
LABORATOIRE DE RECHERCHE
EN MOTRICITE ET D'EXPERTISE SPORTIVE
RESEACH LABOTORY IN MOTOR SKILLS AND
SPORTS EXPERTISE
EFFET COMBINE DE L'UTILISATION DU GINSENG ET DU
GINGEMBRE SUR L'ENDURANCE PHYSIQUE ET LA RECUPERATION CHEZ LES
SPORTIFS.
Mémoire rédigé et présenté
en vue de l'obtention du Diplôme de Master en Sciences de l'intervention
(SCI).
Par
TONGOUVDA IDDO
Matricule23A406SE
Titulaire d'une Licence en Biologie
Sous la direction de
Dr BONOY LAMOU
Chargé de Cours
Juillet 2025

SOMMAIRE
SOMMAIRE
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défini.
DEDICACE
ii
REMERCIEMENTS
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défini.
LISTE DES SIGLES, ACRONYMES ET ABREVIATIONS
iv
LISTES DES TABLEAUX
v
LISTE DES FIGURES
vi
LISTE DES PHOTOS
vii
RÉSUMÉ
Erreur ! Signet non
défini.
ABSTRACT
Erreur ! Signet non
défini.
INTRODUCTION
GENERALE
1
CHAPITRE
I : DEFINITION DES CONCEPTS ET REVUE DE LITTERATURE
7
CHAPITRE
II : MATERIEL ET METHODE
Erreur ! Signet non
défini.
CHAPITRE
III : RÉSULTATS ET DISCUSSION
57
CONCLUSION
GENERALE
75
REFERENCESBIBLIOGRAPHIQUES :
78
TABLE DES MATIERES
86
ANNEXES
87
DEDICACE
À
Mon feu père
OUMATE GAYANGA Timothée
REMERCIEMENTS
Ce mémoire a été réalisé
grâce au soutien d'un certain nombre de personnes. Je remercie à
cet effet :
Mon Directeur de mémoire Dr. BONOY LAMOU, qui a bien
voulu m'accompagner dans la rédaction de ce travail, malgré ses
responsabilités ;
Monsieur le Doyen de la Faculté des Sciences de
l'Education Professeur MENYE NGA Germain Fabrice pour les différents
séminaires de méthodologie organisés au sein de son
établissement afin de permettre aux étudiants de mieux
rédiger les mémoires ;
Tous les enseignants de la Faculté des Science de
l'Education, en particulier Dr MBAME Jean Pierre, Dr GUIAMA Valentin
Désiré, Dr BAMBE Fulbert pour leur formation académique
;
Nos membres du Laboratoire de Recherche en Motricité
et Expertise Sportive, la Bibliothèque de la FSE, pour le soutien
matériel et technique ;
Nos vaillants participants qui ont participé
activement sans relâche aux manipulations avec courage et
détermination ;
Mon père OUMATE GAYANGA et ma mère NGOZOMKO
Ester pour tout le soutien qu'ils m'ont apporté ;
Nos promotionnaires EPSL pour l'esprit de solidarité
et d'entraide qui a toujours régné entre nous ;
Mes amis, SAMUEL BANAKYA, SARATOU LADY, HALIMATOU Aude,
KOBADA Nathalie qui n'ont cessé d'aménager aucun effort pour me
venir en aide ;
Tous ceux qui de prêt ou de loin ont contribué
à l'aboutissement de ces travaux de recherche et dont les noms n'y
figurent pas. Qu'ils trouvent ici l'expression de ma profonde gratitude.
LISTE DES SIGLES, ACRONYMES ET
ABREVIATIONS
v A.P : Activité Physique
v ATP : Adénosine TriPhosphate
v ACSM : American College of Sports Medicine
v ANOVA: Analyse de la variance
v cm : Centimètre.
v DDSA : Descripteur des Douleurs Sensorielles et
Affectives
v DOMS : Delayed Onset Muscle Soreness/ douleurs musculaires
à apparition retardée
v EVA : Echelle Visuelle Analogique
v FC : Fréquence Cardiaque
v FCR : Fréquence Cardiaque de repos
v Hb : Hémoglobine
v H.D.L: High Density Lipoprotein (lipoprotéine de
haute Densité).
v HTA : Hypertension Artérielle
v HAS : Haute Autorité de Santé
v HDL : High Density Lipoprotein
v HVG : Hypertrophie Ventriculaire Gauche
v IMC : Indice de Masse Corporelle
v IRR : Indice de récupération de
Ruffier
v kg : Kilogramme.
v kg/m2 : Kilogramme par mètre carré.
v OMS : Organisation Mondiale de la Santé.
v PAS : Pression Artérielle Systolique
v PAD : Pression Artérielle Diastolique
v PPI : Present Pain Intensity/intensité de la
douleur actuelle
v TA : Tension Artérielle
v VLDL : Very Low Density Lipoprotein
v VO2 max : Volume de d'oxygène maximale
Consommé
v VMA : Vitesse maximale aérobie
LISTES DES TABLEAUX
Tableau 1: Répartition des participants dans
les groupes en fonction du sexe
1
Tableau 2: IMC des différents groupes au
début de l'étude.
59
Tableau 3:Pression artérielle systolique des
différents groupes au début de l'étude.
60
Tableau 4: Pression artérielle diastolique
des différents groupes au début de l'étude.
61
Tableau 5:Fréquence cardiaque de repos des
différents groupes au début de l'expérimentation.
62
Tableau 6:Indice de récupération de
Ruffier des différents groupes au début de l'étude.
63
Tableau 7:Volume maximal d'oxygène des
différents groupes au de l'étude.
64
Tableau 8:Taux d'hémoglobine au début
de l'étude dans les différents groupes.
65
Tableau 9:Score des descripteurs de douleur
sensorielles et affectives (DDSA) au début.
66
Tableau 10:Score de l'échelle visuelle
analogique des participants au début de l'étude.
67
Tableau 11:Indice d'intensité de la douleur
actuelle (PPI)des groupes au début de l'étude.
68
LISTE DES FIGURES
Figure 1:Seuils lactiques et seuils ventilatoires
(Vallier, 2000)
1
Figure 2: Le crossover point (Grégoire,
2020).
17
Figure
3: Racine de ginseng et ses feuilles (Petit, 2020)
26
Figure 4: Structure chimique du ginsénoside
(Peng et al., 2012).
28
Figure 5: A (Rhizome du gingembre), B (Zingiber
officinale), (Gigon, 2012) .
33
Figure 6: Structures chimiques des
gingérols, des shogaols et des paradols (Navakoon et al., 2018).
34
Figure 7: Récapitulatif du test des trente
flexions (J.-P. de Mondenard,1987)
51
Figure
8: schéma récapitulatif du procédé d'obtention de
la poudre de ginseng et du gingembre.
54
Figure 9: Age des participants en fonction des
groupes.
58
Figure 10 : IMC des différents groupes
à la fin de l'étude.
59
Figure 11: Pression artérielle systolique
des différents groupes à la fin de l'étude.
60
Figure 12: Pression artérielle diastolique
des différents groupes à la fin de l'étude.
61
Figure 13:fréquence cardiaque de repos
à la fin du traitement des différents groupes.
62
Figure 14:Indice de Récupération de
Ruffier des différents groupes à la fin de l'étude.
64
Figure 15:Volume maximal d'oxygène des
différents groupes à la fin de l'étude.
65
Figure 16:Taux d'hémoglobine à la fin
de l'étude dans les différents groupes.
66
Figure 17:Scores des descripteurs de douleur
sensoriels des participants en fin d'étude.
67
Figure 18:Score de l'échelle visuelle
analogique des participants à la fin de l'étude.
68
Figure 19:Indice d'intensité de la douleur
actuelle des groupes à la fin de l'étude.
69
LISTE DES PHOTOS
Photo 1: Toise (Fopeusse, 2009)
1
Photo 2: Pèse personne (notre
étude)
46
Photo 3: Tensiomètre à brassard et
à poignet (photo de notre étude)
46
Photo 4: Chronomètre (photo :
moi-même)
47
Photo
5: Lecteur multifonctionnel de l'hémoglobine (photo de notre
étude)
47
Photo 6: poudres de ginseng et de gingembre, les
sachets infusette vides, une balance de précision (photo de notre
étude).
48
RESUME
La recherche de la performance sportive continue
d'augmenter, les plantes naturelles peuventaider à renforcer l'endurance
physique et faciliter la récupération. L'objectif de ce travail
est d'évaluerles effets combinés de l'utilisation du ginseng et
du gingembre sur l'endurance physique et la récupération chez les
sportifs. 40 sportifs reparties dans quatre groupes ont participé
à cette étude, les données collectées portaient sur
les paramètres anthropométriques, hémodynamiques,
biochimiques, physiques, le test de flexion de Ruffier (IRR), le questionnaire
des douleurs musculaires à apparition retardée (DOMS). Nous avons
comparé 3 groupes prenant de supplément naturel au groupe
témoin, au début et à la fin de l'étude par le test
ANOVA et le taux de variation intra-groupe a été calculé
pour les groupes ayant des différences significatives. Les
résultats de la fin de l'étude montrent une différence
significative (p<0,05) du Groupe 1(19,85#177;2,25) à
l'indice de masse corporelle (IMC). Au paramètre hémodynamique,
la fréquence cardiaque de repos présente des différences
très significative au Groupe 1 (65,30#177;3,86 bpm) et
significative au Groupe 2 (70,70?#177;13,44 bpm). L'indice de
récupération de Ruffier présente une différence
hautement significative dans les groupes 2,3 et significative au Groupe 1. Le
Groupe 1 présente des différences significatives au niveau de
VO2 max et de l'hémoglobine. Pour les scores DOMS, le groupe
1 présente de différence significative aux descripteurs de
douleur sensoriels et affectifs (DDSA) ; tous les groupes
présentent de différences hautement significative
(P<0,001) avec le groupe témoin au niveau d'Échelle
Visuelle Analogique (EVA) et de l'indice d'intensité de la douleur
actuelle (PPI). Ces résultats DOMS confirment une réduction
significative de l'intensité et de l'impact émotionnel de la
douleur musculaire post-effort. D'après les résultats obtenus, la
proportion 1 g+ 1 g, a donné un résultat favorable par rapport
aux autres proportion. Ces combinaisons pourraient contribuer à
renforcer l'endurance physique et faciliter la récupération et
par conséquence le développement de la performance.
Mots-clés : ginseng, gingembre,
endurance physique, récupération, sportifs.
ABSTRACT
The
pursuit of athletic performance continues to increase, and natural plants can
help strengthen physical endurance and facilitate recovery. The objective of
this study is to evaluate the combined effects of using ginseng and ginger on
physical endurance and recovery in athletes. 40 athletes divided into four
groups participated in this study. The data collected included anthropometric,
hemodynamic, biochemical, and physical parameters, the Ruffier flexion test
(IRR), and the delayed-onset muscle soreness (DOMS) questionnaire. We compared
3 groups taking natural supplements to the control group at the beginning and
end of the study using the ANOVA test, and the intra-group variation rate was
calculated for the groups with significant differences. The results at the end
of the study show a significant difference (p<0.05) in Group 1
(19.85#177;2.25) for body mass index (BMI). For the hemodynamic parameter,
resting heart rate showed highly significant differences in Group 1
(65.30#177;3.86 bpm) and significant differences in Group 2 (70.70 #177;13.44
bpm). The Ruffier recovery index showed a highly significant difference in
groups 2 and 3 and a significant difference in Group 1. Group 1 showed
significant differences in VO2 max and hemoglobin levels. For DOMS scores,
Group 1 showed significant differences in sensory and affective pain
descriptors (SAPS); all groups showed highly significant differences
(P<0.001) compared to the control group in terms of the Visual Analog Scale
(VAS) and the present pain intensity index (PPI). These DOMS results confirm a
significant reduction in the intensity and emotional impact of post-exercise
muscle pain. Based on the results obtained, the 1g + 1g proportion yielded a
more favorable result compared to the other proportions. These combinations
could help improve physical endurance and facilitate recovery, and consequently
enhance performance.
Keywords: ginseng, ginger, physical
endurance, recovery, athletes.
INTRODUCTION GENERALE
La pratique sportive, de plus en plus diversifiée,
source de bien-être et facteurde santé, est toutefois susceptible
d'entraîner des traumatismes, aigus ouchroniques, qui ne sont pas
forcément spécifiques à l'activité
pratiquée.En effet, certaines conditions de pratique, inadaptées
d'un point de vuetechnique ou physiologique, peuvent conduire à la
survenue d'une blessure, et cela,quel que soit le niveau du sportif. Dans tous
les cas, les traumatismes sportifs devraient toujours être
précisémentdéfinis et leur prise en charge globale, car
leur retentissement est, certes,physiologique, mais aussi psychologique et,
dans certains cas, sociologique voiremême économique. C'est
peut-être pour cette raison que les plantes médicinales
constituent, pour bon nombre desportifs blessés, un lieu de recours
initial (Gomes, 2023).
L'amélioration des performances physiques et de la
récupération chez les sportifs est un domaine de recherche qui
suscite un intérêt croissant, tant chez les professionnels du
sport que chez les amateurs. Le sport ou l'activité intense provoque des
altérations métabolique, mécanique, centrale, thermique au
sein de notre organisme entrainant le sportif dans la fatigue. Dans ce
contexte, les suppléments alimentaires et les plantes médicinales
sont souvent utilisés pour maximiser les performances et favoriser une
récupération rapide après l'effort
(Foine, 2017 ; Zymañska et al.,
2025).À un moment donné, lesportif peut être amené
à chercher un coup de pouce par différents moyens afin
deréussir à franchir un palier qu'il a pu se fixer. Depuis la
nuit des temps, les plantes sont à la base de certains systèmes
médicaux traditionnels très élaboré, vieux de
quelques milliers d'années, originaire des pays tels que l'Inde ou la
Chine. Ces systèmes traditionnels de médecine jouent toujours un
rôle fondamental , à tel point que l'Organisation Mondiale de la
Santé (OMS) estime à 80 le nombre d'habitants de la
planète qui ont recours aux médecines traditionnelles pour
résoudre leur problèmes de santé fondamentaux (Barne,
2008). Parmi ces plantes, le ginseng et le gingembre occupent une place de
choix en raison de leurs propriétés bénéfiques
largement reconnues.La plupart des cas, elles sontutilisées en
médecine traditionnelle et naturelle sous diverses formes, telles que
laracine entière, la poudre de racine, les thés, les teintures,
ainsi que les extraits deracine standardisés (Lee et al.,
2016 ; Lee et al., 2024).Les connaissances scientifiques
récentesont permis une meilleure compréhension des
différents mécanismes physiologiques dela performance. Elles ont,
en particulier, mis en évidence le rôle des différents
macroet micronutriments dans les processus de fourniture
énergétique, de régulation dumétabolisme et de la
contraction musculaire (Bielinski, 2006).
Le ginseng (Panax ginseng), plante adaptogène
traditionnellement utilisée dans la médecine asiatique pour ses
effets stimulants et revitalisants. Plusieurs études ont
démontré que le ginseng peut améliorer l'endurance
physique, réduire la fatigue et renforcer la capacité de
récupération. Ses composants actifs, les ginsénosides,
sont réputés pour leur capacité à augmenter la
résistance au stress et à améliorer les fonctions
cognitives et physiques (Sellami et al., 2018 ; Petit,
2020).Différentes études et essais contrôlés
randomisésont démontré qu'il est l'une des espèces
de ginseng les plus couramment étudiéespour leurs
propriétés pharmacologiques (Lee et al., 2024). Ilsont
également été inclus dansles pharmacopées chinoise
et européenne (Gao et al., 2024). Au fil des siècles,
diverses études ontété menées pour démontrer
les propriétés pharmacologiques du ginseng. Il existe despreuves
qui montrent ses effets anti-inflammatoires, protecteurs du foie et stimulants
dusystème immunitaire. De plus, il existe également des
indications de propriétésanticancéreuses, antivirales,
immunomodulatrices, antioxydantes et de protectioncardiovasculaire (Shi et
al., 2019). Les plantes du genre Panax régulent l'action
des systèmesnerveux et endocrinien. De plus, elles sont
caractérisées comme des plantes toniquesdont la tâche est
de maintenir l'homéostasie et d'augmenter la résistance
del'organisme à tous les facteurs négatifs. Ces actions peuvent
être décrites comme antifatigue, anti-âge et
améliorant la vitalité globale du corps (Yu et al.,
2023 ; Fenget al., 2024). Les données de
lalittérature montrent que diverses classes de composés
biologiquement actifs ont étéisolés à partir de
plantes du genre Panax, y compris les ginsénosides,
lespolysaccharides, les polyacétylènes et les acides
aminés. Les ginsénosides sontresponsables de la plupart des
activités pharmacologiques du ginseng (Liuet al.,
2023).Actuellement, environ 289 de ces métabolites sont
connus (Piao et al.,2020). D'un point de vuechimique, les
ginsénosides sont des glycosides contenant une partie non sucrée
dansleur structure, c'est-à-dire un aglycone et une chaîne
sucrée.
Le gingembre (Zingiber officinale), est
utilisé en médecine ayurvédique et chinoise pour le
traitement de l'asthme, du diabète, des nausées et de la douleur
(Ali et al., 2008).Aux États-Unis, environ 38 % des adultes ont
recours à des traitements de médecine complémentaire et
alternative, souvent pour améliorer ou traiter des troubles
musculo-squelettiques et d'autres douleurs (Barnes et al., 2008). Le
gingembre figure parmi les 10 produits naturels les plus couramment
utilisés en médecine complémentaire et alternative (Barnes
et al., 2004). Il a été suggéré de
mener des recherches rigoureuses pour déterminer si des substances
botaniques consommées par voie orale, comme le gingembre, sont utiles
dans le traitement des douleurs musculaires (Chrubasik et
al.,2007).
Il est biologiquement plausible que le gingembre
consommé par voie orale puisse réduire la douleur. Des
études in vitro montrent que le gingembre et plusieurs de ses
constituants chimiques, notamment les gingérols, les shogaols, les
paradols et la zingérone, inhibent l'activité des enzymes
cyclooxygénases (COX-1 et COX-2) bloquent la synthèse des
leucotriènes (Nurtjahja-Tjendraputra et al., 2003 ; Lantz
et al.,2007 ; Tjendraputra et al., 2001), et bloquent la
production d'interleukines (IL-1, IL-12) et de TNFá dans les macrophages
activés (Kiuchi et al., 1992). Chez les rongeurs, il a
été démontré qu'une dose unique d'extraits de
gingembre ou de 6-gingérol réduisait l'oedème des pattes
et les comportements douloureux de manière dose-dépendante
(Grzanna et al., 2004 ; Tripathi et al., 2008), tandis
que 4 semaines de supplémentation quotidienne en extrait de gingembre
ont entraîné une réduction dose-dépendante
des taux sériques de prostaglandine E 2 (Young
et al., 2005 ; Ojewole et al.,2006). Pris ensemble, ces
résultats suggèrent que le gingembre pourrait avoir des
propriétés anti-inflammatoires et analgésiques similaires
à celles des anti-inflammatoires non stéroïdiens (Thomson
et al., 2002). De plus, le gingembre et ses constituants agonisent le
récepteur vallinoïde TRPV1, qui joue un rôle dans le
traitement central et périphérique des stimuli nocifs (Iwasaki
et al.,2006 ;Dedov et al.,2002).
L'efficacité de la consommation orale de gingembre
comme anti-inflammatoire ou analgésique chez l'homme n'a pas
été largement étudiée (Mezeyet al.,
2000 ; Choet al., 2008 ; Cazau-Beyret,2013). Une
consommation quotidienne d'extraits de gingembre pendant quatre à 36
semaines a entraîné une réduction des douleurs de la hanche
et/ou du genou chez les patients souffrant d'arthrose (Altman et
al.,2001 ; Wigleret al., 2003 ; Haghighi et
al.,2005). La manière dont le gingembre est transformé a
également été suggérée comme jouant un
rôle dans son efficacité comme analgésique. Il a
été démontré que les shogaols activent plus
fortement les récepteurs TRPV1, augmentant ainsi leur concentration dans
un supplément de gingembre pourrait conduire à une
analgésie accrue.
À notre connaissance, Malgré les bienfaits
individuels documentés du ginseng et du gingembre, leur
efficacité comme supplémentation pendant plusieurs jours sur les
douleurs musculaires induites expérimentalement, il existe peu de
recherches sur les effets combinés de ces deux plantes. Pourtant, ayant
des objectifs similaires au sein de l'organismes avec des molécules bien
différentes, à travers la littérature et les études
de la médecine traditionnelle répandu dans le monde en
général, en Afrique et au Cameroun en particulier
suggèrent que la combinaison de deux plantes pourrait offrir des
avantages synergiques, en maximisant leurs effets individuels sur l'endurance
et la récupération.
C'est dans cette logique que s'inscrit ce travail qui porte
sur « les effets Combinés de l'Utilisation du Ginseng
(Panax ginseng, Araliaceae) et du gingembre (Zingiber officinale,
Gingiberacaes), sur l'endurance physique et la récupération
chez les sportifs ». Compte tenu de l'importance de la performance
physique et de la récupération rapide pour les sportifs, il est
très important d'explorer de nouvelles approches naturelles et efficaces
pour répondre à ces besoins. La combinaison du ginseng et du
gingembre pourrait offrir des avantages synergiques, maximisant leurs effets
individuels pour améliorer l'endurance et favoriser une
récupération plus rapide. Aussi voulons nous dans ce travail,
questionner les effets synergiques de ces deux poudres de plantes sur la notion
d'endurance physique et la récupération chez les sportifs.
La question principale sous-jacente à cette
étude est Quels sont les effets combinés de l'utilisation
du ginseng et du gingembre sur l'endurance physique et la
récupération chez les sportifs ? de cette question, se
dégagent deux questions secondaires :
- Quels sont les effets de la combinaison de ginseng et de
gingembre sur l'endurance physique chez les sportifs ?
- Quels sont les effets de la combinaison de ginseng et de
gingembre sur la récupération chez les sportifs ?
Il découle de ces questionnements les hypothèses
de recherche suivantes :
Hypothèse principale :
L'utilisation combinée de ginseng et de gingembre améliore
significativement l'endurance physique et la récupération chez
les sportifs. De celle-ci, se dégagent deux hypothèses
secondaires :
- La combinaison de ginseng et de gingembre à
différente proportion entraîne une amélioration
significative de l'endurance physique chez les sportifs ;
- La combinaison de ginseng et de gingembre à
différente proportion entraîne une amélioration
significative de la récupération chez les sportifs ;
L'objectif principal de ce travail est d'évaluer les
effets combinés de l'utilisation du ginseng et du gingembre sur
l'endurance physique et la récupération chez les sportifs.
Il s'agit :
- D'évaluer le VO2 max, la fréquence
cardiaque de repos (FCR), la pression artérielle (PA) au repos des
différents groupes recevant des doses différentes de ginseng et
de gingembre (0,5g/1,5g, 1g/1g, 1,5g/0,5g) et celui de groupe
témoin ;
- Évaluer la perception de la fatigue ou des
comportements en utilisant le Test de Ruffier et Dickson, le questionnaire DOMS
(Delayed Onset Muscle Soreness ou Douleur musculaire à début
retardé), Paramètres hémodynamiques (FC, PA),
Paramètres anthropométriques (poids, taille, masse
corporelle).
- Comparer les indicateurs de l'endurance physique et de la
récupération des différents groupes qui reçoivent
les différentes doses de ginseng et gingembre.
CHAPITRE I :
DEFINITION DES CONCEPTS ET
REVUE DE LITTERATURE
I.1.
DEFINITION DES CONCEPTS
I.1.1. Ginseng
Lorsqu'on parle de ginseng, on
fait en réalité référenceà
différentes plantes appartenant à une même famille,
soitcelle des araliacées (Vogler et al., 1999). C'est un agent
« adaptogène ».
I.1.2. Les adaptogènes
Le concept d'adaptogène a été introduit
pour la première fois par le scientifique russe Nikolaï Lazarev en
1947. Selon Lazarev, les adaptogènes agissent en modifiant l'état
fonctionnel de l'organisme, en augmentant sa capacité à
résister aux stress et en améliorant sa capacité à
s'adapter aux changements environnementaux. C'est unesubstance inoffensive et
sans action spécifique, mais ayantdes propriétés dites de
normalisation, qui améliorent la résistance à plusieurs
types de stress (Allen et al., 2000). Ces effets «
adaptogènes » ne portent pas atteinte aux fonctions physiologiques
(Vogler et al., 1999).
I.1.3. Gingembre
Selon l'Encyclopédie
(2022), le gingembre (Zingiber officinale) est une plante
herbacée appartenant à la famille des Zingibéracées
(Zingiberaceae). Il est originaire d'Asie du Sud-Est et est cultivé dans
de nombreuses régions tropicales et subtropicales pour ses racines, qui
sont utilisées pour leurs propriétés culinaires,
médicinales et aromatiques.
I.1.4. Endurance physique
L'endurance physique est la
capacité de l'organisme à maintenir une activité physique
prolongée et intense sans fatigue excessive (ACSM, 2018). Elle est
également appelée endurance cardiovasculaire ou endurance
aérobique. Pour Weineck, c'est « la faculté de
résister à lafatigue, quelle que soit son origine ».
L'endurance physique est définie comme la capacité de l'organisme
à produire de l'énergie pour soutenir une activité
physique prolongée (Brooks, 2005). L'endurance physique est une mesure
de la capacité de l'organisme à maintenir une activité
physique intense pendant une période prolongée (Wilmore,
2004).
I.1.5. Récupération et
Récupération musculaire
La
récupération générale La
récupération générale est le processus par lequel
l'organisme retrouve son état initial après un effort physique
intense ou prolongé. Ce processus implique la restauration des fonctions
physiologiques, la réparation des tissus endommagés et la
reconstitution des réserves énergétiques (ACMS, 2018). La
récupération musculaireest le processus par lequel les muscles se
réparent et se reconstruisent après un effort physique intense ou
prolongé. Ce processus implique la réparation des
microlésions musculaires, la reconstitution des réserves
énergétiques musculaires et la restauration de la fonction
musculaire (Schoenfeld, 2018).
I.1.6. Synergie
Selon le dictionnaire de la langue
française, la synergie est définie comme
« l'interaction de deux ou plusieurs éléments qui
produit un effet global supérieur à la somme des effets
individuels de chaque élément » (Larousse, 2022). Dans
le domaine de la pharmacologie, la synergie est définie comme
« l'interaction de deux ou plusieurs médicaments qui
produit un effet thérapeutique supérieur à la somme des
effets individuels de chaque médicament » (Brunton et
al., 2011). Dans le domaine de la biologie, la synergie est
« l'interaction de deux ou plusieurs éléments
biologiques qui produit un effet global supérieur à la somme des
effets individuels de chaque élément ».
I.1.7. Stress oxydatif
Le stress oxydatif est un état de
déséquilibre entre la production de radicaux libres
oxygénés (RLO) et la capacité de l'organisme à les
éliminer par des mécanismes antioxydants. Les RLO sont des
molécules hautement réactives qui peuvent endommager les
cellules, les protéines, les lipides et l'ADN (Halliwell et Gutteridge,
2015 ; National Institute of Environmental Health Sciences, 2022).
I.1.8. Effets ergogéniques
Les effets ergogéniques sont les moyens (substances,
techniques et méthodes) par lesquels la performance physique ou mentale
est améliorée ou maintenue (William, 1994).
I.1.9. Antioxydant
Un antioxydant est une molécule qui empêche ou
ralentit la réaction d'oxydation des substances organiques, en
particulier les lipides, les protéines et l'ADN (Halliwell &
Gutteridge, 2015). Les antioxydants agissent en neutralisant les radicaux
libres, qui sont des molécules hautement réactives qui peuvent
endommager les cellules et les tissus (Sies, 2017). Il existe les antioxydants
naturels (vitamines C et E, les polyphénols et les
caroténoïdes, qui sont présents dans les aliments et les
plantes (Liu, 2013), Les antioxydants synthétiques (antioxydants
alimentaires et les additifs, qui sont utilisés pour protéger les
aliments et les produits contre l'oxydation (Branen, 2017). Ils sont important
dans la prévention des maladies chroniques (Sies, 2017).
I.1.10. Seuil lactique
Le seuil lactique est la vitesse d'exercice à laquelle
l'organisme commence à produire du lactate en quantité
significative, entraînant une augmentation de l'acidité sanguine
(Brooks et al., 2005). Il est également appelé seuil
anaérobie ou seuil de lactate. C'est un indicateur important de la
capacité aérobique et de la performance physique. Il est
généralement mesuré en laboratoire en utilisant des tests
d'exercice progressif, tels que le test de VO2 max (West et
al., 2015).
I.1.11. VO2 max
Le VO2 max est la capacité maximale de
l'organisme à consommer de l'oxygène pendant un exercice intense
et prolongé (Astrand et al., 2003). Il est un indicateur
important de la capacité aérobique et de la performance
physique.
I.1.12. Fatigue
La fatigue est un état de diminution de la
capacité physique et mentale à effectuer un travail ou une
activité, entraînant une diminution de la performance et de la
productivité (Enoka et Duchateau, 2016). Elle peut être
causée par divers facteurs, tels que la durée et
l'intensité de l'exercice, la température et l'humidité,
la qualité du sommeil et la nutrition (West et al., 2015).
I.1.13. Anti-inflammatoire
Un anti-inflammatoire est une substance qui réduit ou
empêche l'inflammation, qui est une réponse de l'organisme
à une agression, telle qu'une infection, une blessure ou une maladie
(Kumar et al., 2017). Les anti-inflammatoires peuvent agir en bloquant
la production de médiateurs inflammatoires, tels que les prostaglandines
et les cytokines, ou en réduisant la migration des cellules
inflammatoires vers le site de l'inflammation (Feldman et al.,
2017).
I.1.14. Douleurs musculaire
Les douleurs musculaires sont des sensations de douleur ou de
gêne ressenties dans les muscles, qui peuvent être causées
par divers facteurs, tels que la fatigue, les blessures, les maladies ou les
troubles musculo-squelettiques (Borenstein, 2017). Les douleurs musculaires
peuvent être aiguës ou chroniques et peuvent affecter n'importe quel
muscle du corps.
I.1.15. Compléments
alimentaires
Un complément alimentaire est un produit qui est
conçu pour compléter l'alimentation normale et fournir des
nutriments supplémentaires, tels que des vitamines, des minéraux,
des acides aminés ou des herbes (National Institutes of Health, 2022).
Les compléments alimentaires peuvent être sous forme de pilules,
de capsules, de poudres ou de liquides et peuvent être utilisés
pour diverses raisons, telles que la prévention des maladies,
l'amélioration de la santé ou l'augmentation de la performance
physique.
I.1.16. Nutrition sportive
La nutrition sportive est l'étude de l'impact de la
nutrition sur la performance physique et la santé des athlètes
(Burke et Deakin, 2015). Cela implique la compréhension des besoins
nutritionnels spécifiques des athlètes, tels que les besoins en
macronutriments, en micronutriments et en hydratation.
I.1.17. Bioactivité
La bioactivité est la capacité d'une substance
à exercer une action biologique spécifique, telle que la
modulation de la fonction cellulaire, la régulation de la réponse
immunitaire, etc. (Katz et Femia, 2018). Les substances bioactives peuvent
être trouvées dans les aliments, les plantes médicinales,
les suppléments nutritionnels, etc.
I
.2. REVUE DE LA LITTERATURE
I.2.1. ENDURANCE CHEZ LE
SPORTIF
La notion d'endurance renvoi a l'endurance musculaire et
l'endurance cardiorespiratoire.Bien que ces deux systèmes soient
distincts, ils agissent en synergie dans des proportionsspécifiques
à l'activité pratiquée (Kennedy et al.,
2021).L'endurance musculaire est la capacité d'un muscle ou d'un groupe
de muscle à maintenirun niveau de force et de puissance dans la
durée (Delamarche et Carré, 2021). L'endurance cardiorespiratoire
est une compétence multi-systémique qui se rapporte à
l'ensemble de l'organisme. Elle représente la capacité des
systèmes cardiovasculaire etrespiratoire à maintenir un apport
d'oxygène aux muscles lors d'exercices prolongés (Kennedy et
al., 2021).Cette qualité est l'une des plus exploitées dans
des entraînements d'endurance aérobiesubmaximaux comme la course
à pied sur longues distances, c'est pourquoi nous y
feronsessentiellement référence dans cette partie lorsque nous
parlerons d'efforts d'endurance.
I.2.1.1. Physiologie de
l'endurance
La physiologie de l'endurance implique plusieurs
systèmes et mécanismes :
- Système cardiovasculaire : l'endurance
nécessite une augmentation de la fréquence cardiaque et de la
pression artérielle pour fournir suffisamment d'oxygène et de
nutriments aux muscles (Astrand et al., 2003).
- Système respiratoire : l'endurance nécessite
une augmentation de la ventilation pour fournir suffisamment d'oxygène
aux muscles (Billat, 2017).
- Système musculaire : l'endurance nécessite une
augmentation de la force et de la résistance des muscles pour maintenir
l'activité physique prolongée (Astrand et al., 2003).
- Système métabolique : l'endurance
nécessite une augmentation de la production d'énergie pour
maintenir l'activité physique prolongée, ce qui implique la
glycolyse, la lipolyse et la protéolyse (Billat, 2017).
Pour mieux cerner la notion d'endurance, il faut chercher
à comprendre ses déterminants.
I.2.1.2. Les déterminants
de l'endurance
I.2.1.2.1. Système cardiovasculaire
Le niveau de vascularisation des
fibres musculaires sollicitées à l'effort constitue un facteur
limitantmajeur dans les performances d'endurance aérobie (Klissouras et
Jenoure, 2017). Au niveau du myocarde, celarepose sur le débit cardiaque
nécessaire pour éjecter une quantité de sang suffisante
à chaque battement et satisfaire la demande en oxygène locale
(Carré, 2013). Un coeur sain,volumineux avec des parois épaisses
est corrélé à une consommation d'oxygèneimportante
(Weineck et Handschuh,1998).Ainsi, un volume d'éjection systolique (VES)
important et une fréquence cardiaque (FC)relativement basse à
l'exercice comme au repos signent des performances
aérobiquesélevées (Rochcongaret al., 2013).En
conséquence, le myocarde est moins fatigable et la
récupération qui passe par unretour plus rapide à la
fréquence cardiaque de repos est optimisée chez l'athlète
endurant(Carré, 2013).En pratique, la mesure en continu de la
fréquence cardiaque s'avère être un outilprimordial dans
l'évaluation des performances aérobies et de l'intensité
d'entraînementen particulier avec l'apparition de la fatigue
(Rochcongaret al., 2013).Au niveau de la circulation
périphérique, cela repose principalement sur une
différenceartérioveineuse de concentration en oxygène plus
importante qui témoigne d'unemeilleure captation d'oxygène au
niveau tissulaire (Kennedy et al., 2021).Finalement, Le débit
d'oxygénation musculaire à l'effort sera tributaire de la
densité capillaire puis de la répartition du sang
intramusculaire, du contenu mitochondrial et dela quantité en
hémoglobine et myoglobine (Weineck et Handschuh,1998).
I.2.1.2.2. Consommation maximale d'oxygène (VO2max)
La consommation maximale d'oxygène est la
quantité totale d'oxygène consommée parunité de
temps par un individu au cours d'un exercice progressif jusqu' à
épuisement (Dick, 1989).Le VO2 max est souvent exprimé
en volume par minute (ml/min) dans les disciplinessportives. Il est aussi
exprimé en volume par kilogramme de masse corporelle et par unité
detemps dans les activités telle que la course à pied dans
lesquelles les athlètes supportent leurspoids (ml/min/kg) (Martin-Krumm,
2022).Par ailleurs, la consommation maximale augmente aussi avec l'âge
jusqu'à 20 ans. A partirde cet âge, elle décline
graduellement et ne représente plus à soixante (60) ans 70% de
laconsommation maximale d'oxygène atteint à l'âge de
vingt-cinq (25) ans. La dimension génétique est le
paramètre le plus impactant dans l'obtention d'un VO2max
élevée, elle serait responsable de 25 % à 50 % dans les
variations de volume maximal d'oxygène consommé (VO2
max) (Kennedy et al., 2021). En dessous de 12ans il n'y a pas de
différence entre les filles et les garçons. Mais après cet
âge, s'installe unedifférence entre la consommation maximale
d'oxygène des hommes et celle des femmes.En effet, selon Astrand (1980),
l'entraînement peut augmenter le VO2 max jusqu'à
vingt(20) ans. C'est ainsi que Sané (2011), Vandervael (1980) rapportent
qu'un séjour prolongé au lit peut diminuerle VO2 max
de 25% alors qu'un entraînement de type endurant, faisant intervenir des
groupes musculaires peut l'élever jusqu'à 120 mmHg.
I.2.1.2.3. Les seuils lactiques (SL) et ventilatoires
(SV).
Au-dessus d'une certaine intensité d'exercice, la
production de lactate sanguin augmente. Ce phénomène est à
la base de ce que les physiologistes décrivent respectivement en termes
de seuil lactique (aussi appelé seuil anaérobie) et de seuil
ventilatoire (figure 1). La terminologie de seuil anaérobie
(Wasserman,1964) a été employée à l'origine pour
indiquer qu'au-dessus d'une certaine charge de travail, le métabolisme
anaérobie commence à fournir une partie substantielle de
l'énergie, en complément du métabolisme aérobie, ce
qui s'accompagne de la production d'acide lactique (d'où la notion
synonyme de seuil lactique). Wasserman pensait que les seuils lactique et
ventilatoire étaient étroitement liés. L'explication alors
admise était la suivante : lors d'un exercice imposant une sollicitation
supérieure au seuil lactique, l'acide lactique est rapidement
dissocié en un anion lactate et un proton H+, ce qui produit une acidose
sanguine. Ces ions H+ sont tamponnés par les bicarbonates et les
différentes substances tampons, ce qui induit une augmentation du
CO2 et donc de la ventilation.
L'intérêt de déterminer SV1 et SV2 semble
acquis dans le milieu de l'endurance. Exprimées en % VO2max,
les valeurs renseignent indirectement sur les qualités d'endurance des
athlètes. L'observation d'un déplacement vers la droite des
seuils (par exemple % VO2max plus élevé) signifie que
l'athlète pourra soutenir une intensité plus élevée
sans augmentation de l'acidose.
Les entraîneurs utilisent la FC correspondant à
SV1 et SV2 pour définir des zones d'intensité que
l'athlète pourra contrôler via un
cardio-fréquencemètre. Le SV1 (figure 1), ou premier seuil
ventilatoire (à l'origine, seuil anaérobie ou lactique),
correspond à la première cassure du débit ventilatoire
lors d'un test à charge croissante. Il se situe à 40-60 % de la
VO2max. Cette intensité est considérée comme la
limite inférieure pour des adaptations notables de l'appareil
cardio-respiratoire chez le sportif entraîné.
Le SV2, ou deuxième seuil ventilatoire (aussi
appelé seuil de décompensation de l'acidose métabolique),
correspond à la deuxième cassure du débit ventilatoire
accompagné de la rupture de pente de l'équivalent respiratoire en
CO2, expliqué principalement par l'augmentation des ions H+.
Il se situe entre 60% (sédentaire) et 90% (sportif d'endurance
entraîné) de la VO2max. Il représente une
intensité clé pour l'entraînement des athlètes
d'endurance.


