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L'ONU et la résolution des crises en Afrique centrale: le cas de la crise socio-politique centrafricaine de 2013


par Alban Paul GAZELE LEMBY
Université de Dschang - Master II Recherche  2019
  

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CHAPITRE II : LA RELATIVITÉ LIÉE AUX CONTRAINTES EXTERNES À LA MINUSCA

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Outre les contraintes inhérentes à la mise en oeuvre du mandat de la MINUSCA, l'on note également des contraintes externes à la MINUSCA. La question de la paix dans le monde est l'affaire de tous. Depuis Septembre 2014 jusqu'aujourd'hui, la MINUSCA n'a pu rétablir la paix en République Centrafricaine à causes de certaines difficultés externes fragilisant son efficacité à agir. Ces difficultés qualifiées de contraintes freinent le processus de la paix et sont à l'origine de la prorogation continue du mandat de la MINUSCA en République Centrafricain.Plusieurs facteurs expliquent le non rétablissement de la paix par la MINUSCA en République Centrafricaine, il faut noter d'abord que les pays membres fournisseurs des troupes ne voudraient pas engager leurs soldats dans des combats qui souvent leur coutent la vie inutilement. En outre, l'ingérence des États voisins ainsi que les faiblesses de l'État Centrafricain observées dans presque tous les secteurs de la vie nationale sont considérés comme des entraves au rétablissement de la paix et une occasion de de résurgence des groupes armés.

Pour mieux cerner ces difficultés, on distingue ceux qui sont inhérents à l'État Centrafricain et aux États voisins (Section 1) de ceux qui sont liés aux grandes puissances et aux États membres de l'ONU (Section 2).

SECTION 1 : LES CONTRAINTES LIÉES À LA FAIBLESSE DE L'ÉTAT CENTRAFRICAIN ET L'INGÉRENCE DES ÉTATS VOISINS

La résolution de la crise centrafricaine de 2013 qui perdure jusqu'aujourd'hui devient difficile à cause des faiblesses constatées au niveau de l'État et à cela s'ajoute l'ingérence de certains pays voisins. En principe la protection de la population et la sécurisation de l'intégrité territoriale relève de la compétence de l'État mais n'arrivant pas à assumer son rôle de gendarme, on assiste à une persistance de la crise qui a plusieurs causes. Ainsi l'on constate que le rétablissement de la paix en République Centrafricain n'est pas effectif et efficace compte tenu des difficultés émanant de l'État Centrafricain lui-même (paragraphe 1) et des États Voisins (paragraphe 2).

Paragraphe 1 : Les faiblesses de l'État Centrafricain

En principe l'État Centrafricain devrait jouer un rôle au côté de la MINUSCA dans le processus du rétablissement de la paix dans le pays. Mais le constat fait montre que l'État centrafricain reste faible pour contribuer au processus du retour à la paix. Ces faiblesses constatées au sein de l'État se manifestent par le manque de suivi et du contrôle des sanctions (A) et par l'affirmation difficile de sa souveraineté (B).

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