir des nouvelles structures lorsque l'enseignant introduit des comptines sélectionnées. Ensuite, il y a l'amélioration de l'expression vocale, lorsque les apprenants ont bien mémorisé une comptine, ils sont capables de la reproduire en chuchotant, en murmurant ou à haute voix. L'apprenant commence donc à maîtriser sa voix.

Enfin, apprendre les comptines est une autre façon de s'intéresser à la poésie. A titre d'exemple, voilà un extrait de comptine de Ann ROCARD et Gérard LEGOUPIL (2004 : 9), « L'hôpital des animaux ». grâce à cette comptine, les apprenants expriment la situation des animaux qui sont dans l'état sanitaire critique. Le contenu de cette comptine se trouve dans le corpus des comptines au numéro 5.

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Sixièment et dernièrement, les comptines dialoguées sont des comptines qui présentent les différents types de phrases à savoir les types interrogatif, exclamatif, déclaratif et impératif. Elles permettent aux apprenants de développer la compétence communicative. Voilà l'extrait d'une comptine qui remplit les conditions d'une comptine dialoguée. Il se trouve de l'ouvrage de Ministère de l'enseignement primaire et secondaire (1990 : 80), « Pourquoi bois-tu de l'eau?». Les écoliers apprennent à poser des questions selon le besoin. Le contenu de cette comptine se trouve dans le corpus des comptines au numéro 6.

I.3. Les caractéristiques des chansons et des comptines

Les caractéristiques des chansons et des comptines sont multiples mais nous avons repéré les plus importantes notamment les onomatopées, les mimes et gestes associés aux paroles.

I.3.1. Le caractère répétitif

D'une manière générale, les chansons et les comptines ont des mots qui se répètent maintes fois. Cette répétition fait d'elles une activité ludique pour les apprenants. Cela est très important car, plus les élèves reformulent, répètent les chansons et les comptines, plus les apprentissages se fixent dans leurs mémoires. Nous avons trouvés un exemple typique d' une comptine de RAM Arc-en-ciel (2015 : 43) intitulée « Tourne tourne petit moulin ». Cette comptine contient des verbes qui se répétent pluisiers fois. Le contenu de cette chanson se trouve dans le corpus des comptine au numéro 7.

I.3.2. Les onomatopées

Quand nous dialoguons avec les autres personnes, quelques fois nous utilisons des mots déjà connus ou bien des mots formés selon la circonstance. Nous pouvons donner en guise d'exemple l'onomatopée qui permet aux apprenants à s'exprimer en montrent exactement comment les faits se sont realisés. Michel POUGEOISE (2006 : 231), définit l'onomatopée comme « Formation d'un mot dont le son est imitatif de la chose qu'il signifie et qui se dit des mots imitatifs eux-mêmes (...) glou-glou est une onomatopée».

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Dans certaines chansons et comptines, les syllabes sont supprimées en les remplaçant par des onomatopées. Alors les jeux de mots ou de sons apportent un côté amusant aux chansons et comptines et permettent aux écoliers d'éviter les fautes de la langue en améliorant leur éloquence. Ce qui implique le travail de la langue, des lèvres et des joues.

Voici l'exemple donné par Frédéric Fuchs et Agnès KALLMEYER d'une comptine intitulé (2013 : 47) « Toc toc toc toc toc ». Le contenu de cette comptine se trouve dans la corpus des comptines au numéro 8. Les apprenants chantent cette comptine en variant : la hauteur, l'intonation, le rythme d'onomatopée.

I.3.3. Les mimes et les gestes associés aux paroles

Les mimes et gestes sont présents dans de nombreuses chansons et comptines. Ils permettent un ancrage à tout le corps. Ils donnent aux apprenants l'occasion de faire une liaison entre les éléments linguistiques et ceux extralinguistiques.

C'est pour dire que nous n'utilisons pas les gestes n'importe comment. Nous devons nous poser ces petites questions qui parle? quand? quoi? où? et comment? Ces questions sont très importantes car les gestes elles-aussi parlent et nous aident à exprimer nos sentiments. Selon Paul RIVENC (2000 :156),

« L'étudiant qui a su assimiler les sons, les rythmes et les intonations d'une langue étrangère, qui saura vivre par les gestes, les attitudes, les mimiques, n'éprouvera aucune difficulté à lire un texte en français correspondant à son niveau de connaissance. Au contraire, celui qui aura abordé l'étude de la langue par le texte, ou par l'emploi simultané du texte et de la conversation, aura beaucoup de mal à se libérer de la transcription : phrases écrites, qui lui apportent au début une trompeuse sécurité. »

A titre d'exemple, nous pouvons prendre comme exemple une comptine de RAM Arc-en-ciel intitulée «Les petits poissons » (2015 : 15) où les apprenants chantent en effectuant les gestes convenables. Son contenu se trouve dans le corpus des comptines au numéro 9. Les apprenants peuvent s'approprier facilement une comptine qui contient des mots qu'ils rencontrent dans la vie courante. Les gestes à utiliser ne doivent pas être compliqués.

Bref, ce chapitre nous a permis de nous familiariser avec les termes clés à savoir les chansons et les comptines. Dans le chapitre qui suit, nous allons voir la place des chansons et des comptines dans le développement de l'expression orale .

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CHAPITRE II. LA PLACE DES CHANSONS ET DES COMPTINES DANS LE

DÉVELOPPEMENT DE L'EXPRESSION ORALE

II.1. La place des chansons et des comptines dans l'enseignement du français langue étrangère

Partout dans le monde entier, les musiciens ne composent pas des chansons et des comptines pour qu'elles soient enseignées en classe. C'est plutôt pour chercher leurs moyens de vie. En chantant, les musiciens veulent plaire au public. Mais après, les experts en matière de l'éducation, les concepteurs des programmes d'enseignement-apprentissage des langues trouvent qu'il y a des éléménts nécessaires dans certaines chansons et comptines qui peuvent faciliter enseignement-apprentissage d' une langue étrangère. Halil AYTEKN abonde dans ce même sens quand il dit que (2011 : 147) : « L'exploitation de la chanson ou comptine en classe de langue a pour objectif pédagogique de motiver les élèves et de leur donner l'envie d'apprendre à travers une approche plus ludique. A l'origine, la chanson n'est pas composée pour être utilisée en classe de langue. Sa première fonction, dans la société qui la compose, est d'amuser, de distraire, d'expliquer une histoire, de faire danser. »

Comme la langue véhicule la culture, les chansons et les comptines françaises permettent aux écoliers de connaître la culture associée au français langue étrangère. Là, nous signalons également qu'à travers ces chansons et les comptines, les apprenants vont bénéficier des expressions françaises qui s'y trouvent. Dans le but de montrer l'utilité des chansons et des comptines, Halil AYTEKN paraît assez explicite lorsqu'il indique que (2011:149) : « L'écoute d'une chanson en classe sert à introduire les élèves à l'aspect culturel de la langue cible et parfois à détendre à la suite des exercices fatigants. On peut profiter d'une chanson pour le travail de vocabulaire ou pour le travail sur les sons, le lexique, la grammaire afin d'approfondir chez l'apprenant ses compétences linguistiques comme la compréhension, l'expression orale et écrite, ainsi que culturelle. »

C'est pour cette raison qu'il faut utiliser les chansons et les comptines surtout là, où le français n'est pas une langue maternelle. Cela aide par exemple un écolier qui habite dans une région où toute la population parle une langue différente de celle qui est enseignée à l'école (le français). Lorsque la chanson ou la comptine apprise en classe lui plaît, l'apprenant peut continuer à la chanter étant à la maison. Il peut la chanter lui seul ou avec ses camarades. C'est qui est très différent lorsqu'il s'agit d'un texte ou image.

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Il est question de savoir les procédures à utiliser pour choisir une chanson ou une comptine utile pour les apprenants. Voici ce qu'en dit Titta TIUSANEN (2013 : 23 ) :

« Quand l'enseignant choisit des chansons pour l'enseignement d'une langue étrangère, il doit en particulier attacher de l'importance aux auditeurs, donc aux apprenants. Il faut toujours penser aux besoins et aux intérêts du public. Nous traiterons donc la question suivante : quelles chansons choisir pour les enfants du primaire ? En premier, l'enseignant doit réfléchir à la question de savoir si les paroles ou le thème de la chanson coïncident avec l'intérêt de l'enfant. Cela peut poser un problème : comment se renseigner sur les sujets qui intéressent les apprenants ? »

Cela veut dire que l'enseignant ne doit pas choisir n'importe quelle chanson ou n'importe quelle comptine. Les enfants n'aiment pas des thèmes très compliqués, en plus, ils faut que les enseignants choisissent des chansons et des comptines qui parlent de la vie courante. Encore plus, nous pouvons ajouter qu'il faut enseigner aux écoliers des chansons et des comptines courtes car si ces dernières sont longues, elles peuvent dégouter les apprenants. Le même auteur souligne que (2013 : 23) « la longueur et la complexité de la chanson diffère selon l'expérience et l'âge de l'enfant. » Nous pouvons donc dire qu'il faut commencer avec les chansons et les comptines faciles vers les complexes au fur et à mesure que les apprenants s'habituent, ils vont également s'adapter. L'enseignant a la tâche de juger le message et la culture qui se trouvent dans une chanson ou bien dans une comptine qu'il veut utiliser comme support de l'apprentissage du français parlé. Voici ce que dit Isabelle JUNCK, (2012:16)

« La chanson nous permet de découvrir des aspects culturels d'une langue, d'apprendre à connaître des personnalités que nous n'aurions jamais appris à connaître autrement. La musique et les chansons étant une forme d'art faisant bouger les foules, les élèves peuvent imaginer l'âme francophone vivre dans les chansons de langue française et donc appréhender la langue dans ce qu'elle a de vivant, de gai et d'actuel. »

Partant de cette idée, nous pouvons dire qu'une chanson bien chantée, touche l'auditeur avant même que ce dernier ne comprenne le message véhiculé. Cela permet aux chansons et aux comptines de traverser même les frontières des pays de différentes cultures.

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II.2. La place des chansons et des comptines dans les manuels scolaires de l'école fondamentale burundaise

Les manuels scolaires utilisés dans le 1?? cycle de l'école sont différants. Il existe des manuels pour les écoles publiques et d'autres pour les écoles privées.

Du côté de la première 1?? année, nous y avons trouvé quatre manuels scolaires. Les deux premiers sont intitulés Pour apprendre le français / langage 1 ??année déstiné aux apprenants et Pour apprendre le français /langage 1 ?? année livre du maître pour les enseignants. Ces deux dérniers ne sont plus utilisés car il y avait eu un changement de ces deux manuels avec d'autres intitulés Ndashikiriza ivyiyumviro mu nyandiko no mu bimenyesto/ igitabo ca mbere c'umunyeshure destiné à l'élève et Ndashikiriza ivyiyumviro mu mvugo, mu nyandiko no mu bimenyesto. De l'autre côté, il y a également deux ouvrages notamment Pour apprendre le français langage lecture-écriture 2e année déstiné aux élèves et en fin Pour apprendre le francais / langage lecture-écriture 2e année déstiné aux enseignants. Ces derniers sont encore utilisés dans la deuxième année mais avec le changement de ceux de la première année publique, c'est fort nécéssaire de changer ceux de la deuxième année pour garder une liaison entre ces deux années.

En ce qui est des écoles privées, chaque apprenant doit se munir de deux sortes de manuels. Il n'y a pas de distinction entre les manuels de l'élève et ceux de l'enseignants. Dans la première année, les manuels utilisés sont intitulés Les nouveaux champions en français CP/ Livre d'élève et Les nouveaux champions en français CP/ livret d'activités. Au moment où, Les nouveaux champions en français CE1/ livret d'activités et Les nouveaux champions en français CE1/ livre d'élève sont utilisés en deuxième année. La matière qui s'y trouve est totalement différente à celle de l'école publique comme nous le constatons via même les chansons et les comptines relevées et se trouvant dans les annexes.

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II.2.1. La présence des chansons et des comptines au 1?? cycle de l'école fondamentale publique et privée

II.2.1.1. Les chansons et les comptines dans les manuels de l'école fondamentale publique

Nous voulons présenter les chansons et les comptines se trouvant dans les manuels de la première et la deuxième année surtout dans les écoles publiques.

Après avoir analysé le manuel de l'élève de la 1? année de l'école fondamentale au Burundi, nous avons trouvé qu'il est considéré comme un lien entre l'élève, la famille et l'école. Il est surtout un outil de mise en oeuvre du programme de l'école fondamentale. Ce manuel est un support didactique au service de l'apprentissage de la langue française. Il faut savoir que la méthodologie utilisée privilégie l'approche communicative et que la priorité est donnée à la langue orale. Mais il est constitué uniquement des images. Le programme est alors subdivisé en dix leçons qui permettent aux apprenants d'apprendre à parler. D'ailleurs, cet intitulé Pour apprendre le français / langage 1?? année livre du maître illustre bel et bien le caractere orale de l'apprentissage du francais. Le ministère de l'enseignement primaire et secondaire ajoute que (1990 : 5) « Les auteurs privilégient la compréhension et l'expression orale à l'aide d'images présentant des situations proches du vécu de l'élève». Il y a par conséquent l'absence totale de chansons et des comptines dans ce livre.

Le livre du maître de la 1re annéequi vient pour montrer la méthodologie à utiliser, pour interpréter et orienter le maître pour enseigner les images se trouvant dans le manuel del'élève, contient seulement trois comptines. Il est considéré comme une aide pédagogique pour l'enseignant. Les objectifs à atteindre pour la première année, comme le dit le Ministère de l'enseignement primaire et secondaire (1989 : 4) c'est, « savoir-écouter (compréhension orale), savoir-parler (expression orale) ». Après avoir feuilleté le livre du maître, nous avons trouvé également qu'on accorde une grande importance à l'interprétation des images. Voilà par exemple, il est mentionné par le Ministère de l'enseignement primaire et secondaire que « pendant cette première année où l'apprentissage du français est exclusivement oral, nous consacrons un temps à la compréhension de la situation par une observation collective des grandes images» (1989 : 8). Nous avons pu trouver une petite chanson de le manuel scolaire donné par le Ministère de l'enseignement primaire et secondaire (1989 : 122), «Gai, gai l'écolier, c'est demain les vacances . Gai, gai l'écolier, c'est demain lescongés. »

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S'agissant des comptines, nous en avons trouvé seulement trois comptines l'une à la page 71, l'autre à la page 81 et la dernière à la page 103.

Bref, dans 1?? annéede l'école fondamentale surtout dans les manuels intitulés Pour apprendre le français / langage 1??année et Pour apprendre le français / langage 1?? année livre du maître, les chansons et les comptines occupent une place minime par rapport à celle de l'image.