Figure 1:Seuils lactiques et seuils
ventilatoires (Vallier, 2000)
I.2.1.2.4. Répartition des Fibres Musculaires (FM)
De par leur potentiel oxydatif élevé, les fibres
musculaires de type I sont les plus recrutéesdans les efforts
d'endurance aérobie (Poortmans et al., 2017). Leur
prépondérance dans les muscles sollicités,à
caractère innée ou acquise par des années
d'entraînement, confère intrinsèquement unavantage
significatif aux sportifs d'endurance. Les champions du monde de marathon
présentent en générale 93 % à 99 % de fibres Idans
leurs muscles jumeaux (Kennedy et al.,2021).La composition en FM ne
constitue pour autant pas l'unique critère anatomique
decompétitivité : l'indice de masse corporel, la taille et les
dimensions des membrescontribuent uniment au rendement aérobique final
(Le Page,2016). A l'instar des entraînements enforce, les coordinations
intermusculaire et intramusculaire participeront également à
optimiser la performance (Klissouras et Jenoure, 2017).
I.2.1.2.5. Apport glucidique et lipidique à la
productiond'énergie
L'intensité de l'exercice et l'entraînement
modifient la contribution des substrats glucidiques et lipidiques à la
fourniture énergétique. Lorsque l'intensité augmente, les
contributions de laglycolyse, de la glycogénolyse et des fibres
musculaires glycolytiquesaugmentent elles aussi, ce qui induit une plus forte
utilisation desglucides (figure 2). À l'inverse, les athlètes
entraînés ont développé des adaptations qui limitent
l'utilisation du glycogène au profit de l'oxydation des lipides. Le
point de croisement lipides-glucides (crossoverpoint (figure 2)correspond
à la puissance d'exercice au-dessus de laquelle lafourniture
d'énergie provenant de l'oxydation des glucides devientsupérieure
à celle provenant de l'oxydation des lipides.
L'entraînement va déplacer le crossover point
vers la droite (figure 2), ce qui signifie que pour une même
intensité, un athlète utilisera davantage ses lipides et donc
économisera son glycogène. Le crossover point correspond à
30 % de lipides et 70 % de glucides, dont les équivalents caloriques
sont respectivement de 9 et 4 kcal.g-1. La détermination du crossover
point se fait au moyen d'épreuves métaboliques avec des paliers
de 6 minutes à charge constante (successivement à 30, 40, 50 et
60 % de la PMA pouvant aller jusqu'à 85 % chez un sportif) et est
basée sur la calorimétrie indirecte qui, à partir du
quotient respiratoire, permet de connaître la part respective des
substrats oxydés. L'évaluation du crossover point chez les
sportifs d'endurance semble intéressante en période
foncière. Elle permettrait de contrôler si l'entraînement
offre la possibilité à économiser son glycogène (et
plus longtemps) aux intensités faibles et donc d'oxyder plus de glucides
aux intensités élevées.

