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Sous la direction de :
Pr.Rémy NDIKUMAGENGE
Mémoire présenté et défendu
publiquement en vue de l'obtention du Diplôme de Master en
Didactique du Français Langue Étrangère
UNIVERSITÉ DU BURUNDI ÉCOLE NORMALE
SUPÉRIEURE
MASTER EN DIDACTIQUE DU FRANÇAIS LANGUE
ÉTRANGÈRE
LA PLACE DES CHANSONS ET DES COMPTINES DANS
L'APPRENTISSAGE DU FRANÇAIS PARLÉ AU PREMIER CYCLE DE
L'ÉCOLE FONDAMENTALE AU BURUNDI
Par
Prosper NSHIMIRIMANA
Bujumbura, septembre 2020
i
i
DÉDICACE
À mes parents;
À mes soeurs et frère, Alice, Claudine, Sandrine et
Félix; À ma tante Félicité.
Que ce travail soit votre fierté.
ii
REMERCIEMENTS
Au terme de ce travail de fin de master, c'est pour nous un grand
honneur d'exprimer nos sincères remerciements au Pr. Rémy
NDIKUMAGENGE, pour nous avoir encadré, orienté, aidé et
conseillé tout au long de ce travail de recherche malgré ses
multiples obligations.
Nos remerciements vont également à tous les
enseignants de master de l'Université du Burundi et de l'École
Normale Supérieure qui ont assuré notre formation durant les deux
ans.
À tous les enquêtés qui nous ont fournis des
informations et à tous les administratifs pour nous avoir guidé,
nous leurs disons merci.
À la famille de Maître Fidèle NINDAGIYE, de
monsieur Sévérin NDIWENUMURYANGO, de monsieur NDARAMA Jean
Claude, de madame Angèle NTAKIRUTIMANA et de madame Jacqueline BUCUMI
qui nous ont aidés matériellement et moralement, nous leur disons
merci. Que nos camarades de classe trouvent à travers ces pages
l'expression de gratitude pour leur collaboration dans la préparation de
ce travail.
Et enfin, nous remercions tous les membres du jury d'avoir
accepté de juger et d'évaluer ce modeste travail.
NSHIMIRIMANA Prosper
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LISTE DES TABLEAUX
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iii
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Tableau 1. Les établissements de Buterere
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39
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Tableau 2. Les établissements de Cibitoke
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39
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Tableau 3. Les établissements de Gihosha
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40
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Tableau 4. Les établissements de Kamenge
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.40
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Tableau 5. Les établissements enquetes de Kinama
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41
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Tableau 6. Les établissements enquêtés dans
la zone de Ngangara
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.41
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Tableau 7. Les écoles enquêtées sont les
suivantes
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..43
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Tableau 8. Profil de formation
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.45
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Tableau 9. Genre des enquêtés
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.46
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Tableau 10. L'ancienneté des enquêtés
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..47
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Tableau 11. La présence des chansons et des comptines dans
les ouvrages du 1?? cycle de l'école
fondamentale ..48
Tableau 12. La quantité des chansons et des comptines dans
les manuels scolaires 49
Tableau 13. Le goût des chansons et des comptines
proposées 50
Tableau 14: Le choix des chansons et des comptines en dehors des
manuels scolaires 51
Tableau 15. L'usage des chansons et des comptines
françaises ..52
Tableau 16. Les outils utilisés dans l'apprentissage des
chansons et des comptines 53
Tableau 17. L'attraction des écoliers envers les chansons
et les comptines françaises 54
Tableau 18. L'objectif de l'usage des chansons et des comptines
françaises dans l'apprentissage
du français .55 Tableau 19. Le moment de l'utilisation
des chansons et des comptines dans le cours du français
dans le trimestre 56 Tableau 20. Les compétences
visées lors de l'utilisation des chansons et des comptines
françaises .64
Tableau 21. L' âge des écoliers du 1??cycle de
l'école fondamentale ..66
iv
LISTE DES SIGLES ET ABRÉVIATIONS
1?? : Premier
2? : Deuxième
AL : Autres
BER : Bureau d'Éducation Rurale
CE1 : Cours Élémentaire première
année
CLÉ : Centre Linguistique pour Étrangers
CP : Cours Préparatoire
DCE : Direction Communale d'Éducation
ECOFO : École Fondamentale
EDICEF : Éditions Classiques d'Expression
Française
N° : Numéro
PUF : Presses Universitaires de France
TFO : Télévision Franco Ontarien
v
RÉSUMÉ
Les chansons et les comptines, par leurs aspects ludiques,
jouent un rôle important dans l'apprentissage du français langue
étrangère. Cependant les enseignants les utilisent rarement.
L'objectif de ce travail est de mettre en évidence leur utilisation au
premier cycle de l'école fondamentale au Burundi. Selon les recherches
effectuées, les chansons et comptines existent dans les manuels mais en
quantité insuffisante. Elles sont utilisées pour améliorer
le français parlé des écoliers, c'est-à-dire elles
permettent la mémorisation des vocabulaires, l'enchainement des mots, la
bonne prononciation, etc. Elles sont des supports convenables pour stimuler le
développement langagier des apprenants de la première et la
deuxième année de l'école fondamentale. Mais les
enseignants les utilisent rarement malgré suite à plusieurs
difficultés à savoir leur insuffisence dans les manuels
scolaires, le manque des matériels didactiques. Il ne faut pas oublier
que les enseignants de ce cycle ne sont pas formés pour l'enseignement
de la musique. Grâce à l'enquête par questionnaire, nous
avons avons constaté que les chansons et les comptines sont favorables
pour l'apprentissage du francais parlé pour les écoliers du
premier cycle de ECOFO. Elles sont également de supports convenables
pour stumiler le développement langagièr chez écoliers de
ce cycle.
Mots clés : Chansons, les comptines,
apprentissage, français parlé et premier cycle.
ABSTRACT
Songs and rhymes, by their playful aspects, have an important
role in learning french as a foreign language. However, teachers rarely use
them. The objective of this work is to highlight their use in the first cycle
of fundamental school in Burundi. According to research, songs and nursery
rhymes exist in textbooks but in insufficient quantity. They are used to
improve the spoken french of schoolchildren, that is to say they allow the
memorization of vocabularies, the sequence of words, the correct pronunciation,
etc. They are suitable supports for stimulating the language development of
learners in the first and second years of basic school. But teachers rarely use
them despite following several difficulties, namely their insufficiency in
textbooks, the lack of teaching materials. It should be remembered that
teachers in this cycle are not trained to teach music. Thanks to the
questionnaire survey, we found that the songs and rhymes are favourable for the
learning of spoken french for ECOFO undergraduate schoolchildren. They are also
suitable supports for storing language development in schoolchildren in this
cycle.
Keywords : Songs, nursery rhymes, learning,
spoken french and first cycle.
vi
TABLE DES MATIÈRES
DÉDICACE i
REMERCIEMENTS ii
LISTE DES TABLEAUX iii
LISTE DES SIGLES ET ABRÉVIATIONS iv
RÉSUMÉ v
ABSTRACT v
TABLE DES MATIÈRES vi
INTRODUCTION GÉNÉRALE 1
1. Contexte et intérêt du sujet 1
2. Objectif de la recherche 3
3. Délimitation du sujet 4
4. Problématique 7
5. Hypothèses 7
6. Méthode de la recherche 8
7. Articulation 8
CHAPITRE.I. ÉLUCIDATION, DESCRIPTION ET CRITIQUE AUTOUR
DES 9
CHANSONS ET DES COMPTINES FRANÇAISES 9
I.1. Les acceptions des chansons et des comptines
françaises 9
I.1.1. Origine des chansons françaises 9
I.1.2. Origine des comptines françaises 11
I.1.3. Définition des chansons et des comptines
françaises 11
I.2. Description des chansons et des comptines 13
1.2.1. La description des chansons françaises 13
I.2.2. Description des comptines françaises 16
vii
I.3. Les caractéristiques des chansons et des
comptines 19
I.3.1. Le caractère répétitif
19
I.3.2. Les onomatopées 19
I.3.3. Les mimes et les gestes associés aux
paroles 20
CHAPITRE
II. LA PLACE DES
CHANSONS ET DES COMPTINES DANS LE 21
DÉVELOPPEMENT DE L'EXPRESSION ORALE
21
II.1. La place des chansons et des comptines dans
l'enseignement du français langue
étrangère 21
II.2. La place des chansons et des comptines dans les
manuels scolaires de l'école
fondamentale burundaise
23 II.2.1. La présence des chansons et des comptines
au 1?? cycle de l'école fondamentale
publique et privée
24 II.2.1.1. Les chansons et les comptines dans les manuels
de l'école fondamentale publique 24
II.2.1.2. Les chansons et les comptines dans les
manuels de l'école fondamentale privée 27
II.3. Les critères dans le choix des chansons
et des comptines comme support de 28
l'enseignement du français 28
II.4. Les avantages des chansons et des comptines
dans l'enseignement du français 30
II. 4.1. Niveau psycho-physiologique 31
II. 4.2. Niveau langagier 32
II.4.3. Niveau socio-affectif 33
II.5. Les obstacles de l'utilisation des chansons et
des comptines à l'école fondamentale 35
II.5.1. Les obstacles liés aux matériels
didactiques 35
II.5.2. Les obstacles liés aux écoliers
36
II.5.3. Les obstacles liés aux enseignants
36
viii
CHAPITRE. III.
LA MÉTHODOLOGIE DE LA RECHERCHE 38
III.1. Méthodologie de l'enquête
38
III.1.1. Délimitation du terrain
d'enquête et de la population d'enquête 38
III.1.2. Détermination de la population
d'enquête 42
CHAPITRE IV. LES RÉSULTATS DE L'ENQUÊTE,
ANALYSE ET INTERPÉTATION
45
IV.1. Identification de l'enquêté
45
IV.2. Observation sur les manuels scolaires du 1??
cycle de l'école fondamentale 48
IV.3. L'apprentissage du français à
base des chansons et des comptines françaises 51
IV.4. Didactisation des chansons et des comptines
dans l'enseignement du français à
l'école fondamentale 56
CONCLUSION GÉNÉRALE 70
ANNEXES 80
1
INTRODUCTION GÉNÉRALE
1. Contexte et intérêt du
sujet
L'être humain communique essentiellement par le biais du
langage. Ce dernier désigne la faculté que nous avons
d'échanger les idées entre nous et d'exprimer nos pensées
d'une manière réciproque au moyen de la parole. Cet
échange peut être réalisé dans une langue
donnée, soit en langue maternelle, soit en langue seconde ou soit encore
en langue étrangère en fonction de degré de maîtrise
de l'outil langagier. La maîtrise de cet outil est conditionnée
par la manière dont la langue de communication (le français) est
enseignée / apprise. L'analyse des manuels de l'école
fondamentale et post-fondamentale révèle des
éléments que les concepteurs de ces manuels ont
déconsidérés alors qu'ils sont importants dans
l'enseignement-apprentissage du français comme langue parlée.
Nous pouvons citer entre autres les bandes dessinées, les
récitations, les poèmes, les chansons et les comptines. Parmi ces
éléments, nous avons choisi les chansons et les comptines
françaises pour en faire l'objet de notre travail de fin de
mastère parce qu'elles permettent aux apprenants de faire les
enchaînements des mots, d'améliorer leurs prononciations, leurs
articulations, de maîtriser l'intonation en langue française, etc.
Nous
partageons l'idée avec Jean Pierre NGENDANZI et Denis
MINANI qui dit (1999 :7) :« L'éducation musicale ainsi
comprise vise non seulement à donner à l'enfant des
compétences techniques et des connaissances, mais aussi à
éveiller et à forger sa propre personnalité en
enrichissant sa capacité à s'exprimer, à communiquer par
le son, à recevoir, à réagir de façon autonome et
personnelle».
Les chansons et les comptines relèvent des aspects
ludiques et sont à ce titre de nature à augmenter la motivation
des élèves. Elles permettent aux apprenants de mémoriser
des mots nouveaux, des expressions et des phrases couramment utilisés
dans la communication orale ou écrite. C'est la raison pour laquelle
elles aident les élèves à acquerir des compétences
langagières.
2
Le Burundi a élaboré un nouveau système
éducatif, il a décidé à travers un
communiqué de presse de la réunion du conseil des ministres du
mercredi 12 décembre 2018, (2018:3) que :
« En première année, seront
enseignés le Kirundi à l'écrit et le Français
à l'oral,
· Le Français sera enseigné avec recours
à l'écrit à partir de la deuxième
année,
· L'Anglais sera intégré à
partir de la troisième année d'abord à l'oral puis
à l'écrit à partir de la cinquième
année,
· Le Kiswahili sera introduit en cinquième
année à l'oral avant une intégration de l'écrit
sixième année,
· Une transition linguistique de l'enseignement du
Kirundi au Français dans les disciplines des Mathématiques et des
Sciences et Technologies va commencer à partir de la quatrième
année pour préparer l'enfant à l'enseignement en
Français à partir de la cinquième année.
»
Pour donner plus d'éclaircissement sur l'enseignement
des langues, «Le kirundi et le français sont des langues
enseignées à partir de la première année de
l'enseignement fondamental tout en respectant les spécificités de
l'apprentissage de chaque langue» (selon Decret N° 100/078 du 22 Mai
2019 portant la fixition des langues d'enseignement et échelonnement des
langues enseignées à l'école fondamentale, Article 6 :2).
Pour donner plus de précisions, le même source ajoute que (Article
5 : 2): « Le français est la langue d'enseignement à
partir du troisième cycle du fondamental sauf pour l'Entrepreneuriat,
Sciences humaines, Arts et EPS qui sont enseignés en Kirundi.»
Alors, pour que l'apprentissage du français en 1?? cycle de
l'école fondamentale au Burundi soit réalisé efficacement,
l'enseignant doit recourir à tous les moyens susceptibles de favoriser
les élèves pour ainsi arriver aux objectifs
préétablis. Ces moyes sont les dessins animés, les images,
les jeux, les poèmes y compris les chansons et les comptines. D'une
manière générale, les chansons et les comptines ont un
apport linguistique important. Nous pouvons le regarder dans les
différents points de vue : elles peuvent être utilisées
pour développer les quatre compétences langagières,
à savoir la compréhension orale, l'expression orale, la
compréhension écrite et expression écrite.
Les chansons et les comptines peuvent être
exploitées de nombreuses manières : l'enseignant peut
entraîner les apprenants en grammaire, en phonétique, en syntaxe,
en vocabulaire étant donné que les chansons sont des documents
authentiques que nous utilisons dans la vie de tous les jours.
3
L'utilisation des chansons et des comptines comme support
d'apprentissage du français présente un effet
bénéfique à la mémoire de l'apprenant, en
particulier à la mémorisation des structures grammaticales, des
formes verbales, des prépositions ou par exemple des genres de mots
(féminin, masculin). Aussi le vocabulaire est évidemment beaucoup
plus facile à mémoriser avec les chansons et les comptines
qu'avec une simple liste des expressions.
Comme chaque écoute, les chansons et comptines
permettent de découvrir les expressions présentées dans le
contexte authentique, ce qui aide à leur compréhension, à
la fixation et ensuite à leur utilisation dans la phrase.
Le sujet des chansons et des comptines françaises est
sujet bien traité par plusieurs chercheurs de certains pays
francophones. Nous citons par exemple un mémoire intutilé
« La comptine comme support pédagogique pour
l'amélioration de la prononciation du son [y] dans l'enseignement
/apprentissage du FLE. Cas des apprenants de la 3ème année
primaire École de Bakri Lakhdhar-Ouled Derradj- M'sila »de
BAKRI Aicha. En effet, l'auteur nous montre comment les comptines peuvent aider
les écoliers à bien prononcer le son [y].
Autre mémoire est intitulé « La chanson
pour enseigner le français au collège » de Boundaoui
Sihem de et Bounouar Dyhia. Ces dernières montrent que les chansons sont
des documents authentiques efficaces dans le développement des quatre
compétences langagières.
Cela nous a poussé d'effectuer des recherches dans les
différentes bibliothèques de l'Université du Burundi et de
celle d'École Normale Supérieure pour voir qu'il y a des
recherches pareilles déjà effectuées, mais nous n'avons
pas pu trouver au moins un mémoire qui a été mené
sur le sujet des chansons et des comptines dans l'enseignement apprentissage du
français au Burundi. Cela nous a poussé de continuer notre
travail.
2. Objectif de la recherche
L'objectif de cette recherche est de mettre en évidence
l'intérêt de l'utilisation des chansons et des comptines
françaises comme support d'apprentissage du français au
1er cycle de l'école fondamentale au Burundi.
4
3. Délimitation du sujet
Au Burundi, l'école fondamentale est subdivisée
en quatre cycles. Cela peut être lu dans la Loi N°1/19 septembre
2013 portant sur l'organisation de l'enseignement de base et secondaire
(2013:3) qui nous dit que,
« L'enseignement fondamental (...) qui est
organisé sur neuf ans et comportant quatre cycles répartis comme
suit :
Le premier cycle (1?? et 2? année)
Le deuxième cycle (3? et 4? année)
Le troisième cycle (5? et 6? année)
Le quatrième cycle (7?, 8? et 9? année).
»
Il est très important de connaître que dans le
système éducatif burundais, certains élèves peuvent
débuter l'enseignement formel à l'école maternelle ou
à l'école fondamentale. La première catégorie
d'élèves est beaucoup observable dans les écoles
privées. La seconde catégorie d'élèves
débute leurs études dans la première année de
l'école fondamentale surtout dans les écoles publiques. Loin de
nous est l'idée d'apporter une distinction entre l'école
privée et l'école publique. Mais ce dont nous sommes convaincu,
c'est qu'une bonne maîtrise du français dès le premier
cycle de l'école fondamentale est le templin de la réussite dans
l'enseignement-apprentissage du français car le français est la
matière et/ ou langue d'enseignement dans le système
éducatif burundais d'une manière générale.
Autrement dit les écoliers du premier cycle ont besoin d'une attention
particulière pour s'habituer à bien parler la langue
française. Cela nous amène à penser à la
littérature et à la didactique du français. En se
focalisant sur l'idée de Jean-Michel PERRONNET (2005 : 427)
«L'espace littéraire est également un espace de plaisir
et de liberté qui invite à l'épanchement de
l`affectivité, de la sensibilité, et au déploiment de
l'imaginaire ». La littérature permet donc aux apprenants de
mieux penser, de s'exprimer et d'être actifs et créatifs pendant
l'apprentissage du français. Nous évoquons ici un sujet de
littérature car elle est l'ensemble des oeuvres écrites ou orales
d'une nationalité donnée. Or nous allons utiliser les chansons et
les comptines écrites de la langue française. Ces
dernières vont permettre aux apprenants d'acquérir des savoirs et
de savoir-faire sur le langage, sur la langue et sur la communication.
5
S'agissant de la didactique du français, c'est une
discipline scientifique qui suit la méthodologie, les principes et les
méthodes qui régissent l'enseignement du français. Selon
Jean-François Halte (2000:15), « L'objet de la didactique du
français est l'ensemble des problèmes que pose la transmission et
appropriation des savoirs et savoir-faire de la matière française
».
La didactique du français mène des recherches et
des innovations qui doivent justement influencer la formation des enseignants
et permettre de mieux comprendre les difficultés des apprenants. C'est
une discipline scientifique qui permet la discussion sur la
méthodologie, les théories, les principes et les méthodes
qui régissent l'enseignement et apprentissage du français. Il
faut savoir que la didactique du français englobe plusieurs domaine
à savoir la didactique du français langue maternelle (DFLM), la
didactique du français langue seconde (DFLS) et enfin la didactique du
français langue étrangère (DFLE).
Premièrement, une discipline qui s'occupe de
l'enseignement du français en tant que langue maternelle est
appelée la didactique du français langue maternelle. C'est
à travers les pratiques de la langue ; en l'écoutant, en la
lisant, en la parlant, et en l'écrivant que les enfants apprennent pour
la première fois une langue de son entourage. Là, nous
convergeons sur une même idée avec Cuq et Gruca (2002 : 92) qui
disent que « La diversité des pratiques sociales autorise
à appeler langue maternelle, la langue de la mère, du
père, de la famille... bref du premier groupe social dans lequel
l'enfant développe ses capacités langagières
».
Il faut alors comprendre que le français est une langue
maternelle pour les personnes qui l'acquièrent en premier lieu avant les
autres langues.
Il faut noter qu'un apprenant peut avoir une langue maternelle
différente de celle de ses parents surtout quand il vit
séparément avec ses parents ou dans une communauté qui
parle une langue différente de celle de ses parents. Cela est
fréquent dans la ville de Bujumbura car il y a plusieurs langues
parlées à savoir le kirundi, le kiswahili, le français,
etc.
Deuxièmement, une langue est dite seconde quand elle
n'est pas maternelle. C'est une langue apprise surtout à l'école
ou dans une formation. Elle sert de moyen de communication en plus de langue
maternelle. MUSANJI Ngalasso-Mwatha (1992 : 30-31) a écrit que
« le français est considéré comme une langue
seconde partout où, bien que langue étrangère, il est
langue officielle et utilisée, à ce titre de façon
privilégiée».
Nous pouvons alors dire que les apprenants qui sont
concernés par la didactique du français langue seconde sont
généralement en situation de pluralité des langues et le
plus souvent issus de sociétés dans lesquels ne sont
qu'exceptionnellement confrontés à l'écrit.
6
Troisièmement et dernièrement, le
français peut être défini comme une langue
étrangère, à la lumière de (Cuq &Gruca, 2003)
cités par Rémy NDIKUMAGENGE (2015 : 9) : «Le
français est une langue étrangère pour tous ceux qui, ne
le reconnaissant pas comme langue maternelle, entrent dans un processus plus ou
moins volontaire d'appropriation et pour tous ceux qui, qu'ils le reconnaissent
ou non comme langue maternelle, en font l'objet d'un enseignement à des
parleurs non natifs ».