Cependant, le ministère de l'éducation, de l'enseignement et de la recherche scientifique a changé le programme de la 1?? année vers le mois de Mai /2019. Le problème qui s'est manifesté, c'est que les nouveaux manuels sont arrivés tardivement dans les écoles. Par conséquent, les enseignants et les apprenants ont continué à utiliser les anciens manuels jusqu'au début du troisième trimestre.

Pour les manuels actualisés de la1 ?? année, les concepteurs ont amélioré seulement le livre de l'enseignant. Cela est observable à partir d'un nombre des chansons et des comptines qui s'y trouve. Dans cette année le français est enseigné à partir de deuxième et de troisième trimestre. Dans le manuel intitulé Ndashikiriza ivyiyumvira mu mvugo, mu nyandiko no mu bimenyesto qui est le manuel du second trimestre, il y a 4 chansons aux pages 239, 259, 319, et 337 avec 7 comptines aux pages 249, 269, 278, 288, 299, 309 et 328.

Le manuel du troisième trimestre est intitulé Ndatahura ibibera ahombaye /igitabo ca gatatu c'umwigisha, il y a 8 chansons aux pages 128, 136, 150, 166, 173, 180, 195 et 203 . Du côté des comptines, elles se trouvent aux pages 144 et 187. Elles sont au nombre de deux.

Nous avons compté le nombre de leçons prévu dans cette année, nous avons trouvé 288 sur 21 leçons des chansons et des comptines. Là, nous constatons qu'il y a toujours un manquement. Du côté de l'élève, nous avons vu qu'il y a uniquement les images. Ce qui est très intérressant contrainement aux anciens manuel, il ya une méthodologie à utiliser pour enseigner les chansons. voilà un exemple d'une méthode à utiliser donnée par ubushikiranganji bw'indero n'inyigisho z'imyuga (2019 : 239) :

« 1. Écouter (+/-3 min)

Support audio: enregistrée(...)

-Faire écouter toute la chanson une fois (...)

2. Répétition (+/- 25 min)

- faire écouter le premier couplet une ou deu fois. (...)

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? Faire répéter la première ligne du couplet, d'abord par toute la classe, puis rangée par rangée et enfin individuellement en veillant à faire chanter autant d'élèves que le temps permet. ? Procéder de la même manière pour la troisième ligne du couplet et pour tout le couplet. »

Le problème est le manque des matériels didactiques car les enseignants ont besoins des baffles, des microphones, des amplificateurs, etc. Là, nous ignorons que les écoles fondamentales qui possèdent le courant éléctrique dans la DCE au Burundi sont peu nombreuses. Or tous ces matériels que nous venons d'évoquer fonctionnent grâce à l'électricité qui n'est pas disponible partout. En plus de cela, les enseignants ne sont pas formés pour enseigner les chansons et les comptines.

S'agissant de manuel que les écoliers de la deuxième annéepublique utilisent est intitulé « Pour apprendre le français langage-lecture-écriture ». Il est la suite de celui de la 1?? année. Avec ce manuel, les écoliers n'acquièrent pas uniquement la compréhension et l'expression orale à l'aide d'images. Ils sont appelés aussi à s'initier aux graphies simples du français, à s'exercer à faire la lecture et l'écriture. Le manuel de l'élève favorise également la lecture et l'écriture des apprenants en s'appuyant sur les images, les lexiques, les structures de phrases courantes, les textes courts, etc. Cet manuel est subdivisé en vingt leçons. Cependant, le constat a été que le manuel ne comprend que deux comptines. Une se trouve à la page 33 septième leçon ; l' autre à la page 49 dans la douzième leçon. Nous constatons aussi l'absence totale des chansons dans cet ouvrage.

Le livre du maître est là pour faciliter la tâche de l'enseignant en lui rappelant quelles méthodes à utiliser pour enseigner le français dans la classe de la deuxième année à l'école fondamentale. Après l'avoir examiné, nous avons vu qu'il y a seulement trois chansons aux pages 55,115 et189. Du côté des comptines, nous avons inventorié huit comptines situées successivement aux pages 42, 67, 91, 104, 125, 135, 143, 153 et 173.

Nous pouvons dire que dans tous ces ouvrages, les chansons et les comptines n'occupent pas une place visible par rapport au contenu-matière. Il reste à savoir comment sont exploitées les chansons et les comptines dans l'apprentissage du français parlé. Les chansons et les comptines sont situées dans la rublique de je m'entraîne, c'est pour dire qu' elles se trouvent toujours à la fin de la leçon. Mais comme le changement de la matière de la deuxième année est en cours peut-être que les concepteurs vont accorder également de l'importence aux chansons et aux comptines en classe de la deuxième année comme il l'ont fait en 1?? année.

27

II.2.1.2. Les chansons et les comptines dans les manuels de l'école fondamentale privée

Pour le moment, nous voulons décrire le contenu des manuels de la 1?? et de la 2? année de l'école privée en se focalisant sur les chansons et les comptines.

Comme nous l'avons constaté dans les paragraphes précédents, les ouvrages des écoles privées sont totalement différents de ceux des écoles publiques en se basant sur leurs contenus et leurs objectifs visés.

L'ouvrage Les nouveaux champions en français CP/ Livre d'élèveest constitué de 24 leçons. Ces dernières sont subdivisées en deux grandes parties à savoir la compréhension orale et la compréhension écrite.

Il est associé à un livret d'activités intitulé Les nouveaux champions en français CE1/ livret d'activités.

Pour le premier livret, du côté de la compréhension orale, nous y trouvons les actes de langage. Il s'agit des activités que l'enseignant donne aux écoliers dans le but de s'exprimer par exemple en saluant les camarades de classe, en donnant des ordres, en exprimant les désirs, etc. Du côté de la compréhension écrite, nous y trouvons la graphie de quelques sons, les mots à reconnaître, textes à lire. Pour ce qui nous concerne, notre observation se focalise sur l'apprentissige des chansons et des comptines dans le but d'améliorer le français parlé, autrement-dit, les compétences orales. Selon Darwin et al. (2006 : 3), « Chaque leçon de langage poursuit des objectifs clairement identifiés: ils ont indiqués en bas de chaque leçon, avec les mots à introduire et les structures à faire travailler».

Mais pour ce qui concerne les chansons et les comptines, dans ce manuel de la 1?? année, nous y avons trouvé 10 comptines. Ces dernières se situent aux pages 22, 30, 40, 48, 59, 66, 76, 84, 94 et 102. Il faut savoir qu'une chanson ou une comptine n'est pas une leçon, c'est plutôt une petite partie de la leçon se trouvant même à la fin.

S'agissant du livret Les nouveaux champions en français CE1/ livret d'activités, il ne contient pas des chansons et des comptines. Il est subdivisé en 24 leçons. Chaque leçon contient uniquement des exercices qui correspondent aux leçons se trouvant dans Les nouveaux champions en francais CP/ Livre d'élève.

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Pour les manuels utilisés dans la deuxième année de l'école fondamentale privée, ilssont presque semblables à celles de la première année. Ils sont au nombre de deux ; le premier, c'est les nouveaux champions en français CE1 livre d'élève et le second est les nouveaux champions en français CE1/ livret d'activité.

En faisant une observation dans les manuels de la deuxième année, nous avons trouvé uniquement une chanson dans le premier manuel à la page 110. Ce manuel est subdivisé en 20 leçons et chaque leçon contient seulement les exercices de grammaire. C'est surtout la conjugaison, orthographe, expression écrite ainsi que le vocabulaire. L'objectif du manuel est de développer les compétences nécessaires pour bien lire tous types de textes. Darwin et al. (2006 : 3) se sont exprimés à propos:« Par rapport au CP, le CE1 marque une étape importante dans l'apprentissage du français: C'est la classe où l'élève découvre de manière explicite la grammaire, le vocabulaire, l'orthographe, la conjugaison. Aussi, pour assurer la transition entre ces deux classes, la première leçon du manuel de CE1 présente à l'élève ces nouvelles disciplines sous une forme ludique, tout en faisant réviser les acquis du CP. »

À la lumière de cette idée, nous voulons dire que« Les nouveaux champions en français CE1 livre d'élève », il y a la présence de récitations et ces dernières peuvent être caractérisées comme activités ludiques. Le deuxième manuel ne contient ni de chanson ni de comptine.

II.3. Les critères dans le choix des chansons et des comptines comme support de

l'enseignement du français

Lors du choix des chansons ou des comptines comme support d'une leçon de la langue française, l'enseignant se trouve devant plusieurs questions et aspects aux quels il doit réfléchir.

Par exemple Titta TIUSANEN en énumère quelques uns (2013 : 23):

« Quand l'enseignant choisit des chansons pour l'enseignement d'une langue étrangère, il doit en particulier attacher de l'importance aux auditeurs, donc aux apprenants. Il faut toujours penser aux besoins et aux intérêts du public. Nous traiterons donc la question suivante : quelles chansons choisir pour les enfants du primaire ? En premier, l'enseignant doit réfléchir à la question de savoir si les paroles ou le thème de la chanson coïncident avec l'intérêt de l'enfant. Cela peut poser un problème : comment se renseigner sur les sujets qui intéressent les apprenants? De plus, la longueur et la complexité de la chanson diffère selon l'expérience etl'âge de l'enfant. Dans le choix de la chanson, l'enseignant peut également faire des rapprochements avec d'autres matières du primaire. »

29

C'est pour cette raison que l'enseignant lui aussi doit être un chanteur. Non pas comme un musicien d'une manière générale mais un expert qui est capable d'analyser des chansons et des comptines jusqu'à trouver celles qui peuvent aider les apprenants. Là, nous voulons dire que toutes les chansons et les comptines ne sont pas bénéfiques pour les écoliers ou bien ne sont pas aux mêmes pieds d'égalité.

La mélodie qui accompagne les chansons et les comptines permet une détente et appelle à une concentration plus intense : elle stimule l'écoute aux écoliers même les dérangeurs restent attentifs. C'est un avantage par rapport à un texte qui est lu sans accompagnement, lu par la seule intonation de la voix. Nous pouvons dire que les chansons et les comptines sont plus aisément audibles qu'une suite de phrases, ce qui peut faciliter pour les élèves l'approche du message, puisqu'ils sont plongés dans une situation d'apprentissage favorable. Il est agréable d'écouter une chanson ou une comptine, par exemple Louis-Jean CALVET s'exprime dans ce sens (1980 : 20), « Il est agréable d'écouter de la bonne chanson, de la bonne musique, et l'on voit mal, dès lors, pourquoi il nous faudrait nous en priver et en priver des apprenants».

Avant que les écoliers apprennent le français parlé à base des chansons et des comptines, il y a des activités que l'enseignant doit réaliser comme il le fait lorsque il s'agit d'enseigner d'autres sortes de leçon. L'enseignant doit séléctionner une chanson ou une comptine qui répond aux besoins des apprenants. Il doit aussi consentir des efforts pour la maîtriser pour ne pas hésitater devant les élèves. Après avoir estimé qu'une chanson est susceptible d'être enseignée, l'enseignant peut débuter une leçon. BOUARICHA Nesrine Ismahan indique six conditions pour choisir une chanson à enseigner à savoir ( 2015 : 53) :

« 1. la correspondance entre le niveau de langue général exigé pour la compréhension du texte sélectionné et les objectifs (linguistiques et autres) que se fixe lenseignant ;

2. les thèmes abordés ;

3. le lexique particulier et/ou spcifique a priori inconnu des apprenants ;

4. la stratégie de présentation induite par le texte lui-même, sans doute aussi par le thème qu'l aborde ;

5. les activités pédagogiques susceptibles d'être proposées aux apprenants ;

6. les autres supports pouvant éventuellement être utilisés en liaison avec la chanson. »

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Nous avons compris que dans ces critères ci-haut cités, Nesrine Ismahan BOUARICHA s'est focalisé sur le plan musical et sur le plan thèmatique. Mais elle n'a pas oublié de se focaliser sur les objectif de cours. Elle a ajouté que ( 2015 : 54) :

« L'insertion de la chanson en cours de français langue étrangère doit répondre à une stratégie composée de plusieurs étapes:

Une mise en route dont l'intérêt est de susciter la curiosité des apprenants.

Une découverte de la chanson afin de les amener se concentrer sur la chanson.

Une combinaison chanson-texte écrit qui permet sa redécouverte dont le but est d'assurer une meilleure compréhension.

Proposition des activités d'expression orale afin d'exploiter la chanson.

L'élargissement du champ de réflexion des apprenants. La chanson est un document authentique qui ne doit pas être saturé par les pratiques pédagogiques. »

Avec ces stratégies proposées, nous retenons que l'apprenant est au centre de l'activité d'apprentissage car de toute façon, il doit apprendre le français en chantant. L'apprenant va avoir l'ambition de connaître les chansons. Il développe à la fois l'expression orale et l' écoute. Cette dernière est très importante parce que nous disons que nous connaissons une langue lorsque nous sommes capables d'écouter aussi cette langue. Lorsque les apprenants parviennent à mémoriser les chansons, ils acquièrent plusieurs compétences en même temps.

II.4. Les avantages des chansons et des comptines dans l'enseignement du français

Les chansons et les comptines permettent d'enseigner à la fois le texte, le contexte social, la musique et l'analyse de l'image (visionnement de clips), etc. Sophie COURTADE (2014 : 12) semble abonder dans le même sens, «Il est indéniable que la chanson, du fait de l'interactivité qu'elle engendre, est un support très favorable au développement de cette compétence. Le caractère authentique du discours qui y est proposé permet un rapport plus « intime » avec la langue parlée au quotidien par les natifs, et contribue largement à faire intérioriser des mécanismes linguistiques dans l'utilisation de la langue. »

31

L'avantage principal des chansons et des comptines pour les apprenants est qu'elles contiennent une langue réellement parlée par les interlocuteurs natifs ou francophones.

Ces derniers peuvent servir d'exemples aux écoliers de l'école fondamentale aux niveaux psycho-physiologique, langagiers et socio-affectifs.

II. 4.1. Niveau psycho-physiologique

Au niveau psycho-physiologique, quand on fait des travaux durs au Burundi, on aime souvent travailler tout en chantant. On dit que c'est une animation. Autrement dit, les chansons sont agréables et plaisantes même quand on est dans la situation de fatigue ou de stress. De même, les apprenants peuvent se servir des chansons et des comptines pour plusieurs activités comme par exemple dans l'exercice de prononciation, de nasalisation et dans le sport.

Les chansons jouent un rôle fondamental dans la formation de la mémoire à long terme. Cela est très important car les apprenants ont besoin d'enregistrer des mots, des expressions couramment utilisés dans la communication. La synchronisation des gestes avec les paroles et le rythme permet le développement des notions numériques et temporelles. On pourra d'ailleurs les utiliser afin de rythmer la journée, la semaine, le mois et ainsi de donner des repères à l'écolier. En guise d'exemple, nous pouvons prendre une comptine qui relate les différentes périodes à savoir l'année, le mois, la semaine, etc. C'est une comptine de Monique CAYROL et Michèle PAJEAN (1997 : 25), « Dans une année, il y a quoi ? ». le contenu de cette dernière se trouve dans le corpus des comptines au numéro 11.

