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Dedollarisation : enjeux, regard et perspectives


par Espoir KAHENGA KALEMBO BUTALELE
Université de Lubumbashi - Licence 2014
  

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III.3.5. DIAGNOSTIC  

Les causes de l'effondrement de notre monnaie sur les quinze dernières années sont multiples. Au-delà de la crise financière internationale, il convient d'incriminer l'absence de vision de développement du secteur financier, le manque de distance suffisante entre la Banque centrale et la branche exécutive du Gouvernement, les écarts de gouvernance et les conflits d'intérêts entre l'autorité monétaire et certaines institutions financières de premier plan, la qualité insuffisante des produits et services de la Banque centrale, l'absence d'incitations appropriées pour le personnel de la Banque centrale, le comportement affairiste de certains de ses dirigeants et enfin, les ressources inadaptées de la Banque (notamment infrastructures physiques, systèmes d'information, procédures de fonctionnement et de gestion de risques).

Ces déficiences amplifient les conséquences dans un contexte national marqué par un environnement politique instable durant plusieurs années, le manque de cohésion entre les politiques monétaire et budgétaire, l'absence de stratégie cohérente de développement du pays et de politiques économiques et financières saines, l'absence de discipline budgétaire et fiscale, l'insuffisance de la production nationale et la mauvaise gestion des ressources à  maints niveaux.

III.3.6. MARGINALISATION DE NATIONAUX DANS LE SYSTÈME BANCAIRE NATIONAL

La perte de contrôle national du système bancaire, due à la marginalisation de la participation congolaise dans l'actionnariat des banques et établissements financiers, résulte aussi de l'absence de stratégie de promotion claire visant l'implication des institutions et citoyens congolais dans l'actionnariat et le contrôle de ces entités.

Bien que nous saluions la formation et le développement récents de banques et établissements financiers au Congo, la question fondamentale reste celle de l'adéquation du système financier tout entier aux besoins de développement du pays. Pour cela, nous appellons à une prise de conscience nationale pour que la République Démocratique du Congo se dote sans délai d'une politique claire de développement du secteur financier soutenant les ambitions de croissance économique accélérée et d'un développement économique et social fondé sur le dynamisme du secteur privé. Sans cette vision, la multiplicité des petites banques étrangères dotées de maigres fonds propres, et concentrées pour l'essentiel à Kinshasa et à Lubumbashi, restera sans impact tangible et réel sur le vécu quotidien des Congolais et sur l'économie nationale.

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