Grâce à ces définitions, nous constatons
que pas mal des écoliers de l'école fondamentale sont dans une
situation où le français est à la fois langue
étrangère et seconde. Nous disons tout cela car le kirundi est
une langue parlée partout dans notre pays sauf quelques exceptions, au
moment où le français est une langue parlée uniquement par
les gens instruits. Le moyen le plus rapide pour connaître cette langue
pour les écoliers du 1er cycle de l'école
fondamentale, c'est l'utilisation des techniques adéquates. Or
grâce à une analyse des manuels scolaires que nous avons
effectué dans enseignement-apprentissage du français à
l'école fondamentale et post-fondamentale dans le cadre du cours
intitulé Théories didactiques et analyse de manuels,
nous avons constaté qu'il y a la carence des supports favorisant la
compréhension orale et expression orale. C'est pourquoi nous nous sommes
intéressés par le premier cycle de l'école fondamentale,
c'est-à-dire la première et la deuxième année. Nous
allons faire une enquête dans la Direction Communale de
l'Éducation de NTAHANGWA pour deux raisons. Premièrement, c'est
la question des moyens. Comme le master en didactique du français langue
ètrangère est organisé par l'Université du Burundi
et l'École Normale Supérieure situées dans la ville de
Bujumbura, cela nous a obligé d'habiter dans l'une des communes de
Bujumbura-mairie (Ntahangwa). Comme dans la Direction Communale de
l'Éducation de NTAHANGWA il y a des institutions publiques et
privées, de l'école maternelle jusqu'à
l'Université, alors nous avons décidé d'y effectuer
l'enquête car il est possible d'y trouver une population à
enquêter. Le profit est d'utiliser le minimum de moyen possible.
Deuxièmement et dernièrement, c'est une question du temps. En
effet, nous avons commencé à rédiger notre mémoire
dépuis la première année de notre master.
Cela pour dire qu'il étais question de suivre les
autres cours et de rédiger en même temps. Alors pour ne pas
gaspiller du temps en allant faire des recherches et l'enquête dans les
provinces, nous avons décidé de le faire dans la Direction
Communale de l'Éducation la plus proche possible. Ces deux raisons nous
ont empêché d'avoir autre choix. Ce qui est très importent,
c'est d'arriver aux résultats escomptés.
7
4. Problématique
Au Burundi, l'utilisation de la langue française dans
la communication n'est pas évidente chez les apprenants de
l'école fondamentale en général, et chez les
élèves de la 1?? et de la 2e année en
particulier. La cause de cet état de fait n'est pas le manque de
volonté de la part des écoliers mais elle est liée
à une série de facteurs dont la mauvaise prononciation, le bagage
lexical insuffisant, l'intonation qui laisse à désirer à
quoi s'ajoute le degré bas de mémorisation. Dans ces conditions,
beaucoup d'élèves suivent passivement les leçons portant
sur le français qui est dispensé en classe. Nous avons donc
réfléchi sur la manière que l'enseignant utilise pour
enseigner le français au 1er cycle de l'ECOFO , qui se base
essentiellement sur la pratique de l'oral par stimulation et
répétition, l'enseignant est en situation qui lui permette de
choisir des activités, à fonction récréative et
ludique, autour des supports oraux, comme les chansons et les comptines, qui
ont une place importante dans l'apprentissage du français parlé.
Avant l'entrée à l'école, les chansons et les comptines
créent un lien privilégié entre la mère et son
enfant et ce lien se poursuit dans le cadre scolaire entre l'enseignant et
l'écolier.
Elles plaisent parleur caractère ludique mais elles
sont aussi un moyen pour les enfants, d'entrer dans le cadre de la
mémorisation et l'apprentissage grâce à leurs
caractéristiques: les sons, les rimes et le rythme musical. C'est dans
cette optique que nous axons notre réflexion sur les questions de
recherche formulées de la manière suivante :
1. L'utilisation des chansons et des comptines
françaises favoriserait-elle l'apprentissage du français
parlé chez les écoliers du 1er cycle de l'ECOFO ?
2. Est-ce que les chansons et les comptines françaises
sont des supports convenables pour stimuler le développement langagier
de l'écolier du1er cycle de l'ECOFO ?
5. Hypothèses
Partant du principe que l'apprentissage d'une langue
nécessite généralement de prérequis, nous formulons
les hypothèses suivantes :
1. Il est aisé, pour un élève du 1??
cycle de l'école fondamentale, d'apprendre le français sur la
base des chansons et des comptines françaises.
2. Les chansons et les comptines françaises sont des
catalyseurs du développement de la compétence expressive en
français chez les écoliers 1er cycle de l'école
fondamentale.
8
6. Méthode de la recherche
Pour rédiger un travail scientifique, le chercheur
doit se baser sur les recheches déjà faites. Il doit utiliser
certaines méthodes utilisées par ses prédecesseurs si ces
méthodes cadrent bien à son travail. ANTOINE Léon donne
son avis en disant que (1977 : 38): « Le choix des téchniques
dans la collecte des données est étroitement lié au
phénomène étudié». C'est pour cette
raison que nous allons consulter les ouvrages, les mémoires, les
documents officiels, les dictionnaires, les encyclopédies, les sites
internets (...) dans le but de trouver toutes les informations utiles pour
notre recherche. Enfin, nous allons également effectuer une
enquête pour collecter les données sur le terrain. Nous savons que
les techniques que nous pouvons utiliser sont nombreuses mais elles ne sont pas
profitables à même temps. Mais nous sommes obligé de
choisir au moins une être elles qui va nous permettre de découvrir
la place des chansons et des comptines dans l'apprentissage du français
parlé au premier cycle de l'ECOFO dans le DCE Ntahangwa.
7. Articulation
Notre mémoire de fin d'étude de Mastère
II est constitué de trois chapitres. Le premier chapitre concerne
l'élucidation, description et critique autour des chansons et des
comptines françaises. Le deuxième chapitre traite de la place des
chansons et des comptines dans le développement de l'expression orale.
Le troisième chapitre se borne sur la méthodologie de la
recherche. Le quatrième et le dernier chapitre se focalise sur les
résultats de l'enquête, analyse et l'interprétation.
L'enquête sera effectué dans la Direction Communale de
l'Éducation Nationale de NTAHANGWA dans le premier cycle de
l'école fondamentale.
9
CHAPITRE.I. ÉLUCIDATION, DESCRIPTION ET
CRITIQUE AUTOUR DES CHANSONS ET DES COMPTINES FRANÇAISES
Dans ce chapitre, nous élucidons, nous décrivons
et nous critiquons les termes clés du sujet à savoir les chansons
et les comptines françaises. Il est également question de montrer
l'origine, les définitions et les caracteristiques de ces termes
clés.
I.1. Les acceptions des chansons et des comptines
françaises
Les chansons et les comptines françaises sont des
conceptes presques similaires. Une chanson ou une comptine est une oeuvre
musicale composée d'un texte et d'une mélodie destinée
à être interprétée par la voix humaine. Cette
interprétation peut se faire avec accompagnement instrumental ( guitare,
piano, sifflet, tambour ou battement de mains), ou sans instruments musicaux
autrement-dit a cappella. Elle peut être une voix d'une personne ou de
plusieurs personnes comme dans une chorale. Cependant, les comptines sont des
chansons ou des formulettes enfantines amusantes, toujours rythmées mais
qui peuvent être soit parlées, soit chantées ou soit encore
recitées.
I.1.1. Origine des chansons françaises
Le terme chanson est très connu dans l'histoire de la
littérature française, il y a longtemps. Les chansons sont
liées au contexte social et culturel. Nous pouvons donner l'exemple des
chansons traditionnelles. Voilà par exemple une
énumération de ces chansons dites traditionnelles établies
par Michel POUGEOISE (2006 : 97)
« Les reverdies « qui chantent
le retour du printemps, les pastourelles (qui évoquent
dans un cadre bucolique les amours des chevaliers et des bergères), les
malmariées (qui racontent le chagrin de jeunes
épouses(...)) les aubes (chansons d'aube ou albas, qui
déplorent l'arrivée de l'aube annonçant le départ
de l'amant) et les sérénades (composées
en principe pour être jouée en plein air et la nuit sous les
fenêtres de la Dame) (...). Cantilène, chant
polyphonique à trois voix. »
10
Nous ne voulons pas développer ces différentes
sortes de chansons dans le présent travail car elles ne concernent pas
les écoliers du premier cycle de l'école fondamentale. Il existe
aussi d'autres chansons classiques qui se sont marquées dans la
littérature française. Il s'agit de chanson de Roland (cette
chanson relate l'histoire de Roland qui est le héros dans cette chanson.
Il est également le neveu de Charlemagne le roi de la France), chanson
satirique, chansons de trouvères (c'est un art qui nous renseigne sur ce
que pouvait être les chansons populaire de XV siècle), chansons de
chevalerie (ce sont des chansons produites par des chevaliers pour montrer
leurs loyautés, leurs vaillances, etc.), chanson de geste (Une chanson
de geste est destinée à être chantée devant le
public large, populaire ou noble vers la fin du XI siècle. L'auteur de
cette chanson est anonyme), etc. Chacune de ces chansons avait sa signification
selon son objectif. En guise d'exemple, voilà comment Jean de Grouchy
cité par Michel POUGEOISE (2006 : 96), définit la chanson de
geste.
« Nous appelons chanson de geste un chant dans lequel
sont rapportées les actions des héros et des oeuvres de nos
ancêtres, de même que la vie et le martyre des saints ou les
souffrances endurées par les figures de l'histoire pour la
défense de la foi et de vérité (...). Il faut faire
entendre ce genre de chansons aux personnes âgées, aux
travailleurs et aux gens de condition modeste(...) afin qu'en apprenant les
misères et les calamités des autres, ils supportent plus
facilement les leurs. »
La compréhension de ces chansons ci-haut citées
demande une certaine maturité. D'où, nous ne voulons pas les
développer car elles ne peuvent pas être l'objet d'apprentissage
pour les apprenants du 1?? cycle de l'école fondamentale au Burundi.
Autrement-dit, elles sont compliquées par rapport à la
connaissance des apprenants qui débutent leurs études. Nous nous
sommes intéressés aux chansons qui peuvent améliorer la
maîtrise du français de ces écoliers. C'est juste pour
montrer qu'il existe plusieurs sortes des chansons traditionnelles ou
classiques qui se sont marquées dans l'histoire de la littérature
française. BERBER Chahineze s'exprime à propos de l'histoire de
chansons dans l'enseignement en disant que (2016 : 24): « L'histoire
de la chanson en classe du français langue étrangère,
commence à la fin des années 50. A l'époque,
l'interprétation des écrits littéraires était
encore en mode dans les cours de langue. »
C'est par après que les experts ont commencé
à faire des recheches pour étudier l'importance des chansons dans
l'enseignement du français langue étrangère. Et ils ont
fini par les intégrer dans enseignement- apprentissage.
11
I.1.2. Origine des comptines
françaises
Il est tellement difficile de définir les comptines
françaises. Ces dernières appartiennent au patrimoine oral.
Auparavant, elles se transmettaient de bouche à l'oreille, de
génération en génération et de parent à
l'enfant. Ce dernier jouait un rôle remarquable dans la survie des
comptines car il gardait jalousement les comptines chantées par ses
parents ou ses ainés au moment où ils sont en train de le
consoler. Devenu adulte, il les récitait à ses descendants, c'est
les mères qui chantent pour calmer leurs enfants.
Auparavant, les comptines étaient donc utilisées
comme des berceuses qui sont déstinées à consoler les
enfants en train de pleurer ou voulant dormir. Les comptines ont
été introduites dans l'enseignement petit à petit
après avoir découvert leurs avantages.
Comme TAIBI Saida le dit (2019 : 7), « En France dans
les années 1922, le mot comptine apparait dans le dictionnaire
français, qui est défini comme formule primordiale dans
l'enseignement maternel et primaire. Entre 1931 et 1932, les comptines apprises
par les enfants ou leurs parents ou encore par leurs grands-parents, ont
été collectées et copiées dans les manuels de
l'enseignement public.»
La présence des comptines est observable même
dans les manuels scolaires de l'école fondamentale au Burundi même
si le nombre est minime.
I.1.3. Définition des chansons et des comptines
françaises
Une chanson peut être définie comme un texte mis
en musique. Elle est constituée par des couplets ou par des strophes.
Elle peut avoir aussi un refrain. Plusieurs auteurs ont proposé des
définitions mais retenons certains entre eux. BERBER Chahineze (2016 :
24), définit une chanson de cette manière, « La chanson
est avant tout un genre mixte. Il s'agit d'un texte écrit destiné
à être chanté et souvent intégré à une
structure musicale. La chanson fait partie intégrante de la vie de tout
un chacun. » Nous ne sommes pas satisfait avec cette
définition c'est pourquoi nous voulons observer les propos des autres
écrivains.
12
Voilà Michel JARRETY (2001:124) définit la
chanson de sa manière, lui le fait en trois définitions
« 1) chanson: air fixé par des paroles
2) air : composition musicale facilement fredonnable,
donc doublement brève (limitée par la mémorisation et par
la soufle)
3) chanson vivante ou organique: chanson
interprétée, liée à l'air et à la vie,
instantanée ou suite d'instantanés dans le temps mesuré.
»
À la lumière de ces trois définitions,
nous comprenons qu'une chanson est composée par les paroles et la
musique. Une chanson est limitée dans le temps car elle peut durer
quelques minutes.
Il y a également une différence entre les
définitions déjà citées et la définition de
Michel POUGEOISE (2006 : 95), pour lui, « Au sens le plus
commun et le plus large, la chanson est un texte simple écrit dans un
registre de langue populaire ou familier, mis en musique et, naturellement,
destiné - comme son nom l'indique - à être chanté.
»
À la lumière de cette définition, nous
déduisons qu'une chanson est un document authentique qui parle de la vie
quotidienne. En plus des connaissances livresques, les écoliers trouvent
l'occasion de les mettre en pratique en chantant des chansons parlant d'autres
réalités non apprises en classe.
Étymologiquement, le mot « comptine » vient
du mot latin computare qui signifie compter. Elle est définie
comme une chanson ou une formulette qui sert à dénombrer ou
calculer pour les petits enfants. Il est tellement difficile que tous les
auteurs convergent sur une même définition. Selon ISABELLE
Jeuge-Maynart (2011 : 231), la comptine est définie comme une «
Chanson que chantent les enfants pour désigner, en comptant les
syllabes, celui qui devra sortir du jeu, courir après les autres,
etc.» Une comptine est alors une particuralité d'une chanson. Mais
il arrive que aussi qu'elles soient assimulées aux autres
activités. Nous constatons par exemple qu'elles facilitent à
l'enseignant d'attribuer certaines tâches aux apprenants. Cela est facile
surtout s'il s'agit de compter les chiffres ou les syllables. Paul ROBERT (2010
: 492), définit une comptine en disant que c'est une « formule
enfatine (chantée ou parlée) servant à désigner
celui ou celle à qui sera attribué un rôle particulier dans
un jeu. »
13
Cette fois-ci, nous constatons une ressemblance entre les deux
premières définitions données par Isabelle et Paul. Cette
ressemblance concerne surtout le fait que les comptines sont
déstinées aux enfants. Nous pouvons alors dire que les comptines
sont des chansons enfatines. Après les deux auteurs, Michel POUGEOISE
(2006 : 113) donne une autre définition qui montre qu'une comptine joue
beaucoup d'importence sur les activités ludiques. Pour lui, une comptine
est un : « Petit texte ludique récité par des enfants
qui, en détachant chaque syllabe et en comptant (...), désigent
celui d'entre eux qui devra quitter la ronde ou jouer un rôle
déterminé dans leur jeu. L'énonce de ces
déclamations n'a généralement pas de sens. Sa fonction est
purement rythmique et le plaisir vient précisement de ce signifiant
(répétitions phoniques sans significations), scandé comme
par exemple, dans cette comptine très connue: am stram, gram,
piké, piké, kollé, bouré, bouré, nattatam,
am, stram, gram. »
Bref, une comptine est un mode de diction, un point de
rencontre entre le langage verbal et le langage musical. Elle se dit ou se
chante sur un rythme, souvent accompagné d'une mélodie ; chaque
syllabe orale est prononcée. Après avoir donné les
définitions des chansons et des comptines passons à la
description de ces dernières.
I.2. Description des chansons et des comptines
1.2.1. La description des chansons françaises
Les chansons sont utilisées dans plusieurs domaines
à savoir le demaine religieux, sportif, culturel, éducatif, etc.
Les chansons que nous trouvons dans ces demaines sont de plusieurs sortes selon
les objectifs de celui qui chantent. Dans le but de décrire une chanson,
Paul ROBERT semble être explicite (2010 : 394) « Composition
musicale divisée en couples et destinée à être
chantée.» Nous voulons nous baser sur les chansons pouvant
aider les écoliers.Il s'agit notamment des chansons
poursécuriser, marquer un rythme, jouer et apprendre des règles,
compter, s'exprimer oralement et structurer l'espace et le temps.
Voyons dans les lignes qui suivent ces différentes sortes des
chansons.
Premièrement, il y a les chansons pour
sécuriser. Quand les apprenants ne sont pas dans une situation
agréable, l'enseignant peut introduire une chanson qui console ces
apprenants. Lorsque l'enseignant chante avec les apprenants, cela permet de
requérir l'attention de tous. Peu à peu, les apprenants se
sentent à l'aise. Nous pouvons donner un exemple d'une chanson
proposée par le Ministère de l'enseignement primaire et
secondaire (1990 : 189), « Promenons-nous ».
14
Le contenu de cette chanson se trouve dans le corpus des
chansons. c'est le numéro 1. Grâce à cette chanson,
l'enseignant rassure les élèves de se diriger dans un milieu
où vit un loup mais qu'il n'y a pas de problème car le loup est
absent. Cette chanson occasionne aussi une activité ludique car les
élèves se divisent en deux groupes selon les rôles.
Certains élèves jouent le rôle des enfants et un seul joue
le rôle d'un loup. Chaque apprenant reste attentif à ce qu'il est
en train de faire car c'est une activité très attirante. Selon
BOUARICHA Nesrine Ismahan (2015 : 17) : « Le ludique intervient
généralement lorsque les capacités ordinaires de
sérieux et de professionnalisme buttent sur les limitations des
capacités humaines. Le ludique est alors un moyen idéal pour
continuer une activité tout en s'éloignant du stress. Il est
aussi un moyen d'attirer l'attention des plus jeunes vers l'apprentissage
». Nous pouvons alors dire que les chansons et les comptines
contenant les activités ludiques permettent à la fois d'enseigner
et de motiver les apprenants même lorsque ces derniers sont dans une
situation de fatigue.
Deuxièmement, nous avons les chansons que les
écoliers utilisent pour marquent le rythme. En chantant, ils manifestent
la joie. Certains élèves chantent en faisant des gestes qui
soutiennent leurs mots, il y a même ceux qui dancent. Nous ne pouvons pas
oublier une autre partie des écoliers qui restent sans faire aucune
réaction. L'enseignant doit convier tout le monde à participer.
En chantant, les écoliers imitent l'enseignant. Ce qui permet
d'harmoniser le rythme. Pour y arriver, le rythme doit être marqué
par des balancements, des frappes des mains, des déplacements ou des
jeux de doigts et de mains. Cela est très important car il permet aux
apprenants de coordonner leurs expressions verbales avec les gestes corporels.
Les apprenants font des gestes semblables à celui que nous faisons dans
la vie courante. Voilà l'exemple typique d'une chanson de
Frédéric FUCHS et Agnès KALLMEYER connue sous le titre de
« Jeu de mains, jeu de vilain » (2013 : 31). Le contenu de cette
chanson se trouve dans le corpus des chansons au numéro 2.
Troisièmement, les chansons numériques sont
très importantes dans la mesure où elles permettent de
connaître les chiffres aux apprenants. Il est donc utile de familiariser
les écoliers avec les différentes écritures des nombres.
Il sera facile pour les apprenants de présenter les textes écrits
des chansons qui contiennent les nombres plutôt de les
énumérer isolement. Les apprenants sauront également
comment utiliser les chiffres ou les nombres dans une activité de
communication.
15
Voyons une chanson qui contient des chiffres de 1 à 4,
c'est une chanson de Dino GONCALVES et Marianne LAMBERT (2007
: 28) intulée « Le numéro 3 ». Dans
cette chanson les apprenants énumèrent les chiffres avec une
série des fruits et des petits animaux. Le contenu de cette chanson se
trouve dans le corpus des chansons au numéro 3.
Quatrièment, nous avons les chansons que les apprenants
utilisent pour s'exprimer oralement. Alors l'action de lire un texte est
très différent de celle de chanter une chanson. Car une lecture
demande une concentration alors que une chanson est l'un des moyens qui
permettent à l'écolier de s'amuser avec une mélodie. C'est
pour dire que c'est un moyen d'acquérir la langue aisément dans
une ambiance. L'enseignant proposera, au bon moment, la chanson qui permettra
de corriger une erreur de langage fréquente ou qui introduira une
structure intéressante. La répétition des chansons permet
: la correction et l'assouplissement de l'articulation par la
répétition rythmée des sons, l'amélioration de la
syntaxe ou l'acquisition de structures correctes. Les apprenants peuvent
chanter en citant les différentes parties du corps d'un oiseau qu'ils
vont plumer. L'exemple typique, c'est une chanson qui est retirée dans
l'ouvrage du Ministère de l'enseignement primaire et secondaire (1990
:115) , cette chanson est intitulée « Alouette ». Le
contenu de cette chanson se trouve dans le corpus des chansons. C'est le
numéro 4. Elle permet aux écoliers de nommer les
différentes parties du corps de l'être humain car les
écoliers chantent tout en les touchant.