Il faut également connaître que les comptines peuvent être mimées. Les écoliers peuvent même associer des gestes précis à chaque mot ou son. Grâce à ces genres de comptines contenant les gestes, nous comprenons que les apprenants trouvent l'occasion d'apprendre comment se comporter surtout quand ils sont en train de communiquer avec leurs condisciples ou autres personnes. Ils se rappellent effectivement des gestes effectués lors de l'apprentissage des chansons et comptines françaises. En analysant l'extrait d'une chanson de Marie-Claire BRULEY (2016 :7), « Mes petites mains bougent», nous trouvons que les apprenants ont la tâche de gesticuler en tapant bien sûr les mains tout en respectant le lieu parlé dans cette comptine, c'est-à-dire en haut, en bas, etc. Le contenu de cette comptine se trouve dans le corpus des comptines numéro 12.

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II. 4.2. Niveau langagier

Au niveau langagier, les apprenants qui ont déjà acquis ce comportement de chanter en classe, c'est agréable pour eux de parler les mots qu'ils utilisent souvent dans leurs chansons. Ils les répètent aisément sans hésitation. Ils essayent de respecter également les expressions se trouvant dans leurs chansons et comptines. Ces dernières permettent aux apprenants de mémoriser le plus rapidement possible (les vocabulaires, les expressions etc.), de jouer des jeux de rôle en classe, de continuer à étudier même en dehors de la classe car pour plusieurs personnes, chanter c'est se distraire. En chantant, les écoliers améliorent la façon de dire, d'articuler et de faire l'intonation de la langue. Nous ne pouvons pas oublier de dire que les chansons et les comptines développent la voix de l'écolier. Ce qu'il lui permet de s'estimer avec les camarades de classes et à maîtriser sa parole.Elles permettent également aux très jeunes apprenants (premier cycle de l'école fondamentale) d'être sensibles aux rythmes et aux sons de la langue enseignée. Elles leur permettent d'améliorer la prononciation et l'articulation, par exemple dans des suites de consonnes qui se ressemblent beaucoup. Les chansons et les comptines par leur caractère rythmé ou leur drôlerie permettent cette prise de conscience. L'organisation rythmique des rimes aide au traitement cognitif du langage. Ces activités servent à faire entendre à l'apprenant que dans le flux de parole, il y a des coupures, des oppositions, etc.

En guise d'exemple, nous trouvons qu'il y a beaucoup de facilités de mémoriser les jours de la semaine lorsqu'on a mis les -di à la fin des phrases sauf dimanche qui termine par - che et cela ne cause pas de problème, et d'ailleurs ce jour se situe à la fin de la semaine.

Voilà une comptine proposée par Ministère de l'enseignement primaire et secondaire, qui le montre bien. « Bonjour madame Lundi » (1989 : 81). Le contenu de comptine se situe dans le corpus des chansons et des comptines au numéro 13.

33

II.4.3. Niveau socio-affectif

Au niveau socio-affectif, les apprenants forment un groupe social au moment où ils chantent. Ils forment ces groupes car il y a des chansons qui nécessitent d'être chantées étant ensemble avec les autres apprenants surtout pour faire une harmonie des voix. Les apprenants se sentent à l'aise comme s'ils sont chez eux. Ils développent l'esprit de travailler étant en équipe.

Au début de l'année, pour les écoliers timides, c'est très difficile de suivre une leçon. Mais les chansons peuvent faciliter la tâche de l'enseignant dans le but de socialiser tous les apprenants. Petit à petit, les écoliers se connaissent, les écoliers qui sont peureux deviennent meilleurs. A propos de cela, Céline CABRÉ (2011:10) écrit ceci : « Les cours se veulent ludiques et dynamiques ; l'enfant est actif et totalement impliqué. Il utilise toutes ses ressources : voix, langage, chant, corps, expression corporelle. Le travail à partir de comptines ou de poésies permet de mettre en évidence l'aspect sonore et expressif des mots. L'écoute musicale est active (jeu, association de geste..) et permet de travailler la différenciation des paramètres du son. » Les chansons et comptines peuvent permettre des moments de plaisir partagé entre les apprenants et d'attention conjointe entre les apprenants et l'enseignant. Elles présentent également un aspect très sécurisant car elles sont courtes et donc faciles à apprendre et parce qu'elles sont souvent transmises par une personne à laquelle l'enfant est attaché.

On constate aussi un rôle socialisant car elles fixent des règles suivies par tous et facilement applicables. Ce qui permet une intégration rapide et simplifiée aux apprenants. Voilà, par exemple cette comptine de Dino GONCALVES et Marianne LAMBERT (2007 : 4), « Un Cerf » se trouvant au numéro 14 dans le corpus des comptines.

Enfin, les comptines présentent de nombreux intérêts auxquels on peut ajouter le fait qu'elles développent la créativité. De plus, leur caractère ludique en fait un support particulièrement intéressant pour l'éducation des apprenants.

En introduisant une chanson dans une classe où les apprenants parlent une autre langue que la langue enseignée, les écoliers s'amusent en chantant cette langue. Plus ils chantent, plus ils s'améliorent linguistiquement et culturement. Personne ne peut dire qu'il connaît une langue alors qu'elle ignore la culture que véhicule cette langue.

34

Sihem BOUNDAOUI et Dyhia BOUNOUAR expliquent cela dans ces termes (2017 : 21)

« Apprendre une langue ne se limite pas aujourd'hui aux méthodes et moyens traditionnels, par exemple les textes des grands auteurs classiques. On recourt aujourd'hui à d'autres supports comme (...) les chansons, etc. C'est un document authentique, c'est-à-dire non conçu à l'origine pour l'enseignement/apprentissage. Si on l'exploite en classe de langue aujourd'hui, c'est parce que justement il permet d'établir un lien avec la culture de l'autre dans toute sa diversité, comme nous l'avons souligné. La chanson est mieux recommandée pour jouer ce rôle. »

Grâce à cette idée, nous pouvons déduire que les chansons et les comptines peuvent contribuer non pas pour se distraire ou lutter contre les stress mais plutôt apprendre à l'écolier comment se comporter dans une situation quelconque. Il y a plusieurs types des chansons et des comptines comme nous avons vu dans le premier chapitre.

Chaque chanson ou comptine aborde un thème donné. Cela dit que celui qui chante doit s'efforcer de vivre la situation. En effectuant des gestes qui conviennent. S'il le fait comme il faut, c'est déjà un atout dans sa communication.

Nous pouvons aussi souligner l'importance des chansons et des comptines dans le développement de l'écoute. Les écoliers ont l'obligation d'abord d'écouter l'enseignant lorsqu'il commence à chanter et après, c'est leurs tours. Sandrine BELLOT (2001 : 9) s'exprime en disant : « Écouter, c'est comparer. L'enfant peut, lors d'une écoute ou d'une réécoute, comparer la production du maître avec la sienne et se corriger. Le rôle du maître et de la qualité de sa prononciation jouent donc un rôle primordial. Il faut souligner la difficulté pour les enseignants de chanter seul devant la classe. Le magnétophone peut être un excellent instrument de transition. »

Les écoliers font le tout possible pour imiter l'enseignant qui est considéré comme modèle. Ils vont également écouter les camarades de classe pour juste se comparer. S'ils trouvent qu'il y a des problèmes, ils doivent fournir d'efforts pour se rattraper. Les apprenants doivent aussi écouter leurs voix. Ce qui augmente leur niveau d'estime et leur permet découvrir qu'ils sont semblables.

Nous venons de voir les avantages des chansons et des comptines dans l'enseignement du français surtout au psycho-physiologique, langagier et socio-affectif. Tout n'est pas parfait, alors nous allons voir les différents obstacles.

35

II.5. Les obstacles de l'utilisation des chansons et des comptines à l'école fondamentale Après avoir observé les manuels scolaires du 1?? cycle de l'ECOFO publique et privée au Burundi, nous constatons que c'est uniquement dans la première année de l'école fondamentale publique où les concepteurs ont mentionnée la méthodologie à utiliser pour enseigner les chansons et les comptines. Cependant, il y a des méthodes et des stratégies d'enseigner d'autres matières se trouvant dans ces mêmes manuels surtout les manuels de l'enseignant.

L'apprentissage des chansons et des comptines connaît plusieurs obstacles. Nous pouvons citer trois catégories, d'abord les obstacles du côté des matériels didactiques, ensuite du côté de l'élève et enfin du côté de l'enseignant.

II.5.1. Les obstacles liés aux matériels didactiques

L'insuffisance des chansons et des comptines dans les manuels scolaires peut démotiver l'enseignant. Cela lui impose de faire beaucoup de recherches ce qui n'est pas évident pour les enseignants du 1?? cycle de l'école fondamentale. Certains enseignants peuvent aussi partir de cette insuffisance en déduisant que les chansons et les comptines ne sont pas pertinentes.

Suite à l'absence de la méthodologie à utiliser pour enseigner les chansons et les comptines, plusieurs enseignants sont incapables de les enseigner car ils n'ont pas étudié ces chansons et ces comptines à l'école secondaire.

Celui qui ne sait pas les méthodes et les techniques adéquates pour enseigner le français à base des chansons et des comptines, il va accorder peu de temps à ces supports. Actuellement, l'enseignant a besoin de l'électricité pour activer les outils électroniques qui vont lui permettre de bien enseigner.

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II.5.2. Les obstacles liés aux écoliers

S'agissant des écoliers, l'enseignant peut trouver de difficultés d'enseigner les chansons surtout s'il y a des écoliers qui présentent des difficultés physiques ou morales. Ou bien si l'apprenant n'aime pas simplement de chanter. Selon Nidhi MAHAJAN (2018 : 155) « Dans les cours de langue étrangère, l'écoute et la pratique musicale et vocale de langue étrangère doivent ainsi viser à procurer du plaisir d'apprendre une nouvelle langue par la musique. Ce plaisir est lie non seulement au plaisir d'écouter et de chanter mais aussi au simple plaisir de dire des mots dans une langue étrangère afin de trouver son propre ton, sa propre voix, son rythme, sa parole. Également au plaisir d'entendre la voix de l'autre, (...) ainsi qu'au plaisir de comprendre le dit et le non-dit. » C'est pour cette raison que l'enseignant doit être attentif en encadrant tous les apprenants.

En s'appuyant sur l'idée de Philippe CHAMPY et Christiane ÉTÉVÉ (2005 : 228), «Tout apprentissage suppose une motivation (un intérêt), un engagement, une action personnelle de l'apprenti, la liberté de marcher selon son rythme et d'assumer essais et erreurs. Le jeune apprenti qu'est l'enfant a besoin d'un milieu favorable, de compréhension, d'aide s'il le demande. C'est le rôle de l'éducateur, dont l'action suppose une grande capacité d'attention ». Le rôle des apprenants est primordial. Ils doivent exécuter les tâches données par l'enseignant, au cas contraire la réussite n'existe pas.

II.5.3. Les obstacles liés aux enseignants

Les enseignants de l'école fondamentale n'ont pas suivi tous la formation musicale proprement-dite. Nous disons cela car il y a des enseignants qui ont fait les enseignements généraux plus une formation pédagogique de six mois. Ils n'ont jamais appris la musique au cours de leur formation. Au contraire, ceux qui ont des notions en rapport avec la musique peuvent se mettre en tête que dans l'enseignement du français au 1?? cycle de l'école fondamentale, il ne faut pas se tracasser pour des notions des chansons et des comptines négligées par les concepteurs. Ce qui peut encore cause des problèmes, c'est le mauvais choix d'une chanson ou d'une comptine. Disons que l'enseignement d'une chanson ou d'une comptine qui développe un thème dépassant la connaissance des enfants, est une perte de temps car les écoliers ne seront pas en mesure de les comprendre.

37

Bref, après avoir vérifié et trouvé la place des chansons et des comptines dans les manuels scolaires de l'école fondamentale publique et privée, nous avons constaté leurs avantages et leurs obstacles lors l'enseignement-apprentissage du français parlé. Il est temps alors d'effectuer une enquête sur terrain pour constater ce que font les enseignants et comment les apprenants se comportent dans l'apprentissage du français à base des chansons et des comptines.

38

CHAPITRE. III. LA MÉTHODOLOGIE DE LA RECHERCHE

Dans ce chapitre, nous allons décrire la méthodologie adoptée pour mener notre travail. Il est question également de montrer la population d'enquête et de présenter les données et les résultats obtenus.

III.1. Méthodologie de l'enquête

D'une manière générale, la méthodologie peut être définie comme une science des méthodes. Pierre LAROUSSE le définit bien en disant que la méthodologie est (1984 : 6885) : « ensemble des méthodes et des techniques de recherche appliquées à l'étude d'un domaine particulier. » Partant de cette définition, nous pouvons définir la méthodologie de l'enquête comme un ensemble des méthodes nécessaires pour effectuer une enquête. Au début de notre enquête, nous nous sommes posé plusieurs questions de savoir quelle méthode à utiliser pour pouvoir arriver au bout. Ce n'est pas par hasard que nous avons jugé bon d'utiliser le questionnaire, ce dernier remplit les caractères dont nous avons besoin. Par exemple les raisons de temps et des moyens sont les premières qui nous ont poussées à le choisir. À propos de la nécessité du questionnaire, Jeanne LE ROY et Pierrette MARJORIE montrent les avantages de ce dernier par rapport à l'observation et à l'entretien en ces termes (2012 : 8) : « Les méthodes d'observation et d'entretien permettent un traitement approfondi du sujet de recherche auprès d'un nombre limité de personnes. Comparé à ces deux méthodes, le questionnaire présente une facilité et une rapidité de passation lui permettant d'être administré à un nombre plus important de personnes et ainsi d'apporter au sujet d'étude une extension plus grande. »

C'est pour cette raison que nous prenons le questionnaire d'enquête comme un outil efficace pour rendre opérationnelle notre enquête.

III.1.1. Délimitation du terrain d'enquête et de la population d'enquête

Selon Pierrette RONGÈRE (1971 : 56), « la population d'enquête est le nombre total des unités ou des individus qui peuvent entrer dans le champs de l'enquête et parmi lesquels sera choisi l'échantillon». Nous avons approché des enseignants du premier cycle de l'école fondamentale (c'est-à-dire de la première et de la deuxième année) se trouvant dans la Direction Provinciale de l'Éducation Nationale de la Mairie de Bujumbura. Des celles-ci, nous estimons nous limiter dans la Direction Communale d'Éducation Nationale de Ntahangwa.