Figure 2: Le crossover point
(Grégoire, 2020).
I.2.2. LA RECUPERATION CHEZ LES SPORTIFS
Dans un monde sportif de plus en plus professionnaliser, de
moins en moins de paramètres sont laissés au hasard. La
performance chez un athlète de haut niveau est la combinaison de
nombreuses variables (capacité intrinsèque musculaire et
psychique, charge d'entrainement, capacité de
récupération, etc). Tous ces facteurs appartiennent à des
domaines très vastes et difficiles à maitriser, mais la
technologie et les connaissances actuelles aident à quantifier et
améliorer au maximum tous ces éléments.
Le monde sportif a progressé dans le domaine de la
programmation des charges de travail lors des entrainements, l'ensemble
géré par les préparateurs sportifs et entraineurs.
Cependant les modalités de récupération sont souvent
laissées à la charge de l'athlète, et leurs absences
régulières peuvent amener l'athlète dans le secteur de
surcharge voir de surentrainement. La récupération est un facteur
clé de la performance. D'où l'intérêt de
l'équipe entourant l'athlète, les préparateurs physiques,
entraineurs, médecins et bien sur masseurkinésithérapeutes
(MK), d'être présent pour améliorer cette
récupération. Cela fait partie du domaine de compétence du
MK selon du code de la santé publique. Il est très présent
autour des athlètes de haut niveau qui ont un organisme très
sollicité, il a donc son rôle habituel de répondre aux
plaintes physiques du patient mais aussi de d'aider à
récupérer pour prévenir les risques de blessures et de
maintenir son niveau de performance.
I.2.2.1. Notion de fatigue
La fatigue en soit n'est pas mauvaise car elle permet à
l'organisme d'atteindre la performance sportive via le processus de la
surcompensation. Le mot « fatigue » a plusieurs significations
différentes : fatigué, épuisé, surentrainé,
saturé, etc. Or la plupart de ces mots décrivent des sensations
qui surviennent à la suite d'une activité musculaire, peu importe
les modalités. Il est possible de ressentir de la fatigue sans avoir eu
une activité prolongée, comme par exemple après une
journée difficile qui peut avoir été dure mentalement sans
pour autant avoir engendré beaucoup d'efforts physiques. De même
qu'un même travail physique peut être ressenti différemment
selon le lieu et les conditions (Jones, 2005). Par exemple pour un sujet, un
même exercice physique dans un environnement chaud et humide peut
être perçu plus fatiguant que dans un endroit froid et sec, et
inversement pour un autre sujet. Cela implique d'être clair avec les
différents aspects de la fatigue, qui peuvent être soit des
sensations ou perceptions d'épuisement ou soit des changements
spécifiques de la fonction musculaire.
I.2.2.2. Origine de la fatigue musculaire
Le but ici n'est pas de décrire
précisément la physiologie du muscle squelettique
maisd'éclaircir les origines de la fatigue musculaire. Une
épreuve physique implique la répétition de contractions
musculaires, qui elles-mêmes nécessitent le recrutement (par
l'intermédiaire des unités motrices) de fibres musculaires de
type I ou de type II. Chaque fibre possède des milliers de
sarcomères, et c'est l'hydrolyse de l'adénosine triphosphate
(ATP) qui permet le glissement des filaments d'actine sur les filaments de
myosine, impliquant le raccourcissement du sarcomère et la contraction
concentrique à l'échelle du muscle (Marieb, 2005). Etant
donné que l'ATP est la seule source d'énergie qui alimente
directement la contraction, ildoit être
régénéré au fur et à mesure qu'il est
utilisé afin que la contraction puisse se poursuivre. La réserve
emmagasinée dans le muscle permet de tenir une contraction maximum 4
à 6 secondes.
Il existe 3 voies de régénération de
l'ATP, qui seront mises en place en fonction de l'intensité et de la
durée de la contraction :
- Voie anaérobie alactique (créatine phosphate +
ADP= ATP + créatine) ;
- Voie anaérobie lactique (source d'énergie
glucose et production ATP et acide lactique) ;
- Voie aérobique (source énergie : glucose,
acide pyruvique, acide gras, acides aminés et oxygène).
La consommation des substrats et l'apparition des produits du
catabolisme lors des filières de restauration impliquent des changements
de l'homéostasie musculaire. Couplé aux contraintes
mécaniques de l'exercice, des signes de fatigues vont apparaitre par les
phénomènes tel que :
· L'acidose qui est une diminution du pH physiologique en
dessous de 7,38 (norme entre 7,38 et 7,42). Abaissement du pH dû à
la présence excessive de lactate et d'ions H+ ;
· Des microlésions qui peuvent être
d'origine métabolique (activation protéase etphospholypase par
insuffisance de respiration mitochondriale) ou d'origine mécanique
(exercice excentrique par exemple), ces microlésions vont apporter des
médiateurs de l'inflammation (bradykinine, prostaglandine, etc), et
engendrer une élévation de la température et un
oedème provoquant une augmentation de la pression intramusculaire. Ces
phénomènes inflammatoires sont à l'origine des douleurs
« d'apparition retardée » appelées aussi DOMS (Delayed
Onset Muscle Soreness) ou « courbatures » dans le langage courant.
I.2.2.3. Intérêt de
la récupération
La seconde partie du XXème siècle a vu
naître de nombreuses publications de travaux sur les effets de charge
mais également sur la fatigue, le surentrainement et les méthodes
de récupération. Pavlov a été le premier à
souligner dès 1927 que « travail et repos font partie d'une
même unité d'entrainement ». La charge et la
récupération sont imbriquées, l'une ne va pas sans
l'autre. Michel Dufour parle d'un immense puzzle où toutes les
pièces doivent être présentes, peu importe la taille ou la
disposition de la pièce, elle aura son importance dans la performance
finale « La qualité et la quantité de celle-ci dictent la
cinétique du progrès » (Dufour, 2011). Hausswirth, directeur
de recherche à l'INSEP, explique que l'amélioration de la
récupération permet une adaptation plus facile aux charges
d'entrainements, diminution de risque de surcharges, réduction des
risques de blessures et une amélioration de la répétition
des performances (Hausswirth, 2010).
I.2.2.4. Moyens-techniques de la
récupération
La récupération est un domaine très vaste
qui comporte différents aspects et donc une multitude de modes
d'application selon le type de sport et les attentes du sportif. Il est alors
difficile de proposer un protocole précis de récupération
après un effort physique parmi les nombreux moyens mis à
disposition, mais cela dépendra des attentes de l'équipe
soignante, de l'athlète, et surtout du matériel à
disposition. La récupération nécessite tout comme la
charge de travail d'être individualisée, adaptée à
l'unicité de l'athlète (Demarais,1996). Un nageur ne s'entraine
pas comme un handballeur, la récupération sera donc
différente. On divise la récupération en 2 grands groupes
qui ne sont pas indépendants. On parlera de récupération
physique, et particulièrement de la récupération
musculaire. Le but étant de retrouver le plus rapidement possible un
état métabolique antérieur à l'effort physique,
retour à l'homéostasie. La deuxième partie concerne le
versant psychologique. Les compétitions ou entrainements, avec la
pression et les enjeux sont des facteurs pouvant amener l'athlète dans
des états de tensions nerveuses, de fatigue mentale ou même de
saturation.
Avant tout la récupération commence par
l'harmonie entre l'athlète et son environnement, sa vie privée,
vie professionnelle (très présente), relation avec les
entraineurs, les partenaires, etc. Ensuite l'alimentation et le sommeil sont
deux éléments de récupération naturelle, laisser du
temps à l'organisme pour reconstruire ses réserves
énergétiques, éliminer les déchets. L'hydratation
permet de compenser les pertes hydriques, de participer aux refroidissements de
l'organisme, de lutter contre l'acidose et de favoriser l'élimination
des déchets cataboliques.
Certaines boissons énergétiques permettent de
compléter les apports de l'alimentation en minéraux (Fe2+), en
énergie (glucose) mais aussi avoir un effet tampon (action sur le pH)
grâce aux bicarbonates (Geoffroy, 2001). S'alimenter et s'hydrater sont
des choses essentielles que même les non-initiés aux sports
connaissent. Il serait très difficile de faire une description
détaillée avec les effets attendus de chaque méthode tant
elles sont nombreuses. Pour les sportifs amateurs et de haut niveau il existe
un grand nombre de technique pour favoriser et accélérer les
temps de récupération : La récupération active, les
étirements, les massages, pressothérapie,
l'électrothérapie, Sauna-hamman, Balnéothérapie-
Bas de contention, Oxygénothérapie HyperBar, la
cryothérapie sous différents modes d'application.
I.2.2.5. Les stratégies de
récupération
La récupération est la période suivant
l'activité et qui s'achève lorsque le sujet est capable
d'atteindre, voire dépasser, sa performance de référence
dans une activité particulière (Bishop etal., 2008).
Nous avons étudié les stratégies susceptibles
d'accélérer la récupération des sportifs de haut
niveau, c'est-à-dire les stratégies nutritionnelles, l'immersion
en eau froide, le sommeil, la récupération active, les
étirements, les bas de compression, les massages et
l'électrostimulation, les plantes médicinales
(Nédélec et al., 2013). Les stratégies
nutritionnelles, le sommeil et l'immersion en eau froide sont efficaces afin de
limiter les mécanismes de fatigue, et ainsi retrouver plus rapidement un
niveau de performance de référence ; par contre,
l'évidence scientifique des autres stratégies citées afin
d'accélérer le retour à un niveau de performance de
référence est limitée (Nédélec et
al., 2013). En utilisant une méthode initialement
créée pour la prescription de médicaments (Harbour et
Miller, 2001), et aujourd'hui adaptée aux sciences du sport (Ardern
et al., 2019 ; McCall et al., 2016), nous sommes en
mesure de recommander ces trois stratégies de récupération
sur la base du niveau d'évidence scientifique dans la
littérature, de la connaissance et de l'expérience issues du
terrain. Venter a montré, au sein d'un échantillon de 890 joueurs
de sports collectifs, que le sommeil est considéré comme une
stratégie de récupération importante par tous les joueurs,
indépendamment du sexe, du type de sport ou du niveau de pratique
(Venter, 2014). Le sommeil comme stratégie de récupération
efficace fait consensus chez les praticiens et chez les sportifs, quelle que
soit leur discipline.
I.2.2.6. Évaluation de l'endurance et de la
récupération
I.2.2.6.1. Tests d'évaluation indirecte du VO2 max
Compte tenu des différents inconvénients
liés à la mesure directe, de nombreux auteurs (Astrand et
Rhyming, 1954 ; Balke, 1960) ; Léger et Boucher,1980) ont
développé des techniques permettant de mesurer d'une
manière indirecte la puissance aérobie du sujet. Ces techniques
présentent les principaux avantages suivants : la durée du
test est généralement plus courte que celle des tests de mesure
directe ; les tests sont relativement peu coûteux, l'équipement
est simple, certains tests s'adaptent à des évaluations de
groupe.
Les prédictions du VO2max, à partir
d'épreuves indirectes, sont généralement basées sur
les interrelations existantes entre le VO2max et d'autres variables
plus aisément mesurables telles que la FC et la puissance de l'exercice.
Les épreuves destinées à l'estimation
indirecte du VO2max peuvent être subdivisées en
épreuves maximales et épreuves sous-maximales. Toutefois ces
épreuves possèdent, à des degrés divers, les
mêmes sources d'imprécision : l'incertitude sur le coût
énergétique individuel de l'exercice est la principale source
d'erreur, la participation plus ou moins importante du métabolisme
anaérobie est une deuxième source d'imprécision de la
prédiction de VO2 max dans les tests réalisés un exercice
maximal, l'incertitude sur la fréquence cardiaque maximale dans le cas
des tests sous-maximaux, l'incertitude sur le caractère maximal de
l'exercice chez des sujets peu motivés dans le cas des épreuves
indirectes maximales.
Ces épreuves peuvent être maximales et
présenter les limites et les risques d'administration, tels que ceux des
épreuves directes. Dans ce cas, l'estimation du VO2max se
base essentiellement sur la relation établie entre le VO2max
et la puissance maximale supportée par le sujet (Tornvall, 1963). Elles
peuvent être sous-maximales et utilisent la relation qui existe entre
VO2max et FC pour une charge donnée, ou entre
VO2max et puissance pour une fréquence cardiaque
donnée, ou utilisent l'extrapolation linéaire de
VO2max à partir de la relation VO2-FC,
jusqu'à la fréquence cardiaque maximale théorique. Chaque
type d'épreuve est accompagné de l'équation
établissant la liaison entre le VO2max et la FC ou charge de
travail, à défaut de l'existence d'un nomogramme de
prédiction du VO2max. Ces tests présentent l'avantage
d'être faciles. Davies (1968), Maritz et al. (1961), Rowell
et al. (1964), Wyndham (1967) revoient la théorie et les
suppositions sousjacentes des tests sous-maximaux. Ceux-ci comportent des
failles. L'erreur aléatoire de ces tests, de l'ordre de 10 à 20%,
et même l'erreur systématique de certains tests, les rendent plus
ou moins valides pour prédire le VO2max d'un individu.
Certains de ces tests (Astrand- Rhyming et Physitest) présentent
l'avantage d'offrir de nombreuses données normatives. Les
épreuves de Ruffier et Dickson, Schneider, Tuttle, Lian, Martin et
Master, sont en général basées sur des paramètres
de récupération après effort (fréquence cardiaque
ou pression sanguine). Ces tests sont très peu valides et peu
fidèles et ils sont désormais délaissés au profit
des tests dynamiques.
La puissance aérobie peut-être également
appréciée à partir de la puissance correspondant à
une fréquence cardiaque de 170 batt/min (Wahlund, 1948). En effet,
l'adaptation d'un sujet à un effort sous-maximal est souvent
évaluée par la recherche de la puissance de travail que peut
effectuer un sujet lorsque sa fréquence cardiaque est égale
à 170 batt/min. Cette puissance est appelée Physical Work
Capacity (PWC 170). La puissance développée pour une
fréquence cardiaque égale à 170 batt/min , peut être
un témoin de la puissance aérobie d'un sujet (Crielaard et
Pirnay, 1985), elle correspond à un pourcentage élevé de
la PMA, laquelle varie selon l'âge, le sexe, le niveau et le type de
pratique sportive (Âstrand et Rodahl , 1980).
I.2.2.6.2. Épreuves d'évaluation du VO2max sur
le terrain
L'inconvénient majeur des techniques de laboratoire est
qu'elles se déroulent dans des conditions plus ou moins
éloignées de la situation du terrain. De ce fait, les
informations qui en découlent ont un intérêt pratique
limité pour les entraîneurs et les athlètes. Elles peuvent
poser en outre, des problèmes d'interprétation technique ou de
communication avec les techniciens des laboratoires.
Le VO2max peut être déterminé
d'une manière indirecte sur le terrain, à partir de la vitesse de
course d'une certaine durée ou d'une certaine distance (Coleman, 1974,
Cooper, 1968). En effet, il est bien admis que la vitesse, dans les courses
d'une durée supérieure à 3 minutes, est limitée en
grande partie par le VO2max. Plus le VO2max du sujet est
élevé, plus ses performances sur ces distances sont importantes
et vice-versa (Davies et Thompson, 1979 ; Kenney et Hodgson, 1985 ; Pollock,
Jackson et Pate, 1980 ; Coleman, 1974). Il est donc possible d'estimer le
VO2max sur le terrain à partir de la vitesse moyenne d'une
course, à condition que la durée du parcours soit suffisamment
grande pour permettre la mise en jeu effective des processus aérobies,
et de disposer de l'équation ou du nomogramme appropriés
permettant cette estimation.
Les épreuves d'évaluation du VO2max
sur le terrain présentent généralement les mêmes
caractéristiques que celles réalisées au laboratoire.
Elles peuvent comporter des paliers à vitesse progressivement
croissante, comme c'est le cas des épreuves mises au point à
l'Université de Montréal (Léger et Boucher, 1980 ;
Léger et Mercier, 1983 ; Mercier et Léger, 1982), ou elles
comportent un seul palier à la vitesse la plus élevée
possible dont la durée ou la distance varient selon les auteurs, tel le
cas de l'épreuve de Cooper (1968) et de celle de Coleman (1974).
L'inconvénient majeur des épreuves progressives de
l'Université de Montréal réside dans le fait qu'elles
requièrent une bande magnétique préenregistrée du
protocole, laquelle sollicite l'usage d'un magnétophone puissant ou une
sonorisation du stade dans lequel se déroule l'épreuve. La
validité de la formule de prédiction a été
vérifiée en comparant le VO2max prédit avec le
VO2max mesuré sur tapis roulant. Dans l'étude
originale (Léger, 1981), les valeurs moyennes des VO2max
prédits et mesurés étaient identiques. Dans d'autres
études (Lacour et al.,1989), il existe une surestimation
systématique. L'erreur-type de l'estimation était de 2.8
ml/kg/min, c'est-à-dire que 95% des sujets étaient estimés
avec une erreur à 5.6 ml/kg/min dans l'étude originale. Les
épreuves continues, tel que celles de Cooper (12 minutes) et de Coleman
(9 minutes), autorisent une alternance marche-course ; ceci entraîne une
certaine imprécision dans l'estimation du coût
énergétique de l'épreuve du fait que le rendement
énergétique de la course est différent de celui de la
marche (Bhambhani et Singh, 1985 ; Howley et Glover, 1974). D'autre part,
compte tenu de leur durée relativement importante, les résultats
risquent d'être influencés par des facteurs psychologiques, entre
autres, chez les sujets peu motivés. Ces différents
inconvénients ne sont pas en faveur d'une application massive de ces
épreuves pour prédire la consommation maximale
d'oxygène.
I.2.2.6.3. Test de récupération
Pour évaluer la capacité de
récupération cardiaque après un effort, Le sportif doit
effectuer un effort intense pendant une période
déterminée, puis se reposer pendant une période
déterminée (le test de flexions de Ruffier-Dickson). La
fréquence cardiaque est mesurée en battements par minute (bpm)
avant et après l'effort et une minute après l'effort. La
fréquence cardiaque de récupération est un indicateur de
la capacité de récupération cardiaque (Astrand et Rodahl,
2003).
Le test de la capacité de récupération
musculaire après un effort intense, consiste pour le sportif de prendre
ses paramètres biochimiques tels que la concentration de lactate dans le
sang, le taux d'hémoglobine... avant et après l'effort ou un
programme et ainsi que le questionnaire DOMS (de McGill sur la douleur). La
lactatémie par exemple est un indicateur de la capacité de
récupération musculaire (Brooks et al., 2005).
Le test de récupération psychologique,
l'état émotionnel du sportif est évalué à
l'aide d'un questionnaire ou d'une échelle de notation. L'état
émotionnel du sportif est un indicateur de la capacité de
récupération psychologique (Hardy et Parfitt,1991).
Le Test de récupération physique consiste
à mesurer la température corporelle, la fréquence
cardiaque et la pression artérielle avant et après l'effort (test
de Ruffier-Dickson). Les mesures physiques sont des indicateurs de la
capacité de récupération physique (Kenney et al.,
2015).
Le Test de récupération
fonctionnelle consisteà évaluer à
l'aide d'un test de performance spécifique (par exemple, un test de
course ou de saut) avant et après un effort. La capacité
fonctionnelle du sportif est un indicateur de la capacité de
récupération fonctionnelle (Saunders et al., 2009).
I.2.3. LE GINSENG ET LA PERFORMANCE SPORTIVE
I.2.3.1. Généralité sur le ginseng
Le nom générique Panax vient des mots
grecs Pan, qui signifie « tout », et Akos qui veut dire
« guérir ». Le terme ginseng vient des mots chinois
Gin, qui désigne « l'homme », et Seng qui
veut dire « essence ». Le ginseng asiatique fait partie de la
pharmacopée de la Médecine traditionnelle chinoise (MTC) depuis
au moins 2 000 ans. L'espèce fut introduite en Chine autour de 1718
après avoir été découverte dans la région de
Montréal par un missionnaire jésuite. L'intérêt
marqué des Chinois pour le ginseng nord-américain sauvage a
entraîné une récolte effrénée de la plante
qui a menacé sa survie. De plus, l'exploitation commerciale des
forêts a créé une menace supplémentaire. Le ginseng
sauvage est aujourd'hui considéré comme une espèce en voie
de disparition par le Comité sur la situation des espèces en
péril au Canada et sa cueillette est interdite. Aux États-Unis,
elle est soit interdite, soit étroitement contrôlée dans
plusieurs États. Le ginseng asiatique sauvage est également une
plante rare en Asie.
On sait peu de choses de l'usage que les Amérindiens
ont fait du ginseng indigène avant sa quasi-extinction. Il semble qu'une
peuplade l'employait pour fortifier la santé des personnes
âgées tandis qu'une autre s'en serait servi pour accroître
la fertilité féminine. Enfin, selon une légende, la plante
permettait d'accoucher sans douleur (Scholey et al., 2010).
Le Ginseng est une plante vivace appartenant au genre
Panax. Une dizaine d'espèces de ginseng sont cultivées
dans le monde. La variété la plus connue est le Ginseng C.A.
Meyer. Son extraordinaire réputation et le charme mystérieux de
son origine orientale, ont contribué à son succès en tant
que complément alimentaire. L'extrait de Ginseng se retrouve aujourd'hui
dans de nombreux compléments alimentaires, principalement pour les
troubles de la concentration et de la mémoire. Le Ginseng est connu
comme la « racine de la vie ».
Le Ginseng a fait l'objet de nombreuses études, parmi
elle, celle réalisée sur 329 adolescents âgés de 14
à 17 ans atteints de troubles de déficit de l'attention avec
hyperactivité (TDAH). Cette étude a montré que la
consommation de Ginseng réduit leur hyperactivité, leur
problème d'attention et leur immaturité. Une étude portant
sur 18 jeunes âgés de 6 à 14 ans souffrant également
de TDAH et prenant 1 gramme de Ginseng par jour a montré des
résultats similaires (Lee et al., 2011).
I.2.3.2. Description botanique
Le Panax ginseng est une plante herbacée de 30
à 50 cm appartenant à la famille des Araliaceae, vivace par une
racine tubérisée de grande taille, de plus en plus
ramifiée avec l'âge, ses feuilles sont palmatilobées
à 5 folioles (figure 3), en verticilles, les Ombelles sont
constituées de 15 à 30 fleurs blanchâtres groupées,
les fruits du ginseng sont des petites baies groupées rouge clair,
racine tubérisée, de grande taille, de saveur douce-amère,
plus ou moins ramifiée, parfois arquée ou recourbée
(Lorrain, 2019 ; EMA, 2014). La Partie de la plante utilisée est sa
partie souterraine (figure 3). La plante plus prisé est celui de
Corée, puis de Chine et du Viet-Nam (
Panax
notoginseng Burk.), du Japon (
Panax
pseudoginseng Wall. ou
Panax
japonicus C. A. Meyer)
Araliaceae.
On utilise aussi
Panax
quinquefolius L. ou
Ginseng
américain, non officinal (découvert par le père
Lafitau au Canada chez les indiens Mohawk, vers Montréal). La plante,
qui était autrefois relativement abondante dans les grandes
érablières naturelles du Québec, a aujourd'hui
pratiquement disparu. Aux États-Unis et au Canada, le ginseng sauvage
est considéré comme une espèce en danger d'extinction et
sa récolte est interdite.
Figure 3: Racine de ginseng et ses
feuilles (Petit, 2020)