Cinquièmement et dernièrement, il y a les
chansons pour structurer le temps ou l'espace, il existe donc des notions qui
évoquent les jours de la semaine, les mois de l'année, les
saisons, etc. L'assimilation ou la mémorisation de ces termes va
être un peu compliqué pour les jeunes apprenants. L' enseignant
doit chercher des méthodes efficaces pour atteindre les objectifs
d'identifier ce terme de l'espace ou de temps. Les chansons peuvent être
beaucoup utiles. Ici nous donnons un exemple d'une chanson qui relate les sept
jours de la semaine. Il est donc agréable pour les apprenants
d'apprendre par coeur les jours de la semaine dans une chanson plutôt de
mémoriser les sept jours, un par un. Grâce à Dino GONCALVES
et Marianne LAMBERT (2008 : 24), nous proposons cette chanson intitulée
« La chanson des jours de la semaine ». Le contenu de cette
chanson se trouve dans le corpus de chansons et des comptines au numéro
5.
16
I.2.2. Description des comptines françaises
Toutes les comptines ne sont pas de même sortes. Elles
diffèrent les unes des autres. Pour pouvoir les catégoriser nous
nous sommes basés sur les idées de GAUTHIER Jean-Marie et
Christelle LEJEUNE (2008 : 414), pour lui, « Le type de comptines
exploité dépend de l'âge de l'enfant, ainsi que de ses
capacités. Elles évoluent avec lui et lui apportent certaines
facilités dans ses apprentissages futurs comme nous allons le voir,
notamment dans les domaines cognitifs, psychomoteurs et sociaux. »
Nous avons pu distinguer six principaux types de comptines qui
peuvent être utilisées dans l'apprentissage des écoliers du
premier cycle de l'école fondamentale. Elles sont les suivantes : les
comptines numériques, les comptines phoniques, les comptines
thématiques, les comptines dites musicales, les comptines linguistiques
et les comptines dialoguées. Nous allons développer une à
une.
Premièment, pour apprendre les nombres, un apprenant
burundais du premier cycle de l'école fondamentale peut utiliser les
comptines. Ces dernières vont lui permettre d'apprendre les nombres le
plus rapidement possible. Les nombres sont associés à d'autres
objets que les apprenants connaissent. Les comptines numériques peuvent
être représentées avec les doigts par exemple ou par un
dessin illustrant la comptine ; le choix des nombres est variable. Les
écoliers compteront jusqu'à un certain nombre qu'ils connaissent
mais à la prochaine occasion, l'enseignant peut ajouter d'autres nombres
ainsi de suite. Là, on constate que les comptines peuvent être
utilisées de façon différente. Nous pouvons prendre comme
exemple d'une comptine proposée par le Ministère de
l'enseignement primaire et secondaire (1990 : 104), « un, deux, trois
». Le contenu de cette comptine se situe dans le corpus des comptines
au numéro 1. Avec cette comptine, les apprenants énumèrent
les chiffres tout en les associant à d'autres noms propres de leurs
camarades de classe. Bref, les comptines numériques permettent aux
apprenants de découvrir et de construire les phrases contenant les
nombres.
17
Deuxièmement, les comptines phoniques permettent aux
apprenants d'améliorer la prononciation, l'articulation,
l'écoute, ainsi de suite grâce à la multiplication des
rimes et des allitérations. Les enfants sont capables de s'adapter
facilement. Selon MOREAU Alysson (2016 : 15), « Très jeune, les
enfants vont s'intéresser à la langue qu'ils entendent et, sans
s'en rendre compte, vont reproduire ou tenter de reproduire des sons ou
structures pour communiquer avec leur entourage».
Bref, les écoliers améliorent leurs voix.
L'exemple typique, c'est une comptine de Robert DESNOS (1985 : 31) «
Avez-vous vu le tamanoir ?». Le contenu de cette comptine se
trouve dans le corpus des comptines au numéro 2.
Troisièment, grâce aux comptines
thématiques, les apprenants enregistrent des vocabulaires qui renvoient
à un thème quelconque. Ces comptines permettent de travailler sur
le lexique et le vocabulaire utilisés dans un domaine donné.
Elles vont aider les apprenants à enregistrer une multitude de
vocabulaires qui vont lui permettre de s'exprimer aisément lorsqu'ils
seront dans une situation réelle de communication.
Et d'ailleurs, c'est cela l'importance d'un document
authentique. Selon Jean-Michel PERRONNET (2005 : 433), « Les
intérêts des documents authentiques, d'un point de vue didactique
sont multiples ; parmi les plus importants, on peut noter qu'ils permettent aux
apprenants d'avoir un contact direct avec l'utilisation réelle de la
langue et qu'ils auront à affronter réellement s'ils
séjournent dans un pays francophone ».
Il faut savoir que la comptine est l'une des outils de
l'apprentissage de la langue qui touchent tous les points de la langue. Elle
aide l'apprenant à avoir aisément les mots adéquats selon
la situation. C'est malheureux pour une personne qui est dans le besoin de
s'exprimer et qui manque le mot à utiliser. C'est pourquoi il est
très important pour les apprenants du 1?? cycle de l'école
fondamentale d'avoir un bagage considérable de vocabulaires couramment
utilisés par rapport à son âge. Et cela n'est pas le fruit
du hasard, ils doivent alors faire des exercices avec beaucoup d'efforts.
Voilà par exemple une comptine qui contient des termes renvoyant au
temps, elle peut aider l'apprenant à avoir l'idée sur quelques
périodes de la journée. C'est une comptine proposée par
Ubushikirangaji bw'indero n'inyigisho (2019 : 259), « Bonjour les amis
comment ça va?». Le contenu de cette comptine se trouve dans
le corpus des comptines au numéro 3.
18
Quatrièmement, les comptines dites musicales aident les
apprenants à développer l'audition par la répétion
des sons, des rimes, etc. qui attirent l'attention de l'apprenant. Il faut
savoir qu'écouter une langue étrangère demande une
certaine attention. Lorsque les apprenants sont en train de chanter ou de
réciter les comptines musicales, la mélodie de ces
dernières aide l'enseignant à atteindre ses objectifs qu'il s'est
fixé lors de la préparation de la leçon. Les apprenants
accumulent beaucoup des connaissances sans se fatiguer, autrement-dit sans
fournir beaucoup de forces.Voici un exemple d'une comptine aimée par
plusieurs enfants grâce à sa mélodie. C'est une comptine de
Frère JACQUES (2003 : 10), intitulée « Frère
Jacques ». Le contenu de cette comptine se situe dans le corpus des
comptines au numéro 4.
Cinquièmement, Les comptines linguistiques permettent
aux apprenants de s'approprier les différentes variations syntaxiques et
sémantiques. Grâce à ces comptines, les apprenants
deviennent capables de produire les phrases tout en respectant les
règles grammaticales sans le savoir. Selon Abir ABBA (2013 :
22),« Elles entraînent à la prononciation, à
l'articulation en développant la discrimination auditive et engagent
ainsi au repérage des sonorités de la langue (rimes, assonances,
allitérations, syllabes, phonèmes). Elles enrichissent le lexique
par les thèmes qu'elles évoquent, elles enrichissent la syntaxe
par les structures qu'elles utilisent. Les comptines fournissent le
modèle de l'alternance des prises de parole. »
L'enseignant propose une comptine dans le but de corriger une
erreur linguistique fréquente dans le langage des apprenants. D'abord il
y a l'amélioration de la syntaxe car en répétant plusieurs
fois, les écoliers s'habituent à certaines constructions des
phrases. Ils peuvent aussi acquérir des nouvelles structures lorsque
l'enseignant introduit des comptines sélectionnées. Ensuite, il y
a l'amélioration de l'expression vocale, lorsque les apprenants ont bien
mémorisé une comptine, ils sont capables de la reproduire en
chuchotant, en murmurant ou à haute voix. L'apprenant commence donc
à maîtriser sa voix.
Enfin, apprendre les comptines est une autre façon de
s'intéresser à la poésie. A titre d'exemple, voilà
un extrait de comptine de Ann ROCARD et Gérard LEGOUPIL (2004 : 9),
« L'hôpital des animaux ». grâce à cette
comptine, les apprenants expriment la situation des animaux qui sont dans
l'état sanitaire critique. Le contenu de cette comptine se trouve dans
le corpus des comptines au numéro 5.
19
Sixièment et dernièrement, les comptines
dialoguées sont des comptines qui présentent les
différents types de phrases à savoir les types interrogatif,
exclamatif, déclaratif et impératif. Elles permettent aux
apprenants de développer la compétence communicative.
Voilà l'extrait d'une comptine qui remplit les conditions d'une comptine
dialoguée. Il se trouve de l'ouvrage de Ministère de
l'enseignement primaire et secondaire (1990 : 80), «
Pourquoi bois-tu de l'eau?». Les écoliers
apprennent à poser des questions selon le besoin. Le contenu de cette
comptine se trouve dans le corpus des comptines au numéro
6.
I.3. Les caractéristiques des chansons et des
comptines
Les caractéristiques des chansons et des comptines sont
multiples mais nous avons repéré les plus importantes notamment
les onomatopées, les mimes et gestes associés aux paroles.
I.3.1. Le caractère répétitif
D'une manière générale, les chansons et
les comptines ont des mots qui se répètent maintes fois. Cette
répétition fait d'elles une activité ludique pour les
apprenants. Cela est très important car, plus les élèves
reformulent, répètent les chansons et les comptines, plus les
apprentissages se fixent dans leurs mémoires. Nous avons trouvés
un exemple typique d' une comptine de RAM Arc-en-ciel (2015 : 43)
intitulée « Tourne tourne petit moulin ». Cette
comptine contient des verbes qui se répétent pluisiers fois. Le
contenu de cette chanson se trouve dans le corpus des comptine au numéro
7.
I.3.2. Les onomatopées
Quand nous dialoguons avec les autres personnes, quelques fois
nous utilisons des mots déjà connus ou bien des mots
formés selon la circonstance. Nous pouvons donner en guise d'exemple
l'onomatopée qui permet aux apprenants à s'exprimer en montrent
exactement comment les faits se sont realisés. Michel POUGEOISE (2006 :
231), définit l'onomatopée comme « Formation d'un mot
dont le son est imitatif de la chose qu'il signifie et qui se dit des mots
imitatifs eux-mêmes (...) glou-glou est une
onomatopée».
20
Dans certaines chansons et comptines, les syllabes sont
supprimées en les remplaçant par des onomatopées. Alors
les jeux de mots ou de sons apportent un côté amusant aux chansons
et comptines et permettent aux écoliers d'éviter les fautes de la
langue en améliorant leur éloquence. Ce qui implique le travail
de la langue, des lèvres et des joues.
Voici l'exemple donné par Frédéric Fuchs
et Agnès KALLMEYER d'une comptine intitulé (2013 : 47) «
Toc toc toc toc toc ». Le contenu de cette comptine se trouve dans la
corpus des comptines au numéro 8. Les apprenants chantent cette comptine
en variant : la hauteur, l'intonation, le rythme d'onomatopée.
I.3.3. Les mimes et les gestes associés aux
paroles
Les mimes et gestes sont présents dans de nombreuses
chansons et comptines. Ils permettent un ancrage à tout le corps. Ils
donnent aux apprenants l'occasion de faire une liaison entre les
éléments linguistiques et ceux extralinguistiques.
C'est pour dire que nous n'utilisons pas les gestes n'importe
comment. Nous devons nous poser ces petites questions qui parle? quand? quoi?
où? et comment? Ces questions sont très importantes car les
gestes elles-aussi parlent et nous aident à exprimer nos sentiments.
Selon Paul RIVENC (2000 :156),
« L'étudiant qui a su assimiler les sons, les
rythmes et les intonations d'une langue étrangère, qui saura
vivre par les gestes, les attitudes, les mimiques, n'éprouvera aucune
difficulté à lire un texte en français correspondant
à son niveau de connaissance. Au contraire, celui qui aura abordé
l'étude de la langue par le texte, ou par l'emploi simultané du
texte et de la conversation, aura beaucoup de mal à se libérer de
la transcription : phrases écrites, qui lui apportent au début
une trompeuse sécurité. »
A titre d'exemple, nous pouvons prendre comme exemple une
comptine de RAM Arc-en-ciel intitulée «Les petits
poissons » (2015 : 15) où les apprenants chantent en
effectuant les gestes convenables. Son contenu se trouve dans le corpus des
comptines au numéro 9. Les apprenants peuvent s'approprier facilement
une comptine qui contient des mots qu'ils rencontrent dans la vie courante. Les
gestes à utiliser ne doivent pas être compliqués.
Bref, ce chapitre nous a permis de nous familiariser avec les
termes clés à savoir les chansons et les comptines. Dans le
chapitre qui suit, nous allons voir la place des chansons et des comptines dans
le développement de l'expression orale .
21
CHAPITRE
II. LA PLACE DES CHANSONS ET DES COMPTINES DANS
LE
DÉVELOPPEMENT DE L'EXPRESSION ORALE
II.1. La place des chansons et des comptines dans
l'enseignement du français langue étrangère
Partout dans le monde entier, les musiciens ne composent pas
des chansons et des comptines pour qu'elles soient enseignées en classe.
C'est plutôt pour chercher leurs moyens de vie. En chantant, les
musiciens veulent plaire au public. Mais après, les experts en
matière de l'éducation, les concepteurs des programmes
d'enseignement-apprentissage des langues trouvent qu'il y a des
éléménts nécessaires dans certaines chansons et
comptines qui peuvent faciliter enseignement-apprentissage d' une langue
étrangère. Halil AYTEKN abonde dans ce même sens quand il
dit que (2011 : 147) : « L'exploitation de la chanson ou comptine en
classe de langue a pour objectif pédagogique de motiver les
élèves et de leur donner l'envie d'apprendre à travers une
approche plus ludique. A l'origine, la chanson n'est pas composée pour
être utilisée en classe de langue. Sa première fonction,
dans la société qui la compose, est d'amuser, de distraire,
d'expliquer une histoire, de faire danser. »
Comme la langue véhicule la culture, les chansons et
les comptines françaises permettent aux écoliers de
connaître la culture associée au français langue
étrangère. Là, nous signalons également qu'à
travers ces chansons et les comptines, les apprenants vont
bénéficier des expressions françaises qui s'y trouvent.
Dans le but de montrer l'utilité des chansons et des comptines, Halil
AYTEKN paraît assez explicite lorsqu'il indique que (2011:149) : «
L'écoute d'une chanson en classe sert à introduire les
élèves à l'aspect culturel de la langue cible et parfois
à détendre à la suite des exercices fatigants. On peut
profiter d'une chanson pour le travail de vocabulaire ou pour le travail sur
les sons, le lexique, la grammaire afin d'approfondir chez l'apprenant ses
compétences linguistiques comme la compréhension, l'expression
orale et écrite, ainsi que culturelle. »
C'est pour cette raison qu'il faut utiliser les chansons et
les comptines surtout là, où le français n'est pas une
langue maternelle. Cela aide par exemple un écolier qui habite dans une
région où toute la population parle une langue différente
de celle qui est enseignée à l'école (le français).
Lorsque la chanson ou la comptine apprise en classe lui plaît,
l'apprenant peut continuer à la chanter étant à la maison.
Il peut la chanter lui seul ou avec ses camarades. C'est qui est très
différent lorsqu'il s'agit d'un texte ou image.
22
Il est question de savoir les procédures à
utiliser pour choisir une chanson ou une comptine utile pour les apprenants.
Voici ce qu'en dit Titta TIUSANEN (2013 : 23 ) :
« Quand l'enseignant choisit des chansons pour
l'enseignement d'une langue étrangère, il doit en particulier
attacher de l'importance aux auditeurs, donc aux apprenants. Il faut toujours
penser aux besoins et aux intérêts du public. Nous traiterons donc
la question suivante : quelles chansons choisir pour les enfants du primaire ?
En premier, l'enseignant doit réfléchir à la question de
savoir si les paroles ou le thème de la chanson coïncident avec
l'intérêt de l'enfant. Cela peut poser un problème :
comment se renseigner sur les sujets qui intéressent les apprenants ?
»
Cela veut dire que l'enseignant ne doit pas choisir n'importe
quelle chanson ou n'importe quelle comptine. Les enfants n'aiment pas des
thèmes très compliqués, en plus, ils faut que les
enseignants choisissent des chansons et des comptines qui parlent de la vie
courante. Encore plus, nous pouvons ajouter qu'il faut enseigner aux
écoliers des chansons et des comptines courtes car si ces
dernières sont longues, elles peuvent dégouter les apprenants. Le
même auteur souligne que (2013 : 23) « la longueur et la
complexité de la chanson diffère selon l'expérience et
l'âge de l'enfant. » Nous pouvons donc dire qu'il faut
commencer avec les chansons et les comptines faciles vers les complexes au fur
et à mesure que les apprenants s'habituent, ils vont également
s'adapter. L'enseignant a la tâche de juger le message et la culture qui
se trouvent dans une chanson ou bien dans une comptine qu'il veut utiliser
comme support de l'apprentissage du français parlé. Voici ce que
dit Isabelle JUNCK, (2012:16)
« La chanson nous permet de découvrir des
aspects culturels d'une langue, d'apprendre à connaître des
personnalités que nous n'aurions jamais appris à connaître
autrement. La musique et les chansons étant une forme d'art faisant
bouger les foules, les élèves peuvent imaginer l'âme
francophone vivre dans les chansons de langue française et donc
appréhender la langue dans ce qu'elle a de vivant, de gai et d'actuel.
»
Partant de cette idée, nous pouvons dire qu'une chanson
bien chantée, touche l'auditeur avant même que ce dernier ne
comprenne le message véhiculé. Cela permet aux chansons et aux
comptines de traverser même les frontières des pays de
différentes cultures.
23
II.2. La place des chansons et des comptines dans les
manuels scolaires de l'école fondamentale burundaise
Les manuels scolaires utilisés dans le 1?? cycle de
l'école sont différants. Il existe des manuels pour les
écoles publiques et d'autres pour les écoles privées.
Du côté de la première 1??
année, nous y avons trouvé quatre manuels scolaires. Les
deux premiers sont intitulés Pour apprendre le français /
langage 1 ??année déstiné aux apprenants et
Pour apprendre le français /langage 1 ?? année livre
du maître pour les enseignants. Ces deux dérniers ne sont
plus utilisés car il y avait eu un changement de ces deux manuels avec
d'autres intitulés Ndashikiriza ivyiyumviro mu nyandiko no mu
bimenyesto/ igitabo ca mbere c'umunyeshure destiné à
l'élève et Ndashikiriza ivyiyumviro mu mvugo, mu nyandiko no
mu bimenyesto. De l'autre côté, il y a également deux
ouvrages notamment Pour apprendre le français langage
lecture-écriture 2e année déstiné
aux élèves et en fin Pour apprendre le francais / langage
lecture-écriture 2e année déstiné aux
enseignants. Ces derniers sont encore utilisés dans la deuxième
année mais avec le changement de ceux de la première année
publique, c'est fort nécéssaire de changer ceux de la
deuxième année pour garder une liaison entre ces deux
années.
En ce qui est des écoles privées, chaque
apprenant doit se munir de deux sortes de manuels. Il n'y a pas de distinction
entre les manuels de l'élève et ceux de l'enseignants. Dans la
première année, les manuels utilisés sont intitulés
Les nouveaux champions en français CP/ Livre d'élève
et Les nouveaux champions en français CP/ livret
d'activités. Au moment où, Les nouveaux champions en
français CE1/ livret d'activités et Les nouveaux
champions en français CE1/ livre d'élève sont
utilisés en deuxième année. La matière qui
s'y trouve est totalement différente à celle de l'école
publique comme nous le constatons via même les chansons et les comptines
relevées et se trouvant dans les annexes.
24
II.2.1. La présence des chansons et des
comptines au 1?? cycle de l'école fondamentale publique et
privée
II.2.1.1. Les chansons et les comptines dans les manuels de
l'école fondamentale publique
Nous voulons présenter les chansons et les comptines se
trouvant dans les manuels de la première et la deuxième
année surtout dans les écoles publiques.
Après avoir analysé le manuel de
l'élève de la 1? année de l'école fondamentale au
Burundi, nous avons trouvé qu'il est considéré comme un
lien entre l'élève, la famille et l'école. Il est surtout
un outil de mise en oeuvre du programme de l'école fondamentale. Ce
manuel est un support didactique au service de l'apprentissage de la langue
française. Il faut savoir que la méthodologie utilisée
privilégie l'approche communicative et que la priorité est
donnée à la langue orale. Mais il est constitué uniquement
des images. Le programme est alors subdivisé en dix leçons qui
permettent aux apprenants d'apprendre à parler. D'ailleurs, cet
intitulé Pour apprendre le français / langage 1??
année livre du maître illustre bel et bien le caractere
orale de l'apprentissage du francais. Le ministère de l'enseignement
primaire et secondaire ajoute que (1990 : 5) « Les auteurs
privilégient la compréhension et l'expression orale à
l'aide d'images présentant des situations proches du vécu de
l'élève». Il y a par conséquent l'absence totale
de chansons et des comptines dans ce livre.
Le livre du maître de la 1re annéequi
vient pour montrer la méthodologie à utiliser, pour
interpréter et orienter le maître pour enseigner les images se
trouvant dans le manuel del'élève, contient seulement trois
comptines. Il est considéré comme une aide pédagogique
pour l'enseignant. Les objectifs à atteindre pour la première
année, comme le dit le Ministère de l'enseignement primaire et
secondaire (1989 : 4) c'est, « savoir-écouter
(compréhension orale), savoir-parler (expression orale) ».