39

Nous nous sommes intéressés à cette commune parce que d'abord, c'est là où nous résidons et cela va nous permettre d'effectuer notre enquête sans même dépenser beaucoup des moyens de déplacement. Cependant, même si nous sommes dans la commune de résidence, nous ne sommes pas capables de mener une enquête sur tous les établissements (la population) de ladite commune, nous avons jugé de cibler quelques établissements de la population qui sera enquêtée. Après avoir réalisé une visite dans le Direction Communale d'Éducation Nationale de Ntahangwa, nous avons trouvé que les établissements ciblés par notre enquête sont au nombre de 70 écoles.

Les établissements ayant le premier cycle de l'ECOFO dans la DCE de Ntahangwa Tableau 1. Les établissements de Buterere

ÉTABLISSEMENTS

1

ÉCOLE BUMWE

2

ECOFO BUTERERE I

3

ECOFO BUTERERE II

4

ECOFO LA GIRAFE

5

ECOFO SAINTE VINCENT DE PAUL

6

LYCÉE MUNICIPALE. BUTERERE

7

ÉCOLE LUMIERE DE BUTERERE

8

ÉCOLE MUTUALITÉ

Tableau 2. Les établissements de Cibitoke

N°

ÉTABLISSEMENTS

9

ECOFO CIBITOKE I

10

ECOFO CIBITOKE II

11

ECOFO CIBITOKE III

12

ECOFO MUTAKURA

13

ECOFO NYABAGERA I

14

ECOLE LA GLOIRE DE DIEU

15

ÉCOLE LA SCIENCE

16

ÉCOLE MAISON DE BERGERE

17

LYCÉE DE CIBITOKE

40

Tableau 3. Les établissements de Gihosha

ÉTABLISSEMENTS

18

ECOFO GASENYI I

19

ECOFO A. CH. BURUNDI

20

ECOFO CREI KIGOBE

21

ECOFO GASENYI II

22

ECOFO GIHOSHA

23

ECOFO GIKUNGU

24

ECOFO NYABAGERA I

25

ECOFO NYABAGERA II

26

ECOFO WINTEREKWA

27

ÉCOLE LA BERGERIE

28

ÉCOLE LA NIMBE

29

ÉCOLE LE TRIOMPHE

Tableau 4. Les établissements de Kamenge

ÉTABLISSEMENTS

30

ECOFO KAMENGE I

31

ECOFO KAMENGE II

32

ECOFO KAMENGE III

33

ECOFO MIRANGO

34

ÉCOLE BUMIRANGWE

35

ÉCOLE CONTEMPORAIN DE KAMENGE

36

ECOLE DE LA FRATERNITE

37

LYCÉE TECHNIQUE D `ALLIANCE

38

LYCÉE TECHNIQUE DE LA FOI

41

Tableau 5. Les établissements de kinama

ÉTABLISSEMENTS

39

ABREUVOIR DES CHAMPIONS

40

ECOFO EMMAÜS

41

ECOFO KINAMA I

42

ECOFO KINAMA II

43

ECOFO KINAMA III

44

ECOFO KINAMA IV

45

ECOFO KINAMA V

46

ÉCOLE AMOUR DU CHRIST

47

ÉCOLE DON JOSEPH

48

ÉCOLE ENCLOS DE DAVID

49

ECOLE LA PIONNIÈRE

50

ECOLE LE BOURGEON

51

ÉCOLE SAINT JOSEPH DE BUJUMBURE

52

ÉCOLE SOURCE DU SAVOIR

53

LYCÉE SAINT ANDRE

54

LYCÉE SAINT BASILE

55

LYCÉE TECHNIQUE BUKIRASAZI II

Tableau 6. Les établissements enquêtés dans la zone de Ngangara

ÉTABLISSEMENTS

56

ECOFO NGAGARA I

57

ECOFO NGAGARA II

58

ECOFO NGAGARA VII

59

ECOFO NGAGARAA V

60

ECOFO NGAGARAIII

61

ECOFO NGARARA IV

62

ECOFO SAINT JOSEPH

63

ÉCOLE LA FONTAINE

64

ÉCOLE LA TRINITÉ

 
 

42

65

66

67

68

69

70

ÉCOLE LE DESTIN

ÉCOLE LES GABINS

ÉCOLE SAINT BENOÎT

ÉCOLES DES « PEPINS »

L. S. P. NGAGARA

LYCÉE CENTRAL SAINT GABRIEL

 

III.1.2. Détermination de la population d'enquête

Après avoir déterminé le terrain, nous avons constaté qu'il est nécessaire de cibler l'échantillon. Ce dernier est très important car c'est une partie de la population qui va représenter tous les 70 établissements. Pour déterminer notre échantillon, nous nous sommes référé aux idées de Gilbert De LANDSHEERE (1972 : 87) qui dit qu'échantillonner c'est « Choisir le nombre limité d'individus, d'objets ou d'événements dont l'observation permet de tirer des conclusions (inférences) applicables à la population entière (univers) à l'intérieur de laquelle le choix a été fait. »

Cette définition laisse entendre qu'un échantillon doit représenter les membres de la population. Nous avons utilisé un procédé pour que tout le monde ait la même chance de faire partie de l'échantillon. Dans le même ordre d'idée, Del Bayle, cité par Pierre NDUWINGOMA, le dit bien que (2010 : 32), « l'échantillon d'enquête, est la partie de l'univers qui sera effectivement étudié et qui permettra par extrapolation de connaître les caracteristiques de la totalité de l' univers. » C'est pour cette raison que nous avons retenu quelques établissement et non la totalité. Nous allons utiliser l'une des méthodes d'échantillonnage car il existe plusieurs, en guise d'exemples nous pouvons citer l'échantillonnage accidentel, l'échantillonnage par quotas et l'échantillonnage aléatoire systématique. Nous avons choisi la méthode d'échantillon aléatoire systématique. D'abord, nous avons listé tous les établissements comportant le premier cycle de l'école fondamentale. Nous avons trouvé 70 écoles comme nous l'avons dit au-dessus. Et puis, nous avons établi une liste par ordre alphabétique selon les zones de provenance pour faciliter le tirage au sort.

43

Nous nous sommes référés aux idées de Guy BAJOIT (2007 : 123):

« Si je veux effectuer un tirage systématique aléatoire alors que la population de référence (la population d'une commune) s'élève à 12 000 habitants et que, acceptant de travailler dans une marge d'erreur de 2,8 %, je construis un échantillon de 1200 sujets, mon pas d'échantillonnage s'élève à 12000/1200 soit un pas de 10. Je choisi donc le premier individu de ma liste et ensuite le onzième (1+10) et ensuite le vingt et unième (11+10) et ainsi de suite. »

Après avoir imité ces opérations, nous avons obtenu 7 établissements à enquêter. Il faut savoir que les établissemets concernés par l'enquête sont au nombre de 70. Nous avons d'abord fait la division de 70/7= 10 soit un pas de 10. Le chiffre 1 est choisi comme le point de départ jusqu'à trouver le septième. En terminant, nous avons établi une liste en prenant le chiffre 1+ 10 ensuite 11+10 et ainsi de suite jusqu'à arriver aux 7 établissements. Dans ces 7 établissements, nous ne pouvons pas enquêter tous les enseignants qui s'y trouvent. C'est pourquoi nous avons pris deux enseignants par établissements, l'un de la première l'année et l'autre de la deuxième année. Voilà alors les établissements choisis pour être enquêtés.

Tableau 7 :Les établissements enquêtés sont les suivantes:

 

LES ÉTABLISSEMENTS

LES ENSEIGNANTS

4

ECOFO GASENYI II

2

5

ECOFO KINAMA I

2

1

ÉCOLE BUMWE

2

6

ÉCOLE DE LA FRATERNITE

2

3

ÉCOLE LA GLOIRE DE DIEU

2

2

ÉCOLE LUMIÈRE DE BUTERERE

2

7

ÉCOLE SAINT JOSEPH DE BUJUMBURA

2

Nous avons pu trouver au total 7 établissements avec 14 enquêtés dans la DCE de Ntahangwa.

44

III.1.3. Techniques et outils utilisés

C'est à partir de l'idée de Jeanne LE ROY et Marjorie PIERRETTE (2012 : 7) que nous avons pu trouver une méthode d'enquête, ces auteures nous disent que « La collecte d'informations en sciences sociales peut se faire à partir de trois méthodes: l'observation, l'entretien et l'enquête. C'est en fonction de l'objet d'étude que le chercheur va privilégier une méthode plutôt qu'une autre, même si celles-ci sont bien souvent complémentaires. » Cette technique nous a permis de réaliser le recueil des données suffisantes dans une courte durée.

Nous avons réalisé notre enquête dans le dernier mois du deuxième trimestre de l'année scolaire 2019-2020. Les enseignants ont accepté de compléter le questionnaire à peine. Ils nous ont dit que les activités de fin du trimestre étaient nombreuses. Grâce aux Directeurs et aux Directrices de ces écoles, nous avions pu collecter tous les questionnaires distribués.

Pour dépouiller les résultats d'enquête, le chercheur ne fait pas n'importe comment. Il doit suivre certains procédés efficaces selon les sortes des questions à traiter. Nous avons formulé des questions ouvertes et des questions fermées. Selon Jeanne LE ROY et MARJORIE Pierrette (2012 : 30), « Les questions ouvertes répondent essentiellement à des enjeux exploratoires permettant d'obtenir des informations plus qualitatives sur un phénomène. Elles attendent une réponse non délimitée et la personne interrogée est libre de s'exprimer comme elle le souhaite avec ses propres mots.»

Pour donner des éclaircissements suffisants, surtout la différence entre les questions ouvertes et fermées, les mêmes auteures (2012 : 33-34) donnent une précision en ces termes : « Contrairement aux questions ouvertes, les questions fermées ont des réponses fixées à l'avance et le répondant doit obligatoirement choisir parmi les propositions qui lui sont données. Le rédacteur doit ainsi s'assurer d'avoir listé les différentes réponses possibles: Une seule réponse possible, plusieurs réponses possibles et un classement des réponses. »

En outre, lors du dépouillement, les données ont été regroupées thèmes par thèmes. Nous avons calculé le pourcentage surtout pour les questions fermées et interprété pour les questions ouvertes en faisant une synthèse.

45

CHAPITRE IV. LES RÉSULTATS DE L'ENQUÊTE, ANALYSE ET INTERPÉTATION

L'enquête peut être définie comme un travail qui a pour but de découvrir de faits, elle peut également améliorer des connaissances ou résoudre des problèmes., il s'agit d'une recherche d'informations (les données). Il faut connaître que le but est de connaître les informations qui étaient inconnues au début de l'enquête. Ces informations peuvent être bénéfiques pour la société. Mais réellement l'enquête c'est quoi? Bardin BAHOUAYILA ( 2016 : 1) donne sa définiton en disant : « En termes très généraux, une enquête est une méthode de recueil d'information sur un grand nombre de personnes, en interrogeant seulement quelques-unes d'entre elles». Les informations recueillies lors de l'enquête bien élaborée montrent la situation considérée comme générale.

Pour le moment, nous voulons entamer avec le thème d'identification pour mieux connaître les enquête.

IV.1. Identification de l'enquêté

Question1: Quel est votre profil de formation?

École normale

Lycée pédagogique Humanités générales

Autre section
Tableau 8 : Profil de formation

Réponses données

Effectif

Pourcentage

École normale

1

7 %

Lyée pédagogique

9

64%

Humanités générales

1

7 %

Autre section

3

21 %

Total

14

100%

46

D'après les réponses que nous avons obtenues au cours de l'enquête, les enseignants qui ont fait le lycée pédagogique viennent en premier lieu. Ces enseignants sont au nombre de 9, soit 64 %. En seconde lieu viennent les autres enseignants des sections non qualifiées dans l'enseignement de l'école fondamentale. Ces enseignants ne sont pas instruits pour enseigner mais plutôt pour vaquer à d'autres activités. Ils sont au nombre de 3, soit 21 %. Nous signalons que parmi ces trois enseignants, 1 enseignant soit 7 % a fait les sections techniques tandis qu'un autre a fait la pédagogie dans la République Démocratique du Congo et le dernier a fait l'enseignement technique.

En troisième position vient 1enseignant soit 7 % qui a fait l'école normale et en dernière position, c'est 1 enseignant soit le taux de 7 % qui a fait l'enseignement général.

Être enseignant au premier cycle de l'ECOFO n'est pas une activité très facile car un écolier qui rate les connaissances à ce niveau risque de se perdre dans les autres cycles suivants. L'enseignant doit alors être guidé par l'ambition de favoriser la réussite scolaire des élèves dont il a la responsabilité, l'enseignant doit mobiliser des compétences didactiques et pédagogiques d'où la neccessite d'être qualifié. C'est aussi un métier qui permet de concilier vie professionnelle et vie personnelle.

Question 2: Quel est votre Genre? : Masculin

Féminin

Tableau 9: Genre des enquêtés

Réponses données

Effectif

Pourcentage

Masculin

2

14 %

Féminin

12

86 %

Total

14

100 %

Les chiffres présentés dans ce tableau montrent que 12 enseignants sur 20, soit 86 % sont des enseignants de genre féminin. Il reste 2 enseignants de genre masculin soit 14 %. Comme certains des écoliers sont encore très petits en considérant leurs âges. Ils ont besoins d'un sentiment d'affection en provenance de ces enseignantes.

47

Nous avons trouvé beaucoup des enseignants de genre féminin et cela ne cause pas de problème car les apprenants du premier cycle sont encore très petits pour dire qu'ils ont besoin encore de l'affection des mères. Daniel AHMED s'exprime de cette manière (2017 : 192),

« La mélodie et les sonorités seront donc essentielles pour remplir une fonction qui incombe à la mère, dont la voix, avant et après la naissance, crée des liens affectifs privilégiés avec son enfant. Dans leur grande simplicité de structure et de contenu, les berceuses se présentent comme un outil éducatif face à l'enfant et un moyen de réflexion pour l'adulte, mais aussi comme un miroir de la société et de la relation mère-enfant. »

Question3. Dans quelle classe enseignez-vous :

Avec cette question, nous avons trouvé qu'il y a 10 enseignants soit en première année ou soit en deuxième année c'est-à-dire 50 %.

Question 4. Avec quelle ancienneté de: 0-5 ans

6 -10 ans 11-15 ans 16 et Plus

Tableau 10 : L'ancienneté des enquêtés

Réponses données

Effectif

Pourcentage

0-5 ans

6

43 %

6-10 ans

1

7%

11-15 ans

3

21%

16 ans et plus

4

29%

Total

14

100 %

48

Après avoir observé ce tableau, nous avons constaté qu'en premier lieu vient les enseignants de moins de 5 ans d'ancienneté soit 43%, ils sont au nombre de 6 ensignants. En deuxième position sont les enseignants d'expérience se trouvant entre 16 ans et plus, ils sont au nombre de 4, soit 29%. En troisième position sont les enseingnts de moins de 11 à 15 ans , ils sont au nombre de 3 enseignants, 21 % . En dernier lieu, ce sont les enseignants de moins de 6 à 10 ans, ils sont au nombre de 1, soit 7%.

