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Effet combiné de l'utilisation du ginseng et du gingembre sur l'endurance physique et la récupération chez les sportifs


par TONGOUVDA IDDO
Université de Ngaoundéré (Cameroun) - Master 2025
  

Disponible en mode multipage

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    LABORATOIRE DE RECHERCHE EN MOTRICITE ET D'EXPERTISE SPORTIVE
    RESEACH LABOTORY IN MOTOR SKILLS AND SPORTS EXPERTISE

    EFFET COMBINE DE L'UTILISATION DU GINSENG ET DU GINGEMBRE SUR L'ENDURANCE PHYSIQUE ET LA RECUPERATION CHEZ LES SPORTIFS.

    Mémoire rédigé et présenté en vue de l'obtention du Diplôme de Master en Sciences de l'intervention (SCI).

    Par

    TONGOUVDA IDDO

    Matricule23A406SE

    Titulaire d'une Licence en Biologie

    Sous la direction de 

    Dr BONOY LAMOU

    Chargé de Cours

    Juillet 2025

    SOMMAIRE

    SOMMAIRE Erreur ! Signet non défini.

    DEDICACE ii

    REMERCIEMENTS Erreur ! Signet non défini.

    LISTE DES SIGLES, ACRONYMES ET ABREVIATIONS iv

    LISTES DES TABLEAUX v

    LISTE DES FIGURES vi

    LISTE DES PHOTOS vii

    RÉSUMÉ Erreur ! Signet non défini.

    ABSTRACT Erreur ! Signet non défini.

    INTRODUCTION GENERALE 1

    CHAPITRE I : DEFINITION DES CONCEPTS ET REVUE DE LITTERATURE 7

    CHAPITRE II : MATERIEL ET METHODE Erreur ! Signet non défini.

    CHAPITRE III : RÉSULTATS ET DISCUSSION 57

    CONCLUSION GENERALE 75

    REFERENCESBIBLIOGRAPHIQUES : 78

    TABLE DES MATIERES 86

    ANNEXES 87

    DEDICACE

    À

    Mon feu père

    OUMATE GAYANGA Timothée

    REMERCIEMENTS

    Ce mémoire a été réalisé grâce au soutien d'un certain nombre de personnes. Je remercie à cet effet :

    Mon Directeur de mémoire Dr. BONOY LAMOU, qui a bien voulu m'accompagner dans la rédaction de ce travail, malgré ses responsabilités ;

    Monsieur le Doyen de la Faculté des Sciences de l'Education Professeur MENYE NGA Germain Fabrice pour les différents séminaires de méthodologie organisés au sein de son établissement afin de permettre aux étudiants de mieux rédiger les mémoires ;

    Tous les enseignants de la Faculté des Science de l'Education, en particulier Dr MBAME Jean Pierre, Dr GUIAMA Valentin Désiré, Dr BAMBE Fulbert pour leur formation académique ;

    Nos membres du Laboratoire de Recherche en Motricité et Expertise Sportive, la Bibliothèque de la FSE, pour le soutien matériel et technique ;

    Nos vaillants participants qui ont participé activement sans relâche aux manipulations avec courage et détermination ;

    Mon père OUMATE GAYANGA et ma mère NGOZOMKO Ester pour tout le soutien qu'ils m'ont apporté ;

    Nos promotionnaires EPSL pour l'esprit de solidarité et d'entraide qui a toujours régné entre nous ;

    Mes amis, SAMUEL BANAKYA, SARATOU LADY, HALIMATOU Aude, KOBADA Nathalie qui n'ont cessé d'aménager aucun effort pour me venir en aide ;

    Tous ceux qui de prêt ou de loin ont contribué à l'aboutissement de ces travaux de recherche et dont les noms n'y figurent pas. Qu'ils trouvent ici l'expression de ma profonde gratitude.

    LISTE DES SIGLES, ACRONYMES ET ABREVIATIONS

    v A.P : Activité Physique

    v ATP : Adénosine TriPhosphate

    v ACSM : American College of Sports Medicine

    v ANOVA: Analyse de la variance

    v cm : Centimètre.

    v DDSA : Descripteur des Douleurs Sensorielles et Affectives 

    v DOMS : Delayed Onset Muscle Soreness/ douleurs musculaires à apparition retardée

    v EVA : Echelle Visuelle Analogique

    v FC : Fréquence Cardiaque

    v FCR : Fréquence Cardiaque de repos

    v Hb : Hémoglobine

    v H.D.L: High Density Lipoprotein (lipoprotéine de haute Densité).

    v HTA : Hypertension Artérielle

    v HAS : Haute Autorité de Santé

    v HDL : High Density Lipoprotein

    v HVG : Hypertrophie Ventriculaire Gauche

    v IMC : Indice de Masse Corporelle

    v IRR : Indice de récupération de Ruffier

    v kg : Kilogramme.

    v kg/m2 : Kilogramme par mètre carré.

    v OMS : Organisation Mondiale de la Santé.

    v PAS : Pression Artérielle Systolique

    v PAD : Pression Artérielle Diastolique

    v PPI : Present Pain Intensity/intensité de la douleur actuelle

    v TA : Tension Artérielle

    v VLDL : Very Low Density Lipoprotein

    v VO2 max : Volume de d'oxygène maximale Consommé

    v VMA : Vitesse maximale aérobie

    LISTES DES TABLEAUX

    Tableau 1: Répartition des participants dans les groupes en fonction du sexe 1

    Tableau 2: IMC des différents groupes au début de l'étude. 59

    Tableau 3:Pression artérielle systolique des différents groupes au début de l'étude. 60

    Tableau 4: Pression artérielle diastolique des différents groupes au début de l'étude. 61

    Tableau 5:Fréquence cardiaque de repos des différents groupes au début de l'expérimentation. 62

    Tableau 6:Indice de récupération de Ruffier des différents groupes au début de l'étude. 63

    Tableau 7:Volume maximal d'oxygène des différents groupes au de l'étude. 64

    Tableau 8:Taux d'hémoglobine au début de l'étude dans les différents groupes. 65

    Tableau 9:Score des descripteurs de douleur sensorielles et affectives (DDSA) au début. 66

    Tableau 10:Score de l'échelle visuelle analogique des participants au début de l'étude. 67

    Tableau 11:Indice d'intensité de la douleur actuelle (PPI)des groupes au début de l'étude. 68

    LISTE DES FIGURES

    Figure 1:Seuils lactiques et seuils ventilatoires (Vallier, 2000) 1

    Figure 2: Le crossover point (Grégoire, 2020). 17

    Figure 3: Racine de ginseng et ses feuilles (Petit, 2020) 26

    Figure 4: Structure chimique du ginsénoside (Peng et al., 2012). 28

    Figure 5: A (Rhizome du gingembre), B (Zingiber officinale), (Gigon, 2012) . 33

    Figure 6: Structures chimiques des gingérols, des shogaols et des paradols (Navakoon et al., 2018). 34

    Figure 7: Récapitulatif du test des trente flexions (J.-P. de Mondenard,1987) 51

    Figure 8: schéma récapitulatif du procédé d'obtention de la poudre de ginseng et du gingembre. 54

    Figure 9: Age des participants en fonction des groupes. 58

    Figure 10 : IMC des différents groupes à la fin de l'étude. 59

    Figure 11: Pression artérielle systolique des différents groupes à la fin de l'étude. 60

    Figure 12: Pression artérielle diastolique des différents groupes à la fin de l'étude. 61

    Figure 13:fréquence cardiaque de repos à la fin du traitement des différents groupes. 62

    Figure 14:Indice de Récupération de Ruffier des différents groupes à la fin de l'étude. 64

    Figure 15:Volume maximal d'oxygène des différents groupes à la fin de l'étude. 65

    Figure 16:Taux d'hémoglobine à la fin de l'étude dans les différents groupes. 66

    Figure 17:Scores des descripteurs de douleur sensoriels des participants en fin d'étude. 67

    Figure 18:Score de l'échelle visuelle analogique des participants à la fin de l'étude. 68

    Figure 19:Indice d'intensité de la douleur actuelle des groupes à la fin de l'étude. 69

    LISTE DES PHOTOS

    Photo 1: Toise (Fopeusse, 2009) 1

    Photo 2: Pèse personne (notre étude) 46

    Photo 3: Tensiomètre à brassard et à poignet (photo de notre étude) 46

    Photo 4: Chronomètre (photo : moi-même) 47

    Photo 5: Lecteur multifonctionnel de l'hémoglobine (photo de notre étude) 47

    Photo 6: poudres de ginseng et de gingembre, les sachets infusette vides, une balance de précision (photo de notre étude). 48

    RESUME

    La recherche de la performance sportive continue d'augmenter, les plantes naturelles peuventaider à renforcer l'endurance physique et faciliter la récupération. L'objectif de ce travail est d'évaluerles effets combinés de l'utilisation du ginseng et du gingembre sur l'endurance physique et la récupération chez les sportifs. 40 sportifs reparties dans quatre groupes ont participé à cette étude, les données collectées portaient sur les paramètres anthropométriques, hémodynamiques, biochimiques, physiques, le test de flexion de Ruffier (IRR), le questionnaire des douleurs musculaires à apparition retardée (DOMS). Nous avons comparé 3 groupes prenant de supplément naturel au groupe témoin, au début et à la fin de l'étude par le test ANOVA et le taux de variation intra-groupe a été calculé pour les groupes ayant des différences significatives. Les résultats de la fin de l'étude montrent une différence significative (p<0,05) du Groupe 1(19,85#177;2,25) à l'indice de masse corporelle (IMC). Au paramètre hémodynamique, la fréquence cardiaque de repos présente des différences très significative au Groupe 1 (65,30#177;3,86 bpm) et significative au Groupe 2 (70,70?#177;13,44 bpm). L'indice de récupération de Ruffier présente une différence hautement significative dans les groupes 2,3 et significative au Groupe 1. Le Groupe 1 présente des différences significatives au niveau de VO2 max et de l'hémoglobine. Pour les scores DOMS, le groupe 1 présente de différence significative aux descripteurs de douleur sensoriels et affectifs (DDSA) ; tous les groupes présentent de différences hautement significative (P<0,001) avec le groupe témoin au niveau d'Échelle Visuelle Analogique (EVA) et de l'indice d'intensité de la douleur actuelle (PPI). Ces résultats DOMS confirment une réduction significative de l'intensité et de l'impact émotionnel de la douleur musculaire post-effort. D'après les résultats obtenus, la proportion 1 g+ 1 g, a donné un résultat favorable par rapport aux autres proportion. Ces combinaisons pourraient contribuer à renforcer l'endurance physique et faciliter la récupération et par conséquence le développement de la performance.

    Mots-clés : ginseng, gingembre, endurance physique, récupération, sportifs.

    ABSTRACT

    The pursuit of athletic performance continues to increase, and natural plants can help strengthen physical endurance and facilitate recovery. The objective of this study is to evaluate the combined effects of using ginseng and ginger on physical endurance and recovery in athletes. 40 athletes divided into four groups participated in this study. The data collected included anthropometric, hemodynamic, biochemical, and physical parameters, the Ruffier flexion test (IRR), and the delayed-onset muscle soreness (DOMS) questionnaire. We compared 3 groups taking natural supplements to the control group at the beginning and end of the study using the ANOVA test, and the intra-group variation rate was calculated for the groups with significant differences. The results at the end of the study show a significant difference (p<0.05) in Group 1 (19.85#177;2.25) for body mass index (BMI). For the hemodynamic parameter, resting heart rate showed highly significant differences in Group 1 (65.30#177;3.86 bpm) and significant differences in Group 2 (70.70 #177;13.44 bpm). The Ruffier recovery index showed a highly significant difference in groups 2 and 3 and a significant difference in Group 1. Group 1 showed significant differences in VO2 max and hemoglobin levels. For DOMS scores, Group 1 showed significant differences in sensory and affective pain descriptors (SAPS); all groups showed highly significant differences (P<0.001) compared to the control group in terms of the Visual Analog Scale (VAS) and the present pain intensity index (PPI). These DOMS results confirm a significant reduction in the intensity and emotional impact of post-exercise muscle pain. Based on the results obtained, the 1g + 1g proportion yielded a more favorable result compared to the other proportions. These combinations could help improve physical endurance and facilitate recovery, and consequently enhance performance.

    Keywords: ginseng, ginger, physical endurance, recovery, athletes.

    INTRODUCTION GENERALE

    La pratique sportive, de plus en plus diversifiée, source de bien-être et facteurde santé, est toutefois susceptible d'entraîner des traumatismes, aigus ouchroniques, qui ne sont pas forcément spécifiques à l'activité pratiquée.En effet, certaines conditions de pratique, inadaptées d'un point de vuetechnique ou physiologique, peuvent conduire à la survenue d'une blessure, et cela,quel que soit le niveau du sportif. Dans tous les cas, les traumatismes sportifs devraient toujours être précisémentdéfinis et leur prise en charge globale, car leur retentissement est, certes,physiologique, mais aussi psychologique et, dans certains cas, sociologique voiremême économique. C'est peut-être pour cette raison que les plantes médicinales constituent, pour bon nombre desportifs blessés, un lieu de recours initial (Gomes, 2023).

    L'amélioration des performances physiques et de la récupération chez les sportifs est un domaine de recherche qui suscite un intérêt croissant, tant chez les professionnels du sport que chez les amateurs. Le sport ou l'activité intense provoque des altérations métabolique, mécanique, centrale, thermique au sein de notre organisme entrainant le sportif dans la fatigue. Dans ce contexte, les suppléments alimentaires et les plantes médicinales sont souvent utilisés pour maximiser les performances et favoriser une récupération rapide après l'effort (Foine, 2017 ; Zymañska et al., 2025).À un moment donné, lesportif peut être amené à chercher un coup de pouce par différents moyens afin deréussir à franchir un palier qu'il a pu se fixer. Depuis la nuit des temps, les plantes sont à la base de certains systèmes médicaux traditionnels très élaboré, vieux de quelques milliers d'années, originaire des pays tels que l'Inde ou la Chine. Ces systèmes traditionnels de médecine jouent toujours un rôle fondamental , à tel point que l'Organisation Mondiale de la Santé (OMS) estime à 80 le nombre d'habitants de la planète qui ont recours aux médecines traditionnelles pour résoudre leur problèmes de santé fondamentaux (Barne, 2008). Parmi ces plantes, le ginseng et le gingembre occupent une place de choix en raison de leurs propriétés bénéfiques largement reconnues.La plupart des cas, elles sontutilisées en médecine traditionnelle et naturelle sous diverses formes, telles que laracine entière, la poudre de racine, les thés, les teintures, ainsi que les extraits deracine standardisés (Lee et al., 2016 ; Lee et al., 2024).Les connaissances scientifiques récentesont permis une meilleure compréhension des différents mécanismes physiologiques dela performance. Elles ont, en particulier, mis en évidence le rôle des différents macroet micronutriments dans les processus de fourniture énergétique, de régulation dumétabolisme et de la contraction musculaire (Bielinski, 2006).

    Le ginseng (Panax ginseng), plante adaptogène traditionnellement utilisée dans la médecine asiatique pour ses effets stimulants et revitalisants. Plusieurs études ont démontré que le ginseng peut améliorer l'endurance physique, réduire la fatigue et renforcer la capacité de récupération. Ses composants actifs, les ginsénosides, sont réputés pour leur capacité à augmenter la résistance au stress et à améliorer les fonctions cognitives et physiques (Sellami et al., 2018 ; Petit, 2020).Différentes études et essais contrôlés randomisésont démontré qu'il est l'une des espèces de ginseng les plus couramment étudiéespour leurs propriétés pharmacologiques (Lee et al., 2024). Ilsont également été inclus dansles pharmacopées chinoise et européenne (Gao et al., 2024). Au fil des siècles, diverses études ontété menées pour démontrer les propriétés pharmacologiques du ginseng. Il existe despreuves qui montrent ses effets anti-inflammatoires, protecteurs du foie et stimulants dusystème immunitaire. De plus, il existe également des indications de propriétésanticancéreuses, antivirales, immunomodulatrices, antioxydantes et de protectioncardiovasculaire (Shi et al., 2019). Les plantes du genre Panax régulent l'action des systèmesnerveux et endocrinien. De plus, elles sont caractérisées comme des plantes toniquesdont la tâche est de maintenir l'homéostasie et d'augmenter la résistance del'organisme à tous les facteurs négatifs. Ces actions peuvent être décrites comme antifatigue, anti-âge et améliorant la vitalité globale du corps (Yu et al., 2023 ; Fenget al., 2024). Les données de lalittérature montrent que diverses classes de composés biologiquement actifs ont étéisolés à partir de plantes du genre Panax, y compris les ginsénosides, lespolysaccharides, les polyacétylènes et les acides aminés. Les ginsénosides sontresponsables de la plupart des activités pharmacologiques du ginseng (Liuet al., 2023).Actuellement, environ 289 de ces métabolites sont connus (Piao et al.,2020). D'un point de vuechimique, les ginsénosides sont des glycosides contenant une partie non sucrée dansleur structure, c'est-à-dire un aglycone et une chaîne sucrée.

    Le gingembre (Zingiber officinale), est utilisé en médecine ayurvédique et chinoise pour le traitement de l'asthme, du diabète, des nausées et de la douleur (Ali et al., 2008).Aux États-Unis, environ 38 % des adultes ont recours à des traitements de médecine complémentaire et alternative, souvent pour améliorer ou traiter des troubles musculo-squelettiques et d'autres douleurs (Barnes et al., 2008). Le gingembre figure parmi les 10 produits naturels les plus couramment utilisés en médecine complémentaire et alternative (Barnes et al., 2004). Il a été suggéré de mener des recherches rigoureuses pour déterminer si des substances botaniques consommées par voie orale, comme le gingembre, sont utiles dans le traitement des douleurs musculaires (Chrubasik et al.,2007).

    Il est biologiquement plausible que le gingembre consommé par voie orale puisse réduire la douleur. Des études in vitro montrent que le gingembre et plusieurs de ses constituants chimiques, notamment les gingérols, les shogaols, les paradols et la zingérone, inhibent l'activité des enzymes cyclooxygénases (COX-1 et COX-2) bloquent la synthèse des leucotriènes (Nurtjahja-Tjendraputra et al., 2003 ; Lantz et al.,2007 ; Tjendraputra et al., 2001), et bloquent la production d'interleukines (IL-1, IL-12) et de TNFá dans les macrophages activés (Kiuchi et al., 1992). Chez les rongeurs, il a été démontré qu'une dose unique d'extraits de gingembre ou de 6-gingérol réduisait l'oedème des pattes et les comportements douloureux de manière dose-dépendante (Grzanna et al., 2004 ; Tripathi et al., 2008), tandis que 4 semaines de supplémentation quotidienne en extrait de gingembre ont entraîné une réduction dose-dépendante des taux sériques de prostaglandine E 2 (Young et al., 2005 ; Ojewole et al.,2006). Pris ensemble, ces résultats suggèrent que le gingembre pourrait avoir des propriétés anti-inflammatoires et analgésiques similaires à celles des anti-inflammatoires non stéroïdiens (Thomson et al., 2002). De plus, le gingembre et ses constituants agonisent le récepteur vallinoïde TRPV1, qui joue un rôle dans le traitement central et périphérique des stimuli nocifs (Iwasaki et al.,2006 ;Dedov et al.,2002).

    L'efficacité de la consommation orale de gingembre comme anti-inflammatoire ou analgésique chez l'homme n'a pas été largement étudiée (Mezeyet al., 2000 ; Choet al., 2008 ; Cazau-Beyret,2013). Une consommation quotidienne d'extraits de gingembre pendant quatre à 36 semaines a entraîné une réduction des douleurs de la hanche et/ou du genou chez les patients souffrant d'arthrose (Altman et al.,2001 ; Wigleret al., 2003 ; Haghighi et al.,2005). La manière dont le gingembre est transformé a également été suggérée comme jouant un rôle dans son efficacité comme analgésique. Il a été démontré que les shogaols activent plus fortement les récepteurs TRPV1, augmentant ainsi leur concentration dans un supplément de gingembre pourrait conduire à une analgésie accrue.

    À notre connaissance, Malgré les bienfaits individuels documentés du ginseng et du gingembre, leur efficacité comme supplémentation pendant plusieurs jours sur les douleurs musculaires induites expérimentalement, il existe peu de recherches sur les effets combinés de ces deux plantes. Pourtant, ayant des objectifs similaires au sein de l'organismes avec des molécules bien différentes, à travers la littérature et les études de la médecine traditionnelle répandu dans le monde en général, en Afrique et au Cameroun en particulier suggèrent que la combinaison de deux plantes pourrait offrir des avantages synergiques, en maximisant leurs effets individuels sur l'endurance et la récupération.

    C'est dans cette logique que s'inscrit ce travail qui porte sur « les effets Combinés de l'Utilisation du Ginseng (Panax ginseng, Araliaceae) et du gingembre (Zingiber officinale, Gingiberacaes), sur l'endurance physique et la récupération chez les sportifs ». Compte tenu de l'importance de la performance physique et de la récupération rapide pour les sportifs, il est très important d'explorer de nouvelles approches naturelles et efficaces pour répondre à ces besoins. La combinaison du ginseng et du gingembre pourrait offrir des avantages synergiques, maximisant leurs effets individuels pour améliorer l'endurance et favoriser une récupération plus rapide. Aussi voulons nous dans ce travail, questionner les effets synergiques de ces deux poudres de plantes sur la notion d'endurance physique et la récupération chez les sportifs.