Après avoir feuilleté le livre du maître, nous avons
trouvé également qu'on accorde une grande importance à
l'interprétation des images. Voilà par exemple, il est
mentionné par le Ministère de l'enseignement primaire et
secondaire que « pendant cette première année où
l'apprentissage du français est exclusivement oral, nous consacrons un
temps à la compréhension de la situation par une observation
collective des grandes images» (1989 : 8). Nous avons pu trouver une
petite chanson de le manuel scolaire donné par le Ministère de
l'enseignement primaire et secondaire (1989 : 122), «Gai, gai
l'écolier, c'est demain les vacances . Gai, gai l'écolier, c'est
demain lescongés. »
25
S'agissant des comptines, nous en avons trouvé
seulement trois comptines l'une à la page 71, l'autre à la page
81 et la dernière à la page 103.
Bref, dans 1?? annéede l'école fondamentale
surtout dans les manuels intitulés Pour apprendre le français
/ langage 1??année et Pour apprendre le français /
langage 1?? année livre du maître, les chansons et les
comptines occupent une place minime par rapport à celle de
l'image.
Cependant, le ministère de l'éducation, de
l'enseignement et de la recherche scientifique a changé le programme de
la 1?? année vers le mois de Mai /2019. Le problème qui s'est
manifesté, c'est que les nouveaux manuels sont arrivés
tardivement dans les écoles. Par conséquent, les enseignants et
les apprenants ont continué à utiliser les anciens manuels
jusqu'au début du troisième trimestre.
Pour les manuels actualisés de la1 ?? année, les
concepteurs ont amélioré seulement le livre de l'enseignant. Cela
est observable à partir d'un nombre des chansons et des comptines qui
s'y trouve. Dans cette année le français est enseigné
à partir de deuxième et de troisième trimestre. Dans le
manuel intitulé Ndashikiriza ivyiyumvira mu mvugo, mu nyandiko no mu
bimenyesto qui est le manuel du second trimestre, il y a 4 chansons aux
pages 239, 259, 319, et 337 avec 7 comptines aux pages 249, 269, 278, 288, 299,
309 et 328.
Le manuel du troisième trimestre est intitulé
Ndatahura ibibera ahombaye /igitabo ca gatatu c'umwigisha, il y a 8
chansons aux pages 128, 136, 150, 166, 173, 180, 195 et 203 . Du
côté des comptines, elles se trouvent aux pages 144 et 187. Elles
sont au nombre de deux.
Nous avons compté le nombre de leçons
prévu dans cette année, nous avons trouvé 288 sur 21
leçons des chansons et des comptines. Là, nous constatons qu'il y
a toujours un manquement. Du côté de l'élève, nous
avons vu qu'il y a uniquement les images. Ce qui est très
intérressant contrainement aux anciens manuel, il ya une
méthodologie à utiliser pour enseigner les chansons. voilà
un exemple d'une méthode à utiliser donnée par
ubushikiranganji bw'indero n'inyigisho z'imyuga (2019 : 239) :
« 1. Écouter (+/-3 min)
Support audio: enregistrée(...)
-Faire écouter toute la chanson une fois (...)
2. Répétition (+/- 25 min)
- faire écouter le premier couplet une ou deu fois.
(...)
26
? Faire répéter la première ligne du
couplet, d'abord par toute la classe, puis rangée par rangée et
enfin individuellement en veillant à faire chanter autant
d'élèves que le temps permet. ? Procéder de la même
manière pour la troisième ligne du couplet et pour tout le
couplet. »
Le problème est le manque des matériels
didactiques car les enseignants ont besoins des baffles, des microphones, des
amplificateurs, etc. Là, nous ignorons que les écoles
fondamentales qui possèdent le courant éléctrique dans la
DCE au Burundi sont peu nombreuses. Or tous ces matériels que nous
venons d'évoquer fonctionnent grâce à
l'électricité qui n'est pas disponible partout. En plus de cela,
les enseignants ne sont pas formés pour enseigner les chansons et les
comptines.
S'agissant de manuel que les écoliers de la
deuxième annéepublique utilisent est intitulé «
Pour apprendre le français langage-lecture-écriture ».
Il est la suite de celui de la 1?? année. Avec ce manuel, les
écoliers n'acquièrent pas uniquement la compréhension et
l'expression orale à l'aide d'images. Ils sont appelés aussi
à s'initier aux graphies simples du français, à s'exercer
à faire la lecture et l'écriture. Le manuel de
l'élève favorise également la lecture et l'écriture
des apprenants en s'appuyant sur les images, les lexiques, les structures de
phrases courantes, les textes courts, etc. Cet manuel est subdivisé en
vingt leçons. Cependant, le constat a été que le manuel ne
comprend que deux comptines. Une se trouve à la page 33 septième
leçon ; l' autre à la page 49 dans la douzième
leçon. Nous constatons aussi l'absence totale des chansons dans cet
ouvrage.
Le livre du maître est là pour faciliter la
tâche de l'enseignant en lui rappelant quelles méthodes à
utiliser pour enseigner le français dans la classe de la deuxième
année à l'école fondamentale. Après l'avoir
examiné, nous avons vu qu'il y a seulement trois chansons aux pages
55,115 et189. Du côté des comptines, nous avons inventorié
huit comptines situées successivement aux pages 42, 67, 91, 104, 125,
135, 143, 153 et 173.
Nous pouvons dire que dans tous ces ouvrages, les chansons et
les comptines n'occupent pas une place visible par rapport au
contenu-matière. Il reste à savoir comment sont exploitées
les chansons et les comptines dans l'apprentissage du français
parlé. Les chansons et les comptines sont situées dans la
rublique de je m'entraîne, c'est pour dire qu' elles se trouvent
toujours à la fin de la leçon. Mais comme le changement de la
matière de la deuxième année est en cours peut-être
que les concepteurs vont accorder également de l'importence aux chansons
et aux comptines en classe de la deuxième année comme il l'ont
fait en 1?? année.
27
II.2.1.2. Les chansons et les comptines dans les manuels de
l'école fondamentale privée
Pour le moment, nous voulons décrire le contenu des
manuels de la 1?? et de la 2? année de l'école privée en
se focalisant sur les chansons et les comptines.
Comme nous l'avons constaté dans les paragraphes
précédents, les ouvrages des écoles privées sont
totalement différents de ceux des écoles publiques en se basant
sur leurs contenus et leurs objectifs visés.
L'ouvrage Les nouveaux champions en français CP/
Livre d'élèveest constitué de 24 leçons. Ces
dernières sont subdivisées en deux grandes parties à
savoir la compréhension orale et la compréhension
écrite.
Il est associé à un livret d'activités
intitulé Les nouveaux champions en français CE1/ livret
d'activités.
Pour le premier livret, du côté de la
compréhension orale, nous y trouvons les actes de langage. Il s'agit des
activités que l'enseignant donne aux écoliers dans le but de
s'exprimer par exemple en saluant les camarades de classe, en donnant des
ordres, en exprimant les désirs, etc. Du côté de la
compréhension écrite, nous y trouvons la graphie de quelques
sons, les mots à reconnaître, textes à lire. Pour ce qui
nous concerne, notre observation se focalise sur l'apprentissige des chansons
et des comptines dans le but d'améliorer le français
parlé, autrement-dit, les compétences orales. Selon Darwin et al.
(2006 : 3), « Chaque leçon de langage poursuit des objectifs
clairement identifiés: ils ont indiqués en bas de chaque
leçon, avec les mots à introduire et les structures à
faire travailler».
Mais pour ce qui concerne les chansons et les comptines, dans
ce manuel de la 1?? année, nous y avons trouvé 10 comptines. Ces
dernières se situent aux pages 22, 30, 40, 48, 59, 66, 76, 84, 94 et
102. Il faut savoir qu'une chanson ou une comptine n'est pas une leçon,
c'est plutôt une petite partie de la leçon se trouvant même
à la fin.
S'agissant du livret Les nouveaux champions en
français CE1/ livret d'activités, il ne contient pas des
chansons et des comptines. Il est subdivisé en 24 leçons. Chaque
leçon contient uniquement des exercices qui correspondent aux
leçons se trouvant dans Les nouveaux champions en francais CP/ Livre
d'élève.
28
Pour les manuels utilisés dans la deuxième
année de l'école fondamentale privée, ilssont presque
semblables à celles de la première année. Ils sont au
nombre de deux ; le premier, c'est les nouveaux champions en
français CE1 livre d'élève et le second est les
nouveaux champions en français CE1/ livret d'activité.
En faisant une observation dans les manuels de la
deuxième année, nous avons trouvé uniquement une chanson
dans le premier manuel à la page 110. Ce manuel est
subdivisé en 20 leçons et chaque leçon contient seulement
les exercices de grammaire. C'est surtout la conjugaison, orthographe,
expression écrite ainsi que le vocabulaire. L'objectif du manuel est de
développer les compétences nécessaires pour bien lire tous
types de textes. Darwin et al. (2006 : 3) se sont exprimés à
propos:« Par rapport au CP, le CE1 marque une étape importante
dans l'apprentissage du français: C'est la classe où
l'élève découvre de manière explicite la grammaire,
le vocabulaire, l'orthographe, la conjugaison. Aussi, pour assurer la
transition entre ces deux classes, la première leçon du manuel de
CE1 présente à l'élève ces nouvelles disciplines
sous une forme ludique, tout en faisant réviser les acquis du CP.
»
À la lumière de cette idée, nous voulons
dire que« Les nouveaux champions en français CE1 livre
d'élève », il y a la présence de
récitations et ces dernières peuvent être
caractérisées comme activités ludiques. Le deuxième
manuel ne contient ni de chanson ni de comptine.
II.3. Les critères dans le choix des chansons
et des comptines comme support de
l'enseignement du français
Lors du choix des chansons ou des comptines comme support
d'une leçon de la langue française, l'enseignant se trouve devant
plusieurs questions et aspects aux quels il doit réfléchir.
Par exemple Titta TIUSANEN en énumère quelques
uns (2013 : 23):
« Quand l'enseignant choisit des chansons pour
l'enseignement d'une langue étrangère, il doit en particulier
attacher de l'importance aux auditeurs, donc aux apprenants. Il faut toujours
penser aux besoins et aux intérêts du public. Nous traiterons donc
la question suivante : quelles chansons choisir pour les enfants du primaire ?
En premier, l'enseignant doit réfléchir à la question de
savoir si les paroles ou le thème de la chanson coïncident avec
l'intérêt de l'enfant. Cela peut poser un problème :
comment se renseigner sur les sujets qui intéressent les apprenants? De
plus, la longueur et la complexité de la chanson diffère selon
l'expérience etl'âge de l'enfant. Dans le choix de la
chanson, l'enseignant peut également faire des rapprochements avec
d'autres matières du primaire. »
29
C'est pour cette raison que l'enseignant lui aussi doit
être un chanteur. Non pas comme un musicien d'une manière
générale mais un expert qui est capable d'analyser des chansons
et des comptines jusqu'à trouver celles qui peuvent aider les
apprenants. Là, nous voulons dire que toutes les chansons et les
comptines ne sont pas bénéfiques pour les écoliers ou bien
ne sont pas aux mêmes pieds d'égalité.
La mélodie qui accompagne les chansons et les comptines
permet une détente et appelle à une concentration plus intense :
elle stimule l'écoute aux écoliers même les
dérangeurs restent attentifs. C'est un avantage par rapport à un
texte qui est lu sans accompagnement, lu par la seule intonation de la voix.
Nous pouvons dire que les chansons et les comptines sont plus aisément
audibles qu'une suite de phrases, ce qui peut faciliter pour les
élèves l'approche du message, puisqu'ils sont plongés dans
une situation d'apprentissage favorable. Il est agréable
d'écouter une chanson ou une comptine, par exemple Louis-Jean CALVET
s'exprime dans ce sens (1980 : 20), « Il est agréable
d'écouter de la bonne chanson, de la bonne musique, et l'on voit mal,
dès lors, pourquoi il nous faudrait nous en priver et en priver des
apprenants».
Avant que les écoliers apprennent le français
parlé à base des chansons et des comptines, il y a des
activités que l'enseignant doit réaliser comme il le fait lorsque
il s'agit d'enseigner d'autres sortes de leçon. L'enseignant doit
séléctionner une chanson ou une comptine qui répond aux
besoins des apprenants. Il doit aussi consentir des efforts pour la
maîtriser pour ne pas hésitater devant les élèves.
Après avoir estimé qu'une chanson est susceptible d'être
enseignée, l'enseignant peut débuter une leçon. BOUARICHA
Nesrine Ismahan indique six conditions pour choisir une chanson à
enseigner à savoir ( 2015 : 53) :
« 1. la correspondance entre le niveau de langue
général exigé pour la compréhension du texte
sélectionné et les objectifs (linguistiques et autres) que se
fixe lenseignant ;
2. les thèmes abordés ;
3. le lexique particulier et/ou spcifique a priori inconnu
des apprenants ;
4. la stratégie de présentation induite par
le texte lui-même, sans doute aussi par le thème qu'l aborde
;
5. les activités pédagogiques susceptibles
d'être proposées aux apprenants ;
6. les autres supports pouvant éventuellement
être utilisés en liaison avec la chanson. »
30
Nous avons compris que dans ces critères ci-haut
cités, Nesrine Ismahan BOUARICHA s'est focalisé sur le plan
musical et sur le plan thèmatique. Mais elle n'a pas oublié de se
focaliser sur les objectif de cours. Elle a ajouté que ( 2015 : 54) :
« L'insertion de la chanson en cours de
français langue étrangère doit répondre à
une stratégie composée de plusieurs étapes:
Une mise en route dont l'intérêt est de susciter
la curiosité des apprenants.
Une découverte de la chanson afin de les amener se
concentrer sur la chanson.
Une combinaison chanson-texte écrit qui permet sa
redécouverte dont le but est d'assurer une meilleure
compréhension.
Proposition des activités d'expression orale afin
d'exploiter la chanson.
L'élargissement du champ de réflexion des
apprenants. La chanson est un document authentique qui ne doit pas être
saturé par les pratiques pédagogiques. »
Avec ces stratégies proposées, nous retenons que
l'apprenant est au centre de l'activité d'apprentissage car de toute
façon, il doit apprendre le français en chantant. L'apprenant va
avoir l'ambition de connaître les chansons. Il développe à
la fois l'expression orale et l' écoute. Cette dernière est
très importante parce que nous disons que nous connaissons une langue
lorsque nous sommes capables d'écouter aussi cette langue. Lorsque les
apprenants parviennent à mémoriser les chansons, ils
acquièrent plusieurs compétences en même temps.
II.4. Les avantages des chansons et des comptines dans
l'enseignement du français
Les chansons et les comptines permettent d'enseigner à
la fois le texte, le contexte social, la musique et l'analyse de l'image
(visionnement de clips), etc. Sophie COURTADE (2014 : 12) semble abonder dans
le même sens, «Il est indéniable que la chanson, du fait
de l'interactivité qu'elle engendre, est un support très
favorable au développement de cette compétence. Le
caractère authentique du discours qui y est proposé permet un
rapport plus « intime » avec la langue parlée au quotidien par
les natifs, et contribue largement à faire intérioriser des
mécanismes linguistiques dans l'utilisation de la langue. »
31
L'avantage principal des chansons et des comptines pour les
apprenants est qu'elles contiennent une langue réellement parlée
par les interlocuteurs natifs ou francophones.
Ces derniers peuvent servir d'exemples aux écoliers de
l'école fondamentale aux niveaux psycho-physiologique, langagiers et
socio-affectifs.
II. 4.1. Niveau psycho-physiologique
Au niveau psycho-physiologique, quand on fait des travaux durs
au Burundi, on aime souvent travailler tout en chantant. On dit que c'est une
animation. Autrement dit, les chansons sont agréables et plaisantes
même quand on est dans la situation de fatigue ou de stress. De
même, les apprenants peuvent se servir des chansons et des comptines pour
plusieurs activités comme par exemple dans l'exercice de prononciation,
de nasalisation et dans le sport.
Les chansons jouent un rôle fondamental dans la
formation de la mémoire à long terme. Cela est très
important car les apprenants ont besoin d'enregistrer des mots, des expressions
couramment utilisés dans la communication. La synchronisation des gestes
avec les paroles et le rythme permet le développement des notions
numériques et temporelles. On pourra d'ailleurs les utiliser afin de
rythmer la journée, la semaine, le mois et ainsi de donner des
repères à l'écolier. En guise d'exemple, nous pouvons
prendre une comptine qui relate les différentes périodes à
savoir l'année, le mois, la semaine, etc. C'est une comptine de Monique
CAYROL et Michèle PAJEAN (1997 : 25), « Dans une année,
il y a quoi ? ». le contenu de cette dernière se trouve dans
le corpus des comptines au numéro 11.
Il faut également connaître que les comptines
peuvent être mimées. Les écoliers peuvent même
associer des gestes précis à chaque mot ou son. Grâce
à ces genres de comptines contenant les gestes, nous comprenons que les
apprenants trouvent l'occasion d'apprendre comment se comporter surtout quand
ils sont en train de communiquer avec leurs condisciples ou autres personnes.
Ils se rappellent effectivement des gestes effectués lors de
l'apprentissage des chansons et comptines françaises. En analysant
l'extrait d'une chanson de Marie-Claire BRULEY (2016 :7), « Mes
petites mains bougent», nous trouvons que les apprenants ont la
tâche de gesticuler en tapant bien sûr les mains tout en respectant
le lieu parlé dans cette comptine, c'est-à-dire en haut, en bas,
etc. Le contenu de cette comptine se trouve dans le corpus des comptines
numéro 12.
32
II. 4.2. Niveau langagier
Au niveau langagier, les apprenants qui ont
déjà acquis ce comportement de chanter en classe, c'est
agréable pour eux de parler les mots qu'ils utilisent souvent dans leurs
chansons. Ils les répètent aisément sans
hésitation. Ils essayent de respecter également les expressions
se trouvant dans leurs chansons et comptines. Ces dernières permettent
aux apprenants de mémoriser le plus rapidement possible (les
vocabulaires, les expressions etc.), de jouer des jeux de rôle en classe,
de continuer à étudier même en dehors de la classe car pour
plusieurs personnes, chanter c'est se distraire. En chantant, les
écoliers améliorent la façon de dire, d'articuler et de
faire l'intonation de la langue. Nous ne pouvons pas oublier de dire que les
chansons et les comptines développent la voix de l'écolier. Ce
qu'il lui permet de s'estimer avec les camarades de classes et à
maîtriser sa parole.Elles permettent également aux très
jeunes apprenants (premier cycle de l'école fondamentale) d'être
sensibles aux rythmes et aux sons de la langue enseignée. Elles leur
permettent d'améliorer la prononciation et l'articulation, par exemple
dans des suites de consonnes qui se ressemblent beaucoup. Les chansons et les
comptines par leur caractère rythmé ou leur drôlerie
permettent cette prise de conscience. L'organisation rythmique des rimes aide
au traitement cognitif du langage. Ces activités servent à faire
entendre à l'apprenant que dans le flux de parole, il y a des coupures,
des oppositions, etc.
En guise d'exemple, nous trouvons qu'il y a beaucoup de
facilités de mémoriser les jours de la semaine lorsqu'on a mis
les -di à la fin des phrases sauf dimanche qui termine
par - che et cela ne cause pas de problème, et
d'ailleurs ce jour se situe à la fin de la semaine.
Voilà une comptine proposée par Ministère
de l'enseignement primaire et secondaire, qui le montre bien. « Bonjour
madame Lundi » (1989 : 81). Le contenu de comptine se situe dans le corpus
des chansons et des comptines au numéro 13.
33
II.4.3. Niveau socio-affectif
Au niveau socio-affectif, les apprenants forment un groupe
social au moment où ils chantent. Ils forment ces groupes car il y a des
chansons qui nécessitent d'être chantées étant
ensemble avec les autres apprenants surtout pour faire une harmonie des voix.
Les apprenants se sentent à l'aise comme s'ils sont chez eux. Ils
développent l'esprit de travailler étant en équipe.
Au début de l'année, pour les écoliers
timides, c'est très difficile de suivre une leçon. Mais les
chansons peuvent faciliter la tâche de l'enseignant dans le but de
socialiser tous les apprenants. Petit à petit, les écoliers se
connaissent, les écoliers qui sont peureux deviennent meilleurs. A
propos de cela, Céline CABRÉ (2011:10) écrit ceci : «
Les cours se veulent ludiques et dynamiques ; l'enfant est actif et
totalement impliqué. Il utilise toutes ses ressources : voix, langage,
chant, corps, expression corporelle. Le travail à partir de comptines ou
de poésies permet de mettre en évidence l'aspect sonore et
expressif des mots. L'écoute musicale est active (jeu, association de
geste..) et permet de travailler la différenciation des
paramètres du son. » Les chansons et comptines peuvent
permettre des moments de plaisir partagé entre les apprenants et
d'attention conjointe entre les apprenants et l'enseignant. Elles
présentent également un aspect très sécurisant car
elles sont courtes et donc faciles à apprendre et parce qu'elles sont
souvent transmises par une personne à laquelle l'enfant est
attaché.
On constate aussi un rôle socialisant car elles fixent
des règles suivies par tous et facilement applicables. Ce qui permet une
intégration rapide et simplifiée aux apprenants. Voilà,
par exemple cette comptine de Dino GONCALVES et Marianne LAMBERT (2007 : 4),
« Un Cerf » se trouvant au numéro 14 dans le corpus
des comptines.
Enfin, les comptines présentent de nombreux
intérêts auxquels on peut ajouter le fait qu'elles
développent la créativité. De plus, leur caractère
ludique en fait un support particulièrement intéressant pour
l'éducation des apprenants.
En introduisant une chanson dans une classe où les
apprenants parlent une autre langue que la langue enseignée, les
écoliers s'amusent en chantant cette langue. Plus ils chantent, plus ils
s'améliorent linguistiquement et culturement. Personne ne peut dire
qu'il connaît une langue alors qu'elle ignore la culture que
véhicule cette langue.
