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L'ONU et la résolution des crises en Afrique centrale: le cas de la crise socio-politique centrafricaine de 2013


par Alban Paul GAZELE LEMBY
Université de Dschang - Master  2020
  

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CONCLUSION DU CHAPITRE II

Les sanctions non-militaires adoptées par le Conseil de Sécurité des Nations Unies ont été suivies par la mise en place et le déploiement de la mission onusienne baptisée MINUSCA en République Centrafricaine. En effet, dans le souci de rétablir la paix, la sécurité et restaurer l'autorité de l'État Centrafricain, l'ONU de par son organe restreint le Conseil de Sécurité a adopté la résolution 2149 autorisant le déploiement d'une mission onusienne ayant pour mandat la protection de la population civile principale victime de la crise. Cela s'est matérialisé par la mise en place des unités de patrouilles ainsi que la protection des sites des personnes déplacées. Il en est aussi du désarmement des groupes armés Séléka et Antibalaka.

La MINUSCA a aussi mené des actions en vue de restaurer ou de favoriser l'extension de l'autorité de l'État sur tout le territoire national. Elle a entre autres contribuer à la réhabilitation des bâtiments administratifs et à l'installation des autorités politico-administratives. L'effort onusien repose aussi sur la formation et le déploiement des forces armées centrafricaines dans les zones sous contrôle des groupes armés.

CONCLUSION DE LA PREMIÈRE PARTIE

La crise centrafricaine de 2013 a été considérée par l'opinion internationale comme l'une des plus graves crises humanitaires. Et constituant une menace contre la paix et la sécurité internationales, cettesituation a obligé les Nations Unies à intervenir. L'apport onusien à la résolution de la crise sociopolitique centrafricaine de 2013 et qui perdure jusqu'aujourd'hui se présente sous deux volets. D'abord, pour palier la crise centrafricaine, l'ONU de par le Conseil de Sécurité a adopté une série de résolutions regorgeant des mesures coercitives. Ces différentes résolutions dégagent des sanctions visant l'armée centrafricaine, il s'agit notamment de l'embargo sur les armes et les matériels connexes ainsi que les forces de défense et de sécurité nationales. Ces sanctions visent aussi bien certaines personnalités politiques, certains responsables des groupes armés ainsi que certaines entités (entreprises). Il s'agit des sanctions non-militaires. Ensuite, cet apport onusien se manifeste par l'adoption de la résolution 2149 autorisant le déploiement d'une mission onusienne en République Centrafricaine. Il s'agit d'une mission baptisée la MINUSCA ayant une mission multidimensionnelle dont les taches principales sont la protection de la population civile, le désarmement, la restauration et l'extension de l'autorité de l'État sur toute l'étendue du territoire national.

Malgré son apport considérable en faveur de la paix et de la sécurité en République Centrafricaine, la MINUSCA reste fragile compte tenu de certaines faiblesses constatées. De ce fait, cette participation onusienne à la crise centrafricaine est éprouvée (deuxième partie).

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