1.1.16 I.12.
Prévention
La prévention repose sur :
Ø Pendant la grossesse
Ø Consultations prénatales
régulières ;
Ø Traitement des infections maternelles ;
Ø Dépistage du streptocoque B selon les
recommandations nationales [19].
Ø Pendant l'accouchement
Ø Respect de l'asepsie ;
Ø Antibioprophylaxie intrapartum si indication [22].
Ø Après la naissance
Ø Hygiène des mains ;
Ø Allaitement maternel ;
Ø Surveillance néonatale [16].
I.13. Situation en République
Démocratique du Congo
En RDC, les infections néonatales demeurent
fréquentes et sont favorisées par :
accouchements hors structures de santé ;
insuffisance du plateau technique ;
Ø retard de consultation ;
Ø automédication ;
Ø pauvreté ;
Ø insuffisance des soins intensifs néonataux
[2].
1.3 REVUE DE LA
LITTÉRATURE SELON LES VARIABLES DE L'ÉTUDE
1.3.1 Fréquence des
infections néonatales
Les infections néonatales
demeurent l'une des principales causes de morbidité et de
mortalité néonatales dans le monde, particulièrement dans
les pays à faibles revenus. Selon l'OMS, elle représentent
environ 30 % des décès néonatals dans certaines
régions d'Afrique subsaharienne [3].
En Afrique subsaharienne,
plusieurs études ont rapporté des fréquences variables.
À Kinshasa (RDC), Bompangue et al. ont retrouvé une
fréquence hospitalière proche de 10 % chez les nouveau-nés
hospitalisés [24].
Au Cameroun, Chiabi et al. ont
observé une fréquence de 12,3 % [25], tandis qu'au
Sénégal, Thiongane et al. ont rapporté des
fréquences variant entre 8 % et 15 % selon les structures sanitaires
[26].
1.3.2 Variables
sociodémographiques
1.3.2.1 Sexe
Plusieurs études ont
rapporté une prédominance masculine des infections
néonatales. En Inde, Shah et al. ont observé que 62 % des cas
concernaient des garçons [27]. Au Nigeria, Omoregie et al. ont
retrouvé une proportion de 58 % de nouveau-nés de sexe masculin
parmi les cas de sepsis néonatal [28].
À l'inverse, certaines
études africaines n'ont retrouvé aucune association significative
entre le sexe et l'évolution clinique des infections néonatales
[29].
1.3.2.2
Provenance
La provenance géographique
influence souvent la fréquence des admissions néonatales.
À Lubumbashi, Luboya et al. ont montré que plus de 60 % des
nouveau-nés hospitalisés provenaient des quartiers proches des
structures de santé [30].
1.3.3 Variables cliniques
maternelles
1.3.3.1 Rupture
prolongée des membranes
La rupture prolongée des
membranes constitue un facteur de risque majeur d'infection néonatale.
Shane et al. ont montré qu'une rupture supérieure à 18
heures multiplie significativement le risque de transmission bactérienne
materno-foetale [22].
Au Sénégal,
Thiongane et al. ont retrouvé ce facteur chez 18 % des mères des
nouveau-nés atteints d'infection néonatale [26]. À
Kinshasa, Bompangue et al. ont également mis en évidence une
association significative entre rupture prolongée des membranes et
sepsis néonatal [24].
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