34
Sihem BOUNDAOUI et Dyhia BOUNOUAR expliquent cela dans ces
termes (2017 : 21)
« Apprendre une langue ne se limite pas aujourd'hui
aux méthodes et moyens traditionnels, par exemple les textes des grands
auteurs classiques. On recourt aujourd'hui à d'autres supports comme
(...) les chansons, etc. C'est un document authentique, c'est-à-dire non
conçu à l'origine pour l'enseignement/apprentissage. Si on
l'exploite en classe de langue aujourd'hui, c'est parce que justement il permet
d'établir un lien avec la culture de l'autre dans toute sa
diversité, comme nous l'avons souligné. La chanson est mieux
recommandée pour jouer ce rôle. »
Grâce à cette idée, nous pouvons
déduire que les chansons et les comptines peuvent contribuer non pas
pour se distraire ou lutter contre les stress mais plutôt apprendre
à l'écolier comment se comporter dans une situation quelconque.
Il y a plusieurs types des chansons et des comptines comme nous avons vu dans
le premier chapitre.
Chaque chanson ou comptine aborde un thème
donné. Cela dit que celui qui chante doit s'efforcer de vivre la
situation. En effectuant des gestes qui conviennent. S'il le fait comme il
faut, c'est déjà un atout dans sa communication.
Nous pouvons aussi souligner l'importance des chansons et des
comptines dans le développement de l'écoute. Les écoliers
ont l'obligation d'abord d'écouter l'enseignant lorsqu'il commence
à chanter et après, c'est leurs tours. Sandrine BELLOT (2001 : 9)
s'exprime en disant : « Écouter, c'est comparer. L'enfant peut,
lors d'une écoute ou d'une réécoute, comparer la
production du maître avec la sienne et se corriger. Le rôle du
maître et de la qualité de sa prononciation jouent donc un
rôle primordial. Il faut souligner la difficulté pour les
enseignants de chanter seul devant la classe. Le magnétophone peut
être un excellent instrument de transition. »
Les écoliers font le tout possible pour imiter
l'enseignant qui est considéré comme modèle. Ils vont
également écouter les camarades de classe pour juste se comparer.
S'ils trouvent qu'il y a des problèmes, ils doivent fournir d'efforts
pour se rattraper. Les apprenants doivent aussi écouter leurs voix. Ce
qui augmente leur niveau d'estime et leur permet découvrir qu'ils sont
semblables.
Nous venons de voir les avantages des chansons et des
comptines dans l'enseignement du français surtout au
psycho-physiologique, langagier et socio-affectif. Tout n'est pas parfait,
alors nous allons voir les différents obstacles.
35
II.5. Les obstacles de l'utilisation des chansons et
des comptines à l'école fondamentale Après avoir
observé les manuels scolaires du 1?? cycle de l'ECOFO publique et
privée au Burundi, nous constatons que c'est uniquement dans la
première année de l'école fondamentale publique où
les concepteurs ont mentionnée la méthodologie à utiliser
pour enseigner les chansons et les comptines. Cependant, il y a des
méthodes et des stratégies d'enseigner d'autres matières
se trouvant dans ces mêmes manuels surtout les manuels de
l'enseignant.
L'apprentissage des chansons et des comptines connaît
plusieurs obstacles. Nous pouvons citer trois catégories, d'abord les
obstacles du côté des matériels didactiques, ensuite du
côté de l'élève et enfin du côté de
l'enseignant.
II.5.1. Les obstacles liés aux matériels
didactiques
L'insuffisance des chansons et des comptines dans les manuels
scolaires peut démotiver l'enseignant. Cela lui impose de faire beaucoup
de recherches ce qui n'est pas évident pour les enseignants du 1?? cycle
de l'école fondamentale. Certains enseignants peuvent aussi partir de
cette insuffisance en déduisant que les chansons et les comptines ne
sont pas pertinentes.
Suite à l'absence de la méthodologie à
utiliser pour enseigner les chansons et les comptines, plusieurs enseignants
sont incapables de les enseigner car ils n'ont pas étudié ces
chansons et ces comptines à l'école secondaire.
Celui qui ne sait pas les méthodes et les techniques
adéquates pour enseigner le français à base des chansons
et des comptines, il va accorder peu de temps à ces supports.
Actuellement, l'enseignant a besoin de l'électricité pour activer
les outils électroniques qui vont lui permettre de bien enseigner.
36
II.5.2. Les obstacles liés aux écoliers
S'agissant des écoliers, l'enseignant peut trouver de
difficultés d'enseigner les chansons surtout s'il y a des
écoliers qui présentent des difficultés physiques ou
morales. Ou bien si l'apprenant n'aime pas simplement de chanter. Selon Nidhi
MAHAJAN (2018 : 155) « Dans les cours de langue
étrangère, l'écoute et la pratique musicale et vocale de
langue étrangère doivent ainsi viser à procurer du plaisir
d'apprendre une nouvelle langue par la musique. Ce plaisir est lie non
seulement au plaisir d'écouter et de chanter mais aussi au simple
plaisir de dire des mots dans une langue étrangère afin de
trouver son propre ton, sa propre voix, son rythme, sa parole. Également
au plaisir d'entendre la voix de l'autre, (...) ainsi qu'au plaisir de
comprendre le dit et le non-dit. » C'est pour cette raison que
l'enseignant doit être attentif en encadrant tous les apprenants.
En s'appuyant sur l'idée de Philippe CHAMPY et
Christiane ÉTÉVÉ (2005 : 228), «Tout
apprentissage suppose une motivation (un intérêt), un engagement,
une action personnelle de l'apprenti, la liberté de marcher selon son
rythme et d'assumer essais et erreurs. Le jeune apprenti qu'est l'enfant a
besoin d'un milieu favorable, de compréhension, d'aide s'il le demande.
C'est le rôle de l'éducateur, dont l'action suppose une grande
capacité d'attention ». Le rôle des apprenants est
primordial. Ils doivent exécuter les tâches données par
l'enseignant, au cas contraire la réussite n'existe pas.
II.5.3. Les obstacles liés aux enseignants
Les enseignants de l'école fondamentale n'ont pas suivi
tous la formation musicale proprement-dite. Nous disons cela car il y a des
enseignants qui ont fait les enseignements généraux plus une
formation pédagogique de six mois. Ils n'ont jamais appris la musique au
cours de leur formation. Au contraire, ceux qui ont des notions en rapport avec
la musique peuvent se mettre en tête que dans l'enseignement du
français au 1?? cycle de l'école fondamentale, il ne faut pas se
tracasser pour des notions des chansons et des comptines
négligées par les concepteurs. Ce qui peut encore cause des
problèmes, c'est le mauvais choix d'une chanson ou d'une comptine.
Disons que l'enseignement d'une chanson ou d'une comptine qui développe
un thème dépassant la connaissance des enfants, est une perte de
temps car les écoliers ne seront pas en mesure de les comprendre.
37
Bref, après avoir vérifié et
trouvé la place des chansons et des comptines dans les manuels scolaires
de l'école fondamentale publique et privée, nous avons
constaté leurs avantages et leurs obstacles lors
l'enseignement-apprentissage du français parlé. Il est temps
alors d'effectuer une enquête sur terrain pour constater ce que font les
enseignants et comment les apprenants se comportent dans l'apprentissage du
français à base des chansons et des comptines.
38
CHAPITRE. III. LA
MÉTHODOLOGIE DE LA RECHERCHE
Dans ce chapitre, nous allons décrire la
méthodologie adoptée pour mener notre travail. Il est question
également de montrer la population d'enquête et de
présenter les données et les résultats obtenus.
III.1. Méthodologie de l'enquête
D'une manière générale, la
méthodologie peut être définie comme une science des
méthodes. Pierre LAROUSSE le définit bien en disant que la
méthodologie est (1984 : 6885) : « ensemble des méthodes
et des techniques de recherche appliquées à l'étude d'un
domaine particulier. » Partant de cette définition, nous
pouvons définir la méthodologie de l'enquête comme un
ensemble des méthodes nécessaires pour effectuer une
enquête. Au début de notre enquête, nous nous sommes
posé plusieurs questions de savoir quelle méthode à
utiliser pour pouvoir arriver au bout. Ce n'est pas par hasard que nous avons
jugé bon d'utiliser le questionnaire, ce dernier remplit les
caractères dont nous avons besoin. Par exemple les raisons de temps et
des moyens sont les premières qui nous ont poussées à le
choisir. À propos de la nécessité du questionnaire, Jeanne
LE ROY et Pierrette MARJORIE montrent les avantages de ce dernier par rapport
à l'observation et à l'entretien en ces termes (2012 : 8) :
« Les méthodes d'observation et d'entretien permettent un
traitement approfondi du sujet de recherche auprès d'un nombre
limité de personnes. Comparé à ces deux méthodes,
le questionnaire présente une facilité et une rapidité de
passation lui permettant d'être administré à un nombre plus
important de personnes et ainsi d'apporter au sujet d'étude une
extension plus grande. »
C'est pour cette raison que nous prenons le questionnaire
d'enquête comme un outil efficace pour rendre opérationnelle notre
enquête.
III.1.1. Délimitation du terrain d'enquête et
de la population d'enquête
Selon Pierrette RONGÈRE (1971 : 56), « la
population d'enquête est le nombre total des unités ou des
individus qui peuvent entrer dans le champs de l'enquête et parmi
lesquels sera choisi l'échantillon». Nous avons
approché des enseignants du premier cycle de l'école fondamentale
(c'est-à-dire de la première et de la deuxième
année) se trouvant dans la Direction Provinciale de l'Éducation
Nationale de la Mairie de Bujumbura. Des celles-ci, nous estimons nous limiter
dans la Direction Communale d'Éducation Nationale de Ntahangwa.
39
Nous nous sommes intéressés à cette
commune parce que d'abord, c'est là où nous résidons et
cela va nous permettre d'effectuer notre enquête sans même
dépenser beaucoup des moyens de déplacement. Cependant,
même si nous sommes dans la commune de résidence, nous ne sommes
pas capables de mener une enquête sur tous les établissements (la
population) de ladite commune, nous avons jugé de cibler quelques
établissements de la population qui sera enquêtée.
Après avoir réalisé une visite dans le Direction Communale
d'Éducation Nationale de Ntahangwa, nous avons trouvé que les
établissements ciblés par notre enquête sont au nombre de
70 écoles.
Les établissements ayant le premier cycle de
l'ECOFO dans la DCE de Ntahangwa Tableau 1. Les établissements
de Buterere
|
n°
|
ÉTABLISSEMENTS
|
|
1
|
ÉCOLE BUMWE
|
|
2
|
ECOFO BUTERERE I
|
|
3
|
ECOFO BUTERERE II
|
|
4
|
ECOFO LA GIRAFE
|
|
5
|
ECOFO SAINTE VINCENT DE PAUL
|
|
6
|
LYCÉE MUNICIPALE. BUTERERE
|
|
7
|
ÉCOLE LUMIERE DE BUTERERE
|
|
8
|
ÉCOLE MUTUALITÉ
|
Tableau 2. Les établissements de Cibitoke
|
N°
|
ÉTABLISSEMENTS
|
|
9
|
ECOFO CIBITOKE I
|
|
10
|
ECOFO CIBITOKE II
|
|
11
|
ECOFO CIBITOKE III
|
|
12
|
ECOFO MUTAKURA
|
|
13
|
ECOFO NYABAGERA I
|
|
14
|
ECOLE LA GLOIRE DE DIEU
|
|
15
|
ÉCOLE LA SCIENCE
|
|
16
|
ÉCOLE MAISON DE BERGERE
|
|
17
|
LYCÉE DE CIBITOKE
|
40
Tableau 3. Les établissements de Gihosha
|
N°
|
ÉTABLISSEMENTS
|
|
18
|
ECOFO GASENYI I
|
|
19
|
ECOFO A. CH. BURUNDI
|
|
20
|
ECOFO CREI KIGOBE
|
|
21
|
ECOFO GASENYI II
|
|
22
|
ECOFO GIHOSHA
|
|
23
|
ECOFO GIKUNGU
|
|
24
|
ECOFO NYABAGERA I
|
|
25
|
ECOFO NYABAGERA II
|
|
26
|
ECOFO WINTEREKWA
|
|
27
|
ÉCOLE LA BERGERIE
|
|
28
|
ÉCOLE LA NIMBE
|
|
29
|
ÉCOLE LE TRIOMPHE
|
Tableau 4. Les établissements de Kamenge
|
N°
|
ÉTABLISSEMENTS
|
|
30
|
ECOFO KAMENGE I
|
|
31
|
ECOFO KAMENGE II
|
|
32
|
ECOFO KAMENGE III
|
|
33
|
ECOFO MIRANGO
|
|
34
|
ÉCOLE BUMIRANGWE
|
|
35
|
ÉCOLE CONTEMPORAIN DE KAMENGE
|
|
36
|
ECOLE DE LA FRATERNITE
|
|
37
|
LYCÉE TECHNIQUE D `ALLIANCE
|
|
38
|
LYCÉE TECHNIQUE DE LA FOI
|
41
Tableau 5. Les établissements de kinama
|
N°
|
ÉTABLISSEMENTS
|
|
39
|
ABREUVOIR DES CHAMPIONS
|
|
40
|
ECOFO EMMAÜS
|
|
41
|
ECOFO KINAMA I
|
|
42
|
ECOFO KINAMA II
|
|
43
|
ECOFO KINAMA III
|
|
44
|
ECOFO KINAMA IV
|
|
45
|
ECOFO KINAMA V
|
|
46
|
ÉCOLE AMOUR DU CHRIST
|
|
47
|
ÉCOLE DON JOSEPH
|
|
48
|
ÉCOLE ENCLOS DE DAVID
|
|
49
|
ECOLE LA PIONNIÈRE
|
|
50
|
ECOLE LE BOURGEON
|
|
51
|
ÉCOLE SAINT JOSEPH DE BUJUMBURE
|
|
52
|
ÉCOLE SOURCE DU SAVOIR
|
|
53
|
LYCÉE SAINT ANDRE
|
|
54
|
LYCÉE SAINT BASILE
|
|
55
|
LYCÉE TECHNIQUE BUKIRASAZI II
|
Tableau 6. Les établissements enquêtés dans
la zone de Ngangara
|
N°
|
ÉTABLISSEMENTS
|
|
56
|
ECOFO NGAGARA I
|
|
57
|
ECOFO NGAGARA II
|
|
58
|
ECOFO NGAGARA VII
|
|
59
|
ECOFO NGAGARAA V
|
|
60
|
ECOFO NGAGARAIII
|
|
61
|
ECOFO NGARARA IV
|
|
62
|
ECOFO SAINT JOSEPH
|
|
63
|
ÉCOLE LA FONTAINE
|
|
64
|
ÉCOLE LA TRINITÉ
|
|
|
42
|
|
65
66
67
68
69
70
|
ÉCOLE LE DESTIN
ÉCOLE LES GABINS
ÉCOLE SAINT BENOÎT
ÉCOLES DES « PEPINS »
L. S. P. NGAGARA
LYCÉE CENTRAL SAINT GABRIEL
|
|
III.1.2. Détermination de la population
d'enquête
Après avoir déterminé le terrain, nous
avons constaté qu'il est nécessaire de cibler
l'échantillon. Ce dernier est très important car c'est une partie
de la population qui va représenter tous les 70 établissements.
Pour déterminer notre échantillon, nous nous sommes
référé aux idées de Gilbert De LANDSHEERE (1972 :
87) qui dit qu'échantillonner c'est « Choisir le nombre
limité d'individus, d'objets ou d'événements dont
l'observation permet de tirer des conclusions (inférences) applicables
à la population entière (univers) à l'intérieur de
laquelle le choix a été fait. »
Cette définition laisse entendre qu'un
échantillon doit représenter les membres de la population. Nous
avons utilisé un procédé pour que tout le monde ait la
même chance de faire partie de l'échantillon. Dans le même
ordre d'idée, Del Bayle, cité par Pierre NDUWINGOMA, le dit bien
que (2010 : 32), « l'échantillon d'enquête, est la partie
de l'univers qui sera effectivement étudié et qui permettra par
extrapolation de connaître les caracteristiques de la totalité de
l' univers. » C'est pour cette raison que nous avons retenu quelques
établissement et non la totalité. Nous allons utiliser l'une des
méthodes d'échantillonnage car il existe plusieurs, en guise
d'exemples nous pouvons citer l'échantillonnage accidentel,
l'échantillonnage par quotas et l'échantillonnage
aléatoire systématique. Nous avons choisi la méthode
d'échantillon aléatoire systématique. D'abord, nous avons
listé tous les établissements comportant le premier cycle de
l'école fondamentale. Nous avons trouvé 70 écoles comme
nous l'avons dit au-dessus. Et puis, nous avons établi une liste par
ordre alphabétique selon les zones de provenance pour faciliter le
tirage au sort.
43
Nous nous sommes référés aux idées
de Guy BAJOIT (2007 : 123):
« Si je veux effectuer un tirage systématique
aléatoire alors que la population de référence (la
population d'une commune) s'élève à 12 000 habitants et
que, acceptant de travailler dans une marge d'erreur de 2,8 %, je construis un
échantillon de 1200 sujets, mon pas d'échantillonnage
s'élève à 12000/1200 soit un pas de 10. Je choisi donc le
premier individu de ma liste et ensuite le onzième (1+10) et ensuite le
vingt et unième (11+10) et ainsi de suite. »
Après avoir imité ces opérations, nous
avons obtenu 7 établissements à enquêter. Il faut savoir
que les établissemets concernés par l'enquête sont au
nombre de 70. Nous avons d'abord fait la division de 70/7= 10 soit un pas de
10. Le chiffre 1 est choisi comme le point de départ jusqu'à
trouver le septième. En terminant, nous avons établi une liste en
prenant le chiffre 1+ 10 ensuite 11+10 et ainsi de suite jusqu'à arriver
aux 7 établissements. Dans ces 7 établissements, nous ne pouvons
pas enquêter tous les enseignants qui s'y trouvent. C'est pourquoi nous
avons pris deux enseignants par établissements, l'un de la
première l'année et l'autre de la deuxième année.
Voilà alors les établissements choisis pour être
enquêtés.
Tableau 7 :Les établissements enquêtés sont
les suivantes:
|
LES ÉTABLISSEMENTS
|
LES ENSEIGNANTS
|
|
4
|
ECOFO GASENYI II
|
2
|
|
5
|
ECOFO KINAMA I
|
2
|
|
1
|
ÉCOLE BUMWE
|
2
|
|
6
|
ÉCOLE DE LA FRATERNITE
|
2
|
|
3
|
ÉCOLE LA GLOIRE DE DIEU
|
2
|
|
2
|
ÉCOLE LUMIÈRE DE BUTERERE
|
2
|
|
7
|
ÉCOLE SAINT JOSEPH DE BUJUMBURA
|
2
|
Nous avons pu trouver au total 7 établissements avec 14
enquêtés dans la DCE de Ntahangwa.
44
III.1.3. Techniques et outils utilisés
C'est à partir de l'idée de Jeanne LE ROY et
Marjorie PIERRETTE (2012 : 7) que nous avons pu trouver une méthode
d'enquête, ces auteures nous disent que « La collecte
d'informations en sciences sociales peut se faire à partir de trois
méthodes: l'observation, l'entretien et l'enquête. C'est en
fonction de l'objet d'étude que le chercheur va privilégier une
méthode plutôt qu'une autre, même si celles-ci sont bien
souvent complémentaires. » Cette technique nous a permis de
réaliser le recueil des données suffisantes dans une courte
durée.
Nous avons réalisé notre enquête dans le
dernier mois du deuxième trimestre de l'année scolaire 2019-2020.
Les enseignants ont accepté de compléter le questionnaire
à peine. Ils nous ont dit que les activités de fin du trimestre
étaient nombreuses. Grâce aux Directeurs et aux Directrices de ces
écoles, nous avions pu collecter tous les questionnaires
distribués.
Pour dépouiller les résultats d'enquête,
le chercheur ne fait pas n'importe comment. Il doit suivre certains
procédés efficaces selon les sortes des questions à
traiter. Nous avons formulé des questions ouvertes et des questions
fermées. Selon Jeanne LE ROY et MARJORIE Pierrette (2012 : 30), «
Les questions ouvertes répondent essentiellement à des enjeux
exploratoires permettant d'obtenir des informations plus qualitatives sur un
phénomène. Elles attendent une réponse non
délimitée et la personne interrogée est libre de
s'exprimer comme elle le souhaite avec ses propres mots.»
Pour donner des éclaircissements suffisants, surtout la
différence entre les questions ouvertes et fermées, les
mêmes auteures (2012 : 33-34) donnent une précision en ces termes
: « Contrairement aux questions ouvertes, les questions fermées
ont des réponses fixées à l'avance et le répondant
doit obligatoirement choisir parmi les propositions qui lui sont
données. Le rédacteur doit ainsi s'assurer d'avoir listé
les différentes réponses possibles: Une seule réponse
possible, plusieurs réponses possibles et un classement des
réponses. »
En outre, lors du dépouillement, les données ont
été regroupées thèmes par thèmes. Nous avons
calculé le pourcentage surtout pour les questions fermées et
interprété pour les questions ouvertes en faisant une
synthèse.
45
CHAPITRE IV. LES RÉSULTATS DE L'ENQUÊTE,
ANALYSE ET INTERPÉTATION
L'enquête peut être définie comme un
travail qui a pour but de découvrir de faits, elle peut également
améliorer des connaissances ou résoudre des problèmes., il
s'agit d'une recherche d'informations (les données). Il faut
connaître que le but est de connaître les informations qui
étaient inconnues au début de l'enquête. Ces informations
peuvent être bénéfiques pour la société. Mais
réellement l'enquête c'est quoi? Bardin BAHOUAYILA ( 2016 : 1)
donne sa définiton en disant : « En termes très
généraux, une enquête est une méthode de recueil
d'information sur un grand nombre de personnes, en interrogeant seulement
quelques-unes d'entre elles». Les informations recueillies lors de
l'enquête bien élaborée montrent la situation
considérée comme générale.
Pour le moment, nous voulons entamer avec le thème
d'identification pour mieux connaître les enquête.