I.2.3.3. Propriétés et bienfaits du Ginseng
Le Ginseng est réputé comme remède
naturel pour aider à soigner de nombreux troubles. De nombreuses
études en laboratoire, chez l'animal ou chez l'homme ont prouvé
ses propriétés variées qui confirment son utilisation
ancestrale pour de nombreux troubles. Le Ginseng peut aider à
prévenir de nombreuses affections liées à
l'âge comme les pertes de mémoire, les troubles de la
concentration et il pourrait agir en prévention des maladies
neurodégénératives telles que la '
maladie
d'Alzheimer ou la
maladie
de Parkinson (Heo et al., 2008). le Ginseng pourrait aider
à prendre en charge les
problèmes de
sexualité tels que des problèmes de libido et
des troubles de l'érection chez l'homme âgé ou bien,
chez la femme, des troubles liés à la baisse des hormones
sexuelles notamment lors de la ménopause. Le Ginseng est
utilisé pour lutter contre la fatigue, soit seul ou associé
à des vitamines ou bien associé à d'autres plantes. Le
Ginseng pourrait aider à
gérer
le stress, notamment avec anxiété ou tendance
dépressive, en particulier lors de la ménopause, mais pas
uniquement. En effet, le Ginseng est la plante adaptogène qui
améliore les performances physiques et intellectuelles en cas de
fatigue, augmente la résistance de l'organisme de manière
aspécifique (Goetz et al.,2009 ; Vogler et al.,
1999 ; Jia et al., 2009 I ; Jia et al., 2009 ;
Cuaz, 2016 ; Kennedy et al., 2003). Ainsi en cas de surpoids, le
ginseng pourrait agir sur les grignotages et la fatigue en cas
de régime minceur. Le Ginseng pourrait aider en cas
de diarrhées liées à un problème
inflammatoire au niveau intestinal (Lorrain, 2019). Le Ginseng
protégerait le coeur, l'estomac, les reins et les yeux (Heo
et al., 2008 ; Oyagi et al., 2010). Il aurait
également des propriétés de lutte contre le
cholestérol et de lutte contre le diabète qui lui permettraient
d'être utilisé dans le syndrome métabolique en
prévention de l'obésité, de maladies cardiovasculaires ou
de certains cancers (Hui et al., 2009 ; Oh et al.,
2014 ; Goguen et al., 2005 ; Vuksan et al.,
2000 ; Shibata et al., 2001). Chez les sportifs, le Ginseng
augmenterait du taux sanguin de dopamine, effet dopaminergique (Kim et
al., 2006 ; Shim et al., 2000). Permet une augmentation de
la capacité d'absorption de l'oxygène, réduction du taux
de lactates sanguin, baisse de la fréquence cardiaque, réduction
de l'hypersécrétion d'adrénaline par la
médullo-surrénale (Cuaz, 2016). Son principal principe
actif (
ginsénosides)
est inhibiteur de la sécrétion des catécholamines (induite
par l'acétylcholine) par les cellules chromaffines adrénergiques
bovines (Kudo et al., 1998 ;Tachikawa et al., 1995).
Elle augmenterait la capacité d'absorption de l'oxygène,
diminuerait l'acide lactique, abaisserait la fréquence cardiaque et
réduirait la sécrétion trop importante
d'adrénaline. On le retrouve dans les boosters d'énergie comme
les comprimés Taurine Synergy + ou les
gélules Turbo Testo series où le Ginseng est
associé à des acides aminés, des vitamines et des
minéraux qui sont souvent en carence dans l'organisme en cas d'effort
physique prolongé. Le Ginseng est également un tonique du
métabolisme et en même temps un sédatif. Le Ginseng
est reconnu par certaines autorités de santé et sa racine, sa
feuille et son fruit sont inscrits à la pharmacopée
française. Le Ginseng est reconnu par la Coordination Scientifique
Européenne de Phytothérapie (ESCOP) en cas de diminution des
capacités physiques et mentales, telles qu'en cas de fatigue,
d'épuisement, de faiblesse, ainsi que lors de périodes de
convalescence. L'EMA considère que la racine de Ginseng peut être
utilisée dans les états de fatigue et de faiblesse.
La Commission E du ministère de la Santé
allemand reconnaît l'usage du Ginseng en tant que tonique et
fortifiant en période de faiblesse, de fatigue, de diminution de
capacités intellectuelles et en période de convalescence. Le
Ginseng est reconnu par l'OMS, Organisation mondiale de la santé, comme
agent de prévention et agent tonifiant pour améliorer les
capacités mentales et physiques en cas de faiblesse,
d'épuisement, de fatigue et de perte de concentration et lors la
convalescence.
Cette plante est utilisée voie orale sous formes
liquides (infusions 1 à 2 grammes de plante sèche, 1 à 2
fois par jour) et sous formes sèches (gélules, comprimés
,250 milligrammes à 2 grammes, 1 à 8 fois par jour (EMA,
2014).
I.2.3.4. Composition de Panax Ginseng
Les principes actifs du Ginseng sont essentiellement contenus
dans sa racine. Ce sont des saponines triterpéniques, principalement des
saponines protopanaxadiols tétracycliques de type dammarane, des
saponines protopanaxatriols et des saponines pentacycliques de type
oléanane que l'on appelle globalement les
« ginsénosides » (figure 4) et dont il existe plus
de 150 composants actifs. Plus la racine est issue d'une plante
âgée et d'une variété sauvage, plus leur teneur est
importante. La teneur en ginsénosides dépend de la
préparation de la racine de Ginseng : le Ginseng
blanc contient tous les ginsénosides sous leur forme naturelle.
Lors de la préparation du Ginseng rouge, les
ginsénosides subissent une transformation qui leur permettra
d'être plus rapidement absorbés par l'organisme, expliquant son
effet plus énergisant.
Par ailleurs, dans certains compléments alimentaires,
la teneur en ginsénosides est quantifiée (titrée) pour
donner l'assurance d'une quantité certaine de ginsénosides dans
l'extrait. Un titrage à 7% de
ginsénosides avec un plant âgé
de 5 ans ou plus, assurent l'efficacité du Ginseng. Les
ginsénosides ont une structure chimique et une activité proche de
certaines hormones stéroïdiennes expliquant certains
effets du Ginseng, comme l'effet immunostimulant, l'effet anti-inflammatoire,
l'effet adaptogène, l'effet anabolisant et d'autres effets stimulants
hormonaux comme un effet oestrogène-like. Ils ont également
une action sur le système nerveux central et une action
neuroprotectrice.

Figure 4: Structure chimique du
ginsénoside (Peng et al., 2012).
Le Ginseng contient d'autres composants
phytoactifs tout autant nécessaires pour assurer
l'efficacité d'action des ginsénosides. Ce sont par exemple
l'huile essentielle de Ginseng riche en monoterpènes, des
polysaccharides aux propriétés anti-inflammatoires notamment au
niveau intestinal, des stérols, des oestrogènes, des vitamines du
groupe B, de la vitamine C, des acides aminés, des acides gras.
I.2.3.5. Effets du ginseng sur l'endurance
Les études scientifiques ont montré que le
ginseng peut avoir des effets bénéfiques sur l'endurance en
influençant divers mécanismes physiologiques.
I.2.3.5.1. Métabolisme Énergétique
Le ginseng peut influencer le métabolisme
énergétique en augmentant la production d'ATP (adénosine
triphosphate) et en améliorant l'utilisation des substrats
énergétiques. Le ginseng peut augmenter la production d'ATP et
améliorer la fonction mitochondriale dans les cellules musculaires (Kim
et al., 2018). Cette amélioration de la fonction mitochondriale
peut contribuer à une meilleure endurance et à une
réduction de la fatigue musculaire. L'équation chimique de la
production d'ATP est la suivante : ADP + Pi ? ATP ; (ADP est
l'adénosine diphosphate et Pi est le phosphate inorganique). La
production d'ATP est catalysée par l'enzyme ATP synthase, qui utilise
l'énergie libérée par la chaîne de transport
d'électrons pour phosphoryler l'ADP en ATP.
I.2.3.5.2. VO2 max
Le VO2 max est une mesure de la capacité
aérobie d'un individu. Selon Lee et al. (2019) et
Angelikaet al. (2024), le ginseng peut augmenter le VO2 max
chez les adultes en bonne santé. Cependant, des études
supplémentaires sont nécessaires pour confirmer cet effet et
déterminer les mécanismes sous-jacents.L'équation chimique
de la consommation d'oxygène est la suivante : O2 + 4e- + 4H+
? 2H2O ; (O2 est l'oxygène, e- est l'électron et
H+ est le proton). La consommation d'oxygène est un processus complexe
qui implique la chaîne de transport d'électrons et la production
d'ATP.
I.2.3.6. Propriétés et bienfaits du Ginseng
I.2.3.6.1. Réduction de l'Acide Lactique
L'acide lactique est un produit du métabolisme
anaérobie qui peut contribuer à la fatigue musculaire. Le ginseng
peut réduire la production d'acide lactique et améliorer la
récupération après l'exercice (Heck et al.,
2017 ; Angelikaet al., 2024). Cette réduction de l'acide
lactique peut contribuer à une meilleure endurance et à une
réduction de la fatigue musculaire.L'équation chimique de la
production d'acide lactique est la suivante :
Pyruvate + NADH + H+ ? Lactate + NAD+ ; (pyruvate est le
produit final de la glycolyse, NADH est la forme réduite du nicotinamide
adénine dinucléotide et NAD+ est la forme oxydée). La
réduction de l'acide lactique peut contribuer à une meilleure
endurance et à une réduction de la fatigue musculaire.
I.2.3.6.2. Amélioration de la Fonction
Cardio-Vasculaire
Le ginseng peut améliorer la fonction cardio-vasculaire
en augmentant le débit sanguin et l'apport d'oxygène aux muscles.
Selon Park et al. (2016), le ginseng peut améliorer la fonction
endothéliale et réduire la pression artérielle chez les
patients hypertendus. Cette amélioration de la fonction
cardio-vasculaire peut contribuer à une meilleure endurance et à
une réduction du risque de maladies cardio-vasculaires.L'équation
chimique de la production d'oxyde nitrique (NO) est la suivante : L-arginine +
O2 ? L-citrulline + NO ; (L-arginine est un acide aminé, O2 est
l'oxygène et NO est l'oxyde nitrique). L'oxyde nitrique est un
vasodilatateur qui peut améliorer la fonction cardio-vasculaire en
augmentant le débit sanguin et l'apport d'oxygène aux muscles.
I.2.3.6.3. Effets sur la force et la puissance musculaire
Le ginseng, et plus particulièrement le Panax
ginseng (ginseng coréen) et le Panax quinquefolius (ginseng
américain), est étudié pour ses potentielles
propriétés ergogéniques. La littérature
scientifique concernant l'impact direct du ginseng sur la force et la puissance
musculaire présente des résultats contrastés. Certaines
études suggèrent un effet positif, tandis que d'autres ne
montrent pas de bénéfice significatif.
Pour les études suggérant un effet positif, la
supplémentation en poudre de racine de ginseng augmentait la force
pectorale et la force des quadriceps chez des sujets entraînés
(McNaughton et al., 1989). Une recherche plus récente a mis en
évidence que la supplémentation aiguë en extrait de ginseng
sauvage pouvait maintenir la puissance musculaire pendant l'exercice,
suggérant un effet ergogénique potentiel (Kim et al.,
2024). Chez des athlètes pratiquant des exercices excentriques, la
supplémentation en Panax ginseng a été
associée à une augmentation du recrutement musculaire et à
une récupération plus rapide de la force musculaire
(Cristina-Souza et al., 2022).
Pour le cas des études ne montrant pas d'effet
significatif, celle portant sur des bodybuilders masculins n'a pas
trouvé d'effet supplémentaire de la supplémentation en
ginseng sur la force musculaire (bench press et leg press) en complément
d'un entraînement de musculation sur six semaines (Ebrahimi et
al., 2021). Une autre étude comparant la créatine au ginseng
a montré que la créatine avait un impact plus important sur la
puissance aérobie et anaérobie ainsi que sur la force musculaire
chez des joueurs d'escrime (Rahimi, 2013).
I.2.3.6.4. Effets du ginseng sur la
récupération
La récupération après l'exercice est
importante pour l'adaptation musculaire et la performance athlétique.
Des recherches ont montré que la supplémentation en ginseng peut
réduire la perception de la fatigue physique et mentale après une
activité intense. Une revue systématique et méta-analyse a
indiqué que le Panax ginseng avait des effets
bénéfiques sur la fatigue chez des individus en bonne
santé et des patients (Cho et al., 2021). Une autre
étude a rapporté que la consommation de ginseng améliorait
la vitalité et réduisait la fatigue auto-déclarée,
une diminution de l'inflammation associée à l'activité
enzymatique chez l'humain, (Cabral et al., 2001 ; Attele et
al., 1999).
Certaines études ont examiné l'impact du ginseng
sur les marqueurs biochimiques associés à la fatigue, tels que
les niveaux de lactate, le taux d'hémoglobine sanguin, la
créatine kinase (CK) et la myoglobine et les perturbations du
système nerveux central et la diminution des marqueurs de dommages
musculaires (Kim et al., 2017). Comme mentionné
précédemment, le ginseng pourrait aider à réduire
l'accumulation de lactate après l'exercice, moduler la réponse du
cortisol et d'autres hormones de stress après l'exercice, contribuant
à une meilleure récupération du système nerveux
central (Avila et al., 2024, Jung et al., 2011, Ebrahimi
et al., 2021).
En réduisant la fatigue physique et du système
nerveux central, il pourrait permettre aux individus de maintenir et
d'améliorer un niveau de performance plus élevé lors de
séances d'entraînement ultérieures et lors d'efforts
physiques répétés (Fussell et al., 2021).
Le ginseng présente un potentiel prometteur pour
améliorer la récupération après l'exercice en
réduisant la fatigue, les DOMS et d'autres marqueurs de stress
post-exercice (Cristina-Souza et al., 2022 ; Lee et al.,
2020). Les preuves suggèrent que le ginseng peut atténuer la
douleur musculaire, diminuer les marqueurs de dommages musculaires,
réduire l'inflammation et le stress oxydatif, et potentiellement
améliorer la qualité du sommeil (Cho et al., 2014, Adam
et al., 2019). Les mécanismes d'action impliquent des effets
anti-inflammatoires, antioxydants et une modulation de la réponse au
stress. Cependant, comme pour les effets sur la performance, les
résultats varient entre les études, et des recherches
supplémentaires avec des protocoles rigoureux sont nécessaires
pour confirmer ces bénéfices et déterminer les dosages et
les types de ginseng les plus efficaces pour la récupération
après l'exercice.
Les mécanismes d'Action Potentiels par lesquels le
ginseng favorise la récupération après l'exercice sont
probablement multiples car les ginsénosides peuvent inhiber la
production de cytokines pro-inflammatoires, réduisant ainsi
l'inflammation musculaire. Les composés actifs du ginseng peuvent
piéger les radicaux libres et augmenter l'activité des enzymes
antioxydantes endogènes, protégeant les cellules musculaires des
dommages oxydatifs. Le ginseng pourrait aider à réguler la
réponse au stress de l'exercice, favorisant un retour plus rapide
à l'homéostasie. Certaines études suggèrent que le
ginseng pourrait améliorer la circulation sanguine, ce qui pourrait
faciliter l'apport de nutriments aux muscles endommagés et
l'élimination des déchets métaboliques.
I.2.4. LE GINGEMBRE ET LA PERFORMANCE SPORTIVE
I.2.4.1. Généralité sur le gingembre
Le terme « Gingembre » est dérivé du
nom Anglais ginvere. Cette plante est aussi
appelé Zingiberies en
grec et Zingiberi en latin (Bode et Dong, 2011), bien que dans
la
médecine indienne le Zingiber officinale est connu en tant que
«vishwabhesaj», qui veut dire
«remède universel»
(Speck et al., 2014). Depuis plus de 3000 ans, cette plante
médicinale ou bien épice orientale a traversé la mer
Méditerranée pour la première fois grâce aux
phéniciens pour arriver à l'Europe durant l'Empire romain
dès le premier siècle (Gigon, 2012). Le gingembre s'est
répondu après dans l'Egypte antique comme un composant des
techniques de momification. La production de gingembre comme une racine tonique
est apparue depuis plus de 5000 ans chez les Indiens et les Chinois pour
traiter de nombreuses affections. Aujourd'hui cette plante est cultivée
dans les régions tropicales humides, bien que l'Inde reste le plus grand
producteur (Bode et Dong, 2011).
L'étude de la médecine traditionnelle et du
traitement par les plantes est particulièrement intéressante en
Algérie (Verlag, 2012). Le gingembre « Zingiber officinale »
est une plante à valeur médicinale marquante dont on distingue le
gingembre gris au rhizome sec à l'air, le gingembre lisse à
surface lisse car il a subi auparavant un grattage des couches externes et
parfois aussi un blanchiment à la chaux, le gingembre
préparé, le gingembre confit et le gingembre poudre. On trouve
aussi de plus en plus souvent dans le commerce du gingembre frais. La racine
est fibreuse et granuleuse à odeur aromatique et piquante (Faivre et
al., 2006).
I.2.4.2. Description botanique
Le gingembre est une plante vivace tropicale herbacée
annuelle, à porte de roseau, qui mesure jusqu'à 3 m de haut. Son
rhizome est noueux et parfumé, avec une peau beige pale et une chair
jaune pâle juteuse et parfumée. Il devient de plus en plus fibreux
avec l'âge, couvert de feuilles écailleuses et pourvu à sa
partie inférieure de racines cylindriques. Ses feuilles sont
persistantes bisériées, longues, étroites,
lancéolées, pointues et longues de 20 cm (figure 5B). Cette
plante possède deux sortes de tiges à savoir des tiges hautes
stériles servant à l'assimilation chlorophyllienne et des tiges
plus courtes (20 cm environ) portant des fleurs irrégulières en
épi. Le gingembre a des fleurs parfumées d'une couleur
blanche-jaune, avec des trainées rouges sur les lèvres. La
floraison a lieu entre les mois d'aout et novembre. Ses fruits sont des
capsules trivalves contenant des graines noires (Faivre et al.,
2006)
I.2.4.2.1. La partie souterraine
La partie souterraine utilisée est le rhizome (figure
5A). Celui-ci se divise dans un seul plan et est constitué de tubercules
globuleux ramifiés. La peau du rhizome est beige pâle et sa chair
est jaune pâle juteuse. La cassure est fibreuse et granuleuse, l'odeur
est aromatique avec une saveur chaude et piquante (Gigon, 2012).
I.2.4.2.2. Partie aérienne
Les feuilles du gingembre (figure 5B) sont persistantes,
lancéolées et pointues pouvant atteindre une vingtaine de
centimètres. L'inflorescence se présente en courts épis
axillaires très serrés, à tige couverte d'écailles,
avec des fleurs parfumées, de couleur blanche à jaunâtre
munies de bractées pourpres. La floraison a lieu entre les mois
d'août et de novembre (Gigon, 2012).
B
A


Figure 5: A (Rhizome du gingembre),
B (Zingiber officinale), (Gigon, 2012) .
I.2.4.3. Composition chimique et mécanismes d'action du
Gingembre
Le rhizome est la partie utilisée en
phytothérapie (Cardenas, 2017). Les constituants du
gingembre sont
nombreux et varient selon l'origine et l'état de la plante (frais ou
sèche).
Le rhizome du gingembre contient de
l'oléorésine constituée de Gingerol, shogaol,
Paradol
(figure 7, uniquement dans le substrat séchée),
zingérone et gingediol (Faivre et al.,
2006).