En générale, dans ce cycle on y oriente soit les nouveaux enseignants ou soit les plus âgés. Mais partout dans les services, il y a une différence entre les nouveaux et les anciens travailleurs. Les nouveaux enseignants peuvent se heurter à un obstacle alors que ce dernier est déjà maîtrisé par ceux qui ont une expérience dans l'enseignement.

Nous venons de terminer d'analyser, d'interprêter le premier thème concernant l'identification des enseignants et nous voulons alors entamer l'observation des manuels scolaires.

IV.2. Observation sur les manuels scolaires du 1?? cycle de l'école fondamentale

Question 5: Est-ce qu'il y a des chansons et des comptines dans les ouvrages du 1?? cycle de l'école fondamentale?

Oui Non

Tableau 11:La présence des chansons et des comptines dans les ouvrages du 1?? cycle de l'école fondamentale

Réponses données

Effectif

Pourcentage

Oui

14

100 %

Non

0

0 %

Total

14

100 %

D'après les données de ce tableau, nous avons remarqué que les enseignants ont confirmé qu'il y a des chansons et des comptines dans les manuels scolaires. Cette existence des chansons et des comptines a été confirmée par tous les enseignants enquêtés à 100%.

Pour cette question suivante, nous allons découvrir si les chansons et les comptines sont adaptées au goût, à l'âge des écoliers ou les deux à la fois.

49

Il est très importent de trouver que tous les enseignants confirmer l'existence des chansons et des comptines dans les manuels scolaires du premier cycle de l'ECOFO. Ceux qui les ignorent n'ont pas les motifs à avancer. Il reste alors de savoir dans quel manuel se trouvent-elles?

Question 6. Si oui, dans le livre du maître dans le manuel de l'élève partout dans ces livres

À partir de cette question, nous avons constaté que tous les enseignants de l'école publique ont choisi que les chansons et les comptines se trouvent dans le livre du maître. Mais ceux de l'école privée ont mentionné que les chansons et les comptines se situent dans le livret intitulé les nouveaux champions CE1/livret de l'élève.

La question qui suit nous montre si les chansons et les comptines proposées sont suffisantes ou non.

Question 7. Les chansons et les comptines proposées dans les manuels scolaires sont-elles en quantité

Suffisante Insuffisante

Tableau 12: La quantité des chansons et des comptines dans les manuels scolaires

Réponses données

Effectif

Pourcentage

Suffisante

0

0 %

Insuffisante

14

100 %

Total

14

100 %

Les résultats du tableau ci-dessus nous montre que 20 enquêtés, soit 100 % confirment que les chansons et les comptines sont insuffisantes.

50

Question 8. Les chansons et les comptines proposées paraissent-elles :

adaptées à l'âge des écoliers ?

adaptées aux goûts des apprenants ?

adaptées à l'âge et aux goûts des apprenants ?

Tableau 13: Le goût des chansons et des comptines proposées

Réponses données

Effectif

Pourcentage

Adaptées à l'âge des écoliers

1

7 %

Adaptées aux goûts des apprenants

2

14 %

Adaptées à l'âge et aux goûts des apprenants

11

79 %

Total

14

100 %

Comme nous le voyons dans le tableau, 11 enquêtés, soit 79 % répondent que les chansons et les comptines du premier cycle de l'école fondamentale sont adaptées à l'âge et aux goûts des apprenants.

2 enseignants, soit 14% disent que les chansons et les comptines se trouvant dans le programme de la première et de la deuxième année sont adaptées aux goûts des apprenants. Pour terminer, 1 enseignant, soit 7 % s'expriment en nous montrant que des chansons et les comptines du premier cycle de l'école fondamentale sont adaptées à l'âge des apprenants.

Les chansons et les comptines qui sont adaptées au goût et à l'âge des apprenants vont permettre à ces derniers d'acquérir facilement des compétences langagières surtout la compréhension orale et expression orale.

Il est alors nécessaire de savoir si les enseignants trouvent des chansons et des comptines en dehors des manuels scolaires pour compasser le manquant se trouvant dans les ouvrages scolaires.

Alors la question qui commence insiste sur le nombre de fois que les apprenants utilisent pour étudier le français à base des chansons et des comptines pour apprendre le français.

51

Question 9. Est-ce que vous trouvez les chansons et les comptines dans les ouvrages en dehors des manuels scolaires ?

Oui

Non

Tableau 14: Le choix des chansons et des comptines en dehors des manuels scolaires

Réponses données

Effectif

Pourcentage

Oui

12

86 %

Non

2

14 %

Total

14

100 %

À la lumière des résultats obtenus dans le tableau ci-haut établi le montrent, 12 enseignants, soit 86% acceptent qu'ils trouvent des chansons et des comptines dans d'autres livres que les manuels scolaires pour enseigner le français. Tandis que 2 enseignants seulement, soit 14% ne fournissent aucun effort pour chercher les chansons et les comptines en dehors des manuels scolaires pour les utiliser lors de l'enseignement et apprentissage du français.

Lorsque un enseignant competent préparer une léçon, il doit d'abord consulter plusieurs écrivains qui ont travailler sur la matière qu'il veut enseigner. Mais malheuresement plusieurs enseignants n'ont pas cette initiave pour une multitude raisons. D'abord ces enseignants ne sont pas habitués à faire des recherches, il n'y a pas des bibliothèques dans les ECOFO, etc. Le thème qui suit se focalise sur l'apprentissage du français en se basant sur les chansons et les comptines.

IV.3. L'apprentissage du français à base des chansons et des comptines françaises

Les chansons et les comptines peuvent être utilisées comme matière à apprendre dans l'enseignement du français parlé. Il est alors très important de savoir combien de fois et quel moment favorables pour apprendre le français en utilisant les chansons et les comptines. Nous allons également chercher à savoir si les écoliers aiment les chansons et les comptines et quels objectifs que les enseignants veulent atteindre en utilisant les chansons et les comptines.

52

Question 10. Combien de fois les écoliers du 1?? cycle de l'école fondamentale apprennent le français à base des chansons et des comptines françaises ?

Souvent rarement jamais

Tableau 15: L'usage des chansons et des comptines françaises

Réponses données

Effectif

Pourcentage

Souvent

5

36 %

Rarement

8

57%

Jamais

1

7 %

Total

14

100 %

Parmi les enseignants enquêtés, 11 enseignants, soit 57 % ont dit qu'ils utilisent rarement les chansons et les comptines, 5 enseignants, soit 36 % ont confirmé qu'ils utilisent souvent les chansons et les comptines françaises au moment où 1 enseignants, soit 7 % ne les utilisent jamais dans l'enseignement-apprentissage du français.

Le temps dedié aux chansons et aux comptines est minime car les enseignants n'ont pas le bien fondé de leur utilisation. Il faut savoir que préparer à enseigner une chanson ou une comptine demande des moyens matériels qui deviennent une tâche lourde à l'enseignant. Ce dernier préfère l'abandonne.

Il s'avère nécessaire nous pouvons nous poser une question de savoir les moyens que les enseignants doivent disposer pour pouvoir enseigner le français en utilisant les chansons et les comptines.

Question.11. Quand vous utilisez les chansons et les comptines françaises pour apprendre le français, quels sont les moyens utilisés ?

Une poste radio Un téléphone portable

Un ordinateur portable Un ordinateur de bureau

Rien

Autres outils, les quels ....

53

Tableau 16: Les outils utilisés dans l'apprentissage des chansons et des comptines

Réponses données

Effectif

Pourcentage

Une poste radio

1

7 %

Un ordinateur de bureau

0

0 %

Un ordinateur portable

1

7 %

Un télephone portable

0

0 %

Autres outils

1

7 %

Rien

11

79 %

Total

14

100 %

Comme nous le constatons dans le tableau ci-dessus, 11 enseignants, soit 79 % n'utilisent aucun outil pour enseigner les chansons et les comptines. 1 enseignant, soit 7 % utilise des postes de la radio. Et l'autre enseignant, soit 7 % utilise d'autres outils à savoir des petits tambours, des sifflets etc. Et enfin 1 dernier enseignant, soit 7 % utilise des ordinateurs portables.

Enseigner les chansons et les comptines nous oblige d'utiliser quelques outils appropriés mais avec la pauvrété que connaît notre pays, l'État doit satisfaire à autres besoins comme la construction des écoles, le recrutement des nouveaux enseignants, l'achat des manuels scolaires, etc. au lieu d'acheter les pianos , les baffles, les tambours,etc.

Comme nous venons de constater que les écoliers apprennent les chansons et les comptines sans utiliser les outils appropriés, la question qui suit est de savoir si les écoliers aiment les chanter dans cette situation.

54

Question.12. Est-ce que les écoliers aiment les chansons et les comptines françaises

Oui

non

Tableau 17: L'attraction des écoliers envers les chansons et les comptines françaises

Réponses données

Effectif

Pourcentage

Oui

14

100 %

Non

0

0 %

Total

14

100 %

Tous les enquêtés, c'est-à-dire 14 enseignants, soit 100% ont confirmés que les écoliers aiment les chansons et les comptines françaises.

Utiliser les chansons et les comptines pour enseigner le français parlé est une décision très bonne car les chansons et les comptines sont des documents authantiques qui permettent aux apprenants d'écouter la voix des natifs de la langue française. Ils vont apprendre facilement leur accent, leur intonation, leur articulation étant dans l'ambiance car ils font ce qu'ils aiment.

La question suivante nous montrer ce que les chansons et les comptines développent chez les écoliers du premier cycle de l'école fondamentale.

Question 13. Quand vous utilisez les chansons et les comptines françaises, les apprenants développent-ils

la prononciation ? l'articulation? la mémorisation ?

toutes les activités ?

55

Tableau 18: L'objectif de l'usage des chansons et des comptines françaises dans l'apprentissage du français

Réponses données

Effectif

Pourcentage

Prononciation

2

14 %

Articulation

1

7%

Mémorisation

7

50 %

Toutes les activités

4

29%

Total

14

100 %

Les données figurant dans le tableau ci-dessus indiquent que 7 enseignants, soit 50% utilisent les chansons et les comptines pour la mémorisation. Ensuite, 4 enseignants, soit 29 % les utilisent pour faire mémoriser les écoliers, et puis 2 enseignants, soit 14 % les utilisent pour que les élèves puissent développer la prononciation et 1 enseignant restant, soit 7 % utilise les chansons et les comptines pour développer l'articulation des élèves.

En se basant sur ces données, nous disons que les chansons et les comptines peuvent contribuer dans l'apprentissage du français d'abord en fournissant un bagage suffisant des vocabulaires, ensuite en améliorant la prononciation et enfin en corrigeant l'articulation.

Le quartieme thème s'intéresse sur les questions de la didactisation des chansons et des comptines françaises.

56

IV.4. Didactisation des chansons et des comptines dans l'enseignement du français à

l'école fondamentale

La didactisation est l'opération consistant à transformer ou à exploiter un document langagier brut pour en faire un objet d'enseignement. Les enseignants vont alors nous montrer quand ils utilisent les chansons et les comptines dans le trimestre (au début, au milieu et à la fin du trimestre) sans oublier de dire le pourquoi. Ils vont également citer les chansons et les comptines couramment utilisées et le pourquoi. Et en fin, ils vont montrer les compétences langagières que les apprenants développent grâce aux chansons et aux comptines.

La première question permet aux enseignants de cibler la période dans laquelle ils utilisent les chansons et les comptines françaises dans le trimestre.

Question 14. Quand utilisez-vous les chansons et les comptines françaises dans le cours du français ?

Au début du trimestre Au milieu du trimestre

À la fin du trimestre Partout dans le trimestre
Dites pourquoi ?

Tableau 19: Le moment de l'utilisation des chansons et des comptines dans le cours du français dans le trimestre

Réponses données

Effectif

Pourcentage

Au début du trimestre

1

7 %

Au milieu du trimestre

1

7 %

À La fin du trimestre

6

43%

Partout dans le trimestre

6

43 %

Total

14

100 %

D'autres enseignants ont répondu en disant que les chansons et les comptines favorisent le développement de la compréhension.

57

Grâce aux réponses des enquêtés se trouvant dans le tableau ci-dessus, nous avons découvert que d'abord 6 enquêtés, soit 43 % utilisent les chansons et les comptines à la fin du trimestre, ensuite d'autres 6 enseignants, soit 43 % les utilisent partout dans le trimestre. Et puis 1 enseignant les utilise au début du trimestre et en fin 1 enseignant dit qu'il se sert des chansons et des comptines au milieu du trimestre.

Vu l'importance des chansons et des comptines, elles ne doivent pas être comme de simples activités ludiques mais plutôt des supports capables d'aider les apprenants surtout pour l'améloiration du français parlé.

En outre, nous avons voulu savoir quand est-ce que l'on utilise les chansons et les comptines françaises dans le cours du français et pourquoi.

Ainsi, les enseignants enquêtés font savoir que les chansons et les comptines aident les apprenants au niveau de la fixation de connaissance, de la compréhension, du réveil chez les apprenants et de la culture générale.

Les écoliers qui commencent le premier cycle surtout ceux qui n'ont pas passé dans les écoles maternelles, ils n'ont pas des représantations sur la langue françaises. C'est pour dire que c'est pour la première fois qu'ils entendent le français d'où l'introduction des chansons et des comptines est si nécessaire. Voilà par exemple les propos des enseignants sur cette question. Certains entre eux disent que les chansons et les comptines aident les apprenanants au niveau de la fixation de connaissence.

? « Les écoliers chantent ou récitent des chansons et des comptines au début du trimestre quand les écoliers n'ont pas encore un bagage suffisant de lexique».

? « Les comptines et les chansons se font au milieu du trimestre juste pour bien assimiler les connaissances déjà acquises».

? « Les chansons et les comptines se font avant une activité et à la fin aussi ».

? « Les chansons et les comptines sont utiles partout dans les trimestres car les élèves ont besoins des connaissances partout ».

? « Les chansons et les comptines sont enseignées partout parce qu'elles favorisent l'apprentissage du français ».

58

Quand les écoliers chantent, ils acquièrent le lexique (les mots) et la syntaxe (la fonction et la disposition des mots dans une phrase). Ils développent la compréhension du français parlé dans les échanges avec son environnement scolaire. Selon BOUDJETTOU Roza et BOUKOBBA Abderrahmane (2017 : 15) « Les comptines peuvent améliorer l'articulation des apprenants à travers la lecture et la récitation à haute voix de ces chansons en facilitant la compréhension et surtout la mémorisation du texte étudié. »

En guise d'exemple, voilà comment deux enseignants se sont exprimés à propos.

? « Bon ! On chante à tout moment hein, surtout les matins quand ils arrivent. Il y a un temps pour chanter et réciter. Mais il y a des chansons et comptines qui sont en rapport avec la leçon donc elles permettent à l'enfant de vite comprendre».