    La question principale sous-jacente à cette étude est Quels sont les effets combinés de l'utilisation du ginseng et du gingembre sur l'endurance physique et la récupération chez les sportifs ? de cette question, se dégagent deux questions secondaires :

    - Quels sont les effets de la combinaison de ginseng et de gingembre sur l'endurance physique chez les sportifs ?

    - Quels sont les effets de la combinaison de ginseng et de gingembre sur la récupération chez les sportifs ?

    Il découle de ces questionnements les hypothèses de recherche suivantes :

    Hypothèse principale : L'utilisation combinée de ginseng et de gingembre améliore significativement l'endurance physique et la récupération chez les sportifs. De celle-ci, se dégagent deux hypothèses secondaires :

    - La combinaison de ginseng et de gingembre à différente proportion entraîne une amélioration significative de l'endurance physique chez les sportifs ;

    - La combinaison de ginseng et de gingembre à différente proportion entraîne une amélioration significative de la récupération chez les sportifs ;

    L'objectif principal de ce travail est d'évaluer les effets combinés de l'utilisation du ginseng et du gingembre sur l'endurance physique et la récupération chez les sportifs.

    Il s'agit :

    - D'évaluer le VO2 max, la fréquence cardiaque de repos (FCR), la pression artérielle (PA) au repos des différents groupes recevant des doses différentes de ginseng et de gingembre (0,5g/1,5g, 1g/1g, 1,5g/0,5g) et celui de groupe témoin ;

    - Évaluer la perception de la fatigue ou des comportements en utilisant le Test de Ruffier et Dickson, le questionnaire DOMS (Delayed Onset Muscle Soreness ou Douleur musculaire à début retardé), Paramètres hémodynamiques (FC, PA), Paramètres anthropométriques (poids, taille, masse corporelle).

    - Comparer les indicateurs de l'endurance physique et de la récupération des différents groupes qui reçoivent les différentes doses de ginseng et gingembre.

    CHAPITRE I :

    DEFINITION DES CONCEPTS ET REVUE DE LITTERATURE

    I.1. DEFINITION DES CONCEPTS

    I.1.1. Ginseng

    Lorsqu'on parle de ginseng, on fait en réalité référenceà différentes plantes appartenant à une même famille, soitcelle des araliacées (Vogler et al., 1999). C'est un agent « adaptogène ».

    I.1.2. Les adaptogènes

    Le concept d'adaptogène a été introduit pour la première fois par le scientifique russe Nikolaï Lazarev en 1947. Selon Lazarev, les adaptogènes agissent en modifiant l'état fonctionnel de l'organisme, en augmentant sa capacité à résister aux stress et en améliorant sa capacité à s'adapter aux changements environnementaux. C'est unesubstance inoffensive et sans action spécifique, mais ayantdes propriétés dites de normalisation, qui améliorent la résistance à plusieurs types de stress (Allen et al., 2000). Ces effets « adaptogènes » ne portent pas atteinte aux fonctions physiologiques (Vogler et al., 1999).

    I.1.3. Gingembre

    Selon l'Encyclopédie (2022), le gingembre (Zingiber officinale) est une plante herbacée appartenant à la famille des Zingibéracées (Zingiberaceae). Il est originaire d'Asie du Sud-Est et est cultivé dans de nombreuses régions tropicales et subtropicales pour ses racines, qui sont utilisées pour leurs propriétés culinaires, médicinales et aromatiques.

    I.1.4. Endurance physique

    L'endurance physique est la capacité de l'organisme à maintenir une activité physique prolongée et intense sans fatigue excessive (ACSM, 2018). Elle est également appelée endurance cardiovasculaire ou endurance aérobique. Pour Weineck, c'est « la faculté de résister à lafatigue, quelle que soit son origine ». L'endurance physique est définie comme la capacité de l'organisme à produire de l'énergie pour soutenir une activité physique prolongée (Brooks, 2005). L'endurance physique est une mesure de la capacité de l'organisme à maintenir une activité physique intense pendant une période prolongée (Wilmore, 2004).

    I.1.5. Récupération et Récupération musculaire

    La récupération générale La récupération générale est le processus par lequel l'organisme retrouve son état initial après un effort physique intense ou prolongé. Ce processus implique la restauration des fonctions physiologiques, la réparation des tissus endommagés et la reconstitution des réserves énergétiques (ACMS, 2018). La récupération musculaireest le processus par lequel les muscles se réparent et se reconstruisent après un effort physique intense ou prolongé. Ce processus implique la réparation des microlésions musculaires, la reconstitution des réserves énergétiques musculaires et la restauration de la fonction musculaire (Schoenfeld, 2018).

    I.1.6. Synergie

    Selon le dictionnaire de la langue française, la synergie est définie comme « l'interaction de deux ou plusieurs éléments qui produit un effet global supérieur à la somme des effets individuels de chaque élément » (Larousse, 2022). Dans le domaine de la pharmacologie, la synergie est définie comme « l'interaction de deux ou plusieurs médicaments qui produit un effet thérapeutique supérieur à la somme des effets individuels de chaque médicament » (Brunton et al., 2011). Dans le domaine de la biologie, la synergie est « l'interaction de deux ou plusieurs éléments biologiques qui produit un effet global supérieur à la somme des effets individuels de chaque élément ».

    I.1.7. Stress oxydatif

    Le stress oxydatif est un état de déséquilibre entre la production de radicaux libres oxygénés (RLO) et la capacité de l'organisme à les éliminer par des mécanismes antioxydants. Les RLO sont des molécules hautement réactives qui peuvent endommager les cellules, les protéines, les lipides et l'ADN (Halliwell et Gutteridge, 2015 ; National Institute of Environmental Health Sciences, 2022).

    I.1.8. Effets ergogéniques

    Les effets ergogéniques sont les moyens (substances, techniques et méthodes) par lesquels la performance physique ou mentale est améliorée ou maintenue (William, 1994).

    I.1.9. Antioxydant

    Un antioxydant est une molécule qui empêche ou ralentit la réaction d'oxydation des substances organiques, en particulier les lipides, les protéines et l'ADN (Halliwell & Gutteridge, 2015). Les antioxydants agissent en neutralisant les radicaux libres, qui sont des molécules hautement réactives qui peuvent endommager les cellules et les tissus (Sies, 2017). Il existe les antioxydants naturels (vitamines C et E, les polyphénols et les caroténoïdes, qui sont présents dans les aliments et les plantes (Liu, 2013), Les antioxydants synthétiques (antioxydants alimentaires et les additifs, qui sont utilisés pour protéger les aliments et les produits contre l'oxydation (Branen, 2017). Ils sont important dans la prévention des maladies chroniques (Sies, 2017).

    I.1.10. Seuil lactique

    Le seuil lactique est la vitesse d'exercice à laquelle l'organisme commence à produire du lactate en quantité significative, entraînant une augmentation de l'acidité sanguine (Brooks et al., 2005). Il est également appelé seuil anaérobie ou seuil de lactate. C'est un indicateur important de la capacité aérobique et de la performance physique. Il est généralement mesuré en laboratoire en utilisant des tests d'exercice progressif, tels que le test de VO2 max (West et al., 2015).

    I.1.11. VO2 max

    Le VO2 max est la capacité maximale de l'organisme à consommer de l'oxygène pendant un exercice intense et prolongé (Astrand et al., 2003). Il est un indicateur important de la capacité aérobique et de la performance physique.

    I.1.12. Fatigue

    La fatigue est un état de diminution de la capacité physique et mentale à effectuer un travail ou une activité, entraînant une diminution de la performance et de la productivité (Enoka et Duchateau, 2016). Elle peut être causée par divers facteurs, tels que la durée et l'intensité de l'exercice, la température et l'humidité, la qualité du sommeil et la nutrition (West et al., 2015).

    I.1.13. Anti-inflammatoire

    Un anti-inflammatoire est une substance qui réduit ou empêche l'inflammation, qui est une réponse de l'organisme à une agression, telle qu'une infection, une blessure ou une maladie (Kumar et al., 2017). Les anti-inflammatoires peuvent agir en bloquant la production de médiateurs inflammatoires, tels que les prostaglandines et les cytokines, ou en réduisant la migration des cellules inflammatoires vers le site de l'inflammation (Feldman et al., 2017).

    I.1.14. Douleurs musculaire

    Les douleurs musculaires sont des sensations de douleur ou de gêne ressenties dans les muscles, qui peuvent être causées par divers facteurs, tels que la fatigue, les blessures, les maladies ou les troubles musculo-squelettiques (Borenstein, 2017). Les douleurs musculaires peuvent être aiguës ou chroniques et peuvent affecter n'importe quel muscle du corps.

    I.1.15. Compléments alimentaires

    Un complément alimentaire est un produit qui est conçu pour compléter l'alimentation normale et fournir des nutriments supplémentaires, tels que des vitamines, des minéraux, des acides aminés ou des herbes (National Institutes of Health, 2022). Les compléments alimentaires peuvent être sous forme de pilules, de capsules, de poudres ou de liquides et peuvent être utilisés pour diverses raisons, telles que la prévention des maladies, l'amélioration de la santé ou l'augmentation de la performance physique.

    I.1.16. Nutrition sportive

    La nutrition sportive est l'étude de l'impact de la nutrition sur la performance physique et la santé des athlètes (Burke et Deakin, 2015). Cela implique la compréhension des besoins nutritionnels spécifiques des athlètes, tels que les besoins en macronutriments, en micronutriments et en hydratation.

    I.1.17. Bioactivité

    La bioactivité est la capacité d'une substance à exercer une action biologique spécifique, telle que la modulation de la fonction cellulaire, la régulation de la réponse immunitaire, etc. (Katz et Femia, 2018). Les substances bioactives peuvent être trouvées dans les aliments, les plantes médicinales, les suppléments nutritionnels, etc.

    I .2. REVUE DE LA LITTERATURE

    I.2.1. ENDURANCE CHEZ LE SPORTIF

    La notion d'endurance renvoi a l'endurance musculaire et l'endurance cardiorespiratoire.Bien que ces deux systèmes soient distincts, ils agissent en synergie dans des proportionsspécifiques à l'activité pratiquée (Kennedy et al., 2021).L'endurance musculaire est la capacité d'un muscle ou d'un groupe de muscle à maintenirun niveau de force et de puissance dans la durée (Delamarche et Carré, 2021). L'endurance cardiorespiratoire est une compétence multi-systémique qui se rapporte à l'ensemble de l'organisme. Elle représente la capacité des systèmes cardiovasculaire etrespiratoire à maintenir un apport d'oxygène aux muscles lors d'exercices prolongés (Kennedy et al., 2021).Cette qualité est l'une des plus exploitées dans des entraînements d'endurance aérobiesubmaximaux comme la course à pied sur longues distances, c'est pourquoi nous y feronsessentiellement référence dans cette partie lorsque nous parlerons d'efforts d'endurance.

    I.2.1.1. Physiologie de l'endurance

    La physiologie de l'endurance implique plusieurs systèmes et mécanismes :

    - Système cardiovasculaire : l'endurance nécessite une augmentation de la fréquence cardiaque et de la pression artérielle pour fournir suffisamment d'oxygène et de nutriments aux muscles (Astrand et al., 2003).

    - Système respiratoire : l'endurance nécessite une augmentation de la ventilation pour fournir suffisamment d'oxygène aux muscles (Billat, 2017).

    - Système musculaire : l'endurance nécessite une augmentation de la force et de la résistance des muscles pour maintenir l'activité physique prolongée (Astrand et al., 2003).

    - Système métabolique : l'endurance nécessite une augmentation de la production d'énergie pour maintenir l'activité physique prolongée, ce qui implique la glycolyse, la lipolyse et la protéolyse (Billat, 2017).

    Pour mieux cerner la notion d'endurance, il faut chercher à comprendre ses déterminants.

    I.2.1.2. Les déterminants de l'endurance

    I.2.1.2.1. Système cardiovasculaire

    Le niveau de vascularisation des fibres musculaires sollicitées à l'effort constitue un facteur limitantmajeur dans les performances d'endurance aérobie (Klissouras et Jenoure, 2017). Au niveau du myocarde, celarepose sur le débit cardiaque nécessaire pour éjecter une quantité de sang suffisante à chaque battement et satisfaire la demande en oxygène locale (Carré, 2013). Un coeur sain,volumineux avec des parois épaisses est corrélé à une consommation d'oxygèneimportante (Weineck et Handschuh,1998).Ainsi, un volume d'éjection systolique (VES) important et une fréquence cardiaque (FC)relativement basse à l'exercice comme au repos signent des performances aérobiquesélevées (Rochcongaret al., 2013).En conséquence, le myocarde est moins fatigable et la récupération qui passe par unretour plus rapide à la fréquence cardiaque de repos est optimisée chez l'athlète endurant(Carré, 2013).En pratique, la mesure en continu de la fréquence cardiaque s'avère être un outilprimordial dans l'évaluation des performances aérobies et de l'intensité d'entraînementen particulier avec l'apparition de la fatigue (Rochcongaret al., 2013).Au niveau de la circulation périphérique, cela repose principalement sur une différenceartérioveineuse de concentration en oxygène plus importante qui témoigne d'unemeilleure captation d'oxygène au niveau tissulaire (Kennedy et al., 2021).Finalement, Le débit d'oxygénation musculaire à l'effort sera tributaire de la densité capillaire puis de la répartition du sang intramusculaire, du contenu mitochondrial et dela quantité en hémoglobine et myoglobine (Weineck et Handschuh,1998).

    I.2.1.2.2. Consommation maximale d'oxygène (VO2max)

    La consommation maximale d'oxygène est la quantité totale d'oxygène consommée parunité de temps par un individu au cours d'un exercice progressif jusqu' à épuisement (Dick, 1989).Le VO2 max est souvent exprimé en volume par minute (ml/min) dans les disciplinessportives. Il est aussi exprimé en volume par kilogramme de masse corporelle et par unité detemps dans les activités telle que la course à pied dans lesquelles les athlètes supportent leurspoids (ml/min/kg) (Martin-Krumm, 2022).Par ailleurs, la consommation maximale augmente aussi avec l'âge jusqu'à 20 ans. A partirde cet âge, elle décline graduellement et ne représente plus à soixante (60) ans 70% de laconsommation maximale d'oxygène atteint à l'âge de vingt-cinq (25) ans. La dimension génétique est le paramètre le plus impactant dans l'obtention d'un VO2max élevée, elle serait responsable de 25 % à 50 % dans les variations de volume maximal d'oxygène consommé (VO2 max) (Kennedy et al., 2021). En dessous de 12ans il n'y a pas de différence entre les filles et les garçons. Mais après cet âge, s'installe unedifférence entre la consommation maximale d'oxygène des hommes et celle des femmes.En effet, selon Astrand (1980), l'entraînement peut augmenter le VO2 max jusqu'à vingt(20) ans. C'est ainsi que Sané (2011), Vandervael (1980) rapportent qu'un séjour prolongé au lit peut diminuerle VO2 max de 25% alors qu'un entraînement de type endurant, faisant intervenir des groupes musculaires peut l'élever jusqu'à 120 mmHg.

    I.2.1.2.3. Les seuils lactiques (SL) et ventilatoires (SV).

    Au-dessus d'une certaine intensité d'exercice, la production de lactate sanguin augmente. Ce phénomène est à la base de ce que les physiologistes décrivent respectivement en termes de seuil lactique (aussi appelé seuil anaérobie) et de seuil ventilatoire (figure 1). La terminologie de seuil anaérobie (Wasserman,1964) a été employée à l'origine pour indiquer qu'au-dessus d'une certaine charge de travail, le métabolisme anaérobie commence à fournir une partie substantielle de l'énergie, en complément du métabolisme aérobie, ce qui s'accompagne de la production d'acide lactique (d'où la notion synonyme de seuil lactique). Wasserman pensait que les seuils lactique et ventilatoire étaient étroitement liés. L'explication alors admise était la suivante : lors d'un exercice imposant une sollicitation supérieure au seuil lactique, l'acide lactique est rapidement dissocié en un anion lactate et un proton H+, ce qui produit une acidose sanguine. Ces ions H+ sont tamponnés par les bicarbonates et les différentes substances tampons, ce qui induit une augmentation du CO2 et donc de la ventilation.

    L'intérêt de déterminer SV1 et SV2 semble acquis dans le milieu de l'endurance. Exprimées en % VO2max, les valeurs renseignent indirectement sur les qualités d'endurance des athlètes. L'observation d'un déplacement vers la droite des seuils (par exemple % VO2max plus élevé) signifie que l'athlète pourra soutenir une intensité plus élevée sans augmentation de l'acidose.

    Les entraîneurs utilisent la FC correspondant à SV1 et SV2 pour définir des zones d'intensité que l'athlète pourra contrôler via un cardio-fréquencemètre. Le SV1 (figure 1), ou premier seuil ventilatoire (à l'origine, seuil anaérobie ou lactique), correspond à la première cassure du débit ventilatoire lors d'un test à charge croissante. Il se situe à 40-60 % de la VO2max. Cette intensité est considérée comme la limite inférieure pour des adaptations notables de l'appareil cardio-respiratoire chez le sportif entraîné.

    Le SV2, ou deuxième seuil ventilatoire (aussi appelé seuil de décompensation de l'acidose métabolique), correspond à la deuxième cassure du débit ventilatoire accompagné de la rupture de pente de l'équivalent respiratoire en CO2, expliqué principalement par l'augmentation des ions H+. Il se situe entre 60% (sédentaire) et 90% (sportif d'endurance entraîné) de la VO2max. Il représente une intensité clé pour l'entraînement des athlètes d'endurance.

    Figure 1:Seuils lactiques et seuils ventilatoires (Vallier, 2000)

    I.2.1.2.4. Répartition des Fibres Musculaires (FM)

    De par leur potentiel oxydatif élevé, les fibres musculaires de type I sont les plus recrutéesdans les efforts d'endurance aérobie (Poortmans et al., 2017). Leur prépondérance dans les muscles sollicités,à caractère innée ou acquise par des années d'entraînement, confère intrinsèquement unavantage significatif aux sportifs d'endurance. Les champions du monde de marathon présentent en générale 93 % à 99 % de fibres Idans leurs muscles jumeaux (Kennedy et al.,2021).La composition en FM ne constitue pour autant pas l'unique critère anatomique decompétitivité : l'indice de masse corporel, la taille et les dimensions des membrescontribuent uniment au rendement aérobique final (Le Page,2016). A l'instar des entraînements enforce, les coordinations intermusculaire et intramusculaire participeront également à optimiser la performance (Klissouras et Jenoure, 2017).

    I.2.1.2.5. Apport glucidique et lipidique à la productiond'énergie

    L'intensité de l'exercice et l'entraînement modifient la contribution des substrats glucidiques et lipidiques à la fourniture énergétique. Lorsque l'intensité augmente, les contributions de laglycolyse, de la glycogénolyse et des fibres musculaires glycolytiquesaugmentent elles aussi, ce qui induit une plus forte utilisation desglucides (figure 2). À l'inverse, les athlètes entraînés ont développé des adaptations qui limitent l'utilisation du glycogène au profit de l'oxydation des lipides. Le point de croisement lipides-glucides (crossoverpoint (figure 2)correspond à la puissance d'exercice au-dessus de laquelle lafourniture d'énergie provenant de l'oxydation des glucides devientsupérieure à celle provenant de l'oxydation des lipides.

    L'entraînement va déplacer le crossover point vers la droite (figure 2), ce qui signifie que pour une même intensité, un athlète utilisera davantage ses lipides et donc économisera son glycogène. Le crossover point correspond à 30 % de lipides et 70 % de glucides, dont les équivalents caloriques sont respectivement de 9 et 4 kcal.g-1. La détermination du crossover point se fait au moyen d'épreuves métaboliques avec des paliers de 6 minutes à charge constante (successivement à 30, 40, 50 et 60 % de la PMA pouvant aller jusqu'à 85 % chez un sportif) et est basée sur la calorimétrie indirecte qui, à partir du quotient respiratoire, permet de connaître la part respective des substrats oxydés. L'évaluation du crossover point chez les sportifs d'endurance semble intéressante en période foncière. Elle permettrait de contrôler si l'entraînement offre la possibilité à économiser son glycogène (et plus longtemps) aux intensités faibles et donc d'oxyder plus de glucides aux intensités élevées.

    Figure 2: Le crossover point (Grégoire, 2020).

    I.2.2. LA RECUPERATION CHEZ LES SPORTIFS

    Dans un monde sportif de plus en plus professionnaliser, de moins en moins de paramètres sont laissés au hasard. La performance chez un athlète de haut niveau est la combinaison de nombreuses variables (capacité intrinsèque musculaire et psychique, charge d'entrainement, capacité de récupération, etc). Tous ces facteurs appartiennent à des domaines très vastes et difficiles à maitriser, mais la technologie et les connaissances actuelles aident à quantifier et améliorer au maximum tous ces éléments.