Figure 6: Structures chimiques des
gingérols, des shogaols et des paradols (Navakoon et al.,
2018).
Les composants antioxydants du gingembre sont les polyphenols,
la vitamine C, â carotène, flavonoïdes et tanins (Shirin et
Jamuna Prakash, 2010). On y trouve la présence d'huile essentielle de
couleur jaune a brun (Faivre et al., 2006), d'amidon qui est le
constituant
principale (60%) (Shirin et Prakash, 2010) , de nombreuses
vitamines (B1, B2, B3, C) et des minéraux (fer, calcium, phosphore,
zinc, cuivre, chrome et manganèse) qui ont pour effet de
dynamiser
l'organisme. On y trouve aussi des acides aminés, des acides gras et une
enzyme appelée zingibaïne (Faivre et al., 2006).
Le rhizome de gingembre contient de nombreux produits
chimiques, 3% à 6% d'huile grasse, 9% protéines, 60 % à 70
% de glucides, 3 % à 8 % de fibres brutes, ~ 8 % de cendres, 9 %
à 12 % d'eau et 2 % à 3 % d'huile volatile (Kitayama, 2021). Nous
notons que des variations de composition peuvent être observées,
en fonction des conditions de stockage et de transformation (cuisson,
séchage et étuvage) et d'autres conditions telles que la culture
et la récolte de la plante (Baliga et al., 2011). L'huile volatile se
compose de sesquiterpènes, tels que le zingiberène (36 % p/p), le
curcumène (18 %) et le farnésène (10 %), et de
monoterpènes, tels que le cinéole (1,3 %), le linalol (1,3 %), le
bornéol (2,2 %), géranial (citral a, 1,4 %) et néral
(citral b, 0,8 %) (Kitayama, 2021).
Les composants non volatils comprennent les principaux
constituants biologiquement actifs tels que les gingérols, les shogaols,
les paradols et la zingérone (Kitayama, 2021). De nombreux effets
biologiques, y compris des effets physiologiques et pharmacologiques,
associés à ces constituants du gingembre ont été
signalés. Par exemple, les constituants phénoliques du gingembre
suppriment la carcinogenèse à différents stades : dommages
à l'ADN et altérations génétiques au stade initial,
altérations de la signalisation et de la transcription au stade
cellulaire prénéoplasique et régulations du cycle
cellulaire/apoptose au stade néoplasie (Kundu et al., 2009).
Les constituants du gingembre sont très variables selon
les méthodes analytiques sensibles (Kubra et Rao, 2012). Par exemple,
l'extrait de chlorure de méthylène de gingembre sec traité
commercialement a été séparé par chromatographie
sur gel de silice et chromatographie liquide à haute pression (HPLC),
dans laquelle un total de 115 composés ont été
identifiés par chromatographie en phase gazeuse-spectrométrie de
masse (GC-MS) (Jolad et al., 2005). Au total, 31 composés
apparentés au gingérol, tels que les gingérols, les
méthylgingérols, les acétates de gingérol, les
shogaols, les paradols, les gingembrediols, les mono- et les
diacétylgingerdiols et les déhydrogingerdiones (Jiang et
al., 2005), et un total de 26 diarylheptanoïdes, qui sont l'un des
constituants bioactifs les plus importants du gingembre pouvant être
différenciés en cinq groupes structurellement distincts (Jiang
et al., 2007) , ont été identifiés par
LC/électrospray ionisation tandem MS dans extraits bruts
méthanoliques de rhizomes de gingembre frais. D'autres technologies ont
également été utilisées dans la séparation,
la purification et l'analyse structurale des constituants du gingembre, telles
que la chromatographie sur couche mince à haute performance (HPTLC), la
HPLC-MS et la HPLCrésonance magnétique nucléaire
(HPLC-NMR) (Jolad et al., 2005).
I.2.4.4. Effets anti-inflammatoires et antalgiques du
gingembre
Le gingembre est un excellent remède pour la
santé. Il possède des vertus antiinflammatoires, antiseptiques
(Ligeon, 2018), antibactériennes, antivirales, antidiabétiques
(Cardenas, 2017) et peut être une source majeure d'antioxydants naturels
ou photochimiques (Ligeon, 2018). Ses composés bioactifs, tels que les
gingérols, les shogaols et les paradols font de lui un
anti-inflammatoires et analgésiques reconnue (Chrubasik et
al., 2005).
Le gingembre exerce ses effets anti-inflammatoires en modulant
diverses voies inflammatoires. Il a été démontré
qu'il inhibe l'activité des enzymes cyclooxygénase-2 (COX-2) et
5-lipoxygénase (5-LOX), qui sont impliquées dans la
synthèse des médiateurs pro-inflammatoires comme les
prostaglandines et les leucotriènes (Grzanna et al., 2005). De
plus, le gingembre peut supprimer la production de cytokines pro-inflammatoires
telles que le facteur de nécrose tumorale alpha (TNF-alpha) et
l'interleukine-1 bêta (IL-1beta) (Aggarwal et Shishodia, 2004). Ces
actions contribuent à réduire l'inflammation systémique et
locale, ce qui est important dans le contexte de la douleur musculaire.
Quant à ses propriétés
analgésiques, elles ne sont pas seulement secondaires à son
action anti-inflammatoire. Le gingembre pourrait également influencer
les récepteurs de la douleur et les voies de signalisation neuronale.
Des études suggèrent que les composés du gingembre peuvent
interagir avec les récepteurs vanilloïdes (TRPV1), similaires
à la capsaïcine, ce qui pourrait moduler la perception de la
douleur (Dedov et al., 2021). De plus, des recherches indiquent une
potentielle modulation des systèmes opioïdes endogènes,
contribuant ainsi à l'effet analgésique (Ozaki et al.,
2011).
La douleur musculaire, souvent associée à
l'exercice intense ou aux lésions, est une affection courante. Plusieurs
études ont examiné l'impact du gingembre sur la douleur
musculaire à apparition retardée (DOMS), une forme courante de
douleur musculaire après l'exercice. Une revue systématique et
méta-analyse a conclu que la consommation de gingembre peut avoir un
effet modéré sur la réduction de la douleur musculaire
post-exercice, en particulier si elle est consommée
régulièrement avant l'exercice (Lakhan et al., 2015).
Les gingérols et shogaols sont considérés comme les
principaux responsables de cette activité en raison de leur
capacité à réduire l'inflammation et le stress oxydatif
induits par l'exercice, qui contribuent à la DOMS. Par exemple, une
étude contrôlée randomisée a
révélé que la supplémentation quotidienne en
gingembre cru ou traité à la chaleur pendant 11 jours
réduisait significativement la douleur musculaire après un
exercice excentrique chez des adultes en bonne santé (Black et al.,
2010). Ces résultats suggèrent que le gingembre pourrait agir
comme un agent préventif et thérapeutique contre la douleur
musculaire induite par l'exercice.
Parlant de la récupération musculaire, un
processus complexe impliquant la réparation des tissus, la
réduction de l'inflammation et la restauration de la fonction
musculaire. En réduisant l'inflammation et la douleur, le gingembre peut
indirectement favoriser une meilleure récupération. Une
inflammation excessive peut entraver la réparation musculaire et
prolonger la période de récupération. En atténuant
cette réponse inflammatoire, le gingembre permettrait aux processus de
réparation de se dérouler plus efficacement.
Bien que des études spécifiques sur l'impact
direct du gingembre sur les marqueurs de récupération
physiologique (tels que la créatine kinase ou la force musculaire
restaurée) soient encore nécessaires et plus nombreuses, les
preuves de son action anti-inflammatoire et analgésique soutiennent son
rôle potentiel dans l'accélération du retour à la
fonction normale après un effort physique. Les propriétés
antioxydantes du gingembre sont également pertinentes, car le stress
oxydatif contribue aux lésions musculaires post-exercice (Maharlouei et
al., 2019).
I.2.4.5. Effets sur la fonction cardiovasculaire et la
circulation sanguine
Le gingembre (Zingiber officinale), une racine largement
utilisée en médecine traditionnelle et en cuisine, a
attiré une attention scientifique croissante pour ses
propriétés pharmacologiques, notamment ses effets sur la
santé cardiovasculaire et la circulation sanguine. Ses composés
bioactifs, tels que les gingérols, les shogaols et les paradols, sont
à l'origine de ses actions antioxydantes, anti-inflammatoires,
vasodilatatrices et hypolipidémiantes, qui peuvent collectivement
influencer l'apport d'oxygène aux tissus.
I.2.4.5.1. Impact sur la Pression Artérielle et la
Vasodilatation
L'un des effets les plus étudiés du gingembre
sur la fonction cardiovasculaire est sa capacité à moduler la
pression artérielle (Wang et al., 2019). Des études ont
montré que le gingembre peut induire une vasodilatation,
c'est-à-dire la relaxation des parois des vaisseaux sanguins, ce qui
contribue à abaisser la pression artérielle. Ce mécanisme
pourrait impliquer l'activation des canaux calciques voltage-dépendants
ou la stimulation de la production d'oxyde nitrique (NO, un puissant
vasodilatateur endogène) par les cellules endothéliales (Ghareib
& El-Nekeety, 2017). En améliorant la vasodilatation et en
réduisant la pression artérielle, le gingembre facilite une
meilleure perfusion des tissus et, par conséquent, un apport
d'oxygène plus efficace.
I.2.4.5.2. Influence sur la Rhéologie Sanguine et
l'Agrégation Plaquettaire
La circulation sanguine et l'apport d'oxygène
dépendent également de la fluidité du sang. Le gingembre a
démontré des propriétés anti-agrégantes
plaquettaires, ce qui signifie qu'il peut inhiber la formation de caillots
sanguins (Verma et al., 2017). Les gingérols et shogaols
agissent en interférant avec les voies de signalisation
impliquées dans l'activation et l'agrégation des plaquettes. En
réduisant la viscosité sanguine et en prévenant la
formation de thrombi, le gingembre assure un flux sanguin plus régulier
et moins entravé, optimisant ainsi le transport de l'oxygène et
des nutriments vers les organes et les muscles. Cette action est
particulièrement pertinente pour prévenir les
événements ischémiques où l'apport d'oxygène
est compromis.
I.2.4.5.3. Effets sur le Profil Lipidique et
l'Athérosclérose
L'hyperlipidémie, caractérisée par des
niveaux élevés de cholestérol LDL et de
triglycérides, est un facteur de risque majeur pour le
développement de l'athérosclérose, une condition où
les artères se durcissent et se rétrécissent,
réduisant ainsi le flux sanguin et l'apport d'oxygène. Le
gingembre a montré des effets hypolipidémiants, en
réduisant les niveaux de cholestérol total, de
LDL-cholestérol et de triglycérides (Mohammadshahi et
al., 2021). Ces effets sont attribués à sa capacité
à inhiber la synthèse du cholestérol et à augmenter
son excrétion. En améliorant le profil lipidique, le gingembre
peut ralentir la progression de l'athérosclérose, maintenant
ainsi la lumière des vaisseaux sanguins ouverte et garantissant un
apport suffisant d'oxygène aux tissus.
I.2.4.5.4. Protection Antioxydante et Anti-inflammatoire
Les composés phénoliques du gingembre
(gingérols et les shogaols) sont de puissants antioxydants qui
neutralisent les radicaux libres et réduisent les dommages oxydatifs aux
cellules vasculaires (Masuda et al., 2004). De plus, le gingembre exerce des
effets anti-inflammatoires en inhibant les voies de signalisation
pro-inflammatoires, telles que NF-kappa B, et la production de cytokines
inflammatoires (Grzanna et al., 2005). En réduisant
l'inflammation et le stress oxydatif, le gingembre aide à maintenir
l'intégrité des parois des vaisseaux sanguins, favorisant ainsi
une meilleure élasticité et une capacité optimale à
acheminer le sang oxygéné.
I.2.4.6. Effets sur la digestion et l'absorption des
nutriments
Le Gingembre facilite la digestion, stimule le système
sanguin, réduit le taux de glycémie (action
hypoglycémiante) et de cholestérol et soulage les nausées
(Ligeon, 2018).L'utilisation du gingembre permet de prévenir et traiter
les nausées des femmes enceintes, d'éviter les vomissements
après une chirurgie, les douleurs et les effets d'une grippe. Elle
favorise aussi l'appétit (Cardenas, 2017). Les gens utilisent les
rhizomes sous forme sèche en poudre comme épice dans la cuisine
pour assaisonner les sauces et aussi dans le thé et le café. Le
gingembre frais est épluché et broyé pour extraire le jus
qui entre dans la fabrication de boissons rafraîchissantes (Nandkangre
etal., 2015).
Une digestion et une absorption efficaces des nutriments sont
fondamentales pour la santé globale, la performance athlétique et
une récupération rapide après l'effort. Le gingembre,
grâce à ses composés bioactifs tels que les
gingérols, les shogaols et les paradols, exerce des effets multiples sur
le tractus gastro-intestinal qui peuvent améliorer ces processus
cruciaux (Bhattarai et al., 2021).
I.2.4.6.1. Stimulation de la Motilité
Gastro-intestinale
L'un des effets les plus connus du gingembre est sa
capacité à stimuler la motilité gastro-intestinale. Il a
été démontré que le gingembre
accélère la vidange gastrique, ce qui est particulièrement
bénéfique pour les personnes souffrant de dyspepsie ou de
nausées. Les gingérols et shogaols peuvent activer les
récepteurs de la sérotonine (5-HT3 et 5-HT4) et les
récepteurs cholinergiques, influençant ainsi la contraction des
muscles lisses du tractus gastro-intestinal (Hu et al., 2020). Une vidange
gastrique plus rapide signifie que les aliments se déplacent plus
efficacement vers l'intestin grêle, où la majeure partie de
l'absorption des nutriments a lieu. Pour les athlètes, une vidange
gastrique rapide peut réduire les risques de troubles digestifs pendant
l'exercice et faciliter l'apport rapide d'énergie.
I.2.4.6.2. Effets sur les Enzymes Digestives et la Production
de Bile
Le gingembre peut également influencer la production
d'enzymes digestives et de bile, des éléments essentiels pour la
dégradation des macronutriments. Des études ont
suggéré que le gingembre stimule la sécrétion de
diverses enzymes pancréatiques, telles que l'amylase, la lipase et la
trypsine, qui sont cruciales pour la digestion des glucides, des lipides et des
protéines (Kubra & Rao, 2012). De plus, il peut augmenter la
production et le flux de bile par le foie, ce qui est vital pour
l'émulsification des graisses et l'absorption des vitamines liposolubles
(A, D, E, K) (Mahinparvar et al., 2017). Une digestion plus
complète des aliments maximise la disponibilité des nutriments
pour l'absorption.
I.2.4.6.3. Réduction des Troubles Digestifs et de
l'Inflammation Intestinale
Les propriétés anti-inflammatoires du gingembre,
bien établies, s'étendent également au tractus
gastro-intestinal. Le gingembre peut aider à réduire
l'inflammation de la muqueuse intestinale, ce qui est bénéfique
pour l'intégrité de la barrière intestinale et
l'absorption des nutriments. Les composés bioactifs du gingembre
inhibent les médiateurs pro-inflammatoires et les voies de
signalisation, contribuant à un environnement intestinal plus sain
(Grzanna et al., 2005). En outre, le gingembre est un remède
traditionnel et scientifiquement reconnu pour les nausées et les
vomissements, qu'ils soient induits par le mal des transports, la grossesse ou
la chimiothérapie (Borrelli et al., 2005). En prévenant ces
troubles, le gingembre assure une meilleure rétention des aliments et
une assimilation ininterrompue des nutriments.
I.2.5. SYNERGIE POTENTIELLE DU GINSENG ET GINGEMBRE
Le ginseng (Panax ginseng) et le gingembre (Zingiber
officinale) sont deux plantes aux propriétés pharmacologiques
bien établies, chacune offrant des bénéfices potentiels
pour les sportifs. Leur combinaison pourrait engendrer une synergie
intéressante en ciblant des mécanismes d'action
complémentaires liés à l'adaptation au stress, à
l'inflammation et à d'autres processus physiologiques pour l'endurance
et la récupération.
I.2.5.1. Mécanismes d'action
complémentaires
Le ginseng est réputé pour ses
propriétés adaptogènes, aidant l'organisme à
résister aux stress physiques, chimiques et biologiques (Panossian
et al., 2021). Ses ginsénosides agissent sur l'axe
hypothalamo-hypophyso-surrénalien (HHS), modulant la réponse au
stress et potentiellement améliorant l'endurance en retardant la fatigue
(Hwang et al., 2018). De plus, le ginseng possède des effets
anti-inflammatoires en inhibant la production de cytokines pro-inflammatoires
et en modulant l'activité des cellules immunitaires (Choi, 2008). Le
gingembre, quant à lui, est principalement reconnu pour ses puissantes
propriétés anti-inflammatoires et antioxydantes,
attribuées à ses composés tels que les gingérols et
les shogaols (Bartels et al., 2015). Il agit en inhibant des enzymes
clés dans la voie inflammatoire et en neutralisant les radicaux libres
produits lors de l'exercice intense. De plus, le gingembre favorise la
circulation sanguine, ce qui pourrait améliorer l'apport
d'oxygène et de nutriments aux muscles (Wellness Sport Club, n.d.).
La synergie potentielle réside dans la
complémentarité de ces mécanismes. Le ginseng pourrait
améliorer la capacité de l'organisme à gérer le
stress induit par l'exercice et potentiellement moduler la réponse
inflammatoire systémique, tandis que le gingembre ciblerait plus
spécifiquement l'inflammation musculaire locale et améliorerait
la circulation pour une meilleure récupération.
I.2.5.2. Effets combinés sur l'endurance et la
récupération
La combinaison du ginseng et du gingembre pourrait avoir des
effets plus prononcés sur l'endurance et la récupération
que chaque plante utilisée isolément. Sur l'endurance par
exemple, le ginseng pourrait contribuer à maintenir l'énergie et
à retarder la fatigue via sa modulation de la réponse au stress,
tandis que l'amélioration de la circulation sanguine par le gingembre
pourrait optimiser l'apport d'oxygène aux muscles actifs. Au niveau de
la récupération, l'effet anti-inflammatoire combiné du
ginseng et du gingembre pourrait réduire plus efficacement
l'inflammation musculaire et les douleurs post-exercice (DOMS). De plus, la
possible action du ginseng sur la modulation immunitaire et l'effet
circulatoire du gingembre pourraient favoriser une récupération
globale plus rapide.
I.2.5.3. Études existantes : Analyse critique et
perspectives
Actuellement, la recherche examinant spécifiquement la
synergie du ginseng et du gingembre dans le contexte de l'endurance et de la
récupération sportive est limitée. La majorité des
études se concentrent sur les effets de chaque plante
individuellement.
Certaines recherches explorent l'utilisation combinée
du ginseng et du gingembre pour d'autres applications de santé,
notamment pour leurs effets anti-inflammatoires et antioxydants dans des
contextes non sportifs (Lee et al., 2012,Livmed's, 2025). Ces
études suggèrent un potentiel synergique, mais leurs conclusions
ne peuvent pas être directement extrapolées à la
performance et à la récupération sportives.
Il existe quelques études isolées qui pourraient
indirectement soutenir l'idée d'une synergie. Par exemple, des
recherches ont montré que la supplémentation en ginseng peut
améliorer certains marqueurs de la performance et réduire la
fatigue chez les athlètes (Hwang et al., 2018), tandis que
d'autres ont démontré l'efficacité du gingembre dans la
réduction des DOMS (Black et al., 2010). Cependant, l'absence
d'études évaluant directement leur combinaison dans un contexte
sportif constitue une lacune significative.
Le manque d'études spécifiques sur la synergie
du ginseng et du gingembre dans le domaine sportif met en évidence
plusieurs lacunes et soulève des questions de recherche
importantes : Quels sont les effets de la supplémentation
combinée en ginseng et en gingembre sur les marqueurs de l'endurance
(par exemple, le temps jusqu'à l'épuisement, la consommation
maximale d'oxygène) ?, la combinaison de ces deux plantes est-elle
plus efficace que chaque plante individuellement pour réduire les DOMS
et améliorer la récupération de la force musculaire
après un exercice intense ?, Quels sont les dosages optimaux et les
ratios de ginseng et de gingembre pour obtenir des effets synergiques
bénéfiques chez les sportifs ?, Existe-t-il des interactions
pharmacocinétiques ou pharmacodynamiques entre les composés
actifs du ginseng et du gingembre qui pourraient influencer leur
efficacité combinée ?, Quels sont les effets à long
terme de la supplémentation combinée sur la performance, la
récupération et la santé globale des
athlètes ? Des études expérimentales, avec des
groupes témoins et des comparaisons avec des groupes recevant des
proportions différentes, sont nécessaires pour répondre
à ces questions et évaluer le véritable potentiel
synergique du ginseng et du gingembre pour optimiser l'endurance et la
récupération chez les sportifs.
CHAPITRE
II:
MATÉRIEL ET MÉTHODES
II.1. CADRE
EXPÉRIMENTAL
L'étude s'est déroulée à DANG
(Ngaoundéré 3ème), plus
précisément au campus de l'université, pendant la
période allant du 22 Mars 2025 au 25 Mai 2025. Notre échantillon
est constitué essentiellement des étudiants sportifs de
l'Université de Ngaoundéré qui préparaient le
Championnat Zonal Universitaire (CHAZU) de Maroua 2025. L'étude est de
nature expérimentale et de type longitudinal.
II.2. MATÉRIEL
II.2.1. PARTICIPANTS
L'étude a été menée sur les jeunes
sportif des deux sexes âgés de 18 ans à 30 ans. Quarante
sportifs, réparties en quatre groupes ont pris part à
l'expérimentation (tableau 1).
|
Sexes
|
Femmes
|
Hommes
|
|
Groupe 1 (1 g de ginseng +1 g de
gingembre)
|
05
|
05
|
|
Groupe 2 (1,5 g de ginseng + 0,5 g de
gingembre)
|
05
|
05
|
|
Groupe 3 (0,5 g de ginseng +1,5 g de
gingembre)
|
05
|
05
|
|
Groupe Témoin
|
05
|
05
|
|
Total
|
20
|
20
|
Tableau 1: Répartition des
participants dans les groupes en fonction du sexe
II.2.1.1. CRITÈRE
D'INCLUSION
Pour faire partie de notre
étude, les sujets doivent remplir les conditions suivantes :
- Volontaires ;
- Avoir signé le consentement
éclairé ;
- Avoir au moins 18 ans et au plus 30 ans ;
- Absence de grossesse pour les filles ;
- Ne prenant pas d'autres suppléments
ergogéniques ;
- Sans antécédents médicaux majeurs.
II.2.1.2. CRITÈRE D'EXCLUSION
Les participants exclus de
l'étude sont ceux :
- Atteint des maladies chroniques ;
- Ont des allergies connues au ginseng ou au
gingembre ;
- Ayant utilisation de médicaments pouvant
interférer ;
- Les filles enceintes ;
- N'avoir pas achevé le test.
II.2.2. VARIABLES DE L'ÉTUDE
Les variables de l'étude sont de deux ordres à
savoir :
- Les variables indépendantes ;
- Les variables dépendantes.
II.2.2.1. VARIABLES INDÉPENDANTES
Les variables indépendantes de l'étude sont le
type de supplémentation ou les différentes combinaisons de poudre
de ginseng et gingembre.
II.2.2.2. VARIABLES DÉPENDANTES
Les variables dépendantes sont : pression
artérielle, fréquence cardiaque, VO2 max, indice de
Ruffier-Dickson, taux d'hémoglobine, score DOMS.
II.3. INSTRUMENT OU
MATÉRIEL
Le matériel utilisé dans la réalisation
de l'étude est constitué d'un ensembled'instruments : Un
carnet de recueil des données qui a permis de consigner les
informationsconcernant les sujets (mesures anthropométriques,
paramètres hémodynamiques et biochimique). Ce sont :
· une toise rigide démontable, graduée
à l'échelle 1/10e de 0 à250 cm pour la mesure
de la stature ou de la taille ;