? « Nous enseignons les élèves les chansons et les comptines partout car nous visons développement de la compréhension orale et expression écrite ».

Les chansons et les comptines sont des supports convenables capables de réveiller les apprenants dans l'apprentissages du français. Il est donc nécessaire de les utiliser à tout moment surtout qu'elles sont des activités ludiques. Les enseignants enquêtés nous révèlent que :

? « Les chansons et les comptines se font à tout moment avant de commencer une activité et à la fin de cette activité pour qu'ils se réveillent ».

? « Les chansons et comptines, elles se font à tout moment pour permettre aux enfants de rester éveillé ».

Développer une culture générale

Les chansons et les comptines ne se focalisent pas uniquement sur un domaine ou bien sur un seul thème, elles parlent en général tout ce qui se réalise dans le monde. La décision de choisir une chanson est prise par l'enseignant. Pour avoir alors un bagage suffisant, il faut faire recours aux chansons et aux comptines car l'écolier va bénéficier en plus de sa propre culture, la culture de l'autre région ou autre pays.

? « Les comptines et chansons sont utilisées au début du trimestre parce qu'ils permettent de socialiser les nouveaux écoliers de l'école fondamentale».

? « Les apprenants chantent les chansons et les comptines au milieu du trimestre car c'est à cette période les écoliers sont prêts à mémoriser ces chansons et ces comptines pour assimiler plusieurs notions».

59

? «Le chant et les comptines interviennent lorsque l'on fait l'éducation musicale.il y a des chants communs qu'on chante à n'importe quel moment et des chants spécifiques c'est-à-dire en rapport avec la leçon. Il y a aussi des chants d'animation simple pour égayer les enfants. Les comptines elles sont liées au thème du langage : on a la fête de noël, de pâques, des mères, la famille, les fruits, etc. »

? « Il n'y a pas de moment précis. Les chansons et comptines accompagnent les activités et sont souvent liées au cours de langage. On a des chansons de propreté, de respect, de l'eau, etc. »

? « Comme toute activité ludique, la comptine et la chanson se font à des moments précis parce qu'il faut du temps pour les apprendre. Mais comme il en a assez, on chante à tout moment. Quant aux jeux, c'est généralement à la pause, pendant la récréation».

Les chansons et les comptines sont des supports pédagogiques à utiliser non pas seulement pour se distraire mais pour apprendre une langue. Il faut alors qu'il ait des leçons proprement dites des chansons et des comptines au lieu de chanter une petite chanson le matin juste pour débuter les apprentissages ou bien à la fin de la journée ou du trimestre avec un motif de manquer de quoi à faire car la matière est déjà finie.

Un enseignant qui a une ancienneté doit savoir certaines chansons ou comptines très pertinentes que les autres dans l'enseignement des langues. C'est pourquoi nous avons formulé cette question qui suit pour avoir des éclaircissements.

Question .15. Quelles sont les chansons et les comptines que vous jugez très importantes

En choisant les chansons ou les comptines à enseigner, les enseigants doivent chercher celles qui répondent aux besoins des apprenants. Ils doivent également veiller à ce que ces chansons et ces comptines viennent pour permettre à atteindre les objectifs qu'ils se sont fixés. Les enseignants enquêtés se sont exprimés en montrant que certaines chansons sont utilisées pour développer la culture générale, les jeux de mains, la maîtrise des nombres et l'acquisition du lexique.

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Voilà les messages que nous avons enrogistrés :

Les chansons et les comptines pour développer la culture générale

Lorsque les chanteurs composent les chansons et les comptines, ils le font non pas pour produire des documents éducatifs mais pour chercher les moyens et satisfaire ses clients. Voilla ce qu'en disent BOUDJETTOU Roza et BOUKOBBA Abderrahmane (2017 : 10)

« Les comptines favorisent aussi l'écoute. C'est un moyen qui permet à l'enfant de découvrir sa voix et de faire l'expérience du chant. Par ailleurs, elle permet aux enfants de découvrir d'autres cultures " Grâce aux comptines en langue française, les enfants non francophones ou d'origines étrangères peuvent en effet s'imprégner de la culture française et avoir une culture commune, différente de la leur. »

. Ces chansons et ces comptines sont très importantes car les écoliers utilisent dans la vie courante la connaissance trouvée dans ces dernières.

? « Bonjour mes amis comment ça? »

? « Quand je dis bonjour. »

? « Un bon repas, Bonjour mes amis comment ça? »

? Les chansons et les comptines servant à faire les jeux de mains

Quand nous parlons, nous avons l'habitude d'accompagner nos idées avec les différents jeux surtout de mains. Ces jeux doivent avoir des significations qui viennent pour renforcer les idées déjà exprimer. C'est pour dire que nous ne faisons n'importe comment, il y a des signes ou des jeux connus par tout le monde selon notre société. En utilisant les jeux de mains, nous pouvons appeler une personne sans dire aucun mot. Les enseignants enquêtés ont mentionné deux exemples de chansons ou de comptines que les apprenants chantent en utilisant les jeux de mains.

? « Tourne tourne petit moulin » ? « Petit moulin »

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Comptines numériques

Les chansons numériques permettent aux apprenants de prendre par coeurs les chiffres et les nombres. Jean-Marie GAUTHIER et LEJEUNE Christophe (2008 : 415) explique que « L'enfant ne naît pas avec une faculté de comptage, mais naît avec la capacité d'assimiler un certain nombre de choses et c'est à l'aide d'une éducation et d'un apprentissage appropriés qu'il pourra développer son potentiel, les comptines rentrent tout à fait dans ce cadre éducatif. » Pour les enseignants enquêtés, voilà l'exemple typique d'une comptine dans lequel les écoliers citent tous les nombres qu'ils connaissent en chantant cette chanson.

? « Un kilomètre à pied »

Les chansons et les comptines lexicales

Les chansons et les comptines sont constituées par des mots qui expriment une idée, d'où elles permettent aux apprenants d'apprendre des mots nouveaux. Comme BOUDJETTOU Roza et BOUKOBBA Abderrahmane (2017 : 10) disent « La comptine permet à l'enfant de mémoriser des mots qui ne lui sont pas familiers. Il apprend les règles de grammaire et de vocabulaire. La comptine écrite permet aux apprenants de distinguer les mots et syllabes, à repérer des syllabes identiques dans des mots. »

Selon les enseignants, les chansons et les comptines citées en dessous, chacune d'elles se focalise sur un domaine particulier et permet aux apprenants d'assimiler le champ lexical d'un mot quelconque.

? « À la pharmacie, sept souris de la semaine »

? « Alouette »

? « Les jours de la semaine »

? « L'alphabet »

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Les chansons et les comptines pour la connaissance générale

Il existe des chansons qui permettent aux apprenants de connaître ce qui se passe dans une autre communauté différente de le leur. Ce sont des chansons qui donnent des explications sur certains faits.

Voilà les chansons et les comptines citées par les enseignants enquêtés en répondant à cette question de savoir les sortes des chansons qu'ils préfèrent utiliser.

> « Le Président avec ses soldats,

> « En ville, En classe » > « Photo de famille,

> « Pour faire la pâte de manioc »

> « Nous irons au bois » > « Que cherchez-vous?

Les enquêtés ont dû répondre à la question de savoir pourquoi ils ont choisi telle période. Leurs réponses ont été réparties en trois catégories selon que leurs idées sont proches. Ces catégories sont les suiventes: la fixation des connaissences, l'outils de réveil chez les apprenants et développer une culture générale. Il y a des enseignants qui se sont exprimés en disant que les apprenants ont besoin de s'améliorer partout et n'importe quand. D'où, il faut utiliser les chansons et les comptines au premier cycle sans relâcher. Il y a des enseignants qui n'ont pas répondu à cette question. Mais ceux qui ont donné des réponses à cette question, ont également répondu en disant le pourquoi ils ont choisi ces chansons et ces comptines.

Question.16. Pourquoi ?

Pour la fixation des connaissences

Certains enseignants disent qu'ils choisissent les chansons et les comptines pour installer des nouvelles connaissances non connues par les écoliers.

> « J'accorde beaucoup d'importence à cette chanson L'alphabet car elle aide les écoliers à connaître l'alphabet français dans une courte durée.»

> « Les jours de la semaine aide les apprenants à connaître par coeur les jours de la semaine. »

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? « La chanson Pour faire la pâte de manioc est importante car elle permet les apprenants à s'améliorer pour ce qui concerne le vocabulaire.»

Pour la culture générale

Les chansons et les comptines qui développent la culture générale donnent l'occasion aux apprenants d'être actifs dans plusieurs domaines. Ils recoivent des connaissances variées au lieu de se focaliser sur un point.

? « Cette chanson Le Président avec ses soldats aide les élèves à avoir l'idée sur l'hièrachie des autorités. Les écoliers chantent tout en faisant des gestes des soldats. »

? « Nous jugeons que la chanson intitulée Bonjour mes amis comment ça? est très importante parce qu'elle enseigne les écoliers à savoir comment saluer. »

Pour effectuer les gestes

Les chansons et les comptines qui permettent aux apprenants d'effectuer les gestes donnent la possibilité aux écoliers de savoir comment faire les gestes qui sont en harmonie avec mots qu'ils sont en train de prononcer. Il faut savoir aussi que les gestes parlent. « Tourne, tourne petit moulin » permet aux écoliers à énumérer les différentes activitésde différents objets, les mots sont accompagnés par les gestes.

Pour interpréter également cette question, nous avons regroupé ces chansons et comptines selon leurs importances. Ces chansons et comptines sont par exemple « L'alphabet », « Bonjour mes amis comment ça? », « Un kilomètre à pied », « Tourne tourne petit moulin », etc. Nous avons constaté que ces chansons et comptines aident les écoliers soit au niveau de l'assimilation des vocabulaires, de l'amélioration de la prononciation, acquisition de culture générale, etc.

La question qui suit va s'intéresse sur les quatre compétences langagières à savoir la compréhension orale et écrite, l'expression orale et écrite.

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Question.17. Quelles sont les compétences que vous visez quand vous utilisez les chansons et les comptines françaises ?

Compréhension orale expression orale

Compréhension écrite expression écrite

Toutes les compétences

Tableau 20: Les compétences visées lors de l'utilisation des chansons et des comptines françaises

Réponses données

Effectif

Pourcentage

Compréhension orale

7

50 %

Compréhension écrite

2

14 %

Expression orale

5

36 %

Expression écrite

0

0 %

Total

14

100 %

Comme le tableau ci-dessus le montre, premièrment, 7 enseignants, soit 50 % des enquêtés affirment que les chansons et les comptines peuvent aider les apprenants pour améliorer toutes les compétences. Deuxièmement, viennent les enseignants qui disent que les chansons et les comptines visent à développer expression orale. Cela est justifié par 5 enseignants soit 36 %. Derniérement, nous avons les enseignants qui disent que les chansons et les comptines visent à développer la compréhension écrite. Ils sont au nombre de 3 enseignants, soit 14 %.

Là, il faut savoir que en première année, les écoliers apprennent le français à l'orale et qu'ils vont entamer le français à l'écrit étant en deuxième année.

En analysant toutes ces données, nous avons constaté qu'en première année, les écoliers apprennent les français uniquement à l'orale. C'est à partir de la deuxième année que les écoliers commencent à apprendre le français à l'écrit. Pour dire que l'enseignant de la deuxième année peut enseigner le français en se servant d'une chanson ou d'une comptine écrite au tableau noir.

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Après avoir constaté qu'en première les écoliers apprennent le français uniquement à l'orale et qu'en deuxième ils l'apprennent à l'orale et à l'écrit, nous avons voulu connaitre l'état psycholinguistique de ces apprenants dans le thème suivant.

IV.5. L'influence de la psycholinguistique dans l'enseignement-apprentissage du français du 1?? cycle de l'école fondamentale

La psycholinguistique vient de deux mots à savoir psychologie et linguistique. Le premier terme qui est la psychologie, est une science qui a pour but d'étudier le comportement des apprenants dans une activité d'apprentissage ou d'autres activités qu'ils mènent dans un milieu scolaire. L'enseignant doit alors faire des observations et des expérimentations pour connaître ses apprenants. S'agissant de la linguistique, nous pouvons dire que la linguistique a pour objet d'étudier scientifiquement les langues. En peu de mots, selon Jacques MEHLER (1969 :1), la psycholinguistique peut-être définit comme : « Une discipline qui combine la psychologie et la linguistique pour étudier l'emploi du langage et, en particulier, les processus psychologiques qui sous-tendent la production,la compréhension, la mémorisation et la reconnaissance du matériau linguistique.»

Pour le moment, nous allons formuler uniquement trois questions à savoir une question concernant l'âge des apprenants, les efforts fournis par les apprenants pour étudier la langue française et l'appropriation des chansons et des comptines par les apprenants.

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Question .17. D'une manière générale, quel est l'âge des écoliers du 1 ?? cycle de l'école fondamentale?

Première année: 4-5 ans Deuxième année: 6-7 ans

6-7ans 8-9 ans

Tableau .21: L' âge des écoliers du 1??cycle de l'école fondamentale

 

Réponses données

Effectifs

Pourcentage

Première année

4-5 ans

1

7 %

6-7ans

6

43 %

Deuxième année

6-7 ans

4

29 %

8-9 ans

3

21 %

Total

 

14

100 %

Après avoir observé les données du tableau ci-dessus, nous constatons que du côté des écoliers de la première année, 6 enseignants, soit 43 %, disent que les apprenants sont entre l'âge de 6-7 ans. Tandis que 1 enquêté soit 7 % dit qu'il y a des apprenants se trouvant entre 4-5 ans.

S'agissant de la deuxième année, 4 enseignants, soit 29 % répondent en disant que les apprenants de cette année sont entre 6-7 ans. Au moment où 3 enseignants, soit 21 % s'expriment en disant que dans cette année on y trouve des écoliers ayant l'âge de 8- 9 ans.

Concernant l'âge, nous avons constaté qu'il y a une nette différence entre les écoliers de l'école publique et de l'école privée. D'une manière générale les apprenants de l'école privée commencent à bas âge par rapport à ceux de l'école publique. Cela est occasionné par la fortune des familles d'origine.

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Question.18. Les écoliers du 1 ?? cycle de l'école fondamentale fournissent-ils des efforts pour répéter et bien articuler les consonnes ou les syllabes des mots ou expressions françaises.

Dans l'enseignement-apprentissage , lorsque les apprenants fournissent des efforts remarquables. Cela permet d'atteindre les objectifs facilement car les apprenants sont au centre de leur apprentissage. Maud PUAUD (2018 : 16) s'exprime à propos en disant que: « Les méthodes d'apprentissage actives ont en commun de placer les étudiants au centre du processus d'apprentissage : ils doivent être cognitivement actifs, c'est-à-dire penser par eux-mêmes, expérimenter, formuler des hypothèses, tâtonner parfois, découvrir en autonomie... Ils sont mis en immersion dans des situations tirées de la réalité qui sont signifiantes pour eux. » Voilà les différentes idées des enseignants sur cette question. Nous avons groupé ces réponses en 3 thèmes à savoir favoriser la prononciation, Apprentissage des notions langagières et Chanter volontairement.