    Le monde sportif a progressé dans le domaine de la programmation des charges de travail lors des entrainements, l'ensemble géré par les préparateurs sportifs et entraineurs. Cependant les modalités de récupération sont souvent laissées à la charge de l'athlète, et leurs absences régulières peuvent amener l'athlète dans le secteur de surcharge voir de surentrainement. La récupération est un facteur clé de la performance. D'où l'intérêt de l'équipe entourant l'athlète, les préparateurs physiques, entraineurs, médecins et bien sur masseurkinésithérapeutes (MK), d'être présent pour améliorer cette récupération. Cela fait partie du domaine de compétence du MK selon du code de la santé publique. Il est très présent autour des athlètes de haut niveau qui ont un organisme très sollicité, il a donc son rôle habituel de répondre aux plaintes physiques du patient mais aussi de d'aider à récupérer pour prévenir les risques de blessures et de maintenir son niveau de performance.

    I.2.2.1. Notion de fatigue

    La fatigue en soit n'est pas mauvaise car elle permet à l'organisme d'atteindre la performance sportive via le processus de la surcompensation. Le mot « fatigue » a plusieurs significations différentes : fatigué, épuisé, surentrainé, saturé, etc. Or la plupart de ces mots décrivent des sensations qui surviennent à la suite d'une activité musculaire, peu importe les modalités. Il est possible de ressentir de la fatigue sans avoir eu une activité prolongée, comme par exemple après une journée difficile qui peut avoir été dure mentalement sans pour autant avoir engendré beaucoup d'efforts physiques. De même qu'un même travail physique peut être ressenti différemment selon le lieu et les conditions (Jones, 2005). Par exemple pour un sujet, un même exercice physique dans un environnement chaud et humide peut être perçu plus fatiguant que dans un endroit froid et sec, et inversement pour un autre sujet. Cela implique d'être clair avec les différents aspects de la fatigue, qui peuvent être soit des sensations ou perceptions d'épuisement ou soit des changements spécifiques de la fonction musculaire.

    I.2.2.2. Origine de la fatigue musculaire

    Le but ici n'est pas de décrire précisément la physiologie du muscle squelettique maisd'éclaircir les origines de la fatigue musculaire. Une épreuve physique implique la répétition de contractions musculaires, qui elles-mêmes nécessitent le recrutement (par l'intermédiaire des unités motrices) de fibres musculaires de type I ou de type II. Chaque fibre possède des milliers de sarcomères, et c'est l'hydrolyse de l'adénosine triphosphate (ATP) qui permet le glissement des filaments d'actine sur les filaments de myosine, impliquant le raccourcissement du sarcomère et la contraction concentrique à l'échelle du muscle (Marieb, 2005). Etant donné que l'ATP est la seule source d'énergie qui alimente directement la contraction, ildoit être régénéré au fur et à mesure qu'il est utilisé afin que la contraction puisse se poursuivre. La réserve emmagasinée dans le muscle permet de tenir une contraction maximum 4 à 6 secondes.

    Il existe 3 voies de régénération de l'ATP, qui seront mises en place en fonction de l'intensité et de la durée de la contraction :

    - Voie anaérobie alactique (créatine phosphate + ADP= ATP + créatine) ;

    - Voie anaérobie lactique (source d'énergie glucose et production ATP et acide lactique) ;

    - Voie aérobique (source énergie : glucose, acide pyruvique, acide gras, acides aminés et oxygène).

    La consommation des substrats et l'apparition des produits du catabolisme lors des filières de restauration impliquent des changements de l'homéostasie musculaire. Couplé aux contraintes mécaniques de l'exercice, des signes de fatigues vont apparaitre par les phénomènes tel que :

    · L'acidose qui est une diminution du pH physiologique en dessous de 7,38 (norme entre 7,38 et 7,42). Abaissement du pH dû à la présence excessive de lactate et d'ions H+ ;

    · Des microlésions qui peuvent être d'origine métabolique (activation protéase etphospholypase par insuffisance de respiration mitochondriale) ou d'origine mécanique (exercice excentrique par exemple), ces microlésions vont apporter des médiateurs de l'inflammation (bradykinine, prostaglandine, etc), et engendrer une élévation de la température et un oedème provoquant une augmentation de la pression intramusculaire. Ces phénomènes inflammatoires sont à l'origine des douleurs « d'apparition retardée » appelées aussi DOMS (Delayed Onset Muscle Soreness) ou « courbatures » dans le langage courant.

    I.2.2.3. Intérêt de la récupération

    La seconde partie du XXème siècle a vu naître de nombreuses publications de travaux sur les effets de charge mais également sur la fatigue, le surentrainement et les méthodes de récupération. Pavlov a été le premier à souligner dès 1927 que « travail et repos font partie d'une même unité d'entrainement ». La charge et la récupération sont imbriquées, l'une ne va pas sans l'autre. Michel Dufour parle d'un immense puzzle où toutes les pièces doivent être présentes, peu importe la taille ou la disposition de la pièce, elle aura son importance dans la performance finale « La qualité et la quantité de celle-ci dictent la cinétique du progrès » (Dufour, 2011). Hausswirth, directeur de recherche à l'INSEP, explique que l'amélioration de la récupération permet une adaptation plus facile aux charges d'entrainements, diminution de risque de surcharges, réduction des risques de blessures et une amélioration de la répétition des performances (Hausswirth, 2010).

    I.2.2.4. Moyens-techniques de la récupération

    La récupération est un domaine très vaste qui comporte différents aspects et donc une multitude de modes d'application selon le type de sport et les attentes du sportif. Il est alors difficile de proposer un protocole précis de récupération après un effort physique parmi les nombreux moyens mis à disposition, mais cela dépendra des attentes de l'équipe soignante, de l'athlète, et surtout du matériel à disposition. La récupération nécessite tout comme la charge de travail d'être individualisée, adaptée à l'unicité de l'athlète (Demarais,1996). Un nageur ne s'entraine pas comme un handballeur, la récupération sera donc différente. On divise la récupération en 2 grands groupes qui ne sont pas indépendants. On parlera de récupération physique, et particulièrement de la récupération musculaire. Le but étant de retrouver le plus rapidement possible un état métabolique antérieur à l'effort physique, retour à l'homéostasie. La deuxième partie concerne le versant psychologique. Les compétitions ou entrainements, avec la pression et les enjeux sont des facteurs pouvant amener l'athlète dans des états de tensions nerveuses, de fatigue mentale ou même de saturation.

    Avant tout la récupération commence par l'harmonie entre l'athlète et son environnement, sa vie privée, vie professionnelle (très présente), relation avec les entraineurs, les partenaires, etc. Ensuite l'alimentation et le sommeil sont deux éléments de récupération naturelle, laisser du temps à l'organisme pour reconstruire ses réserves énergétiques, éliminer les déchets. L'hydratation permet de compenser les pertes hydriques, de participer aux refroidissements de l'organisme, de lutter contre l'acidose et de favoriser l'élimination des déchets cataboliques.

    Certaines boissons énergétiques permettent de compléter les apports de l'alimentation en minéraux (Fe2+), en énergie (glucose) mais aussi avoir un effet tampon (action sur le pH) grâce aux bicarbonates (Geoffroy, 2001). S'alimenter et s'hydrater sont des choses essentielles que même les non-initiés aux sports connaissent. Il serait très difficile de faire une description détaillée avec les effets attendus de chaque méthode tant elles sont nombreuses. Pour les sportifs amateurs et de haut niveau il existe un grand nombre de technique pour favoriser et accélérer les temps de récupération : La récupération active, les étirements, les massages, pressothérapie, l'électrothérapie, Sauna-hamman, Balnéothérapie- Bas de contention, Oxygénothérapie HyperBar, la cryothérapie sous différents modes d'application.

    I.2.2.5. Les stratégies de récupération

    La récupération est la période suivant l'activité et qui s'achève lorsque le sujet est capable d'atteindre, voire dépasser, sa performance de référence dans une activité particulière (Bishop etal., 2008). Nous avons étudié les stratégies susceptibles d'accélérer la récupération des sportifs de haut niveau, c'est-à-dire les stratégies nutritionnelles, l'immersion en eau froide, le sommeil, la récupération active, les étirements, les bas de compression, les massages et l'électrostimulation, les plantes médicinales (Nédélec et al., 2013). Les stratégies nutritionnelles, le sommeil et l'immersion en eau froide sont efficaces afin de limiter les mécanismes de fatigue, et ainsi retrouver plus rapidement un niveau de performance de référence ; par contre, l'évidence scientifique des autres stratégies citées afin d'accélérer le retour à un niveau de performance de référence est limitée (Nédélec et al., 2013). En utilisant une méthode initialement créée pour la prescription de médicaments (Harbour et Miller, 2001), et aujourd'hui adaptée aux sciences du sport (Ardern et al., 2019 ; McCall et al., 2016), nous sommes en mesure de recommander ces trois stratégies de récupération sur la base du niveau d'évidence scientifique dans la littérature, de la connaissance et de l'expérience issues du terrain. Venter a montré, au sein d'un échantillon de 890 joueurs de sports collectifs, que le sommeil est considéré comme une stratégie de récupération importante par tous les joueurs, indépendamment du sexe, du type de sport ou du niveau de pratique (Venter, 2014). Le sommeil comme stratégie de récupération efficace fait consensus chez les praticiens et chez les sportifs, quelle que soit leur discipline.

    I.2.2.6. Évaluation de l'endurance et de la récupération

    I.2.2.6.1. Tests d'évaluation indirecte du VO2 max

    Compte tenu des différents inconvénients liés à la mesure directe, de nombreux auteurs (Astrand et Rhyming, 1954 ; Balke, 1960) ; Léger et Boucher,1980) ont développé des techniques permettant de mesurer d'une manière indirecte la puissance aérobie du sujet. Ces techniques présentent les principaux avantages suivants : la durée du test est généralement plus courte que celle des tests de mesure directe ; les tests sont relativement peu coûteux, l'équipement est simple, certains tests s'adaptent à des évaluations de groupe.

    Les prédictions du VO2max, à partir d'épreuves indirectes, sont généralement basées sur les interrelations existantes entre le VO2max et d'autres variables plus aisément mesurables telles que la FC et la puissance de l'exercice.

    Les épreuves destinées à l'estimation indirecte du VO2max peuvent être subdivisées en épreuves maximales et épreuves sous-maximales. Toutefois ces épreuves possèdent, à des degrés divers, les mêmes sources d'imprécision : l'incertitude sur le coût énergétique individuel de l'exercice est la principale source d'erreur, la participation plus ou moins importante du métabolisme anaérobie est une deuxième source d'imprécision de la prédiction de VO2 max dans les tests réalisés un exercice maximal, l'incertitude sur la fréquence cardiaque maximale dans le cas des tests sous-maximaux, l'incertitude sur le caractère maximal de l'exercice chez des sujets peu motivés dans le cas des épreuves indirectes maximales.

    Ces épreuves peuvent être maximales et présenter les limites et les risques d'administration, tels que ceux des épreuves directes. Dans ce cas, l'estimation du VO2max se base essentiellement sur la relation établie entre le VO2max et la puissance maximale supportée par le sujet (Tornvall, 1963). Elles peuvent être sous-maximales et utilisent la relation qui existe entre VO2max et FC pour une charge donnée, ou entre VO2max et puissance pour une fréquence cardiaque donnée, ou utilisent l'extrapolation linéaire de VO2max à partir de la relation VO2-FC, jusqu'à la fréquence cardiaque maximale théorique. Chaque type d'épreuve est accompagné de l'équation établissant la liaison entre le VO2max et la FC ou charge de travail, à défaut de l'existence d'un nomogramme de prédiction du VO2max. Ces tests présentent l'avantage d'être faciles. Davies (1968), Maritz et al. (1961), Rowell et al. (1964), Wyndham (1967) revoient la théorie et les suppositions sousjacentes des tests sous-maximaux. Ceux-ci comportent des failles. L'erreur aléatoire de ces tests, de l'ordre de 10 à 20%, et même l'erreur systématique de certains tests, les rendent plus ou moins valides pour prédire le VO2max d'un individu. Certains de ces tests (Astrand- Rhyming et Physitest) présentent l'avantage d'offrir de nombreuses données normatives. Les épreuves de Ruffier et Dickson, Schneider, Tuttle, Lian, Martin et Master, sont en général basées sur des paramètres de récupération après effort (fréquence cardiaque ou pression sanguine). Ces tests sont très peu valides et peu fidèles et ils sont désormais délaissés au profit des tests dynamiques.

    La puissance aérobie peut-être également appréciée à partir de la puissance correspondant à une fréquence cardiaque de 170 batt/min (Wahlund, 1948). En effet, l'adaptation d'un sujet à un effort sous-maximal est souvent évaluée par la recherche de la puissance de travail que peut effectuer un sujet lorsque sa fréquence cardiaque est égale à 170 batt/min. Cette puissance est appelée Physical Work Capacity (PWC 170). La puissance développée pour une fréquence cardiaque égale à 170 batt/min , peut être un témoin de la puissance aérobie d'un sujet (Crielaard et Pirnay, 1985), elle correspond à un pourcentage élevé de la PMA, laquelle varie selon l'âge, le sexe, le niveau et le type de pratique sportive (Âstrand et Rodahl , 1980).

    I.2.2.6.2. Épreuves d'évaluation du VO2max sur le terrain

    L'inconvénient majeur des techniques de laboratoire est qu'elles se déroulent dans des conditions plus ou moins éloignées de la situation du terrain. De ce fait, les informations qui en découlent ont un intérêt pratique limité pour les entraîneurs et les athlètes. Elles peuvent poser en outre, des problèmes d'interprétation technique ou de communication avec les techniciens des laboratoires.

    Le VO2max peut être déterminé d'une manière indirecte sur le terrain, à partir de la vitesse de course d'une certaine durée ou d'une certaine distance (Coleman, 1974, Cooper, 1968). En effet, il est bien admis que la vitesse, dans les courses d'une durée supérieure à 3 minutes, est limitée en grande partie par le VO2max. Plus le VO2max du sujet est élevé, plus ses performances sur ces distances sont importantes et vice-versa (Davies et Thompson, 1979 ; Kenney et Hodgson, 1985 ; Pollock, Jackson et Pate, 1980 ; Coleman, 1974). Il est donc possible d'estimer le VO2max sur le terrain à partir de la vitesse moyenne d'une course, à condition que la durée du parcours soit suffisamment grande pour permettre la mise en jeu effective des processus aérobies, et de disposer de l'équation ou du nomogramme appropriés permettant cette estimation.

    Les épreuves d'évaluation du VO2max sur le terrain présentent généralement les mêmes caractéristiques que celles réalisées au laboratoire. Elles peuvent comporter des paliers à vitesse progressivement croissante, comme c'est le cas des épreuves mises au point à l'Université de Montréal (Léger et Boucher, 1980 ; Léger et Mercier, 1983 ; Mercier et Léger, 1982), ou elles comportent un seul palier à la vitesse la plus élevée possible dont la durée ou la distance varient selon les auteurs, tel le cas de l'épreuve de Cooper (1968) et de celle de Coleman (1974). L'inconvénient majeur des épreuves progressives de l'Université de Montréal réside dans le fait qu'elles requièrent une bande magnétique préenregistrée du protocole, laquelle sollicite l'usage d'un magnétophone puissant ou une sonorisation du stade dans lequel se déroule l'épreuve. La validité de la formule de prédiction a été vérifiée en comparant le VO2max prédit avec le VO2max mesuré sur tapis roulant. Dans l'étude originale (Léger, 1981), les valeurs moyennes des VO2max prédits et mesurés étaient identiques. Dans d'autres études (Lacour et al.,1989), il existe une surestimation systématique. L'erreur-type de l'estimation était de 2.8 ml/kg/min, c'est-à-dire que 95% des sujets étaient estimés avec une erreur à 5.6 ml/kg/min dans l'étude originale. Les épreuves continues, tel que celles de Cooper (12 minutes) et de Coleman (9 minutes), autorisent une alternance marche-course ; ceci entraîne une certaine imprécision dans l'estimation du coût énergétique de l'épreuve du fait que le rendement énergétique de la course est différent de celui de la marche (Bhambhani et Singh, 1985 ; Howley et Glover, 1974). D'autre part, compte tenu de leur durée relativement importante, les résultats risquent d'être influencés par des facteurs psychologiques, entre autres, chez les sujets peu motivés. Ces différents inconvénients ne sont pas en faveur d'une application massive de ces épreuves pour prédire la consommation maximale d'oxygène.

    I.2.2.6.3. Test de récupération

    Pour évaluer la capacité de récupération cardiaque après un effort, Le sportif doit effectuer un effort intense pendant une période déterminée, puis se reposer pendant une période déterminée (le test de flexions de Ruffier-Dickson). La fréquence cardiaque est mesurée en battements par minute (bpm) avant et après l'effort et une minute après l'effort. La fréquence cardiaque de récupération est un indicateur de la capacité de récupération cardiaque (Astrand et Rodahl, 2003).

    Le test de la capacité de récupération musculaire après un effort intense, consiste pour le sportif de prendre ses paramètres biochimiques tels que la concentration de lactate dans le sang, le taux d'hémoglobine... avant et après l'effort ou un programme et ainsi que le questionnaire DOMS (de McGill sur la douleur). La lactatémie par exemple est un indicateur de la capacité de récupération musculaire (Brooks et al., 2005).

    Le test de récupération psychologique, l'état émotionnel du sportif est évalué à l'aide d'un questionnaire ou d'une échelle de notation. L'état émotionnel du sportif est un indicateur de la capacité de récupération psychologique (Hardy et Parfitt,1991).

    Le Test de récupération physique consiste à mesurer la température corporelle, la fréquence cardiaque et la pression artérielle avant et après l'effort (test de Ruffier-Dickson). Les mesures physiques sont des indicateurs de la capacité de récupération physique (Kenney et al., 2015).

    Le Test de récupération fonctionnelle consisteà évaluer à l'aide d'un test de performance spécifique (par exemple, un test de course ou de saut) avant et après un effort. La capacité fonctionnelle du sportif est un indicateur de la capacité de récupération fonctionnelle (Saunders et al., 2009).

    I.2.3. LE GINSENG ET LA PERFORMANCE SPORTIVE

    I.2.3.1. Généralité sur le ginseng

    Le nom générique Panax vient des mots grecs Pan, qui signifie « tout », et Akos qui veut dire « guérir ». Le terme ginseng vient des mots chinois Gin, qui désigne « l'homme », et Seng qui veut dire « essence ». Le ginseng asiatique fait partie de la pharmacopée de la Médecine traditionnelle chinoise (MTC) depuis au moins 2 000 ans. L'espèce fut introduite en Chine autour de 1718 après avoir été découverte dans la région de Montréal par un missionnaire jésuite. L'intérêt marqué des Chinois pour le ginseng nord-américain sauvage a entraîné une récolte effrénée de la plante qui a menacé sa survie. De plus, l'exploitation commerciale des forêts a créé une menace supplémentaire. Le ginseng sauvage est aujourd'hui considéré comme une espèce en voie de disparition par le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada et sa cueillette est interdite. Aux États-Unis, elle est soit interdite, soit étroitement contrôlée dans plusieurs États. Le ginseng asiatique sauvage est également une plante rare en Asie.

    On sait peu de choses de l'usage que les Amérindiens ont fait du ginseng indigène avant sa quasi-extinction. Il semble qu'une peuplade l'employait pour fortifier la santé des personnes âgées tandis qu'une autre s'en serait servi pour accroître la fertilité féminine. Enfin, selon une légende, la plante permettait d'accoucher sans douleur (Scholey et al., 2010).

    Le Ginseng est une plante vivace appartenant au genre Panax. Une dizaine d'espèces de ginseng sont cultivées dans le monde. La variété la plus connue est le Ginseng C.A. Meyer. Son extraordinaire réputation et le charme mystérieux de son origine orientale, ont contribué à son succès en tant que complément alimentaire. L'extrait de Ginseng se retrouve aujourd'hui dans de nombreux compléments alimentaires, principalement pour les troubles de la concentration et de la mémoire. Le Ginseng est connu comme la « racine de la vie ».

    Le Ginseng a fait l'objet de nombreuses études, parmi elle, celle réalisée sur 329 adolescents âgés de 14 à 17 ans atteints de troubles de déficit de l'attention avec hyperactivité (TDAH). Cette étude a montré que la consommation de Ginseng réduit leur hyperactivité, leur problème d'attention et leur immaturité. Une étude portant sur 18 jeunes âgés de 6 à 14 ans souffrant également de TDAH et prenant 1 gramme de Ginseng par jour a montré des résultats similaires (Lee et al., 2011).

    I.2.3.2. Description botanique

    Le Panax ginseng est une plante herbacée de 30 à 50 cm appartenant à la famille des Araliaceae, vivace par une racine tubérisée de grande taille, de plus en plus ramifiée avec l'âge, ses feuilles sont palmatilobées à 5 folioles (figure 3), en verticilles, les Ombelles sont constituées de 15 à 30 fleurs blanchâtres groupées, les fruits du ginseng sont des petites baies groupées rouge clair, racine tubérisée, de grande taille, de saveur douce-amère, plus ou moins ramifiée, parfois arquée ou recourbée (Lorrain, 2019 ; EMA, 2014). La Partie de la plante utilisée est sa partie souterraine (figure 3). La plante plus prisé est celui de Corée, puis de Chine et du Viet-Nam ( Panax notoginseng Burk.), du Japon ( Panax pseudoginseng Wall. ou Panax japonicus C. A. Meyer)  Araliaceae. On utilise aussi  Panax quinquefolius L. ou  Ginseng américain, non officinal (découvert par le père Lafitau au Canada chez les indiens Mohawk, vers Montréal). La plante, qui était autrefois relativement abondante dans les grandes érablières naturelles du Québec, a aujourd'hui pratiquement disparu. Aux États-Unis et au Canada, le ginseng sauvage est considéré comme une espèce en danger d'extinction et sa récolte est interdite.