Photo 1: Toise (Fopeusse, 2009)
· Un pèse personne d'une capacité de pesage
de 1 à 150 kg en divisions de 200g a été utilisé
pour mesurer lamasse corporelle ;

Photo 2: Pèse personne
(photo de notre étude)
· Les paramètres hémodynamiques (pression
artérielle systolique et diastolique, fréquence cardiaque)
étaient mesurés au repos depuis 5 min au moins, sur le bras
gauche du sujet assis à l'aide d'un tensiomètre
électronique à brassard de marque OMRON M3 Plus (Health Care CO.
Ltd, Kyoto, Japon) homologué par l'OMS. Une PA = 140/90 mmHg
(OMS, 1999), était considérée comme pression
artérielle supérieure à la normale (PASN), étant
donné qu'une seule mesure ne peut pas permettre de déclarer un
sujet hypertendu ;


Photo 3: Tensiomètre
à brassard et à poignet (photo de notre étude)
· Un chronomètre à 100 temps de marque
SPEED a permisd'enregistrer les différents temps des flexions et de
récupérations pour passer au Test des flexions de Ruffier
Dickson(Mondenard,1987) ;

Photo 4: Chronomètre (photo
: moi-même)
· Un lecteur biochimique multifonctionnel de marque
Accu-Answer isaw,les bandellettes, les lancettes, le coton imbibé d'eau
de javel, les gants et la blouse ont servi pour la mesure du taux
d'hémoglobine sanguin ;

Photo 5: Lecteur multifonctionnel
de l'hémoglobine (photo de notre étude)
· Le robot-mixeur, les sachets infusette vides, une
balance de précision, des petites cuillères à glace pour
préparer les poudres de ginseng et de gingembre et mesurer 2 g dans
chaque sachet infusette ;


Poudre de ginseng et gingembre Sachets infusettes vide


Thé de ginseng et gingembre (2g) balance de
précision
Photo 6: poudres de ginseng et de
gingembre, les sachets infusette vides, une balance de précision (photo
de notre étude).
· Un questionnaire McGill sur la douleur : version
abrégée (SF-MPQ) pour évaluer les Douleurs Musculaires
à Début Retardé ou Delayed Onset Muscle Soreness (DOMS)
(confère annexe).
II.4. MÉTHODE
II.4.1. MESURE DES
PARAMÈTRES ANTHROPOMÉTRIQUES : LA TAILLE, MASSE CORPORELLE
ET L'INDICE DE MASSE CORPORELLE (IMC)
- Taille
Le participant se tenait debout sur la plateforme de la
toise, les talons, les fesses, le dos et l'arrière de la tête
touchaient une surface verticale. La tête était orientée de
sorte que le bord supérieur du méat de l'oreille externe et le
bord inférieur de l'orbite se situaient sur un plan horizontal (Plan de
Frankfort). Les mesures ont été exprimées en
centimètres (cm) avec une précision de 0,1 cm.
- Masse corporelle
La masse corporelle a été mesurée au
moyen d'un pèse personne précis à plus ou moins cent
gramme(150 Kg). Le sujet se met debout sur un pèse personne pieds nus,
le buste droit.la lecture des valeurs de la masse se fait directement sur le
cadrant et indiqué en Kilogramme (Kg), avec une précision de
l'ordre de 0,1 Kg.
- L'Indice de Masse Corporelle (IMC)
La masse corporelle et la taille permettent de calculer
l'indice de masse corporelle (IMC) selon laformule de (Pineau et
Arabi, 1996).
(E1) IMC (Kg/m2) = POIDS (kg) /
STATURE² (m)
On peut à partir de la taille debout, calculer le poids
idéal du sujet. C'est le poidsqu'un individu doit avoir compte tenu de
son âge et de sa taille, la formule est lasuivante :
(E2) Poids idéal =(Taille - 100) -
(Taille - 150) /4+ (Age- 20) /2
II.4.2. MESURE DES INDICATEURS DE
L'ENDURANCE
II.4.2.1. LES PARAMÈTRES HÉMODYNAMIQUES : LA
FRÉQUENCE CARDIAQUE ET LA PRESSION ARTÉRIELLE.
La pression artérielle nous renseigne sur l'état
du coeur et des vaisseaux sanguins périphériques. Au repos
après au moins 5 minutes, assit, allumer le tensiomètre
électronique et le placer sur le bras gauche du sujet ou sur le poignet
gauche, appuyer sur le bouton de démarrage. Les valeurs de la PAS et la
PAD ainsi que celle du pouls (FC) se lisent directement sur le cadrant du
tensiomètre. Les données prisent en compte sont ceux
réalisés au début et à la fin du programme. Les
valeurs de la tension artérielle (TA) ont été
exprimées en millimètre de mercure (mm Hg) et la FC en battement
par minute (batt/min).
II.4.2.2. LE TEST PRÉDICTIF DE L'ENDURANCE (TEST DE LUC
LEGER)
Le test de Luc Leger est un test physique qui permet de
déterminer la vitesse maximale aérobie (VMA)et d'estimer
d'après celle-ci la consommation maximale d'oxygène (VO2
max). Il a été créé par le Dr. LucLeger,
docteur d'état canadien et enseignant à l'Université de
Montréal.Il est utilisé dans le domaine sportif, scolaire
(éducation physique et sportive) et dans les tests de l'arméeet
autres corporations d'Etat : sapeur-pompiers, police, gendarmerie, etc.
Déroulement : Il consiste à
effectuer des allers retours jusqu'à épuisement entre deux
lignesespacées de 20 mètres à une allure croissante de 0,5
km/h par paliers d'une minute. Les vitesses sont régléesau moyen
d'une bande sonore émettant des sons à intervalles
réguliers. L'épreuve commence lentement aupalier 1 qui correspond
à 8km/h pendant les deux premières minutes. La vitesse augmente
progressivement de 0,5 km/h toutes les minutes. Lescandidats sont
évalués entre le palier 1 et le palier 14 (15km/h). Le sportif
est disqualifié à deux pas de la ligne quand il n'est plus
capable de suivre le rythme imposé par le bip sonore.
Le VO2 max est obtenue en lisant sur le tableau des
paliers ou par la formule :
(E3) VO2max = 14,49 2,143 VMA +
0,00324 VMA
II.4.3. MESURE DES INDICATEURS DE
LA RÉCUPÉRATION
II.4.3.1. PARAMÈTRE
BIOCHIMIQUE (TAUX D'HÉMOGLOBINE)
Le taux d'hémoglobine a été pris par un
lecteur multifonction. Le doigt du participant a été
nettoyé par du coton imbibé et piqué à l'aide d'une
lancette armée dans un petit instrument lanceur. Une goutte de sang a
été déposée sur la partie réactive de la
bandelette préalablement insérée dans un
refractomètre, la teneur en hémoglobine a été lue
sur le cadrant en gramme par décilitre (g/dl) et noté dans la
fiche des collectes des données. Les valeurs normales
d'hémoglobine chez les sportifs varient selon l'âge, le sexe et le
type d'exercice pratiqué, mais en général, les valeurs
cibles pour les athlètes sont comprises entre 13,5 et 17,5 g/dl pour les
hommes et entre 12 et 16 g/dl pour les femmes.
II.4.3.2. TEST DES FLEXIONS
RUFFIER-DICKSON
Le test de Ruffier est appelé test des flexions sur les
jambes ou indice de résistance du coeur. Tout exercice énergique
exige du coeur un effort parallèle qui se traduit par une
accélération du pouls. Le même exercice déterminera
une faible accélération de courte durée si le coeur est
puissant, une accélération considérable et persistante si
le coeur n'est pas adapté à l'effort.
Déroulement :
- faire asseoir le sujet, attendre deux minutes, puis compter
le pouls pendant 15 secondes (on multiplie par quatre pour avoir le chiffre
à la minute). On obtient un premier chiffre. C'est Pl
;
- faire effectuer 30 flexions sur les membres
inférieurs en 45 secondes au rythme d'un
métronome (les talons
restant fixés au sol). Aussitôt ces flexions terminées,
compter à
nouveau le pouls pendant 15 secondes. C'est
P2 ;
- après une minute de repos assis, nouvelle prise du
pouls pendant 15 secondes. C'est P3.

Figure 7: Récapitulatif du
test des trente flexions (J.-P. de Mondenard,1987)
Qualité physique évaluée :
Indice de récupération
Pour tester la capacité à
récupérer après un effort. Cela nous permet de mieux
connaitre l'état de forme en se basant sur les variations de
fréquence cardiaque à la suite d'un exercice de musculation
très connu et très facile, l'air squat ou squat au poids de
corps.
Grille de lecture des résultats :
(E4) Indice Ruffier = (P1 + P2 + P3) - 200 /
10
(E5) Indice Dickson = ((P2-70) + 2(P3-P1))
/10
L'indice de DICKSON est bien plus fiable que l'indice de
RUFFIER car si un sujet est un peu trop émotif il peut avoir une
fréquence cardiaque de repos (P1) trop rapide, son indice sera
dès le départ un peu tronqué et son score sera peu
favorable. Cet indice permet de comprendre au moins 2 notions :
- Les sportifs ayant un bon entraînement ont un rythme
cardiaque au repos qui ralentit au fil des mois ce qui est un gage de
longévité.
- Les personnes ayant spontanément une fréquence
cardiaque basse sont avantagées et présentent une meilleure
aptitude à l'effort.
Indice de Ruffier
§ Indice < 0 = très bonne adaptation à
l'effort ;
§ 0 < indice < 5 = bonne adaptation à
l'effort ;
§ 5 < indice < 10 = adaptation à l'effort
moyenne ;
§ 10 < indice < 15 = adaptation à l'effort
insuffisante 15 < indice = mauvaise adaptation à l'effort.
Indice de Dickson
§ Indice < 0 = excellent ;
§ 0 à 2 = très bon ;
§ 2 à 4 = bon et 4 à 6 = moyen.
II.4.3.3. LE QUESTIONNAIRE MCGILL
SUR LA DOULEUR : VERSION ABRÉGÉE (SF-MPQ) POUR
ÉVALUER LES DOMS.
Le Questionnaire de la douleur de McGill simplifié
(Short-Form McGill Pain Questionnaire - SF-MPQ) est une version
abrégée du McGill Pain Questionnaire (MPQ), un outil largement
utilisé pour évaluer la douleur chez les patients. Il a
été développé pour mesurer l'intensité et la
qualité de la douleur de manière rapide et efficace.
Structure du SF-MPQ :
Il comprend trois principales composantes :
· Descripteurs sensoriels et affectifs de la
douleur
Une liste de 15 adjectifs décrivant la douleur : 11
pour les aspects sensoriels (ex. lancinante, brûlante, aiguë), 4
pour les aspects affectifs (ex. fatigante, pénible). Chaque adjectif est
noté sur une échelle de 0 à 3 : 0 = Absence de
douleur ; 1 = Légère ;2 = Modérée ;3
= Sévère ou forte.
Interprétation :
§ Score minimum : 0 Pas de douleur ;
§ Score maximum : 45 Douleur très intense.
Plus le score est élevé, plus la douleur est
intense et multidimensionnelle.
Une prédominance des scores sensoriels indique une
douleur physiologique (ex. neuropathie, inflammation).
Une prédominance des scores affectifs indique une
douleur avec un impact émotionnel important (ex. douleur chronique avec
anxiété).
· Échelle visuelle analogique (EVA) ou
Échelle numérique
L'intensité de la douleur est notée sur une
échelle de 0 à 10 ou échelle analogique de 10 cm. Elle
Permet de quantifier l'intensité subjective de la douleur actuelle.
Interprétation :
§ 0-3 : Douleur faible ;
§ 4-6 : Douleur modérée ;
§ 7-10 : Douleur sévère ou
insupportable.
· Indice d'intensité de la douleur
actuelle (PPI - Present Pain Intensity Index)
Une évaluation de l'intensité de la douleur sur
une échelle de 0 à 5 : 0 = Absence, 1 = Légère, 2 =
Inconfortable, 3 = Douloureuse, 4 = Très douloureuse,
5 = Insupportable.
Interprétation :
Une valeur =3 indique une douleur cliniquement significative,
nécessitant une prise en charge.
II.4.4. PRÉPARATION DES POUDRES DE GINSENG ET DE
GINGEMBRE
Nous récoltons les racines épaisses de ginseng
et gingembre frais à maturité. Le Nettoyage consiste à
lavez soigneusement les racines de gingembre sous l'eau froide pour enlever
toute la terre sans les éplucher si la peau est fine et propre, car une
grande partie des nutriments se trouve juste sous la peau. Brosser
délicatement les racines de ginseng avec une brosse douce sous l'eau
courante pour enlever toute la terre. Il faut être très minutieux
car le ginseng a souvent de nombreux petits filaments et ne pas les tremper
trop longtemps.
Coupez les racines en tranches très fines et uniformes.
Plus les tranches sont fines, plus le processus de séchage sera rapide
et efficace.
Le Séchage été à l'air libre
puisque le climat était très sec et ensoleillé. Les
tranches sont disposées sur un tissu propre dans un endroit sec, bien
ventilé etProtégé de la poussière pendant plusieurs
jours.
Une fois les tranches de gingembre et de ginseng
complètement sèches et cassantes, elles sont
écrasées par un robot mixeur, puis tamisé jusqu'à
l'obtention de la poudre fine. Les poudres ont été
mélangées à différente proportion (1,5g+0,5g ;
1g+1g ; 0,5g+1,5g) puis mis dans les sachets infusette (2g) pour obtenir
les sachets infusette du the du ginseng et du gingembre. Ces sachets sont
stockés dans des bocaux en verre hermétiques et conservés
dans un endroit frais, sec et à l'abri de la lumière directe du
soleil.
Découpage
Séchage à l'ombre pendant
Broyage
Tamisage
Récolte des racines
Nettoyage
Poudre de ginseng ou de gingembre
Conditionnement
Figure 8: schéma
récapitulatif du procédé d'obtention de la poudre de
ginseng et du gingembre.
II.5. PROTOCOLE EXPÉRIMENTAL
Groupes de Supplémentation (Dosage Quotidien sur 2
mois)
ü Groupe A (Ginseng 1g + Gingembre 1g) : 2g de
mélange par jour ;
ü Groupe B (Ginseng 1.5g + Gingembre 0.5g) : 2g de
mélange par jour ;
ü Groupe C (Ginseng 0.5g + Gingembre 1.5g) : 2g de
mélange par jour ;
ü Groupe D (Témoin) : Placebo
Durée de l'intervention
Deux mois de supplémentation quotidienne.
Protocole de Mesures
Ce jour est marqué par la présentation du sujet
et de l'objectifs de la recherche, suivis des échanges et les conseils
essentiels. Chaque participant doit lire sa fiche de consentement
éclairé avant de s'engager.
Mesures Initiales (Jour 0 - Avant le début de
la supplémentation)
- Données anthropométriques : Âge, sexe,
taille, poids, niveau d'activité physique habituel.
- Paramètres Hémodynamiques : Mesure de la
pression artérielle (systolique et diastolique) et de la
fréquence cardiaque au repos.
- Performance Cardiorespiratoire : Réalisation d'un
test VO2 max (le Luc Leger) et du Test de Ruffier-Dickson (calcul de
l'indice de récupération cardiaque).
- Marqueur Sanguin : Prélèvement sanguin pour
mesurer le taux d'hémoglobine.
- Perception Subjective : Administration du questionnaire DOMS
(Delayed Onset Muscle Soreness) pour évaluer les douleurs musculaires
éventuelles au repos.
Intervention finale (Jour 1 à Jour
60)
- Les participants prendront la dose assignée de leur
supplément ou du placebo quotidiennement.
- Un journal de bord simple sera tenu par les participants
pour noter la prise quotidienne et tout effet indésirable
perçu.
Mesures Finales (Jour 60 - Après 2 mois de
supplémentation)
La prise des paramètres et les tests se sont
passés dans la même condition que le début de
l'étude.
Répétition de toutes les mesures prises au Jour
0 :
- Paramètres anthropométriques ;
- Paramètres hémodynamiques ;
- Test de Luc Leger ;
- Test de Ruffier-Dickson ;
- Prélèvement sanguin pour le taux
d'hémoglobine ;
- Questionnaire DOMS.
II.6. ANALYSE STATISTIQUE
Pour l'analyse des résultats, nous avons utilisé
GraphPad Prism 9. Les données ont été
présentées sous forme de Moyenne #177; Ecart-type. Les
comparaisons ont été effectuées à partir du test
ANOVA. Les différences sont considérées comme
significatives à partir du seuil P<0,05. Elles sont
interprétées ainsi qu'il suit :
ü Si P>0,05 : la différence n'est
pas significative ;
ü Si P<0,05 : la différence est
significative* ;
ü Si P<0,01 : la différence est
très significative**;
ü Si P<0,001 : la différence est
hautement significative*** ;
CHAPITRE III :
RÉSULTATS ET
DISCUSSION
III.1. RÉSULTATS
III.1.1. RÉPARTITION DES
PARTICIPANTS EN FONCTION DE L'ÂGE
Les résultats concernant l'âge au début de
l'étude, n'ont pas révélé de différence
statistiquement significative (test ANOVA, p > 0,05)
entre les groupes (Groupe 1 : 21,90 #177; 1,72 ans ; Groupe 2 : 22,60 #177;
2,41 ans ; Groupe 3 : 23,20 #177; 2,78 ans ; Groupe témoin : 23,40 #177;
3,20 ans) (figure 10). Cette homogénéité des groupes en
termes d'âge est important et permet de s'assurer que l'âge ne
constitue pas un facteur de confusion potentiel. Ainsi, toute différence
observée ultérieurement entre les groupes sur d'autres variables
pourra être attribuée avec une plus grande confiance aux effets de
l'intervention ou aux caractéristiques spécifiques des groupes,
plutôt qu'à des disparités démographiques initiales
liées à l'âge.

Figure
9: Age des participants en fonction des groupes.
III.1.2. PARAMÈTRE ANTHROPOMÉTRIQUE
III.1.2.1. INDICE DE MASSE CORPORELLE (IMC)
Le tableau 2 présente le résultat des Indices de
Masse Corporelle (IMC) au début du traitement. Aucune différence
statistiquement significative (test ANOVA, p > 0,05) n'a été
observée entre les groupes. Ces résultats démontrent que
les groupes étaient homogènes et comparables quant à leur
statut pondéral initial.
Tableau 2: IMC des différents
groupes au début de l'étude.
|
Groupe témoin
|
Groupe 1 (1 g de P.ginseng+1 g de Z.
officinale )
|
Groupe 2(1,5 g de P.ginseng+0,5g de Z.
officinale)
|
Groupe 3 (g de P.ginseng+1g de Z. officinale
)
|
|
IMC (Kg/m2)
|
22,41#177;3,044
|
20,69#177;2,295; ns
|
22,14#177;2,455; ns
|
20,92#177;2,144; ns
|
Ns :non significative
À la fin de la période de l'étude (figure
10), l'analyse statistique de l'Indice de Masse Corporelle (IMC) a
révélé une différence significative
(p<0,5) uniquement entre le Groupe 1 (19,85#177;2,25
kg/m2) et le groupe témoin (22,48#177;2,15 kg/m2).
Le taux de variation intra-groupe TG1=4,06 . En revanche,
aucune différence statistiquement significative n'a été
observée entre le groupe témoin et le Groupe 2 (21,74#177;1,96
kg/m2) ou le Groupe 3 (20,78 #177; 2,39 kg/m2) où
p>0,5.

Figure 10 : IMC des
différents groupes à la fin de l'étude.
III.1.3. PARAMÈTRE HÉMODYNAMIQUES
III.1.3.1. PRESSION ARTÉRIELLE
SYSTOLIQUE (PAS) DES PARTICIPANTS
L'analyse de la PAS au début de l'étude (tableau
3) a révélé l'absence de différence significative
entre les groupes étudiés (p?>?0,05).
Tableau 3:Pression artérielle
systolique des différents groupes au début de l'étude.
|
Groupe témoin
|
Groupe 1 (1 g de P.ginseng+1 g de Z.
officinale )
|
Groupe 2 (1,5 g de P. ginseng+0,5g de Z.
officinale)
|
Groupe 3 (g de P. ginseng+1g de Z.
officinale )
|
|
PAS (mmHg)
|
137,4#177;13,47
|
124,1#177;?22,96; ns
|
138,7?#177;?17,26; ns
|
120,4?#177;?17,31; ns
|
Ns :non significative
À la fin de l'étude (figure 11), les analyses
de la pression artérielle systolique (PAS) ne montrent pas de
différence significative entre les groupes (p?>?0,05). Les moyennes
enregistrées étaient relativement proches, soit groupe 1
(125.5#177;13.86 mmHg), groupe 2 (124.0#177;13.27 mmHg), groupe 3 (121,3 #177;
17,08 mmHg) et 127,4 #177; 13,77 mmHg pour le groupe témoin.