Favoriser la prononciation et l'articulation

Pour apprendre le français, les écoliers doivent s'exercer en répétant les mots nouveaux. Là, nous comprenons bel et bien que les chansons et les comptines vont occasionner de plusieurs répétitions juste pour bien chanter. Finalement les écoliers finiront par maîtriser la prononciation et l'articulation des mots français.

? «Les chansons et les comptines ouvrent l'esprit de l'enfant. Elles lui permettent d'être relaxe, de retenir et les amène à suivre. Les élèves répètent et articulent maintes fois sans se fatiguer».

? « Les chansons et comptines aident à développer la mémoire de l'enfant, elles lui permettent de maîtriser son appareil phonatoire».

? « Les chansons et les comptines permettent d'améliorer l'articulation et la prononciation des mots. Ça ne se fait pas un seul jour c'est au fur et à mesure que les élèves s'efforcent. On voit le résultat».

? « Les chants développent les cordes vocales.il y a des enfants qui ont la voix qui ne porte pas donc en chantant ils vont apprendre à parler fort».

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? « En articulant et en répétant, les chansons et les comptines permettent aux élèves d'imiter les natifs de la langue, les élèves doivent fournir beaucoup des efforts pour répètent et articulent les consonnent et les syllabes françaises».

? « Les élèves aiment les chansons et les comptines d'où ils répètent et articulent les consonnes et les syllabes aisément».

Apprentissage des notions langagières

En acquérant une langue une maternelle en générale et du français en particulier, l'écolier a besoin d'autres personnes à imiter. D'après GAUTHIER Jean-Marie et LEJEUNE Christophe (2008 : 414) « L'enfant ne peut, en effet, acquérir correctement sa langue maternelle que dans le cadre d'un vécu socialisé : le désir et le plaisir de communiquer, la richesse des interactions, une imprégnation naturelle et continue y permettent la maîtrise progressive de l'outil linguistique. »

En plus que les chansons et les comptines fournissent aux apprenants des mots nouveaux, elles contiennent également des phrases et des expressions françaises bien structurées que l'écoliers peuvent utiliser dans la vie courant. Certains enseignants enquêtés se sont exprimés à propos en disant :

? « Les chansons et comptines permettent de savoir s'exprimer, de bien articuler et d'enrichir leur vocabulaire.

? « Les chansons et les comptines permettent donc de travailler à la fois sur le plan lexical mais aussi la mémorition des mots nouveaux.»

? « Les comptines et les chansons contribuent au développement du langage des écoliers du 1??cycle de l'école fondamentale. Leur rythme marqué aide les bébés à améliorer leur articulation surtout en répétant plusieurs fois les consonnes et les syllabes».

Tout le monde aimer chanter en général, cela s'observer partout dans les activités dures où les animateurs se servent des chansons pour motiver les travailleurs et les enfants en particuliers. Pour ce qui concerne les écoliers, il faut le tout possible pour les maîtriser et les chanter à un moment donné cela s'observe quand il s'agit de chanter dans les périodes des examens.

Question.19. Selon vous, les apprenants du 1 ?? cycle de l'école fondamentale s'approprient-ils des chansons et des comptines françaises?

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Pour cette question, nous avons constate qu'il y a peu des réponses. Ces dernières sont regroupées en deux groupes.

Chanter volontairement

Chanter c'est une active à négliger, c'est un travail dificile car il demande de fournir les efforts en mémorisant les idées des compositeurs. Mais les apprenants qui ont appris les chansons et les comptines vont meme les utiliser lorsqu'ils sont en train de faire les travaux durs ou lorsqu'ils sont isolés. Par exemple, lors de l'enquête un enseignat a dit :

? « Nous avons constaté que les écoliers s'amusent avec les chansons et les comptines apprises en classe à n'importe quel moment et à n'importe quel endroit : en classe, à l'extérieur de la classe, dans la route ou dans l'autre endroit ».

Chanter selon les activités scolaires

À la fin du trimestre, les écoliers ont l'obligation de chanter pour être évalués dans le cours musical. Pendent cette période, plusieurs écoliers préfèrent chanter les chansons et les comptines apprises en classe car ils les aiment. En guise d'exemples, voici comment les enseignants enquêtés se sont exprimés à propos.

? « Lorsque l'enseignant fait bercer, réciter et chanter les chansons et les comptines aux écoliers, ces derniers finissent par les aimer.»

? « Les apprenants s'approprient des chansons et des comptines apprises en classe. Cela est observable lorsque nous sommes à la fin du trimestre au moment de l'expression musicale, ils répètent toutes les chansons et les comptines qu'ils connaissent.»

? « L'appropriation des chansons et des comptines par les apprenants se manifeste lorsque un enseignant ou un autre personne les demande de chanter. Ils le font tout de suite avec beaucoup de joie. »

L'écolier du premier cycle doit s'appripier les chansons et les comptines car il est capable de les mémoriser et de les retenir. Quand un enfant a maîtrisé un chanson ou une comptine, il le manifeste n'importe quand et n'importe où en la chantant.

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CONCLUSION GÉNÉRALE

Au terme de la recherche intitulée : « Place des chansons et des comptines dans l'apprentissage du français parlé en 1er cycle de l'école fondamentale au Burundi », il sied de passer en revue les grandes articulations. L'objectif était de mettre en évidence l'utilité de fonder l'apprentissage du français au premier cycle de l'école fondamentale au Burundi sur les chansons et les comptines françaises en vue du développement de l'expression orale. Concernant le plan de notre mémoire, c'est dans l'introduction où se trouve les questions de recherche, les hypothèses, l'objectif de la recherche, le choix et l'intérêt du sujet, la délimitation du sujet, la méthodologie du sujet et l'articulation. Cette partie nous a permis d'exposer les raisons qui ont milité en faveur du choix de ce sujet. Ce sujet abordé pose une problématique, pour être précis, nous avons formulé deux questions de recherches suivantes:

1. L'utilisation des chansons et des comptines françaises favoriserait-elle l'apprentissage du français parlé chez les écoliers du 1er cycle de l'ECOFO ?

2. Est-ce que les chansons et les comptines françaises sont des supports convenables pour stimuler le développement langagier de l'écolier du1er cycle de l'ECOFO ?

En se basant sur ces questions de la problématique, nous avons formulé deux hypothèses.

La première hypothèse est libérée ainsi, il est aisé pour un élève du 1?? cycle de l'école fondamentale, d'apprendre le français sur la base des chansons et des comptines françaises. La deuxième et la dernière hypothèse est formulée ainsi, les chansons et les comptines françaises sont des catalyseurs du développement de la compétence expressive en français chez les écoliers 1er cycle de l'école fondamentale.

Pour vérifier ces hypothèses nous avons effectué des recherches documentaires et une enquête. Tous ces étapes nous ont permis de rédiger les quatre chapitres.

En premier lieu vient élucidation, description et critique autours des concepts chansons et comptines françaises. En deuxième lieu, c'est la place des chansons et des comptines dans le développement de l'expression orale. En troisième lieu vient enquête menée sur l'utilisation des chansons et des comptines françaises dans l'apprentissage du français parlé en 1?? cycle de l'école fondamentale dans la Direction Communale d'Éducation de Ntahangwa.

Dans le premier chapitre, nous avons montré les origines, les définitions, les sortes des chansons et les comptines françaises

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Dans le deuxième chapitre de ce mémoire, il était question de montrer la place des chansons et des comptines dans le développement de l'expression orale. Nous avons découvert la place qu'elles occupent dans les manuels scolaires de l'école fondamentale burundaise. Cette place est minime que ce soit dans les écoles publiques ou que ce soit dans les écoles privées. Il n'y a pas dans les ouvrages les méthodes à utiliser lors de l'enseignement apprentissage du français à base chansons et des comptines sauf dans la première année de l'école publique. Malgré leur avantangeau niveau psycho-physiologique, langagier et socio-affectif. Il faut savoir que les obstacles aussi ne manquent pas du côté des matériels didactiques, des manuels scolaires, de la méthodologie à utiliser. Il y a également des obstacles pour les élèves et les enseignants.

Le troisième et le dernier chapitre est un chapitre pratique. Il montre la méthodologie d'enquête que nous avons adoptée. Nous avons montré l'échantillon à enquêter, c'est-à-dire certains enseignants de la Direction Communale d'Éducation de Ntahangwa.

Pour confirmer ou infirmer les hypothèses nous nous sommes basés sur les données receuillies lors de l'enquête. La première hypothèse a été vérifié par les résultats suivants:

En vérifiant la présence des chansons et les comptines françaises dans les manuels scolaires, nous avons constaté qu'elles existent avec le pourcentage de 100 %. Pour la première hypothèse, les enquêtés révèlent que ces chansons et ces comptines proposées sont adaptées à l'âge et aux goûts des apprenants avec le pourcentage de 79% d'enquêtés. Tous les enquêtés, soit 100 % ont confirmé que les écoliers aiment les chanter et les réciter. Mais malgrè leur importance, les enseignants soit 57% utilisent rarement les chansons et les comptines lors de l'apprentissage du français car 79% d'enquetés manquent les matériels didactiques et la méthodologie à utiliser.

Concernant la seconde hypothèse, les enquêtés ont comfirmé que les chansons et les comptines françaises améliorent la mémorisation chez apprenants. En se basant sur le tableau 16; les chansons et les comptines françaises favorisent la compréhension orale et l'expression orale, 50% l'ont confirmé. Avec la question ouverte, numéro 18, les enquêtés se sont exprimés en montrant que les chansons et les comptines favorisent la prononciation, l'articulation sans oublier l'augmentation du bagage lexical des écoliers. Ces derniers sont très importants dans le français parlé.

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Avec les réponses ouvertes relatant le bien-fondé de l'utilisation des chansons et des comptines, nous avons enregistré plusieurs réponses reparties dans ces groupes : il y a celles qui permettent la fixation des connaissances, le développement d'une culture générale et d'autres qui servent d'outils d'éveil chez les apprenants. Certes l'enquête nous a fourni des données répondant aux objectifs que nous nous sommes assignés. Bref, toutes les hypothèses sont confirmées.

Enfin, le premier cycle de l'école fondamentale au Burundi occupe une place considérable dans l'apprentissage du français car il peut être le début de la réussite, tout comme il peut être le commencement de l'échec. Il est alors nécéraire d'y mener des recherches.

Pour ce qui nous concerne, au cours de ce travail, nous avons rencontré plusieurs difficultés surtout le manque du temps et des documents car l'enseignement des chansons et des comptines n'est pas beaucoup pratiqué dans l'enseignement-apprentissage des langues au Burundi. C'est pour dire qu'il n'y a pas beaucoup des recherches déjà effectuées dans ce cycle. Nous n'avons pas pu toucher tous les points concernant les chansons et les comptines. C'est pourquoi nous invitons nos camarades à nous emboîter le pas en effectuant des travaux de recherche similaires au notre. Nous pouvons proposer un sujet démontrant « L'impact des chansons et des comptines dans le développement de l'éloquence de l'écolier de l'école fondamentale. »

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Ubushiranganji bw'indero n'inyigisho z'imyuga, 2019, Ndashikiriza ivyiyumviro mu mvugo mu nyandiko no mu bimenyetso/ igitabo c'umunyeshure, Bujumbura, Ubushikiranganji bw'indero n'inyigisho z'imyuga.

Ubushiranganji bw'indero n'inyigisho z'imyuga, 2019, Ndashikiriza ivyiyumviro mu mvugo mu nyandiko no mu bimenyetso/ igitabo c'umwigisha igice c'ambere, Bujumbura, Ubushikiranganji bw'indero n'inyigisho z'imyuga.

Ubushiranganji bw'indero n'inyigisho z'imyuga, 2019, Ndashikiriza ivyiyumviro mu mvugo mu nyandiko no mu bimenyetso/ igitabo c'umwigisha igice ca kabiri, Bujumbura, Ubushikiranganji bw'indero n'inyigisho z'imyuga.

VALENZUELA (O.), 2010, La didactique des langues étrangères et processus d'enseignement/apprentissage, in Synergie Chili no 6.

80

ANNEXES

ANNEXE I: LES CHANSONS DU CORPUS

1. « Promenons-nous »

Promenons-nous dans les bois

Pendant que le loup n'y est pas.

Si le loup y était,

Il nous mangerait,

Mais comme il n'y est pas,

Il ne nous mangera pas,

Loup, y es-tu ?

Que fais-tu ?

Entends-tu ?

Un seul élève (il fait le loup) répond

Je mets ma chemise !

Puis

Je mets ma culotte, ma veste, mes chaussettes,

mets bottes, etc.

Enfin

J'arrive».

Ministère de l'enseignement primaire et secondaire, (1990 :189), Pour apprendre le français /

langage lecture-écriture, Bujumbura, BER/EDICEF.

2. « Jeu de mains, jeu de vilainé »

Refrain

Jeu de mains, jeu de vilain

Devinez ce qu'on peut faire

Jeu de mains, jeu de vilain

Avec ses deux mains

On peut se gratter la tête

On peut se brosser les dents

On peut se frotter le ventre

On peut se frapper les cuisses

Refrain

81

On peut faire des marionnettes

On peut faire des moulinets

On peut faire des grosses lunettes

On peut faire un beau chapeau

Refrain

On peut se frotter les yeux

On peut faire un oreiller

On peut faire aussi bravo

PÉTINIAUD (A.), Comptines pour jeux de doigts et mains, https://www.ac-orleans-

tours.fr/fileadmin/user_upload/ia45/enseignements_et_p%C3%A9dagogie/Art_et_Culture/Musiq

ue/Ressources p%C3%A9dagogiques/Comptines/Comptine consulté le 11/7/2020.

3. Le numéro 3

De tous les numéros

1, 2, 3,4

De tous les numéros

Moi, j'aime bien le 3

De tous les numéros

1, 2,3, 4

De tous les numéros

Moi, j'aime bien le 3

3 petits chats

3 soldats

3 gros rats

3 ananas

3 avocats

Le numéro 3

3 petits chats

3 soldats

3 gros rats

82

3 ananas

3 avocats

Le numéro 3

GONCALVES (D.) et Lambert (M.), (2007:27), « Comptines et chansons », Ottawa, Centre

franco-ontarien de ressources pédagogiques.

4. « Alouette, gentille alouette

Alouette, je te plumerai

Je te plumerai la tête (bis)

Et la tête (bis)

Alouette (bis)

Ah !

(Refrain)

Je te plumerai le bec (bis)

Et la tête...