    Figure 3: Racine de ginseng et ses feuilles (Petit, 2020)

    I.2.3.3. Propriétés et bienfaits du Ginseng

    Le Ginseng est réputé comme remède naturel pour aider à soigner de nombreux troubles. De nombreuses études en laboratoire, chez l'animal ou chez l'homme ont prouvé ses propriétés variées qui confirment son utilisation ancestrale pour de nombreux troubles. Le Ginseng peut aider à prévenir de nombreuses affections liées à l'âge comme les pertes de mémoire, les troubles de la concentration et il pourrait agir en prévention des maladies neurodégénératives telles que la ' maladie d'Alzheimer ou la  maladie de Parkinson (Heo et al., 2008). le Ginseng pourrait aider à prendre en charge les  problèmes de sexualité tels que des problèmes de libido et des troubles de l'érection chez l'homme âgé ou bien, chez la femme, des troubles liés à la baisse des hormones sexuelles notamment lors de la ménopause. Le Ginseng est utilisé pour lutter contre la fatigue, soit seul ou associé à des vitamines ou bien associé à d'autres plantes. Le Ginseng pourrait aider à  gérer le stress, notamment avec anxiété ou tendance dépressive, en particulier lors de la ménopause, mais pas uniquement. En effet, le Ginseng est la plante adaptogène qui améliore les performances physiques et intellectuelles en cas de fatigue, augmente la résistance de l'organisme de manière aspécifique (Goetz et al.,2009 ; Vogler et al., 1999 ; Jia et al., 2009 I ; Jia et al., 2009 ; Cuaz, 2016 ; Kennedy et al., 2003). Ainsi en cas de surpoids, le ginseng pourrait agir sur les grignotages et la fatigue en cas de régime minceur.  Le Ginseng pourrait aider en cas de diarrhées liées à un problème inflammatoire au niveau intestinal (Lorrain, 2019). Le Ginseng protégerait le coeur, l'estomac, les reins et les yeux (Heo et al., 2008 ; Oyagi et al., 2010). Il aurait également des propriétés de lutte contre le cholestérol et de lutte contre le diabète qui lui permettraient d'être utilisé dans le syndrome métabolique en prévention de l'obésité, de maladies cardiovasculaires ou de certains cancers (Hui et al., 2009 ; Oh et al., 2014 ; Goguen et al., 2005 ; Vuksan et al., 2000 ; Shibata et al., 2001). Chez les sportifs, le Ginseng augmenterait du taux sanguin de dopamine, effet dopaminergique (Kim et al., 2006 ; Shim et al., 2000). Permet une augmentation de la capacité d'absorption de l'oxygène, réduction du taux de lactates sanguin, baisse de la fréquence cardiaque, réduction de l'hypersécrétion d'adrénaline par la médullo-surrénale (Cuaz, 2016). Son principal principe actif ( ginsénosides) est inhibiteur de la sécrétion des catécholamines (induite par l'acétylcholine) par les cellules chromaffines adrénergiques bovines (Kudo et al., 1998 ;Tachikawa et al., 1995). Elle augmenterait la capacité d'absorption de l'oxygène, diminuerait l'acide lactique, abaisserait la fréquence cardiaque et réduirait la sécrétion trop importante d'adrénaline. On le retrouve dans les boosters d'énergie comme les comprimés Taurine Synergy + ou les gélules Turbo Testo series où le Ginseng est associé à des acides aminés, des vitamines et des minéraux qui sont souvent en carence dans l'organisme en cas d'effort physique prolongé. Le Ginseng est également un tonique du métabolisme et en même temps un sédatif. Le Ginseng est reconnu par certaines autorités de santé et sa racine, sa feuille et son fruit sont inscrits à la pharmacopée française. Le Ginseng est reconnu par la Coordination Scientifique Européenne de Phytothérapie (ESCOP) en cas de diminution des capacités physiques et mentales, telles qu'en cas de fatigue, d'épuisement, de faiblesse, ainsi que lors de périodes de convalescence. L'EMA considère que la racine de Ginseng peut être utilisée dans les états de fatigue et de faiblesse. La Commission E du ministère de la Santé allemand reconnaît l'usage du Ginseng en tant que tonique et fortifiant en période de faiblesse, de fatigue, de diminution de capacités intellectuelles et en période de convalescence. Le Ginseng est reconnu par l'OMS, Organisation mondiale de la santé, comme agent de prévention et agent tonifiant pour améliorer les capacités mentales et physiques en cas de faiblesse, d'épuisement, de fatigue et de perte de concentration et lors la convalescence.

    Cette plante est utilisée voie orale sous formes liquides (infusions 1 à 2 grammes de plante sèche, 1 à 2 fois par jour) et sous formes sèches (gélules, comprimés ,250 milligrammes à 2 grammes, 1 à 8 fois par jour (EMA, 2014).

    I.2.3.4. Composition de Panax Ginseng

    Les principes actifs du Ginseng sont essentiellement contenus dans sa racine. Ce sont des saponines triterpéniques, principalement des saponines protopanaxadiols tétracycliques de type dammarane, des saponines protopanaxatriols et des saponines pentacycliques de type oléanane que l'on appelle globalement les « ginsénosides » (figure 4) et dont il existe plus de 150 composants actifs. Plus la racine est issue d'une plante âgée et d'une variété sauvage, plus leur teneur est importante. La teneur en ginsénosides dépend de la préparation de la racine de Ginseng : le Ginseng blanc contient tous les ginsénosides sous leur forme naturelle. Lors de la préparation du Ginseng rouge, les ginsénosides subissent une transformation qui leur permettra d'être plus rapidement absorbés par l'organisme, expliquant son effet plus énergisant.

    Par ailleurs, dans certains compléments alimentaires, la teneur en ginsénosides est quantifiée (titrée) pour donner l'assurance d'une quantité certaine de ginsénosides dans l'extrait. Un titrage à 7% de ginsénosides avec un plant âgé de 5 ans ou plus, assurent l'efficacité du Ginseng. Les ginsénosides ont une structure chimique et une activité proche de certaines hormones stéroïdiennes expliquant certains effets du Ginseng, comme l'effet immunostimulant, l'effet anti-inflammatoire, l'effet adaptogène, l'effet anabolisant et d'autres effets stimulants hormonaux comme un effet oestrogène-like. Ils ont également une action sur le système nerveux central et une action neuroprotectrice.

    Figure 4: Structure chimique du ginsénoside (Peng et al., 2012).

    Le Ginseng contient d'autres composants phytoactifs tout autant nécessaires pour assurer l'efficacité d'action des ginsénosides. Ce sont par exemple l'huile essentielle de Ginseng riche en monoterpènes, des polysaccharides aux propriétés anti-inflammatoires notamment au niveau intestinal, des stérols, des oestrogènes, des vitamines du groupe B, de la vitamine C, des acides aminés, des acides gras.

    I.2.3.5. Effets du ginseng sur l'endurance

    Les études scientifiques ont montré que le ginseng peut avoir des effets bénéfiques sur l'endurance en influençant divers mécanismes physiologiques.

    I.2.3.5.1. Métabolisme Énergétique

    Le ginseng peut influencer le métabolisme énergétique en augmentant la production d'ATP (adénosine triphosphate) et en améliorant l'utilisation des substrats énergétiques. Le ginseng peut augmenter la production d'ATP et améliorer la fonction mitochondriale dans les cellules musculaires (Kim et al., 2018). Cette amélioration de la fonction mitochondriale peut contribuer à une meilleure endurance et à une réduction de la fatigue musculaire. L'équation chimique de la production d'ATP est la suivante : ADP + Pi ? ATP ; (ADP est l'adénosine diphosphate et Pi est le phosphate inorganique). La production d'ATP est catalysée par l'enzyme ATP synthase, qui utilise l'énergie libérée par la chaîne de transport d'électrons pour phosphoryler l'ADP en ATP.

    I.2.3.5.2. VO2 max

    Le VO2 max est une mesure de la capacité aérobie d'un individu. Selon Lee et al. (2019) et Angelikaet al. (2024), le ginseng peut augmenter le VO2 max chez les adultes en bonne santé. Cependant, des études supplémentaires sont nécessaires pour confirmer cet effet et déterminer les mécanismes sous-jacents.L'équation chimique de la consommation d'oxygène est la suivante : O2 + 4e- + 4H+ ? 2H2O ; (O2 est l'oxygène, e- est l'électron et H+ est le proton). La consommation d'oxygène est un processus complexe qui implique la chaîne de transport d'électrons et la production d'ATP.

    I.2.3.6. Propriétés et bienfaits du Ginseng

    I.2.3.6.1. Réduction de l'Acide Lactique

    L'acide lactique est un produit du métabolisme anaérobie qui peut contribuer à la fatigue musculaire. Le ginseng peut réduire la production d'acide lactique et améliorer la récupération après l'exercice (Heck et al., 2017 ; Angelikaet al., 2024). Cette réduction de l'acide lactique peut contribuer à une meilleure endurance et à une réduction de la fatigue musculaire.L'équation chimique de la production d'acide lactique est la suivante :

    Pyruvate + NADH + H+ ? Lactate + NAD+ ; (pyruvate est le produit final de la glycolyse, NADH est la forme réduite du nicotinamide adénine dinucléotide et NAD+ est la forme oxydée). La réduction de l'acide lactique peut contribuer à une meilleure endurance et à une réduction de la fatigue musculaire.

    I.2.3.6.2. Amélioration de la Fonction Cardio-Vasculaire

    Le ginseng peut améliorer la fonction cardio-vasculaire en augmentant le débit sanguin et l'apport d'oxygène aux muscles. Selon Park et al. (2016), le ginseng peut améliorer la fonction endothéliale et réduire la pression artérielle chez les patients hypertendus. Cette amélioration de la fonction cardio-vasculaire peut contribuer à une meilleure endurance et à une réduction du risque de maladies cardio-vasculaires.L'équation chimique de la production d'oxyde nitrique (NO) est la suivante : L-arginine + O2 ? L-citrulline + NO ; (L-arginine est un acide aminé, O2 est l'oxygène et NO est l'oxyde nitrique). L'oxyde nitrique est un vasodilatateur qui peut améliorer la fonction cardio-vasculaire en augmentant le débit sanguin et l'apport d'oxygène aux muscles.

    I.2.3.6.3. Effets sur la force et la puissance musculaire

    Le ginseng, et plus particulièrement le Panax ginseng (ginseng coréen) et le Panax quinquefolius (ginseng américain), est étudié pour ses potentielles propriétés ergogéniques. La littérature scientifique concernant l'impact direct du ginseng sur la force et la puissance musculaire présente des résultats contrastés. Certaines études suggèrent un effet positif, tandis que d'autres ne montrent pas de bénéfice significatif.

    Pour les études suggérant un effet positif, la supplémentation en poudre de racine de ginseng augmentait la force pectorale et la force des quadriceps chez des sujets entraînés (McNaughton et al., 1989). Une recherche plus récente a mis en évidence que la supplémentation aiguë en extrait de ginseng sauvage pouvait maintenir la puissance musculaire pendant l'exercice, suggérant un effet ergogénique potentiel (Kim et al., 2024). Chez des athlètes pratiquant des exercices excentriques, la supplémentation en Panax ginseng a été associée à une augmentation du recrutement musculaire et à une récupération plus rapide de la force musculaire (Cristina-Souza et al., 2022).

    Pour le cas des études ne montrant pas d'effet significatif, celle portant sur des bodybuilders masculins n'a pas trouvé d'effet supplémentaire de la supplémentation en ginseng sur la force musculaire (bench press et leg press) en complément d'un entraînement de musculation sur six semaines (Ebrahimi et al., 2021). Une autre étude comparant la créatine au ginseng a montré que la créatine avait un impact plus important sur la puissance aérobie et anaérobie ainsi que sur la force musculaire chez des joueurs d'escrime (Rahimi, 2013).

    I.2.3.6.4. Effets du ginseng sur la récupération

    La récupération après l'exercice est importante pour l'adaptation musculaire et la performance athlétique. Des recherches ont montré que la supplémentation en ginseng peut réduire la perception de la fatigue physique et mentale après une activité intense. Une revue systématique et méta-analyse a indiqué que le Panax ginseng avait des effets bénéfiques sur la fatigue chez des individus en bonne santé et des patients (Cho et al., 2021). Une autre étude a rapporté que la consommation de ginseng améliorait la vitalité et réduisait la fatigue auto-déclarée, une diminution de l'inflammation associée à l'activité enzymatique chez l'humain, (Cabral et al., 2001 ; Attele et al., 1999).

    Certaines études ont examiné l'impact du ginseng sur les marqueurs biochimiques associés à la fatigue, tels que les niveaux de lactate, le taux d'hémoglobine sanguin, la créatine kinase (CK) et la myoglobine et les perturbations du système nerveux central et la diminution des marqueurs de dommages musculaires (Kim et al., 2017). Comme mentionné précédemment, le ginseng pourrait aider à réduire l'accumulation de lactate après l'exercice, moduler la réponse du cortisol et d'autres hormones de stress après l'exercice, contribuant à une meilleure récupération du système nerveux central (Avila et al., 2024, Jung et al., 2011, Ebrahimi et al., 2021).

    En réduisant la fatigue physique et du système nerveux central, il pourrait permettre aux individus de maintenir et d'améliorer un niveau de performance plus élevé lors de séances d'entraînement ultérieures et lors d'efforts physiques répétés (Fussell et al., 2021).

    Le ginseng présente un potentiel prometteur pour améliorer la récupération après l'exercice en réduisant la fatigue, les DOMS et d'autres marqueurs de stress post-exercice (Cristina-Souza et al., 2022 ; Lee et al., 2020). Les preuves suggèrent que le ginseng peut atténuer la douleur musculaire, diminuer les marqueurs de dommages musculaires, réduire l'inflammation et le stress oxydatif, et potentiellement améliorer la qualité du sommeil (Cho et al., 2014, Adam et al., 2019). Les mécanismes d'action impliquent des effets anti-inflammatoires, antioxydants et une modulation de la réponse au stress. Cependant, comme pour les effets sur la performance, les résultats varient entre les études, et des recherches supplémentaires avec des protocoles rigoureux sont nécessaires pour confirmer ces bénéfices et déterminer les dosages et les types de ginseng les plus efficaces pour la récupération après l'exercice.

    Les mécanismes d'Action Potentiels par lesquels le ginseng favorise la récupération après l'exercice sont probablement multiples car les ginsénosides peuvent inhiber la production de cytokines pro-inflammatoires, réduisant ainsi l'inflammation musculaire. Les composés actifs du ginseng peuvent piéger les radicaux libres et augmenter l'activité des enzymes antioxydantes endogènes, protégeant les cellules musculaires des dommages oxydatifs. Le ginseng pourrait aider à réguler la réponse au stress de l'exercice, favorisant un retour plus rapide à l'homéostasie. Certaines études suggèrent que le ginseng pourrait améliorer la circulation sanguine, ce qui pourrait faciliter l'apport de nutriments aux muscles endommagés et l'élimination des déchets métaboliques.

    I.2.4. LE GINGEMBRE ET LA PERFORMANCE SPORTIVE

    I.2.4.1. Généralité sur le gingembre

    Le terme « Gingembre » est dérivé du nom Anglais ginvere. Cette plante est aussi
    appelé Zingiberies en grec et Zingiberi en latin (Bode et Dong, 2011), bien que dans la
    médecine indienne le Zingiber officinale est connu en tant que «vishwabhesaj», qui veut dire
    «remède universel» (Speck et al., 2014). Depuis plus de 3000 ans, cette plante médicinale ou bien épice orientale a traversé la mer Méditerranée pour la première fois grâce aux phéniciens pour arriver à l'Europe durant l'Empire romain dès le premier siècle (Gigon, 2012). Le gingembre s'est répondu après dans l'Egypte antique comme un composant des techniques de momification. La production de gingembre comme une racine tonique est apparue depuis plus de 5000 ans chez les Indiens et les Chinois pour traiter de nombreuses affections. Aujourd'hui cette plante est cultivée dans les régions tropicales humides, bien que l'Inde reste le plus grand producteur (Bode et Dong, 2011).

    L'étude de la médecine traditionnelle et du traitement par les plantes est particulièrement intéressante en Algérie (Verlag, 2012). Le gingembre « Zingiber officinale » est une plante à valeur médicinale marquante dont on distingue le gingembre gris au rhizome sec à l'air, le gingembre lisse à surface lisse car il a subi auparavant un grattage des couches externes et parfois aussi un blanchiment à la chaux, le gingembre préparé, le gingembre confit et le gingembre poudre. On trouve aussi de plus en plus souvent dans le commerce du gingembre frais. La racine est fibreuse et granuleuse à odeur aromatique et piquante (Faivre et al., 2006).

    I.2.4.2. Description botanique

    Le gingembre est une plante vivace tropicale herbacée annuelle, à porte de roseau, qui mesure jusqu'à 3 m de haut. Son rhizome est noueux et parfumé, avec une peau beige pale et une chair jaune pâle juteuse et parfumée. Il devient de plus en plus fibreux avec l'âge, couvert de feuilles écailleuses et pourvu à sa partie inférieure de racines cylindriques. Ses feuilles sont persistantes bisériées, longues, étroites, lancéolées, pointues et longues de 20 cm (figure 5B). Cette plante possède deux sortes de tiges à savoir des tiges hautes stériles servant à l'assimilation chlorophyllienne et des tiges plus courtes (20 cm environ) portant des fleurs irrégulières en épi. Le gingembre a des fleurs parfumées d'une couleur blanche-jaune, avec des trainées rouges sur les lèvres. La floraison a lieu entre les mois d'aout et novembre. Ses fruits sont des capsules trivalves contenant des graines noires (Faivre et al., 2006)

    I.2.4.2.1. La partie souterraine

    La partie souterraine utilisée est le rhizome (figure 5A). Celui-ci se divise dans un seul plan et est constitué de tubercules globuleux ramifiés. La peau du rhizome est beige pâle et sa chair est jaune pâle juteuse. La cassure est fibreuse et granuleuse, l'odeur est aromatique avec une saveur chaude et piquante (Gigon, 2012).

    I.2.4.2.2. Partie aérienne

    Les feuilles du gingembre (figure 5B) sont persistantes, lancéolées et pointues pouvant atteindre une vingtaine de centimètres. L'inflorescence se présente en courts épis axillaires très serrés, à tige couverte d'écailles, avec des fleurs parfumées, de couleur blanche à jaunâtre munies de bractées pourpres. La floraison a lieu entre les mois d'août et de novembre (Gigon, 2012).

    B

    A

    Figure 5: A (Rhizome du gingembre), B (Zingiber officinale), (Gigon, 2012) .

    I.2.4.3. Composition chimique et mécanismes d'action du Gingembre

    Le rhizome est la partie utilisée en phytothérapie (Cardenas, 2017). Les constituants du
    gingembre sont nombreux et varient selon l'origine et l'état de la plante (frais ou sèche).
    Le rhizome du gingembre contient de l'oléorésine constituée de Gingerol, shogaol, Paradol
    (figure 7, uniquement dans le substrat séchée), zingérone et gingediol (Faivre et al., 2006).

    Figure 6: Structures chimiques des gingérols, des shogaols et des paradols (Navakoon et al., 2018).

    Les composants antioxydants du gingembre sont les polyphenols, la vitamine C, â carotène, flavonoïdes et tanins (Shirin et Jamuna Prakash, 2010). On y trouve la présence d'huile essentielle de couleur jaune a brun (Faivre et al., 2006), d'amidon qui est le constituant
    principale (60%) (Shirin et Prakash, 2010) , de nombreuses vitamines (B1, B2, B3, C) et des minéraux (fer, calcium, phosphore, zinc, cuivre, chrome et manganèse) qui ont pour effet de
    dynamiser l'organisme. On y trouve aussi des acides aminés, des acides gras et une enzyme appelée zingibaïne (Faivre et al., 2006).

    Le rhizome de gingembre contient de nombreux produits chimiques, 3% à 6% d'huile grasse, 9% protéines, 60 % à 70 % de glucides, 3 % à 8 % de fibres brutes, ~ 8 % de cendres, 9 % à 12 % d'eau et 2 % à 3 % d'huile volatile (Kitayama, 2021). Nous notons que des variations de composition peuvent être observées, en fonction des conditions de stockage et de transformation (cuisson, séchage et étuvage) et d'autres conditions telles que la culture et la récolte de la plante (Baliga et al., 2011). L'huile volatile se compose de sesquiterpènes, tels que le zingiberène (36 % p/p), le curcumène (18 %) et le farnésène (10 %), et de monoterpènes, tels que le cinéole (1,3 %), le linalol (1,3 %), le bornéol (2,2 %), géranial (citral a, 1,4 %) et néral (citral b, 0,8 %) (Kitayama, 2021).

