CHAPITRE II : LA
RELATIVITÉ LIÉE AUX CONTRAINTES EXTERNES À LA MINUSCA
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Outre les contraintes inhérentes à la mise en
oeuvre du mandat de la MINUSCA, l'on note également des contraintes
externes à la MINUSCA. La question de la paix dans le monde est
l'affaire de tous. Depuis Septembre 2014 jusqu'aujourd'hui, la MINUSCA n'a pu
rétablir la paix en République Centrafricaine à causes de
certaines difficultés externes fragilisant son efficacité
à agir. Ces difficultés qualifiées de contraintes freinent
le processus de la paix et sont à l'origine de la prorogation continue
du mandat de la MINUSCA en République Centrafricain.Plusieurs facteurs
expliquent le non rétablissement de la paix par la MINUSCA en
République Centrafricaine, il faut noter d'abord que les pays membres
fournisseurs des troupes ne voudraient pas engager leurs soldats dans des
combats qui souvent leur coutent la vie inutilement. En outre,
l'ingérence des États voisins ainsi que les faiblesses de
l'État Centrafricain observées dans presque tous les secteurs de
la vie nationale sont considérés comme des entraves au
rétablissement de la paix et une occasion de de résurgence des
groupes armés.
Pour mieux cerner ces difficultés, on distingue ceux
qui sont inhérents à l'État Centrafricain et aux
États voisins (Section 1) de ceux qui sont liés aux grandes
puissances et aux États membres de l'ONU (Section 2).
SECTION 1 : LES
CONTRAINTES LIÉES À LA FAIBLESSE DE L'ÉTAT CENTRAFRICAIN
ET L'INGÉRENCE DES ÉTATS VOISINS
La résolution de la crise centrafricaine de 2013 qui
perdure jusqu'aujourd'hui devient difficile à cause des faiblesses
constatées au niveau de l'État et à cela s'ajoute
l'ingérence de certains pays voisins. En principe la protection de la
population et la sécurisation de l'intégrité territoriale
relève de la compétence de l'État mais n'arrivant pas
à assumer son rôle de gendarme, on assiste à une
persistance de la crise qui a plusieurs causes. Ainsi l'on constate que le
rétablissement de la paix en République Centrafricain n'est pas
effectif et efficace compte tenu des difficultés émanant de
l'État Centrafricain lui-même (paragraphe 1) et des États
Voisins (paragraphe 2).
Paragraphe 1 : Les
faiblesses de l'État Centrafricain
En principe l'État Centrafricain devrait jouer un
rôle au côté de la MINUSCA dans le processus du
rétablissement de la paix dans le pays. Mais le constat fait montre que
l'État centrafricain reste faible pour contribuer au processus du retour
à la paix. Ces faiblesses constatées au sein de l'État se
manifestent par le manque de suivi et du contrôle des sanctions (A) et
par l'affirmation difficile de sa souveraineté (B).
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