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Méthode de diagnostic rapide d'un écosystème récifal corallien: application du logiciel coremo. (récifs aux environs de Djamandjar-Nosy Be, côte nord ouest de Madagascar)

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par Tolojanahary RAKOTONIRINA
Institut Halieutique et des Sciences Marines (IH.SM), Université de Toliara-Madagascar - Maîtrise des Sciences et Techniques de la Mer et du Littoral 2007
  

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PARTIE III : ANALYSE INTEGREE ET RESTITUTION DES

RESULTATS

I - NOTION DE SENSIBILITE, DE VULNERABILITE ET DE L'ETAT DE SANTE

Les données recueillies au cours des différentes phases successives de l'étude (bibliographie, terrain, enquêtes,...) peuvent être groupées en deux grandes catégories : les données correspondant à la vulnérabilité et celles correspondant à la sensibilité.

I-1. LA SENSIBILITE

Les données de sensibilité sont des descripteurs permettant de décrire les caractéristiques intrinsèques du milieu. Ces données informent ainsi sur les caractéristiques biocénotiques et géomorphologiques propre à chaque type de milieu. Plusieurs paramètres écologiques faisant appel à des caractéristiques structurelles et fonctionnelles des écosystèmes sont donc à évaluer. Elle intègre donc la « capacité de charge » intrinsèque du récif aux facteurs d'agressions extérieurs.

Des indices de sensibilité sont attribués à chaque zone selon les typologies des peuplements et les caractéristiques écologiques. Quatre niveaux de sensibilité ont été décidés :

- sensibilité faible (valeur 1) : indices attribués à des milieux peu sensibles (diversité biologique et espèces caractéristiques faibles). Ces milieux sont assez résistants aux facteurs de perturbations (la possibilité d'assimilation)

- Sensibilité moyenne (valeur 2) : indices attribués à des milieux intermédiaires (diversité biologique, abondance spécifique moyenne, dominance spécifique moyenne,...) moyennement résistants aux facteurs de perturbation.

- Sensibilité moyenne à forte (valeur 3) : indices attribués à des milieux à haute valeur écologique (diversité biologique moyenne, productivité biologique moyenne) plus résistants aux facteurs de perturbation.

- Sensibilité forte à très forte (valeur 4) : indices attribués à des milieux à haute valeur écologique (forte biodiversité, abondance, espèces spécifiques, productivité,...). Ces types de milieux sont très sensibles aux facteurs de perturbation.

I- 2. - 23 -

LA VULNERABILITE

Les données de vulnérabilité sont des descripteurs permettant de caractériser les différents usages du milieu en fonction de leur nature et de l'importance des risques pour l'environnement. En effet, outre les phénomènes naturels (blanchissement corallien, cyclones, etc.), d'autres formes de menaces ou de pressions sur les récifs ne peuvent être diagnostiquées, sans équivoque, qu'avec les données des usages du milieu (industriels, agricoles, ...).

Les critères de vulnérabilité sont par la suite classifiés en tenant compte des trois risques intéressant la zone littorale :

- Risque sanitaire : il s'agit de la perturbation de la qualité microbiologique de l'eau et des produits de la mer sans pour autant modifier le fonctionnement de l'écosystème littoral. Les différents types de perturbations microbiologiques peuvent être liés à des organismes pathogènes, ou à des proliférations d'espèces phytoplanctoniques toxiques.

- Risque de dégradation des peuplements : la dégradation des peuplements marins peut être liée à plusieurs types de changements du milieu provoquant des déséquilibres de la faune et de la flore ( apparition des peuplements de substitution, des espèces opportunistes ; diminution d'abondance ;...). Ces types de risques ont le plus souvent comme origine les apports massifs des matières en suspension d'origine terrigène, des matières organiques ou des micro polluants.

- Risque d'eutrophisation : qui se caractérise par un enrichissement excessif des eaux en sels nutritifs tels que l'azote et le phosphore. Ce phénomène peut être à l'origine des déséquilibres importants de biocénose marine en zone récifale notamment dans les écosystèmes confinés (récifs frangeants au fond des baies, herbiers littoraux).

I- 3. L'ETAT DE SANTE

La définition de l'état de santé des milieux marins est faite à partir des reconnaissances

de terrain. Sur ce, on intègre plusieurs paramètres et composantes des milieux, aussi bien d'ordre qualitatif que semi quantitatif. Il faut avouer que définir l'état global du milieu n'est pas chose facile. En effet, les données et les types d'interprétation changent toujours en fonction des zones où l'on se trouve.

Pour apprécier l'état de santé des différentes zones on a tenu en compte les paramètres

suivants :

- niveau de vitalité de peuplements caractéristiques ;

- notion d'équilibre écologique ;

- signes ou état de dégradation globale des zones prospectées et de leurs peuplements ;

- importance des peuplements substitution et/ou de disparition d'espèces ;

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- prolifération d'espèces spécifiques ou indicatrice de perturbation (peuplements algaux caractéristiques, Acanthaster, autres Echinodermes,...).

Comme dans le cas de la sensibilité, quatre niveaux d'état de santé ont été définis :

- état de santé satisfaisant (en équilibre écologique optimal) 4

- état de santé normal ou moyen (présence de signe de dégradation) 3

- état de santé moyennement dégradé 2

- état de santé très dégradé 1

Dans ce présent mémoire, on a fait un diagnostic de quelques récifs autour de Nosy Be,

qui peuvent être affectés par les rejets industriels de la SIRAMA et les déchets de la pêcherie de Nosy Be. Ainsi, notre objectif principal c'est de démontrer l'impact de la SIRAMA sur le milieu marin récifal, particulièrement sur la vitalité corallienne. Les récifs diagnostiqués sont successivement Dzamandjar, Nosy Tanga, Pointe Ambondrona et le récif d'Ampasindava/Hassanaly. Parmi ces récifs, nous étudierons en détail celui de Dzamandjar du fait que cet arrondissement est le plus peuplé de Nosy Be à cause de la sucrerie et de l'activité touristique en progression. En plus des rejets d'origine anthropique, le littoral de Dzamandjar présente quelques exutoires naturels emmenant de l'eau douce dans le milieu marin. L'un des exutoires transporte les rejets de la SIRAMA.

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Rassembler les contraires c est creer l harmonie