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Etude et analyse du risque de crédit dans une institution de microfinance: cas de PADME-Bénin


par Narcisse SOGLOHOUN
Ecole Nationale d'Economie Appliquée et de Management Cycle 2  - Master en Banque et Finance des marchés 2006
Dans la categorie: Economie et Finance
   
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ANNEXES

TABLE DES MATIERES

INTRODUCTION

GENERALE

L'

9 essor de l'économie monétaire, la facilité des opérations de change et l'interdépendance des marchés de capitaux ont

favorisé l'intensification des relations des banques et établissements de crédit avec les autres agents économiques.

Mais la crise économique des années 80 a précipité la population béninoise dans un profond abîme de pauvreté. Il fallait donc promouvoir l'auto emploi par la création de micro-entreprises pour réduire un tant soit peu cette pauvreté. Pour lancer leurs entreprises, financer leurs investissements ou leurs consommations, les agents économiques disposent rarement en propre et au moment opportun de tous les capitaux nécessaires. Grâce au crédit, les divers besoins exprimés peuvent être satisfaits.

Ainsi, il revient aux institutions de microfinance (IMF) d'assurer le relais des banques classiques dans le financement des activités de microentreprises. Le nouveau cadre institutionnel mis en place dans les pays de l'Union Monétaire Ouest Africaine (UMOA) et utilisé par la Banque Centrale des Etats de l'Afrique de l'Ouest (BCEAO) dans la conduite de la politique monétaire de l'union, n'a fait que favoriser la prolifération d'un système bancaire informel, plus proche des petites et moyennes entreprises (PME) et des micro-entreprises. Il faut reconnaître que ces «banques» de taille très modeste ont pu mobiliser des ressources très importantes qui ont donné un poids non négligeable aux activités de la microfinance. Le Bénin peut être cité à titre de pays phare dans cette expansion rapide de la finance décentralisée. Le développement du secteur de la microfinance est dû, essentiellement, aux institutions mutualistes et/ou coopératives, aux institutions de crédit-épargne, aux organisations non gouvernementales (ONG) et à certaines structures d'appui.

Les institutions de microfinance sont devenues une composante importante de l'architecture financière dans de nombreux pays en développement, notamment en Afrique et en particulier dans l'Union Monétaire Ouest Africaine (UMOA) en raison de la masse d'argent brassée :

10 173,4 milliards FCFA à fin 2003 en hausse de 21,6 milliards FCFA par rapport à 2002 et de l'ampleur de la clientèle issue de toutes les couches sociales3.

L'engouement suscité par la microfinance a favorisé au Bénin son positionnement stratégique au milieu de nombreuses actions soutenues par les bailleurs de fonds et l'Etat en faveur du développement. Ainsi l'Association pour la Promotion et l'Appui au Développement des Micro Entreprises est née et poursuit sa mission de prestation de services financiers de proximité aux personnes à faibles revenus tout en assurant la pérennité de l'institution. Néanmoins, elle est confrontée à certains problèmes tels que : le remboursement des crédits par les clients, la satisfaction de la clientèle, la concurrence, les stratégies et procédures employées par l'équipe pour optimiser la performance financière de l'institution.

Si le crédit assure la viabilité d'une IMF, il peut également causer sa perte, car le crédit représente également le principal risque d'affaires de l'institution financière. Le crédit a pour conséquence la dispersion des actifs de l'institution entre les mains d'une multitude d'emprunteurs. Cette situation rend la gestion de la fonction crédit très complexe et parfois périlleuse. C'est ainsi qu'on commence à enregistrer des taux de crédits impayés non négligeables au niveau de l'institution. Or il faut rappeler qu'au nombre des problèmes ayant entraîné la faillite des anciennes banques d'Etat, il y a eu le manque de rigueur dans la gestion de crédits. Cela a eu pour conséquence le non recouvrement de crédits octroyés.

Pour prévenir la répétition de cette situation, il convient de s'intéresser très tôt au problème et de l'analyser pour en dégager les causes afin de ressortir les approches de solution.

C'est dans le souci de concrétiser cette suggestion que le thème « ETUDE ET ANALYSE DU RISQUE DE CREDIT DANS UNE

3 Confère allocution radio-télévisée en 2003 du Président de la Chambre de Commerce et d'Industrie du Bénin

11 INSTITUTION DE MICROFINANCE : Cas de PADME-BENIN » a retenu notre attention. Le développement de ce thème se présente en trois chapitres.

Le chapitre préliminaire intitulé cadre institutionnel de l'étude et problématique sera consacré à la présentation de la structure, ses prestations et enfin à la problématique.

En ce qui concerne le chapitre premier, il s'intéressera d'une part aux objectifs et hypothèses de l'étude et d'autre part à la présentation de la méthodologie de la recherche adoptée.

Le chapitre deuxième quant à lui s'attardera sur les approches de solution et les recommandations ; ceci après la vérification des hypothèses.

INSTITUTIONNEL DE L'ETUDE

PRESENTATION DU CADRE

ET PROBLEMATIQUE

Chapitre préliminaire

Ce chapitre présente de manière générale le cadre de fonctionnement et les activités de l'Association pour la Promotion et l'Appui au Développement des Micro Entreprises (PADME) ; ensuite il fait l'état des lieux de la qualité de ses prestations et enfin il précise la démarche méthodologique.

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