IV.1. Identification de l'enquêté
Question1: Quel est votre profil de formation?
École normale
Lycée pédagogique Humanités
générales
Autre section Tableau 8 : Profil de formation
|
Réponses données
|
Effectif
|
Pourcentage
|
|
École normale
|
1
|
7 %
|
|
Lyée pédagogique
|
9
|
64%
|
|
Humanités générales
|
1
|
7 %
|
|
Autre section
|
3
|
21 %
|
|
Total
|
14
|
100%
|
46
D'après les réponses que nous avons obtenues au
cours de l'enquête, les enseignants qui ont fait le lycée
pédagogique viennent en premier lieu. Ces enseignants sont au nombre de
9, soit 64 %. En seconde lieu viennent les autres enseignants des sections non
qualifiées dans l'enseignement de l'école fondamentale. Ces
enseignants ne sont pas instruits pour enseigner mais plutôt pour vaquer
à d'autres activités. Ils sont au nombre de 3, soit 21 %. Nous
signalons que parmi ces trois enseignants, 1 enseignant soit 7 % a fait les
sections techniques tandis qu'un autre a fait la pédagogie dans la
République Démocratique du Congo et le dernier a fait
l'enseignement technique.
En troisième position vient 1enseignant soit 7 % qui a
fait l'école normale et en dernière position, c'est 1 enseignant
soit le taux de 7 % qui a fait l'enseignement général.
Être enseignant au premier cycle de l'ECOFO n'est pas
une activité très facile car un écolier qui rate les
connaissances à ce niveau risque de se perdre dans les autres cycles
suivants. L'enseignant doit alors être guidé par l'ambition de
favoriser la réussite scolaire des élèves dont il a la
responsabilité, l'enseignant doit mobiliser des compétences
didactiques et pédagogiques d'où la neccessite d'être
qualifié. C'est aussi un métier qui permet de concilier vie
professionnelle et vie personnelle.
Question 2: Quel est votre Genre? : Masculin
Féminin
Tableau 9: Genre des enquêtés
|
Réponses données
|
Effectif
|
Pourcentage
|
|
Masculin
|
2
|
14 %
|
|
Féminin
|
12
|
86 %
|
|
Total
|
14
|
100 %
|
Les chiffres présentés dans ce tableau montrent
que 12 enseignants sur 20, soit 86 % sont des enseignants de genre
féminin. Il reste 2 enseignants de genre masculin soit 14 %. Comme
certains des écoliers sont encore très petits en
considérant leurs âges. Ils ont besoins d'un sentiment d'affection
en provenance de ces enseignantes.
47
Nous avons trouvé beaucoup des enseignants de genre
féminin et cela ne cause pas de problème car les apprenants du
premier cycle sont encore très petits pour dire qu'ils ont besoin encore
de l'affection des mères. Daniel AHMED s'exprime de cette manière
(2017 : 192),
« La mélodie et les sonorités seront
donc essentielles pour remplir une fonction qui incombe à la
mère, dont la voix, avant et après la naissance, crée des
liens affectifs privilégiés avec son enfant. Dans leur grande
simplicité de structure et de contenu, les berceuses se
présentent comme un outil éducatif face à l'enfant et un
moyen de réflexion pour l'adulte, mais aussi comme un miroir de la
société et de la relation mère-enfant. »
Question3. Dans quelle classe enseignez-vous :
Avec cette question, nous avons trouvé qu'il y a 10
enseignants soit en première année ou soit en deuxième
année c'est-à-dire 50 %.
Question 4. Avec quelle ancienneté de: 0-5 ans
6 -10 ans 11-15 ans 16 et Plus
Tableau 10 : L'ancienneté des enquêtés
|
Réponses données
|
Effectif
|
Pourcentage
|
|
0-5 ans
|
6
|
43 %
|
|
6-10 ans
|
1
|
7%
|
|
11-15 ans
|
3
|
21%
|
|
16 ans et plus
|
4
|
29%
|
|
Total
|
14
|
100 %
|
48
Après avoir observé ce tableau, nous avons
constaté qu'en premier lieu vient les enseignants de moins de 5 ans
d'ancienneté soit 43%, ils sont au nombre de 6 ensignants. En
deuxième position sont les enseignants d'expérience se trouvant
entre 16 ans et plus, ils sont au nombre de 4, soit 29%. En troisième
position sont les enseingnts de moins de 11 à 15 ans , ils sont au
nombre de 3 enseignants, 21 % . En dernier lieu, ce sont les enseignants de
moins de 6 à 10 ans, ils sont au nombre de 1, soit 7%.
En générale, dans ce cycle on y oriente soit les
nouveaux enseignants ou soit les plus âgés. Mais partout dans les
services, il y a une différence entre les nouveaux et les anciens
travailleurs. Les nouveaux enseignants peuvent se heurter à un obstacle
alors que ce dernier est déjà maîtrisé par ceux qui
ont une expérience dans l'enseignement.
Nous venons de terminer d'analyser, d'interprêter le
premier thème concernant l'identification des enseignants et nous
voulons alors entamer l'observation des manuels scolaires.
IV.2. Observation sur les manuels scolaires du 1?? cycle de
l'école fondamentale
Question 5: Est-ce qu'il y a des chansons et des comptines
dans les ouvrages du 1?? cycle de l'école fondamentale?
Oui Non
Tableau 11:La présence des chansons et des comptines
dans les ouvrages du 1?? cycle de l'école fondamentale
|
Réponses données
|
Effectif
|
Pourcentage
|
|
Oui
|
14
|
100 %
|
|
Non
|
0
|
0 %
|
|
Total
|
14
|
100 %
|
D'après les données de ce tableau, nous avons
remarqué que les enseignants ont confirmé qu'il y a des chansons
et des comptines dans les manuels scolaires. Cette existence des chansons et
des comptines a été confirmée par tous les enseignants
enquêtés à 100%.
Pour cette question suivante, nous allons découvrir si
les chansons et les comptines sont adaptées au goût, à
l'âge des écoliers ou les deux à la fois.
49
Il est très importent de trouver que tous les
enseignants confirmer l'existence des chansons et des comptines dans les
manuels scolaires du premier cycle de l'ECOFO. Ceux qui les ignorent n'ont pas
les motifs à avancer. Il reste alors de savoir dans quel manuel se
trouvent-elles?
Question 6. Si oui, dans le livre du maître dans le manuel
de l'élève partout dans ces livres
À partir de cette question, nous avons constaté
que tous les enseignants de l'école publique ont choisi que les chansons
et les comptines se trouvent dans le livre du maître. Mais ceux de
l'école privée ont mentionné que les chansons et les
comptines se situent dans le livret intitulé les nouveaux champions
CE1/livret de l'élève.
La question qui suit nous montre si les chansons et les
comptines proposées sont suffisantes ou non.
Question 7. Les chansons et les comptines proposées
dans les manuels scolaires sont-elles en quantité
Suffisante Insuffisante
Tableau 12: La quantité des chansons et des comptines dans
les manuels scolaires
|
Réponses données
|
Effectif
|
Pourcentage
|
|
Suffisante
|
0
|
0 %
|
|
Insuffisante
|
14
|
100 %
|
|
Total
|
14
|
100 %
|
Les résultats du tableau ci-dessus nous montre que 20
enquêtés, soit 100 % confirment que les chansons et les comptines
sont insuffisantes.
50
Question 8. Les chansons et les comptines proposées
paraissent-elles :
adaptées à l'âge des écoliers ?
adaptées aux goûts des apprenants ?
adaptées à l'âge et aux goûts des
apprenants ?
Tableau 13: Le goût des chansons et des comptines
proposées
|
Réponses données
|
Effectif
|
Pourcentage
|
|
Adaptées à l'âge des écoliers
|
1
|
7 %
|
|
Adaptées aux goûts des apprenants
|
2
|
14 %
|
|
Adaptées à l'âge et aux goûts des
apprenants
|
11
|
79 %
|
|
Total
|
14
|
100 %
|
Comme nous le voyons dans le tableau, 11
enquêtés, soit 79 % répondent que les chansons et les
comptines du premier cycle de l'école fondamentale sont adaptées
à l'âge et aux goûts des apprenants.
2 enseignants, soit 14% disent que les chansons et les
comptines se trouvant dans le programme de la première et de la
deuxième année sont adaptées aux goûts des
apprenants. Pour terminer, 1 enseignant, soit 7 % s'expriment en nous montrant
que des chansons et les comptines du premier cycle de l'école
fondamentale sont adaptées à l'âge des apprenants.
Les chansons et les comptines qui sont adaptées au
goût et à l'âge des apprenants vont permettre à ces
derniers d'acquérir facilement des compétences langagières
surtout la compréhension orale et expression orale.
Il est alors nécessaire de savoir si les enseignants
trouvent des chansons et des comptines en dehors des manuels scolaires pour
compasser le manquant se trouvant dans les ouvrages scolaires.
Alors la question qui commence insiste sur le nombre de fois
que les apprenants utilisent pour étudier le français à
base des chansons et des comptines pour apprendre le français.
51
Question 9. Est-ce que vous trouvez les chansons et les
comptines dans les ouvrages en dehors des manuels scolaires ?
Tableau 14: Le choix des chansons et des comptines en dehors des
manuels scolaires
|
Réponses données
|
Effectif
|
Pourcentage
|
|
Oui
|
12
|
86 %
|
|
Non
|
2
|
14 %
|
|
Total
|
14
|
100 %
|
À la lumière des résultats obtenus dans
le tableau ci-haut établi le montrent, 12 enseignants, soit 86%
acceptent qu'ils trouvent des chansons et des comptines dans d'autres livres
que les manuels scolaires pour enseigner le français. Tandis que 2
enseignants seulement, soit 14% ne fournissent aucun effort pour chercher les
chansons et les comptines en dehors des manuels scolaires pour les utiliser
lors de l'enseignement et apprentissage du français.
Lorsque un enseignant competent préparer une
léçon, il doit d'abord consulter plusieurs écrivains qui
ont travailler sur la matière qu'il veut enseigner. Mais malheuresement
plusieurs enseignants n'ont pas cette initiave pour une multitude raisons.
D'abord ces enseignants ne sont pas habitués à faire des
recherches, il n'y a pas des bibliothèques dans les ECOFO, etc. Le
thème qui suit se focalise sur l'apprentissage du français en se
basant sur les chansons et les comptines.
IV.3. L'apprentissage du français à base des
chansons et des comptines françaises
Les chansons et les comptines peuvent être
utilisées comme matière à apprendre dans l'enseignement du
français parlé. Il est alors très important de savoir
combien de fois et quel moment favorables pour apprendre le français en
utilisant les chansons et les comptines. Nous allons également chercher
à savoir si les écoliers aiment les chansons et les comptines et
quels objectifs que les enseignants veulent atteindre en utilisant les chansons
et les comptines.
52
Question 10. Combien de fois les écoliers du 1?? cycle de
l'école fondamentale apprennent le français à base des
chansons et des comptines françaises ?
Souvent rarement jamais
Tableau 15: L'usage des chansons et des comptines
françaises
|
Réponses données
|
Effectif
|
Pourcentage
|
|
Souvent
|
5
|
36 %
|
|
Rarement
|
8
|
57%
|
|
Jamais
|
1
|
7 %
|
|
Total
|
14
|
100 %
|
Parmi les enseignants enquêtés, 11 enseignants,
soit 57 % ont dit qu'ils utilisent rarement les chansons et les comptines, 5
enseignants, soit 36 % ont confirmé qu'ils utilisent souvent les
chansons et les comptines françaises au moment où 1 enseignants,
soit 7 % ne les utilisent jamais dans l'enseignement-apprentissage du
français.
Le temps dedié aux chansons et aux comptines est minime
car les enseignants n'ont pas le bien fondé de leur utilisation. Il faut
savoir que préparer à enseigner une chanson ou une comptine
demande des moyens matériels qui deviennent une tâche lourde
à l'enseignant. Ce dernier préfère l'abandonne.
Il s'avère nécessaire nous pouvons nous poser
une question de savoir les moyens que les enseignants doivent disposer pour
pouvoir enseigner le français en utilisant les chansons et les
comptines.
Question.11. Quand vous utilisez les chansons et les comptines
françaises pour apprendre le français, quels sont les moyens
utilisés ?
Une poste radio Un téléphone portable
Un ordinateur portable Un ordinateur de bureau
Rien
Autres outils, les quels ....
53
Tableau 16: Les outils utilisés dans l'apprentissage des
chansons et des comptines
|
Réponses données
|
Effectif
|
Pourcentage
|
|
Une poste radio
|
1
|
7 %
|
|
Un ordinateur de bureau
|
0
|
0 %
|
|
Un ordinateur portable
|
1
|
7 %
|
|
Un télephone portable
|
0
|
0 %
|
|
Autres outils
|
1
|
7 %
|
|
Rien
|
11
|
79 %
|
|
Total
|
14
|
100 %
|
Comme nous le constatons dans le tableau ci-dessus, 11
enseignants, soit 79 % n'utilisent aucun outil pour enseigner les chansons et
les comptines. 1 enseignant, soit 7 % utilise des postes de la radio. Et
l'autre enseignant, soit 7 % utilise d'autres outils à savoir des petits
tambours, des sifflets etc. Et enfin 1 dernier enseignant, soit 7 % utilise des
ordinateurs portables.
Enseigner les chansons et les comptines nous oblige d'utiliser
quelques outils appropriés mais avec la pauvrété que
connaît notre pays, l'État doit satisfaire à autres besoins
comme la construction des écoles, le recrutement des nouveaux
enseignants, l'achat des manuels scolaires,
etc. au lieu d'acheter les pianos , les
baffles, les tambours,etc.
Comme nous venons de constater que les écoliers
apprennent les chansons et les comptines sans utiliser les outils
appropriés, la question qui suit est de savoir si les écoliers
aiment les chanter dans cette situation.
54
Question.12. Est-ce que les écoliers aiment les chansons
et les comptines françaises
Tableau 17: L'attraction des écoliers envers les chansons
et les comptines françaises
|
Réponses données
|
Effectif
|
Pourcentage
|
|
Oui
|
14
|
100 %
|
|
Non
|
0
|
0 %
|
|
Total
|
14
|
100 %
|
Tous les enquêtés, c'est-à-dire 14
enseignants, soit 100% ont confirmés que les écoliers aiment les
chansons et les comptines françaises.
Utiliser les chansons et les comptines pour enseigner le
français parlé est une décision très bonne car les
chansons et les comptines sont des documents authantiques qui permettent aux
apprenants d'écouter la voix des natifs de la langue française.
Ils vont apprendre facilement leur accent, leur intonation, leur articulation
étant dans l'ambiance car ils font ce qu'ils aiment.
La question suivante nous montrer ce que les chansons et les
comptines développent chez les écoliers du premier cycle de
l'école fondamentale.
Question 13. Quand vous utilisez les chansons et les comptines
françaises, les apprenants développent-ils
la prononciation ? l'articulation? la mémorisation ?
toutes les activités ?
55
Tableau 18: L'objectif de l'usage des chansons et des
comptines françaises dans l'apprentissage du français
|
Réponses données
|
Effectif
|
Pourcentage
|
|
Prononciation
|
2
|
14 %
|
|
Articulation
|
1
|
7%
|
|
Mémorisation
|
7
|
50 %
|
|
Toutes les activités
|
4
|
29%
|
|
Total
|
14
|
100 %
|
Les données figurant dans le tableau ci-dessus
indiquent que 7 enseignants, soit 50% utilisent les chansons et les comptines
pour la mémorisation. Ensuite, 4 enseignants, soit 29 % les utilisent
pour faire mémoriser les écoliers, et puis 2 enseignants, soit 14
% les utilisent pour que les élèves puissent développer la
prononciation et 1 enseignant restant, soit 7 % utilise les chansons et les
comptines pour développer l'articulation des élèves.
En se basant sur ces données, nous disons que les
chansons et les comptines peuvent contribuer dans l'apprentissage du
français d'abord en fournissant un bagage suffisant des vocabulaires,
ensuite en améliorant la prononciation et enfin en corrigeant
l'articulation.
Le quartieme thème s'intéresse sur les questions
de la didactisation des chansons et des comptines françaises.
56
IV.4. Didactisation des chansons et des comptines dans
l'enseignement du français à
l'école fondamentale
La didactisation est l'opération consistant à
transformer ou à exploiter un document langagier brut pour en faire un
objet d'enseignement. Les enseignants vont alors nous montrer quand ils
utilisent les chansons et les comptines dans le trimestre (au début, au
milieu et à la fin du trimestre) sans oublier de dire le pourquoi. Ils
vont également citer les chansons et les comptines couramment
utilisées et le pourquoi. Et en fin, ils vont montrer les
compétences langagières que les apprenants développent
grâce aux chansons et aux comptines.
La première question permet aux enseignants de cibler
la période dans laquelle ils utilisent les chansons et les comptines
françaises dans le trimestre.
Question 14. Quand utilisez-vous les chansons et les comptines
françaises dans le cours du français ?
Au début du trimestre Au milieu du trimestre
À la fin du trimestre Partout dans le trimestre Dites
pourquoi ?
Tableau 19: Le moment de l'utilisation des chansons et des
comptines dans le cours du français dans le trimestre
|
Réponses données
|
Effectif
|
Pourcentage
|
|
Au début du trimestre
|
1
|
7 %
|
|
Au milieu du trimestre
|
1
|
7 %
|
|
À La fin du trimestre
|
6
|
43%
|
|
Partout dans le trimestre
|
6
|
43 %
|
|
Total
|
14
|
100 %
|
D'autres enseignants ont répondu en disant que les
chansons et les comptines favorisent le développement de la
compréhension.
57
Grâce aux réponses des enquêtés se
trouvant dans le tableau ci-dessus, nous avons découvert que d'abord 6
enquêtés, soit 43 % utilisent les chansons et les comptines
à la fin du trimestre, ensuite d'autres 6 enseignants, soit 43 % les
utilisent partout dans le trimestre. Et puis 1 enseignant les utilise au
début du trimestre et en fin 1 enseignant dit qu'il se sert des chansons
et des comptines au milieu du trimestre.
Vu l'importance des chansons et des comptines, elles ne
doivent pas être comme de simples activités ludiques mais
plutôt des supports capables d'aider les apprenants surtout pour
l'améloiration du français parlé.
En outre, nous avons voulu savoir quand est-ce que l'on
utilise les chansons et les comptines françaises dans le cours du
français et pourquoi.
Ainsi, les enseignants enquêtés font savoir que
les chansons et les comptines aident les apprenants au niveau de la fixation de
connaissance, de la compréhension, du réveil chez les apprenants
et de la culture générale.
Les écoliers qui commencent le premier cycle surtout
ceux qui n'ont pas passé dans les écoles maternelles, ils n'ont
pas des représantations sur la langue françaises. C'est pour dire
que c'est pour la première fois qu'ils entendent le français
d'où l'introduction des chansons et des comptines est si
nécessaire. Voilà par exemple les propos des enseignants sur
cette question. Certains entre eux disent que les chansons et les comptines
aident les apprenanants au niveau de la fixation de connaissence.
? « Les écoliers chantent ou récitent
des chansons et des comptines au début du trimestre quand les
écoliers n'ont pas encore un bagage suffisant de lexique».
? « Les comptines et les chansons se font au milieu
du trimestre juste pour bien assimiler les connaissances déjà
acquises».
? « Les chansons et les comptines se font avant une
activité et à la fin aussi ».
? « Les chansons et les comptines sont utiles partout
dans les trimestres car les élèves ont besoins des connaissances
partout ».
? « Les chansons et les comptines sont
enseignées partout parce qu'elles favorisent l'apprentissage du
français ».
58
Quand les écoliers chantent, ils acquièrent le
lexique (les mots) et la syntaxe (la fonction et la disposition des mots dans
une phrase). Ils développent la compréhension du français
parlé dans les échanges avec son environnement scolaire. Selon
BOUDJETTOU Roza et BOUKOBBA Abderrahmane (2017 : 15) « Les comptines
peuvent améliorer l'articulation des apprenants à travers la
lecture et la récitation à haute voix de ces chansons en
facilitant la compréhension et surtout la mémorisation du texte
étudié. »
En guise d'exemple, voilà comment deux enseignants se sont
exprimés à propos.
? « Bon ! On chante à tout moment hein,
surtout les matins quand ils arrivent. Il y a un temps pour chanter et
réciter. Mais il y a des chansons et comptines qui sont en rapport avec
la leçon donc elles permettent à l'enfant de vite
comprendre».
? « Nous enseignons les élèves les
chansons et les comptines partout car nous visons développement de la
compréhension orale et expression écrite ».
Les chansons et les comptines sont des supports convenables
capables de réveiller les apprenants dans l'apprentissages du
français. Il est donc nécessaire de les utiliser à tout
moment surtout qu'elles sont des activités ludiques. Les enseignants
enquêtés nous révèlent que :
? « Les chansons et les comptines se font à
tout moment avant de commencer une activité et à la fin de cette
activité pour qu'ils se réveillent ».
? « Les chansons et comptines, elles se font à
tout moment pour permettre aux enfants de rester éveillé
».
Développer une culture
générale
Les chansons et les comptines ne se focalisent pas uniquement
sur un domaine ou bien sur un seul thème, elles parlent en
général tout ce qui se réalise dans le monde. La
décision de choisir une chanson est prise par l'enseignant. Pour avoir
alors un bagage suffisant, il faut faire recours aux chansons et aux comptines
car l'écolier va bénéficier en plus de sa propre culture,
la culture de l'autre région ou autre pays.
? « Les comptines et chansons sont utilisées
au début du trimestre parce qu'ils permettent de socialiser les nouveaux
écoliers de l'école fondamentale».
? « Les apprenants chantent les chansons et les
comptines au milieu du trimestre car c'est à cette période les
écoliers sont prêts à mémoriser ces chansons et ces
comptines pour assimiler plusieurs notions».
