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L'ONU et la résolution des crises en Afrique centrale: le cas de la crise socio-politique centrafricaine de 2013par Alban Paul GAZELE LEMBY Université de Dschang - Master 2020 |
CHAPITRE II : LA RESTAURATION DE L'AUTORITÉ DE L'ÉTAT CENTRAFRICAINIl sied de rappeler que l'ONU lors de sa création, les États lui avaient assigné comme finalité principale le maintien de la paix62(*), et particulier l'apaisement et la prévention des tensions internationales. Par son existence même, l'ONU doit constituer des moyens permettant de résoudre les conflits. Comme nous pouvons le constater, la crise centrafricaine constitue une menace grave contre la paix et la sécurité internationale. Les populations civiles sont victimes de plusieurs affres qui appellent la présence des forces onusiennes du maintien de la paix. La création et le déploiement des forces onusiennes en République Centrafricaine ont été l'oeuvre du Conseil de Sécurité. En effet, le Conseil de Sécurité a créé la Mission Multidimensionnelle Intégrée des Nations Unies pour la Stabilisation en Centrafrique63(*)par sa résolution 2149 du 10 Avril 2014 et a prié le Secrétaire Général d'intégrer BINUCA dans la nouvelle mission à la date de l'adoption de cette résolution. Agissant en vertu du Chapitre VII de la Charte des Nations Unies, le Conseil de Sécurité a autorisé la MINUSCA à utiliser tous les moyens nécessaires pour accomplir son mandat, dans les limites de ses capacités et dans ses zones de déploiement. Il a en outre décidé que le transfert de responsabilité de la MISCA64(*) à la MINUSCA puisse s'effectuer le 15 Septembre 2014. Toujours est-il que la MINUSCA comprenait une certaine division65(*). Sa mission étant multidimensionnelle referme une diversité d'actions regroupée en deux types: les actions menées en vue de la sécurité en RCA (Section 1) et celles relatives à la restauration de l'autorité de l'État (Section 2). SECTION 1 : LA RESTAURATION DE LA SOUVERAINETÉ TERRITORIALE DE L'ÉTAT CENTRAFRICAINL'une des priorités de la MINUSCA en République Centrafricaine est le volet sécuritaire. De ce fait, le dépoilement des forces onusiennes vise la sécurité de tout le territoire centrafricain. La sécurité est un facteur très important dans un État. Elle est gage de la paix, de la tranquillité et de la stabilité des peuples et de toute la République Centrafricaine.Cette quête de la sécurité nécessite multiples efforts de la part des forces onusiennes. Ainsi,l'aspect sécuritaire renferme le désarmement des groupes armés (paragraphe 2) qui sera précédé par la protection des populations civiles centrafricaines (paragraphe 1). * 62 Le terme « Opération de maintien de la paix » n'est pas présent dans la Charte des Nations et aucun traité ne donne de définition de cette notion. Il faut par conséquent se tourner vers les définitions proposées par la doctrine pour avoir une idée précise du contenu de ce terme utilisé dans de nombreux travaux académiques. Mais la définition qui sera retenue aux fins de cette étude est celle donnée par l'Institut Canadien, de la défense, et des affaires étrangères. Selon cette définition, une opération de maintien de la paix désigne « une intervention multinationale revêtue de la légitimité internationale, visant à prévenir un conflit ; ou à rétablir, maintenir, stabiliser, consolider ou imposer la paix par le déploiement du personnel militaire, policier, ou civil ». * 63 La création de
la MINUSCA par la résolution 2149 est une réponse du Conseil de
Sécurité à * 64Mission de Soutien à la Centrafrique, a été créée en 2013 sous les ordres des Nations Unies en vue de résoudre la crise centrafricaine de 2013. La MISCA est une force régionale regroupant les troupes des pays membres de l'Union Africaine. Mais suite à ses échecs, l'ONU s'est vu obliger de créer la MINUSCA qui est une force d'opération de maintien de paix. * 65Au départ, elle comprenait un effectif militaire de 10000 hommes, dont 240 observateurs militaires et 200 officiers d'état-major, et un effectif de police de 1800 hommes, dont 1400 membres d'unités de police constituées et 400 policiers, et 20 agents. Cet effectif a finalement augmenté au fil du temps contenu de la situation aggravante de la crise. |
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