Je te plumerai les yeux (bis)

Je te plumerai le cou (bis)

Je te plumerai les ailes (bis)

Je te plumerai les pattes (bis)

Je te plumerai la queue (bis)

Je te plumerai le dos (bis) »

Ministère de l'enseignement primaire et secondaire, (1990 :115), Pour apprendre le français /

langage lecture-écriture/ livre du maître, Bujumbura, BER/EDICEF.

5. La chanson des jours de la semaine C'est la chanson des jours de la semaine C'est la chanson des jours de la semaine Quelle est la journée que tu aimes

Quelle est la journée que tu aimes

Lundi, mardi, mercredi, jeudi

C'est la chanson des jours de la semaine C'est la chanson des jours de la semaine

83

Quelle est la journée que tu aimes

Lundi, mardi, mercredi, jeudi, vendredi,

Samedi et... dimanche ! ! !

DINO (G.) et MARIANNE (L.), (2007 :24), Comptines et chansons, Ottawa, Centre franco-

ontarien de ressources pédagogiques.

84

ANNEXE II : LES COMPTINES DU CORPUS

1. « un, deux, trois,

un, deux, trois,

connais-tu Laure ?

connais-tu Sylvia ?

connais-tu Flora ?

quatre, cinq, six,

connais-tu Patrice ?

connais-tu Boris ?

connais-tu Fabrice ?

sept, huit, neuf,

allons sur le pont neuf

nous y serons neuf. »

Ministère de l'enseignement primaire et secondaire, (1990 :104), Pour apprendre le français /

langage lecture-écriture, Bujumbura, BER/EDICEF.

2. Avez-vous vu le tamanoir ?

Avez-vous vu le tamanoir ?

Ciel bleu, ciel gris, ciel blanc, ciel noir.

-- Avez-vous vu le tamanoir ?

OEil bleu, oeil gris, oeil blanc, oeil noir.

-- Avez-vous vu le tamanoir ?

Vin bleu, vin gris, vin blanc, vin noir.

Je n'ai pas vu le tamanoir !

Il est rentré dans son manoir

Et puis avec son éteignoir

Il a coiffé tous les bougeoirs.

Il fait tout noir

DESNOS (R.), (1985 :31),Chantefables et chantefleurs, bibliothèque numérique romande

http://ienhesdin.etab.ac-lille.fr/files/2014/02/animaux_jungle.pdf.

85

3. Bonjour les amis comment ça va?

« Bonjour les amis comment ça va ( deux fois)

Ça va bienm, ça va mal, ça va comment ci comme-ça. ( deux fois)

Bonjour mes amis, comment ça va ? »

« salut mes amis, comment ça va ( deux fois)?

Ça va bien, ça va mal ça va comme-ci comme-ça ( deux fois)?

« Bonsoir mes amis, comment ça va ( deux fois)?

Ça va bien, ça va mal, ça va comme -ci comme-ça

Bonsoir mes amis, comment ça va? » p. 259

Ubushikirangaji bw'indero n'inyigisho, (2019:259), Ndashikiriza ivyiyumvira mu mvugo, mu

nyandiko no mu bimenyesto, Bujumbura, CIEP.

4. « Frère Jacques

Frère Jacques

Dormez-vous

Dormez-vous

Sonnez-les matines

Sonnez-les matines

Ding, ding, dong... »

ALBAUT (C.), 2003, En allant chercher mon pain, Collectif Comptines de la langue française,

Seghers in https://www.data.ruedesecoles.com/CapConcours/Pdf/12po13el.pdf consulté le

24/07/2020.

5. Un animal, c'est bien normal

« Un animal, c'est bien normal

s'en va, s'en va à l'hôpital.

Le crapaud a mal au dos.

Le mouton a des boutons.

Le bélier est enrhumé.

La vieille ourse tousse, tousse.

chouette a mal à la tête.

Le lapin ne va pas bien.

86

La baleine a la migraine.

La grosse mouche se mouche.

La chatte a mal à la patte.

La grenouille se gratouille.

Le chien n'y voit plus très bien

et le mille -pattes boîte.

Les animaux, c'est rigolo

sont guéris....ce n'est pas trop tôt ! » (2004:9)

ROCARD (A.) et LEGOUPIL (G.), (2004 :9), La forêt de Clochepan , Bayeux in

https://www.leproscenium.com/Textes/TextesLa/LaForetDeClochpan.pdf consulté le
10/05/2020.

6. Pourquoi bois-tu de l'eau, petit oiseau ?

« Pourquoi bois-tu de l'eau, petit oiseau ?

Parce qu'il fait chaud.

Pourquoi manges-tu du pain, petit lapin ?

Parce que j'ai faim.

Pourquoi viens-tu me voir, Ami Lazare

Parce que j'ai peur quand il fait noir » (1990:80)

Ministère de l'enseignement primaire et secondaire, (1990 :80), Pour apprendre le français /

langage lecture-écriture, Bujumbura, BER/EDICEF.

7. Tourne tourne petit moulin

Tourne tourne petit moulin ou main, oiseau, poisson, moulin

Tourne tourne petit moulin

(la main droite tourne autour de la main gauche)

Frappent frappent petites mains

(on tape dans les mains)

Vole vole petit oiseau

(les mains en l'air miment le vol)

87

Nage nage petit poisson

(les deux mains jointes miment la nage d'un poisson)

Petit moulin a bien tourné

(la main droite tourne autour de la main gauche)

Petites mains ont bien frappé

(on tape dans les mains)

Petit oiseau a bien volé

(les mains en l'air miment le vol)

Petit poisson a bien nagé les deux mains jointes miment la nage d'un poisson) merci à Edith

RAM ARC-EN-CIEL, (2015:43), Les chants et comptines du R.A.M. arc-en-ciel, http://www.reseau-ram14.cafcaen.fr/IMG/pdf/Classeur_CHANTS_RAM_Arc_en_ciel_mise_a_jour_17_11_15_PD F. Consulté 15/2020.

8. Toc toc toc toc toc,

Qui frappe à la porte ?

Toc toc toc toc toc,

C'est le petit coq

Kokorico !

FUCHS (F.) et KALLMEYER (A.), (2013:47),La comptine à l'école maternelle, in

http://www.circ-ien-illfurth.ac-strasbourg.fr/wp-content/uploads/2012/01/La-comptine-

%C3%A0-l%C3%A9cole-maternelle1.pdf consulté 20/12/2019.

88

9. Petits poissons

Les petits poissons dans l'eau

Nagent, nagent, nagent, nagent, nagent.

Les petits poissons dans l'eau

Nagent aussi bien que les gros,

Les petits, les gros, nagent comme il faut.

Les gros, les petits nagent bien aussi.

Les petits moulins à vent,

Tournent, tournent, tournent, tournent, tournent.

Les petits moulins à vent,

Tournent aussi bien que les gros.

Les petits, les gros tournent comme il faut.

Le gros, les petits tournent bien aussi.

Les petits oiseaux là-haut

Volent, volent, .

Les petits enfants charmants

Dansent, dansent,

RAM ARC-EN-CIEL, (2015:15), Les chants et comptines du R.A.M. arc-en-ciel, http://www.reseau-ram14.cafcaen.fr/IMG/pdf/Classeur_CHANTS_RAM_Arc_en_ciel_mise_a_jour_17_11_15_PD F. Consulté 15/2020.

11. « Dans une année, il y a quoi ?»

Dans une année, il y a quoi ?

Il y a juste 12 mois...

Et dans un mois, pas de problème,

Il y a juste 4 semaines...

Dans une semaine, compte toujours,

Il y a juste 7 petits jour

Qui rentrent tous dans la semaine

Et les semaines font les mois,

Les mois font les années.

89

Tu peux compter et recompter : C'est ainsi et c'est comme ça : Il y a 7 jours dans la semaine.

12. Mes petites mains bougent

Mes petites mains bougent, bougent,

bougent, bougent,

bougent, bougent,

Mes petites mains bougent, bougent, comme ça:

Elles font bravo, Montent là-haut,

Frottent les yeux, Et disent adieu.

Mes petits pieds tapent, ...

Mes petits pieds tapent, tapent comme ça:

Un peu plus fort, Toujours plus fort,

Encore plus fort, Tout doucement.

BRULEY (M.-C.), 2016, Receuil d'enfatines de comptines, de jeux de doigts et de mains,

Grenoble, Centre des arts du récit.

13.Bonjour madame Lundi

Bonjour madame Lundi.

Comment va madame Mardi ?

Très bien, madame Mercredi.

Dites à madame Jeudi

De venir Vendredi

Pour danser Samedi

Et chanter Dimanche.

Bureau d'Éducation Rurale de Bujumbura, (1989 : 81), Pour apprendre le français / langage

1?année/ livre du maitre, Bujumbura, BER/EDICEF.

90

14. Un Cerf

Dans sa maison un grand cerf

Regardait par la fenêtre

Un lapin venir à lui

Et frapper chez lui

Cerf, cerf, ouvre-moi

Ou le chasseur me trouvera

Lapin, lapin, entre et viens

Me serrer la main

DINO (G.) et MARIANNE (L.), (2008 : 24), Comptines et chansons, Ottawa, Centre franco-

ontarien de ressources pédagogiques.

91

UNIVERSITÉ DU BURUNDI/

ÉCOLE NORMALE SUPÉRIEURE

MASTER CONJOINT EN DIDACTIQUE DU FRANÇAIS LANGUE

Objet : Questionnaire d'enquête

Préambule

Cher(e) enseignant(e) du premier cycle de l'école fondamentale,

Le présent questionnaire a été élaboré à votre intention dans le but de solliciter votre franche collaboration dans le but de rassembler les données dont nous avons besoin pour réaliser notre travail de fin d'étude de mastère sur le sujet: « La place des chansons et des comptines dans l'apprentissage du français parlé en 1?? cycle de l'école fondamentale au Burundi ». Nous sommes sûr et certain que votre part est considérable dans la collecte des données nécessaires. Nous vous invitons à lire toutes les questions en annexe et y répondre individuellement avec sincérité. Nous vous signalons qu'aucune réponse n'est mauvaise, toutes les réponses que vous allez nous répondre sont bonnes.

Consigne

1. Mettre une croix devant la réponse qui vous paraît convenable.

2. Répondez librement à toutes questions ouvertes. Si la place réservée à la réponse est insuffisante, veuillez utiliser le verso et marquer le numéro correspondant .

Pour vous garentir l'anonymat des réponses ne mettez pas votre nom sur le questionnaire . Espérant une entière participation pour la réussite de notre recherche, nous vous remercions d'avance .

Prosper NSHIMIRIMANA

92

NSHIMIRIMANA Prosper

UNIVERSITÉ DU BURUNDI/ ÉCOLE NORMALE SUPÉRIEURE

MASTÈRE CONJOINT EN DIDACTIQUE DU FRANÇAIS

LANGUE ÉTRANGÈRE MASTÈRE II

A/A : 2018-2019

QUESTIONNAIRE DESTINÉ AUX ENSEIGNANTS DU FRANÇAIS DU 1?? CYCLE DE L'ÉCOLE FONDAMENTALE

THÈME I. L'IDENTIFICATION DE L'ENQUETÉ

Question1. Quel est profil de formation?

École normale

Lycée pédagogique Humanités générales

Autre section

Qustion 2.Quel est votre Genre : masculin

Féminin

Question 3. Dans quelle classe enseignez-vous ? :

première année ? deuxième année ?

Question.4. Quel votre ancienneté : ans

THÈME II. OBSERVATION SUR LES MANUELS SCOLAIRES DU 1?? CYCLE DE L'ÉCOLE FONDAMENTALE

Question.5. Est-ce qu'il y a des chansons et des comptines dans les ouvrages du 1?? cycle de l'école fondamentale ?

Oui

Non

Question.6. Si oui, dans le livre du maître dans le manuel de l'élève partout dans ces livres

93

Question .7. Les chansons et les comptines proposées paraissent-elles :

adaptées à l'âge des écoliers ?

adaptées aux goûts des apprenants ?

adaptées à l'âge et aux goûts des apprenants ?

Question.8. Les chansons et les comptines proposées dans manuels scolaires sont en quantité

Suffisante Insuffisante

Question.9. Est-ce que vous trouvez les chansons et les comptines dans les ouvrages en déhors des manuels scolaires ?

Oui Non

THÈME3. L'APPRENTISSAGE DU FRANÇAIS À BASE DES CHANSONS ET DES COMPTINES FRANÇAISES

Question .10. Combien de fois les écoliers du 1?? cycle de l'école fondamentale apprennent le français à base des chansons et des comptines françaises ?

Souvent Rarement Jamais

Question.11. Quand vous utilisez les chansons et les comptines françaises pour apprendre le français, quels sont les moyens utilisés ?

Une poste radio Un Téléphone portable

Un Ordinateur portable Un Ordinateur de bureau

Rien

Autres outils, les quels .

Question.12. Est-ce que les écoliers aiment les chansons et les comptines françaises

Oui

Non

Question 13. Quand vous utilisez les chansons et les comptines françaises, les apprenants développent-ils

la prononciation ? l'articulation? la mémorisation ?
toutes les activités ?

94

THÈME IV. LA DIDACTISATION DES CHANSONS ET DES COMPTINES DANS L'ENSEIGNEMENT DU FRANÇAIS À L'ÉCOLE FONDAMENTALE

Question 14. Quand utilisez-vous les chansons et les comptines françaises dans lecoursdu français ?

Au début du trimestre au milieu du trimestre à la fin du trimestre
Partout dans le trimestre

Dites pourquoi ?

Question.15. Quelles sont les chansons et les comptines que vous jugez très

importantes

Question.16. Pourquoi ?

Question .15. Quelles sont les compétences que vous visez quand vous utilisez les chansons et les comptines françaises ?

Compréhension orale expression orale

Compréhension écrite expression écrite

Toutes les compétences

V. L'INFLUENCE DE LA PSYCHOLINGUISTIQUE DANS L'ENSEIGNEMENT-

APPRENTISSAGE DU FRANÇAIS DU 1?? CYCLE DE L'ECOLE FONDAMENTALE Question.17. D'une manière générale, quel est l'âge des écoliers du 1?? cycle de l'école fondamentale ?

Première année Deuxième année .

Question.18. Les écoliers du 1?? cycle de l'école fondamentale fournissent-ils des efforts pour répéter et bien articuler les consonnes ou les syllabes des mots ou expressions françaises?

95

Question.19. Selon vous, les apprenants du 1?? cycle de l'école fondamentale s'approprient-ils des chansons et des comptines françaises ?

MERCI DE VOTRE CONTRIBUTION






Extinction Rebellion







Changeons ce systeme injuste, Soyez votre propre syndic



"La première panacée d'une nation mal gouvernée est l'inflation monétaire, la seconde, c'est la guerre. Tous deux apportent une prospérité temporaire, tous deux apportent une ruine permanente. Mais tous deux sont le refuge des opportunistes politiques et économiques"   Hemingway