    Les composants non volatils comprennent les principaux constituants biologiquement actifs tels que les gingérols, les shogaols, les paradols et la zingérone (Kitayama, 2021). De nombreux effets biologiques, y compris des effets physiologiques et pharmacologiques, associés à ces constituants du gingembre ont été signalés. Par exemple, les constituants phénoliques du gingembre suppriment la carcinogenèse à différents stades : dommages à l'ADN et altérations génétiques au stade initial, altérations de la signalisation et de la transcription au stade cellulaire prénéoplasique et régulations du cycle cellulaire/apoptose au stade néoplasie (Kundu et al., 2009).

    Les constituants du gingembre sont très variables selon les méthodes analytiques sensibles (Kubra et Rao, 2012). Par exemple, l'extrait de chlorure de méthylène de gingembre sec traité commercialement a été séparé par chromatographie sur gel de silice et chromatographie liquide à haute pression (HPLC), dans laquelle un total de 115 composés ont été identifiés par chromatographie en phase gazeuse-spectrométrie de masse (GC-MS) (Jolad et al., 2005). Au total, 31 composés apparentés au gingérol, tels que les gingérols, les méthylgingérols, les acétates de gingérol, les shogaols, les paradols, les gingembrediols, les mono- et les diacétylgingerdiols et les déhydrogingerdiones (Jiang et al., 2005), et un total de 26 diarylheptanoïdes, qui sont l'un des constituants bioactifs les plus importants du gingembre pouvant être différenciés en cinq groupes structurellement distincts (Jiang et al., 2007) , ont été identifiés par LC/électrospray ionisation tandem MS dans extraits bruts méthanoliques de rhizomes de gingembre frais. D'autres technologies ont également été utilisées dans la séparation, la purification et l'analyse structurale des constituants du gingembre, telles que la chromatographie sur couche mince à haute performance (HPTLC), la HPLC-MS et la HPLCrésonance magnétique nucléaire (HPLC-NMR) (Jolad et al., 2005).

    I.2.4.4. Effets anti-inflammatoires et antalgiques du gingembre

    Le gingembre est un excellent remède pour la santé. Il possède des vertus antiinflammatoires, antiseptiques (Ligeon, 2018), antibactériennes, antivirales, antidiabétiques (Cardenas, 2017) et peut être une source majeure d'antioxydants naturels ou photochimiques (Ligeon, 2018). Ses composés bioactifs, tels que les gingérols, les shogaols et les paradols font de lui un anti-inflammatoires et analgésiques reconnue (Chrubasik et al., 2005).

    Le gingembre exerce ses effets anti-inflammatoires en modulant diverses voies inflammatoires. Il a été démontré qu'il inhibe l'activité des enzymes cyclooxygénase-2 (COX-2) et 5-lipoxygénase (5-LOX), qui sont impliquées dans la synthèse des médiateurs pro-inflammatoires comme les prostaglandines et les leucotriènes (Grzanna et al., 2005). De plus, le gingembre peut supprimer la production de cytokines pro-inflammatoires telles que le facteur de nécrose tumorale alpha (TNF-alpha) et l'interleukine-1 bêta (IL-1beta) (Aggarwal et Shishodia, 2004). Ces actions contribuent à réduire l'inflammation systémique et locale, ce qui est important dans le contexte de la douleur musculaire.

    Quant à ses propriétés analgésiques, elles ne sont pas seulement secondaires à son action anti-inflammatoire. Le gingembre pourrait également influencer les récepteurs de la douleur et les voies de signalisation neuronale. Des études suggèrent que les composés du gingembre peuvent interagir avec les récepteurs vanilloïdes (TRPV1), similaires à la capsaïcine, ce qui pourrait moduler la perception de la douleur (Dedov et al., 2021). De plus, des recherches indiquent une potentielle modulation des systèmes opioïdes endogènes, contribuant ainsi à l'effet analgésique (Ozaki et al., 2011).

    La douleur musculaire, souvent associée à l'exercice intense ou aux lésions, est une affection courante. Plusieurs études ont examiné l'impact du gingembre sur la douleur musculaire à apparition retardée (DOMS), une forme courante de douleur musculaire après l'exercice. Une revue systématique et méta-analyse a conclu que la consommation de gingembre peut avoir un effet modéré sur la réduction de la douleur musculaire post-exercice, en particulier si elle est consommée régulièrement avant l'exercice (Lakhan et al., 2015). Les gingérols et shogaols sont considérés comme les principaux responsables de cette activité en raison de leur capacité à réduire l'inflammation et le stress oxydatif induits par l'exercice, qui contribuent à la DOMS. Par exemple, une étude contrôlée randomisée a révélé que la supplémentation quotidienne en gingembre cru ou traité à la chaleur pendant 11 jours réduisait significativement la douleur musculaire après un exercice excentrique chez des adultes en bonne santé (Black et al., 2010). Ces résultats suggèrent que le gingembre pourrait agir comme un agent préventif et thérapeutique contre la douleur musculaire induite par l'exercice.

    Parlant de la récupération musculaire, un processus complexe impliquant la réparation des tissus, la réduction de l'inflammation et la restauration de la fonction musculaire. En réduisant l'inflammation et la douleur, le gingembre peut indirectement favoriser une meilleure récupération. Une inflammation excessive peut entraver la réparation musculaire et prolonger la période de récupération. En atténuant cette réponse inflammatoire, le gingembre permettrait aux processus de réparation de se dérouler plus efficacement.

    Bien que des études spécifiques sur l'impact direct du gingembre sur les marqueurs de récupération physiologique (tels que la créatine kinase ou la force musculaire restaurée) soient encore nécessaires et plus nombreuses, les preuves de son action anti-inflammatoire et analgésique soutiennent son rôle potentiel dans l'accélération du retour à la fonction normale après un effort physique. Les propriétés antioxydantes du gingembre sont également pertinentes, car le stress oxydatif contribue aux lésions musculaires post-exercice (Maharlouei et al., 2019).

    I.2.4.5. Effets sur la fonction cardiovasculaire et la circulation sanguine

    Le gingembre (Zingiber officinale), une racine largement utilisée en médecine traditionnelle et en cuisine, a attiré une attention scientifique croissante pour ses propriétés pharmacologiques, notamment ses effets sur la santé cardiovasculaire et la circulation sanguine. Ses composés bioactifs, tels que les gingérols, les shogaols et les paradols, sont à l'origine de ses actions antioxydantes, anti-inflammatoires, vasodilatatrices et hypolipidémiantes, qui peuvent collectivement influencer l'apport d'oxygène aux tissus.

    I.2.4.5.1. Impact sur la Pression Artérielle et la Vasodilatation

    L'un des effets les plus étudiés du gingembre sur la fonction cardiovasculaire est sa capacité à moduler la pression artérielle (Wang et al., 2019). Des études ont montré que le gingembre peut induire une vasodilatation, c'est-à-dire la relaxation des parois des vaisseaux sanguins, ce qui contribue à abaisser la pression artérielle. Ce mécanisme pourrait impliquer l'activation des canaux calciques voltage-dépendants ou la stimulation de la production d'oxyde nitrique (NO, un puissant vasodilatateur endogène) par les cellules endothéliales (Ghareib & El-Nekeety, 2017). En améliorant la vasodilatation et en réduisant la pression artérielle, le gingembre facilite une meilleure perfusion des tissus et, par conséquent, un apport d'oxygène plus efficace.

    I.2.4.5.2. Influence sur la Rhéologie Sanguine et l'Agrégation Plaquettaire

    La circulation sanguine et l'apport d'oxygène dépendent également de la fluidité du sang. Le gingembre a démontré des propriétés anti-agrégantes plaquettaires, ce qui signifie qu'il peut inhiber la formation de caillots sanguins (Verma et al., 2017). Les gingérols et shogaols agissent en interférant avec les voies de signalisation impliquées dans l'activation et l'agrégation des plaquettes. En réduisant la viscosité sanguine et en prévenant la formation de thrombi, le gingembre assure un flux sanguin plus régulier et moins entravé, optimisant ainsi le transport de l'oxygène et des nutriments vers les organes et les muscles. Cette action est particulièrement pertinente pour prévenir les événements ischémiques où l'apport d'oxygène est compromis.

    I.2.4.5.3. Effets sur le Profil Lipidique et l'Athérosclérose

    L'hyperlipidémie, caractérisée par des niveaux élevés de cholestérol LDL et de triglycérides, est un facteur de risque majeur pour le développement de l'athérosclérose, une condition où les artères se durcissent et se rétrécissent, réduisant ainsi le flux sanguin et l'apport d'oxygène. Le gingembre a montré des effets hypolipidémiants, en réduisant les niveaux de cholestérol total, de LDL-cholestérol et de triglycérides (Mohammadshahi et al., 2021). Ces effets sont attribués à sa capacité à inhiber la synthèse du cholestérol et à augmenter son excrétion. En améliorant le profil lipidique, le gingembre peut ralentir la progression de l'athérosclérose, maintenant ainsi la lumière des vaisseaux sanguins ouverte et garantissant un apport suffisant d'oxygène aux tissus.

    I.2.4.5.4. Protection Antioxydante et Anti-inflammatoire

    Les composés phénoliques du gingembre (gingérols et les shogaols) sont de puissants antioxydants qui neutralisent les radicaux libres et réduisent les dommages oxydatifs aux cellules vasculaires (Masuda et al., 2004). De plus, le gingembre exerce des effets anti-inflammatoires en inhibant les voies de signalisation pro-inflammatoires, telles que NF-kappa B, et la production de cytokines inflammatoires (Grzanna et al., 2005). En réduisant l'inflammation et le stress oxydatif, le gingembre aide à maintenir l'intégrité des parois des vaisseaux sanguins, favorisant ainsi une meilleure élasticité et une capacité optimale à acheminer le sang oxygéné.

    I.2.4.6. Effets sur la digestion et l'absorption des nutriments

    Le Gingembre facilite la digestion, stimule le système sanguin, réduit le taux de glycémie (action hypoglycémiante) et de cholestérol et soulage les nausées (Ligeon, 2018).L'utilisation du gingembre permet de prévenir et traiter les nausées des femmes enceintes, d'éviter les vomissements après une chirurgie, les douleurs et les effets d'une grippe. Elle favorise aussi l'appétit (Cardenas, 2017). Les gens utilisent les rhizomes sous forme sèche en poudre comme épice dans la cuisine pour assaisonner les sauces et aussi dans le thé et le café. Le gingembre frais est épluché et broyé pour extraire le jus qui entre dans la fabrication de boissons rafraîchissantes (Nandkangre etal., 2015).

    Une digestion et une absorption efficaces des nutriments sont fondamentales pour la santé globale, la performance athlétique et une récupération rapide après l'effort. Le gingembre, grâce à ses composés bioactifs tels que les gingérols, les shogaols et les paradols, exerce des effets multiples sur le tractus gastro-intestinal qui peuvent améliorer ces processus cruciaux (Bhattarai et al., 2021).

    I.2.4.6.1. Stimulation de la Motilité Gastro-intestinale

    L'un des effets les plus connus du gingembre est sa capacité à stimuler la motilité gastro-intestinale. Il a été démontré que le gingembre accélère la vidange gastrique, ce qui est particulièrement bénéfique pour les personnes souffrant de dyspepsie ou de nausées. Les gingérols et shogaols peuvent activer les récepteurs de la sérotonine (5-HT3 et 5-HT4) et les récepteurs cholinergiques, influençant ainsi la contraction des muscles lisses du tractus gastro-intestinal (Hu et al., 2020). Une vidange gastrique plus rapide signifie que les aliments se déplacent plus efficacement vers l'intestin grêle, où la majeure partie de l'absorption des nutriments a lieu. Pour les athlètes, une vidange gastrique rapide peut réduire les risques de troubles digestifs pendant l'exercice et faciliter l'apport rapide d'énergie.

    I.2.4.6.2. Effets sur les Enzymes Digestives et la Production de Bile

    Le gingembre peut également influencer la production d'enzymes digestives et de bile, des éléments essentiels pour la dégradation des macronutriments. Des études ont suggéré que le gingembre stimule la sécrétion de diverses enzymes pancréatiques, telles que l'amylase, la lipase et la trypsine, qui sont cruciales pour la digestion des glucides, des lipides et des protéines (Kubra & Rao, 2012). De plus, il peut augmenter la production et le flux de bile par le foie, ce qui est vital pour l'émulsification des graisses et l'absorption des vitamines liposolubles (A, D, E, K) (Mahinparvar et al., 2017). Une digestion plus complète des aliments maximise la disponibilité des nutriments pour l'absorption.

    I.2.4.6.3. Réduction des Troubles Digestifs et de l'Inflammation Intestinale

    Les propriétés anti-inflammatoires du gingembre, bien établies, s'étendent également au tractus gastro-intestinal. Le gingembre peut aider à réduire l'inflammation de la muqueuse intestinale, ce qui est bénéfique pour l'intégrité de la barrière intestinale et l'absorption des nutriments. Les composés bioactifs du gingembre inhibent les médiateurs pro-inflammatoires et les voies de signalisation, contribuant à un environnement intestinal plus sain (Grzanna et al., 2005). En outre, le gingembre est un remède traditionnel et scientifiquement reconnu pour les nausées et les vomissements, qu'ils soient induits par le mal des transports, la grossesse ou la chimiothérapie (Borrelli et al., 2005). En prévenant ces troubles, le gingembre assure une meilleure rétention des aliments et une assimilation ininterrompue des nutriments.

    I.2.5. SYNERGIE POTENTIELLE DU GINSENG ET GINGEMBRE

    Le ginseng (Panax ginseng) et le gingembre (Zingiber officinale) sont deux plantes aux propriétés pharmacologiques bien établies, chacune offrant des bénéfices potentiels pour les sportifs. Leur combinaison pourrait engendrer une synergie intéressante en ciblant des mécanismes d'action complémentaires liés à l'adaptation au stress, à l'inflammation et à d'autres processus physiologiques pour l'endurance et la récupération.

    I.2.5.1. Mécanismes d'action complémentaires 

    Le ginseng est réputé pour ses propriétés adaptogènes, aidant l'organisme à résister aux stress physiques, chimiques et biologiques (Panossian et al., 2021). Ses ginsénosides agissent sur l'axe hypothalamo-hypophyso-surrénalien (HHS), modulant la réponse au stress et potentiellement améliorant l'endurance en retardant la fatigue (Hwang et al., 2018). De plus, le ginseng possède des effets anti-inflammatoires en inhibant la production de cytokines pro-inflammatoires et en modulant l'activité des cellules immunitaires (Choi, 2008). Le gingembre, quant à lui, est principalement reconnu pour ses puissantes propriétés anti-inflammatoires et antioxydantes, attribuées à ses composés tels que les gingérols et les shogaols (Bartels et al., 2015). Il agit en inhibant des enzymes clés dans la voie inflammatoire et en neutralisant les radicaux libres produits lors de l'exercice intense. De plus, le gingembre favorise la circulation sanguine, ce qui pourrait améliorer l'apport d'oxygène et de nutriments aux muscles (Wellness Sport Club, n.d.).

    La synergie potentielle réside dans la complémentarité de ces mécanismes. Le ginseng pourrait améliorer la capacité de l'organisme à gérer le stress induit par l'exercice et potentiellement moduler la réponse inflammatoire systémique, tandis que le gingembre ciblerait plus spécifiquement l'inflammation musculaire locale et améliorerait la circulation pour une meilleure récupération.

    I.2.5.2. Effets combinés sur l'endurance et la récupération 

    La combinaison du ginseng et du gingembre pourrait avoir des effets plus prononcés sur l'endurance et la récupération que chaque plante utilisée isolément. Sur l'endurance par exemple, le ginseng pourrait contribuer à maintenir l'énergie et à retarder la fatigue via sa modulation de la réponse au stress, tandis que l'amélioration de la circulation sanguine par le gingembre pourrait optimiser l'apport d'oxygène aux muscles actifs. Au niveau de la récupération, l'effet anti-inflammatoire combiné du ginseng et du gingembre pourrait réduire plus efficacement l'inflammation musculaire et les douleurs post-exercice (DOMS). De plus, la possible action du ginseng sur la modulation immunitaire et l'effet circulatoire du gingembre pourraient favoriser une récupération globale plus rapide.

    I.2.5.3. Études existantes : Analyse critique et perspectives 

    Actuellement, la recherche examinant spécifiquement la synergie du ginseng et du gingembre dans le contexte de l'endurance et de la récupération sportive est limitée. La majorité des études se concentrent sur les effets de chaque plante individuellement.

    Certaines recherches explorent l'utilisation combinée du ginseng et du gingembre pour d'autres applications de santé, notamment pour leurs effets anti-inflammatoires et antioxydants dans des contextes non sportifs (Lee et al., 2012,Livmed's, 2025). Ces études suggèrent un potentiel synergique, mais leurs conclusions ne peuvent pas être directement extrapolées à la performance et à la récupération sportives.

    Il existe quelques études isolées qui pourraient indirectement soutenir l'idée d'une synergie. Par exemple, des recherches ont montré que la supplémentation en ginseng peut améliorer certains marqueurs de la performance et réduire la fatigue chez les athlètes (Hwang et al., 2018), tandis que d'autres ont démontré l'efficacité du gingembre dans la réduction des DOMS (Black et al., 2010). Cependant, l'absence d'études évaluant directement leur combinaison dans un contexte sportif constitue une lacune significative.

    Le manque d'études spécifiques sur la synergie du ginseng et du gingembre dans le domaine sportif met en évidence plusieurs lacunes et soulève des questions de recherche importantes : Quels sont les effets de la supplémentation combinée en ginseng et en gingembre sur les marqueurs de l'endurance (par exemple, le temps jusqu'à l'épuisement, la consommation maximale d'oxygène) ?, la combinaison de ces deux plantes est-elle plus efficace que chaque plante individuellement pour réduire les DOMS et améliorer la récupération de la force musculaire après un exercice intense ?, Quels sont les dosages optimaux et les ratios de ginseng et de gingembre pour obtenir des effets synergiques bénéfiques chez les sportifs ?, Existe-t-il des interactions pharmacocinétiques ou pharmacodynamiques entre les composés actifs du ginseng et du gingembre qui pourraient influencer leur efficacité combinée ?, Quels sont les effets à long terme de la supplémentation combinée sur la performance, la récupération et la santé globale des athlètes ? Des études expérimentales, avec des groupes témoins et des comparaisons avec des groupes recevant des proportions différentes, sont nécessaires pour répondre à ces questions et évaluer le véritable potentiel synergique du ginseng et du gingembre pour optimiser l'endurance et la récupération chez les sportifs.

    CHAPITRE II:
    MATÉRIEL ET MÉTHODES

    II.1. CADRE EXPÉRIMENTAL

    L'étude s'est déroulée à DANG (Ngaoundéré 3ème), plus précisément au campus de l'université, pendant la période allant du 22 Mars 2025 au 25 Mai 2025. Notre échantillon est constitué essentiellement des étudiants sportifs de l'Université de Ngaoundéré qui préparaient le Championnat Zonal Universitaire (CHAZU) de Maroua 2025. L'étude est de nature expérimentale et de type longitudinal.

    II.2. MATÉRIEL

    II.2.1. PARTICIPANTS

    L'étude a été menée sur les jeunes sportif des deux sexes âgés de 18 ans à 30 ans. Quarante sportifs, réparties en quatre groupes ont pris part à l'expérimentation (tableau 1).

    Sexes

    Femmes

    Hommes

    Groupe 1 (1 g de ginseng +1 g de gingembre)

    05

    05

    Groupe 2 (1,5 g de ginseng + 0,5 g de gingembre)

    05

    05

    Groupe 3 (0,5 g de ginseng +1,5 g de gingembre)

    05

    05

    Groupe Témoin

    05

    05

    Total

    20

    20

    Tableau 1: Répartition des participants dans les groupes en fonction du sexe

    II.2.1.1. CRITÈRE D'INCLUSION

    Pour faire partie de notre étude, les sujets doivent remplir les conditions suivantes :

    - Volontaires ;

    - Avoir signé le consentement éclairé ;

    - Avoir au moins 18 ans et au plus 30 ans ;

    - Absence de grossesse pour les filles ;

    - Ne prenant pas d'autres suppléments ergogéniques ;

    - Sans antécédents médicaux majeurs.

    II.2.1.2. CRITÈRE D'EXCLUSION

    Les participants exclus de l'étude sont ceux :

    - Atteint des maladies chroniques ;

    - Ont des allergies connues au ginseng ou au gingembre ;

    - Ayant utilisation de médicaments pouvant interférer ;

    - Les filles enceintes ;

    - N'avoir pas achevé le test.

    II.2.2. VARIABLES DE L'ÉTUDE

    Les variables de l'étude sont de deux ordres à savoir :

    - Les variables indépendantes ;

    - Les variables dépendantes. 

    II.2.2.1. VARIABLES INDÉPENDANTES 

    Les variables indépendantes de l'étude sont le type de supplémentation ou les différentes combinaisons de poudre de ginseng et gingembre.

    II.2.2.2. VARIABLES DÉPENDANTES 

    Les variables dépendantes sont : pression artérielle, fréquence cardiaque, VO2 max, indice de Ruffier-Dickson, taux d'hémoglobine, score DOMS.