Figure 11: Pression
artérielle systolique des différents groupes à la fin de
l'étude.
III.1.3.2. PRESSION ARTÉRIELLE DIASTOLIQUE (PAD) DES
PARTICIPANTS
Le tableau 4 présente l'analyse de la pression
artérielle diastolique (PAD) au début de l'étude et n'a
révélé aucune différence statistiquement
significative entre les groupes étudiés (p > 0,05). Bien que
les valeurs moyennes variaient de 80,10 #177; 18,27 mmHg à 97,50 #177;
14,99 mmHg, ces écarts n'étaient pas suffisants pour conclure
à une disparité initiale.
Tableau 4: Pression artérielle
diastolique des différents groupes au début de l'étude.
|
Groupe témoin
|
Groupe 1 (1 g de P.ginseng+1 g de Z.
officinale )
|
Groupe 2 (1,5 g de P. ginseng+0,5g de Z.
officinale)
|
Groupe 3 (g de P. ginseng+1g de Z.
officinale )
|
|
PAD (mmHg)
|
93.40#177;13.16
|
86.30#177;9.381; ns
|
97.50#177;14.99; ns
|
80.10#177;18.27; ns
|
Ns :non significative
L'analyse de la pression artérielle diastolique (PAD)
après intervention (figure 12) n'a pas montré de
différence statistiquement significative entre les groupes
(p>0,05). Les moyennes observées sont : Groupe 1
(78,30#177;9,04 mmHg), Groupe 2 (85,50#177;11,53 mmHg), Groupe 3
(80,30#177;11,18 mmHg), et Groupe témoin (86,80#177;8,80 mmHg).

Figure 12: Pression
artérielle diastolique des différents groupes à la fin de
l'étude.
III.1.3.3. FRÉQUENCE CARDIAQUE DE REPOS (FCR) DES
PARTICIPANTS
L'analyse de la fréquence cardiaque au repos (FCR) en
début de l'étude dans le tableau 5, ne révèle
aucune différence significative entre les groupes (p>0,05).
Tableau 5:Fréquence cardiaque
de repos des différents groupes au début de
l'expérimentation.
|
Groupe témoin
|
Groupe 1 (1 g de P.ginseng+1 g de Z.
officinale )
|
Groupe 2 (1,5 g de P. ginseng+0,5g de Z.
officinale)
|
Groupe 3 (g de P. ginseng+1g de Z.
officinale )
|
|
FCR (batt/mim)
|
89,50#177;15,20
|
83,40#177;9,43; ns
|
78,50#177;16,47; ns
|
80,80#177;21,30; ns
|
Ns :non significative
À la fin de l'étude (figure 13), ANOVA a
révélé une différence très significative
(p<0,01) du Groupe 1 avec un taux de variation
TG1=21,70, ainsi qu'une différence significative
(p<0,05) en Groupe 2, soit un taux de variation
TG2=12,50. Les sujets des Groupes 1 et 2 ont
présenté une FCR moyenne réduite respectivement à
65,30#177;3,86 bpm et 70,70#177;13,44 bpm, comparativement au Groupe
témoin (84,20#177;13,77 bpm).?Par contre le groupe 3 (73,70#177;9,87
bpm) ne présente pas de différence significative avec le groupe
témoin.

Figure 13:fréquence
cardiaque de repos à la fin du traitement des différents
groupes.
III.1.4. INDICE DE RÉCUPÉRATION DE
RUFFIER-DICKSON
L'analyse de l'Indice de Récupération de Ruffier
au début de l'étude (tableau 6) a mis en évidence une
hétérogénéité significative entre certains
groupes. L'ANOVA n'a révélé aucune différence
statistiquement significative entre le Groupe 1 (14,03 #177; 4,59) et le Groupe
Témoin (15,14 #177; 3,06), suggérant une comparabilité de
leurs capacités de récupération au début du
protocole. Cependant, des différences significatives ont
été observées entre le Groupe 2 (9,70 #177; 5,22) et le
Groupe Témoin, ainsi qu'entre le Groupe 3 (10,34 #177; 3,16) et le
Groupe Témoin. Cette différence initiale devra être prise
en compte dans l'interprétation des effets post-interventionnels, afin
de déterminer l'impact réel des interventions sur
la récupération.
Tableau 6:Indice de
récupération de Ruffier des différents groupes au
début de l'étude.
|
Groupe témoin
|
Groupe 1 (1 g de P.ginseng+1 g de Z.
officinale )
|
Groupe 2 (1,5 g de P. ginseng+0,5g de Z.
officinale)
|
Groupe 3 (g de P. ginseng+1g de Z.
officinale )
|
|
IRR
|
15,14#177;3,06
|
14,03#177;4,59; ns
|
9,70#177;5,22 *
|
10,34#177;3,16 *
|
Ns :non significative ; * : différence est
significative
À la fin de l'étude (figure 14), l'analyse des
données de l'Indice de Récupération de Ruffier a
révélé des améliorations significatives au sein des
groupes d'intervention. Le Groupe 1, avec une moyenne finale de 7,98 #177;
2,16, a montré une différence statistiquement significative par
rapport au Groupe Témoin (11,53 #177; 4,34), avec un taux de variation
TG1=43,12. Par ailleurs, des améliorations hautement
significatives ont été observées au Groupes 2
(4,74#177;2,33) et 3 (6,14#177;1,21), avec TG2=51,09 et
TG 3=40,61,. Les moyennes finales remarquablement
basses de ces groupes, témoignent d'une très forte
amélioration de leur Indice de Ruffier, indiquant une
récupération cardiovasculaire nettement supérieure.
L'ensemble de ces résultats indique que toutes les interventions
étudiées ont eu un effet positif sur l'Indice de Ruffier, avec
des effets particulièrement prononcés dans les Groupes 2 et 3.

Figure 14:Indice de
Récupération de Ruffier des différents groupes à la
fin de l'étude.
III.1.5. LE VO2 MAX
Le tableau 7 présente les résultats de l'analyse
du VO2 max au début de l'étude. Aucune
différence significative n'est observée (p>0,05). Les
moyennes de VO2 max pour chaque groupe sont de 43,70#177;8,37
ml/kg/min pour le Groupe 1 ; 43,99#177;7,46 ml/kg/min pour le Groupe
2 ; 43,40#177;9,50 ml/kg/min pour le Groupe 3 et 40,40#177;5,51 ml/kg/min
pour le Groupe témoin. Cela suggère que les groupes sont
comparables en termes de capacité aérobie au début du
traitement, ce qui est important pour la validité interne de
l'étude.
Tableau 7:Volume maximal
d'oxygène des différents groupes au de l'étude.
|
Groupe témoin
|
Groupe 1
(1 g de P.ginseng+1 g de Z. officinale
)
|
Groupe 2
(1,5 g de P. ginseng+0,5g de Z.
officinale)
|
Groupe 3
(0,5g de P. ginseng+1,5g de Z. officinale
)
|
|
VO2 max ( ml/Kg/min
|
40,40#177;5,51
|
43,70#177;8,37; ns
|
43,99#177;7,46 ; ns
|
43,40#177;9,50 ; ns
|
Ns :non significative.
À la fin de la période d'intervention, une
évaluation finale du VO2 max a été
réalisée pour tous les groupes (figure 15). L'analyse a
révélé une différence significative de VO2
max entre le groupe 1 et le groupe témoin.Le VO2 max
moyenne du groupe 1 était de 48,90#177;,31 mL/kg/min ; ce
qui était significativement plus élevé
(p<0,05) que celle du groupe témoin
(38,00#177;6,89 mL/kg/min), son taux de variation est TG1=11,17. À l'inverse, le
groupes 2 (46,40#177;10,79 mL/kg/min) et groupe 3
(46,69#177;6,80 mL/kg/min) ont également présenté des
valeurs moyennes de VO2 max supérieures à celles du
groupe témoin (38,00#177;6,89 mL/kg/min), le test ANOVA a indiqué
que ces différences n'étaient pas statistiquement significatives
(p>0,05) par rapport au groupe témoin.

Figure 15:Volume maximal
d'oxygène des différents groupes à la fin de
l'étude.
III.1.6.
PARAMÈTRE BIOCHIMIQUES
III.1.6.1. TAUX D'HÉMOGLOBINE DES PARTICIPANTS
Avant le début des interventions expérimentales,
les taux d'hémoglobine de base ont été
évalués chez tous les participants et soumis à une analyse
de variance (ANOVA) afin d'assurer la comparabilité des groupes. Les
résultats (tableau 8) n'ont indiqué aucune différence
statistiquement significative dans la concentration moyenne
d'hémoglobine entre les Groupes (p >0,05). Cette
constatation confirme l'homogénéité des groupes à
la ligne de base en ce qui concerne les taux d'hémoglobine. Cette
comparabilité initiale renforce la validité interne de
l'étude, permettant une plus grande confiance dans l'attribution de
toute modification post-intervention des taux d'hémoglobine aux produit
spécifiques administrés.
Tableau 8:Taux d'hémoglobine
au début de l'étude dans les différents groupes.
|
Groupe témoin
|
Groupe 1 (1 g de P.ginseng+1 g de Z.
officinale )
|
Groupe 2 (1,5 g de P. ginseng+0,5g de Z.
officinale)
|
Groupe 3 (g de P. ginseng+1g de Z.
officinale )
|
|
Taux d'hémoglobine (g/dl)
|
13,50#177;1,74
|
12,74#177;2,02; ns
|
13,60#177;1,46; ns
|
13,29#177;1,71; ns
|
Ns :non significative.
La figure 16 montre les taux d'hémoglobine
réévalués en fin de période d'étude. Les
analyses ont révélé une différence statistiquement
significative d'hémoglobine dans le Groupe 1. Le Groupe 1 a
montré un taux d'hémoglobine moyen de 14,50#177;1,32 g/dL, ce qui
était significativement plus élevé (p<0,05),
réalisant un taux de variation intra-groupe de
TG1=13,82. Le Groupe témoin présente une
moyenne de 12,78#177;0,94 g/dL.
En revanche, les Groupes 2 (13,98#177;1,80 g/dL) et 3
(13,56#177;1,87 g/dL) ne présentent pas de différence (p >
0,05), bien qu'ils aient également été
numériquement plus élevés que celui du Groupe
témoin.

Figure 16:Taux d'hémoglobine
à la fin de l'étude dans les différents groupes.
III.1.7. SCORES DOMS DES PARTICIPANTS
III.1.7.1. SCORE TOTAL DES
DESCRIPTEURS DE DOULEUR SENSORIELLES ET AFFECTIVES (DDSA) DES PARTICIPANTS
Le tableau 9 présente les scores des descripteurs de la
douleur sensorielle et affective au début de l'étude. Les
résultats ont indiqué l'absence de différence
statistiquement significative (p > 0,05) dans les scores moyens de
douleur des Groupe 1,2,3 et le groupe témoin.
Tableau 9:Score des descripteurs de
douleur sensorielles et affectives (DDSA) au début.
|
Groupe témoin
|
Groupe 1 (1 g de P.ginseng+1 g de Z.
officinale )
|
Groupe 2 (1,5 g de P. ginseng+0,5g de Z.
officinale)
|
Groupe 3 (g de P. ginseng+1g de Z.
officinale )
|
|
Scores DDSA
|
14,40#177;7,01
|
17,60#177;8,12; ns
|
17,10#177;9,15 ; ns
|
23,00#177;6,94 ; ns
|
Ns :non significative.
A l'issue de la période d'étude, une nouvelle
évaluation des scores des descripteurs de douleur sensorielle et
affective a été réalisée. Les analyses ont
révélé des effets différentiels des interventions
(figure 17). Plus précisément, une différence
statistiquement significative a été observée entre le
Groupe 1 et le Groupe témoin. Le score moyen du Groupe 1 s'est
établi à 7,30#177;2,26, ce qui est significativement
inférieur (p<0,05) au score moyen du Groupe témoin,
qui était de 11,00 #177;2,62 ; réalisant un taux de
variation TG1=58,52 . En revanche, bien que les scores
moyens des Groupes 2 (8,70#177;3,88) et 3 (7,80#177;3,67) aient
également montré une diminution par rapport à leur ligne
de base et soient numériquement inférieurs à celui du
Groupe témoin, l'analyse statistique n'a pas révélé
de différences significatives (p>0,05) lorsque
comparés au Groupe témoin.

Figure 17:Scores des descripteurs
de douleur sensoriels des participants en fin d'étude.
III.1.7.2. SCORES DE L'ÉCHELLE
VISUELLE ANALOGIQUE (EVA) DES PARTICIPANTS
Au commencement de l'étude, les niveaux de douleur des
participants ont été évalués à l'aide de
l'Échelle Visuelle Analogique (EVA). Le tableau 10, présente les
résultats de l'analyse de variance des scores initiaux entre les
groupes. Les résultats ont révélé l'absence de
différence statistiquement significative (p>0,05) aux scores
moyens de l'EVA entre le Groupe témoin et les autres groupes.
Tableau 10:Score de l'échelle
visuelle analogique des participants au début de l'étude.
|
Groupe témoin
|
Groupe 1 (1 g de P.ginseng+1 g de Z.
officinale )
|
Groupe 2 (1,5 g de P. ginseng+0,5g de Z.
officinale)
|
Groupe 3 (g de P. ginseng+1g de Z.
officinale )
|
|
Scores EVA
|
6,70#177;0,91
|
5,50#177;1,58; ns
|
5,90#177;1,44 ; ns
|
6,70#177;1,70; ns
|
Ns :non significative.
À la fin de l'étude une évaluation
finale des niveaux de douleur a été encore réalisée
à l'aide de l'Échelle Visuelle Analogique (EVA). L'ANOVA a
révélé une différence hautement significative p
< 0,001 de EVA entre les groupes (figure 18). Les scores moyens d'EVA
étaient de 2,00#177;0,66 pour le Groupe 1 ; 1,90#177;0,73 pour le
Groupe 2 ; et 1,60#177;0,69 pour le Groupe 3. En comparaison, le Groupe
témoin présentait un score moyen significativement plus
élevé de 3,70#177;0,94. Ces résultats démontrent
collectivement que toutes les interventions expérimentales (Groupes 1, 2
et 3) ont conduit à une réduction hautement significative de la
douleur perçue par rapport au groupe contrôle. Soit un taux de
variation intra-groupe de TG1=63,63 ;
TG2=63,63 et
TG3=63,63 respectivement.

Figure 18:Score de l'échelle
visuelle analogique des participants à la fin de l'étude.
III.1.7.3. INDICE D'INTENSITÉ
DE LA DOULEUR ACTUELLE OU PRESENT PAIN INTENSITY INDEX (PPI) DES
PARTICIPANTS
Le tableau 11 présente l'Indice d'intensité de
la douleur actuelle (PPI) des participants au début de l'étude,
afin de s'assurer de la comparabilité des groupes. Une analyse de
variance (ANOVA) a été menée sur ces scores de base. Les
résultats ont indiqué l'absence de différence
statistiquement significative dans les scores moyens de PPI entre le Groupe 1
(1,10#177;0,56), le Groupe 2 (1,70#177;0,48), le Groupe 3 (1,80#177;0,63) et le
Groupe témoin (1,70#177;0,48) ; p>0,05.
Tableau 11:Indice d'intensité
de la douleur actuelle (PPI)des groupes au début de l'étude.
|
Groupe témoin
|
Groupe 1 (1 g de P.ginseng+1 g de Z.
officinale )
|
Groupe 2 (1,5 g de P. ginseng+0,5g de Z.
officinale)
|
Groupe 3 (g de P. ginseng+1g de Z.
officinale )
|
|
PPI
|
1,70#177;0,48
|
1,10#177;0,56; ns
|
1,70#177;0,48 ; ns
|
1,80#177;0,63; ns
|
Ns :non significative.
À la fin de la période d'étude,
l'intensité de la douleur actuelle des participants a été
réévaluée au moyen de l'Indice d'intensité de la
douleur actuelle (PPI). L'analyse de variance (ANOVA) a
révélé une différence hautement significative
(p<0,001) dans les scores moyens de PPI entre les groupes (figure
19). Les scores moyens de PPI étaient de 2,00#177;0,66 pour le Groupe
1 ; 1,90#177;0,73 pour le Groupe 2 ; et 1,60#177;0,69 pour le Groupe
3. En contraste marqué, le Groupe témoin présentait un
score moyen significativement plus élevé de 3,70#177;0,94. Les
taux de variation intra-groupe de G1,G2,G3 sont
TG1=81,81 ; TG2=11,76 et
TG3=11,11 respectivement.