59
? «Le chant et les comptines interviennent lorsque
l'on fait l'éducation
musicale.il y a des chants
communs qu'on chante à n'importe quel moment et des chants
spécifiques c'est-à-dire en rapport avec la leçon. Il y a
aussi des chants d'animation simple pour égayer les enfants. Les
comptines elles sont liées au thème du langage : on a la
fête de noël, de pâques, des mères, la famille, les
fruits, etc. »
? « Il n'y a pas de moment précis. Les
chansons et comptines accompagnent les activités et sont souvent
liées au cours de langage. On a des chansons de propreté, de
respect, de l'eau, etc. »
? « Comme toute activité ludique, la comptine
et la chanson se font à des moments précis parce qu'il faut du
temps pour les apprendre. Mais comme il en a assez, on chante à tout
moment. Quant aux jeux, c'est généralement à la pause,
pendant la récréation».
Les chansons et les comptines sont des supports
pédagogiques à utiliser non pas seulement pour se distraire mais
pour apprendre une langue. Il faut alors qu'il ait des leçons proprement
dites des chansons et des comptines au lieu de chanter une petite chanson le
matin juste pour débuter les apprentissages ou bien à la fin de
la journée ou du trimestre avec un motif de manquer de quoi à
faire car la matière est déjà finie.
Un enseignant qui a une ancienneté doit savoir
certaines chansons ou comptines très pertinentes que les autres dans
l'enseignement des langues. C'est pourquoi nous avons formulé cette
question qui suit pour avoir des éclaircissements.
Question .15. Quelles sont les chansons et les
comptines que vous jugez très importantes
En choisant les chansons ou les comptines à enseigner,
les enseigants doivent chercher celles qui répondent aux besoins des
apprenants. Ils doivent également veiller à ce que ces chansons
et ces comptines viennent pour permettre à atteindre les objectifs
qu'ils se sont fixés. Les enseignants enquêtés se sont
exprimés en montrant que certaines chansons sont utilisées pour
développer la culture générale, les jeux de mains, la
maîtrise des nombres et l'acquisition du lexique.
60
Voilà les messages que nous avons enrogistrés :
Les chansons et les comptines pour développer la
culture générale
Lorsque les chanteurs composent les chansons et les comptines,
ils le font non pas pour produire des documents éducatifs mais pour
chercher les moyens et satisfaire ses clients. Voilla ce qu'en disent
BOUDJETTOU Roza et BOUKOBBA Abderrahmane (2017 : 10)
« Les comptines favorisent aussi l'écoute.
C'est un moyen qui permet à l'enfant de découvrir sa voix et de
faire l'expérience du chant. Par ailleurs, elle permet aux enfants de
découvrir d'autres cultures " Grâce aux comptines en langue
française, les enfants non francophones ou d'origines
étrangères peuvent en effet s'imprégner de la culture
française et avoir une culture commune, différente de la leur.
»
. Ces chansons et ces comptines sont très importantes
car les écoliers utilisent dans la vie courante la connaissance
trouvée dans ces dernières.
? « Bonjour mes amis comment ça? »
? « Quand je dis bonjour. »
? « Un bon repas, Bonjour mes amis comment ça?
»
? Les chansons et les comptines servant à faire
les jeux de mains
Quand nous parlons, nous avons l'habitude d'accompagner nos
idées avec les différents jeux surtout de mains. Ces jeux doivent
avoir des significations qui viennent pour renforcer les idées
déjà exprimer. C'est pour dire que nous ne faisons n'importe
comment, il y a des signes ou des jeux connus par tout le monde selon notre
société. En utilisant les jeux de mains, nous pouvons appeler une
personne sans dire aucun mot. Les enseignants enquêtés ont
mentionné deux exemples de chansons ou de comptines que les apprenants
chantent en utilisant les jeux de mains.
? « Tourne tourne petit moulin » ? « Petit
moulin »
61
Comptines numériques
Les chansons numériques permettent aux apprenants de
prendre par coeurs les chiffres et les nombres. Jean-Marie GAUTHIER et LEJEUNE
Christophe (2008 : 415) explique que « L'enfant ne naît pas avec
une faculté de comptage, mais naît avec la capacité
d'assimiler un certain nombre de choses et c'est à l'aide d'une
éducation et d'un apprentissage appropriés qu'il pourra
développer son potentiel, les comptines rentrent tout à fait dans
ce cadre éducatif. » Pour les enseignants
enquêtés, voilà l'exemple typique d'une comptine dans
lequel les écoliers citent tous les nombres qu'ils connaissent en
chantant cette chanson.
? « Un kilomètre à pied »
Les chansons et les comptines lexicales
Les chansons et les comptines sont constituées par des
mots qui expriment une idée, d'où elles permettent aux apprenants
d'apprendre des mots nouveaux. Comme BOUDJETTOU Roza et BOUKOBBA Abderrahmane
(2017 : 10) disent « La comptine permet à l'enfant de
mémoriser des mots qui ne lui sont pas familiers. Il apprend les
règles de grammaire et de vocabulaire. La comptine écrite permet
aux apprenants de distinguer les mots et syllabes, à repérer des
syllabes identiques dans des mots. »
Selon les enseignants, les chansons et les comptines
citées en dessous, chacune d'elles se focalise sur un domaine
particulier et permet aux apprenants d'assimiler le champ lexical d'un mot
quelconque.
? « À la pharmacie, sept souris de la semaine
»
? « Alouette »
? « Les jours de la semaine »
? « L'alphabet »
62
Les chansons et les comptines pour la connaissance
générale
Il existe des chansons qui permettent aux apprenants de
connaître ce qui se passe dans une autre communauté
différente de le leur. Ce sont des chansons qui donnent des explications
sur certains faits.
Voilà les chansons et les comptines citées par
les enseignants enquêtés en répondant à cette
question de savoir les sortes des chansons qu'ils préfèrent
utiliser.
> « Le Président avec ses soldats,
> « En ville, En classe » > « Photo de
famille,
> « Pour faire la pâte de manioc »
> « Nous irons au bois » > « Que
cherchez-vous?
Les enquêtés ont dû répondre
à la question de savoir pourquoi ils ont choisi telle période.
Leurs réponses ont été réparties en trois
catégories selon que leurs idées sont proches. Ces
catégories sont les suiventes: la fixation des connaissences, l'outils
de réveil chez les apprenants et développer une culture
générale. Il y a des enseignants qui se sont exprimés en
disant que les apprenants ont besoin de s'améliorer partout et n'importe
quand. D'où, il faut utiliser les chansons et les comptines au premier
cycle sans relâcher. Il y a des enseignants qui n'ont pas répondu
à cette question. Mais ceux qui ont donné des réponses
à cette question, ont également répondu en disant le
pourquoi ils ont choisi ces chansons et ces comptines.
Question.16. Pourquoi ?
Pour la fixation des connaissences
Certains enseignants disent qu'ils choisissent les chansons et
les comptines pour installer des nouvelles connaissances non connues par les
écoliers.
> « J'accorde beaucoup d'importence à
cette chanson L'alphabet car elle aide les écoliers à
connaître l'alphabet français dans une courte
durée.»
> « Les jours de la semaine aide les
apprenants à connaître par coeur les jours de la semaine.
»
63
? « La chanson Pour faire la pâte de manioc
est importante car elle permet les apprenants à s'améliorer
pour ce qui concerne le vocabulaire.»
Pour la culture générale
Les chansons et les comptines qui développent la
culture générale donnent l'occasion aux apprenants d'être
actifs dans plusieurs domaines. Ils recoivent des connaissances variées
au lieu de se focaliser sur un point.
? « Cette chanson Le Président avec
ses soldats aide les élèves à avoir l'idée sur
l'hièrachie des autorités. Les écoliers chantent tout en
faisant des gestes des soldats. »
? « Nous jugeons que la chanson intitulée
Bonjour mes amis comment ça? est très importante parce
qu'elle enseigne les écoliers à savoir comment saluer.
»
Pour effectuer les gestes
Les chansons et les comptines qui permettent aux apprenants
d'effectuer les gestes donnent la possibilité aux écoliers de
savoir comment faire les gestes qui sont en harmonie avec mots qu'ils sont en
train de prononcer. Il faut savoir aussi que les gestes parlent. «
Tourne, tourne petit moulin » permet aux écoliers à
énumérer les différentes activitésde
différents objets, les mots sont accompagnés par les gestes.
Pour interpréter également cette question, nous
avons regroupé ces chansons et comptines selon leurs importances. Ces
chansons et comptines sont par exemple « L'alphabet », «
Bonjour mes amis comment ça? », « Un kilomètre
à pied », « Tourne tourne petit moulin », etc. Nous
avons constaté que ces chansons et comptines aident les écoliers
soit au niveau de l'assimilation des vocabulaires, de l'amélioration de
la prononciation, acquisition de culture générale, etc.
La question qui suit va s'intéresse sur les quatre
compétences langagières à savoir la compréhension
orale et écrite, l'expression orale et écrite.
64
Question.17. Quelles sont les compétences que vous visez
quand vous utilisez les chansons et les comptines françaises ?
Compréhension orale expression orale
Compréhension écrite expression écrite
Toutes les compétences
Tableau 20: Les compétences visées lors de
l'utilisation des chansons et des comptines françaises
|
Réponses données
|
Effectif
|
Pourcentage
|
|
Compréhension orale
|
7
|
50 %
|
|
Compréhension écrite
|
2
|
14 %
|
|
Expression orale
|
5
|
36 %
|
|
Expression écrite
|
0
|
0 %
|
|
Total
|
14
|
100 %
|
Comme le tableau ci-dessus le montre, premièrment, 7
enseignants, soit 50 % des enquêtés affirment que les chansons et
les comptines peuvent aider les apprenants pour améliorer toutes les
compétences. Deuxièmement, viennent les enseignants qui disent
que les chansons et les comptines visent à développer expression
orale. Cela est justifié par 5 enseignants soit 36 %.
Derniérement, nous avons les enseignants qui disent que les chansons et
les comptines visent à développer la compréhension
écrite. Ils sont au nombre de 3 enseignants, soit 14 %.
Là, il faut savoir que en première année,
les écoliers apprennent le français à l'orale et qu'ils
vont entamer le français à l'écrit étant en
deuxième année.
En analysant toutes ces données, nous avons
constaté qu'en première année, les écoliers
apprennent les français uniquement à l'orale. C'est à
partir de la deuxième année que les écoliers commencent
à apprendre le français à l'écrit. Pour dire que
l'enseignant de la deuxième année peut enseigner le
français en se servant d'une chanson ou d'une comptine écrite au
tableau noir.
65
Après avoir constaté qu'en première les
écoliers apprennent le français uniquement à l'orale et
qu'en deuxième ils l'apprennent à l'orale et à
l'écrit, nous avons voulu connaitre l'état psycholinguistique de
ces apprenants dans le thème suivant.
IV.5. L'influence de la psycholinguistique dans
l'enseignement-apprentissage du français du 1?? cycle de l'école
fondamentale
La psycholinguistique vient de deux mots à savoir
psychologie et linguistique. Le premier terme qui est la psychologie, est une
science qui a pour but d'étudier le comportement des apprenants dans une
activité d'apprentissage ou d'autres activités qu'ils
mènent dans un milieu scolaire. L'enseignant doit alors faire des
observations et des expérimentations pour connaître ses
apprenants. S'agissant de la linguistique, nous pouvons dire que la
linguistique a pour objet d'étudier scientifiquement les langues. En peu
de mots, selon Jacques MEHLER (1969 :1), la psycholinguistique peut-être
définit comme : « Une discipline qui combine la psychologie et
la linguistique pour étudier l'emploi du langage et, en particulier, les
processus psychologiques qui sous-tendent la production,la
compréhension, la mémorisation et la reconnaissance du
matériau linguistique.»
Pour le moment, nous allons formuler uniquement trois
questions à savoir une question concernant l'âge des apprenants,
les efforts fournis par les apprenants pour étudier la langue
française et l'appropriation des chansons et des comptines par les
apprenants.
66
Question .17. D'une manière
générale, quel est l'âge des écoliers du 1 ?? cycle
de l'école fondamentale?
|
Première année: 4-5 ans Deuxième
année: 6-7 ans
|
6-7ans 8-9 ans
|
Tableau .21: L' âge des écoliers du 1??cycle de
l'école fondamentale
|
Réponses données
|
Effectifs
|
Pourcentage
|
|
Première année
|
4-5 ans
|
1
|
7 %
|
|
6-7ans
|
6
|
43 %
|
|
Deuxième année
|
6-7 ans
|
4
|
29 %
|
|
8-9 ans
|
3
|
21 %
|
|
Total
|
|
14
|
100 %
|
Après avoir observé les données du
tableau ci-dessus, nous constatons que du côté des écoliers
de la première année, 6 enseignants, soit 43 %, disent que les
apprenants sont entre l'âge de 6-7 ans. Tandis que 1 enquêté
soit 7 % dit qu'il y a des apprenants se trouvant entre 4-5 ans.
S'agissant de la deuxième année, 4 enseignants,
soit 29 % répondent en disant que les apprenants de cette année
sont entre 6-7 ans. Au moment où 3 enseignants, soit 21 % s'expriment en
disant que dans cette année on y trouve des écoliers ayant
l'âge de 8- 9 ans.
Concernant l'âge, nous avons constaté qu'il y a
une nette différence entre les écoliers de l'école
publique et de l'école privée. D'une manière
générale les apprenants de l'école privée
commencent à bas âge par rapport à ceux de l'école
publique. Cela est occasionné par la fortune des familles d'origine.
67
Question.18. Les écoliers du 1 ?? cycle de
l'école fondamentale fournissent-ils des efforts pour
répéter et bien articuler les consonnes ou les syllabes des mots
ou expressions françaises.
Dans l'enseignement-apprentissage , lorsque les apprenants
fournissent des efforts remarquables. Cela permet d'atteindre les objectifs
facilement car les apprenants sont au centre de leur apprentissage. Maud PUAUD
(2018 : 16) s'exprime à propos en disant que: « Les méthodes
d'apprentissage actives ont en commun de placer les étudiants au centre
du processus d'apprentissage : ils doivent être cognitivement actifs,
c'est-à-dire penser par eux-mêmes, expérimenter, formuler
des hypothèses, tâtonner parfois, découvrir en autonomie...
Ils sont mis en immersion dans des situations tirées de la
réalité qui sont signifiantes pour eux. » Voilà les
différentes idées des enseignants sur cette question. Nous avons
groupé ces réponses en 3 thèmes à savoir favoriser
la prononciation, Apprentissage des notions langagières et Chanter
volontairement.
Favoriser la prononciation et l'articulation
Pour apprendre le français, les écoliers doivent
s'exercer en répétant les mots nouveaux. Là, nous
comprenons bel et bien que les chansons et les comptines vont occasionner de
plusieurs répétitions juste pour bien chanter. Finalement les
écoliers finiront par maîtriser la prononciation et l'articulation
des mots français.
? «Les chansons et les comptines ouvrent l'esprit de
l'enfant. Elles lui permettent d'être relaxe, de retenir et les
amène à suivre. Les élèves répètent
et articulent maintes fois sans se fatiguer».
? « Les chansons et comptines aident à
développer la mémoire de l'enfant, elles lui permettent de
maîtriser son appareil phonatoire».
? « Les chansons et les comptines permettent
d'améliorer l'articulation et la prononciation des mots. Ça ne se
fait pas un seul jour c'est au fur et à mesure que les
élèves s'efforcent. On voit le résultat».
? « Les chants développent les cordes
vocales.il y a des enfants
qui ont la voix qui ne porte pas donc en chantant ils vont apprendre à
parler fort».
68
? « En articulant et en répétant, les
chansons et les comptines permettent aux élèves d'imiter les
natifs de la langue, les élèves doivent fournir beaucoup des
efforts pour répètent et articulent les consonnent et les
syllabes françaises».
? « Les élèves aiment les chansons et
les comptines d'où ils répètent et articulent les
consonnes et les syllabes aisément».
Apprentissage des notions langagières
En acquérant une langue une maternelle en
générale et du français en particulier, l'écolier a
besoin d'autres personnes à imiter. D'après GAUTHIER
Jean-Marie et LEJEUNE Christophe (2008 : 414) « L'enfant ne peut, en
effet, acquérir correctement sa langue maternelle que dans le cadre d'un
vécu socialisé : le désir et le plaisir de communiquer, la
richesse des interactions, une imprégnation naturelle et continue y
permettent la maîtrise progressive de l'outil linguistique.
»
En plus que les chansons et les comptines fournissent aux
apprenants des mots nouveaux, elles contiennent également des phrases et
des expressions françaises bien structurées que l'écoliers
peuvent utiliser dans la vie courant. Certains enseignants
enquêtés se sont exprimés à propos en disant :
? « Les chansons et comptines permettent de savoir
s'exprimer, de bien articuler et d'enrichir leur vocabulaire.
? « Les chansons et les comptines permettent donc de
travailler à la fois sur le plan lexical mais aussi la mémorition
des mots nouveaux.»
? « Les comptines et les chansons contribuent au
développement du langage des écoliers du 1??cycle de
l'école fondamentale. Leur rythme marqué aide les
bébés à améliorer leur articulation surtout en
répétant plusieurs fois les consonnes et les
syllabes».
Tout le monde aimer chanter en général, cela
s'observer partout dans les activités dures où les animateurs se
servent des chansons pour motiver les travailleurs et les enfants en
particuliers. Pour ce qui concerne les écoliers, il faut le tout
possible pour les maîtriser et les chanter à un moment
donné cela s'observe quand il s'agit de chanter dans les périodes
des examens.
Question.19. Selon vous, les apprenants du 1 ?? cycle de
l'école fondamentale s'approprient-ils des chansons et des comptines
françaises?
69
Pour cette question, nous avons constate qu'il y a peu des
réponses. Ces dernières sont regroupées en deux
groupes.
Chanter volontairement
Chanter c'est une active à négliger, c'est un
travail dificile car il demande de fournir les efforts en mémorisant les
idées des compositeurs. Mais les apprenants qui ont appris les chansons
et les comptines vont meme les utiliser lorsqu'ils sont en train de faire les
travaux durs ou lorsqu'ils sont isolés. Par exemple, lors de
l'enquête un enseignat a dit :
? « Nous avons constaté que les
écoliers s'amusent avec les chansons et les comptines apprises en classe
à n'importe quel moment et à n'importe quel endroit : en classe,
à l'extérieur de la classe, dans la route ou dans l'autre endroit
».
Chanter selon les activités scolaires
À la fin du trimestre, les écoliers ont
l'obligation de chanter pour être évalués dans le cours
musical. Pendent cette période, plusieurs écoliers
préfèrent chanter les chansons et les comptines apprises en
classe car ils les aiment. En guise d'exemples, voici comment les enseignants
enquêtés se sont exprimés à propos.
? « Lorsque l'enseignant fait bercer, réciter
et chanter les chansons et les comptines aux écoliers, ces derniers
finissent par les aimer.»
? « Les apprenants s'approprient des chansons et des
comptines apprises en classe. Cela est observable lorsque nous sommes à
la fin du trimestre au moment de l'expression musicale, ils
répètent toutes les chansons et les comptines qu'ils
connaissent.»
? « L'appropriation des chansons et des comptines par
les apprenants se manifeste lorsque un enseignant ou un autre personne les
demande de chanter. Ils le font tout de suite avec beaucoup de joie.
»
L'écolier du premier cycle doit s'appripier les
chansons et les comptines car il est capable de les mémoriser et de les
retenir. Quand un enfant a maîtrisé un chanson ou une comptine, il
le manifeste n'importe quand et n'importe où en la chantant.
70
CONCLUSION GÉNÉRALE
Au terme de la recherche intitulée : « Place
des chansons et des comptines dans l'apprentissage du français
parlé en 1er cycle de l'école fondamentale au Burundi
», il sied de passer en revue les grandes articulations. L'objectif
était de mettre en évidence l'utilité de fonder
l'apprentissage du français au premier cycle de l'école
fondamentale au Burundi sur les chansons et les comptines françaises en
vue du développement de l'expression orale. Concernant le plan de notre
mémoire, c'est dans l'introduction où se trouve les questions de
recherche, les hypothèses, l'objectif de la recherche, le choix et
l'intérêt du sujet, la délimitation du sujet, la
méthodologie du sujet et l'articulation. Cette partie nous a permis
d'exposer les raisons qui ont milité en faveur du choix de ce sujet. Ce
sujet abordé pose une problématique, pour être
précis, nous avons formulé deux questions de recherches
suivantes:
1. L'utilisation des chansons et des comptines
françaises favoriserait-elle l'apprentissage du français
parlé chez les écoliers du 1er cycle de l'ECOFO ?
2. Est-ce que les chansons et les comptines françaises
sont des supports convenables pour stimuler le développement langagier
de l'écolier du1er cycle de l'ECOFO ?
En se basant sur ces questions de la problématique, nous
avons formulé deux hypothèses.
La première hypothèse est libérée
ainsi, il est aisé pour un élève du 1?? cycle de
l'école fondamentale, d'apprendre le français sur la base des
chansons et des comptines françaises. La deuxième et la
dernière hypothèse est formulée ainsi, les chansons et les
comptines françaises sont des catalyseurs du développement de la
compétence expressive en français chez les écoliers 1er
cycle de l'école fondamentale.
Pour vérifier ces hypothèses nous avons
effectué des recherches documentaires et une enquête. Tous ces
étapes nous ont permis de rédiger les quatre chapitres.
En premier lieu vient élucidation, description et
critique autours des concepts chansons et comptines françaises. En
deuxième lieu, c'est la place des chansons et des comptines dans le
développement de l'expression orale. En troisième lieu vient
enquête menée sur l'utilisation des chansons et des comptines
françaises dans l'apprentissage du français parlé en 1??
cycle de l'école fondamentale dans la Direction Communale
d'Éducation de Ntahangwa.