    II.3. INSTRUMENT OU MATÉRIEL

    Le matériel utilisé dans la réalisation de l'étude est constitué d'un ensembled'instruments : Un carnet de recueil des données qui a permis de consigner les informationsconcernant les sujets (mesures anthropométriques, paramètres hémodynamiques et biochimique). Ce sont :

    · une toise rigide démontable, graduée à l'échelle 1/10e de 0 à250 cm pour la mesure de la stature ou de la taille ;

    Photo 1: Toise (Fopeusse, 2009)

    · Un pèse personne d'une capacité de pesage de 1 à 150 kg en divisions de 200g a été utilisé pour mesurer lamasse corporelle ;

    Photo 2: Pèse personne (photo de notre étude)

    · Les paramètres hémodynamiques (pression artérielle systolique et diastolique, fréquence cardiaque) étaient mesurés au repos depuis 5 min au moins, sur le bras gauche du sujet assis à l'aide d'un tensiomètre électronique à brassard de marque OMRON M3 Plus (Health Care CO. Ltd, Kyoto, Japon) homologué par l'OMS. Une PA = 140/90 mmHg (OMS, 1999), était considérée comme pression artérielle supérieure à la normale (PASN), étant donné qu'une seule mesure ne peut pas permettre de déclarer un sujet hypertendu ;

    Photo 3: Tensiomètre à brassard et à poignet (photo de notre étude)

    · Un chronomètre à 100 temps de marque SPEED a permisd'enregistrer les différents temps des flexions et de récupérations pour passer au Test des flexions de Ruffier Dickson(Mondenard,1987) ;

    Photo 4: Chronomètre (photo : moi-même)

    · Un lecteur biochimique multifonctionnel de marque Accu-Answer isaw,les bandellettes, les lancettes, le coton imbibé d'eau de javel, les gants et la blouse ont servi pour la mesure du taux d'hémoglobine sanguin ;

    Photo 5: Lecteur multifonctionnel de l'hémoglobine (photo de notre étude)

    · Le robot-mixeur, les sachets infusette vides, une balance de précision, des petites cuillères à glace pour préparer les poudres de ginseng et de gingembre et mesurer 2 g dans chaque sachet infusette ;

    Poudre de ginseng et gingembre Sachets infusettes vide

    Thé de ginseng et gingembre (2g) balance de précision

    Photo 6: poudres de ginseng et de gingembre, les sachets infusette vides, une balance de précision (photo de notre étude).

    · Un questionnaire McGill sur la douleur : version abrégée (SF-MPQ) pour évaluer les Douleurs Musculaires à Début Retardé ou Delayed Onset Muscle Soreness (DOMS) (confère annexe).

    II.4. MÉTHODE

    II.4.1. MESURE DES PARAMÈTRES ANTHROPOMÉTRIQUES : LA TAILLE, MASSE CORPORELLE ET L'INDICE DE MASSE CORPORELLE (IMC)

    - Taille

    Le participant se tenait debout sur la plateforme de la toise, les talons, les fesses, le dos et l'arrière de la tête touchaient une surface verticale. La tête était orientée de sorte que le bord supérieur du méat de l'oreille externe et le bord inférieur de l'orbite se situaient sur un plan horizontal (Plan de Frankfort). Les mesures ont été exprimées en centimètres (cm) avec une précision de 0,1 cm.

    - Masse corporelle

    La masse corporelle a été mesurée au moyen d'un pèse personne précis à plus ou moins cent gramme(150 Kg). Le sujet se met debout sur un pèse personne pieds nus, le buste droit.la lecture des valeurs de la masse se fait directement sur le cadrant et indiqué en Kilogramme (Kg), avec une précision de l'ordre de 0,1 Kg.

    - L'Indice de Masse Corporelle (IMC)

    La masse corporelle et la taille permettent de calculer l'indice de masse corporelle (IMC) selon laformule de (Pineau et Arabi, 1996).

    (E1) IMC (Kg/m2) = POIDS (kg) / STATURE² (m)

    On peut à partir de la taille debout, calculer le poids idéal du sujet. C'est le poidsqu'un individu doit avoir compte tenu de son âge et de sa taille, la formule est lasuivante :

    (E2) Poids idéal =(Taille - 100) - (Taille - 150) /4+ (Age- 20) /2

    II.4.2. MESURE DES INDICATEURS DE L'ENDURANCE

    II.4.2.1. LES PARAMÈTRES HÉMODYNAMIQUES : LA FRÉQUENCE CARDIAQUE ET LA PRESSION ARTÉRIELLE.

    La pression artérielle nous renseigne sur l'état du coeur et des vaisseaux sanguins périphériques. Au repos après au moins 5 minutes, assit, allumer le tensiomètre électronique et le placer sur le bras gauche du sujet ou sur le poignet gauche, appuyer sur le bouton de démarrage. Les valeurs de la PAS et la PAD ainsi que celle du pouls (FC) se lisent directement sur le cadrant du tensiomètre. Les données prisent en compte sont ceux réalisés au début et à la fin du programme. Les valeurs de la tension artérielle (TA) ont été exprimées en millimètre de mercure (mm Hg) et la FC en battement par minute (batt/min).

    II.4.2.2. LE TEST PRÉDICTIF DE L'ENDURANCE (TEST DE LUC LEGER)

    Le test de Luc Leger est un test physique qui permet de déterminer la vitesse maximale aérobie (VMA)et d'estimer d'après celle-ci la consommation maximale d'oxygène (VO2 max). Il a été créé par le Dr. LucLeger, docteur d'état canadien et enseignant à l'Université de Montréal.Il est utilisé dans le domaine sportif, scolaire (éducation physique et sportive) et dans les tests de l'arméeet autres corporations d'Etat : sapeur-pompiers, police, gendarmerie, etc.

    Déroulement : Il consiste à effectuer des allers retours jusqu'à épuisement entre deux lignesespacées de 20 mètres à une allure croissante de 0,5 km/h par paliers d'une minute. Les vitesses sont régléesau moyen d'une bande sonore émettant des sons à intervalles réguliers. L'épreuve commence lentement aupalier 1 qui correspond à 8km/h pendant les deux premières minutes. La vitesse augmente progressivement de 0,5 km/h toutes les minutes. Lescandidats sont évalués entre le palier 1 et le palier 14 (15km/h). Le sportif est disqualifié à deux pas de la ligne quand il n'est plus capable de suivre le rythme imposé par le bip sonore.

    Le VO2 max est obtenue en lisant sur le tableau des paliers ou par la formule :

    (E3) VO2max = 14,49 2,143 VMA + 0,00324 VMA

    II.4.3. MESURE DES INDICATEURS DE LA RÉCUPÉRATION

    II.4.3.1. PARAMÈTRE BIOCHIMIQUE (TAUX D'HÉMOGLOBINE)

    Le taux d'hémoglobine a été pris par un lecteur multifonction. Le doigt du participant a été nettoyé par du coton imbibé et piqué à l'aide d'une lancette armée dans un petit instrument lanceur. Une goutte de sang a été déposée sur la partie réactive de la bandelette préalablement insérée dans un refractomètre, la teneur en hémoglobine a été lue sur le cadrant en gramme par décilitre (g/dl) et noté dans la fiche des collectes des données. Les valeurs normales d'hémoglobine chez les sportifs varient selon l'âge, le sexe et le type d'exercice pratiqué, mais en général, les valeurs cibles pour les athlètes sont comprises entre 13,5 et 17,5 g/dl pour les hommes et entre 12 et 16 g/dl pour les femmes.

    II.4.3.2. TEST DES FLEXIONS RUFFIER-DICKSON

    Le test de Ruffier est appelé test des flexions sur les jambes ou indice de résistance du coeur. Tout exercice énergique exige du coeur un effort parallèle qui se traduit par une accélération du pouls. Le même exercice déterminera une faible accélération de courte durée si le coeur est puissant, une accélération considérable et persistante si le coeur n'est pas adapté à l'effort.

    Déroulement :

    - faire asseoir le sujet, attendre deux minutes, puis compter le pouls pendant 15 secondes (on multiplie par quatre pour avoir le chiffre à la minute). On obtient un premier chiffre. C'est Pl ;

    - faire effectuer 30 flexions sur les membres inférieurs en 45 secondes au rythme d'un
    métronome (les talons restant fixés au sol). Aussitôt ces flexions terminées, compter à
    nouveau le pouls pendant 15 secondes. C'est P2 ;

    - après une minute de repos assis, nouvelle prise du pouls pendant 15 secondes. C'est P3.

    Figure 7: Récapitulatif du test des trente flexions (J.-P. de Mondenard,1987)

    Qualité physique évaluée : Indice de récupération

    Pour tester la capacité à récupérer après un effort. Cela nous permet de mieux connaitre l'état de forme en se basant sur les variations de fréquence cardiaque à la suite d'un exercice de musculation très connu et très facile, l'air squat ou squat au poids de corps.

    Grille de lecture des résultats :

    (E4) Indice Ruffier = (P1 + P2 + P3) - 200 / 10

    (E5) Indice Dickson = ((P2-70) + 2(P3-P1)) /10

    L'indice de DICKSON est bien plus fiable que l'indice de RUFFIER car si un sujet est un peu trop émotif il peut avoir une fréquence cardiaque de repos (P1) trop rapide, son indice sera dès le départ un peu tronqué et son score sera peu favorable. Cet indice permet de comprendre au moins 2 notions :

    - Les sportifs ayant un bon entraînement ont un rythme cardiaque au repos qui ralentit au fil des mois ce qui est un gage de longévité.

    - Les personnes ayant spontanément une fréquence cardiaque basse sont avantagées et présentent une meilleure aptitude à l'effort.

    Indice de Ruffier

    § Indice < 0 = très bonne adaptation à l'effort ;

    § 0 < indice < 5 = bonne adaptation à l'effort ;

    § 5 < indice < 10 = adaptation à l'effort moyenne ;

    § 10 < indice < 15 = adaptation à l'effort insuffisante 15 < indice = mauvaise adaptation à l'effort.

    Indice de Dickson

    § Indice < 0 = excellent ;

    § 0 à 2 = très bon ;

    § 2 à 4 = bon et 4 à 6 = moyen.

    II.4.3.3. LE QUESTIONNAIRE MCGILL SUR LA DOULEUR : VERSION ABRÉGÉE (SF-MPQ) POUR ÉVALUER LES DOMS.

    Le Questionnaire de la douleur de McGill simplifié (Short-Form McGill Pain Questionnaire - SF-MPQ) est une version abrégée du McGill Pain Questionnaire (MPQ), un outil largement utilisé pour évaluer la douleur chez les patients. Il a été développé pour mesurer l'intensité et la qualité de la douleur de manière rapide et efficace.

    Structure du SF-MPQ :

    Il comprend trois principales composantes :

    · Descripteurs sensoriels et affectifs de la douleur

    Une liste de 15 adjectifs décrivant la douleur : 11 pour les aspects sensoriels (ex. lancinante, brûlante, aiguë), 4 pour les aspects affectifs (ex. fatigante, pénible). Chaque adjectif est noté sur une échelle de 0 à 3 : 0 = Absence de douleur ; 1 = Légère ;2 = Modérée ;3 = Sévère ou forte.

    Interprétation :

    § Score minimum : 0 Pas de douleur ;

    § Score maximum : 45 Douleur très intense.

    Plus le score est élevé, plus la douleur est intense et multidimensionnelle.

    Une prédominance des scores sensoriels indique une douleur physiologique (ex. neuropathie, inflammation).

    Une prédominance des scores affectifs indique une douleur avec un impact émotionnel important (ex. douleur chronique avec anxiété).

    · Échelle visuelle analogique (EVA) ou Échelle numérique

    L'intensité de la douleur est notée sur une échelle de 0 à 10 ou échelle analogique de 10 cm. Elle Permet de quantifier l'intensité subjective de la douleur actuelle.

    Interprétation :

    § 0-3 : Douleur faible ;

    § 4-6 : Douleur modérée ;

    § 7-10 : Douleur sévère ou insupportable.

    · Indice d'intensité de la douleur actuelle (PPI - Present Pain Intensity Index)

    Une évaluation de l'intensité de la douleur sur une échelle de 0 à 5 : 0 = Absence, 1 = Légère, 2 = Inconfortable, 3 = Douloureuse, 4 = Très douloureuse, 5 = Insupportable.

    Interprétation :

    Une valeur =3 indique une douleur cliniquement significative, nécessitant une prise en charge.

    II.4.4. PRÉPARATION DES POUDRES DE GINSENG ET DE GINGEMBRE

    Nous récoltons les racines épaisses de ginseng et gingembre frais à maturité. Le Nettoyage consiste à lavez soigneusement les racines de gingembre sous l'eau froide pour enlever toute la terre sans les éplucher si la peau est fine et propre, car une grande partie des nutriments se trouve juste sous la peau. Brosser délicatement les racines de ginseng avec une brosse douce sous l'eau courante pour enlever toute la terre. Il faut être très minutieux car le ginseng a souvent de nombreux petits filaments et ne pas les tremper trop longtemps.

    Coupez les racines en tranches très fines et uniformes. Plus les tranches sont fines, plus le processus de séchage sera rapide et efficace.

    Le Séchage été à l'air libre puisque le climat était très sec et ensoleillé. Les tranches sont disposées sur un tissu propre dans un endroit sec, bien ventilé etProtégé de la poussière pendant plusieurs jours.

    Une fois les tranches de gingembre et de ginseng complètement sèches et cassantes, elles sont écrasées par un robot mixeur, puis tamisé jusqu'à l'obtention de la poudre fine. Les poudres ont été mélangées à différente proportion (1,5g+0,5g ; 1g+1g ; 0,5g+1,5g) puis mis dans les sachets infusette (2g) pour obtenir les sachets infusette du the du ginseng et du gingembre. Ces sachets sont stockés dans des bocaux en verre hermétiques et conservés dans un endroit frais, sec et à l'abri de la lumière directe du soleil.

    Découpage

    Séchage à l'ombre pendant

    Broyage

    Tamisage

    Récolte des racines

    Nettoyage

    Poudre de ginseng ou de gingembre

    Conditionnement

    Figure 8: schéma récapitulatif du procédé d'obtention de la poudre de ginseng et du gingembre.

    II.5. PROTOCOLE EXPÉRIMENTAL

    Groupes de Supplémentation (Dosage Quotidien sur 2 mois)

    ü Groupe A (Ginseng 1g + Gingembre 1g) : 2g de mélange par jour ;

    ü Groupe B (Ginseng 1.5g + Gingembre 0.5g) : 2g de mélange par jour ;

    ü Groupe C (Ginseng 0.5g + Gingembre 1.5g) : 2g de mélange par jour ;

    ü Groupe D (Témoin) : Placebo

    Durée de l'intervention

    Deux mois de supplémentation quotidienne.

    Protocole de Mesures

    Ce jour est marqué par la présentation du sujet et de l'objectifs de la recherche, suivis des échanges et les conseils essentiels. Chaque participant doit lire sa fiche de consentement éclairé avant de s'engager.

    Mesures Initiales (Jour 0 - Avant le début de la supplémentation)

    - Données anthropométriques : Âge, sexe, taille, poids, niveau d'activité physique habituel.

    - Paramètres Hémodynamiques : Mesure de la pression artérielle (systolique et diastolique) et de la fréquence cardiaque au repos.

    - Performance Cardiorespiratoire : Réalisation d'un test VO2 max (le Luc Leger) et du Test de Ruffier-Dickson (calcul de l'indice de récupération cardiaque).

    - Marqueur Sanguin : Prélèvement sanguin pour mesurer le taux d'hémoglobine.

    - Perception Subjective : Administration du questionnaire DOMS (Delayed Onset Muscle Soreness) pour évaluer les douleurs musculaires éventuelles au repos.

    Intervention finale (Jour 1 à Jour 60)

    - Les participants prendront la dose assignée de leur supplément ou du placebo quotidiennement.

    - Un journal de bord simple sera tenu par les participants pour noter la prise quotidienne et tout effet indésirable perçu.

    Mesures Finales (Jour 60 - Après 2 mois de supplémentation)

    La prise des paramètres et les tests se sont passés dans la même condition que le début de l'étude.

    Répétition de toutes les mesures prises au Jour 0 :

    - Paramètres anthropométriques ;

    - Paramètres hémodynamiques ;

    - Test de Luc Leger ;

    - Test de Ruffier-Dickson ;

    - Prélèvement sanguin pour le taux d'hémoglobine ;

    - Questionnaire DOMS.

    II.6. ANALYSE STATISTIQUE

    Pour l'analyse des résultats, nous avons utilisé GraphPad Prism 9. Les données ont été présentées sous forme de Moyenne #177; Ecart-type. Les comparaisons ont été effectuées à partir du test ANOVA. Les différences sont considérées comme significatives à partir du seuil P<0,05. Elles sont interprétées ainsi qu'il suit :

    ü Si P>0,05 : la différence n'est pas significative ;

    ü Si P<0,05 : la différence est significative* ;

    ü Si P<0,01 : la différence est très significative**;

    ü Si P<0,001 : la différence est hautement significative*** ;

    CHAPITRE III :

    RÉSULTATS ET DISCUSSION

    III.1. RÉSULTATS

    III.1.1. RÉPARTITION DES PARTICIPANTS EN FONCTION DE L'ÂGE

    Les résultats concernant l'âge au début de l'étude, n'ont pas révélé de différence statistiquement significative (test ANOVA, p > 0,05) entre les groupes (Groupe 1 : 21,90 #177; 1,72 ans ; Groupe 2 : 22,60 #177; 2,41 ans ; Groupe 3 : 23,20 #177; 2,78 ans ; Groupe témoin : 23,40 #177; 3,20 ans) (figure 10). Cette homogénéité des groupes en termes d'âge est important et permet de s'assurer que l'âge ne constitue pas un facteur de confusion potentiel. Ainsi, toute différence observée ultérieurement entre les groupes sur d'autres variables pourra être attribuée avec une plus grande confiance aux effets de l'intervention ou aux caractéristiques spécifiques des groupes, plutôt qu'à des disparités démographiques initiales liées à l'âge.

    Figure 9: Age des participants en fonction des groupes.

    III.1.2. PARAMÈTRE ANTHROPOMÉTRIQUE

    III.1.2.1. INDICE DE MASSE CORPORELLE (IMC)

    Le tableau 2 présente le résultat des Indices de Masse Corporelle (IMC) au début du traitement. Aucune différence statistiquement significative (test ANOVA, p > 0,05) n'a été observée entre les groupes. Ces résultats démontrent que les groupes étaient homogènes et comparables quant à leur statut pondéral initial.

    Tableau 2: IMC des différents groupes au début de l'étude.

     

    Groupe témoin

    Groupe 1 (1 g de P.ginseng+1 g de Z. officinale )

    Groupe 2(1,5 g de P.ginseng+0,5g de Z. officinale)

    Groupe 3 (g de P.ginseng+1g de Z. officinale )

    IMC (Kg/m2)

    22,41#177;3,044

    20,69#177;2,295; ns

    22,14#177;2,455; ns

    20,92#177;2,144; ns

    Ns :non significative

    À la fin de la période de l'étude (figure 10), l'analyse statistique de l'Indice de Masse Corporelle (IMC) a révélé une différence significative (p<0,5) uniquement entre le Groupe 1 (19,85#177;2,25 kg/m2) et le groupe témoin (22,48#177;2,15 kg/m2). Le taux de variation intra-groupe TG1=4,06 . En revanche, aucune différence statistiquement significative n'a été observée entre le groupe témoin et le Groupe 2 (21,74#177;1,96 kg/m2) ou le Groupe 3 (20,78 #177; 2,39 kg/m2) où p>0,5.

    Figure 10 : IMC des différents groupes à la fin de l'étude.

    III.1.3. PARAMÈTRE HÉMODYNAMIQUES

    III.1.3.1. PRESSION ARTÉRIELLE SYSTOLIQUE (PAS) DES PARTICIPANTS

    L'analyse de la PAS au début de l'étude (tableau 3) a révélé l'absence de différence significative entre les groupes étudiés (p?>?0,05).

    Tableau 3:Pression artérielle systolique des différents groupes au début de l'étude.

     

    Groupe témoin

    Groupe 1 (1 g de P.ginseng+1 g de Z. officinale )

    Groupe 2 (1,5 g de P. ginseng+0,5g de Z. officinale)

    Groupe 3 (g de P. ginseng+1g de Z. officinale )

    PAS (mmHg)

    137,4#177;13,47

    124,1#177;?22,96; ns

    138,7?#177;?17,26; ns

    120,4?#177;?17,31; ns

    Ns :non significative

    À la fin de l'étude (figure 11), les analyses de la pression artérielle systolique (PAS) ne montrent pas de différence significative entre les groupes (p?>?0,05). Les moyennes enregistrées étaient relativement proches, soit groupe 1 (125.5#177;13.86 mmHg), groupe 2 (124.0#177;13.27 mmHg), groupe 3 (121,3 #177; 17,08 mmHg) et 127,4 #177; 13,77 mmHg pour le groupe témoin.

    Figure 11: Pression artérielle systolique des différents groupes à la fin de l'étude.

    III.1.3.2. PRESSION ARTÉRIELLE DIASTOLIQUE (PAD) DES PARTICIPANTS

    Le tableau 4 présente l'analyse de la pression artérielle diastolique (PAD) au début de l'étude et n'a révélé aucune différence statistiquement significative entre les groupes étudiés (p > 0,05). Bien que les valeurs moyennes variaient de 80,10 #177; 18,27 mmHg à 97,50 #177; 14,99 mmHg, ces écarts n'étaient pas suffisants pour conclure à une disparité initiale.