Figure 19:Indice d'intensité
de la douleur actuelle des groupes à la fin de l'étude.
III.2. DISCUSSION
Notre étude examine les effets combinés de
l'utilisation du ginseng et du gingembre sur l'endurance physique et la
récupération chez les sportifs repartis en quatre groupes :
trois groupes consommant régulièrement le mélange de
poudre du ginseng et du gingembre à des proportions différentes
et un groupe témoin.
Les résultats obtenus après deux mois
d'étude montrent une différence significative de l'IMC
(p<0,05) entre les groupes 1 (19,85?#177;?2,25) et le groupe
témoin (22,48?#177;?2,15). Tandis qu'aucune différence notable
n'est observée entre les autres groupes et le témoin. Cette
différence significative montre que la combinaison
équilibrée de ginseng et gingembre (1 g/1 g) a eu un effet
mesurable sur la réduction de l'IMC. Ces résultats concordent
à ceux de (Maharlouei et al.,2019 ; Lee et al.,
2013) qui suggèrent que la consommation de gingembre et de ginseng
entraîne à une diminution significative de l'IMC et de
l'obésité. Bien que l'IMC reste dans des valeurs
considérées comme normales pour l'ensemble des groupes, cette
diminution relative dans le Groupe 1 pourrait refléter une
amélioration de la composition corporelle, une optimisation de
l'utilisation des substrats énergétiques pendant l'effort, ou un
effet synergique équilibré des deux extraits
végétaux, maximisant la dépense énergétique
ou la régulation du métabolisme. D'un point de vue physiologique,
cela renforce l'idée que le ratio 1 /1 pourrait être le plus
efficace pour obtenir un impact modéré sur la régulation
du poids ou la composition corporelle, sans compromettre les performances ni
induire de déséquilibre nutritionnel.
L'évaluation de la Pression Artérielle
Systolique (PAS) et Diastolique (PAD) n'a révélé aucune
différence statistiquement significative entre les groupes
(p>0,05), malgré des combinaisons différentes de
ginseng et de gingembre administrées aux sportifs. Ces résultats
ne corroborent pas aux travaux réalisés par Ojulari et
al. (2014), qui stipulent que l'extrait de gingembre entraînait une
diminution significative de la PAS et PAD chez des humains, mais corroborent
aux travaux de PubMed (2013), qui suggèrent que le ginseng peut
normaliser la pression artérielle, la baissant si elle est
élevée et la ramenant à des niveaux normaux si elle est
basse. Cette stabilité de la tension artérielle pourrait
refléter une bonne tolérance cardiovasculaire des
suppléments chez les sujets, ce qui est important dans le contexte
sportif, où le maintien d'une fonction hémodynamique stable est
essentiel à la performance et à la récupération.
Sur le plan physiologique, bien que certaines études attribuent au
ginseng des effets modulateurs de la pression artérielle via des
mécanismes adaptogènes, l'absence de variation significative dans
ce travail suggère que les doses administrées, la durée de
l'intervention ou les caractéristiques des sujets (niveau
d'entraînement, état de santé) n'étaient pas
suffisants pour générer un effet hémodynamique
détectable. L'hypothèse d'un effet hypotenseur potentiel de ces
substances ne se vérifie donc pas dans ce contexte précis, ce qui
pourrait s'expliquer par plusieurs facteurs, tels que : la courte durée
d'intervention, la capacité d'adaptation cardiovasculaire des sujets
entraînés. Par conséquent, dans le cadre de cette
étude, les effets positifs potentiels du ginseng et du gingembre sur
l'endurance ou la récupération ne semblent pas liés
à une modification de la pression artérielle systolique, mais
pourraient plutôt être explorés via d'autres
paramètres (tels que la fréquence cardiaque, les performances
physiques ou la perception de l'effort).
La FCR a significativement diminué dans les Groupes 1
(65,30 #177; 3,86 bpm) où p<0,01 et Groupe 2 (70,70 #177;
13,44 bpm) avec p<0,05 comparé au Groupe témoin
(84,20 #177; 13,77 bpm). Ces résultats ne corroborent pas au
résultat obtenu par Ping et al. (2011) ; où
aucune différence statistique n'a été observé dans
sa population des sportifs. Ils laissent entendre que l'association de la
poudre de ginseng et gingembre favorise une baisse de la fréquence
cardiaque au repos, reflet d'une meilleure efficacité cardiovasculaire
et d'une amélioration de la récupération post-effort.
L'effet est dose-dépendant, puisque c'est la combinaison du groupe 1 qui
induit la plus forte réduction, tandis qu'un dosage moindre en ginseng
(Groupe 3) n'atteint pas une diminution statistiquement significative. Sur le
plan physiologique, cette bradycardie modérée au repos peut
résulter d'une augmentation du tonus vagal et/ou d'une
amélioration de la contractilité myocardique, deux
mécanismes souvent associés aux propriétés
adaptogènes du ginseng et aux effets anti-inflammatoires et antioxydants
du gingembre. Dans un contexte sportif, une FCR plus basse chez des
athlètes entraînés traduit généralement une
meilleure efficience cardiaque, permettant de soutenir un effort
prolongé et d'accélérer la récupération.
L'indice de Récupération de Ruffier (IRR)
à la fin de l'étude sont particulièrement
révélateurs des effets des combinaisons de ginseng et de
gingembre sur la récupération cardiovasculaire des sportifs. Des
différences hautement significatives (p<0,001) ont
été observées entre le Groupe témoin et les Groupes
2 (4,74#177;2,33) et Groupe 3 (6,16#177;1,21), et une différence
significative (p<0,05) entre le Groupe 1 (7,98#177;2,16) et le
Groupe témoin. Cela indique une amélioration marquée de la
capacité de récupération chez les athlètes
supplémentés.
L'Indice de Ruffier, un indicateur de la condition physique
générale et de la capacité de récupération
après un effort, est inversement proportionnel à cette
capacité : un indice plus faible signifie une meilleure
récupération. Le Groupe témoin présentait un IRR
moyen élevé de 11,53 #177; 4,34, suggérant une
récupération moins efficace. En contraste, tous les groupes
supplémentés ont montré une réduction notable de
cet indice.
Ces observations sont cohérentes avec les
propriétés connues du ginseng et du gingembre. Le ginseng est
reconnu comme un adaptogène, améliorant la capacité du
corps à s'adapter au stress physique et à l'effort. Ses
ginsénosides peuvent influencer la fonction cardiovasculaire, la
régulation du glucose et la production d'énergie, ce qui est
crucial pour une récupération rapide après l' exercice. Le
gingembre, avec ses propriétés anti-inflammatoires et
antioxydantes, peut aider à réduire les dommages musculaires
induits par l'exercice et l'inflammation, facilitant ainsi la
récupération physique. La synergie entre ces deux plantes
pourrait potentiellement amplifier ces effets individuels. La réduction
de l'Indice de Ruffier dans tous les groupes traités est une preuve
solide de l'efficacité de ces suppléments pour
accélérer la récupération chez les sportifs. Une
récupération améliorée permet aux athlètes
de s'entraîner plus fréquemment et avec une intensité
accrue, ce qui peut se traduire par une meilleure performance globale et une
diminution du risque de surentraînement ou de blessures. Cette
étude met en lumière le potentiel des combinaisons de ginseng et
de gingembre pour optimiser la récupération cardiovasculaire chez
les sportifs. Bien que le Groupe 2 ait affiché les résultats les
plus impressionnants, tous les ratios testés ont démontré
des bénéfices significatifs. Des recherches futures pourraient
approfondir les mécanismes physiologiques spécifiques par
lesquels ces suppléments améliorent la
récupération, ainsi que l'impact à long terme sur la
performance athlétique.
Le Groupe 1, ayant reçu 1 gramme de ginseng et 1 gramme
de gingembre, a atteint une moyenne de VO2 max de 48,90 #177; 7,31
ml/kg/min, ce qui est nettement et significativement supérieur au Groupe
Témoin (38,00 #177; 6,89 ml/kg/min). Ce résultat suggère
que la combinaison équilibrée des deux plantes, à ces
dosages, a un impact positif mesurable sur la capacité aérobie
des participants. Ce résultat s'explique d'une part, si on admet que le
ginseng est reconnu pour propriétés adaptogènes et son
potentiel à améliorer la performance physique. Ainsi, ses
principaux composés bioactifs, à savoir les ginsénosides,
sont connus pour influencer le métabolisme énergétique de
la mitochondrie, notamment en améliorant la production d'ATP et
l'efficacité de l'utilisation de l'oxygène au niveau cellulaire.
D'autre part, le gingembre, bien que plus connu pour ses
propriétés anti-inflammatoires et antioxydantes, pourrait
également jouer un rôle complémentaire en réduisant
le stress oxydatif et l'inflammation induits par l'exercice intense, ce qui
peut indirectement améliorer la capacité de l'organisme à
soutenir des efforts aérobies prolongés. Ces résultats
sont en accord avec les travaux de Ikeuchi et al. (2022), qui ont
montré l'effet significativement efficaces de ginseng sur
l'amélioration de l'endurance physique et ceux de Zymanskaet
al. (2024), Azizi, et al. (2018), des études humaines qui
ont montré une augmentation significative de VO2 max
après une supplémentation en ginseng. L'amélioration
significative du VO2 max dans le Groupe 1 suggère une
possible synergie entre le ginseng et le gingembre lorsque combinés
à parts égales. Cette synergie pourrait résulter de leurs
mécanismes d'action complémentaires : le ginseng optimisant la
production d'énergie et l'endurance, et le gingembre réduisant
les facteurs limitants comme l'inflammation et les dommages musculaires,
permettant ainsi une meilleure adaptation physiologique à l'effort.
L'absence de signification statistique observée chez G1 et G2, bien que
ces valeurs soient numériquement supérieures à celle du
Groupe Témoin, indique que ces formulations n'ont pas
entraîné d'amélioration suffisamment robuste et
cohérente pour être attribuée. Elle peut s'expliquer par le
dosage, de l'écart-type large observé au groupe G2.
Le résultat du taux d'hémoglobine
remarqué par une différence statistiquement significative entre
Le Groupe 1 (14,50 #177; 1,32 g/dL) et Groupe Témoin (12,78 #177; 0,94
g/dL), est une découverte importante car un taux d'hémoglobine
plus élevé est directement corrélé à une
meilleure capacité de transport de l'oxygène vers les muscles et
les tissus, ce qui est fondamental pour l'endurance physique, la
récupération et la performance aérobie. Ces
résultats concordent de ceux de Jeong et al. (2024) qui
stipulent que ginseng pourrait améliorer les niveaux
d'hémoglobine chez les adultes et ceux d'Al-Snafi, (2014), qui ont
constatés que le gingembre intervient dans la production
d'hémoglobine car riche en fer. Les Groupes 2 et 3 ont aussi des taux
d'hémoglobines supérieur à la moyenne de celui du Groupe
témoin nonobstant qu'ils soient insignifiant. Ces résultats
pourraient être expliqué dans la mesure où on admet les
études qui suggèrent que les ginsénosides peuvent stimuler
l'érythropoïèse dans la moelle osseuse ou améliorer
l'absorption du fer. En d'autre terme, une meilleure production de globules
rouges se traduit naturellement par une augmentation du taux
d'hémoglobine. De plus, les effets antifatigue et adaptogènes du
ginseng pourraient indirectement soutenir la fonction
hématopoïétique en réduisant le stress oxydatif
général de l'organisme. Les propriétés
antioxydantes et anti-inflammatoires du gingembre auraient jouer un rôle
de soutien, améliorant la circulation sanguine, ce qui pourrait
optimiser la livraison d'oxygène. Ainsi donc, un environnement moins
inflammatoire et moins stressé oxydativement peut favoriser une
meilleure santé des globules rouges et une absorption plus efficace des
nutriments essentiels à l'hématopoïèse, comme le
fer.
Le résultat le plus frappant des scores DOMS sont ceux
observés au niveau des descripteurs de douleur sensorielle et affective
(DDSA) où le Groupe 1 (7,30#177;2,26) a présenté la
réduction significative par rapport au Groupe témoin
(11,00#177;2,62). Les résultats d'EVA et de PPI montrent une
réduction hautement significative des scores dans les groupes ayant pris
la supplémentation combinée de ginseng et gingembre,
(p<0,001). Le groupe témoin a terminé l'étude
avec un score moyen d'EVA de 3,70 #177;0,94, tandis que les groupes
expérimentaux affichaient des moyennes nettement inférieures,
allant de 1,60#177;0,69 (Groupe 3) à 2,00#177;0,66 (Groupe 1). Les taux
de variation intra-groupe en EVA sont TG1=63,63,
TG2=67,79, TG3=76,11pour les groupes 1,
Groupe 2 et Groupe 3 respectivement. Les groupes supplémentés ont
enregistré des scores moyens de PPI considérablement
réduits (Groupe 1 (0,30 #177; 0,48), Groupe 2 (0,10 #177; 0,31), Groupe
3 (0,30 #177; 0,48)), avec des taux de variation intra-groupe de
TG1=81,81, TG2=11,76,
TG3=11,11 pour les différents groupes.
Cette différence statistiquement significative, surtout
après avoir établi l'homogénéité des groupes
à la ligne de base, suggère que la combinaison du ginseng et
gingembre a un effet bénéfique notable sur la perception de la
douleur chez les sportifs. Cela peut s'expliquer par les
propriétés anti-inflammatoires et analgésiques de ces deux
plantes. Le gingembre est reconnu pour ses composés bioactifs tels que
les gingérols, qui inhibent les voies inflammatoires et modulent les
récepteurs de la douleur. Le ginseng, en particulier le Panax
ginseng, contient des ginsénosides qui ont montré des effets
anti-inflammatoires, antioxydants et de modulation du système nerveux,
potentiellement contribuant à une meilleure gestion de la douleur et
à une récupération accrue. Le ginseng est également
connu pour ses effets adaptogènes et sa capacité à moduler
la réponse au stress et à la douleur, bien que son rôle
direct dans l'analgésie sportive puisse être plus complexe et
impliquer des mécanismes neuroprotecteurs ou d'amélioration de la
récupération générale. La synergie de ces deux
ingrédients semble avoir été particulièrement
efficace pour atténuer les composantes sensorielles (intensité,
localisation) et affectives (impact émotionnel,
désagrément) de la douleur. Ces résultats sont en accord
avec les connaissances pharmacologiques du ginseng et du gingembre, et concorde
avec ceux de (Black et Oconnor, 2008 ; Black et al., 2010 ;
Wilson, 2015) démontrant les effets hypoalgésie des douleurs
musculaire causées par les exercices excentriques et démontre une
fois de plus son efficacité analgésique. Ces résultats
suggèrent que, quel que soit le dosage précis testé, la
synergie de ces deux plantes est capable d'atténuer la douleur ressentie
par les sportifs. La réduction des scores de douleur EVA est un
indicateur pour l'endurance physique et la récupération chez les
sportifs. Une diminution de la douleur facilite la récupération
post-effort, améliore le bien-être psychologique, améliore
la performance.
Le fait que toutes les combinaisons ginseng-gingembre
testées aient montré un bénéfice significatif sur
la douleur par rapport au groupe témoin est une information
précieuse pour les sportifs et les professionnels de la santé
sportive. Cela ouvre des perspectives quant à l'utilisation de ces
suppléments comme aides à la récupération et
potentiellement à l'amélioration de la performance, en offrant
diverses options de dosage efficaces. Pour les sportifs, une perception
réduite de la douleur est importante non seulement pour la
récupération post-exercice, mais aussi pour la capacité
à maintenir l'intensité de l'entraînement et à
améliorer l'endurance physique en minimisant l'impact des courbatures et
de la fatigue musculaire.
CONCLUSION GENERALE
Évaluer les effets combinés de l'utilisation du
ginseng et du gingembre sur l'endurance physique et la
récupération chez les sportifs était objectif principal de
cette étude. Au début de l'expérimentation, la population
étudiée était homogène, garantissant la
validité des comparaisons intergroupes. Les résultats obtenus
mettent en lumière plusieurs effets notables de ginseng et de gingembre
sur les paramètres anthropométriques, hémodynamiques, de
performance physique, biochimique et de récupération. À la
fin de l'étude, une différence significative de l'IMC a
été observée entre le groupe 1 et le groupe témoin,
suggérant un impact potentiel de l'intervention sur la composition
corporelle. Concernant les paramètres hémodynamiques, bien
qu'aucune différence significative n'ait été notée
pour la pression artérielle systolique (PAS) et diastolique (PAD), la
fréquence cardiaque de repos (FCR) a montré des
améliorations significatives. En effet, une différence
très significative a été observée entre le groupe 1
et le groupe témoin, et une différence significative entre le
groupe 2 et le groupe témoin, indiquant une meilleure adaptation
cardiovasculaire post-effort chez les groupes supplémentés.
L'indice de récupération de Ruffier-Dickson, un marqueur
clé de l'aptitude physique et de la récupération, a
également révélé des améliorations notables
: une différence hautement significative a été
enregistrée entre les groupes 2, 3 et le groupe témoin, une
différence significative entre le groupe 1 et le groupe témoin.
Ces résultats sont prometteurs quant à l'impact positif du
ginseng et du gingembre sur la capacité de récupération
globale. De plus, une différence a été observée
dans le VO2 max entre le groupe 1 et le groupe témoin,
soulignant une potentielle amélioration de la capacité
aérobie maximale. Sur le plan biochimique, une différence
significative du taux d'hémoglobine entre le groupe 1 et le groupe
témoin suggère une meilleure oxygénation ou adaptation
sanguine, ce qui pourrait contribuer à l'amélioration de
l'endurance. Enfin, l'analyse des douleurs musculaires à apparition
retardée (DOMS) a révélé des effets
bénéfiques sur la récupération subjective. Une
différence significative a été notée entre le
groupe 1 et le groupe témoin pour les descripteurs de douleur sensoriels
et affectifs, et des différences hautement significatives pour le score
EVA (Échelle Visuelle Analogique) et l'indice PPI (Present Pain
Intensity), confirmant une réduction significative de l'intensité
et de l'impact émotionnel de la douleur musculaire post-effort.
Ces résultats indiquent que la combinaison de ginseng
et de gingembre a des effets bénéfiques sur plusieurs aspects de
l'endurance physique et de la récupération chez les sportifs,
notamment l'amélioration de la récupération
cardiovasculaire, une meilleure adaptation à l'effort, et une
réduction des douleurs musculaires post-exercice. Ces découvertes
soutiennent l'hypothèse que ces composés naturels peuvent servir
de compléments ergogéniques efficaces.
PERSPECTIVES
Compte tenu de l'utilisation courante des racines de ces
plantes, nous envisageons de menerdes travaux ultérieurs portant sur
:
Ø des analyses au niveau cellulaire et
moléculaire, notamment sur l'inflammation, le stress oxydatif, la
fonction mitochondriale et la régulation hormonale ;
Ø l'efficacité de ces suppléments sur des
populations sportives spécifiques (athlètes d'élite,
sportifs amateurs, différents sports, etc.) permettrait d'affiner les
recommandations d'utilisation ;
Ø des études à plus long terme (3mois)
pour évaluer la durabilité des effets bénéfiques et
la sécurité d'utilisation de ces suppléments sur de
longues périodes ;
Ø les interactions et les synergies potentielles du
ginseng et du gingembre avec d'autres compléments alimentaires (curcuma)
ou les stratégies de récupération pourrait ouvrir de
nouvelles perspectives pour l'optimisation de la performance sportive.
RECOMMANDATIONS
Panax ginseng etZingiber officinalesont des
plantes aux qualités nutritionnelles et pharmacologiques
exceptionnelles.Les données de cette étude ont montré que
les racines de ces plantes pourraient avoir des effetsbénéfiques
pour la performance et la santé du sportif. Ces effets ont
été plus visibles à la combinaison 1 g de ginseng + 1 g de
gingembre, qui serait recommandée comme complément alimentaire
pour les sportifs.
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TABLE DES MATIERES
SOMMAIRE
i
DEDICACE
ii
REMERCIEMENTS
iii
LISTE DES SIGLES, ACRONYMES ET
ABREVIATIONS
iv
LISTES DES TABLEAUX
v
LISTE DES FIGURES
vi
LISTE DES PHOTOS
vii
RESUME
viii
ABSTRACT
ix
INTRODUCTION
GENERALE
1
CHAPITRE
I :
7
DEFINITION
DES CONCEPTS ET REVUE DE LITTERATURE
7
I.1. DEFINITION DES CONCEPTS
9
I.1.1. Ginseng
9
I.1.2. Les adaptogènes
9
I.1.3. Gingembre
9
I.1.4. Endurance physique
9
I.1.5. Récupération et
Récupération musculaire
9
I.1.6. Synergie
10
I.1.7. Stress oxydatif
10
I.1.8. Effets ergogéniques
10
I.1.9. Antioxydant
10
I.1.10. Seuil lactique
11
I.1.11. VO2 max
11
I.1.12. Fatigue
11
I.1.13. Anti-inflammatoire
11
I.1.14. Douleurs musculaire
11
I.1.15. Compléments alimentaires
11
I.1.16. Nutrition sportive
12
I.1.17. Bioactivité
12
I .2. REVUE DE LA LITTERATURE
12
I.2.1. ENDURANCE CHEZ LE SPORTIF
12
I.2.1.1. Physiologie de l'endurance
12
I.2.1.2. Les déterminants de l'endurance
13
I.2.1.2.1. Système cardiovasculaire
13
I.2.1.2.2. Consommation maximale d'oxygène
(VO2max)
14
I.2.1.2.3. Les seuils lactiques (SL) et
ventilatoires (SV).
14
I.2.1.2.4. Répartition des Fibres
Musculaires (FM)
15
I.2.1.2.5. Apport glucidique et lipidique à
la productiond'énergie
16
I.2.2. LA RECUPERATION CHEZ LES SPORTIFS
17
I.2.2.1. Notion de fatigue
17
I.2.2.2. Origine de la fatigue musculaire
18
I.2.2.3. Intérêt de la
récupération
19
I.2.2.4. Moyens-techniques de la
récupération
19
I.2.2.5. Les stratégies de
récupération
20
I.2.2.6. Évaluation de l'endurance et de la
récupération
21
I.2.2.6.1. Tests d'évaluation indirecte du
VO2 max
21
I.2.2.6.2. Épreuves d'évaluation du
VO2max sur le terrain
22
I.2.2.6.3. Test de récupération
23
I.2.3. LE GINSENG ET LA PERFORMANCE SPORTIVE
24
I.2.3.1. Généralité sur le
ginseng
24
I.2.3.2. Description botanique
25
I.2.3.3. Propriétés et bienfaits du
Ginseng
26
I.2.3.4. Composition de Panax Ginseng
27
I.2.3.5. Effets du ginseng sur l'endurance
28
I.2.3.5.1. Métabolisme
Énergétique
28
I.2.3.5.2. VO2 max
29
I.2.3.6. Propriétés et bienfaits du
Ginseng
29
I.2.3.6.1. Réduction de l'Acide Lactique
29
I.2.3.6.2. Amélioration de la Fonction
Cardio-Vasculaire
29
I.2.3.6.3. Effets sur la force et la puissance
musculaire
30
I.2.3.6.4. Effets du ginseng sur la
récupération
30
I.2.4. LE GINGEMBRE ET LA PERFORMANCE SPORTIVE
32
I.2.4.1. Généralité sur le
gingembre
32
I.2.4.2. Description botanique
32
I.2.4.2.1. La partie souterraine
33
I.2.4.2.2. Partie aérienne
33
I.2.4.3. Composition chimique et mécanismes
d'action du Gingembre
33
I.2.4.4. Effets anti-inflammatoires et antalgiques
du gingembre
35
I.2.4.5. Effets sur la fonction cardiovasculaire et
la circulation sanguine
37
I.2.4.5.1. Impact sur la Pression Artérielle
et la Vasodilatation
37
I.2.4.5.2. Influence sur la Rhéologie
Sanguine et l'Agrégation Plaquettaire
37
I.2.4.5.3. Effets sur le Profil Lipidique et
l'Athérosclérose
37
I.2.4.5.4. Protection Antioxydante et
Anti-inflammatoire
38
I.2.4.6. Effets sur la digestion et l'absorption
des nutriments
38
I.2.4.6.1. Stimulation de la Motilité
Gastro-intestinale
39
I.2.4.6.2. Effets sur les Enzymes Digestives et la
Production de Bile
39
I.2.4.6.3. Réduction des Troubles Digestifs
et de l'Inflammation Intestinale
39
I.2.5. SYNERGIE POTENTIELLE DU GINSENG ET
GINGEMBRE
40
I.2.5.1. Mécanismes d'action
complémentaires
40
I.2.5.2. Effets combinés sur l'endurance et
la récupération
40
I.2.5.3. Études existantes : Analyse
critique et perspectives
41
CHAPITRE
II:MATÉRIEL ET MÉTHODES
43
II.1. Cadre Expérimental
44
II.2. Matériel
44
II.2.1. Participants
44
II.2.1.1. Critère d'inclusion
44
II.2.1.2. Critère d'exclusion
44
II.2.2. Variables de l'étude
45
II.2.2.1. Variables indépendantes
45
II.2.2.2. Variables dépendantes
45
II.3. Instrument ou matériel
45
II.4. MÉTHODE
48
II.4.1. Mesure des paramètres
anthropométriques : la taille, masse corporelle et l'Indice de
Masse Corporelle (IMC)
48
II.4.2. Mesure des indicateurs de l'endurance
49
II.4.2.1. Les paramètres
hémodynamiques : la fréquence cardiaque et la pression
artérielle.
49
II.4.2.2. Le test prédictif de l'endurance
(test de Luc Leger)
49
II.4.3. Mesure des indicateurs de la
récupération
50
II.4.3.1. Paramètre biochimique (taux
d'hémoglobine)
50
II.4.3.2. Test des flexions RUFFIER-DICKSON
50
II.4.3.3. Le questionnaire McGill sur la
douleur : version abrégée (SF-MPQ) pour évaluer les
DOMS.
52
II.4.4. Préparation des poudres de ginseng
et de gingembre
53
II.5. Protocole expérimental
54
II.6. Analyse statistique
55
CHAPITRE
III :
57
RÉSULTATS
ET DISCUSSION
57
III.1. Résultats
58
III.1.1. Répartition des participants en
fonction de l'âge
58
III.1.2. Paramètre
anthropométrique
58
III.1.2.1. Indice de Masse Corporelle (IMC)
58
III.1.3. Paramètre hémodynamiques
60
III.1.3.1. Pression Artérielle Systolique
(PAS) des participants
60
III.1.3.2. Pression artérielle diastolique
(PAD) des participants
61
III.1.3.3. Fréquence Cardiaque de Repos
(FCR) des participants
62
III.1.4. Indice de récupération de
Ruffier-Dickson
63
III.1.5. Le VO2 max
64
III.1.6. Paramètre Biochimiques
65
III.1.6.1. Taux d'hémoglobine des
participants
65
III.1.7. Scores DOMS des participants
66
III.1.7.1. Score total des descripteurs de douleur
sensorielles et affectives (DDSA) des participants
66
III.1.7.2. Scores de l'échelle visuelle
analogique (EVA) des participants
67
III.1.7.3. Indice d'intensité de la douleur
actuelle ou Present Pain Intensity Index (PPI) des participants
68
III.2. Discussion
69
CONCLUSION
GENERALE
75
REFERENCESBIBLIOGRAPHIQUES
78
TABLE DES MATIERES
86
ANNEXES
87
ANNEXES
Annexe 1 : Attestation de recherche et
autorisation du Recteur


Annexe 2 : Autorisation de recherche

Annexe 3 : consentement éclairé
des participants

Annexe 4 : Question de McGll sur la
douleur : version abrégée (SF-MPQ)

