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L'ONU et la résolution des crises en Afrique centrale: le cas de la crise socio-politique centrafricaine de 2013


par Alban Paul GAZELE LEMBY
Université de Dschang - Master II Recherche  2019
  

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A- Le désarmement volontaire des groupes armés

Le désarmement volontaire est une initiative de la MINUSCA en République Centrafricaine. Mais alors en quoi consiste le désarmement volontaire des groupes armés ? Par désarmement volontaire, il s'agit des restitutions ou des dépôts volontaires par les groupes armés sous le commandement de leurs chefs respectifs. Ce désarmement a eu lieu non seulement dans la capitale mais aussi dans les provinces centrafricaines. C'est ainsi qu'on a assisté à la restitution volontaire des armes dans les villes de Bria et Bangassou.

Le porte-parole de la MINUSCA Vladimir Monteiro en faisant le bilan des armes récupérées volontairement affirme : «  A Bria, 691 armes dont 27 fonctionnelles, 4 non fonctionnelles et 660 armes de Fabrication locale ainsi que 9 grenades et 22 roquettes ont été collectées78(*) ». Toujours dans le cadre du désarmement volontaire, on note le désarmement des éléments de 3 R. le désarmement volontaire des combattants de 3R79(*) à Koui dans l'Ouham-Pendé a déroulé le lundi 4 Novembre 2019. En effet, les combattants de 3R sont venus nombreux se faire désarmer80(*). La mission du désarmement affirme qu'une centaine d'armes de différents calibres ont été rendues par les éléments de Abassa Sidiki. Il est à noter que le désarmement volontaire résulte de leur engagement à l'accord de Karthoum du 6 février 2019 auquel ont pris part les quatorze groupes armés qui sévissent en République Centrafricaine.

Toutefois le bilan du désarmement volontaire est faible car on constate une certaine réticence de la part des groupes armés. D'où le désarmement forcé.

B- Le désarmement forcé des groupes armés

Il y a eu plusieurs tentatives de désarmement forcé des groupes armés en République Centrafricaine. Le désarmement forcé est ce type de désarmement qui nécessite l'usage de la force. Il s'agit du déploiement militaire des forces onusiennes afin d'assurer la sécurité et la protection des populations civiles. On note un appui des forces onusiennes à la sécurisation des opérations de désarmement en République Centrafricaine notamment à Bangui et les zones dans lesquelles sévisse l'insécurité. Il y a eu plusieurs désarmements forcés81(*) à Bangui dans certains arrondissements et quartiers.

L'exemple le plus palpant est celui du Km 5 dans le 3ème arrondissement de la capitale. Ce lancement de désarmement forcé fait suite à la déclaration du général Balla Keita qui affirmait : « les groupes armés et criminels du Km 5 vont être désarmés, il n'y a plus de retour en arrière possible. L'opération est en cours de planification avec beaucoup de professionnalisme et de détermination81(*) ».Dans la suite logique, les casques bleus de la MINUSCA et les forces de défense intérieure centrafricaine ont lancé, dimanche matin, une opération de désarmement forcé du Km 5, un quartier du 3ème arrondissement de Bangui. Cette opération de désarmement forcé cible les quartiers généraux de ces groupes armés, dont beaucoup ce seraient fondus dans la nature. Le but de ce désarmement était de rétablir l'ordre sur l'ensemble du territoire centrafricain, en particulier dans l'agglomération du Km 5 de la capitale Bangui.

. La force onusienne de la MINUSCA avait pour mandat de saisir, confisquer et détruire activement, selon qu'il convient, les armes et les munitions des groupes armés, y compris de toutes les milices et autres groupes armés non-étatiques, qui refusent de déposer les armes ou qui ne l'ont pas encore fait, et quand ils représentent une menace imminente pour les civils ou la stabilité de l'Etat.

Les actions menées dans le domaine sécuritaire étant analysées, qu'en est-il de la restauration de l'autorité de l'État centrafricain ?

* 78Vladimir MONTÉIRO,Conférence hebdomadaire de la mission onusienne relative au désarmement dans la ville de Bria,Bangui le 27 Avril 2018, p.14. 

* 79Retour, Réclamation et Réhabilitation, une fraction de la séléka dirigée par Abassa Sidiki et opérant dans la Nana-Mambéré à l'Ouest de la République Centrafricaine. Elle est créée dans l'optique d'assurer la protection de la communauté peulh contre les attaques des Anti-balaka.

* 80MaximeMOKOM, Ministre délégué chargé du Désarmement Démobilisation Réinsertion et Rapatriement dans son discours tenu le 6 novembre 2019.

* 81Le général Balla KEITA, Commandant de la force de la MINUSCA, dans sa déclaration relative au désarmement du Km 5,Bangui, 21 mars 2017, p.18.

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