    Tableau 4: Pression artérielle diastolique des différents groupes au début de l'étude.

     

    Groupe témoin

    Groupe 1 (1 g de P.ginseng+1 g de Z. officinale )

    Groupe 2 (1,5 g de P. ginseng+0,5g de Z. officinale)

    Groupe 3 (g de P. ginseng+1g de Z. officinale )

    PAD (mmHg)

    93.40#177;13.16

    86.30#177;9.381; ns

    97.50#177;14.99; ns

    80.10#177;18.27; ns

    Ns :non significative

    L'analyse de la pression artérielle diastolique (PAD) après intervention (figure 12) n'a pas montré de différence statistiquement significative entre les groupes (p>0,05). Les moyennes observées sont : Groupe 1 (78,30#177;9,04 mmHg), Groupe 2 (85,50#177;11,53 mmHg), Groupe 3 (80,30#177;11,18 mmHg), et Groupe témoin (86,80#177;8,80 mmHg).

    Figure 12: Pression artérielle diastolique des différents groupes à la fin de l'étude.

    III.1.3.3. FRÉQUENCE CARDIAQUE DE REPOS (FCR) DES PARTICIPANTS

    L'analyse de la fréquence cardiaque au repos (FCR) en début de l'étude dans le tableau 5, ne révèle aucune différence significative entre les groupes (p>0,05).

    Tableau 5:Fréquence cardiaque de repos des différents groupes au début de l'expérimentation.

     

    Groupe témoin

    Groupe 1 (1 g de P.ginseng+1 g de Z. officinale )

    Groupe 2 (1,5 g de P. ginseng+0,5g de Z. officinale)

    Groupe 3 (g de P. ginseng+1g de Z. officinale )

    FCR (batt/mim)

    89,50#177;15,20

    83,40#177;9,43; ns

    78,50#177;16,47; ns

    80,80#177;21,30; ns

    Ns :non significative

    À la fin de l'étude (figure 13), ANOVA a révélé une différence très significative (p<0,01) du Groupe 1 avec un taux de variation TG1=21,70, ainsi qu'une différence significative (p<0,05) en Groupe 2, soit un taux de variation TG2=12,50. Les sujets des Groupes 1 et 2 ont présenté une FCR moyenne réduite respectivement à 65,30#177;3,86 bpm et 70,70#177;13,44 bpm, comparativement au Groupe témoin (84,20#177;13,77 bpm).?Par contre le groupe 3 (73,70#177;9,87 bpm) ne présente pas de différence significative avec le groupe témoin.

    Figure 13:fréquence cardiaque de repos à la fin du traitement des différents groupes.

    III.1.4. INDICE DE RÉCUPÉRATION DE RUFFIER-DICKSON

    L'analyse de l'Indice de Récupération de Ruffier au début de l'étude (tableau 6) a mis en évidence une hétérogénéité significative entre certains groupes. L'ANOVA n'a révélé aucune différence statistiquement significative entre le Groupe 1 (14,03 #177; 4,59) et le Groupe Témoin (15,14 #177; 3,06), suggérant une comparabilité de leurs capacités de récupération au début du protocole. Cependant, des différences significatives ont été observées entre le Groupe 2 (9,70 #177; 5,22) et le Groupe Témoin, ainsi qu'entre le Groupe 3 (10,34 #177; 3,16) et le Groupe Témoin. Cette différence initiale devra être prise en compte dans l'interprétation des effets post-interventionnels, afin de déterminer l'impact réel des interventions sur la récupération.

    Tableau 6:Indice de récupération de Ruffier des différents groupes au début de l'étude.

     

    Groupe témoin

    Groupe 1 (1 g de P.ginseng+1 g de Z. officinale )

    Groupe 2 (1,5 g de P. ginseng+0,5g de Z. officinale)

    Groupe 3 (g de P. ginseng+1g de Z. officinale )

    IRR

    15,14#177;3,06

    14,03#177;4,59; ns

    9,70#177;5,22 *

    10,34#177;3,16 *

    Ns :non significative ; * : différence est significative

    À la fin de l'étude (figure 14), l'analyse des données de l'Indice de Récupération de Ruffier a révélé des améliorations significatives au sein des groupes d'intervention. Le Groupe 1, avec une moyenne finale de 7,98 #177; 2,16, a montré une différence statistiquement significative par rapport au Groupe Témoin (11,53 #177; 4,34), avec un taux de variation TG1=43,12. Par ailleurs, des améliorations hautement significatives ont été observées au Groupes 2 (4,74#177;2,33) et 3 (6,14#177;1,21), avec TG2=51,09 et TG 3=40,61,. Les moyennes finales remarquablement basses de ces groupes, témoignent d'une très forte amélioration de leur Indice de Ruffier, indiquant une récupération cardiovasculaire nettement supérieure. L'ensemble de ces résultats indique que toutes les interventions étudiées ont eu un effet positif sur l'Indice de Ruffier, avec des effets particulièrement prononcés dans les Groupes 2 et 3.

    Figure 14:Indice de Récupération de Ruffier des différents groupes à la fin de l'étude.

    III.1.5. LE VO2 MAX

    Le tableau 7 présente les résultats de l'analyse du VO2 max au début de l'étude. Aucune différence significative n'est observée (p>0,05). Les moyennes de VO2 max pour chaque groupe sont de 43,70#177;8,37 ml/kg/min pour le Groupe 1 ; 43,99#177;7,46 ml/kg/min pour le Groupe 2 ; 43,40#177;9,50 ml/kg/min pour le Groupe 3 et 40,40#177;5,51 ml/kg/min pour le Groupe témoin. Cela suggère que les groupes sont comparables en termes de capacité aérobie au début du traitement, ce qui est important pour la validité interne de l'étude.

    Tableau 7:Volume maximal d'oxygène des différents groupes au de l'étude.

     

    Groupe témoin

    Groupe 1

    (1 g de P.ginseng+1 g de Z. officinale )

    Groupe 2

    (1,5 g de P. ginseng+0,5g de Z. officinale)

    Groupe 3

    (0,5g de P. ginseng+1,5g de Z. officinale )

    VO2 max ( ml/Kg/min

    40,40#177;5,51

    43,70#177;8,37; ns

    43,99#177;7,46 ; ns

    43,40#177;9,50 ; ns

    Ns :non significative.

    À la fin de la période d'intervention, une évaluation finale du VO2 max a été réalisée pour tous les groupes (figure 15). L'analyse a révélé une différence significative de VO2 max entre le groupe 1 et le groupe témoin.Le VO2 max moyenne du groupe 1 était de 48,90#177;,31 mL/kg/min ; ce qui était significativement plus élevé (p<0,05) que celle du groupe témoin (38,00#177;6,89 mL/kg/min), son taux de variation est TG1=11,17. À l'inverse, le groupes 2 (46,40#177;10,79 mL/kg/min) et groupe 3 (46,69#177;6,80 mL/kg/min) ont également présenté des valeurs moyennes de VO2 max supérieures à celles du groupe témoin (38,00#177;6,89 mL/kg/min), le test ANOVA a indiqué que ces différences n'étaient pas statistiquement significatives (p>0,05) par rapport au groupe témoin.

    Figure 15:Volume maximal d'oxygène des différents groupes à la fin de l'étude.

    III.1.6. PARAMÈTRE BIOCHIMIQUES

    III.1.6.1. TAUX D'HÉMOGLOBINE DES PARTICIPANTS

    Avant le début des interventions expérimentales, les taux d'hémoglobine de base ont été évalués chez tous les participants et soumis à une analyse de variance (ANOVA) afin d'assurer la comparabilité des groupes. Les résultats (tableau 8) n'ont indiqué aucune différence statistiquement significative dans la concentration moyenne d'hémoglobine entre les Groupes (p >0,05). Cette constatation confirme l'homogénéité des groupes à la ligne de base en ce qui concerne les taux d'hémoglobine. Cette comparabilité initiale renforce la validité interne de l'étude, permettant une plus grande confiance dans l'attribution de toute modification post-intervention des taux d'hémoglobine aux produit spécifiques administrés.

    Tableau 8:Taux d'hémoglobine au début de l'étude dans les différents groupes.

     

    Groupe témoin

    Groupe 1 (1 g de P.ginseng+1 g de Z. officinale )

    Groupe 2 (1,5 g de P. ginseng+0,5g de Z. officinale)

    Groupe 3 (g de P. ginseng+1g de Z. officinale )

    Taux d'hémoglobine (g/dl)

    13,50#177;1,74

    12,74#177;2,02; ns

    13,60#177;1,46; ns

    13,29#177;1,71; ns

    Ns :non significative.

    La figure 16 montre les taux d'hémoglobine réévalués en fin de période d'étude. Les analyses ont révélé une différence statistiquement significative d'hémoglobine dans le Groupe 1. Le Groupe 1 a montré un taux d'hémoglobine moyen de 14,50#177;1,32 g/dL, ce qui était significativement plus élevé (p<0,05), réalisant un taux de variation intra-groupe de TG1=13,82. Le Groupe témoin présente une moyenne de 12,78#177;0,94 g/dL.

    En revanche, les Groupes 2 (13,98#177;1,80 g/dL) et 3 (13,56#177;1,87 g/dL) ne présentent pas de différence (p > 0,05), bien qu'ils aient également été numériquement plus élevés que celui du Groupe témoin.

    Figure 16:Taux d'hémoglobine à la fin de l'étude dans les différents groupes.

    III.1.7. SCORES DOMS DES PARTICIPANTS

    III.1.7.1. SCORE TOTAL DES DESCRIPTEURS DE DOULEUR SENSORIELLES ET AFFECTIVES (DDSA) DES PARTICIPANTS

    Le tableau 9 présente les scores des descripteurs de la douleur sensorielle et affective au début de l'étude. Les résultats ont indiqué l'absence de différence statistiquement significative (p > 0,05) dans les scores moyens de douleur des Groupe 1,2,3 et le groupe témoin.

    Tableau 9:Score des descripteurs de douleur sensorielles et affectives (DDSA) au début.

     

    Groupe témoin

    Groupe 1 (1 g de P.ginseng+1 g de Z. officinale )

    Groupe 2 (1,5 g de P. ginseng+0,5g de Z. officinale)

    Groupe 3 (g de P. ginseng+1g de Z. officinale )

    Scores DDSA

    14,40#177;7,01

    17,60#177;8,12; ns

    17,10#177;9,15 ; ns

    23,00#177;6,94 ; ns

    Ns :non significative.

    A l'issue de la période d'étude, une nouvelle évaluation des scores des descripteurs de douleur sensorielle et affective a été réalisée. Les analyses ont révélé des effets différentiels des interventions (figure 17). Plus précisément, une différence statistiquement significative a été observée entre le Groupe 1 et le Groupe témoin. Le score moyen du Groupe 1 s'est établi à 7,30#177;2,26, ce qui est significativement inférieur (p<0,05) au score moyen du Groupe témoin, qui était de 11,00 #177;2,62 ; réalisant un taux de variation TG1=58,52 . En revanche, bien que les scores moyens des Groupes 2 (8,70#177;3,88) et 3 (7,80#177;3,67) aient également montré une diminution par rapport à leur ligne de base et soient numériquement inférieurs à celui du Groupe témoin, l'analyse statistique n'a pas révélé de différences significatives (p>0,05) lorsque comparés au Groupe témoin.

    Figure 17:Scores des descripteurs de douleur sensoriels des participants en fin d'étude.

    III.1.7.2. SCORES DE L'ÉCHELLE VISUELLE ANALOGIQUE (EVA) DES PARTICIPANTS

    Au commencement de l'étude, les niveaux de douleur des participants ont été évalués à l'aide de l'Échelle Visuelle Analogique (EVA). Le tableau 10, présente les résultats de l'analyse de variance des scores initiaux entre les groupes. Les résultats ont révélé l'absence de différence statistiquement significative (p>0,05) aux scores moyens de l'EVA entre le Groupe témoin et les autres groupes.

    Tableau 10:Score de l'échelle visuelle analogique des participants au début de l'étude.

     

    Groupe témoin

    Groupe 1 (1 g de P.ginseng+1 g de Z. officinale )

    Groupe 2 (1,5 g de P. ginseng+0,5g de Z. officinale)

    Groupe 3 (g de P. ginseng+1g de Z. officinale )

    Scores EVA

    6,70#177;0,91

    5,50#177;1,58; ns

    5,90#177;1,44 ; ns

    6,70#177;1,70; ns

    Ns :non significative.

    À la fin de l'étude une évaluation finale des niveaux de douleur a été encore réalisée à l'aide de l'Échelle Visuelle Analogique (EVA). L'ANOVA a révélé une différence hautement significative p < 0,001 de EVA entre les groupes (figure 18). Les scores moyens d'EVA étaient de 2,00#177;0,66 pour le Groupe 1 ; 1,90#177;0,73 pour le Groupe 2 ; et 1,60#177;0,69 pour le Groupe 3. En comparaison, le Groupe témoin présentait un score moyen significativement plus élevé de 3,70#177;0,94. Ces résultats démontrent collectivement que toutes les interventions expérimentales (Groupes 1, 2 et 3) ont conduit à une réduction hautement significative de la douleur perçue par rapport au groupe contrôle. Soit un taux de variation intra-groupe de TG1=63,63 ; TG2=63,63  et TG3=63,63 respectivement.

    Figure 18:Score de l'échelle visuelle analogique des participants à la fin de l'étude.

    III.1.7.3. INDICE D'INTENSITÉ DE LA DOULEUR ACTUELLE OU PRESENT PAIN INTENSITY INDEX (PPI) DES PARTICIPANTS

    Le tableau 11 présente l'Indice d'intensité de la douleur actuelle (PPI) des participants au début de l'étude, afin de s'assurer de la comparabilité des groupes. Une analyse de variance (ANOVA) a été menée sur ces scores de base. Les résultats ont indiqué l'absence de différence statistiquement significative dans les scores moyens de PPI entre le Groupe 1 (1,10#177;0,56), le Groupe 2 (1,70#177;0,48), le Groupe 3 (1,80#177;0,63) et le Groupe témoin (1,70#177;0,48) ; p>0,05.

    Tableau 11:Indice d'intensité de la douleur actuelle (PPI)des groupes au début de l'étude.

     

    Groupe témoin

    Groupe 1 (1 g de P.ginseng+1 g de Z. officinale )

    Groupe 2 (1,5 g de P. ginseng+0,5g de Z. officinale)

    Groupe 3 (g de P. ginseng+1g de Z. officinale )

    PPI

    1,70#177;0,48

    1,10#177;0,56; ns

    1,70#177;0,48 ; ns

    1,80#177;0,63; ns

    Ns :non significative.

    À la fin de la période d'étude, l'intensité de la douleur actuelle des participants a été réévaluée au moyen de l'Indice d'intensité de la douleur actuelle (PPI). L'analyse de variance (ANOVA) a révélé une différence hautement significative (p<0,001) dans les scores moyens de PPI entre les groupes (figure 19). Les scores moyens de PPI étaient de 2,00#177;0,66 pour le Groupe 1 ; 1,90#177;0,73 pour le Groupe 2 ; et 1,60#177;0,69 pour le Groupe 3. En contraste marqué, le Groupe témoin présentait un score moyen significativement plus élevé de 3,70#177;0,94. Les taux de variation intra-groupe de G1,G2,G3 sont TG1=81,81 ; TG2=11,76  et TG3=11,11 respectivement.

    Figure 19:Indice d'intensité de la douleur actuelle des groupes à la fin de l'étude.

    III.2. DISCUSSION

    Notre étude examine les effets combinés de l'utilisation du ginseng et du gingembre sur l'endurance physique et la récupération chez les sportifs repartis en quatre groupes : trois groupes consommant régulièrement le mélange de poudre du ginseng et du gingembre à des proportions différentes et un groupe témoin.

    Les résultats obtenus après deux mois d'étude montrent une différence significative de l'IMC (p<0,05) entre les groupes 1 (19,85?#177;?2,25) et le groupe témoin (22,48?#177;?2,15). Tandis qu'aucune différence notable n'est observée entre les autres groupes et le témoin. Cette différence significative montre que la combinaison équilibrée de ginseng et gingembre (1 g/1 g) a eu un effet mesurable sur la réduction de l'IMC. Ces résultats concordent à ceux de (Maharlouei et al.,2019 ; Lee et al., 2013) qui suggèrent que la consommation de gingembre et de ginseng entraîne à une diminution significative de l'IMC et de l'obésité. Bien que l'IMC reste dans des valeurs considérées comme normales pour l'ensemble des groupes, cette diminution relative dans le Groupe 1 pourrait refléter une amélioration de la composition corporelle, une optimisation de l'utilisation des substrats énergétiques pendant l'effort, ou un effet synergique équilibré des deux extraits végétaux, maximisant la dépense énergétique ou la régulation du métabolisme. D'un point de vue physiologique, cela renforce l'idée que le ratio 1 /1 pourrait être le plus efficace pour obtenir un impact modéré sur la régulation du poids ou la composition corporelle, sans compromettre les performances ni induire de déséquilibre nutritionnel.

    L'évaluation de la Pression Artérielle Systolique (PAS) et Diastolique (PAD) n'a révélé aucune différence statistiquement significative entre les groupes (p>0,05), malgré des combinaisons différentes de ginseng et de gingembre administrées aux sportifs. Ces résultats ne corroborent pas aux travaux réalisés par Ojulari et al. (2014), qui stipulent que l'extrait de gingembre entraînait une diminution significative de la PAS et PAD chez des humains, mais corroborent aux travaux de PubMed (2013), qui suggèrent que le ginseng peut normaliser la pression artérielle, la baissant si elle est élevée et la ramenant à des niveaux normaux si elle est basse. Cette stabilité de la tension artérielle pourrait refléter une bonne tolérance cardiovasculaire des suppléments chez les sujets, ce qui est important dans le contexte sportif, où le maintien d'une fonction hémodynamique stable est essentiel à la performance et à la récupération. Sur le plan physiologique, bien que certaines études attribuent au ginseng des effets modulateurs de la pression artérielle via des mécanismes adaptogènes, l'absence de variation significative dans ce travail suggère que les doses administrées, la durée de l'intervention ou les caractéristiques des sujets (niveau d'entraînement, état de santé) n'étaient pas suffisants pour générer un effet hémodynamique détectable. L'hypothèse d'un effet hypotenseur potentiel de ces substances ne se vérifie donc pas dans ce contexte précis, ce qui pourrait s'expliquer par plusieurs facteurs, tels que : la courte durée d'intervention, la capacité d'adaptation cardiovasculaire des sujets entraînés. Par conséquent, dans le cadre de cette étude, les effets positifs potentiels du ginseng et du gingembre sur l'endurance ou la récupération ne semblent pas liés à une modification de la pression artérielle systolique, mais pourraient plutôt être explorés via d'autres paramètres (tels que la fréquence cardiaque, les performances physiques ou la perception de l'effort).

    La FCR a significativement diminué dans les Groupes 1 (65,30 #177; 3,86 bpm) où p<0,01 et Groupe 2 (70,70 #177; 13,44 bpm) avec p<0,05 comparé au Groupe témoin (84,20 #177; 13,77 bpm). Ces résultats ne corroborent pas au résultat obtenu par Ping et al. (2011) ; où aucune différence statistique n'a été observé dans sa population des sportifs. Ils laissent entendre que l'association de la poudre de ginseng et gingembre favorise une baisse de la fréquence cardiaque au repos, reflet d'une meilleure efficacité cardiovasculaire et d'une amélioration de la récupération post-effort. L'effet est dose-dépendant, puisque c'est la combinaison du groupe 1 qui induit la plus forte réduction, tandis qu'un dosage moindre en ginseng (Groupe 3) n'atteint pas une diminution statistiquement significative. Sur le plan physiologique, cette bradycardie modérée au repos peut résulter d'une augmentation du tonus vagal et/ou d'une amélioration de la contractilité myocardique, deux mécanismes souvent associés aux propriétés adaptogènes du ginseng et aux effets anti-inflammatoires et antioxydants du gingembre. Dans un contexte sportif, une FCR plus basse chez des athlètes entraînés traduit généralement une meilleure efficience cardiaque, permettant de soutenir un effort prolongé et d'accélérer la récupération.

    L'indice de Récupération de Ruffier (IRR) à la fin de l'étude sont particulièrement révélateurs des effets des combinaisons de ginseng et de gingembre sur la récupération cardiovasculaire des sportifs. Des différences hautement significatives (p<0,001) ont été observées entre le Groupe témoin et les Groupes 2 (4,74#177;2,33) et Groupe 3 (6,16#177;1,21), et une différence significative (p<0,05) entre le Groupe 1 (7,98#177;2,16) et le Groupe témoin. Cela indique une amélioration marquée de la capacité de récupération chez les athlètes supplémentés.

    L'Indice de Ruffier, un indicateur de la condition physique générale et de la capacité de récupération après un effort, est inversement proportionnel à cette capacité : un indice plus faible signifie une meilleure récupération. Le Groupe témoin présentait un IRR moyen élevé de 11,53 #177; 4,34, suggérant une récupération moins efficace. En contraste, tous les groupes supplémentés ont montré une réduction notable de cet indice.

