1.1.17 1.3.3.2 Voie d'accouchement
La
voie d'accouchement influence également le risque infectieux
néonatal. Au Cameroun, Chiabi et al. ont rapporté que la
majorité des nouveau-nés infectés étaient issus
d'accouchements par voie basse [25].
Toutefois, Schrag et al. ont montré que les
accouchements dystociques associés à une rupture prolongée
des membranes augmentent davantage le risque infectieux [8].
1.1.18 1.3.4 Variables cliniques néonatales
1.1.19 1.3.4.1 Manifestations cliniques
Les
manifestations cliniques des infections néonatales sont souvent peu
spécifiques. Selon l'OMS, les signes les plus fréquemment
observés sont le refus de téter, la fièvre, l'hypothermie,
la détresse respiratoire et la léthargie [3].
Okomo
et al. ont rapporté que le refus de téter était
observé chez plus de 50 % des nouveau-nés atteints de sepsis
néonatal [12]. En Éthiopie, Gebremedhin et al. ont
identifié la détresse respiratoire et la léthargie comme
les manifestations les plus fréquentes [31].
Au
Kenya, Mwaniki et al. ont montré que la détresse respiratoire
était associée à une augmentation significative de la
mortalité néonatale [32].
1.1.20 1.3.5 Variables biologiques
1.1.21 1.3.5.1 Numération formule sanguine (NFS)
La NFS
constitue un examen de première intention dans le diagnostic des
infections néonatales. Simonsen et al. ont montré que
l'hyperleucocytose, la neutrophilie et parfois la neutropénie sont
fréquemment observées chez les nouveau-nés infectés
[35].
1.1.22 1.3.5.2 C-réactive protéine (CRP)
Brown
et al., dans une revue systématique, ont démontré que la
CRP possède une bonne valeur diagnostique lorsqu'elle est
associée aux données cliniques et biologiques [33].
1.1.23 1.3.5.3 Procalcitonine
Pontrelli et al. ont montré que la
procalcitonine possède une meilleure sensibilité diagnostique que
la CRP durant les premières heures du sepsis néonatal [34].
1.1.24 1.3.6 Variables thérapeutiques
1.1.25 1.3.6.1 Type d'antibiotique
L'antibiothérapie probabiliste constitue la
base du traitement des infections néonatales.
Selon
Shane et al., les protocoles les plus utilisés sont l'association
Ampicilline-Gentamycine ou Céphalosporine-Gentamycine [22].
Au
Sénégal, Thiongane et al. ont observé une
prédominance des associations bêta-lactamine-aminoside [26]. Au
Cameroun, Chiabi et al. ont rapporté des résultats similaires
[25].
1.1.26 1.3.7 Variables évolutives
1.1.27 1.3.7.1 Guérison
Grâce au diagnostic précoce et à
une antibiothérapie adaptée, plusieurs études africaines
rapportent des taux de guérison variant entre 70 % et 90 % [25,26].
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