Dans le premier chapitre, nous avons montré les
origines, les définitions, les sortes des chansons et les comptines
françaises
71
Dans le deuxième chapitre de ce mémoire, il
était question de montrer la place des chansons et des comptines dans le
développement de l'expression orale. Nous avons découvert la
place qu'elles occupent dans les manuels scolaires de l'école
fondamentale burundaise. Cette place est minime que ce soit dans les
écoles publiques ou que ce soit dans les écoles privées.
Il n'y a pas dans les ouvrages les méthodes à utiliser lors de
l'enseignement apprentissage du français à base chansons et des
comptines sauf dans la première année de l'école publique.
Malgré leur avantangeau niveau psycho-physiologique, langagier et
socio-affectif. Il faut savoir que les obstacles aussi ne manquent pas du
côté des matériels didactiques, des manuels scolaires, de
la méthodologie à utiliser. Il y a également des obstacles
pour les élèves et les enseignants.
Le troisième et le dernier chapitre est un chapitre
pratique. Il montre la méthodologie d'enquête que nous avons
adoptée. Nous avons montré l'échantillon à
enquêter, c'est-à-dire certains enseignants de la Direction
Communale d'Éducation de Ntahangwa.
Pour confirmer ou infirmer les hypothèses nous nous
sommes basés sur les données receuillies lors de l'enquête.
La première hypothèse a été vérifié
par les résultats suivants:
En vérifiant la présence des chansons et les
comptines françaises dans les manuels scolaires, nous avons
constaté qu'elles existent avec le pourcentage de 100 %. Pour la
première hypothèse, les enquêtés
révèlent que ces chansons et ces comptines proposées sont
adaptées à l'âge et aux goûts des apprenants avec le
pourcentage de 79% d'enquêtés. Tous les enquêtés,
soit 100 % ont confirmé que les écoliers aiment les chanter et
les réciter. Mais malgrè leur importance, les enseignants soit
57% utilisent rarement les chansons et les comptines lors de l'apprentissage du
français car 79% d'enquetés manquent les matériels
didactiques et la méthodologie à utiliser.
Concernant la seconde hypothèse, les
enquêtés ont comfirmé que les chansons et les comptines
françaises améliorent la mémorisation chez apprenants. En
se basant sur le tableau 16; les chansons et les comptines françaises
favorisent la compréhension orale et l'expression orale, 50% l'ont
confirmé. Avec la question ouverte, numéro 18, les
enquêtés se sont exprimés en montrant que les chansons et
les comptines favorisent la prononciation, l'articulation sans oublier
l'augmentation du bagage lexical des écoliers. Ces derniers sont
très importants dans le français parlé.
72
Avec les réponses ouvertes relatant le
bien-fondé de l'utilisation des chansons et des comptines, nous avons
enregistré plusieurs réponses reparties dans ces groupes : il y a
celles qui permettent la fixation des connaissances, le développement
d'une culture générale et d'autres qui servent d'outils
d'éveil chez les apprenants. Certes l'enquête nous a fourni des
données répondant aux objectifs que nous nous sommes
assignés. Bref, toutes les hypothèses sont confirmées.
Enfin, le premier cycle de l'école fondamentale au
Burundi occupe une place considérable dans l'apprentissage du
français car il peut être le début de la réussite,
tout comme il peut être le commencement de l'échec. Il est alors
nécéraire d'y mener des recherches.
Pour ce qui nous concerne, au cours de ce travail, nous avons
rencontré plusieurs difficultés surtout le manque du temps et des
documents car l'enseignement des chansons et des comptines n'est pas beaucoup
pratiqué dans l'enseignement-apprentissage des langues au Burundi. C'est
pour dire qu'il n'y a pas beaucoup des recherches déjà
effectuées dans ce cycle. Nous n'avons pas pu toucher tous les points
concernant les chansons et les comptines. C'est pourquoi nous invitons nos
camarades à nous emboîter le pas en effectuant des travaux de
recherche similaires au notre. Nous pouvons proposer un sujet démontrant
« L'impact des chansons et des comptines dans le développement
de l'éloquence de l'écolier de l'école fondamentale.
»
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Ubushiranganji bw'indero n'inyigisho z'imyuga, 2019,
Ndashikiriza ivyiyumviro mu mvugo mu nyandiko no mu bimenyetso/ igitabo
c'umwigisha igice c'ambere, Bujumbura, Ubushikiranganji bw'indero
n'inyigisho z'imyuga.
Ubushiranganji bw'indero n'inyigisho z'imyuga, 2019,
Ndashikiriza ivyiyumviro mu mvugo mu nyandiko no mu bimenyetso/ igitabo
c'umwigisha igice ca kabiri, Bujumbura, Ubushikiranganji bw'indero
n'inyigisho z'imyuga.
VALENZUELA (O.), 2010, La didactique des langues
étrangères et processus d'enseignement/apprentissage, in
Synergie Chili no 6.
80
ANNEXES
ANNEXE I: LES CHANSONS DU CORPUS
1. « Promenons-nous »
Promenons-nous dans les bois
Pendant que le loup n'y est pas.
Si le loup y était,
Il nous mangerait,
Mais comme il n'y est pas,
Il ne nous mangera pas,
Loup, y es-tu ?
Que fais-tu ?
Entends-tu ?
Un seul élève (il fait le loup) répond
Je mets ma chemise !
Puis
Je mets ma culotte, ma veste, mes chaussettes,
mets bottes, etc.
Enfin
J'arrive».
Ministère de l'enseignement primaire et secondaire,
(1990 :189), Pour apprendre le français /
langage lecture-écriture, Bujumbura,
BER/EDICEF.
2. « Jeu de mains, jeu de vilainé
»
Refrain
Jeu de mains, jeu de vilain
Devinez ce qu'on peut faire
Jeu de mains, jeu de vilain
Avec ses deux mains
On peut se gratter la tête
On peut se brosser les dents
On peut se frotter le ventre
On peut se frapper les cuisses
Refrain
81
On peut faire des marionnettes
On peut faire des moulinets
On peut faire des grosses lunettes
On peut faire un beau chapeau
Refrain
On peut se frotter les yeux
On peut faire un oreiller
On peut faire aussi bravo
PÉTINIAUD (A.), Comptines pour jeux de doigts et
mains,
https://www.ac-orleans-
tours.fr/fileadmin/user_upload/ia45/enseignements_et_p%C3%A9dagogie/Art_et_Culture/Musiq
ue/Ressources p%C3%A9dagogiques/Comptines/Comptine
consulté le 11/7/2020.
3. Le numéro 3
De tous les numéros
1, 2, 3,4
De tous les numéros
Moi, j'aime bien le 3
De tous les numéros
1, 2,3, 4
De tous les numéros
Moi, j'aime bien le 3
3 petits chats
3 soldats
3 gros rats
3 ananas
3 avocats
Le numéro 3
3 petits chats
3 soldats
3 gros rats
82
3 ananas
3 avocats
Le numéro 3
GONCALVES (D.) et Lambert (M.), (2007:27), « Comptines
et chansons », Ottawa, Centre
franco-ontarien de ressources pédagogiques.
4. « Alouette, gentille alouette
Alouette, je te plumerai
Je te plumerai la tête (bis)
Et la tête (bis)
Alouette (bis)
Ah !
(Refrain)
Je te plumerai le bec (bis)
Et la tête...
Je te plumerai les yeux (bis)
Je te plumerai le cou (bis)
Je te plumerai les ailes (bis)
Je te plumerai les pattes (bis)
Je te plumerai la queue (bis)
Je te plumerai le dos (bis) »
Ministère de l'enseignement primaire et secondaire, (1990
:115), Pour apprendre le français /
langage lecture-écriture/ livre du maître,
Bujumbura, BER/EDICEF.
5. La chanson des jours de la semaine C'est
la chanson des jours de la semaine C'est la chanson des jours de la semaine
Quelle est la journée que tu aimes
Quelle est la journée que tu aimes
Lundi, mardi, mercredi, jeudi
C'est la chanson des jours de la semaine C'est la chanson des
jours de la semaine
83
Quelle est la journée que tu aimes
Lundi, mardi, mercredi, jeudi, vendredi,
Samedi et... dimanche ! ! !
DINO (G.) et MARIANNE (L.), (2007
:24), Comptines et chansons, Ottawa, Centre franco-
ontarien de ressources pédagogiques.
84
ANNEXE II : LES COMPTINES DU CORPUS
1. « un, deux, trois,
un, deux, trois,
connais-tu Laure ?
connais-tu Sylvia ?
connais-tu Flora ?
quatre, cinq, six,
connais-tu Patrice ?
connais-tu Boris ?
connais-tu Fabrice ?
sept, huit, neuf,
allons sur le pont neuf
nous y serons neuf. »
Ministère de l'enseignement primaire et secondaire,
(1990 :104), Pour apprendre le français /
langage lecture-écriture, Bujumbura,
BER/EDICEF.
2. Avez-vous vu le tamanoir ?
Avez-vous vu le tamanoir ?
Ciel bleu, ciel gris, ciel blanc, ciel noir.
-- Avez-vous vu le tamanoir ?
OEil bleu, oeil gris, oeil blanc, oeil noir.
-- Avez-vous vu le tamanoir ?
Vin bleu, vin gris, vin blanc, vin noir.
Je n'ai pas vu le tamanoir !
Il est rentré dans son manoir
Et puis avec son éteignoir
Il a coiffé tous les bougeoirs.
Il fait tout noir
DESNOS (R.), (1985 :31),Chantefables et chantefleurs,
bibliothèque numérique romande
http://ienhesdin.etab.ac-lille.fr/files/2014/02/animaux_jungle.pdf.
85
3. Bonjour les amis comment ça va?
« Bonjour les amis comment ça va ( deux fois)
Ça va bienm, ça va mal, ça va comment ci
comme-ça. ( deux fois)
Bonjour mes amis, comment ça va ? »
« salut mes amis, comment ça va ( deux fois)?
Ça va bien, ça va mal ça va comme-ci
comme-ça ( deux fois)?
« Bonsoir mes amis, comment ça va ( deux fois)?
Ça va bien, ça va mal, ça va comme -ci
comme-ça
Bonsoir mes amis, comment ça va? » p. 259
Ubushikirangaji bw'indero n'inyigisho, (2019:259),
Ndashikiriza ivyiyumvira mu mvugo, mu
nyandiko no mu bimenyesto, Bujumbura, CIEP.
4. « Frère Jacques
Frère Jacques
Dormez-vous
Dormez-vous
Sonnez-les matines
Sonnez-les matines
Ding, ding, dong... »
ALBAUT (C.), 2003, En allant chercher mon pain,
Collectif Comptines de la langue française,
Seghers in
https://www.data.ruedesecoles.com/CapConcours/Pdf/12po13el.pdf
consulté le
24/07/2020.
5. Un animal, c'est bien normal
« Un animal, c'est bien normal
s'en va, s'en va à l'hôpital.
Le crapaud a mal au dos.
Le mouton a des boutons.
Le bélier est enrhumé.
La vieille ourse tousse, tousse.
chouette a mal à la tête.
Le lapin ne va pas bien.
86
La baleine a la migraine.
La grosse mouche se mouche.
La chatte a mal à la patte.
La grenouille se gratouille.
Le chien n'y voit plus très bien
et le mille -pattes boîte.
Les animaux, c'est rigolo
sont guéris....ce n'est pas trop tôt ! »
(2004:9)
ROCARD (A.) et LEGOUPIL (G.), (2004 :9), La forêt de
Clochepan , Bayeux in
https://www.leproscenium.com/Textes/TextesLa/LaForetDeClochpan.pdf
consulté le 10/05/2020.
6. Pourquoi bois-tu de l'eau, petit oiseau ?
« Pourquoi bois-tu de l'eau, petit oiseau ?
Parce qu'il fait chaud.
Pourquoi manges-tu du pain, petit lapin ?
Parce que j'ai faim.
Pourquoi viens-tu me voir, Ami Lazare
Parce que j'ai peur quand il fait noir » (1990:80)
Ministère de l'enseignement primaire et secondaire, (1990
:80), Pour apprendre le français /
langage lecture-écriture, Bujumbura,
BER/EDICEF.
7. Tourne tourne petit moulin
Tourne tourne petit moulin ou main, oiseau, poisson, moulin
Tourne tourne petit moulin
(la main droite tourne autour de la main gauche)
Frappent frappent petites mains
(on tape dans les mains)
Vole vole petit oiseau
(les mains en l'air miment le vol)
87
Nage nage petit poisson
(les deux mains jointes miment la nage d'un poisson)
Petit moulin a bien tourné
(la main droite tourne autour de la main gauche)
Petites mains ont bien frappé
(on tape dans les mains)
Petit oiseau a bien volé
(les mains en l'air miment le vol)
Petit poisson a bien nagé les deux mains jointes miment la
nage d'un poisson) merci à Edith
RAM ARC-EN-CIEL, (2015:43), Les chants et comptines du
R.A.M. arc-en-ciel,
http://www.reseau-ram14.cafcaen.fr/IMG/pdf/Classeur_CHANTS_RAM_Arc_en_ciel_mise_a_jour_17_11_15_PD
F. Consulté 15/2020.
8. Toc toc toc toc toc,
Qui frappe à la porte ?
Toc toc toc toc toc,
C'est le petit coq
Kokorico !
FUCHS (F.) et KALLMEYER (A.), (2013:47),La comptine à
l'école maternelle, in
http://www.circ-ien-illfurth.ac-strasbourg.fr/wp-content/uploads/2012/01/La-comptine-
%C3%A0-l%C3%A9cole-maternelle1.pdf consulté
20/12/2019.
88
9. Petits poissons
Les petits poissons dans l'eau
Nagent, nagent, nagent, nagent, nagent.
Les petits poissons dans l'eau
Nagent aussi bien que les gros,
Les petits, les gros, nagent comme il faut.
Les gros, les petits nagent bien aussi.
Les petits moulins à vent,
Tournent, tournent, tournent, tournent, tournent.
Les petits moulins à vent,
Tournent aussi bien que les gros.
Les petits, les gros tournent comme il faut.
Le gros, les petits tournent bien aussi.
Les petits oiseaux là-haut
Volent, volent, .
Les petits enfants charmants
Dansent, dansent,
RAM ARC-EN-CIEL, (2015:15), Les chants et comptines du R.A.M.
arc-en-ciel,
http://www.reseau-ram14.cafcaen.fr/IMG/pdf/Classeur_CHANTS_RAM_Arc_en_ciel_mise_a_jour_17_11_15_PD
F. Consulté 15/2020.
11. « Dans une année, il y a quoi
?»
Dans une année, il y a quoi ?
Il y a juste 12 mois...
Et dans un mois, pas de problème,
Il y a juste 4 semaines...
Dans une semaine, compte toujours,
Il y a juste 7 petits jour
Qui rentrent tous dans la semaine
Et les semaines font les mois,
Les mois font les années.
89
Tu peux compter et recompter : C'est ainsi et c'est comme
ça : Il y a 7 jours dans la semaine.
12. Mes petites mains bougent
Mes petites mains bougent, bougent,
bougent, bougent,
bougent, bougent,
Mes petites mains bougent, bougent, comme ça:
Elles font bravo, Montent là-haut,
Frottent les yeux, Et disent adieu.
Mes petits pieds tapent, ...
Mes petits pieds tapent, tapent comme ça:
Un peu plus fort, Toujours plus fort,
Encore plus fort, Tout doucement.
BRULEY (M.-C.), 2016, Receuil d'enfatines de comptines, de
jeux de doigts et de mains,
Grenoble, Centre des arts du récit.
13.Bonjour madame Lundi
Bonjour madame Lundi.
Comment va madame Mardi ?
Très bien, madame Mercredi.
Dites à madame Jeudi
De venir Vendredi
Pour danser Samedi
Et chanter Dimanche.
Bureau d'Éducation Rurale de Bujumbura, (1989 : 81),
Pour apprendre le français / langage
1?année/ livre du maitre, Bujumbura,
BER/EDICEF.
90
14. Un Cerf
Dans sa maison un grand cerf
Regardait par la fenêtre
Un lapin venir à lui
Et frapper chez lui
Cerf, cerf, ouvre-moi
Ou le chasseur me trouvera
Lapin, lapin, entre et viens
Me serrer la main
DINO (G.) et MARIANNE (L.), (2008 : 24),
Comptines et chansons, Ottawa, Centre franco-
ontarien de ressources pédagogiques.
91
UNIVERSITÉ DU BURUNDI/
ÉCOLE NORMALE SUPÉRIEURE
MASTER CONJOINT EN DIDACTIQUE DU FRANÇAIS
LANGUE
Objet : Questionnaire d'enquête
Préambule
Cher(e) enseignant(e) du premier cycle de l'école
fondamentale,
Le présent questionnaire a été
élaboré à votre intention dans le but de solliciter votre
franche collaboration dans le but de rassembler les données dont nous
avons besoin pour réaliser notre travail de fin d'étude de
mastère sur le sujet: « La place des chansons et des
comptines dans l'apprentissage du français parlé en 1?? cycle de
l'école fondamentale au Burundi ». Nous sommes sûr
et certain que votre part est considérable dans la collecte des
données nécessaires. Nous vous invitons à lire toutes les
questions en annexe et y répondre individuellement avec
sincérité. Nous vous signalons qu'aucune réponse n'est
mauvaise, toutes les réponses que vous allez nous répondre sont
bonnes.
Consigne
1. Mettre une croix devant la réponse qui vous
paraît convenable.
2. Répondez librement à toutes questions
ouvertes. Si la place réservée à la réponse est
insuffisante, veuillez utiliser le verso et marquer le numéro
correspondant .
Pour vous garentir l'anonymat des réponses ne mettez pas
votre nom sur le questionnaire . Espérant une entière
participation pour la réussite de notre recherche, nous vous remercions
d'avance .
Prosper NSHIMIRIMANA
92
NSHIMIRIMANA Prosper
UNIVERSITÉ DU BURUNDI/ ÉCOLE NORMALE
SUPÉRIEURE
MASTÈRE CONJOINT EN DIDACTIQUE DU
FRANÇAIS
LANGUE ÉTRANGÈRE MASTÈRE
II
A/A : 2018-2019
QUESTIONNAIRE DESTINÉ AUX ENSEIGNANTS DU
FRANÇAIS DU 1?? CYCLE DE L'ÉCOLE FONDAMENTALE
THÈME I. L'IDENTIFICATION DE
L'ENQUETÉ
Question1. Quel est profil de formation?
École normale
Lycée pédagogique Humanités
générales
Autre section
Qustion 2.Quel est votre Genre : masculin
Féminin
Question 3. Dans quelle classe enseignez-vous ?
:
première année ? deuxième année ?
Question.4. Quel votre ancienneté :
ans
THÈME II. OBSERVATION SUR LES MANUELS SCOLAIRES DU
1?? CYCLE DE L'ÉCOLE FONDAMENTALE
Question.5. Est-ce qu'il y a des chansons et des
comptines dans les ouvrages du 1?? cycle de l'école fondamentale ?
Question.6. Si oui, dans le livre du
maître dans le manuel de l'élève partout dans ces livres
93
Question .7. Les chansons et les comptines
proposées paraissent-elles :
adaptées à l'âge des écoliers ?
adaptées aux goûts des apprenants ?
adaptées à l'âge et aux goûts des
apprenants ?
Question.8. Les chansons et les comptines
proposées dans manuels scolaires sont en quantité
Suffisante Insuffisante
Question.9. Est-ce que vous trouvez les chansons
et les comptines dans les ouvrages en déhors des manuels scolaires ?
Oui Non
THÈME3. L'APPRENTISSAGE DU FRANÇAIS
À BASE DES CHANSONS ET DES COMPTINES FRANÇAISES
Question .10. Combien de fois les
écoliers du 1?? cycle de l'école fondamentale apprennent le
français à base des chansons et des comptines françaises
?
Souvent Rarement Jamais
Question.11. Quand vous utilisez les chansons et
les comptines françaises pour apprendre le français, quels sont
les moyens utilisés ?
Une poste radio Un Téléphone portable
Un Ordinateur portable Un Ordinateur de bureau
Rien
Autres outils, les quels .
Question.12. Est-ce que les écoliers
aiment les chansons et les comptines françaises
Question 13. Quand vous utilisez les chansons
et les comptines françaises, les apprenants développent-ils
la prononciation ? l'articulation? la mémorisation
? toutes les activités ?
94
THÈME
IV. LA DIDACTISATION
DES CHANSONS ET DES COMPTINES DANS L'ENSEIGNEMENT DU FRANÇAIS À
L'ÉCOLE FONDAMENTALE
Question 14. Quand utilisez-vous les chansons et
les comptines françaises dans lecoursdu français ?
Au début du trimestre au milieu du trimestre à la
fin du trimestre Partout dans le trimestre
Dites pourquoi ?
Question.15. Quelles sont les chansons et les
comptines que vous jugez très
importantes
Question.16. Pourquoi ?
Question .15. Quelles sont les
compétences que vous visez quand vous utilisez les chansons et les
comptines françaises ?
Compréhension orale expression orale
Compréhension écrite expression écrite
Toutes les compétences
V. L'INFLUENCE DE LA PSYCHOLINGUISTIQUE DANS
L'ENSEIGNEMENT-
APPRENTISSAGE DU FRANÇAIS DU 1?? CYCLE DE
L'ECOLE FONDAMENTALE Question.17. D'une manière
générale, quel est l'âge des écoliers du 1?? cycle
de l'école fondamentale ?
Première année Deuxième année .
Question.18. Les écoliers du 1?? cycle
de l'école fondamentale fournissent-ils des efforts pour
répéter et bien articuler les consonnes ou les syllabes des mots
ou expressions françaises?
95
Question.19. Selon vous, les apprenants du
1?? cycle de l'école fondamentale s'approprient-ils des chansons et des
comptines françaises ?
MERCI DE VOTRE CONTRIBUTION
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