    Ces observations sont cohérentes avec les propriétés connues du ginseng et du gingembre. Le ginseng est reconnu comme un adaptogène, améliorant la capacité du corps à s'adapter au stress physique et à l'effort. Ses ginsénosides peuvent influencer la fonction cardiovasculaire, la régulation du glucose et la production d'énergie, ce qui est crucial pour une récupération rapide après l' exercice. Le gingembre, avec ses propriétés anti-inflammatoires et antioxydantes, peut aider à réduire les dommages musculaires induits par l'exercice et l'inflammation, facilitant ainsi la récupération physique. La synergie entre ces deux plantes pourrait potentiellement amplifier ces effets individuels. La réduction de l'Indice de Ruffier dans tous les groupes traités est une preuve solide de l'efficacité de ces suppléments pour accélérer la récupération chez les sportifs. Une récupération améliorée permet aux athlètes de s'entraîner plus fréquemment et avec une intensité accrue, ce qui peut se traduire par une meilleure performance globale et une diminution du risque de surentraînement ou de blessures. Cette étude met en lumière le potentiel des combinaisons de ginseng et de gingembre pour optimiser la récupération cardiovasculaire chez les sportifs. Bien que le Groupe 2 ait affiché les résultats les plus impressionnants, tous les ratios testés ont démontré des bénéfices significatifs. Des recherches futures pourraient approfondir les mécanismes physiologiques spécifiques par lesquels ces suppléments améliorent la récupération, ainsi que l'impact à long terme sur la performance athlétique.

    Le Groupe 1, ayant reçu 1 gramme de ginseng et 1 gramme de gingembre, a atteint une moyenne de VO2 max de 48,90 #177; 7,31 ml/kg/min, ce qui est nettement et significativement supérieur au Groupe Témoin (38,00 #177; 6,89 ml/kg/min). Ce résultat suggère que la combinaison équilibrée des deux plantes, à ces dosages, a un impact positif mesurable sur la capacité aérobie des participants. Ce résultat s'explique d'une part, si on admet que le ginseng est reconnu pour propriétés adaptogènes et son potentiel à améliorer la performance physique. Ainsi, ses principaux composés bioactifs, à savoir les ginsénosides, sont connus pour influencer le métabolisme énergétique de la mitochondrie, notamment en améliorant la production d'ATP et l'efficacité de l'utilisation de l'oxygène au niveau cellulaire. D'autre part, le gingembre, bien que plus connu pour ses propriétés anti-inflammatoires et antioxydantes, pourrait également jouer un rôle complémentaire en réduisant le stress oxydatif et l'inflammation induits par l'exercice intense, ce qui peut indirectement améliorer la capacité de l'organisme à soutenir des efforts aérobies prolongés. Ces résultats sont en accord avec les travaux de Ikeuchi et al. (2022), qui ont montré l'effet significativement efficaces de ginseng sur l'amélioration de l'endurance physique et ceux de Zymanskaet al. (2024), Azizi, et al. (2018), des études humaines qui ont montré une augmentation significative de VO2 max après une supplémentation en ginseng. L'amélioration significative du VO2 max dans le Groupe 1 suggère une possible synergie entre le ginseng et le gingembre lorsque combinés à parts égales. Cette synergie pourrait résulter de leurs mécanismes d'action complémentaires : le ginseng optimisant la production d'énergie et l'endurance, et le gingembre réduisant les facteurs limitants comme l'inflammation et les dommages musculaires, permettant ainsi une meilleure adaptation physiologique à l'effort. L'absence de signification statistique observée chez G1 et G2, bien que ces valeurs soient numériquement supérieures à celle du Groupe Témoin, indique que ces formulations n'ont pas entraîné d'amélioration suffisamment robuste et cohérente pour être attribuée. Elle peut s'expliquer par le dosage, de l'écart-type large observé au groupe G2.

    Le résultat du taux d'hémoglobine remarqué par une différence statistiquement significative entre Le Groupe 1 (14,50 #177; 1,32 g/dL) et Groupe Témoin (12,78 #177; 0,94 g/dL), est une découverte importante car un taux d'hémoglobine plus élevé est directement corrélé à une meilleure capacité de transport de l'oxygène vers les muscles et les tissus, ce qui est fondamental pour l'endurance physique, la récupération et la performance aérobie. Ces résultats concordent de ceux de Jeong et al. (2024) qui stipulent que ginseng pourrait améliorer les niveaux d'hémoglobine chez les adultes et ceux d'Al-Snafi, (2014), qui ont constatés que le gingembre intervient dans la production d'hémoglobine car riche en fer. Les Groupes 2 et 3 ont aussi des taux d'hémoglobines supérieur à la moyenne de celui du Groupe témoin nonobstant qu'ils soient insignifiant. Ces résultats pourraient être expliqué dans la mesure où on admet les études qui suggèrent que les ginsénosides peuvent stimuler l'érythropoïèse dans la moelle osseuse ou améliorer l'absorption du fer. En d'autre terme, une meilleure production de globules rouges se traduit naturellement par une augmentation du taux d'hémoglobine. De plus, les effets antifatigue et adaptogènes du ginseng pourraient indirectement soutenir la fonction hématopoïétique en réduisant le stress oxydatif général de l'organisme. Les propriétés antioxydantes et anti-inflammatoires du gingembre auraient jouer un rôle de soutien, améliorant la circulation sanguine, ce qui pourrait optimiser la livraison d'oxygène. Ainsi donc, un environnement moins inflammatoire et moins stressé oxydativement peut favoriser une meilleure santé des globules rouges et une absorption plus efficace des nutriments essentiels à l'hématopoïèse, comme le fer.

    Le résultat le plus frappant des scores DOMS sont ceux observés au niveau des descripteurs de douleur sensorielle et affective (DDSA) où le Groupe 1 (7,30#177;2,26) a présenté la réduction significative par rapport au Groupe témoin (11,00#177;2,62). Les résultats d'EVA et de PPI montrent une réduction hautement significative des scores dans les groupes ayant pris la supplémentation combinée de ginseng et gingembre, (p<0,001). Le groupe témoin a terminé l'étude avec un score moyen d'EVA de 3,70 #177;0,94, tandis que les groupes expérimentaux affichaient des moyennes nettement inférieures, allant de 1,60#177;0,69 (Groupe 3) à 2,00#177;0,66 (Groupe 1). Les taux de variation intra-groupe en EVA sont TG1=63,63, TG2=67,79, TG3=76,11pour les groupes 1, Groupe 2 et Groupe 3 respectivement. Les groupes supplémentés ont enregistré des scores moyens de PPI considérablement réduits (Groupe 1 (0,30 #177; 0,48), Groupe 2 (0,10 #177; 0,31), Groupe 3 (0,30 #177; 0,48)), avec des taux de variation intra-groupe de TG1=81,81, TG2=11,76, TG3=11,11 pour les différents groupes.

    Cette différence statistiquement significative, surtout après avoir établi l'homogénéité des groupes à la ligne de base, suggère que la combinaison du ginseng et gingembre a un effet bénéfique notable sur la perception de la douleur chez les sportifs. Cela peut s'expliquer par les propriétés anti-inflammatoires et analgésiques de ces deux plantes. Le gingembre est reconnu pour ses composés bioactifs tels que les gingérols, qui inhibent les voies inflammatoires et modulent les récepteurs de la douleur. Le ginseng, en particulier le Panax ginseng, contient des ginsénosides qui ont montré des effets anti-inflammatoires, antioxydants et de modulation du système nerveux, potentiellement contribuant à une meilleure gestion de la douleur et à une récupération accrue. Le ginseng est également connu pour ses effets adaptogènes et sa capacité à moduler la réponse au stress et à la douleur, bien que son rôle direct dans l'analgésie sportive puisse être plus complexe et impliquer des mécanismes neuroprotecteurs ou d'amélioration de la récupération générale. La synergie de ces deux ingrédients semble avoir été particulièrement efficace pour atténuer les composantes sensorielles (intensité, localisation) et affectives (impact émotionnel, désagrément) de la douleur. Ces résultats sont en accord avec les connaissances pharmacologiques du ginseng et du gingembre, et concorde avec ceux de (Black et Oconnor, 2008 ; Black et al., 2010 ; Wilson, 2015) démontrant les effets hypoalgésie des douleurs musculaire causées par les exercices excentriques et démontre une fois de plus son efficacité analgésique. Ces résultats suggèrent que, quel que soit le dosage précis testé, la synergie de ces deux plantes est capable d'atténuer la douleur ressentie par les sportifs. La réduction des scores de douleur EVA est un indicateur pour l'endurance physique et la récupération chez les sportifs. Une diminution de la douleur facilite la récupération post-effort, améliore le bien-être psychologique, améliore la performance.

    Le fait que toutes les combinaisons ginseng-gingembre testées aient montré un bénéfice significatif sur la douleur par rapport au groupe témoin est une information précieuse pour les sportifs et les professionnels de la santé sportive. Cela ouvre des perspectives quant à l'utilisation de ces suppléments comme aides à la récupération et potentiellement à l'amélioration de la performance, en offrant diverses options de dosage efficaces. Pour les sportifs, une perception réduite de la douleur est importante non seulement pour la récupération post-exercice, mais aussi pour la capacité à maintenir l'intensité de l'entraînement et à améliorer l'endurance physique en minimisant l'impact des courbatures et de la fatigue musculaire.

    CONCLUSION GENERALE

    Évaluer les effets combinés de l'utilisation du ginseng et du gingembre sur l'endurance physique et la récupération chez les sportifs était objectif principal de cette étude. Au début de l'expérimentation, la population étudiée était homogène, garantissant la validité des comparaisons intergroupes. Les résultats obtenus mettent en lumière plusieurs effets notables de ginseng et de gingembre sur les paramètres anthropométriques, hémodynamiques, de performance physique, biochimique et de récupération. À la fin de l'étude, une différence significative de l'IMC a été observée entre le groupe 1 et le groupe témoin, suggérant un impact potentiel de l'intervention sur la composition corporelle. Concernant les paramètres hémodynamiques, bien qu'aucune différence significative n'ait été notée pour la pression artérielle systolique (PAS) et diastolique (PAD), la fréquence cardiaque de repos (FCR) a montré des améliorations significatives. En effet, une différence très significative a été observée entre le groupe 1 et le groupe témoin, et une différence significative entre le groupe 2 et le groupe témoin, indiquant une meilleure adaptation cardiovasculaire post-effort chez les groupes supplémentés. L'indice de récupération de Ruffier-Dickson, un marqueur clé de l'aptitude physique et de la récupération, a également révélé des améliorations notables : une différence hautement significative a été enregistrée entre les groupes 2, 3 et le groupe témoin, une différence significative entre le groupe 1 et le groupe témoin. Ces résultats sont prometteurs quant à l'impact positif du ginseng et du gingembre sur la capacité de récupération globale. De plus, une différence a été observée dans le VO2 max entre le groupe 1 et le groupe témoin, soulignant une potentielle amélioration de la capacité aérobie maximale. Sur le plan biochimique, une différence significative du taux d'hémoglobine entre le groupe 1 et le groupe témoin suggère une meilleure oxygénation ou adaptation sanguine, ce qui pourrait contribuer à l'amélioration de l'endurance. Enfin, l'analyse des douleurs musculaires à apparition retardée (DOMS) a révélé des effets bénéfiques sur la récupération subjective. Une différence significative a été notée entre le groupe 1 et le groupe témoin pour les descripteurs de douleur sensoriels et affectifs, et des différences hautement significatives pour le score EVA (Échelle Visuelle Analogique) et l'indice PPI (Present Pain Intensity), confirmant une réduction significative de l'intensité et de l'impact émotionnel de la douleur musculaire post-effort.

    Ces résultats indiquent que la combinaison de ginseng et de gingembre a des effets bénéfiques sur plusieurs aspects de l'endurance physique et de la récupération chez les sportifs, notamment l'amélioration de la récupération cardiovasculaire, une meilleure adaptation à l'effort, et une réduction des douleurs musculaires post-exercice. Ces découvertes soutiennent l'hypothèse que ces composés naturels peuvent servir de compléments ergogéniques efficaces.

    PERSPECTIVES

    Compte tenu de l'utilisation courante des racines de ces plantes, nous envisageons de menerdes travaux ultérieurs portant sur :

    Ø des analyses au niveau cellulaire et moléculaire, notamment sur l'inflammation, le stress oxydatif, la fonction mitochondriale et la régulation hormonale ;

    Ø l'efficacité de ces suppléments sur des populations sportives spécifiques (athlètes d'élite, sportifs amateurs, différents sports, etc.) permettrait d'affiner les recommandations d'utilisation ;

    Ø des études à plus long terme (3mois) pour évaluer la durabilité des effets bénéfiques et la sécurité d'utilisation de ces suppléments sur de longues périodes ;

    Ø les interactions et les synergies potentielles du ginseng et du gingembre avec d'autres compléments alimentaires (curcuma) ou les stratégies de récupération pourrait ouvrir de nouvelles perspectives pour l'optimisation de la performance sportive.

    RECOMMANDATIONS

    Panax ginseng etZingiber officinalesont des plantes aux qualités nutritionnelles et pharmacologiques exceptionnelles.Les données de cette étude ont montré que les racines de ces plantes pourraient avoir des effetsbénéfiques pour la performance et la santé du sportif. Ces effets ont été plus visibles à la combinaison 1 g de ginseng + 1 g de gingembre, qui serait recommandée comme complément alimentaire pour les sportifs.

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    TABLE DES MATIERES

    SOMMAIRE i

    DEDICACE ii

    REMERCIEMENTS iii

    LISTE DES SIGLES, ACRONYMES ET ABREVIATIONS iv

    LISTES DES TABLEAUX v

    LISTE DES FIGURES vi

    LISTE DES PHOTOS vii

    RESUME viii

    ABSTRACT ix

    INTRODUCTION GENERALE 1

    CHAPITRE I : 7

    DEFINITION DES CONCEPTS ET REVUE DE LITTERATURE 7

    I.1. DEFINITION DES CONCEPTS 9

    I.1.1. Ginseng 9

    I.1.2. Les adaptogènes 9

    I.1.3. Gingembre 9

    I.1.4. Endurance physique 9

    I.1.5. Récupération et Récupération musculaire 9

    I.1.6. Synergie 10

    I.1.7. Stress oxydatif 10

    I.1.8. Effets ergogéniques 10

    I.1.9. Antioxydant 10

    I.1.10. Seuil lactique 11

    I.1.11. VO2 max 11

    I.1.12. Fatigue 11

    I.1.13. Anti-inflammatoire 11

    I.1.14. Douleurs musculaire 11

    I.1.15. Compléments alimentaires 11

    I.1.16. Nutrition sportive 12

    I.1.17. Bioactivité 12

    I .2. REVUE DE LA LITTERATURE 12

    I.2.1. ENDURANCE CHEZ LE SPORTIF 12

    I.2.1.1. Physiologie de l'endurance 12

    I.2.1.2. Les déterminants de l'endurance 13

    I.2.1.2.1. Système cardiovasculaire 13

    I.2.1.2.2. Consommation maximale d'oxygène (VO2max) 14

    I.2.1.2.3. Les seuils lactiques (SL) et ventilatoires (SV). 14

    I.2.1.2.4. Répartition des Fibres Musculaires (FM) 15

    I.2.1.2.5. Apport glucidique et lipidique à la productiond'énergie 16

    I.2.2. LA RECUPERATION CHEZ LES SPORTIFS 17

    I.2.2.1. Notion de fatigue 17

    I.2.2.2. Origine de la fatigue musculaire 18

    I.2.2.3. Intérêt de la récupération 19

    I.2.2.4. Moyens-techniques de la récupération 19

    I.2.2.5. Les stratégies de récupération 20

    I.2.2.6. Évaluation de l'endurance et de la récupération 21

    I.2.2.6.1. Tests d'évaluation indirecte du VO2 max 21

    I.2.2.6.2. Épreuves d'évaluation du VO2max sur le terrain 22

    I.2.2.6.3. Test de récupération 23

    I.2.3. LE GINSENG ET LA PERFORMANCE SPORTIVE 24

    I.2.3.1. Généralité sur le ginseng 24

    I.2.3.2. Description botanique 25

    I.2.3.3. Propriétés et bienfaits du Ginseng 26

    I.2.3.4. Composition de Panax Ginseng 27

    I.2.3.5. Effets du ginseng sur l'endurance 28

    I.2.3.5.1. Métabolisme Énergétique 28

    I.2.3.5.2. VO2 max 29

    I.2.3.6. Propriétés et bienfaits du Ginseng 29

    I.2.3.6.1. Réduction de l'Acide Lactique 29

    I.2.3.6.2. Amélioration de la Fonction Cardio-Vasculaire 29

    I.2.3.6.3. Effets sur la force et la puissance musculaire 30

    I.2.3.6.4. Effets du ginseng sur la récupération 30

    I.2.4. LE GINGEMBRE ET LA PERFORMANCE SPORTIVE 32

    I.2.4.1. Généralité sur le gingembre 32

    I.2.4.2. Description botanique 32

    I.2.4.2.1. La partie souterraine 33

    I.2.4.2.2. Partie aérienne 33

    I.2.4.3. Composition chimique et mécanismes d'action du Gingembre 33

    I.2.4.4. Effets anti-inflammatoires et antalgiques du gingembre 35

    I.2.4.5. Effets sur la fonction cardiovasculaire et la circulation sanguine 37

    I.2.4.5.1. Impact sur la Pression Artérielle et la Vasodilatation 37

    I.2.4.5.2. Influence sur la Rhéologie Sanguine et l'Agrégation Plaquettaire 37

    I.2.4.5.3. Effets sur le Profil Lipidique et l'Athérosclérose 37

    I.2.4.5.4. Protection Antioxydante et Anti-inflammatoire 38

    I.2.4.6. Effets sur la digestion et l'absorption des nutriments 38

    I.2.4.6.1. Stimulation de la Motilité Gastro-intestinale 39

    I.2.4.6.2. Effets sur les Enzymes Digestives et la Production de Bile 39

    I.2.4.6.3. Réduction des Troubles Digestifs et de l'Inflammation Intestinale 39

    I.2.5. SYNERGIE POTENTIELLE DU GINSENG ET GINGEMBRE 40

    I.2.5.1. Mécanismes d'action complémentaires 40

    I.2.5.2. Effets combinés sur l'endurance et la récupération 40

    I.2.5.3. Études existantes : Analyse critique et perspectives 41

    CHAPITRE II:MATÉRIEL ET MÉTHODES 43

    II.1. Cadre Expérimental 44

    II.2. Matériel 44

    II.2.1. Participants 44

    II.2.1.1. Critère d'inclusion 44

    II.2.1.2. Critère d'exclusion 44

    II.2.2. Variables de l'étude 45

    II.2.2.1. Variables indépendantes 45

    II.2.2.2. Variables dépendantes 45

    II.3. Instrument ou matériel 45

    II.4. MÉTHODE 48

    II.4.1. Mesure des paramètres anthropométriques : la taille, masse corporelle et l'Indice de Masse Corporelle (IMC) 48

    II.4.2. Mesure des indicateurs de l'endurance 49

    II.4.2.1. Les paramètres hémodynamiques : la fréquence cardiaque et la pression artérielle. 49

    II.4.2.2. Le test prédictif de l'endurance (test de Luc Leger) 49

    II.4.3. Mesure des indicateurs de la récupération 50

    II.4.3.1. Paramètre biochimique (taux d'hémoglobine) 50

    II.4.3.2. Test des flexions RUFFIER-DICKSON 50

    II.4.3.3. Le questionnaire McGill sur la douleur : version abrégée (SF-MPQ) pour évaluer les DOMS. 52

    II.4.4. Préparation des poudres de ginseng et de gingembre 53

    II.5. Protocole expérimental 54

    II.6. Analyse statistique 55

    CHAPITRE III : 57

    RÉSULTATS ET DISCUSSION 57

    III.1. Résultats 58

    III.1.1. Répartition des participants en fonction de l'âge 58

    III.1.2. Paramètre anthropométrique 58

    III.1.2.1. Indice de Masse Corporelle (IMC) 58

    III.1.3. Paramètre hémodynamiques 60

    III.1.3.1. Pression Artérielle Systolique (PAS) des participants 60

    III.1.3.2. Pression artérielle diastolique (PAD) des participants 61

    III.1.3.3. Fréquence Cardiaque de Repos (FCR) des participants 62

    III.1.4. Indice de récupération de Ruffier-Dickson 63

    III.1.5. Le VO2 max 64

    III.1.6. Paramètre Biochimiques 65

    III.1.6.1. Taux d'hémoglobine des participants 65

    III.1.7. Scores DOMS des participants 66

    III.1.7.1. Score total des descripteurs de douleur sensorielles et affectives (DDSA) des participants 66

    III.1.7.2. Scores de l'échelle visuelle analogique (EVA) des participants 67

    III.1.7.3. Indice d'intensité de la douleur actuelle ou Present Pain Intensity Index (PPI) des participants 68

    III.2. Discussion 69

    CONCLUSION GENERALE 75

    REFERENCESBIBLIOGRAPHIQUES 78

    TABLE DES MATIERES 86

    ANNEXES 87

    ANNEXES

    Annexe 1 : Attestation de recherche et autorisation du Recteur

    Annexe 2 : Autorisation de recherche

    Annexe 3 : consentement éclairé des participants

    Annexe 4 : Question de McGll sur la douleur : version abrégée (SF-MPQ)






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